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  <title>DNS News</title>
  <description><![CDATA[DNS News est une lettre mensuelle et gratuite consacrée à l'actualité de la gouvernance de l'Internet et des noms de domaine dans le monde.
DNS News is a monthly free newsletter dedicated to Internet governance and domain names news all over the world.]]></description>
  <link>https://www.wmaker.net/DNSNEWS/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2018-04-26T23:12:06+02:00</dc:date>
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   <title>Edito mars 2018 : entre le RGDP demain et le prochain « Round » dans 3 ans… au mieux</title>
   <pubDate>Sat, 31 Mar 2018 10:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loic Damilaville</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses générales]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Etat statistique des nTLDs au samedi 31/03/18 (données publiées)       <br />
              <br />
       Notre tableau de suivi des nTLDs montre que les nTLDs ont repris un peu de forces en mars, avec un solde positif de 0.5 million de noms. Le nombre de noms utilisés est lui aussi en progression, bien que l’amplitude de ses variations d’un mois sur l’autre incite à le prendre avec réserve. Plus fiable pour évaluer la tendance, la moyenne sur 6 mois du taux d’utilisation repasse en mars à 24%, ce qui est encourageant.       <br />
              <br />
              <br />
       NTLDs : même pas de lumière au bout du tunnel       <br />
              <br />
       La situation des nTLDs est pour le moins inconfortable et incompréhensible dans la mesure où des analyses biaisées semblent faire tache d’huile sur les perceptions qu’ont les acteurs du marché des noms de domaine dans son ensemble.       <br />
       Il ne paraît pourtant pas aberrant de voir des nTLDs « faire faillite » au plan économique, ou même être abandonnés par leurs délégataires comme cela a été le cas de 3 .CORPS encore récemment (1). D’une part, il aurait été magnifique de voir les 700 et quelques nTLDs géographiques et génériques être tous des succès ; même le venture capitalist le plus téméraire n’aurait pas osé y rêver. D’autre part, la vie des entreprises fait que leurs priorités – et parfois leurs noms – changent et rendent obsolètes ce qui était hier d’une importance stratégique.        <br />
       Comme le rappelle avec raison un expert (2), la diversité est au rendez-vous et une appréciation des succès sur le seul volume n’est en général pas pertinente : le taux d’utilisation, le taux de renouvellement, la dynamique commerciale (qui montre l’appétence continue du public pour le TLD) sont des indicateurs plus intéressants.        <br />
       La morosité régnant – sans doute à tort pour beaucoup – autour des nTLDs pousse les acteurs à développer des analyses contradictoires, que nous avons déjà vu fleurir au 1er Round. Les uns, s’appuyant cette fois sur les volumes, y trouvent matière à confirmer leurs appréhensions de jadis ; les autres préfèrent « libérer » le marché le plus vite possible et lui laisser le soin de faire le tri entre les extensions plébiscitées par le public et celles qui seront condamnées à vivoter ou à disparaître. D’autres encore n’ont pas ce genre de préoccupations économiques mais voudraient que les erreurs commises lors du 1er Round ne soient plus répétées, notamment en termes de protection des droits des tiers.        <br />
       Comme toujours à l’ICANN, il existe autant d’avis que de parties prenantes, et bien que cette situation soit fondamentalement saine, elle est aussi à l’origine de délais rendant difficile à prévoir l’horizon de concrétisation des travaux. Un « calendrier optimal » a ainsi été diffusé lors de la réunion de Porto Rico (3), plaçant au 1er trimestre 2021 le début de la période d’envoi des dossiers – dans le meilleur des cas. L’expert se faisant l’écho de ce calendrier a beau jeu de s’interroger sur l’efficacité d’une structure qui pourrait avoir mis une décennie à digérer le premier appel à candidatures et à en organiser un second.       <br />
       « Une décennie » semble en effet bien long dans le monde internet et l’on peut comprendre que l’approche « par rounds » soit contestée. Mieux vaudrait en effet un flux continu que ces grandes ouvertures décennales, qui d’ailleurs mélangent des projets de nature fort différentes. S’il peut être justifié de ménager à plusieurs acteurs la possibilité de concourir pour un TLD générique, ces précautions semblent absurdes lorsqu’il s’agit d’un .CORP et ici de simples mécanismes d’objection / opposition pourraient être mis en œuvre afin de fluidifier le processus pour tous les projets ne prêtant pas à discussion.       <br />
       L’un des grands problèmes de l’ICANN est qu’elle continue à considérer les « nouveaux TLDs » comme un tout monolithique, alors qu’une approche segmentée serait une solution apportant souplesse et pertinence à travers un traitement différencié.       <br />
       Voulant s’épargner la difficulté de gérer plusieurs « régimes juridiques », l’ICANN complexifie paradoxalement le traitement de ce sujet. On a d’ailleurs du mal à cerner ses motivations : peut-être pourrait-elle elle-même sortir de cette impasse si elle possédait une vision de sa mission en lien avec l’élargissement de l’espace de nommage. En réalité on peut se demander si « l’agenda » de l’ICANN n’est pas plutôt dicté par la crainte de voir « trop » d’extensions dans la racine (1000 par an, a décrété le SSAC), par l’angoisse de procédures judiciaires toujours possibles et par diverses pressions, plus difficiles à cerner, de groupes d’intérêts gouvernementaux ou privés s’opposant avec plus ou moins de virulence à de « nouvelles expériences ».       <br />
              <br />
              <br />
       Le budget de l’ICANN comme toujours en débat       <br />
              <br />
       Bien qu’un tantinet arides, les discussions financières nous placent au cœur des choses dans la mesure où l’ICANN est obligée, pour présenter un budget, de donner sa vision de l’évolution du marché et des processus en cours.       <br />
       La copie proposée à Porto-Rico n’a pas manqué de faire bondir les experts sur ces deux aspects. D’un côté, l’ICANN se montrerait encore trop optimiste en matière de revenus (4), fondant ses estimations sur des projections qui ne seraient pas alignées avec celles des [grands] acteurs du marché. A ce sujet, on a du mal à partager la morosité de ceux-ci dans la mesure où les récents rapports de Verisign et du CENTR démontrent que le marché va plutôt bien. Il est certain que les nTLDs ne vont pas aussi bien, mais avec leurs 23 millions ils ne représentent qu’une fraction marginale du marché des noms de domaine dans son ensemble.        <br />
       L’autre aspect, celui des processus en cours, donne aussi lieu à contestations puisque l’ICANN aurait sabré dans ses dépenses les moyens initialement prévus pour mettre en œuvre le « prochain round » (5). Ce choix budgétaire est hautement politique, car il admet en creux que les débats n’auront débouché sur rien de concret d’ici à la fin de l’année prochaine.       <br />
       Comme il se doit, des suggestions sont faites à l’organisme californien de songer à réduire ses dépenses de personnel (6, 7), plutôt que de chercher à augmenter son « Fonds de réserve » (8) ou à sabrer dans des « key areas » dont la nature varie selon l’émetteur de chaque suggestion. Les frais de personnel (au sens large, incluant salaires, bonus, frais divers…) sont particulièrement en ligne de mire. Et l’on peut en effet s’étonner du fait que les employés de l’ICANN soient 400 et en passe d’être 425, ce qui, d’un point de vue strictement mathématique, représente environ 1 personne pour 3 TLDs (hormis les ccTLDs qui ne sont pas gérés par l’ICANN autrement que dans le cadre de la fonction technique IANA).        <br />
