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Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville


Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

IL Y A DIX ANS - DNS News n°134 – Juin 2009



Quels clients pour les extensions de demain ?

Qu’en est-il cependant de ce marché des nouvelles extensions ? Nous restions jusqu’à présent dans le vague, les grands comptes interrogés par CSC Corporate domains avouant, pour 70% d’entre eux, leur attentisme. Mais nous manquions d’informations concernant la perception des TPE-PME et du public. Une étude réalisée par The Future Laboratory et commanditée par le registrar Gandi.net (19) donne un premier aperçu qui n’est pas extrêmement surprenant. Tout comme les grands comptes un an auparavant, les TPE-PME et les particuliers comprennent que cette évolution va changer leur relation au système des noms de domaine, tout en exprimant la crainte que la confusion ne domine :

« The majority of consumers polled (60%) agree that the liberalisation of domain name extensions will change the way they use the Internet, but not for the better. The Internet will become full of pointless domain names (for 65% of those polled), messy and confusing (57%), too complex to navigate (46%) and out of control (41%)…”.

Quant à en acheter pour soi-même... le rapport dévoile que les futurs clients traînent des pieds :

« Consumers muster little enthusiasm for any new top-level domains. A quarter of people are ambivalent about the prospect of a .theirname suffix and 28% would be wary of domains ending with .theirprofession. Just 15% think this sort of suffix would be appealing.”.

Point intéressant, le “taux de confiance” est nettement supérieur pour les extensions anciennes comme le .UK (35%) par rapport à des extensions relativement nouvelles (et génériques) comme le .BIZ (3%).
Ce rapport permet au fond de chiffrer ce dont on se doutait déjà un peu : d’une part, que la partie est loin d’être gagnée pour les futures extensions, qui devront savoir convaincre pour entrer dans les usages quotidiens et conquérir des chances de durer ; d’autre part, que la prime à l’ancienneté existe réellement et qu’un système trop confus jouera avant tout en faveur des extensions bien établies. Un concept adapté au marché ciblé, des arguments simples et percutants, un réseau de distribution dense et motivé, ainsi que des moyens conséquents pour promouvoir leur extension : tel est le « carré magique » que les porteurs de projets auront impérativement à construire dans les prochains mois.

(19) Liberalisation of the Internet - About the Report
http://www.gandibar.net/pages/ICANN-Domain-Name-Liberalisation-about-the-report


Samedi 29 Juin 2019
Loic Damilaville
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