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Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville


Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

VIE DES EXTENSIONS - Mai 2019



AMAZON: les “négociations” entre la société américaine Amazon et les gouvernements de la région amazonienne s’étant soldées par un échec (1), le verdict de l’ICANN était attendu pour trancher le noeud gordien. Il n’était pas joué d’avance, car aux gros efforts de lobbying de l’entreprise répondait un pouvoir de nuisance certain des gouvernements. Mais la décision survenue le 15 mai dernier a apparemment donné raison à la société américaine, en autorisant la “poursuite” de la candidature comme si de rien n’était – après 7 ans de conflit (2). Amazon n’aura pas les mains entièrement libres, ayant dû donner des gages à ses adversaires notamment en termes de blocages de noms jugés sensibles (3). Mais cette solution est naturellement loin de convenir aux Etats déboutés qui ont naturellement protesté contre la décision de l’ICANN (4). Certains observateurs y voient une victoire pour les nTLDs dans leur ensemble (5), l’utilisation du .AMAZON pour des sites aussi fréquentés apprtant une forte visibilité aux nouvelles extensions. Comme il se doit, une période commentaires public devrait s’ouvrir incessamment (6, 7), mais on peut se demander quel serait le poids de commentaires violemment hostiles au projet, dès lors que les gouvernements des pays les plus concernés n’ont pu eux-même faire entendre raison à l’organisme californien.
(1) Amazon tells power-hungry governments to get stuffed
http://domainincite.com/24163-amazon-tells-power-hungry-governments-to-get-stuffed
(2) After 7 Years, ICANN Board Approves Amazon’s .AMAZON Application
http://www.domainpulse.com/2019/05/19/after-7-years-icann-board-approves-amazons-amazon-application/
(3) Amazon wins! ICANN on verge of approving .amazon despite government outrage
http://domainincite.com/24260-amazon-wins-icann-on-verge-of-approving-amazon-despite-government-outrage
(4) ICANN's Recent .amazon Decision Denounced by Presidents of Peru, Colombia, Ecuador and Bolivia
http://www.circleid.com/posts/20190528_icann_otd_amazon_decision_denounced_by_andean_community/
(5) Amazon might give new TLDs a boost
https://domainnamewire.com/2019/05/20/amazon-might-give-new-tlds-a-boost/
(6) ICANN Says Amazon Inc's Application for .AMAZON TLD Can Proceed Following 30 Days of Public Comment
http://www.circleid.com/posts/20190520_icann_says_amazon_inc_application_for_dot_amazon_can_proceed/
(7) Hold your horses! The last wave of comments on .amazon hasn’t started yet
http://domainincite.com/24300-hold-your-horses-the-last-wave-of-comments-on-amazon-hasnt-started-yet

AU (Australie): quelques échos de l’actualité d’auDA, qui après bien des vicissitudes chercherait à présent à s’affranchir de la présence encombrante d’un “observateur” nommé par le Gouvernement au sein du Conseil d’administration (1). Cette initiative maladroite vient sans doute un peu trop tôt.
Autre sujet, plus intéressant pour les ayants droits : l’ouverture prochaine des .AU directement sous l’extension (2), qui devrait survenir au 4e trimestre 2019. Une période de « priorité » serait accordée aux titulaires actuels de noms en .COM.AU, .NET.AU etc., qui durerait jusqu’au 1er avril 2020. A suivre !
(1) auDA Quietly Shelves Registry Ambitions After Blowing $200K; Now Seeking To Avoid Government Oversight
http://www.domainpulse.com/2019/05/26/auda-quietly-shelves-registry-ambitions-after-blowing-200k-now-seeking-to-avoid-government-oversight/

CAT (Catalogne): quelques échos du .CAT, qui aurait 109 000 noms en portefeuille et jouirait d’un taux de renouvellement de 83% Selon l’article du registre, 74% des .CAT conduiraient vers des contenus web.
(1) The .cat domain is growing and now includes over 109,110 domains
http://fundacio.cat/en/news/cat-domain-growing-and-now-includes-over-109110-domains

COM: le .COM a franchi les 140 millions de noms le 22 mai dernier (1). Selon l’auteur de la brève, il avait fêté ses 130 millions en novembre 2017. Une étude testant le rapport d’un panel de répondants aux noms de domaine (panel vraisemblablement états-unien) peut contribuer à expliquer cette santé florissante. Selon les résultats obtenus, les noms en .COM ont obtenu le meilleur “indice de confiance”; de plus, lorsque les répondants ne se souvenaient pas du nom de domaine exact, ils prenaient l’extension .COM de préférence à toutes les autres qui leur étaient proposées.
(1) .com zone tops 140 million
http://domainincite.com/24289-com-zone-tops-140-million
The .Com memorability factor
https://domainnamewire.com/2019/05/22/the-com-memorability-factor/