       Des experts motivés pourraient analyser les documents ICANN pour comprendre comment se répartissent ces 400 personnes et leur raison d’être. L’impression qui se dégage est que celles-ci sont embauchées pour permettre à l’organisation de faire face à des obligations qu’elle s’est elle-même créées, et qu’en suivant ce train elle finira par absorber l’essentiel de la valeur ajoutée du marché des noms de domaine, compte tenu des dépenses que ses politiques induisent aussi chez les différentes parties prenantes du secteur. Nous sommes bien loin d’un libéralisme effréné, ce qui en rassurera certains et en inquiétera d’autres… Mais il est patent qu’une dérive a eu lieu depuis des années, que le gouvernement américain qui aurait pu y mettre le holà a préféré fermer les yeux et qu’il ne faut pas trop compter sur les membres du Board, responsables de la bonne santé de l’organisation, pour réduire ses ressources et engager ainsi leur responsabilité en cas de défaillance.       <br />
       Un adage boursier prétend que « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ». Dans le cas du budget de l’ICANN, il est permis de se demander jusqu’où la situation du marché lui permettra de monter. Car même si le .COM se porte bien, toute augmentation du budget de l’ICANN rend celle-ci plus dépendante de Verisign qui parviendra bien un jour à justifier une augmentation du tarif du .COM pour protéger ses marges.        <br />
       Ces augmentations avaient été envisagées – au niveau des frais annuels ICANN en tout cas (9). Mais curieusement l’option privilégiée a été de ponctionner le reliquat des frais de dossier ICANN de 2012 (80 millions de $) ainsi que le produit des enchères sur les nTLDs (236 millions de $), argent dont l’organisme n’a jamais trouvé quoi faire. On en conclura que ces « pelotes » constituées depuis 2012 profitent en définitive à Verisign, principal bénéficiaire du « gel » des frais ICANN avec ses 150 millions et quelques de noms de domaine, mais aussi aux titulaires de noms qui, sans cela, pourraient devoir payer plus cher leurs .COM. C’est une manière d’acheter provisoirement la paix, sur le dos de ceux qui ont candidaté en 2012 ou acquis un TLD aux enchères.       <br />
              <br />
       RGDP : peu d’avancées à Porto-Rico       <br />
              <br />
       En dépit de l’échéance imminente de l’entrée en vigueur du RGDP, les discussions ICANN sur le scénario à privilégier en matière de gestion du WHOIS ne paraissent pas avoir avancé à Porto-Rico (10). Selon le témoignage d’un expert :       <br />
              <br />
       « Earlier today, ICANN’s CEO and General Counsel joined other community members to discuss ICANN’s proposed interim compliance model. As feared, it is now evident that ICANN does not have a clear path forward to grant access to WHOIS data once their interim model is put in place. There remain no details of how parties wishing access will be accredited, when that will happen, and who will do the accrediting (other than a rather bizarre suggestion that the Government Advisory Committee should be roped into making such decision). ICANN’s lack of detail and apparent plan is leading to fears that some raised of a coming WHOIS blackout—and all of the resultant online crime that will follow—if criminals know that law enforcement and private parties enforcing rights won’t be able to determine their identity ».       <br />
              <br />
       Ce passage est cité in extenso car il résume assez bien la question: incapacité de la « communauté ICANN » à adresser les détails dans des délais courts, déclarations anxiogènes quant au profit que tireront les cybercriminels d’une « disparition » du WHOIS. Les articles continuent d’abonder sur la question, sans apporter de choses vraiment nouvelles (11-16) sinon l’intéressante réaction du gouvernement américain à la tentative faite par l’ICANN de laisser au GAC (Government Advisory Comittee) le soin de décider quels devraient être les bénéficiaires d’un accès étendu au WHOIS. Washington se serait parée de ses plus beaux principes pour promouvoir une “auto-régulation” contre laquelle elle luttait encore bec et ongles il n’y a pas si longtemps…       <br />
              <br />
       « It should instead be a self-regulatory effort with groups that have a legitimate need for such information working together to create their own accreditation system, the USG rep argued”.       <br />
              <br />
       Ce petit jeu autour d’une « patate chaude » se passe de commentaires.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Questions diverses       <br />
              <br />
       Il m’a paru important d’évoquer pour vous trois points supplémentaires, sans pouvoir les rattacher aux autres sujets.       <br />
              <br />
       Le premier concerne les attaques reposant sur des noms de domaine dits « homoglyphes » (18), c’est-à-dire mélangeant des caractères ASCII à des caractères IDN mais visuellement très proches de la lettre ASCII, par exemple le « o » en cyrillique. Dans l’exemple, « ca.com » peut tout-à-fait être en réalité « sa.com » mais en caractères cyrilliques, le « s » cyrillique se transcrivant à l’égal d’un « c » latin. Cette pratique tend à se répandre avec d’autant plus de facilité qu’elle est indétectable par l’utilisateur non averti, et que les outils de monitoring capables d’alerter les ayants droits sur des dépôts abusifs de noms homoglyphes ne sont pas légions.       <br />
              <br />
       Le second (19) cite le cas hélas très répandu d’une entreprise ayant fait confiance à un tiers au moment de la mise en place de son dispositif internet, et l’ayant laissé s’inscrire en titulaire de son nom de domaine. Aujourd’hui, les relations s’étant détériorées, l’entreprise veut changer de prestataire – mais ne le peut pas, le prestataire indélicat se servant du nom de domaine pour exercer un chantage sur elle. Seule issue autre que judiciaire : changer de nom de domaine, mais en acceptant un lourd manque à gagner en renonçant à la capitalisation déjà effectuée en termes de notoriété sur le premier nom.        <br />
              <br />
       Le troisième (20) évoque les pressions exercées sur l’ICANN par quelques grands groupes pour inciter celle-ci à se montrer moins « compréhensive » à l’égard des pratiques d’AlpNames, registrar hautement prisé par les spammers. Il est bien regrettable que l’on soit obligé d’en venir là et que l’ICANN ne considère pas de son intérêt bien compris de prendre les devants en veillant spontanément à la non prolifération de pratiques abusives chez ses co-contractants. Cela étant, la patience est une vertu pour qui vit dans ce monde de la gouvernance de l’Internet : un reproche similaire était déjà adressé à l’ICANN il y a dix ans…        <br />
              <br />
       (1) 3 more dot-brand top level domains to be cut       <br />
       https://domainnamewire.com/2018/03/15/3-more-dot-brand-top-level-domains-to-be-cut/       <br />
       (2) Radix data show why registrars and registries love the premium model       <br />
       https://domainnamewire.com/2018/03/20/radix-data-show-why-registrars-and-registries-love-the-premium-model/       <br />
