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Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville


Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

Edito décembre 2019: débuts troublés pour l’année 2020



Etat statistique des nTLDs au samedi 4/01/20 (données publiées)

Les nTLDs ont poursuivi en décembre l’envolée constatée depuis le mois d’octobre, avec un gain net de 1,7 millions de noms environ. Cette évolution reste largement « dictée » par le .ICU qui est passé de 4 millions de noms début décembre à 4,7 environ à la fin du mois (les chiffres de nTLDstats.com variant dans le temps, seuls les ordres de grandeur doivent être pris en compte).

Reste à signaler que si l’on considère les registrars les plus actifs sur .ICU, ceux-ci sont majoritairement chinois. La probabilité d’une nouvelle « vague de domaining » concentrée sur le .ICU après l’avoir été sur le .TW fin 2018 / début 2019 est donc forte.

Le marché vu par Verisign

Mais ces évolutions des nTLDs s’inscrivent dans le panorama plus global du marché mondial, dont une vision nous est régulièrement fournie par la Verisign Industry Brief (1) . Le dernier numéro, publié en décembre, nous renseigne sur les tendances globales du marché au cours du 3e trimestre 2019. On peut résumer ainsi les variations annuelles entre le T3 2018 et le T3 2019 :
La croissance annuelle du marché mondial s’établissait donc, selon Verisign, à 5% au T3 2019. Mais les performances des différents segments de TLDs restaient contrastées, entre les .COM & .NET en croissance (malgré le déclin du .NET), les “Autres Legacys” qui étaient toujours dans le rouge quoique réduisant un peu leurs pertes par rapport au T2 2019, et les nTLDs connaissant une croissance très modérée (avant l’explosion du T4 2019 due au .ICU). Les ccTLDs quant à eux “tiraient” le marché avec plus de 8% de croissance, mais ces chiffres sont sujets à caution du fait de la prise en compte des “penny-TLDs”. Si l’on ajuste les données en grandes masses, la croissance des ccTLDs devrait être ramenée à 6% environ (ceci intégrant le boom du .TW) et la performance du marché mondial aux alentours de 4%.

Bilan 2019

L’année 2019 fut donc marquée, du strict point de vue des flux d’activité, par une légère reprise après la stabilisation de 2018. Chose nouvelle, les « domainers » chinois semblent suffisamment organisés ou peu nombreux pour mener des opérations concentrées sur une poignée de TLDs tel le .TW ou le .ICU, au lieu de se disperser comme en 2015/2016. Les flux importants repérés sur ces TLDs sont donc peut-être le fait d’un petit nombre d’acteurs coordonnés disposant de moyens considérables, tandis que la masse des domainers suit le mouvement tout en « butinant » d’autres extensions à moindre échelle.
Les ccTLDs « classiques » ont vu leur croissance rester modeste en regard des années précédentes, le marché restant facilement impacté par des variations telles que celle du .UK ou du .CN. On pourrait le voir un peu comme un océan, la surface étant agitée tandis que les profondeurs sont soumises à d’autres courants. Ainsi, l’analyse doit se situer aux deux niveaux en s’efforçant, ce qui n’est pas toujours aisé, de distinguer les tendances de fond des impacts plus ou moins violents des phénomènes conjoncturels (ouvertures, « nettoyages » etc.).
Le RGPD a fêté son 1er anniversaire (mai 2019) sans que l’ICANN ait accouché de règles claires, malgré son « Expedited Process ». Les problèmes soulevés par l’impossibilité d’accéder aux données WHOIS restent entiers, ce qui favorise l’émergence de solutions nouvelles pour lutter contre les « abus » (2). Les défaillances – ou l’impuissance ? – manifestes de l’ICANN poussent assez logiquement un certain nombre d’acteurs américains à se tourner vers leurs représentants (3), mais il semble que le Congrès rechigne à déclarer ouvertement à l’Union européenne une « guerre des données personnelles » comme il avait en avait eu le vague projet en préparant une loi anti-RGPD. Certains acteurs qu’il est inutile de nommer doivent avoir trouvé leur intérêt au dispositif actuel, et n’ont aucune envie d’attiser des tensions qui pourraient déboucher sur une rétention des données. C’est bien sûr une simple impression personnelle.
Le troisième sujet « chaud » de cette année 2019 a sans doute été l’insistance – paradoxale dans le contexte RGPD – sur la « lutte contre les abus » utilisant les noms de domaine. Ce paradoxe est-il d’ailleurs autre chose qu’apparent ? Il est bien normal que les « bad guys » favorisés par les lois européennes exploitent au mieux les possibilités qui leur sont offertes, induisant par contrecoup la nécessité d’intensifier les contre-mesures par des moyens contournant les obstacles posés par le RGPD.
L’affaire du .ORG, sur laquelle nous reviendrons ci-dessous, a enfin joué un rôle de révélateur puissant sur les dérives de la gouvernance de l’Internet laissée à une ICANN trop soumise au jeu des intérêts financiers de ses « stakeholders » comme de ses dirigeants.

