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Bernard Pivot




Credit: Georges Seguin
Credit: Georges Seguin
Lycéen puis étudiant en droit à Lyon, le jeune Bernard Pivot s'inscrit ensuite à Paris au Centre de formation des journalistes (CFJ). Il y rencontre sa future épouse, Monique, et en sort vice-major de sa promotion.
Après un stage au Progrès, à Lyon, il se forme au journalisme économique pendant un an, puis intègre le Figaro littéraire en 1958.
En 1970, il anime une chronique quotidienne à la radio mi-sérieuse mi-comique, sans hésiter à aborder des sujets politiques, ce que n'apprécie que modérément le président de la République Georges Pompidou.
En 1971, le Figaro littéraire disparaît et Bernard Pivot devient chef de service au Figaro. Il démissionne en 1974 après un désaccord avec Jean d'Ormesson. Jean-Louis Servan-Schreiber lui propose alors un projet de magazine qui débouche, un an plus tard, sur la création du magazine Lire.
Entre-temps, il anime, à partir d'avril 1973, Ouvrez les Guillemets, sur la première chaîne. En 1974, l'ORTF éclate et Bernard Pivot lance l'émission Apostrophes, dont le premier numéro est diffusé sur « Antenne 2 » le 10 janvier 1975. Cette émission s'arrête en 1990, et Bernard Pivot crée Bouillon de culture, qui cherche à s'intéresser à un horizon plus large que les seuls livres (mélange de littérature, de cinéma et d'art). La dernière émission, en juin 2001, est un événement dans le monde de l'édition et des médias.
Il a également tenu quelque temps dans Le Point une chronique souvent spirituelle, mais dont le titre pouvait agacer plus d'un lecteur : « Riez, nous ferons le reste ».
Depuis janvier 2002 jusqu'en décembre 2005, Bernard Pivot part à la rencontre des étrangers qui ont choisi d'ajouter la culture et la langue françaises à leur culture originelle. Il s'agit de portraits d'hommes et de femmes qui cultivent leur « double je ». Cette émission, intitulée Double je, est diffusée une fois par mois sur France 2 le dimanche soir.
Il est également chroniqueur littéraire au Journal du dimanche (Archives disponibles sur le site du JDD).
Le 5 octobre 2004, il est élu à l'Académie Goncourt. Il est le premier non-écrivain à y être élu. Son importance dans le monde de la critique littéraire explique cette exception.
En 2008, on le revoit sur TF1 pour une émission spéciale Français, la Grande interro! avec Laurence Boccolini et Jean-Pierre Foucault, dans le rôle d'arbitre et de "maître" expliquant les règles de grammaire et tout ce qu'il fallait savoir sur chacune des réponses.