       (3) Next new gTLD round unlikely before 2022       <br />
       http://domainincite.com/22702-next-new-gtld-round-unlikely-before-2022       <br />
       (4) Is ICANN still over-estimating revenue from “stagnating” gTLD industry?       <br />
       http://domainincite.com/22683-is-icann-still-over-estimating-revenue-from-stagnating-gtld-industry       <br />
       (5) Why Has ICANN Cut Subsequent TLD Round Preparations From Its Budget?       <br />
       http://www.circleid.com/posts/20180308_why_has_icann_cut_subsequent_round_preparations_from_its_budget/       <br />
       (6) Community calls on ICANN to cut staff spending       <br />
       http://domainincite.com/22680-community-calls-on-icann-to-cut-staff-spending       <br />
       (7) ICANN must reduce its budget now!       <br />
       https://onlinedomain.com/2018/03/21/domain-name-news/icann-must-reduce-its-budget-now/       <br />
       (8) ICANN Reserve Fund: Proposed Replenishment Strategy       <br />
       http://www.domainpulse.com/2018/03/07/icann-reserve-fund-proposed-replenishment-strategy/       <br />
       (9) ICANN mulls $68 million raid on auction war chest       <br />
       http://domainincite.com/22669-icann-mulls-68-million-raid-on-auction-war-chest       <br />
       (10) Slow to No Progress on GDPR Issues at ICANN 61       <br />
       https://www.winston.com/en/winston-domains/slow-to-no-progress-on-gdpr-issues-at-icann-61.html       <br />
       (11) ICANN Proposed Interim GDPR Compliance Model Would Kill Operational Transparency of the Internet       <br />
       http://www.circleid.com/posts/20180306_icann_interim_gdpr_compliance_model_would_kill_transparency_whois/       <br />
       (12) Domain investors risk being left out of Whois discussion       <br />
       https://domainnamewire.com/2018/03/14/domain-investors-risk-being-left-out-of-whois-discussion/       <br />
       (13) Is ICANN over-reacting to Whois privacy law?       <br />
       http://domainincite.com/22721-is-icann-over-reacting-to-whois-privacy-law       <br />
       (14) Protecting privacy shouldn’t come at the expense of a safer, more secure internet       <br />
       https://www.aei.org/publication/protecting-privacy-shouldnt-come-at-the-expense-of-a-safer-more-secure-internet/       <br />
       (15) Data Protection/Privacy Issues Update: Discussion with Article 29 by Göran Marby       <br />
       https://www.icann.org/news/blog/data-protection-privacy-issues-update-discussion-with-article-29       <br />
       (16) The GDPR In Full Effect: What Will Happen to WHOIS?       <br />
       http://www.ipwatchdog.com/2018/03/11/gdpr-what-will-happen-whois/id=94525/       <br />
       (17) Uncle Sam slams plans to give govts final say over domain privacy       <br />
       https://www.theregister.co.uk/2018/03/13/us_government_icann_domain_privacy/       <br />
       (18) Look-Alike Domains and Visual Confusion       <br />
       https://krebsonsecurity.com/2018/03/look-alike-domains-and-visual-confusion/       <br />
       (19) Another example of why your company must be the registrant of its domain names       <br />
       https://domainnamewire.com/2018/03/21/another-example-of-why-your-company-must-by-the-registrant-of-its-domain-names/       <br />
       (20) Tech giants gunning for AlpNames over new gTLD “abuse”       <br />
       http://domainincite.com/22659-tech-giants-gunning-for-alpnames-over-new-gtld-abuse       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.wmaker.net/DNSNEWS/Edito-mars-2018-entre-le-RGDP-demain-et-le-prochain-Round-dans-3-ans-au-mieux_a457.html</link>
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   <title>Vie des extensions - Mars 2018</title>
   <pubDate>Sat, 31 Mar 2018 10:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loic Damilaville</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses générales]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      AT (Autriche) : dans le contexte de l’entrée en vigueur du RGDP, le registre autrichien a décidé (1) de ne plus diffuser dans son WHOIS d’informations sur les titulaires référencés comme étant des personnes privées. Les personnes morales pourront opter pour la non-publication de leurs adresses email et de leurs numéros de téléphone. Le registre communiquera les informations masquées « aux agences gouvernementales compétentes, aux avocats ou personnes contactant le registre à la suite de conflits sur des noms de domaine et pouvant prouver que leurs droits ont été mis en cause ». Cette approche duale, en fonction de la nature du titulaire, paraît être la plus légitime en regard du futur règlement européen, mais aussi la plus cohérente avec l’obligation faite par ailleurs aux éditeurs de sites web de s’identifier dans les « Mentions légales ».       <br />
       (1) Austria to stop publishing most Whois data       <br />
       http://domainincite.com/22716-austria-to-stop-publishing-most-whois-data       <br />
              <br />
       CN (Chine): le gouvernement chinois a décidé de faire évoluer le système de nommage national, en créant des sous-extensions sous les deux extensions nationales .CN et .中国. Ces sous-extensions sont de deux natures : la première est sectorielle, désignant la nature ou les activités du titulaire. On y retrouve les habituels .COM, .GOV, .EDU etc. La seconde est géographique et concerne des régions ou des grandes villes. L’existence des noms directement sous .CN ne semble pas remise en cause, mais les sociétés présentes en Chine devraient s’intéresser de près à ces évolutions du nommage.        <br />
       (1) Chinese government announces changes to the country’s domain name system       <br />
       https://allegravita.com/2018/03/10/chinese-government-announces-countrys-domain-system/       <br />
              <br />
       DE (Allemagne): DENIC a rendu publiques ses intentions en matière de prise en compte du RGDP (1). Comme ses homologues, il ne publiera plus les données actuelles du WHOIS. Les titulaires seront tenus de fournir deux adresses génériques via leur registrar, la première étant destinée à recevoir les demandes générales et techniques, la seconde à signaler des abus. Ces adresses seront les seules publiées dans le WHOIS, avec le statut du nom de domaine et les informations techniques habituelles (serveurs DNS etc.). On voit que les titulaires de noms de domaine vont être directement impactés, à moins que les bureaux d’enregistrement ne prennent sur eux – et ce serait le plus simple – de générer automatiquement des adresses génériques, comme cela se produit dans le cas de services d’anonymisation. Ces adresses pointeraient vers les « vraies » adresses de messagerie des titulaires, qui ne seraient pas rendues publiques.       <br />
       (1) Extensive Changes Planned for DENIC Whois Domain Query: Proactive Approach for Data Economy and Data Protection       <br />
       https://www.denic.de/en/whats-new/press-releases/article/extensive-innovations-planned-for-denic-whois-domain-query-proactive-approach-for-data-economy-and/       <br />
              <br />
       IE (IRLANDE): les règles d’enregistrement des .IE sont assouplies depuis le 21 mars (1). L’évolution concerne essentiellement l’abandon de l’impératif fait jusqu’alors aux candidats à l’obtention d’un nom de devoir prouver leurs droits sur ce nom. Une évolution similaire réalisée en 2004 pour le .FR a significativement « dopé » les enregistrements sous ce dernier. Une limitation reste en revanche, celle de devoir prouver un « lien » entre les titulaires et l’Irlande.        <br />
