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Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville


Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

Vie des extensions - Mars 2020



COM : un expert analyse (1) les conséquences possibles de la hausse des prix du .COM sur les grands domainers. Face à l’augmentation de leurs frais fixes, ces « large portfolio owners » n’ont qu’une alternative : soit alléger ces charges en abandonnant des noms ou en vendant à vil prix les moins intéressants, soit augmenter le prix moyen auquel eux-mêmes revendent les « beaux » noms qu’ils détiennent. L’auteur conclut raisonnablement que les stratégies combineront en réalité ces deux facteurs. Son analyse datant d’avant la pandémie, il ne prend pas en compte la possible raréfaction des transactions, qui heurterait de plein fouet la seconde branche de l’alternative. Et encore : il n’évoque ici que le cas de portefeuilles de 1 million de noms, pouvant se permettre de jouer sur la loi des grands nombres. La situation de domainers de plus petite taille, possédant sans doute aussi des portefeuilles de moindre qualité, est pire. A court terme en tout cas, une bonne nouvelle : Verisign annonce qu’il n’y aura aucune hausse de ses tarifs en 2020, « même si elle y est autorisée » (2)
(1) What impact will increased .com prices have on domain investing?
https://domainnamewire.com/2020/02/27/price-increases-investing/
(2) Breaking: Verisign won’t raise .com prices this year
https://domainnamewire.com/2020/03/25/breaking-verisign-wont-raise-com-prices-this-year/

IL (Israël) : les noms de domaine en .IL peuvent à présent être enregistrés pour une durée allant jusqu’à 5 ans, contre 2 auparavant. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2020.
(1) .IL Now Allows Registrations Up To 5 Years
http://www.domainpulse.com/2020/03/16/il-now-allows-registrations-up-to-5-years/

NO (Norvège) : le registre norvégien a mis en ligne de nombreuses données statistiques concernant son TLD (1). On constate ainsi que celui-ci a connu une croissance ininterrompue depuis 1999, étant aujourd’hui proche des 800 000 noms. En termes d’enregistrements, la meilleure année a été 2017, avec un déclin marqué en 2018 et 2019. Sur la base de 119 000 créations et de stocks de 765 000 noms fin 2018 et de 782 000 noms fin 2019, nous pouvons calculer rapidement les indicateurs clefs de performance du TLD. Le taux de création est de 119/782 = 15%, soit un niveau plutôt faible (le .COM est à 24%). Le taux de conservation est de 782 – 119 = 663/765 = 87%, l’un des plus élevés parmi les ccTLDs. Le profil du .NO est donc celui d’un TLD en pleine maturité, dont la dynamique tend à s’effriter, et qui repose de plus en plus complètement sur son stock de noms déjà déposé.
(1) Statistics about Norwegian domain names
https://www.norid.no/en/aktuelt/nokkeltall-om-norske-domenenavn/

NZ (Nouvelle Zélande) : le registre du .NZ a augmenté ses tarifs (1) aux bureaux d’enregistrement de 20%, passant de 1,25$ neo-zélandais à 1,5$. Cette décision fait suite à une concertation menée en 2019 et à une étude de fond sur le marché néo-zélandais. Selon le communiqué (2), le registre a été conduit à cette analyse par le déclin de son TLD : celui-ci est en effet passé de 719 000 noms en 2018 à 709 000 en 2019, une situation de moins en moins exceptionnelle (3). Sur ce marché parvenu à maturité et face à un stock en perte, l’option la plus simple, même si ce n’est pas la seule, reste d’augmenter les tarifs pour protéger la santé financière du registre.
(1) .nz wholesale domain fee change announced
https://internetnz.nz/news/nz-wholesale-domain-fee-change-announced
(2) Domain name trends in a maturing market
https://internetnz.nz/blog/domain-name-trends-maturing-market
(3) Many TLDs Facing Increasing Requirements And Reduced Growth, And For One, .NZ, Leads To Registry Fee Increase
http://www.domainpulse.com/2020/03/01/many-tlds-facing-increasing-requirements-and-reduced-growth-and-for-one-nz-leads-to-registry-fee-increase/

PL (Pologne) : à l’instar du .NZ, le .PL traverse lui aussi une période compliquée, avec une perte de 2% de son stock au 3e trimestre 2019 (1). Mais dans son cas il s’agit d’une crise de transition entre un modèle traditionnellement favorable aux domainers, induisant une forte volatilité, et un modèle plus « classique ». Le TLD pâtit donc en ce moment de taux de renouvellement toujours bas, mais en progression grâce à la formation d’un « socle » de noms plus pérennes.
(1) .PL Another TLD Facing Challenges Finding Growth
http://www.domainpulse.com/2020/03/06/pl-another-tld-facing-challenges-finding-growth/

PS (Etat palestinien) : alerte sur le .PS, un « phisher » ingénieux ayant utilisé le nom de domaine http.ps pour se livrer à ses coupables activités.
(1) Phishing scam uses #Palestinian domain name http.PS
https://domaingang.com/domain-crime/phishing-scam-uses-palestinian-domain-name-http-ps/


Samedi 28 Mars 2020
Loic Damilaville
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