DE (Allemagne) : le stock de .DE a décru en 2018 pour la première fois de l’histoire du TLD, selon un récent rapport de DENIC (1). Mais le registre note que les dépôts réalisés par des étrangers sont en progression : Etats-Unis, Grande-Bretagne et bien sûr les pays germanophones voisins de l’Allemagne.
(1) DE Registrations Down For First Time in 2018, But International Registrations Up
http://www.domainpulse.com/2019/05/13/de-registrations-down-for-first-time-in-2018-but-international-registrations-up/

EU (UE): Eurid a communiqué fin mai sur le calendrier d’entrée en vigueur des nouvelles politiques applicables au .EU (1). Celles-ci seront effectives à compter du 13 octobre 2022, mais la partie relative à l’éligibilité entrera en vigueur dès le 19 octobre 2019. A compter de cette date, tous les citoyens de pays membres de l’UE seront éligibles au dépôt de .EU, même s’ils ne résident pas au sein de l’UE.
Eurid annonce aussi (2, 3) la signature d’un partenariat avec l’EUIPO (EU Intellectual Property Office) permettant la mise en oeuvre d’un service d’alerte en cas de dépôt de .EU liés à des marques enregistrées auprès de l’EUIPO. Ce service ressemble assez à la TMCH existant sous les nTLDs. Il est proposé directement par l’EUIPO.
Troisième point d’actualité, le rappel que tous les noms en caractère cyrilliques déposés sous .EU (extension latine) ont été supprimés le 31/05/19. Les dépôts en caractères cyrilliques restent possibles, mais sous l’extension européenne en cyrillique (4).
Enfin, le communiqué trimestriel d’Eurid (5) met comme toujours l’accent sur les points positifs indéniables de la vie du .EU, tout en escamotant les points plus sombres qui sont détaillés dans le rapport ad’hoc et repris par des observateurs sans pitié (6). Mais ces chiffres décevants sont encore essentiellement attribuables au contexte du Brexit.
(1) Introducing the .eu eligibility to EU citizens
https://eurid.eu/en/news/doteu-eligibility-to-eu-citizens/
(2) EURid inks trademark protection deal for non-trademark owners
http://domainincite.com/24273-eurid-inks-trademark-protection-deal-for-non-trademark-owners
(3) EURid and EUIPO strengthen their collaboration
https://eurid.eu/en/news/eurid-and-euipo-strengthen-their-collaboration/
(4) Cyrillic .eu domain names phase out on 31 May 2019
https://eurid.eu/en/news/cyrillic-dn-phase-out-on-31-may-2019/
(5) Q1 2019 – .eu Extension Records 175 794 New Registrations
https://eurid.eu/en/news/q1-2019-175794-new-doteu-registrations/
(6) .EU Registrations Continue To Drop Due To Brexit Fears
http://www.domainpulse.com/2019/05/22/eu-registrations-continue-to-drop-due-to-brexit-fears/

FR (France): l’Afnic annonce le lancement de FR Performance, service destiné à permettre à ses bureaux d’enregistrement de mieux analyser leurs données d’activité (1). J’ai aussi pubié sur son blog quelques réflexions quant aux modèles économiques des différents segments de nTLDs, et ces cogitations pourront intéresser certains d’entre vous.
(1) Pilotez votre activité et développez vos services grâce à la data
https://www.afnic.fr/fr/l-afnic-en-bref/actualites/actualites-generales/11471/show/pilotez-votre-activite-et-developpez-vos-services-grace-a-la-data.html
(2) Réflexions sur les modèles économiques des « nouveaux TLD »
https://www.afnic.fr/fr/ressources/blog/reflexions-sur-les-modeles-economiques-des-nouveaux-tld-1.html

IE (Irlande): un article intéressant du registre du .IE décrivant les ravages du Brexit pour l’économie irlandaise et les opportunités que représente, pour les entreprises irlandaises, la faculté de trouver des clients dans le monde entier grâce à internet. Elles peuvent ainsi réduire ainsi leur dépendance vis-à-vis des débouchés de plus en plus aléatoires du marché britannique.
(1) Brexit can inspire a sea-change in Ireland’s attitude to digital business
https://www.iedr.ie/blog/brexit-can-inspire-a-sea-change-in-irelands-attitude-to-digital-business/

