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Amadou KANE, ministre de l'économie et des finances : « Notre économie n’est pas encore flamboyante mais elle se porte beaucoup mieux qu’en 2011 »

En dépit de la crise mondiale, l’économie sénégalaise, à l’instar de celles des pays africains, se porte bien grâce à une meilleure gestion des finances publiques, rassure le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane. « Notre économie n’est pas encore flamboyante mais elle se porte beaucoup mieux qu’en 2011 », dit-il, tout en rassurant sur le niveau des recettes publiques évaluées à 1065,8 milliards de francs Cfa, à fin septembre 2012, soit une hausse de 97,3 milliards (+10 %) par rapport à la même période en 2011.



Amadou KANE, ministre de l'économie et des finances : « Notre économie n’est pas encore flamboyante mais elle se porte beaucoup mieux qu’en 2011 »
Monsieur le ministre, que peut-on retenir de votre participation aux Assemblées annuelles du Fmi et de la Banque Mondiale, tenues cette année à Tokyo, au Japon ?

Le Sénégal, à l’instar des autres pays, a pris part, aux assemblées annuelles du Fmi et de la Banque Mondiale. Cette participation nous a permis de suivre la session plénière des Assemblées annuelles, du Comite monétaire et financier international et du Comité de Développement. Nous avons également participé à des séminaires de haut niveau et des fora comme la réunion des ministres de finances des pays francophones sur la question globale du financement du développement, le forum du Fmi sur la réforme de subventions des produits énergétiques et le séminaire de la Banque Mondiale en collaboration avec l’Ong Gavi Alliance sur les avantages économiques de l’investissement en faveur de la vaccination des enfants, les réunions sur le Mémorandum de Kinshasa et sur « Rio pour l’Afrique », etc. Enfin, nous avons eu beaucoup de réunions bilatérales avec nos principaux partenaires : comme le Fonds monétaire, la Banque mondiale, la Banque islamique de développement, la Banque africaine de développement, la Japan bank international cooperation (Jbic), l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), le Fonds koweitien de développement économique arabe (Fkdea), le Fonds saoudien, les banques privées (Bnp Paribas, Standard bank, Lazard group…), etc. Et de ces discussions sont ressorties des perspectives intéressantes dans la poursuite de nos relations avec toutes les institutions que j’ai citées.

Comment se porte la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale, spécifiquement en termes financiers et de stratégie de développement ?

Notre coopération avec la Banque mondiale se porte bien. Très bien même. Nous avons, à Tokyo, en marge des Assemblées annuelles, eu des entretiens très fructueux avec notre compatriote, M. Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique autour notamment des points relatifs à la dernière mission du Fonds monétaire au Sénégal, qui a conclu que tous les critères d’évaluation quantitatifs et objectifs indicatifs du programme à fin juin 2012 ont été atteints par le Sénégal. Nos discussions ont aussi porté sur la question cruciale de l’énergie, sur les infrastructures, la dette publique, les Partenariats publics privés (Ppp), la revue des dépenses publiques et l’amélioration du système statistique national. J’ai également abordé avec lui et ses équipes, des questions liées à l’assainissement. Dans ce secteur, nous lui avons fait part de la mise en place, par le Gouvernement, du Plan décennal d’urgence qui nécessitera, sur un premier temps, pour la période 2012-2013, un montant de 66 milliards de francs Cfa. Pour terminer, nous avons fait une revue de notre coopération avec les engagements en cours, en ce qui concerne les prêts. Ces engagements portent sur un volume de financement de près de 855 millions de dollars dont la part la plus importante du portefeuille concerne le secteur de l’énergie avec environ 200 millions de dollars. Il y a également les engagements en cours dans le cadre des dons portant sur un montant de près de 130 millions de dollars qui ont été décaissés à hauteur d’un peu plus de 62%.
Sur l’ensemble du portefeuille, quatre projets sont entrés en vigueur en 2012 et quatre devront s’achever cette même année. A la lecture de tout cela, vous voyez bien que la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale se porte très bien et elle va davantage se consolider.

