La cérémonie de remise du Grand prix du président de la République a été empreinte de solennité et de sobriété au Grand Théâtre. L’émotion a gouverné la salle lorsque le chef de l’Etat, par devoir moral, en entamant son discours, a remercié publiquement ses formateurs et présenté ses excuses. « Je me dois de vous demander pardon professeur Ousseynou Dia. Le Pr. Dia est l’un des éminents spécialistes de la géodynamique interne. Je vous ai beaucoup fatigué durant les années de turbulences », a reconnu le chef de l’Etat, Macky Sall, qui a félicité les lauréats, le docteur Amadou Alpha Sall pour le Grand Prix 2011 et le professeur Oumar Gaye pour celui d’encouragement 2012. Pour sa première rencontre avec la communauté scientifique, le président de la République a montré tout l’intérêt qu’il accorde à la recherche, "un secteur clé dans la quête des solutions aux défis qui interpellent notre pays". Par conséquent, Macky Sall a pris des mesures pour valoriser ce Grand prix, d’abord en confirmant le montant à 50 millions de FCfa au lieu de 35 millions de FCfa et 25 millions de FCfa pour le lauréat du Prix d’encouragement. «L’encadrement de l’organisation de ce Grand prix mérite qu’un décret soit pris pour accroître l’aide, afin de fixer définitivement le montant de l’enveloppe financière, ainsi que les facilités à accorder aux lauréats et éventuellement aux chercheurs ayant obtenu le Prix d’encouragement. Ce montant, de même que les crédits destinés à l’organisation matérielle de la cérémonie devront, dorénavant, être inscrits au budget du ministère de la Recherche scientifique. Je vous invite à prendre toutes les dispositions utiles pour une telle option », a souligné le président de la République.
Modernisation des laboratoires
La volonté politique d’insuffler une dynamique à ce secteur si vital se traduira surtout par l’option des autorités de créer les conditions et un environnement favorable à la recherche. Le premier jalon sera la modernisation et l’équipement des laboratoires. « Je voudrais inviter la communauté scientifique, à travers les universités et l’académie nationale des sciences et des techniques du Sénégal, en relation avec le ministre de l’Enseignement supérieur, à nous produire un plan d’équipement et de modernisation des laboratoires. Nos chercheurs travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, je suis disposé à financer ce plan d’ici les 4 prochaines années », s’est exprimé le chef de l’Etat. M. Sall a félicité le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a relevé le défi de l’organisation de ce grand événement.
Plus de ressources à la recherche
D’une manière globale, l’Etat allouera plus de ressources à l’enseignement supérieur et à la recherche, avec comme condition, l’instauration d’une gestion rationnelle des fonds dans ces institutions. « Nous allons investir dans l’enseignement supérieur et la recherche en apportant, de manière substantielle, des ressources financières, tout en exigeant une utilisation rationnelle et optimale de ces ressources », a annoncé le chef de l’Etat, en présence du président de l’Assemblée Nationale, Moustapha Niasse, du Premier ministre, Abdoul Mbaye, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Serigne Mbaye Thiam, et de plusieurs membres du gouvernement.
Cette option est bien fondée. Les pays comme les nôtres n’ont pas d’autres choix que de soutenir la recherche et la science pour accélérer leur marche vers le développement. Dans ce domaine qui exige rigueur, précision et persévérance pour apporter des changements qualitatif à la vie de tous les jours, reconnaît le président de la République, le chercheur n’est pas toujours au devant de la scène mais, avec l’application de ses résultats, a toujours été à l’avant-garde du combat pour le progrès et le bien-être des sociétés humaines. Ces propos font échos à ceux du président du jury, le professeur Abdoulaye Samb, qui a soutenu que la sélection des dossiers a été faite dans la plus grande rigueur. « Le jury national, soucieux de placer et de maintenir le Grand prix du président de la République pour les sciences à un niveau qui soit lui-même un gage incontestable de sérieux et d’excellence, a examiné, pour l’édition 2011, 53 dossiers, et pour l’édition 2012, 88 dossiers. Ces dossiers ont fait l’objet d’une première analyse qui a permis d’en sélectionner 9 pour 2011 et 19 pour 2012 », a fait savoir le Pr. Samb. Il a suggéré « une évaluation des productions sur l’enseignement des sciences et des technologies au Sénégal afin de contribuer à la prise de décision pour la sauvegarde de l’excellence scientifique dans notre système éducatif ».
