Le paysage va bouger à gauche
Bernard Cazeneuve se définit comme "un républicain de gauche, un social-démocrate". Il justifie sa volonté de candidature par la gravité du contexte, évoquant "un contexte international extrêmement grave" et "un morcellement du paysage politique qui peut amener à une confrontation au second tour entre LFI et le Rassemblement national".
A propos de la différence avec François Hollande et Raphaël Glucksmann, qui sont dans le même espace politique que lui, au centre-gauche, Bernard Cazeneuve met en avant sa constance.
"Lorsqu'il s'est agi en 2022 d'entériner l'alliance avec La France insoumise, j'ai pris une position très nette" en refusant l'alliance, "je n'ai pas godillé", insiste-t-il, estimant que ce sont François Hollande et Raphaël Glucksmann qui "se sont ralliés à mes positions".
A propos de la différence avec François Hollande et Raphaël Glucksmann, qui sont dans le même espace politique que lui, au centre-gauche, Bernard Cazeneuve met en avant sa constance.
"Lorsqu'il s'est agi en 2022 d'entériner l'alliance avec La France insoumise, j'ai pris une position très nette" en refusant l'alliance, "je n'ai pas godillé", insiste-t-il, estimant que ce sont François Hollande et Raphaël Glucksmann qui "se sont ralliés à mes positions".
"La constance en politique a quelque chose à voir avec la cohérence et le courage", pointe-t-il.
Sur l'état du paysage politique à gauche, et le risque d'une candidature "à la Jospin" en 2002, l'ancien Premier ministre estime que "l'émiettement et la division sont partout, à part dans les deux blocs dégagistes" [le Rassemblement national et LFI] mais qu'"il n'y aura pas de fin à trois candidats"à gauche d'ici 2027, estimant que
"Le paysage à gauche va bouger d'ici la fin de l'année".
Un projet crédible, imprégné de responsabilité
Bernard Cazeneuve annonce également la publication prochaine d'un programme : "Je me suis préparé et j'ai préparé un projet. Je le rendrai public dans quelques semaines, et ce projet fera partie du débat public."
"C'est quand même autour du projet que la campagne présidentielle doit se dérouler", ajoute-t-il, précisant qu'il attendra de voir "comment ce projet est reçu" et "ce qui se passera à gauche" avant d'aller plus loin.
L'ancien Premier ministre se dit en effet "convaincu qu'un rassemblement large peut se faire à condition que le discours soit imprégné de l'esprit de responsabilité" et que "les propositions formulées soient crédibles".
Que l'on ne promette rien qu'on sache pouvoir tenir", conclut-il.
France Inter : Bernard Cazeneuve sort du bois !