On ne peut pas parler de la Banque mondiale, sans parler du Fmi. Comment se portent les relations que le Sénégal entretient, en ce moment, avec le Fonds monétaire international (Fmi) ?

Notre pays continue de bénéficier de la confiance renouvelée de ses partenaires techniques et financiers, en particulier du Fonds monétaire international. La preuve : une mission du Fonds a séjourné récemment chez nous, du 6 au 19 septembre 2012, dans le cadre de la quatrième revue du Programme économique et financier appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe, 2010-2013), et des consultations au titre de l’article IV des statuts du Fmi. Dans le communiqué, d’ailleurs consultable sur le site du Fonds monétaire, le Fmi a affirmé que la mission s’est très bien déroulée. Tous les critères d’évaluation quantitatifs et objectifs indicatifs du programme à fin juin 2012 ont été atteints, y compris la cible de déficit budgétaire grâce aux efforts de maîtrise des dépenses publiques. La mise en œuvre de l’ensemble des réformes structurelles témoigne également d’avancées importantes. D’ailleurs, au terme des consultations, la mission a décidé de recommander la conclusion « ad referendum » de la quatrième revue du programme, dont l’examen par le Conseil d’administration du Fmi devrait se tenir avant fin 2012. Ce qui est une excellente chose.
A Tokyo, nous avons eu également des séances de travail avec M. Min Zhu, directeur général adjoint du Fmi, qui sera à Dakar au mois de novembre prochain. Nous nous sommes aussi entretenu avec Mme Antoinette Sayeh, directeur du Département Afrique au Fmi. Au cours de ces entretiens, les responsables du Fmi se sont félicités de l’engagement des autorités sénégalaises à poursuivre le programme Ispe (Instrument de soutien à la politique économique). Ils se sont réjouis du bon déroulement de la 4ème revue du programme et des résultats enregistrés par le Sénégal. Ils ont salué la reprise de la croissance économique qui devrait atteindre 4,3 % en 2013 (après 3,7 % en 2012) dans un contexte marqué par la morosité de l’environnement international.

L’Afrique est jusqu’ici plus ou moins épargnée par la crise. Quelles sont les dispositions prises par le Sénégal pour éviter de subir les ondes de choc ?

C’est vrai que l’Afrique est plus ou moins épargnée, toutefois, l’environnement économique extérieur devrait rester peu porteur en 2012 et 2013 pour nos pays. La crise de la dette en Europe, les tensions sociopolitiques au Moyen-Orient et dans la sous-région, au Mali et en Guinée-Bissau, et le niveau élevé des prix des produits pétroliers et alimentaires, sont des facteurs qui agissent directement dans la croissance des pays africains. Et ils continuent d’affecter l’activité, les comptes extérieurs et les finances publiques des pays africains non producteurs de pétrole, particulièrement les pays à revenu intermédiaire, comme le Sénégal, du fait de leur étroite relation avec les pays avancés. Le taux de croissance de ces pays va baisser et se situera, si les tendances se confirment, à 3,4 % en 2012 et 3,8 % en 2013 contre une moyenne de 5 % sur la période 2004-2008. Bien sûr, si vous posez cette question, c’est indiscutablement pour comprendre les conséquences de la crise sur le Sénégal. En ce qui concerne notre pays, bien qu’affecté notamment par la crise sociopolitique dans la sous-région, il affiche des taux de croissance supérieurs à ceux des pays du groupe. Nous devons tout cela à une meilleure gestion des finances publiques. Le gouvernement mise sur le développent du secteur privé et la demande intérieure. Le regain d’activités serait soutenu principalement par l’arrivée à maturité de grands projets dans les secteurs électriques et autoroutiers, la poursuite du redressement du secteur agricole, la mise en œuvre du projet des minéraux lourds de la Grande Côte ainsi que le démarrage des projets financés par le Millenium Challenge Account (Mca), dont le début sera bientôt effectif.
Aussi, si nos projections se confirment, l’inflation devrait rester modérée à environ 2 % en 2013 et le déficit budgétaire devrait être réduit à moins de 5 % du Pib en 2013, à la faveur de la poursuite des efforts, en cours, de la réduction du train de vie de l’Etat et de la rationalisation des dépenses publiques. Le président de la République a instruit le gouvernement à contribuer au renforcement de la compétitivité de l’économie, en particulier la restauration d’un approvisionnement fiable et suffisant d’électricité par une meilleure gestion des ressources publiques et des réformes structurelles, nous y travaillons quotidiennement.

