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Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville


Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

Vie des extensions - juin 2020



AMAZON : le .AMAZON est né, avec quelques sites web actifs à ce jour (1). Il ne pourra être utilisé que par la société Amazon. Les gouvernements de la région amazonienne ont apparemment tenté une dernière offensive, mais sans résultats.
(1) Amazon finally gets its dot-brands despite last-minute government plea
http://domainincite.com/25562-amazon-finally-gets-its-dot-brands-despite-last-minute-government-plea

CA (Canada) : à l’instar de beaucoup d’autres registres, le CIRA a enregistré une performance remarquable en mai (1) : ce serait le meilleur mois en termes de créations de .CA depuis la création du registre en 1998.
(1) Canada’s .ca domains have record month
https://domainnamewire.com/2020/06/10/canadas-ca-domains-have-record-month/

EU (UE) : Eurid a publié son rapport annuel 2019 (1). Les points clefs de l’actualité du registre en 2019 ont été :
• extension of its Service Concession Contract with the European Commission
• the publication of the new .eu Regulation scheduled to enter into force in October 2022
• the launch of the updated eligibility criteria allowing EU citizens to register a .eu domain name independently of their residency
• the introduction of the .ευ (.eu in Greek) after nearly a decade since its application within ICANN
• the official start of the APEWS system to prevent possibly abusive registrations.
Eurid a par ailleurs mis à jour sa page de suivi concernant le Brexit (2). Pour l’instant, les deux dates butoir sont le 1er janvier 2021 pour la fin des enregistrements par des structures et personnes britanniques, et le 1er janvier 2022 pour le début de la suppression des noms de domaine dont les titulaires ne seront plus éligibles.
(1) EURid reveals its 2019 Annual Report
https://eurid.eu/en/news/2019-annual-report/
(2) Brexit update 03.06.2020
https://eurid.eu/en/news/brexit-update-03-06-2020/

IO (Territoires britanniques de l’Océan indien) : intéressante analyse sur les causes possibles du grand succès du .IO auprès des domainers et des « start-upers ». Certaines des raisons mises en avant paraissent assez convaincantes, notamment l’influence de Google et le fait que les lettres I et O se suivent sur les claviers. D’autres porraient être sources d’inspiration pour certains registres :
• In the coding world IO is the standard abbreviation for input-output.
• The scarcity of high quality single-word .com domain names at prices within the range of many startups left open the door for other extensions.
• The fact that the .io extension has, as I understand it, always carried a higher price than most extensions, has perhaps helped protect its reputation. Also, the registry imposed a ban on any sex-related use in the extension. The Spamhaus score for the extension is a superb 0.01, with only 0.3% of active sites abusive. Deep discounting can hurt an extension.
• I think the pleasing and upbeat sound of the extension when spoken may have subliminally helped it.
• On a QWERTY keyboard the I and O keys are next to each other and near the position of the right hand.
• Early on Google designated .io as a generic country code. That favoured the extension over regional country codes in global search algorithms.
• While a country code extension, the fact that it is a region with no current permanent population may be helpful. It is freed from possible negative events or political decisions, although see the storm clouds section below.
• There were a few early high profile adopters of the extension, such as the first registrant, Levi Strauss and Co. This helped the extension get noticed, and influenced others to give it a try.
• Use of the extension by popular coder sites helped with familiarity of the extension among tech startup owners.
• The domain hack possibilities probably account for a bit of the interest in the extension, but is not a major factor.
(1) Why is the .IO Extension So Popular?
https://www.namepros.com/blog/why-is-the-io-extension-so-popular.1193757/

JP (Japon) : le JPRS a publié son rapport 2019 (1). Quelques statistiques fournies au sujet du .JP indiquent que le ccTLD était à 1,6 millions de noms début 2020, dont les deux tiers « classiques » et un bon tiers déposés dans des sous-extensions géographiques.
(1) English Version of "JP Domain Name Registry Report 2019" Posted
https://jprs.co.jp/en/topics/2020/200619.html

NL (Pays-bas) : dopé par les effets du confinement, le .NL a franchi le seuil des 6 millions de noms. Un beau succès ! Le bond de 2020 par rapport à la tendance des années précédentes est très visible.
(1) .nl now has 6 million registered domain names
https://www.sidn.nl/en/news-and-blogs/nl-now-has-6-million-registered-domain-names