IO (Territoires britanniques de l’Océan indien) : l’existence du .IO est menacée, comme nous l’avons vu, par une décision de la Cour internationale de justice stipulant que les territoires concernés soient restitués à leurs habitants originels, chassés en 1968 pour permettre l’installation d’une base navale américaine (1, 2). Les politiciens britanniques semblent divisés sur la conduite à tenir, le gouvernement en place se souciant comme d’une guigne de la Cour internationale de justice et des exilés, tandis que ses adversaires se montrent comme de juste soucieux de mettre fin à une situation difficile à justifier du point de vue humain. Ainsi, si le pouvaoir venait à changer de mains – et si les opposants devenus gouvernants voulaient bien se souvenir de leurs généreuses prises de positions – les territoires britanniques de l’Océan indien pourraient bien disparaître, entrainant théoriquement la suppression du TLD correspondant. Mais fait-on disparaître comme cela une extension de 400 000 noms de domaine ? Un intéressant dossier en perspective.
(1) Future of .io domains has become party-political issue in the UK
http://domainincite.com/24236-future-of-io-domains-has-become-party-political-issue-in-the-uk
(2) Future of .io becomes a political issue
https://cctld.ru/en/news/digest/detail.php?ID=13038

NG (Nigeria): évolution dans la gouvernance du .NG (1), avec un désengagement du Gouvernement du contrôle direct de la gestion de l’extension. Celle-ci, qui était déjà techniquement gérée par la NITDA (National Information Technology Development Agency) sera à présent entièrement sous la responsabilité de cette agence.
(1) Nigerian Government Hands .NG Reins to NIRA As Growth Continues
http://www.domainpulse.com/2019/05/06/nigerian-government-hands-ng-reins-to-nira-as-growth-continues/

ORG: les précautions d’Afilias visant à être autorisée à augmenter les tarifs des legacy TLDs qu’elle gère se sont traduites en échauffourée autour du .ORG. Ce TLD est particulièrement “sensible” à plusieurs points de vue. Le premier est naturellement son orientation marketing, qui en ciblant les structures à but non lucratif ne prêche pas en faveur d’une gestion de l’extension elle-même trop orientée vers le profit, d’autant plus que par nature les titulaires de .ORG ont parfois des trésoreries assez tendues. A ces considérations d’image et de finances s’opposent les intérêts bien compris du registre PIR, et derrière lui de l’Internet Society à laquelle il reverse une large part de ses profits afin de financer celle-ci (1). Les anciens parmi vous se souviennent peut-être des conditions dans lesquelles le .ORG fut redélégué de Network Solutions / Verisign à PIR. Il y eut bien, formellement, un appel à candidatures, mais l’on vit assez vite des articles de presse dans lesquels les dirigeants de l’Internet Society se demandaient à voix haute “Why not ISOC?”. La réponse était dans la question dès lors que ces dirigeants étaient aussi les pères fondateurs de l’ICANN…
Ce n’est pourtant pas l’ISOC, mais probablement Afilias qui est à l’origine de ces “précautions”. Anticipant une baisse continue du stock de .ORG, l’opérateur technique vise à protéger ses bénéfices en calculant simplement que s’il y a moins de noms en portefeuille dans l’avenir, il faudra augmenter les tarifs pour conserver le même profit à l’arrivée. Cette mesure de saine gestion suscite assez naturellement une levée de boucliers dans la communauté ICANN, aussi bien pour le .ORG que pour les autres TLDs cherchant à se donner plus de souplesse sur leurs tarifs (2, 3). Aux titulaires inquiets se joignent même des registrars orientés low-cost dont le modèle économique pourrait être impacté par une revalorization des prix (4). Dans la plus pure tradition, un courier a été adressé à l’ICANN pour manifester l’opposition de “milliers” de structures à but non lucratif (5, 6). Mais les alliés de l’ISOC et d’Afilias sont puissants au sein de l’organisme californien: en témoigne une position du Non-commercial Stakeholders Group qui, au lieu d’abonder dans le sens des intérêts de ceux qu’il est censé représenter, se prononce en faveur de l’augmentation des tarifs de 10% par an – tout en stipulant que le “plafond d’augmentation” devrait être conservé (7). Cette subtilité étant par trop byzantine pour convaincre qui que ce soit, PIR se sentit obligé de “rassurer” la communauté en indiquant d’abord qu’il n’avait “aucun projet d’augmenter les prix” (8, 9), avant de revoir sa copie en proclamant qu’il “ne les augmenterait pas de manière irraisonnable” (10).
Le suspens n’est pas vraiment de mise dans cette lutte du pot de terre (les titulaires) contre le pot de fer (les intérêts financiers de l’ISOC, d’Afilias et de l’ICANN). L’incident est toutefois intéressant en ce qu’il montre une nouvelle fois les failles de ce système où tout est prétendûment “consensus based” et “bottom up”, sauf lorsque les enjeux opposent “l’appareil” de la gouvernance et les acteurs du marché à la “communauté” privée de tout pouvoir réel (titulaires et utilisateurs, et parfois gouvernements, qui prétendent volontiers de leur côté représenter les deux précédentes catégories, ce qui est une autre histoire).
(1) How ICANN uses the .Org registry to fund the Internet Society
https://domainnamewire.com/2019/04/24/how-icann-uses-the-org-registry-to-fund-the-internet-society/
(2) Say “No” to unlimited price increases on .org, .info, .biz and .asia domains!
https://onlinedomain.com/2019/04/24/domain-name-news/say-no-to-unlimited-price-increases-on-org-info-biz-and-asia-domains/
(3) ICA rallies the troops to defeat .org price hikes. It won’t work
http://domainincite.com/24171-ica-rallies-the-troops-to-defeat-org-price-hikes-it-wont-work
(4) Namecheap opposes domain name price increases
https://onlinedomain.com/2019/04/26/domain-name-news/namecheap-opposes-domain-name-price-increases/
(5) Non-Profit Organizations Send Joint Letter to ICANN Opposing the Removal of .org Price Caps
http://www.circleid.com/posts/20190429_non_profit_organizations_oppose_the_removal_of_dot_org_price_cap/
(6) .org price anger comments top 3,000 as non-profits weigh in
http://domainincite.com/24177-org-price-anger-comments-top-3000-as-non-profits-weigh-in
(7) Non-coms say .org price cap should be RAISED
http://domainincite.com/24209-non-coms-say-org-price-cap-should-be-raised
(8) PIR says it has no plans to raise .org prices
http://domainincite.com/24219-pir-says-it-has-no-plans-to-raise-org-prices
(9) An Open Letter to the .ORG Community
https://pir.org/an-open-letter-to-the-org-community/
(10) We Will Not Raise Prices Unreasonably, Says .ORG Operator
http://www.circleid.com/posts/20190507_we_will_not_raise_prices_unreasonably_says_dot_org_operator/