« Pour une meilleure protection des œuvres scientifiques »
Le chef de l’Etat milite pour l’introduction des réformes afin de créer les conditions de recherches appliquées. Dans cette perspective, l’idée de l’élaboration d’un document a été émise. S’adressant aux scientifiques, le chef de l’Etat a avancé : « Je demande l’élaboration d’un document de politique nationale d’orientation de la recherche et de l’innovation pour un meilleur suivi et une évaluation plus conséquente des performances de nos programmes de recherche. Il faut renforcer la capacité des chercheurs ». La protection des œuvres scientifiques a été posée lors de cette fête de l’excellence. L’évolution des connaissances et l’explosion des nouvelles techniques de l’information et de la communication exigent la protection des œuvres scientifiques. C’est dans cette optique que des mesures idoines doivent être prises. « Je souhaite que les services compétents de l’Etat développent un mécanisme plus hardi d’information, de sensibilisation et d’encadrement pour une meilleure protection des œuvres scientifiques », a déclaré Macky Sall.
Le chef de l’Etat propose la création d’un lycée scientifique
Le chef de l’Etat souhaite que le dépeuplement des filières scientifiques soit examiné sans complaisance afin d’y apporter des solutions. Il s’est également dit favorable à la création d’un lycée exclusivement réservé aux études scientifiques.
Le dépeuplement des filières scientifiques préoccupe le chef de l’Etat. Dans son discours prononcé hier, il a invité les scientifiques à se pencher sur cette problématique. Il a souhaité que cette désaffection soit examinée sans complaisance lors des assises nationales sur l’éducation. « Nous savons que les filières scientifiques sont de plus en plus désertées par nos élèves et par nos étudiants. Il y a lieu de s’interroger sur les causes profondes de cette désaffection. Je souhaite en particulier que les assises nationales sur l’éducation, qui vont démarrer, examinent la question sur tous ces aspects, sans complaisance, y compris en réfléchissant sur les contenus des programmes, le niveau des équipements et les méthodes d’enseignement des matières scientifiques », s’est exprimé le président de la République.
Dans cet élan d’asseoir une culture scientifique et dans le souci d’inciter les jeunes à s’orienter vers les filières, M. Sall a suggéré la création d’un lycée exclusivement scientifique. « Je suis aussi favorable à la création d’un lycée scientifique, qui ne formerait que des bacheliers scientifiques », a-t-il proposé.
Par la suite, le chef de l’Etat a exhorté les chercheurs à prendre en compte, dans leurs travaux, des secteurs prioritaires, comme l’Agriculture, les infrastructures et l’énergie. « Dans le projet de société que j’ai proposé à nos compatriotes, je compte, en particulier, sur trois secteurs prioritaires comme leviers du développement : l’agriculture au sens large, les infrastructures et l’énergie dans toute sa globalité », a rappelé Macky Sall.
Les travaux du Dr Amadou Alpha Sall ont permis de comprendre l’émergence des fièvres hémorragiques
Lauréat du Grand prix du président de la République, Dr Amadou Alpha Sall a travaillé essentiellement sur les arbovirus et virus de fièvre hémorragiques en faisant d’abord de la recherche fondamentale comme la phylogénie moléculaire. Puis, il s’est intéressé, progressivement, aux autres aspects de l’arbovirologie, telles que l’entomologie, l’épidémiologie et la santé publique. Ses recherches ont contribué à mieux comprendre les facteurs d’émergence et de maintien, dans la nature, des arbovirus et virus de fièvres hémorragiques. « Mes travaux ont contribué à mieux comprendre les facteurs d’émergence et de maintien dans la nature des arbovirus de fièvres hémorragiques », a-t-il dit.