Perspectives 2020

Les Anglo-saxons aiment parler de « prédictions » (4), mais le terme de « perspectives » semble plus adapté, en faisant moins référence à la boule de cristal de Mme Irma.
Certaines tendances paraissent assez solidement assurées : le déclin des Legacy TLDs (hors .COM) et la croissance modérée des nTLDs n’entrant pas dans la catégorie des « Pennies ». De la même manière, les Pennies continueront sans doute à se développer fortement en volume, ceci d’autant plus que certains de leurs registres, dit-on, ne supprimeraient pas les noms lorsqu’ils ne sont pas renouvelés par leurs titulaires (ceci reste à vérifier).
Les ccTLDs sont partagés entre ceux qui sont arrivés à un stade où les nouveaux enregistrements ne constituent que moins du quart des noms en stock, ceux qui sont toujours engagés dans une dynamique commerciale soutenue, et enfin ceux qui connaissent des variations ponctuelles, à la hausse ou à la baisse, liées à des événements bien identifiés mais pas toujours prévisibles. En moyenne, la croissance devrait rester de l’ordre de 3-5%, en excluant les conséquences négatives en 2020 des mouvements spéculatifs de 2019 sur le .TW et sur le .UK.
Reste le .COM, qui est l’énigme de ces dernières années. Ce TLD a en effet joui d’un taux de croissance exceptionnel (5-6%) par rapport au marché et compte-tenu de sa taille (près de 150 millions de noms actuellement). On serait tenté d’y voir le succès de campagnes promotionnelles menées par Verisign, campagnes qui devraient en principe se traduire tôt ou tard par une augmentation des suppressions. Ceci n’a pas encore été le cas, et l’on peut donc formuler l’hypothèse d’un scénario où le .COM « aspirerait » en réalité l’essentiel des nouveaux enregistrements au détriment évident de ses concurrents, mais aussi de la diversité de l’offre. Le pari fait en 2012 en lançant les nTLDs reposait en effet sur la conviction que les utilisateurs seraient sensibles à des extensions apportant plus de sens et d’originalité aux adresses internet. La prospérité actuelle du .COM, si elle est plus qu’un « colosse au pieds d’argile », est la preuve que ce pari a été pour l’instant perdu en faisant au contraire de ce TLD une sorte de « valeur refuge » connue de tous (le même raisonnement peut être aussi tenu pour chaque ccTLD sur son marché national). Nous avons déjà évoqué le rôle clef joué par les registrars dans ce phénomène.
Nous ne nous hasarderons pas à formuler de « vision » sur le RGPD, qui concentre trop d’intérêts antagonistes pour qu’une solution simple soit jamais trouvée. La plus grande probabilité est la mise en place à moyen terme d’un système où des organisations triées sur le volet pourront rentabiliser l’accès aux données en le monnayant auprès des ayants droits et des utilisateurs voulant pour une raison ou pour une autre connaître les contacts pertinents d’un nom de domaine. Cette évolution est évidemment malsaine et devrait être combattue, mais l’ICANN a toujours favorisé des solutions où des acteurs économiques proches de ses cercles dirigeants trouvaient leur intérêt tout en l’exhonérant d’une responsabilité.
Le modèle de gouvernance est bien malade, comme en témoignent l’affaire du .ORG – qui se résoudra probablement de la même manière que le conflit sur le .AMAZON – et les efforts couronnés de succès de certains pays (Chine, Russie) de se doter d’une « racine » nationale. Le rapport de forces qui avait prévalu jusqu’à présent est en passe de se modifier en profondeur et les décisions court-termistes de l’ICANN, ressenties avec amertume et anxiété par plus d’un gouvernement, ne feront qu’encourager cette tendance.
Les noms de domaine ont encore de très beaux jours devant eux, en particulier les .BRANDs ayant d’autant plus de valeur ajoutée pour les grands groupes qu’ils leur permettent de se distinguer de leurs concurrents continuant d’utiliser le .COM, tout en s’affranchissant de la dépendance induite vis-à-vis de Verisign. Mais il est sûr que le marché est confronté à un enjeu majeur en ce qui concerne la diversité de l’offre, enjeu auquel les registrars sont étroitement mêlés. Un autre enjeu, qui ne fera que se renforcer, est celui de la sécurité et de la lutte contre les « abus ». Comme le faisait remarquer très justement Tim Berners-Lee, celui-ci dépasse le seul marché des noms de domaine : c’est tout l’avenir de l’Internet qui est mis dans la balance.

