L'affaire du Sofitel, l'affaire DSK, l'affaire Nafissatou Diallo, c'est terminé, ou presque. La procédure civile, qui avait relayé la procédure pénale abandonnée à la fin du mois d'aout 2011, devrait connaître, comme cela arrive le plus souvent aux Etats-Unis, un épilogue par règlement conventionnel, les parties en présence estimant que cela leur convient. Pour le moment, les avocats de DSK démentent l'existence de cet accord, mais ils ne démentent pas l'existence de négociations, ce qui semble indiquer que tôt ou tard, l'affaire devrait se conclure par un accord.
Eviter une nouvelle médiatisation de l'affaire
On peut s'en étonner, mais c'est ainsi que fonctionne la justice américaine, où ce qui est décidé au pénal ne s'impose pas au civil (contrairement à la France), ce qui peut occasionner de surprenants résultats, tel O.J Simpson, innocenté du meurtre de son épouse au pénal, mais condamné à payer des dommages et intérêts à la famille de celle-ci au civil. Selon certaines sources, il en coûterait six millions de dollars à Dominique Straus-Kahn afin de clore le dossier. La somme est énorme, mais que vaut-elle au regard de ce que DSK a perdu dans cette histoire ? Chacun jugera, selon les vues qui sont les siennes, si l’éventuel choix de DSK d'en terminer ainsi est juste ou injuste, approprié ou inapproprié. La morale étant la chose la plus subjective du monde, la vraie question n'est pas de savoir si le choix de DSK, et celui de Nafissatou Diallo, est le bon. Non, la vraie question est de savoir si tout bien considéré, les deux parties en présence ont intérêt à aller au procès public, avec ultra-médiatisation à la clé. Quels sont les ressorts secrets du choix possible, probable de DSK ? En vérité, ils ne sont pas difficiles à déceler...
Un choix limité
Il est facile d'imaginer la tournure que pourrait prendre le cours des débats. Le monde entier assisterait à l'étalage des détails sordides et glauques relatifs à la rencontre, de la part des avocats des deux parties en présence, et ce afin de défendre au mieux les intérêts de leurs clients. Quel est celui des deux qui aurait le plus à perdre dans un tel contexte ? A l'évidence, Dominique Strauss-Kahn. Sa position de défendeur, quand bien même il s'agit d'une procédure civile, le fragiliserait d'entrée, surtout après un an et demi de révélations diverses, peu favorables à la préservation de son image auprès d'un jury populaire américain. De ce point de vue, les avocats de Nafissatou Diallo sont en position favorable, leur cliente ayant moins à perdre. Après avoir vu son ambition politique brisée, sa vie publique achevée et sa vie privée touchée par le séisme déclenché le 14 mai 2011, l'homme DSK n'a plus le choix qu'entre deux mauvaises solutions. Ou aller au procès civil et réenclencher aussitôt l'essoreuse médiatique ou concéder à Nafissatou Diallo l'avantage de la position médiatique et clore l'affaire par un arrangement coûteux. L'alternative étant entre le pire et le plus pire encore, DSK devrait ainsi choisir le pire, faute de mieux.
Il restera prisonnier de son remords
On ne saura vraisemblablement donc jamais ce qui s'est passé dans la suite 2806 du Sofitel de New York, le 14 mai 2011. Le secret appartient, pour l'éternité, aux deux protagonistes de cette hallucinante histoire. La seule certitude que l'on puisse nourrir est que quoi qu'il se soit passé ce jour-là, DSK a commis une faute. Quel que puisse être le dénouement judiciaire de l'affaire désormais, l'ancien directeur du Fmi n'a pas fini de payer l'événement, et pas seulement financièrement, car après tout, cette question peut sembler secondaire par rapport à ce qui était en jeu : la présidence de la République. Sur cet aspect de l'histoire, les sources de l'auteur convergent : jusqu'à la fin de ses jours, DSK sera prisonnier de son remords, de ses regrets, et c'est sans doute la pire des punitions possibles.
(nouvelobs.com)
Eviter une nouvelle médiatisation de l'affaire
On peut s'en étonner, mais c'est ainsi que fonctionne la justice américaine, où ce qui est décidé au pénal ne s'impose pas au civil (contrairement à la France), ce qui peut occasionner de surprenants résultats, tel O.J Simpson, innocenté du meurtre de son épouse au pénal, mais condamné à payer des dommages et intérêts à la famille de celle-ci au civil. Selon certaines sources, il en coûterait six millions de dollars à Dominique Straus-Kahn afin de clore le dossier. La somme est énorme, mais que vaut-elle au regard de ce que DSK a perdu dans cette histoire ? Chacun jugera, selon les vues qui sont les siennes, si l’éventuel choix de DSK d'en terminer ainsi est juste ou injuste, approprié ou inapproprié. La morale étant la chose la plus subjective du monde, la vraie question n'est pas de savoir si le choix de DSK, et celui de Nafissatou Diallo, est le bon. Non, la vraie question est de savoir si tout bien considéré, les deux parties en présence ont intérêt à aller au procès public, avec ultra-médiatisation à la clé. Quels sont les ressorts secrets du choix possible, probable de DSK ? En vérité, ils ne sont pas difficiles à déceler...
Un choix limité
Il est facile d'imaginer la tournure que pourrait prendre le cours des débats. Le monde entier assisterait à l'étalage des détails sordides et glauques relatifs à la rencontre, de la part des avocats des deux parties en présence, et ce afin de défendre au mieux les intérêts de leurs clients. Quel est celui des deux qui aurait le plus à perdre dans un tel contexte ? A l'évidence, Dominique Strauss-Kahn. Sa position de défendeur, quand bien même il s'agit d'une procédure civile, le fragiliserait d'entrée, surtout après un an et demi de révélations diverses, peu favorables à la préservation de son image auprès d'un jury populaire américain. De ce point de vue, les avocats de Nafissatou Diallo sont en position favorable, leur cliente ayant moins à perdre. Après avoir vu son ambition politique brisée, sa vie publique achevée et sa vie privée touchée par le séisme déclenché le 14 mai 2011, l'homme DSK n'a plus le choix qu'entre deux mauvaises solutions. Ou aller au procès civil et réenclencher aussitôt l'essoreuse médiatique ou concéder à Nafissatou Diallo l'avantage de la position médiatique et clore l'affaire par un arrangement coûteux. L'alternative étant entre le pire et le plus pire encore, DSK devrait ainsi choisir le pire, faute de mieux.
Il restera prisonnier de son remords
On ne saura vraisemblablement donc jamais ce qui s'est passé dans la suite 2806 du Sofitel de New York, le 14 mai 2011. Le secret appartient, pour l'éternité, aux deux protagonistes de cette hallucinante histoire. La seule certitude que l'on puisse nourrir est que quoi qu'il se soit passé ce jour-là, DSK a commis une faute. Quel que puisse être le dénouement judiciaire de l'affaire désormais, l'ancien directeur du Fmi n'a pas fini de payer l'événement, et pas seulement financièrement, car après tout, cette question peut sembler secondaire par rapport à ce qui était en jeu : la présidence de la République. Sur cet aspect de l'histoire, les sources de l'auteur convergent : jusqu'à la fin de ses jours, DSK sera prisonnier de son remords, de ses regrets, et c'est sans doute la pire des punitions possibles.
(nouvelobs.com)
Affaire de viol au Sofitel de New-York : Nafissatou Diallo pourrait empocher plus de 3 milliards Cfa