Lors du lancement de l’actualisation du Document de politique économique et sociale (Dpes), vous avez fait part d’une réflexion, au sein de vos services, sur une stratégie de croissance et de développement. Où en êtes-vous ?

En effet, à notre arrivée, nous avons trouvé beaucoup de documents qui ont à peu près la même vocation : trouver un modèle économique qui mènera notre pays à l’émergence. Au niveau du département, nous avons le Plan d’Orientation pour le Développement Economique et Social appelé le Podes, le Document de Politique Economique et Social, le fameux Dpes, l’Etude Prospective Sénégal 2035. A cela, nous pouvons ajouter la Stratégie de croissance accélérée (Sca), dont le Secrétariat technique est assuré par le département, sans oublier les différentes lettres sectorielles élaborées par les départements ministériels en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances. Vous comprenez aisément qu’il y a un besoin urgent de coordination et de cohérence de ces documents. C’est fort de ce constat que j’ai instruit les services de mon département à engager rapidement une réflexion sur la stratégie de croissance et de développement à moyen et long termes, afin que le ministère remplisse véritablement sa mission en tant que département en charge des questions économiques, car l’économie est souvent délaissée au profit des urgences. D’ailleurs, quand je suis arrivé, je disais à mes équipes que nous sommes au royaume des urgences, mais cela ne nous empêchera pas de mener la réflexion pour asseoir un modèle économique, qui boostera notre croissance et nous mènera vers le développement soutenu. Nous allons travailler à trouver les moyens d’atteindre un taux de « croissance développante ».
Cette Stratégie à mettre en œuvre s’inscrira dans la vision d’émergence dans la solidarité ressortie de l’étude Prospective « Sénégal 2035 ». Elle prend incontestablement en compte également les acquis des Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp I et II) et de la Stratégie de croissance accélérée (Sca). Elle intègre évidemment les options et orientations fondamentales qui caractérisent le Programme Yoonu Yokkute du candidat M. Macky Sall, dont nous avons la tâche de mettre en œuvre la haute vision. Les grandes lignes de la Déclaration de politique générale du Premier ministre seront prises en compte ainsi que les conclusions des Assises nationales. Les travaux sont en cours et devraient aboutir à l’élaboration de cette nouvelle stratégie avant la fin de l’année 2013.

Au cours d’un forum à Tokyo, vous avez expliqué la politique du Sénégal en matière de réduction des subventions des produits énergétiques, dont le Fmi souligne le caractère onéreux pour les finances publiques. Pouvez-vous revenir sur cette question ?

A Tokyo, en marge des Assemblées annuelles du Fmi et de la Banque Mondiale, le Département Afrique du Fmi a présenté les résultats d’une étude intitulée « Possibilités et défis dans la réduction des subventions aux carburants et à l’électricité en Afrique subsaharienne », et j’ai eu à faire une communication sur la question. Les principaux enseignements à tirer de l’expérience des pays qui ont tenté de réduire les subventions énergétiques ont été partagés. Nous leur avons fait part du cas de notre pays. Au Sénégal, le gouvernement s’est engagé à assurer la fourniture d’électricité en quantité et en qualité, tout en limitant les subventions qui pèsent lourdement sur les finances publiques et entravent le financement d’autres actions prioritaires. Cette stratégie suppose des efforts considérables de maîtrise des coûts de la Senelec, et si nécessaire une révision ciblée du tarif électrique. Toutefois, si cette nécessité advenait, le gouvernement entend engager des mesures adéquates portant sur la création d’un mécanisme de soutien aux familles les plus défavorisées, viable et durable. Dans le ciblage, une attention particulière sera accordée aux ménages ruraux et périurbains.