Haro sur le .ORG

Le .ORG a fait couler des flots d’encre en décembre : plus d’une trentaine d’articles et brèves recensés ce mois-ci, sans doute un record absolu ! Essayons de synthétiser les faits.
Tout d’abord, nous avons appris le montant proposé par Ethos Capital : 1,135 milliards de dollars (5) ce qui représente 113,5 $ par nom de domaine (sur la base de 10 millions de noms). L’opération serait donc rentable en une vingtaine d’années sur la base des prix actuels et si la marge du registre tourne autour des 5$. Mais il est presque évident, au vu de la manière dont les choses se sont passées, que le nouveau propriétaire du .ORG augmentera ses tarifs. En effet, la décision de l’ICANN de supprimer le plafonnement des prix du .ORG était probablement une condition sine qua non du deal. Outre la volonté de réduire au maximum le délai d’amortissement de son investissement, Ethos a d’autres raisons de vouloir augmenter ses tarifs : le .ORG est en effet en déclin depuis des années, et il faudra mathématiquement compenser la perte de volume par l’augmentation des tarifs, si l’on veut préserver ou accroître la marge du registre et de son opérateur technique (6).
Cette augmentation des prix est apparemment la plus grande hantise des opposants à la cession annoncée, et l’on a pu voir fleurir des arguments ressortant plus sûrement de la paranoïa, comme le fait que le .ORG allait « tomber » techniquement (7, 7bis, 7ter), arguments battus en brèche par le registre PIR comme par l’opérateur technique Afilias (8, 8bis). Certains acteurs très énervés de voir le .ORG cédé à un fonds d’investissement suggèrent la migration vers le .NET (9), ce qui ne manque pas de sel lorsqu’on sait que Verisign elle-même est depuis longtemps contrôlée par des actionnaires qui ont tout en commun avec Ethos Capital (les documents officiels publiés par Verisign elle-même dans le cadre de ses obligations de société cotée fournissent trimestriellement la liste de ses principaux actionnaires).
Les protestations continuent de fleurir (10), les idées d’actions à mener se multiplient, depuis les « class actions » mises en avant par des avocats et des consultants sentant l’odeur d’un beau fromage (11) jusqu’à l’inévitable recours à des « Congressmen » surfant habilement sur tout ce qui peut les faire mousser (12, 13).
L’ICANN de son côté a fait mine de prendre au sérieux les réactions de la « communauté » (14) avant de déclarer qu’elle n’avait « aucune autorité » sur la transaction (15) et de commencer à rejeter les « appels » introduits auprès d’elle (16), en gérant en parallèle d’autres initiatives du même genre (17).
