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Dépenses d’urgence : Les élus veulent la lumière sur les 64 milliards dépensés par Me Wade

Au cours du débat général, il a été beaucoup question des décrets d’avance surtout ceux pris par l’ancien chef de l’Etat, quelques mois seulement avant qu’il ne quitte le pouvoir. A cet effet, beaucoup de députés ont dénoncé la légèreté avec laquelle ces décrets ont été pris par Me Abdoulaye Wade. Il s’agit notamment de 2,5 milliards de FCfa qui, dit-on, étaient destinés à « l’achat de produits phytosanitaires », à plus d’une dizaine de milliards allouées au ministère de l’Intérieur avec comme objectif « la réhabilitation du parc de l’administration territoriale », entre autres, la lutte contre les inondations, mais aussi les 8 milliards de FCfa destinés au phosphatage dont le marché était confié à l’homme d’affaires, Cheikh Amar.



Dépenses d’urgence : Les élus veulent la lumière sur les 64 milliards dépensés par Me Wade
Beaucoup de députés n’ont pas caché leur surprise face aux nombreux milliards qui ont été dépensés en l’espace de « trois mois ». Car, pas moins de 64 milliards de FCfa sont sortis des caisses de l’Etat. Des actes qualifiés par le président du groupe parlementaire de la majorité, Moustapha Diakhaté, de « cas flagrants de banditisme budgétaire, de magouille et de pillage des biens publics ». Quant à Thierno Bocoum, il exige que la lumière soit faite sur ces décrets d’avance. Selon lui, en engloutissant ces 64 milliards, l’ancien régime a, sans doute, privé le peuple sénégalais de beaucoup de choses auxquelles il a droit. « Il ne s’agit pas de débat politique, mais d’ouvrir une ère de transparence et de gouvernance vertueuse », a-t-il ajouté. Mamadou Lamine Diallo estime, pour sa part, qu’en prenant une telle somme du budget, le régime de Wade a contribué à appauvrir 120.000 Sénégalais. Pour son homologue Mamadou Moctar Ndiaye, ce que les Sénégalais demandent, ce sont des sanctions contre les fautifs. Ainsi, beaucoup d’entre eux ont exigé l’état d’exécution de ces crédits et même une commission d’enquête pour faire la lumière et situer les responsabilités.
Face à ces critiques, le président du groupe parlementaire des « Libéraux Démocrates », Modou Diagne Fada, considère que ce débat sur les décrets d’avance n’est qu’un « alibi, un faux-fuyant » agité par le régime pour ne pas répondre aux exigences des Sénégalais relatives à la baisse des prix de première nécessité. D’ailleurs, Modou Diagne Fada explique que les décrets d’avance ne sont pas uniquement le fait du régime libéral. Son homologue Cheikh Sarr, semble dire que ce qui intéresse les Sénégalais, c’est moins le fait de prendre un décret d’urgence que la finalité des fonds.

SOLEIL M. NDONG

Jeudi 25 Octobre 2012



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