PL (Pologne): le NASK annonce la mise en place d’un système de Registry Lock sous .PL (1).
(1) PL Domains Get Safer With Registry Lock
http://www.domainpulse.com/2019/05/01/pl-domains-get-safer-with-registry-lock/

RU (Russie) : de nouvelles politiques pour les .RU et .РФ sont entrées en vigueur le 23 mai dernier (1). Les changements « contribueront à améliorer la sécurité […] assurer l’intégrité, la continuité, la stabilité, la durabilité, et la sécurité de l’infrastructure internet nationale russe, en empêchant l’utilisation du DNS à des fins illégales ».
(1) New version of the rules of .ru and .рф domain name registration comes into force
https://cctld.ru/en/news/news_detail.php?ID=13062

TR (Turquie) : le .TR a été redélégué de l’Université qui le gérait depuis sa création à l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication qui dépend directement du Gouvernement.
(1) Turkish government takes over ccTLD
http://domainincite.com/24230-turkish-government-takes-over-cctld

WEB: le conflit entre Afilias, l’ICANN et Verisign autour du .WEB a connu quelques nouveaux rebondissements. On se souvient que Verisign a obtenu le .WEB lors d’enchères organisées par l’ICANN en se servant d’un “faux-nez”, Nu Dot Co, qui a candidaté à sa place. Ce genre d’accord serait apparemment contraire aux règlements de l’ICANN, bien que Verisign n’ait pas été la seule à y recourir. Et l’ICANN ne paraît pas avoir voulu priver ce bon client d’une extension acquise 135 millions de $. Le “rebondissement” porte sur le fait que des conclusions fournies par l’ICANN auraient soigneusement omis de mentionner le contrat liant Verisign à Nu Dot Co, contrat pourtant communiqué aux parties en décembre dernier. Plusieurs parties de cette affaire semblent manifestement manquer d’honnêteté, ce qui n’est pas fait pour redorer le blason des acteurs du marché comme de la Gouvernance de l’Internet.
(1) ICANN redacts the secrets of Verisign’s .web deal
http://domainincite.com/24265-icann-redacts-the-secrets-of-verisigns-web-deal

XXX: MMX, qui a acquis ICM Registry et se trouve donc à la tête d’une brochette d’extensions “pour adultes”, envisage de proposer un système de “blocage” permettant aux ayant droits d’empêcher les dépôts de noms liés à leurs marques sous ces TLDs. Ces extensions faisant peu recette du fait de leur caractère spécifique, les dépôts défensifs étaient une manne sur laquelle les registres comptaient pour équilibrer leurs comptes. Mais lesdits dépôts n’ont pas été au rendez-vous, les ayants-droits se fatiguant de protéger leurs marques dans un nombre croissant d’extensions. La solution de remplacement – vendre des services empêchant les dépôts de noms – est un pis-aller mais qui a de bonnes chances de fonctionner dès lors qu’il est correctement tarifé. A suivre!
(1) Brand-blocking service plotted for porn gTLDs
http://domainincite.com/24254-brand-blocking-service-plotted-for-porn-gtlds

Samedi 1 Juin 2019
Loic Damilaville
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