Les résultats de ses travaux ont fait l’objet d’un brevet et de plus de 140 publications et de communications scientifiques dans des revues et conférences internationales. Dans le domaine de la santé publique, il a développé une expertise dans l’investigation des épidémies d’Avfh qui lui ont permis d’assister plusieurs pays africains dans la surveillance et le contrôle de ces virus. Dr Sall est virologue. Il est titulaire d’un doctorat en santé publique. Après ses études primaires (Ecoles franco-sénégalaise du Plateau) et secondaire (Lycée Lamine Guèye), il a poursuivi sa formation dans le supérieur à Toulouse (Université Paul Sabatier) et à Paris (Université Paris Orsay, Pierre et Marie Curie), jusqu’à l’obtention de son doctorat en 1999. Au cours de sa formation universitaire, M. Sall a d’abord étudié la biologie moléculaire, la génétique et la physiologie animale, avant de se spécialiser en virologie et en santé publique. Il est directeur du centre collaborateur Oms pour les arbovirus et virus de fièvre hémorragiques de l’Institut Pasteur de Dakar. Il est directeur du cours international sur « la détection, l’investigation, la gestion des épidémies d’Avfh » dudit institut. Amadou Alpha Sall a assuré des enseignements à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à l’Institut Pasteur de Paris, à l’Université de Columbia de New York, et a été invité dans plusieurs universités et pays africains, européens et américains pour donner des conférences et séminaires sur ses travaux.
Le Pr. Oumar Gaye, un spécialiste du paludisme en Afrique
Lauréat du Prix d’encouragement, le Pr. Oumar Gaye est spécialisé en parasitologie-mycologie. Au cours de ces 25 dernières années, les recherches de son équipe ont permis la mise en place de nouvelles stratégies de traitement et de prévention et ont contribué à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme. Il est auteur de 150 publications et communications portant sur les différentes parasitoses, particulièrement sur le paludisme. « C’est une récompense pour toute une équipe, une Faculté, notre université », s’est félicité le Pr. Oumar Gaye.
Il est diplômé de la Faculté de médecine de l’Ucad en 1981. Il est aussi titulaire d’un Dea en Sciences de l’environnement, d’un Master en épidémiologie (Ecole de santé publique, Bruxelles), d’un diplôme de paludologie (Institut français de médecine tropical, Paris), d’un certificat en lutte contre les bilharzioses (Université de Copenhague).
Nommé Assistant en parasitologie en 1992, puis Maître-assistant, il devient Maître de conférence agrégé en 1994, et enfin, Professeur titulaire en 2000. Depuis, il est le chef du service de Parasitologie médicale. Pr. Gaye est le responsable de l’enseignement du Master de biologie et contrôle des parasites au sein de l’Ecole doctorale Sciences de la vie et de l’environnement de l’Ucad, mais aussi de la formation doctorale Nutrition, biologie et pathologie humaines.
Idrissa SANE et Ibrahima KANDE (stagiaire) Mbacké BA (photos)
Modernisation des laboratoires
La volonté politique d’insuffler une dynamique à ce secteur si vital se traduira surtout par l’option des autorités de créer les conditions et un environnement favorable à la recherche. Le premier jalon sera la modernisation et l’équipement des laboratoires. « Je voudrais inviter la communauté scientifique, à travers les universités et l’académie nationale des sciences et des techniques du Sénégal, en relation avec le ministre de l’Enseignement supérieur, à nous produire un plan d’équipement et de modernisation des laboratoires. Nos chercheurs travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, je suis disposé à financer ce plan d’ici les 4 prochaines années », s’est exprimé le chef de l’Etat. M. Sall a félicité le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a relevé le défi de l’organisation de ce grand événement.
Plus de ressources à la recherche
D’une manière globale, l’Etat allouera plus de ressources à l’enseignement supérieur et à la recherche, avec comme condition, l’instauration d’une gestion rationnelle des fonds dans ces institutions. « Nous allons investir dans l’enseignement supérieur et la recherche en apportant, de manière substantielle, des ressources financières, tout en exigeant une utilisation rationnelle et optimale de ces ressources », a annoncé le chef de l’Etat, en présence du président de l’Assemblée Nationale, Moustapha Niasse, du Premier ministre, Abdoul Mbaye, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Serigne Mbaye Thiam, et de plusieurs membres du gouvernement.