       (1) It’s now easier than ever to register a .IE online address       <br />
       https://www.iedr.ie/blog/its-easier-than-ever-to-register-a-ie-online-address/       <br />
              <br />
       LV (Lettonie): le registre letton se met lui aussi à l’heure du RGDP, en indiquant (1) qu’il ne collectera plus certaines données, et n’en publiera plus certaines autres. Le WHOIS du .LV, qui ne diffusait déjà pas les noms et adresses des titulaires personnes physiques, ne publiera plus leurs adresses email et leurs numéros de téléphone. En revanche, un formulaire de contact sera mis à disposition des tiers pour leur permettre d’entrer en contact avec les titulaires. Des « rate-limiters » sont aussi prévus pour limiter le nombre de requêtes sur le WHOIS.       <br />
       (1) Now Latvia guts Whois to comply with GDPR       <br />
       http://domainincite.com/22727-now-latvia-guts-whois-to-comply-with-gdpr       <br />
              <br />
       NL (Pays-bas): SIDN décrit les évolutions apportées à la publication de ses données WHOIS, dans le cadre de la mise en place du RGDP (1). Une première mesure a été la désignation d’un « Data Protection Officer », et une seconde sera la limitation à l’accès donné aux données aux registrars accrédités auprès de SIDN, registrars qui, aujourd’hui, ont apparemment un plein accès aux données. Le discours du registre se veut rassurant en minimisant les conséquences sur ses pratiques : « Les bureaux d’enregistrement seront impactés beaucoup plus que nous ».       <br />
       (1) SIDN and the GDPR       <br />
       https://www.sidn.nl/a/about-sidn/sidn-and-the-gdpr       <br />
              <br />
       PT (Portugal): le .PT a franchi en mars le seuil du million de noms de domaine (1), fait qui consacre les efforts de son registre et la bonne dynamique de l’extension. DNS.PT souligne que 2017 a vu la meilleure performance historique du .PT, et que les créations du début 2018 sont en progression de 30% par rapport à la même époque en 2017.       <br />
       (1) 1 million domain names registered under .PT       <br />
       https://www.dns.pt/en/news/1-million-domain-names-registered-under-pt/       <br />
              <br />
       RO (Roumanie) : les .RO sont devenus payants depuis le 1er mars 2018 ; ils sont facturés 6 euros aux bureaux d’enregistrement qui les revendent ensuite comme bon leur semble (1). Les .RO peuvent être déposés et renouvelés pour une période allant jusqu’à 10 ans. La date d’expiration des noms en base avant le 1er mars 2018 sera calculée en tenant compte du principe selon lequel les anciens droits d'enregistrement doivent couvrir au moins 5 années de maintenance. Les domaines enregistrés avant le 1er mars 2013 recevront un délai de grâce d'au moins 3 mois pour le paiement du service de maintenance. Ainsi, les premiers domaines expireront au 1er juin 2018. Le registre a mis à la disposition des utilisateurs un outil leur permettant de retrouver les noms déposés avec une même adresse email de contact (http://www.rotld.ro, rubrique « Outils »). Un domaine pour lequel les frais annuels de maintenance n'ont pas été payés reçoit le statut &quot;pendingDelete&quot; et sera automatiquement supprimé dans les 90 jours. Durant cette période, le domaine est gelé, la seule opération autorisée étant le renouvellement.       <br />
       (1) Introduction of the Annual Maintenance and Registration Renewal Service for .ro Domain Names       <br />
       http://www.rotld.ro/blog/introducerea-serviciului-de-inregistrare-si-mentenanta-anuala-pentru-domeniile-ro/       <br />
              <br />
       UK (Royaume-Uni): Nominet, registre du .UK, a ouvert une période d’appels à commentaires au sujet des évolutions prévues dans le cadre du RGDP (1). La principale mesure concrète sera la non-publication des noms et adresse des titulaires (sans distinction de nature) sauf si ceux-ci ont demandé expressément que ces données soient publiées. Les modalités de collaboration avec les agences gouvernementales resteront inchangées. Les tierces parties voulant accéder aux données pourront toujours faire leurs demandes dans le cadre de la Data Release Policy de Nominet. Certains experts semblent adopter une approche critique vis-à-vis de ces propositions (2), mais le principal problème (essentiellement pour les bureaux d’enregistrement) paraît être la mobilisation très tardive des registres européens, qui d’une part laisseront des temps d’adaptation très courts à leurs registrars pour adapter leurs systèmes, et d’autre part n’ont pas choisi d’adopter une ligne de conduite commune et homogène qui aurait pu simplifier sensiblement la vie de leurs partenaires. Il est probable que les pratiques tendront à s’homogénéiser dans le temps, lorsque les registres auront pu dresser un bilan de leurs expériences et détecter les atouts et les faiblesses de leurs dispositifs respectifs.       <br />
       (1) Nominet opens comment period on GDPR changes to .uk       <br />
       https://www.nominet.uk/nominet-opens-comment-period-gdpr-changes-uk/       <br />
       (2) Nominet Add To The Registrar Nightmare As They Finally Announce Proposed .UK Whois Changes For GDPR Compliance       <br />
       http://www.domainpulse.com/2018/03/03/nominet-registrar-nightmare-whois/       <br />
              <br />
       (ZA) Afrique du sud: le registre ZADNA a initié un appel à commentaires sur son projet d’ouvrir les enregistrements de noms directement sous .ZA (1). Aujourd’hui, le .ZA est l’une des (relativement) rares extensions à avoir conservé des « sous-extensions » de type .CO.ZA, .NET.ZA etc. sans ouvrir le « second niveau ». Il fait peu de doutes que l’initiative sera reçue avec faveur.       <br />
       (1) Now South Africa looks to second-level domain sales       <br />
       http://domainincite.com/22704-now-south-africa-looks-to-second-level-domain-sales       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.wmaker.net/DNSNEWS/Vie-des-extensions-Mars-2018_a456.html</link>
  </item>

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   <title>IL Y A DIX ANS - DNS News n°119 - Mars 2008</title>
   <pubDate>Sat, 31 Mar 2018 10:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loic Damilaville</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses générales]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Gouvernance de l’Internet: une logique de proximité       <br />
              <br />
       L’actualité de février était surtout concentrée sur l’appel à commentaires organisé par la NTIA quant à l’avenir de sa tutelle sur l’ICANN, tutelle dont on a rappelé qu’elle pouvait bien s’évanouir sans que soient véritablement remis en question le contrôle du DoC sur la racine, puisque celui-ci est solidement verrouillé par des contrats avec l’ICANN pour la fonction IANA, et avec Verisign pour la gestion technique du serveur racine n°1. Aussi lit-on avec intérêt, tout en restant dubitatif, les articles (1) expliquant que l’ICANN pourrait bien, demain, devenir « indépendante » du gouvernement américain. C’est certainement une volonté d’affichage, mais il reste à préciser en quoi et sur quels sujets exactement l’organisme californien sera indépendant.        <br />