Les recettes fiscales seraient en baisse au Sénégal et le paiement des salaires menacé. Qu’en est-il exactement ? Si tel est le cas, comment l’Etat compte juguler cette baisse des recettes fiscales et quelles sont les stratégies pour inverser la tendance ?

Je voudrais d’abord rappeler que le candidat Abdoulaye Wade avait prédit, au cours de la campagne électorale, que si Macky Sall est élu, les salaires ne seraient pas payés les mois suivants. Nous l’avons tous remarqué à l’arrivée, les salaires ont été régulièrement payés et à date échue, et ceci dans un contexte beaucoup plus difficile caractérisé par des moins values importantes de recettes sur le premier trimestre de plus de 50 milliards de francs Cfa et des tensions de trésorerie à fin mars 2012. Aujourd’hui, Dieu merci, toutes ces difficultés sont derrière nous. Il me plaît d’ailleurs de vous dire que les recettes publiques à fin septembre 2012 sont évaluées à 1.065,8 milliards de francs Cfa, soit en hausse de 97,3 milliards (+10 %) par rapport à la même période en 2011. En outre, au cours de la dernière mission du Fmi, le niveau du déficit public a été ramené à la baisse à 5,9 % contre une prévision initiale de 6,4 %, malgré la révision à la hausse de la masse salariale pour prendre en compte le plein effet de l’ensemble des mesures initiées par le gouvernement sortant et ayant un effet sur la masse salariale. Cette évolution favorable est attribuable principalement à l’amélioration des recettes publiques comparativement au niveau projeté en mai 2012. Vous voyez donc bien que même si notre économie n’est pas encore flamboyante, en tout cas, elle se porte mieux, beaucoup mieux d’ailleurs que l’année dernière, à pareil moment.

Lors de vos discussions avec le Fmi et la Banque mondiale, vous avez abordé la question de la dette. Qu’en est-il exactement ? Le Sénégal est-il surendetté ?

A cet égard, je voudrais d'emblée vous rassurer. Retenez que l'Etat du Sénégal n'est pas surendetté au regard des normes généralement admises au niveau international, y compris les critères de convergence fixés au sein de l'Uemoa. Toutefois, dans ce domaine, une appréciation pertinente prend par ailleurs en compte le profil de la dette, qui fait notamment appel à la maturité, au coût et, en définitive, à la « soutenabilité » de l'endettement. Cet exercice permet d'ailleurs de s'assurer de la compatibilité du niveau de l'endettement avec les objectifs de croissance économique.
Un endettement mal profilé, avec pour l'essentiel des maturités courtes, en totale inadéquation avec la disponibilité des ressources et des coûts très élevés par rapport à la situation des marchés, conduit à des difficultés de trésorerie voire des défauts de paiement ou des demandes de réaménagement qui altèrent la crédibilité de l'Etat. Pire, il compromet toute politique de croissance économique et dénote une stratégie d'endettement déficiente, pour ne pas dire plus. C'est d'une telle situation de « mal endettement » qu'a hérité le gouvernement du Premier ministre Abdoul Mbaye au mois d'avril 2012. Cette appréciation négative sur la qualité de l'endettement de l'Etat du Sénégal est au demeurant unanimement partagée par les Institutions de Bretton Woods (Fmi et Banque Mondiale) ainsi que par tous les acteurs financiers que j'ai rencontrés tant à Dakar qu'à l'étranger.
Aussi, me suis-je résolument attaché au « reprofilage » urgent de la dette du Sénégal, en vue d'en assurer la « soutenabilité », la compétitivité et la compatibilité avec nos objectifs de croissance économique. À cet effet, outre les compétences internes, j'ai décidé de solliciter l'expertise avérée de certaines Institutions internationales et d'autres partenaires privés ou publics, en vue de parachever rapidement cet important chantier. Je dois avouer que des contacts fructueux ont déjà été noués dans ce cadre avec notamment le Fmi, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (Bad) et certaines institutions spécialisées. Le programme de « reprofilage » a démarré dans les faits élaborés. Cet exercice complétera la Stratégie de dette à moyen terme (Ssmt) élaborée sur la base d’un diagnostic approfondi. Elle préconise une réduction progressive du poids des instruments de courte maturité dans la dette intérieure et le recours prioritaire aux emprunts concessionnels. Ce qui nous permettra de limiter l’impact négatif de l’endettement sur nos finances publiques.

