Pour ses premiers mots après son exclusion, le leader de Convergence socialiste veut d’abord justifier sa «rébellion» contre le secrétaire général du Ps. «Nous n’avons pas protesté contre les exactions de Wade pour taire les pratiques mafieuses au sein du Ps, nous nous sommes employés à les dénoncer à chaque fois que l’occasion se présentait», écrit Malick Noël Seck dans une déclaration rendue publique hier en fin d’après-midi. Et pour cela, poursuit-il, «comme un lépreux, on me chasse, on m’ostracise, on me vitupère dans un Parti où, comme dans l’ordre Stalinien, la protestation est devenue synonyme de maladie mentale». Mais contre toute attente, l’ex-bras droit de Barthélemy Dias annonce qu’il ne va pas s’opposer à son exclusion du Ps. «Qu’à cela ne tienne, je m’en irai avec ma lèpre, car nous ne nous opposerons pas à cette décision. La contester serait la reconnaître. Et si au sein du bureau politique des voix ne se sont pas élevées pour mettre un terme définitif à la dictature du clan Tanor, alors cela veut dire qu’aujourd’hui la tête est suffisamment malade pour qu’on la coupe», affirme Seck. «Il n’y a jamais eu de conseil disciplinaire pour m’entendre, jamais ils ne m’ont convoqué pour réfuter mes arguments tout au plus ai-je eu à m’expliquer devant le Comité des sages et jamais, devant eux, nous nous sommes dédits ou excusés», poursuit le désormais ex-leader socialiste. A ceux qui sont préoccupés par son point de chute, Malick Noël répond : «Aujourd’hui mon Parti est ma Patrie et aucun pays ne vaut celui que j’aime. Je réunirai les membres de Convergence Socialiste et ensemble, nous statuerons sur la ligne à suivre, car si le 3 Octobre 2012 marque pour beaucoup mon expulsion officielle du Parti Socialiste, pour moi et mes camarades, il est à célébrer comme une renaissance».
Le patron de Convergence socialiste remontant aux origines de sa disgrâce au sein du Ps fait remarquer que «pendant les mois qui ont suivi l’échec d’Ousmane Tanor Dieng aux élections de 2012, j’ai entrepris de tout mettre en œuvre pour interpeller les militants du Ps afin qu’ils comprennent, que les défaites successives du Parti Socialiste trouvent leurs explications dans l’absence d’organisation et de travail, dans le désintérêt évident que nos leaders ont pour l’avenir politique et social du Sénégal. Ils protestaient mollement contre Wade et aujourd‘hui ils ont choisi d’être les alliés passifs d’un de ses anciens lieutenants; autant vous dire qu’ils ont perdu toute forme de crédibilité». S’inscrivant dans une dynamique d’opposition au régime actuel, l’ex-socialiste souligne que les fastes protocolaires de l’Etat, les discours, les promesses, le monde des intentions et des chiffres est un monde parallèle qui n’a pas le souci de ce dont souffre le peuple Sénégalais, et comme l’habit ne fait pas le moine, le costume ne fait certainement pas le ministre. «Convergence Socialiste n’a pas de solutions immédiates à préconiser, mais cela ne nous empêche pas de comprendre que la situation politique économique et sociale du Sénégal est extrêmement préoccupante. L’endettement auprès des financiers du Tiers Monde, l’appauvrissement des fonctionnaires, l’inexistence de la classe moyenne, l’intégrisme à nos portes et une jeunesse majoritairement oisive et sans avenir sont une combinaison mortelle. Et lorsque des années d’indifférence nous précipiteront vers une destinée malienne, il sera déjà trop tard», écrit Noël dans sa tribune.
Walfadjri Georges Nesta DIOP
Le patron de Convergence socialiste remontant aux origines de sa disgrâce au sein du Ps fait remarquer que «pendant les mois qui ont suivi l’échec d’Ousmane Tanor Dieng aux élections de 2012, j’ai entrepris de tout mettre en œuvre pour interpeller les militants du Ps afin qu’ils comprennent, que les défaites successives du Parti Socialiste trouvent leurs explications dans l’absence d’organisation et de travail, dans le désintérêt évident que nos leaders ont pour l’avenir politique et social du Sénégal. Ils protestaient mollement contre Wade et aujourd‘hui ils ont choisi d’être les alliés passifs d’un de ses anciens lieutenants; autant vous dire qu’ils ont perdu toute forme de crédibilité». S’inscrivant dans une dynamique d’opposition au régime actuel, l’ex-socialiste souligne que les fastes protocolaires de l’Etat, les discours, les promesses, le monde des intentions et des chiffres est un monde parallèle qui n’a pas le souci de ce dont souffre le peuple Sénégalais, et comme l’habit ne fait pas le moine, le costume ne fait certainement pas le ministre. «Convergence Socialiste n’a pas de solutions immédiates à préconiser, mais cela ne nous empêche pas de comprendre que la situation politique économique et sociale du Sénégal est extrêmement préoccupante. L’endettement auprès des financiers du Tiers Monde, l’appauvrissement des fonctionnaires, l’inexistence de la classe moyenne, l’intégrisme à nos portes et une jeunesse majoritairement oisive et sans avenir sont une combinaison mortelle. Et lorsque des années d’indifférence nous précipiteront vers une destinée malienne, il sera déjà trop tard», écrit Noël dans sa tribune.
Walfadjri Georges Nesta DIOP
Exclu du parti socialiste : Malick Noël Seck se plie et annonce sa renaissance