       La consultation NTIA a aussi été l’occasion (2) d’appuyer sur certains points sensibles, comme une certaine indifférence de l’ICANN à des pratiques abusives avérées, pouvant s’expliquer à la fois par son statut – société privée, elle n’est pas détentrice d’un quelconque pouvoir régalien – et son mode de financement – les registrars, principales cibles d’éventuelles mesures « régulatrices », sont aussi ses principaux bailleurs de fonds. Autre point sensible et pour l’instant sans solution évidente, la tutelle future de l’ICANN. Si certains au sein de son écosystème la verrait bien « voler de ses propres ailes », d’autres préféreraient la voir placée sous l’ombrelle tutélaire des Nations-Unies, une perspective qui horrifie de nombreux acteurs américains. Cette question a souvent été un frein dans les débats et un facteur favorisant le statu quo. La dynamique initiée par la NTIA pourrait apporter un regard nouveau sur cette problématique.       <br />
       Le FGI (Forum pour la Gouvernance de l’Internet) prépare de son côté (3, 4) la prochaine « Consultation ouverte » qui se tiendra le 13 mai, suivie d’une réunion du « MAG » (Multistakeholders Advisory Group) les 14 et 15.        <br />
       Mars 2008 a aussi été un mois historique pour la Grande-Bretagne, qui a lancé son « Forum pour la Gouvernance de l’Internet » au niveau national, dans les locaux du Parlement et en présence de représentants de Nominet, du « Specialist Crime Directorate », de parlementaires et d’un ambassadeur britanniques (5, 6). Une initiative qui précède (et ouvre peut-être la voie ?) à d’autres Forums nationaux et à un Forum Européen, le cas du Royaume-Uni étant exceptionnel du fait de la sensibilisation relativement forte des élus britanniques aux enjeux de la gouvernance de l’Internet.       <br />
       Pour ceux qui s’intéressent à ces sujets, signalons le portail mis en ligne par l’OCDE (7), permettant d’accéder très rapidement, via un classement thématique, à un grand nombre de rapports et d’études réalisés par cet organisme.        <br />
              <br />
       (1) ICANN looks toward end of US agreement        <br />
       http://www.infoworld.com/article/08/03/07/ICANN-looks-toward-end-of-US-agreement_1.html       <br />
       (2) Businesses Attack ICANN for Registrar, Registry influence       <br />
       http://atlarge-lists.icann.org/pipermail/alac_atlarge-lists.icann.org/2008q1/003256.html       <br />
       (3) Site officiel du FGI       <br />
       http://www.intgovforum.org/       <br />
       (4) Rapport de synthèse du dernier « MAG meeting », publié le 29 février 2008       <br />
       http://www.intgovforum.org/Feb_igf_meeting/MAG.Summary.28.02.2008.v2.pdf       <br />
       (5) UK launches first Internet Governance Forum       <br />
       http://www.computerworlduk.com/management/online/e-business/news/index.cfm?newsid=7882       <br />
       (6) UK Internet Governance Forum launched       <br />
       http://news.zdnet.co.uk/internet/0,1000000097,39363103,00.htm       <br />
       (7) OECD resources on Policy Issues related to Internet Governance       <br />
       http://www.oecd.org/internetgovernance       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.wmaker.net/DNSNEWS/IL-Y-A-DIX-ANS-DNS-News-n-119-Mars-2008_a455.html</link>
  </item>

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   <title>Edito février 2018 : grandes manœuvres autour du RGDP</title>
   <pubDate>Sat, 03 Mar 2018 09:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loic Damilaville</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses générales]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      En direct du marché       <br />
              <br />
       La Verisign Industry Brief de Verisign publiée en février (1) nous apporte des informations sur l’état du marché à la fin du 4e trimestre 2017.        <br />
       Deux phénomènes peuvent être constatés en 2017 pour les extensions génériques. Le premier est que les « Autres Legacy » enregistrent leur 2e année de croissance consécutive, bien que restant à un niveau modeste. Le second est que la chute brutale des nTLDs « éponge » la croissance des Legacy au point d’aboutir à une croissance nulle (et même légèrement négative) de ce segment des gTLDs.       <br />
       Les ccTLDs semblent avoir du mal à renouer avec la période faste de 2013 – 2015. Ils repassent cependant dans le vert en 2017. Au global, l’année 2017 aura été assez pénible pour un certain nombre d’acteurs, les chiffres globaux présentés par la Verisign Industry Brief ne devant pas laisser ignorer les contrastes entre les différentes situations (2). Le .NET étant depuis longtemps orienté à la baisse, c’est encore le COM qui « tire » le marché en 2017, signe que les nTLDs n’ont pas réussi à modifier la vision qu’ont les utilisateurs des noms de domaine. Le choix d’un TLD plutôt que d’un autre résulte en effet d’une perception de la valeur relative de chacun, et d’une réflexion sur la stratégie de nommage la plus adéquate en regard des objectifs du futur titulaire. La prédominance marquée et persistante du COM est le signe que cette réflexion n’existe pas dans la plupart des cas, le choix du COM (et/ou du ccTLD national) étant plutôt fait par défaut ou pour se référer à une valeur connue.       <br />
       Le processus d’appropriation sera donc beaucoup plus lent que prévu, sans doute stimulé par l’émergence des .CORPs qui apprendront aux utilisateurs qu’une adresse internet n’est pas obligatoirement en .COM ou dans le TLD national. Cette erreur de calcul temporel est à l’origine de bien des déceptions chez les registres de nTLDs sans pourtant nécessairement signifier que ces projets manquent de valeur. Quelques acteurs l’ont compris, qui font main basse sur toutes les extensions qu’ils peuvent récupérer à bas prix.       <br />
              <br />
              <br />
       Etat statistique des nTLDs au samedi 3/03/18 (données publiées)       <br />
              <br />
       Notre tableau de suivi des nTLDs montre que les nTLDs ont poursuivi leur chute en février (de 23.2 à 22.5 millions de noms soit – 0.7). Le niveau actuel est le plus bas enregistré depuis six mois, ce qui est préoccupant pour les nTLDs « volumétriques » car le niveau de septembre, après la grande purge d’août 2017, était déjà le plus bas depuis longtemps. En somme, le flux persistant des suppressions n’est toujours pas compensé par les créations.       <br />
       Le taux d’utilisation, dont l’évolution avait été encourageante en janvier, retombe plus bas que le niveau de décembre. Cette variation positive était donc probablement due à la méthodologie de comptage de nTLDstats, dont nous ignorons le détail. A l’heure actuelle, plus de 75% des nTLDs restent inutilisés, redirigés ou parkés, mais ce taux varie naturellement selon les nTLDs.       <br />
       Peu de nouvelles sur le « front » des nTLDs en ce mois de février, si ce n’est que l’ICANN a définitivement renoncé à créer les .CORP, .HOME et .MAIL du fait de problèmes de « collisions » techniques (3). Les candidats seront intégralement remboursés de leurs 185 000$ (4).       <br />
              <br />
              <br />
       Gouvernance : toujours le syndrome du chaos       <br />
              <br />
       La gouvernance de l’Internet n’est pas un long fleuve tranquille. Chaque acquis peut être remis en question à tout moment, et les acteurs ne sont pas à une contradiction près, acharnés à défendre n’importe quel principe ou son contraire au gré de leurs intérêts eux-mêmes fluctuants. Nous avons deux illustrations ce mois-ci de ce modèle « chaotique ».       <br />
