Nous avons appris avec surprise et stupéfaction que le lundi 21 septembre 2015 une vingtaine des parents (13 mères et 8 pères) de l’école de la Sagesse ont été placés en garde à vue dans différentes brigades de la Gendarmerie de la capitale. C’est à la suite d’une plainte du directeur du Diwan Al-Zakat que ces derniers ont été arrêtés et placés en garde à vue comme des vulgaires voyous pour troubles à l’ordre public. C’est le mardi 22 septembre après 24h de garde à vue que les parents ont été présentés devant le parquet de Djibouti. La juge surprise voire choquée par des accusations sans fondement prononça la nullité de la plainte et libera aussitôt les parents.
Par ailleurs, le mardi 22 septembre 2015 les enseignants et le personnel administratif, présents dans l’enceinte de l’établissement, seront arrêtés à leur tour et placés en garde à vue. Ils ne seront libérés que l’après-midi.
L’école de la Sagesse est l’ancienne école d’Al-Biri, ONG de bienfaisance créée en 1994, en République de Djibouti, dissoute suite à une décision politique conséquence des événements de la crise postélectorale de févier 2013. C’est le 8 février 2014 que l’association Al-biri est placée sous la tutelle du Ministère des Biens-Waqfs et que tous les biens de l’association seront dévolus au Diwan Al-Zakat. Et depuis cette date une note a été rédigée pour le bon fonctionnement de cette école qui stipule une cogestion tripartite (représentant du Diwan Al-Zakat, représentants du Comite des parents et direction de l’école).
Malheureusement, l’actuel directeur du Diwan Al-Zakat considère l’école comme sa propriété privée et a beaucoup de mal à concevoir la cogestion et la responsabilité partagée.
Le drame dans cette république ce que tout citoyen ou fonctionnaire de l’Etat investit d’un iota de pouvoir use et abuse pour intimider, violenter, diffamer, … ses concitoyens.
Depuis bientôt 2 ans les descentes de la police se multiplient dans l’enceinte de l’école. Pourquoi traumatiser à ce point des enfants, des parents, un personnel administratif et des enseignants sans engagement politique ?
L’ODDH encourage les parents d’élèves lésés dans cette affaire ainsi que le personnel de l’école à porter plainte auprès du procureur de la république.
L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
L’ODDH appelle une fois encore à la cessation des poursuites et des harcèlements de tout citoyen considéré à tort ou à raison comme proche ou ayant des affinités avec l’opposition.
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COMMUNIQUE
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Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)
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