Le régime de Macky Sall faisait état, à son arrivée, d’une situation économique difficile. Après plusieurs mois au pouvoir, où en êtes-vous ?

Ce n’est pas que le régime de Macky Sall qui faisait état d’une situation économique difficile, mais c’était plutôt, ce dont il a hérité. Les Sénégalais l’ont unanimement remarqué, ils l’ont vécu et l’ont enduré, cette situation difficile. C’est ce qui les a poussés d’ailleurs à procéder au changement de régime du 25 mars dernier. Au demeurant, le Fmi lui-même, à l’issue de la mission d’avril 2012, a partagé ce diagnostic de la situation des finances publiques, extrêmement difficile. En 2011, la croissance du Produit intérieur brut s’est contractée à 2,6 %, soit le même niveau que le croît démographique. Autrement dit, le revenu par tête n’a pas évolué en 2011. Et si l’on tient compte du fait que la majeure partie de la population est en milieu rural et dépend de l’agriculture, on se rend compte que les conditions de vie s’étaient fortement dégradées suite à la sécheresse de 2011, accentuée par les niveaux élevés des prix des denrées de première nécessité, une gestion peu orthodoxe de nos finances publiques. Toutefois, il faut indiquer, sans complaisance, l’héritage très lourd qui nous a été légué, nous avons estimé qu’il ne sert à rien de passer son temps à faire des récriminations, qu’il fallait plutôt se retrousser les manches et s’atteler à redresser la situation, et c’est que nous faisons depuis les premières heures de notre nomination.

Ces derniers jours, il est annoncé, dans certains organes de presse, la volonté du gouvernement de revenir sur l’abrogation du décret supprimant la taxe sur les appels entrants. Le gouvernement compte-t-il revenir sur cette promesse électorale du président de la République ?

C’est vous qui me l’apprenez. Ce que je peux confirmer, c’est qu’au terme des discussions engagées entre les sociétés de téléphonie, d’une part, le ministère de l’Economie et des Finances et celui de la Communication, des Télécommunications et des Tic, et l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, d’autre part, le gouvernement a abrogé le décret sur les appels entrants tout en veillant à limiter l’impact sur le budget courant. Et nous avons aussi négocié avec les responsables des sociétés de téléphonie qui, en plus du paiement des montants dus, ont accepté de supporter un prélèvement complémentaire d’impôt sur les sociétés de 5 % en 2012 pour atténuer les pertes éventuelles de recettes budgétaires. C’est donc une mesure concertée qui a été prise en toute connaissance de cause.

Le Soleil Par notre envoyé spécial Malick CISS


Lundi 22 Octobre 2012




1.Posté par le professeur le 22/10/2012 21:00
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2.Posté par DEUG DEUG le 25/10/2012 11:18
CONTRADICTION AVEC MOR NGOM ET LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE QUAND ON LEUR A SIGNALE QUE L'ARGENT NE CIRCULAIT PLUS DEPUIS LEUR AVÈNEMENT ET C'EST CE QU'ILS ONT CONFIRME DONC RECONNU QUE L’ÉCONOMIE N'EST PAS BIEN PORTANTE ET CE MINISTRE VIENT NOUS DIRE LE CONTRAIRE... ARRETONS CE CIRQUE, VOUS ETES DES LOOSERS, DES NULS....

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