Ethos Capital, dont le nom traduit peut-être la conscience aigue de ses fondateurs d’aller contre l’éthique, est certainement à la fois surprise et ennuyée de la publicité faite autour de cette transaction. Elle s’efforce pour l’heure de calmer le jeu en faisant des promesses (18) qui comme d’autres n’engageront que ceux qui y croieront.
Un autre débat s’est institué en corrolaire des préoccupations pragmatiques concernant les conséquences de la cession. Ce débat est d’ordre plus élevé, et touche des cordes sensibles de la gouvernance de l’Internet en investiguant dans le passé. L’ISOC avait-elle le droit de vendre le .ORG ? Les conditions dans lesquelles le TLD lui a été confié autrefois ne mériteraient-elles pas d’être sérieusement éclaircies ? (19, 20) Est-il acceptable de voir d’anciens dirigeants de l’ICANN tremper dans des opérations de ce genre trahissant les « valeurs » d’un Internet sur lequel ils ont jadis « régné » ? (21). Et lorsqu’on parle justement de ces « valeurs » en faillite, cet incident n’est-il pas le révélateur d’un danger mettant réellement l’Internet en péril ? (22)
Dans la confusion ambiante émergent quelques pépites méritant d’être relevées, depuis Vint Cerf expliquant la cession du .ORG par la nécessité de réduire la dépendance du financement de l’ISOC à l’égard d’une source de revenus à la pérennité problématique (23) jusqu’à PIR (registre du .ORG) se prononçant en faveur d’enregistrements pour des durées allant jusqu’à 20 ans au lieu de 10 (24). Ces deux faits, reliés au constat patent que le .ORG n’est pas au mieux de sa forme (6) apportent sans doute des clefs pour comprendre la motivation de l’ISOC à troquer la source d’une « manne » à l’avenir incertain contre un milliard de beaux dollars, en application de l’adage « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ».
La « Communauté », l’ICANN, les Congressmen, etc. jouent donc tous le même jeu très prévisible et qui a bien fonctionné pendant des années. La poussière retombée, l’ICANN validera une transaction voulue par ceux de ses dirigeants qui sont aussi aux commandes de l’ISOC. Les prix du .ORG augmenteront, maintenant le TLD dans son déclin presque inexorable dès lors que les dépôts défensifs y deviendront prohibitifs et que les nouvelles créations se raréfieront. Ethos Capital rentrera-t-elle vraiment dans ses frais ? La réponse dépend beaucoup de la stratégie qu’elle adoptera pour fidéliser les titulaires actuels et pour en conquérir de nouveaux en s’alliant le concours des registrars. In fine, la plupart des utilisateurs n’ayant jamais entendu parler de l’ICANN, ni de l’ISOC, ni de PIR, ni d’Ethos Capital, tout ce bruit fait songer au titre de la pièce de Shakespeare, mais c’est un peu triste. Ce nouvel épisode est un clou de plus sur le cercueil de l’Internet qui suscita tant d’espoirs et de rêves à la fin du siècle dernier.