       La première est la manifestation par le nouveau responsable de la NTIA américaine de velléités de renouer avec l’ancienne tutelle exercée jusqu’en 2016 par le gouvernement américain sur l’ICANN. Il est vrai que ces velléités ressemblent pour l’instant à des promesses électorales, faites par l’impétrant à des sénateurs hostiles à « l’indépendance » de l’organisme californien, pour obtenir d’eux la confirmation de son mandat. Les sénateurs américains concernés se sont apparemment montrés heureux qu’on leur agite ce hochet sous le nez ; mais ces velléités exprimées resteront-elles vraiment sans lendemains ? Il y a fort à parier que dans l’avenir l’abcès percé en 2016 recommencera à suppurer.       <br />
       La seconde illustration est le refus par un assez grand nombre de registres de nTLDs de bénéficier de frais réduits s’ils mettent en place des mesures contre les pratiques douteuses (« abuses ») dans leurs extensions. Il n’est pas inintéressant d’étudier les arguments mis en avant par les opposants à cette mesure : problème de définition de ce qu’est une « pratique douteuse » et une « action pro-active », problème d’adhésion (signature du nouveau contrat) par les « bad registries », qui réduirait à rien le bénéfice attendu de l’opération s’ils se refusaient à mettre leurs têtes sur le billot ; problème d’accroissement potentiel des responsabilités juridiques des registres, qui pourraient de ce fait être attaqués plus facilement par leurs clients victimes de ces « abuses ». Si l’on suit ce raisonnement, il serait nettement préférable de continuer à exposer les clients à des risques parfois majeurs, sans quoi ils pourraient mieux se retourner contre les registres qui ne font rien. Le droit a de ces subtilités que seuls les initiés peuvent comprendre…        <br />
       Ces réticences ne sont évidemment pas partagées par tous les registres. Ceux qui cherchent à créer des « espaces de confiance » sont tout-à-fait en faveur du projet, mais ils ne sont pas légion. Les autres ont sans doute calculé que les réductions de coûts proposées ne contrebalanceraient pas l’augmentation des risques juridiques – et pour certains, la baisse des créations…       <br />
              <br />
              <br />
       RGDP : l’Armageddon de mai 2018       <br />
              <br />
       La littérature autour de la mise en vigueur de la loi européenne sur la protection des données personnelles fut particulièrement abondante ce mois-ci et risque de l’être toujours plus, alimentée d’une part par la prise de conscience des implications de cette loi, et d’autre part par le vif désir de quelques acteurs, juristes et/ou prestataires, de se mettre en avant.       <br />
       Au plan politique, les Etats-Unis tiennent un discours emberlificoté, exigeant d’un côté que le WHOIS reste intact (7, 8, 9) et de l’autre affirmant la main sur le cœur que les lois européennes devront bien sûr être respectées. La Commission européenne pour sa part semble ne pas avoir anticipé les problèmes posés par sa loi, ce qui renvoie à bien des discours sur la technocratie bruxelloise. En tout état de cause, elle émet quelques recommandations et aurait demandé à l’ICANN de travailler à une solution « pragmatique et fonctionnelle » (10), pour répondre aux obligations d’une loi qui ne l’est apparemment pas beaucoup. Il est ainsi atterrant de voir certains experts (ou prétendus tels) affirmer que des données WHOIS non fiables seront illégales en regard de la RGDP (11), quand les titulaires risquent de n’avoir plus aucun moyen de vérifier la validité des données qu’ils auront fournies lors des dépôts de leurs propres noms de domaine.       <br />
       L’ICANN travaille d’arrache-pied (12, 13, 14) autour des scénarios qu’elle a envisagés sur la base des analyses d’un cabinet juridique suédois. On apprécie la critique incisive faite par le professeur américain Milton Mueller des conclusions du cabinet suédois (15), qui dénonce un certain nombre de biais vraisemblablement demandés par l’ICANN pour se couvrir juridiquement. Mais de manière assez étrange, s’il est bien fait état des préoccupations légitimes des ayants-droits confrontés à la perspective d’un WHOIS « muet » ou « onéreux », nul ne parle du problème évoqué ci-dessus, lié à l’accès par les titulaires à leurs propres données WHOIS. Ce qui fait regretter que les lois et la gouvernance de l’internet soient faites par des gens qui n’ont aucune idée de ce qu’est concrètement la gestion d’un portefeuille de noms de domaine, et ceci quelles que soient leurs motivations indéniablement nobles, élevées et dévouées comme il se doit à l’intérêt général.       <br />
       Pour finir, notons aussi parmi les avis mitigés à l’égard de cette loi un article sur les problèmes de son implémentation non homogène par les registres de ccTLDs européens (16). Les différences d’approches, certainement très fondées au niveau de chaque registre, pourraient devenir pénibles à gérer par les bureaux d’enregistrement qui, le plus souvent, ne sont pas équipés pour adapter leurs systèmes en si peu de temps et à une si vaste échelle. En portant les choses au noir, certains bureaux pourraient choisir de se simplifier la vie en limitant leur offre à quelques extensions bien balisées, « globales » ou suscitant une demande forte chez leurs clients. Les extensions « compliquées », trop « locales » ou émergentes seront encore moins proposées, ce qui ne fera qu’accentuer la tendance générale profitant aujourd’hui au COM et aux grands ccTLDs nationaux.       <br />
       Pour finir, on ne saurait ignorer la campagne anti-RGDP menée au nom des arguments de sécurité (17, 18). Ceux-ci, fondés ou non, font tellement partie de l’air du temps qu’il aurait été étonnant de n’en pas trouver dans le fleuve d’articles générés par cette question. Mais il est sans doute trop tôt pour se faire une idée définitive à ce sujet.       <br />
              <br />
       (1) Verisign Q4 2017 Domain Name Industry Brief: Internet grows to 332.4M registrations       <br />
       https://blog.verisign.com/domain-names/verisign-q4-2017-domain-name-industry-brief-internet-grows-332-4-million-domain-name-registrations-fourth-quarter-2017/       <br />
       (2) 1 in 3 TLDs Shrink in 2017: CENTR Report       <br />
       http://www.domainpulse.com/2018/02/28/1-in-3-tlds-shrink-in-2017-centr-report/       <br />
       (3) ICANN Cancels .CORP, .HOME, and .MAIL TLDs Indefintley Due to Collision Concerns       <br />
       http://www.circleid.com/posts/20180208_icann_cancels_dot_corp_dot_home_and_dot_mail_tlds_indefintley/       <br />
       (4) Full $185,000 refunds offered to risky new gTLD applicants       <br />
       http://domainincite.com/22603-full-185000-refunds-offered-to-risky-new-gtld-applicants       <br />
       (5) Is the Trump administration really trying to reverse the IANA transition?       <br />
       http://domainincite.com/22579-is-the-trump-administration-really-trying-to-reverse-the-iana-transition       <br />
       (6) Registries reject lower fees for anti-abuse prowess       <br />
       http://domainincite.com/22615-registries-reject-lower-fees-for-anti-abuse-prowess       <br />
       (7) U.S. Gov: Whois info must remain available       <br />
       https://domainnamewire.com/2018/01/29/u-s-gov-whois-info-must-remain-available/       <br />
       (8) U.S. Govt’s NTIA Has Preservation of WHOIS As Priority With Concerns It May Go Dark       <br />
       http://www.domainpulse.com/2018/01/31/ntia-preservation-whois-priority/       <br />
       (9) &quot;Today, I would like to be clear — the Whois service can, and should, retain its essential character&quot;       <br />
       https://www.infosecurity-magazine.com/news/us-government-in-whois-gdpr-warning/       <br />
