Chaque mois, l'actualité mondiale des noms de domaine


Pour vous abonner à DNS News

Pour vous abonner gratuitement à DNS News, veuillez écrire à

dnsnews-subscribe@yahoogroups.com


Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville


Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

Rapport OMPI sur le cybersquatting en 2007: le cybersquatting au beau fixe



L’OMPI (Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle) a publié ce mois-ci son rapport annuel sur le cybersquatting (1), dont le titre laisse bien augurer des contenus. Le nombre de cas traités par l’organisme genevois a augmenté de 18% en 2007 par rapport à une année 2006 record. Les Etats-Unis et la France viennent en tête en nombre de requérants, avec 54% des plaintes à eux tous seuls, ce qui vient confirmer que les ayants droit français ont tendance à user des procédures de résolution des litiges plutôt que de réaliser des dépôts défensifs… Les pays d’origine des défendeurs sont encore les Etats-Unis, suivis par la Grande-Bretagne, la Chine et le Canada. La statistique laisse des pays « traditionnels » comme la Corée du sud en arrière, probablement du fait que les principaux industriels du cybersquatting/parking sont anglo-saxons. Ainsi de la Russie, souvent citée à raison comme un havre pour toutes sortes d’activités maléfiques sur internet, et qui fait pauvre figure avec ses 1.37% contre les 40,15% des Etats-Unis.
Faut-il croire absolument à ces chiffres ? S’ils reflètent bien les cas traités, ils ne rendent sans doute que très imparfaitement compte de la réalité : nombre d’ayant-droits hésitent sans doute plus à s’engager dans un litige contre une structure russe ou coréenne que contre une société américaine ou européenne. La 3e position de la Chine (5.01% des défendeurs), si cette approche était vérifiée, reflèterait alors une pratique massive du cybersquatting.
Le .COM reste la grande « star » avec 73% des cas traités, prouvant qu’il est toujours bien perçu comme une extension pour laquelle il est justifié de se battre, les « performances » de ses concurrents génériques étant nettement plus modestes. Preuve que ni les ayants droit ni, peut-être, les cybersquatters eux-mêmes ne s’intéressent beaucoup à ces extensions secondaires…
Les litiges sous les ccTLDs restent relativement modestes en nombre, ne représentant que 7% du total des cas traités. Tous les secteurs d’activité semblent touchés, la biotechnologie et les produits pharmaceutiques venant en tête (10.04%, sans doute l’effet de l’attirance des spammers pour ces mêmes produits…), la Banque et la finance (ici, ce sont sans doute plutôt les « phishers »), et l’Internet et l’informatique. Le sport, les articles de luxe et l’assurance viennent en dernier.
Outre ces statistiques, l’OMPI apporte quelques remarques de fond sur les tendances observées, mettant en cause le « domain tasting », les services d’anonymisation des titulaires et certains registrars directement mêlés à des pratiques abusives...

(1) L’évolution du système des noms de domaine de l’Internet fait craindre une augmentation du cybersquatttage
http://www.wipo.int/pressroom/fr/articles/2008/article_0015.html



Dimanche 30 Mars 2008
Loic Damilaville
Lu 1577 fois

Présentation | Analyses générales | Gouvernance Internet | Juridique | Sommaires anciens n°