Cette option est bien fondée. Les pays comme les nôtres n’ont pas d’autres choix que de soutenir la recherche et la science pour accélérer leur marche vers le développement. Dans ce domaine qui exige rigueur, précision et persévérance pour apporter des changements qualitatif à la vie de tous les jours, reconnaît le président de la République, le chercheur n’est pas toujours au devant de la scène mais, avec l’application de ses résultats, a toujours été à l’avant-garde du combat pour le progrès et le bien-être des sociétés humaines. Ces propos font échos à ceux du président du jury, le professeur Abdoulaye Samb, qui a soutenu que la sélection des dossiers a été faite dans la plus grande rigueur. « Le jury national, soucieux de placer et de maintenir le Grand prix du président de la République pour les sciences à un niveau qui soit lui-même un gage incontestable de sérieux et d’excellence, a examiné, pour l’édition 2011, 53 dossiers, et pour l’édition 2012, 88 dossiers. Ces dossiers ont fait l’objet d’une première analyse qui a permis d’en sélectionner 9 pour 2011 et 19 pour 2012 », a fait savoir le Pr. Samb. Il a suggéré « une évaluation des productions sur l’enseignement des sciences et des technologies au Sénégal afin de contribuer à la prise de décision pour la sauvegarde de l’excellence scientifique dans notre système éducatif ».
« Pour une meilleure protection des œuvres scientifiques »
Le chef de l’Etat milite pour l’introduction des réformes afin de créer les conditions de recherches appliquées. Dans cette perspective, l’idée de l’élaboration d’un document a été émise. S’adressant aux scientifiques, le chef de l’Etat a avancé : « Je demande l’élaboration d’un document de politique nationale d’orientation de la recherche et de l’innovation pour un meilleur suivi et une évaluation plus conséquente des performances de nos programmes de recherche. Il faut renforcer la capacité des chercheurs ». La protection des œuvres scientifiques a été posée lors de cette fête de l’excellence. L’évolution des connaissances et l’explosion des nouvelles techniques de l’information et de la communication exigent la protection des œuvres scientifiques. C’est dans cette optique que des mesures idoines doivent être prises. « Je souhaite que les services compétents de l’Etat développent un mécanisme plus hardi d’information, de sensibilisation et d’encadrement pour une meilleure protection des œuvres scientifiques », a déclaré Macky Sall.
Le chef de l’Etat propose la création d’un lycée scientifique
Le chef de l’Etat souhaite que le dépeuplement des filières scientifiques soit examiné sans complaisance afin d’y apporter des solutions. Il s’est également dit favorable à la création d’un lycée exclusivement réservé aux études scientifiques.
Le dépeuplement des filières scientifiques préoccupe le chef de l’Etat. Dans son discours prononcé hier, il a invité les scientifiques à se pencher sur cette problématique. Il a souhaité que cette désaffection soit examinée sans complaisance lors des assises nationales sur l’éducation. « Nous savons que les filières scientifiques sont de plus en plus désertées par nos élèves et par nos étudiants. Il y a lieu de s’interroger sur les causes profondes de cette désaffection. Je souhaite en particulier que les assises nationales sur l’éducation, qui vont démarrer, examinent la question sur tous ces aspects, sans complaisance, y compris en réfléchissant sur les contenus des programmes, le niveau des équipements et les méthodes d’enseignement des matières scientifiques », s’est exprimé le président de la République.
Dans cet élan d’asseoir une culture scientifique et dans le souci d’inciter les jeunes à s’orienter vers les filières, M. Sall a suggéré la création d’un lycée exclusivement scientifique. « Je suis aussi favorable à la création d’un lycée scientifique, qui ne formerait que des bacheliers scientifiques », a-t-il proposé.
Par la suite, le chef de l’Etat a exhorté les chercheurs à prendre en compte, dans leurs travaux, des secteurs prioritaires, comme l’Agriculture, les infrastructures et l’énergie. « Dans le projet de société que j’ai proposé à nos compatriotes, je compte, en particulier, sur trois secteurs prioritaires comme leviers du développement : l’agriculture au sens large, les infrastructures et l’énergie dans toute sa globalité », a rappelé Macky Sall.