       (10) US and EU call for Whois to stay alive       <br />
       http://domainincite.com/22583-us-and-eu-call-for-whois-to-stay-alive       <br />
       (11) WHOIS Inaccuracy Could Mean Noncompliance with GDPR       <br />
       http://www.circleid.com/posts/20180215_whois_inaccuracy_could_mean_noncompliance_with_gdpr/       <br />
       (12) ICANN Maps Whois Models for GDPR       <br />
       http://www.circleid.com/posts/20180202_icann_maps_whois_models_for_gdpr/       <br />
       (13) Data Protection/Privacy Update: Latest Developments by Göran Marby, President and CEO, ICANN       <br />
       https://www.icann.org/news/blog/data-protection-privacy-update-latest-developments       <br />
       (14) WHOIS Access and Interim GDPR Compliance Model: Latest Developments and Next Steps       <br />
       http://www.circleid.com/posts/20180220_whois_access_and_interim_gdpr_compliance_model_latest_developments/       <br />
       (15) The Looming Battle over the GDPR and the Purpose of Whois in ICANN       <br />
       https://www.internetgovernance.org/2018/01/25/looming-battle-gdpr-purpose-whois-icann/       <br />
       (16) GDPR: The Nightmare on ccTLD Street       <br />
       http://www.domainpulse.com/2018/02/28/gdpr-the-nightmare-on-cctld-street/       <br />
       (17) EU data protection law may end up protecting scammers, experts warn       <br />
       https://www.theguardian.com/technology/2018/feb/06/gdpr-data-protection-law-scammers-whois-tools-internet-european-privacy       <br />
       (18) New EU Privacy Law May Weaken Security       <br />
       https://krebsonsecurity.com/2018/02/new-eu-privacy-law-may-weaken-security/       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.wmaker.net/DNSNEWS/Edito-fevrier-2018-grandes-manoeuvres-autour-du-RGDP_a454.html</link>
  </item>

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   <title>VIE des extensions - Février 2018</title>
   <pubDate>Sat, 03 Mar 2018 09:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loic Damilaville</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses générales]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      AU (Australie): auDA a invité les titulaires de .AU à s’assurer que leurs noms de domaine ne contiennent pas de termes contraires à la loi australienne (1), suite à une mise à jour « inflationniste » de sa liste de noms réservés (2). Dans cette liste figurent un certain nombre d’acronymes, chaînes de caractères évidemment difficiles à attribuer spécifiquement à telle ou telle structure dont le nom peut se résumer par l’acronyme (3). Ce n’est sans doute qu’une illustration de plus de l’adage « l’Enfer est pavé de bonnes intentions ». Sur un autre front, des observateurs s’inquiètent du fait que les économies réalisées grâce au changement d’opérateur technique décidé par auDA pour le .AU ne seront vraisemblablement pas intégralement « redistribuées aux titulaires » (4). On ignore si l’auteur de l’article a connaissance de l’existence des bureaux d’enregistrement, qui même dans les cas où les registres baissent leurs tarifs, ne répercutent que rarement l’intégralité de cette baisse sur leurs propres tarifs. La question qui se pose vraiment est de savoir si auDA va faire bénéficier les bureaux d’enregistrement de ces économies ; ensuite ce sera à chacun d’eux de décider ce qu’il offre à ses clients... Pour finir, petit « glitch » de communication d’auDA qui se fait durement épingler sur l’usage d’URLs en .LY (Lybie) dans une récente campagne. Cela montre que le prestataire sélectionné n’a pas bien compris ce qu’il était censé promouvoir…       <br />
       (1) Public notice: Domain names restricted under Australian law       <br />
       https://www.auda.org.au/news/update-to-schedule-a-of-reserved-list-policy/       <br />
       (2) Hundreds of words and acronyms banned from .au, domains frozen       <br />
       http://domainincite.com/22605-hundreds-of-words-and-acronyms-banned-from-au-domains-frozen       <br />
       (3) auDA Goes Gung-Ho With Threats Some Registrants Could Lose Their Domain Names       <br />
       http://www.domainpulse.com/2018/02/13/auda-gungho-threats-registrants-lose-domain-names/       <br />
       (4) auDA probably won’t pass on full Afilias savings to registrants       <br />
       http://domainincite.com/22634-auda-probably-wont-pass-on-full-afilias-savings-to-registrants       <br />
       (5) Australia’s Own ccTLD Not Good Enough for auDA!       <br />
       http://www.domainpulse.com/2018/02/09/australias-own-cctld-not-good-enough-for-auda/       <br />
              <br />
       BN (Brunei): l’Agence des communications du gouvernement de Brunei (AITI) a décidé de reprendre directement en gestion le .BN jusqu’à présent géré par sa filiale BNNIC.        <br />
       (1) Brunei’s ccTLD Redelegated To Government Agency From Subsidiary BNNIC       <br />
       http://www.domainpulse.com/2018/02/12/bruneis-cctld-redelegated/       <br />
              <br />
       CZ (Rép. Tchèque): le registre tchèque se félicite (1) d’avoir 600 000 utilisateurs de son service (gratuit) mojeID. Il a aussi publié son rapport 2017 qui fournit des statistiques au sujet du .CZ (2). On constate que la croissance s’est fortement ralentie, phénomène certainement dû au déclin des créations sur l’année (avec une reprise à l’automne). Les titulaires sont à environ 55% des personnes physiques, proportion très stable depuis 2013. Les titulaires étrangers sont localisés majoritairement en Slovaquie, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Pologne. Environ 33% des noms pointent vers des sites web d’entreprises, 20% sont parkés et 20% non utilisés ou en statut d’erreur. Il y a près de 700 000 .CZ signés en DNSSEC, ce qui représente plus de la moitié du portefeuille.       <br />
       (1) The mojeID service has 600,000 users       <br />
       https://www.nic.cz/page/3718/the-mojeid-service-has-600000-users/       <br />
       (2) Domain report 2017       <br />
       https://stats.nic.cz/reports/2017/       <br />
              <br />
       DK (Danemark): le registre danois nous propose une réflexion sur la responsabilité des registres lorsque des noms de domaine des extensions qu’ils gèrent sont pointés par leurs titulaires vers des contenus illégaux.        <br />
       (1) Should domain administrators be held liable for illegal content on websites?       <br />
       https://www.dk-hostmaster.dk/en/news/should-domain-administrators-be-held-liable-illegal-content-websites       <br />
              <br />
       EU (UE): EURID, registre du .EU, indique avoir suspendu le 29 janvier près de 26 000 noms de domaine liés à une usurpation d’identité (1). Ce « coup de filet » représente à lui seul 5 000 noms de plus que pendant toute l’année 2017 (20 000 noms). Le registre du .EU fournit aussi des statistiques sur sa procédure de résolution des litiges, l’ADR (2).       <br />
       (1) Over 25 000 domain names suspended with ties to identity fraud       <br />
       https://eurid.eu/en/news/25-000-dn-suspended-identity-fraud/       <br />
       (2) WIPO ADR for EURid – 2017 in numbers       <br />
       https://eurid.eu/en/news/wipo-adr-2017-numbers/       <br />
              <br />
       FR (France) : l’Afnic communique autour de son action « Réussir avec le Web » ciblant les TPE/PME, en donnant la liste des 17 premiers partenaires.        <br />
       (1) Réussir avec le Web fédère les acteurs économiques au service de la présence en ligne des TPE/PME       <br />
