Pour l’exportation de la production de la noix d’acajou dans la région de Ziguinchor, les opérateurs économiques évoluant dans cette filière, composés en majorité d’Indiens, sont obligés de se rabattre sur la Gambie. La ville de Ziguinchor abrite le principal port d’éclatement vers d’autres destinations à cause des difficultés de navigation dans le chenal du fleuve Casamance. Ce phénomène s’est fait sentir négativement sur l’évacuation de l’anacarde produit.
Cette année, pour diverses raisons, une bonne quantité de la production est encore en souffrance dans les entrepôts de la capitale régionale. Selon les estimations fournies par la Chambre de commerce de Ziguinchor, environ 5000 tonnes de noix de cajou se trouvent dans cette situation. Pour certains opérateurs, ce problème est dû en partie à l’enclavement que connaît la région. Du côté de la Chambre consulaire, on estime qu’en sus des problèmes de transport, il y a la surproduction notée ailleurs dans la sous-région et en Amérique latine. Évoquant la question à l’occasion d’un entretien avec le journal «Le Soleil» à Ziguinchor, le secrétaire général de la Chambre de commerce de la région, Joseph Sambou Faure, justifie le phénomène par la spéculation entretenue par les acteurs durant certaines périodes de la saison de commercialisation en Casamance.
À son avis, la Chambre de commerce doit entreprendre toute une stratégie pour aider les acteurs impliqués à mieux contrôler cette filière en plein essor dans l’économie de la Casamance. En 2011, les chiffres font état d’environ 40.027 tonnes d’anacarde évacuées sur la Gambie pour l’exportation vers d’autres horizons. Il pense qu’avec la réalisation de certains projets portuaires comme le dragage du fleuve Casamance, l’État pourrait trouver une alternative à cette situation avec l’arrivée possible de gros porteurs sans difficultés jusqu’au quai de Ziguinchor. En attendant d’y voir plus clair, la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor a déjà instauré une redevance de 2 francs Cfa sur chaque kilogramme de noix exporté.
SOLEIL Seydou Prosper SADIO
Cette année, pour diverses raisons, une bonne quantité de la production est encore en souffrance dans les entrepôts de la capitale régionale. Selon les estimations fournies par la Chambre de commerce de Ziguinchor, environ 5000 tonnes de noix de cajou se trouvent dans cette situation. Pour certains opérateurs, ce problème est dû en partie à l’enclavement que connaît la région. Du côté de la Chambre consulaire, on estime qu’en sus des problèmes de transport, il y a la surproduction notée ailleurs dans la sous-région et en Amérique latine. Évoquant la question à l’occasion d’un entretien avec le journal «Le Soleil» à Ziguinchor, le secrétaire général de la Chambre de commerce de la région, Joseph Sambou Faure, justifie le phénomène par la spéculation entretenue par les acteurs durant certaines périodes de la saison de commercialisation en Casamance.
À son avis, la Chambre de commerce doit entreprendre toute une stratégie pour aider les acteurs impliqués à mieux contrôler cette filière en plein essor dans l’économie de la Casamance. En 2011, les chiffres font état d’environ 40.027 tonnes d’anacarde évacuées sur la Gambie pour l’exportation vers d’autres horizons. Il pense qu’avec la réalisation de certains projets portuaires comme le dragage du fleuve Casamance, l’État pourrait trouver une alternative à cette situation avec l’arrivée possible de gros porteurs sans difficultés jusqu’au quai de Ziguinchor. En attendant d’y voir plus clair, la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor a déjà instauré une redevance de 2 francs Cfa sur chaque kilogramme de noix exporté.
SOLEIL Seydou Prosper SADIO
Conséquence de l’enclavement : Plus de 5.000 tonnes de noix de cajou en souffrance à Ziguinchor