Les travaux du Dr Amadou Alpha Sall ont permis de comprendre l’émergence des fièvres hémorragiques
Lauréat du Grand prix du président de la République, Dr Amadou Alpha Sall a travaillé essentiellement sur les arbovirus et virus de fièvre hémorragiques en faisant d’abord de la recherche fondamentale comme la phylogénie moléculaire. Puis, il s’est intéressé, progressivement, aux autres aspects de l’arbovirologie, telles que l’entomologie, l’épidémiologie et la santé publique. Ses recherches ont contribué à mieux comprendre les facteurs d’émergence et de maintien, dans la nature, des arbovirus et virus de fièvres hémorragiques. « Mes travaux ont contribué à mieux comprendre les facteurs d’émergence et de maintien dans la nature des arbovirus de fièvres hémorragiques », a-t-il dit.
Les résultats de ses travaux ont fait l’objet d’un brevet et de plus de 140 publications et de communications scientifiques dans des revues et conférences internationales. Dans le domaine de la santé publique, il a développé une expertise dans l’investigation des épidémies d’Avfh qui lui ont permis d’assister plusieurs pays africains dans la surveillance et le contrôle de ces virus. Dr Sall est virologue. Il est titulaire d’un doctorat en santé publique. Après ses études primaires (Ecoles franco-sénégalaise du Plateau) et secondaire (Lycée Lamine Guèye), il a poursuivi sa formation dans le supérieur à Toulouse (Université Paul Sabatier) et à Paris (Université Paris Orsay, Pierre et Marie Curie), jusqu’à l’obtention de son doctorat en 1999. Au cours de sa formation universitaire, M. Sall a d’abord étudié la biologie moléculaire, la génétique et la physiologie animale, avant de se spécialiser en virologie et en santé publique. Il est directeur du centre collaborateur Oms pour les arbovirus et virus de fièvre hémorragiques de l’Institut Pasteur de Dakar. Il est directeur du cours international sur « la détection, l’investigation, la gestion des épidémies d’Avfh » dudit institut. Amadou Alpha Sall a assuré des enseignements à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à l’Institut Pasteur de Paris, à l’Université de Columbia de New York, et a été invité dans plusieurs universités et pays africains, européens et américains pour donner des conférences et séminaires sur ses travaux.
Le Pr. Oumar Gaye, un spécialiste du paludisme en Afrique
Lauréat du Prix d’encouragement, le Pr. Oumar Gaye est spécialisé en parasitologie-mycologie. Au cours de ces 25 dernières années, les recherches de son équipe ont permis la mise en place de nouvelles stratégies de traitement et de prévention et ont contribué à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme. Il est auteur de 150 publications et communications portant sur les différentes parasitoses, particulièrement sur le paludisme. « C’est une récompense pour toute une équipe, une Faculté, notre université », s’est félicité le Pr. Oumar Gaye.
Il est diplômé de la Faculté de médecine de l’Ucad en 1981. Il est aussi titulaire d’un Dea en Sciences de l’environnement, d’un Master en épidémiologie (Ecole de santé publique, Bruxelles), d’un diplôme de paludologie (Institut français de médecine tropical, Paris), d’un certificat en lutte contre les bilharzioses (Université de Copenhague).
Nommé Assistant en parasitologie en 1992, puis Maître-assistant, il devient Maître de conférence agrégé en 1994, et enfin, Professeur titulaire en 2000. Depuis, il est le chef du service de Parasitologie médicale. Pr. Gaye est le responsable de l’enseignement du Master de biologie et contrôle des parasites au sein de l’Ecole doctorale Sciences de la vie et de l’environnement de l’Ucad, mais aussi de la formation doctorale Nutrition, biologie et pathologie humaines.
Idrissa SANE et Ibrahima KANDE (stagiaire) Mbacké BA (photos)
Grand prix du président de la république pour les sciences : Macky Sall promet la modernisation des laboratoires de recherche