ORG : un article (1) se fait l’écho des comptes de PIR, registre du .ORG, en 2019. Ceux-ci sont particulièrement intéressants dans le contexte de l’échec du rachat de PIR par Ethos Capital et des déclarations des dirigeants de l’ISOC concernant la situation fâcheuse du registre. On voit en effet que le .ORG a généré 95 millions de $ de chiffres d’affaires, pour un résultat opérationnel de 60 millions de $. Oui, la marge opérationnelle de PIR est de plus de 60% ! Ce qui surprend chez une structure à but non lucratif dont les tarifs devraient être orientés vers les coûts… Elle perd pourtant beaucoup d’argent : l’ISOC a ponctionné 67,5 millions de $ dans ses caisses en 2019, ce qui conduit à un déficit net de 7,5 millions de $ en grandes masses, lesquels s’ajoutent aux dettes de 33 millions de $ mentionnées dans un précédent DNS News. Ces données sont d’autant plus intéressantes que 2019 fut pour l’ISOC une année « normale », où il n’y avait pas de raison particulière de se priver de la manne du .ORG. Et ces 60 millions de $ sont l’enjeu des probables débats actuels au sein de l’organisation. D’un côté, l’ISOC peut sans doute difficilement s’en priver à très court terme. De l’autre, ils représentent la somme considérable qui pourrait être consacrée à la promotion du TLD ou à la réduction des tarifs (cette solution étant évidemment illusoire). L’autre option, c’est naturellement que l’ISOC oublie les déclarations de ses dirigeants concernant la situation de PIR, que l’ICANN se rendorme et que rien ne change. Ce ne serait pas la première fois que cela se produirait…
(1) .Org generated $95 million revenue last year
https://domainnamewire.com/2020/06/19/org-generated-95-million-revenue-last-year/

PK (Pakistan) : un article (1) sur le développement de l’Internet au Pakistan. Le .PK n’est pas mentionné, il s’agit plutôt d’un panorama des usages.
(1) The Internet landscape in Pakistan
https://blog.apnic.net/2020/06/15/the-internet-landscape-in-pakistan/

SA (Arabie saoudite) : le processus d’accréditation des registrars pour le .SA a débuté (1). Il serait intéressant de savoir si cette évolution préfigure une ouverture plus générale de ce ccTLD.
(1) CITC launched the first application phase of accrediting registrars for Saudi domain names
https://www.nic.sa/en/view/news_180

SI (Slovénie) : le registre slovène s’interroge à haute voix (1) sur une question que se posent la plupart de ses homologues : dans quelle mesure peut-il lutter contre les dépôts « abusifs » dans son TLD ? Un parorama intéressant (pour les tiers) de cette problématique vue par les yeux d’un registre expliquant les limites légales de sa marge de manœuvre.
(1) How can Registry .si help prevent abuse of .si domain names ?
https://www.register.si/test-eng/?lang=en_US

SS (Soudan du Sud) : il est bien triste pour le Soudan du sud que le .SS lui ait été attribué. Bien qu’il soit « logique » d’un point de vue administratif, on aurait pu souhaiter meilleur ambassadeur à ce pays pour se faire connaître sur la scène mondiale. Et d’un autre côté, tous les articles insistant à l’envi sur les souvenirs sinistres liés à cet acronyme (1) rempliraient sans doute d’aise les fondateurs de l’Ordre noir, qui fait ainsi toujours parler de lui 75 ans après sa destruction officielle. Heureusement que « NKVD » est en 4 lettres : il ne risque pas d’échoir par mégarde à un futur pays…
(1) World’s youngest country launches its Nazi-risk TLD next week
http://domainincite.com/25553-worlds-youngest-country-launches-its-nazi-risk-tld-next-week

TH (Thaïlande) : le registre du .TH organise en ce moment (1) son 2e round d’enregistrements de noms directement sous .TH (2). Les candidatures peuvent lui être adressées jusqu’au 31 juillet.
(1) Second round of second level .th release underway
https://goldsteinreport.com/second-round-of-second-level-th-release-underway/

UK (Royaume-Uni) : une brève de Nominet (1) indique que le nombre de litiges sous .UK est resté assez stable au cours des 10 dernières années, et surtout très faible : 0,007% des noms déposés en 2019.
(1) .UK domain name disputes stay flat for the past 10 years
https://onlinedomain.com/2020/06/10/domain-name-news/uk-domain-name-disputes-stay-flat-for-the-past-10-years/

ZA (Afrique du sud) : ZADNA, registre du .ZA, a initié un appel à commentaires autour des tarifs du .ZA : convient-il de les augmenter ou bien de les réduire ? Apparemment deux systèmes de facturation coexistent, 97,5% des noms étant gérés via EPP et facturés moins de 3$, et le solde étant géré de manière traditionnelle et facturés 7$. Ces prix sont assez faibles et l’on comprend la motivation du registre à se donner un peu d’oxygène, d’autant plus que l’élasticité-prix des noms de domaine est très faible à ce niveau de tarifs.
(1) South Africa might raise, or lower, some wholesale domain fees
http://domainincite.com/25560-south-africa-might-raise-or-lower-some-wholesale-domain-fees



Vendredi 26 Juin 2020
Loic Damilaville
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