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Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville


Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

WHOIS et OPOC



Le 14 septembre dernier, le GNSO – qui réunit les registres d’extensions génériques – a publié un avis sur les évolutions proposées concernant le whois (1). Ceux qui suivent le dossier en pointillé se voient rappeler que le processus actuel a démarré en juin 2005, la Whois Task Force du GNSO ayant rendu son rapport final en mars 2007. Ce rapport propose la création d’un « OPOC » - « Operational Point Of Contact » qui serait comme son nom l’indique le point de contact officiel et unique pour tout nom de domaine, remplaçant les contacts technique et administratif. Les coordonnées du titulaire seraient alors masquées, permettant de préserver les données personnelles des titulaires personnes physiques.
Notons que l’idée de fusionner les contacts technique et administratif semble montrer que les experts de la Whois Task Force n’ont jamais eu à gérer un nom de domaine de leur vie : si l’option était retenue, l’OPOC serait sans doute par défaut le bureau d’enregistrement pour des raisons opérationnelles, livrant le titulaire au bon vouloir de son prestataire dès qu’il voudrait faire quoique ce soit sur son nom de domaine – y compris changer de prestataire.
A la suite de ce rapport, le Conseil du GNSO a créé un Whois Working Group pour se pencher sur trois questions liées à la mise en place de l’OPOC :

- examiner les rôles, responsabilités et exigences à l’égard de l’OPOC, et ce qui se passe si celui-ci ne les remplit pas ;

- examiner comment les tiers détenteurs d’intérêts légitimes pourront accéder aux données non publiées (celles du titulaire, qui peut être un cybersquatter profitant de l’anonymisation de ses coordonnées)

- examiner dans quelle mesure la publication des données du titulaire pourrait être fonction de la nature de ce titulaire : les données des personnes physiques seraient ainsi masquées tandis que celles des personnes morales resteraient publiques

Trois questions très pertinentes et que se posent de nombreux registres. Le Whois Working Group a publié son rapport le 20 août dernier (2), celui-ci étant soumis à commentaires jusqu’au 30 octobre 2007.
(1) GNSO Consideration of Proposed Changes to WHOIS
http://www.icann.org/announcements/announcement-2-14sep07.htm
(2) The Whois Outcomes Working Group Report
http://gnso.icann.org/drafts/icann-whois-wg-report-final-1-9.pdf
Pour ceux qui s’intéressent aux “racines” du dossier whois, voici une présentation globale de l’histoire de cette problématique et une analyse de la « gouvernance » de ce service :
The DNS as a Tool for Global Identity Policy: WHOIS, ICANN, and Global Internet Governance
http://web.si.umich.edu/tprc/papers/2007/752/TPRC-WHOIS-DRAFT4.htm


Dimanche 30 Septembre 2007
Loic Damilaville
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