       https://www.afnic.fr/fr/l-afnic-en-bref/actualites/actualites-generales/10895/show/reussir-avec-le-web-federe-les-acteurs-economiques-au-service-de-la-presence-en-ligne-des-tpe-pme.html       <br />
              <br />
       IE (Irlande): le registre IEDR souligne que 2017 fut la meilleure année de son histoire (1), avec une croissance de 7% et un portefeuille final de quelques 235 000 noms de domaine. Ce chiffre reste faible pour un pays comme l’Irlande. Il est essentiellement dû à des critères d’éligibilité qui devraient être assouplis dans le courant de l’année 2018. A côté de ces évolutions de fond, on note que le registre s’efforce de communiquer auprès des TPE/PME au travers d’articles concrets, valorisant les atouts d’une présence en ligne.       <br />
       (1) dot ie Domain Profile Report January 2018       <br />
       https://www.iedr.ie/blog/dot-ie-domain-profile-report-january-2018/       <br />
              <br />
       IS (Islande): ISNIC a décidé de raccourcir sa “grace period” (période séparant la date d’expiration officielle de la date effective de retombée dans le domaine public) de 60 jours actuellement à 30 jours (1). L’objectif est d’aligner ce délai sur les pratiques internationales. Dans le même ordre d’idées, une habitude spécifique au .IS – ne jamais supprimer de noms pendant les vacances – sera abandonnée. La date de mise en œuvre des nouvelles mesures n’est pas communiquée.       <br />
       (1) ISNIC shortens it's grace period       <br />
       https://www.isnic.is/en/news/view?id=500       <br />
              <br />
       JP (Japon) : le JPNIC annonce (1) avoir franchi début février le 1.5 millionième .JP déposé. Cela n’a rien d’extraordinaire pour un pays aussi développé et aussi peuplé que le Japon. Peut-être l’extension nationale souffre-t-elle d’avoir été longtemps « fermée » (et seulement accessible en .CO.JP). Peut-être aussi les usages sont-ils très différents au Japon en matière de noms de domaine et d’adressage internet.       <br />
       (1) JP Domain Names Surpassed 1.5 Million       <br />
       https://jprs.co.jp/en/press/2018/180205.html       <br />
              <br />
       LONDON: le .LONDON vise lui aussi les TPE/PME en s’efforçant d’apporter de l’aide et des conseils (1) aux entrepreneurs en herbe londoniens hésitant à franchir le pas, par crainte d’un échec, manque de contacts ou de compétences entrepreneuriales.        <br />
       (1) .London domains launch online business community portal       <br />
       https://onlinedomain.com/2018/02/12/domain-name-news/london-domains-launch-online-business-community-portal/       <br />
              <br />
       NL (Pays-bas): SIDN indique que selon ses études, 73% des titulaires de noms de domaine à titre professionnel accorderaient leur préférence au .NL. Un autre billet évoque le développement d’IPv6 mais tout en soulignant la forte dynamique d’IPv6 au niveau mondial, reste sur un constat en demi-teinte : « la transition doit encore avoir lieu », ce qui signifie en creux qu’une décennie n’a pas suffi pour opérer ladite transition. SIDN a enfin publié la liste des bénéficiaires de son « Internet Fund » (3).       <br />
       (1) 73% of business registrants opt for .nl       <br />
       https://www.sidn.nl/a/nl-domain-name/73-of-business-registrants-opt-for-nl       <br />
       (2) Big rise in IPv6-enabled domain names       <br />
       https://www.sidn.nl/a/nl-domain-name/big-rise-in-ipv6-enabled-domain-names?language_id=2&amp;langcheck=true       <br />
       (3) New batch of internet projects gets the green light       <br />
       https://www.sidn.nl/a/about-sidn/new-batch-of-internet-projects-gets-the-green-light       <br />
              <br />
       ORG: PIR, registre du .ORG, communique les résultats d’une étude récemment réalisée auprès des ONG. Selon cette étude (1), 92% des ONG ont un site web. 68% utiliseraient un .ORG, et 8% un .COM. Il est intéressant de noter que si 95% des répondants sont conscients de l’intérêt des medias sociaux pour se faire connaître sur internet, seuls 32% ont une « stratégie écrite » en la matière. Le CEO de PIR donne quelques informations sur sa vision de la situation actuelle du marché et des « défis » pour 2018, citant la Directive européenne sur la protection des données personnelles comme l’un des plus importants.       <br />
       (1) Survey Uncovers Global Trends in Technology and Social Media Use Among NGOs       <br />
       http://pir.org/survey-uncovers-global-trends-in-technology-and-social-media-use-among-ngos/       <br />
       (2) 5 Questions: Brian Cute, PIR CEO, On the State of the Domain Industry and the Challenges Ahead       <br />
       https://www.goldsteinreport.com/article.php?article=26192       <br />
              <br />
       PT (Portugal) : l’ISOC Portugal semble avoir entamé des hostilités contre le registre du .PT, faisant circuler une note où elle critique la gestion du TLD et propose des évolutions. Le registre s’étonne du procédé, l’ISOC Portugal faisant partie de ses membres…       <br />
       (1) DNS.PT public position       <br />
       https://www.dns.pt/fotos/editor2/dnsptpositionisocpt.pdf       <br />
              <br />
       RU (Russie): le registre russe annonçait le 24 janvier (1) que la gestion technique des .RU et .РФ serait bientôt transférée à une filiale de Rostelecom, « sur la suggestion du Ministère russe des Communications ». On en conclut que la strate « gouvernance » resterait dans le giron de ccTLD.ru. Le 20 février, le registre communiquait autour d’un accord tripartite signé entre lui-même, le Ministère des Communications et Rostelecom (2). Un Comité consultatif « pour le développement de l’espace de nommage » était créé le 15 février (3). Dans ce contexte qui ressemble fort à une reprise en main radicale du TLD par les autorités, les déclarations des représentants de ccTLD.ru à Katmandou à propos de l’importance de « l’auto-régulation » semblent un peu décalées, à moins qu’il ne faille y voir quelque message subliminal…       <br />
       (1) Technical Center of Internet's functions will be transferred to a Rostelecom's subsidiary       <br />
       https://cctld.ru/en/news/news_detail.php?ID=12092       <br />
       (2) The Ministry of Communications of Russia, Rostelecom and Coordination Center for TLD .RU/.РФ have signed a memorandum of cooperation       <br />
       https://cctld.ru/en/news/news_detail.php?ID=12153       <br />
       (3) Committee for the Development of Domain Space has been created       <br />
       https://cctld.ru/en/news/news_detail.php?ID=12145       <br />
       (4) Self-regulation of the domain industry is an important issue for many countries       <br />
       https://cctld.ru/en/news/news_detail.php?ID=12160       <br />
              <br />
       TRAVEL: le .TRAVEL change de mains, racheté par Donuts qui diversifie ainsi son portefeuille en s’offrant un Legacy TLD. L’un des premiers soins du nouveau registre va être d’assouplir les règles et les processus de dépôt afin de redynamiser cette extension « en panne » depuis plusieurs années.       <br />
       (1) Donuts may make .travel names easier to buy after acquiring its first legacy Gtld       <br />
       http://domainincite.com/22611-donuts-may-make-travel-names-easier-to-buy-after-acquiring-its-first-legacy-gtld       <br />
       
     </div>
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   <link>https://www.wmaker.net/DNSNEWS/VIE-des-extensions-Fevrier-2018_a453.html</link>
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