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Demande de liberté pour des soins en France : Les thiantacounes rectifient Alioune Tine

Les déclarations de Alioune Tine, après sa visite chez le plus célèbre pensionnaire de la prison de Thiès, n’engagent que lui. Les thiantacounes, qui font cette précision, démentent tout.



Demande de liberté pour des soins en France : Les thiantacounes rectifient Alioune Tine
La conférence de presse des talibés de Cheikh Béthio Thioune a été le prétexte saisi par les talibés du guide religieux de Médinatou Salam pour recadrer le président de la Raddho, Alioune Tine. Pour ces derniers, leur guide n’a jamais affirmé être déterminé à poursuivre son traitement médical en France, avec comme condition d’être mis sous menottes ; encore moins de payer les billets d’avion des gendarmes chargés de sa surveillance. «Le Cheikh n’a jamais tenu de tels propos. Il n’a jamais rien sollicité. Pas même une intervention, parce que cela signifierait qu’il serait coupable des faits qu’on lui reproche», dément le chargé de communication des thiantacounes.
En effet, au sortir de sa visite effectuée chez le Cheikh à la prison de Thiès, le président de la Raddho avait décidé d’adresser une lettre au chef de l'Etat pour plaider la mise en liberté provisoire du Cheikh ou une résidence surveillée. La raison ? Le droit à la santé. Alioune Tine ajoutait que Cheikh Béthio Thioune lui a proposé de prendre en charge le billet des gendarmes pour sa visite médicale à Paris. C’est pourquoi, il affirmait sa volonté d'alerter les pouvoirs publics et d’utiliser les voies diplomatiques. «L'état de santé du guide des thiantacounes ne milite pas en faveur de son maintien en détention à la prison de Thiès. S'il lui arrivait un grand malheur, c'est l'image du Sénégal qui en pâtirait. Le Cheikh est prêt à payer son billet d’avion et être mis en menottes pour honorer ses rendez-vous médicaux en France», déclarait-il.

Le ministre de la Justice en a pris pour son grade

Pourquoi les gens sont partis chercher Cheikh Béthio avec un détachement de près de 400 agents des forces de défense et de sécurité encagoulés et lourdement armés, alors qu’une simple convocation est servie en de pareils cas aux citoyens ordinaires ? Pourquoi également avoir organisé une conférence de presse aux allures de réquisitoire à l’encontre d’un citoyen alors même qu’il n’a pas encore été entendu dans le cadre de l’enquête ? Pourquoi également refuser la liberté provisoire à un citoyen présentant toutes les garanties de représentation en justice et l’empêcher ainsi de poursuivre ses traitements médicaux indispensables à sa vie, alors qu’on l’a accordée récemment à un autre qui ne présentait pas autant de garanties puisque titulaire d’un passeport étranger et investi pour des législatives en bonne position sur la liste de la coalition au pouvoir, au risque donc d’entraver la justice ? Aujourd’hui, toutes ces interrogations soulevées par les membres de la cellule de communication du Cheikh sont pour réprouver l’attitude de la justice dans le traitement du dossier de leur guide.

Pape NDIAYE

ACCUSATION - LES THIANTACOUNES SUR L’AFFAIRE MEDINATOU SALAM : «Nous soupçonnons des dessous politiques»

Quatre mois après un silence pesant, les thiantacoune sortent enfin de leur réserve. Face à la presse hier, les talibés de Cheikh Béthio Thioune soupçonnent un traitement politique de l’affaire Médinatou Salam.

Après la sortie des avocats de Cheikh Béthio Thioune fustigeant le refus de la liberté provisoire, les disciples du guide religieux de Médinatou Salam sont entrés dans la danse. Pour eux, cette affaire qui a éclaté, au sortir des élections, a des dessous politiques. «Certes, nous ne pouvons pas affirmer que l’Etat s’est immiscé dans cette affaire, mais nous avons des soupçons assez soutenus», confie le chargé de communication du mouvement religieux, Ibrahima Bocoum. Les thiantacounes en veulent pour preuve l’intransigeance des autorités judiciaires à donner avis favorable quant au suivi médical adéquat. «Si la justice est la même pour tous, pourquoi refuser la liberté provisoire à un citoyen présentant toutes les garanties de représentation en justice et l’empêcher ainsi de poursuivre ses traitements médicaux indispensables à sa vie ? Ce, alors qu’on l’a accordée récemment à un autre qui ne présentait pas autant de garanties», s’indigne le chargé de communication.
Le disciple de Béthio va plus loin dans son réquisitoire : «Comment comprendre le silence du ministère de la Justice, tout le temps que les droits de la défense ont été bafoués non seulement à travers une violation flagrante et continue du secret de l’instruction voire même une déformation réelle des faits par certains milieux et allant dans le sens d’accabler coûte que coûte notre marabout ? Qu’il se fende d’un communiqué pour dire que la justice est la même pour tous, sans distinction de statut social ni d’origine ethnique ou d’appartenance religieuse» a de quoi inquiéter les disciples du cheikh.
Ibrahima Diagne, un autre membre de la cellule de communication, évoque des zones d’ombre dans le dossier : «La nouvelle gouvernance a pour but de ramener les guides religieux ou spirituels au rang de simples citoyens. Le communiqué du ministère va dans ce sens. Il y a beaucoup de non-dits dans cette affaire. L’enquête n’a été faite que du côté du Cheikh. Aucun des membres armés qui étaient avec Bara Sow n’est poursuivi. On est sceptique et on pense que le Cheikh serait victime du nouveau régime». Les conférenciers ont, tout de même, terminé leur point de presse en réaffirmant la confiance qu’ils ont en la justice. Mais, «pas en tant que système mais en tant qu’ensemble d’hommes et de femmes valeureux et soucieux de leur position d’avant-garde pour la préservation et la défense des droits et libertés de tous», soulignent les membres de la cellule de communication. Puis, ils lancent un avertissement au pouvoir : «Nous n’attendons des autorités pas plus que le respect des droits de notre guide et le même traitement que mériterait tout citoyen ordinaire. Nous constatons, avec beaucoup de regret, que tel ne semble pas être le sens dans lequel abonde la tutelle au vu du communiqué que la presse attribue, sans qu’un démenti lui soit apporté, à sa cellule de communication».

Salma NIASSE (Stagiaire)

Jeudi 23 Août 2012




1.Posté par MODOU KRA le 25/08/2012 00:19
Pauvre con n'avait il pas demandé à ses thiantacons de porter des gourdins pendant la campagne?
Waaw kègne 400 gendarmes ndakh kou réglé woul niou tégueul....

2.Posté par ousmane diallo le 25/08/2012 11:20
les tiantacounes sont les plus grands menteurs .ke cheik bethio meurt dans le prison

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