(1) Verisign Industry Brief
https://www.verisign.com/en_GB/domain-names/dnib/index.xhtml
(2) The High Cost Of Privacy In A Post-GDPR World
http://www.circleid.com/posts/20191213_the_high_cost_of_privacy_in_a_post_gdpr_world/
(3) If ICANN Won't Stand Up to EU in WHOIS Dispute, Then the U.S. Congress Should
http://www.circleid.com/posts/20191219_if_icann_wont_stand_up_to_eu_whois_dispute_then_us_congress_should/
(4) DI Leaders Roundtable #4 — Big predictions for 2020
http://domainincite.com/25103-di-leaders-roundtable-4-big-predictions-for-2020
(5) Ethos paid $1.135 billion for .Org
https://domainnamewire.com/2019/11/29/ethos-paid-1-135-billion-for-org/
(6) Le .ORG – une autre perspective
https://www.afnic.fr/fr/ressources/blog/le-org-une-autre-perspective.html
(7) Warning (or threat?) prices must go up or .org will suffer DAYS of downtime
http://domainincite.com/25078-warning-or-threat-prices-must-go-up-or-org-will-suffer-days-of-downtime
(7bis) Warning about the .org domain stability and price increases
https://onlinedomain.com/2019/12/18/domain-name-news/warning-about-the-org-domain-stability-and-price-increases/
(7ter) The case of the $2,500 .org domain name
https://onlinedomain.com/2019/12/12/domain-name-news/the-case-of-the-2500-org-domain-name/
(8) Afilias denies .org will go down post-acquisition
http://domainincite.com/25101-afilias-denies-org-will-go-down-post-acquisition
(8bis) Now PIR rubbishes .org “downtime” claims
http://domainincite.com/25116-now-pir-rubbishes-org-downtime-claims
(9) Strategy to move from expensive .org to .net
http://www.tntnames.com/blog/strategy-to-move-from-expensive-org-to-net.html
(10) 18,000 sign EFF letter asking ICANN to halt .Org sale
https://domainnamewire.com/2019/12/17/18000-sign-eff-letter-asking-icann-to-halt-org-sale/
(11) Class action lawsuit against ICANN may be only answer to future of domains
http://neusnews.com/2019/12/class-action-lawsuit-against-icann-may-be-only-answer-to-future-of-domains/
(12) US Senator Ron Wyden Tweets About .Org Sale
https://domaininvesting.com/us-senator-ron-wyden-tweets-about-org-sale/
(13) 4 U.S. lawmakers question .Org sale
https://domainnamewire.com/2019/12/23/senators-question-org-sale/
(14) ICANN delays .Org sale approval, calls for more transparency
https://domainnamewire.com/2019/12/10/icann-delays-org-sale-approval-calls-for-more-transparency/
(15) ICANN says it “does not have authority” over .org transaction
https://domainnamewire.com/2019/11/30/icann-says-it-does-not-have-authority-over-org-transaction/
(16) ICANN throws out second .org appeal, so URS stays
http://domainincite.com/25089-icann-throws-out-second-org-appeal-so-urs-stays
(17) The Number Resource Organization (NRO) Issues Inspection Request to ICANN Concerning the .ORG Sale
http://www.circleid.com/posts/20191231_nro_issues_inspection_request_to_icann_for_dot_org_sale/
(18) Ethos promises to keep .org for many many many many years
http://domainincite.com/25048-ethos-promises-to-keep-org-for-many-many-many-many-years
(19) Are ISOC’s claims about .org’s history bogus?
http://domainincite.com/25023-are-isocs-claims-about-orgs-history-bogus
(20) ICANN pretends to care while ISOC and PIR have something to hide
https://onlinedomain.com/2019/12/10/domain-name-news/icann-pretends-to-care-while-isoc-and-pir-have-something-to-hide/
(21) Fadi's .ORG Fracasso
http://www.circleid.com/posts/20191203_fadis_org_fracasso/
(22) The .ORG Sale Is a Radical Departure That Puts the Internet at Risk
http://www.circleid.com/posts/20191128_dot_org_sale_is_a_radical_departure_that_puts_internet_at_risk/
(23) Amid .org controversy, Cerf predicts the death of all domains
http://domainincite.com/25031-amid-org-controversy-cerf-predicts-the-death-of-all-domains
(24) PIR thinks 20-year domain regs are a good idea
http://domainincite.com/25097-pir-thinks-20-year-domain-regs-are-a-good-idea



Samedi 4 Janvier 2020
Loic Damilaville
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