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La situation de MReal met la pression... sur la communauté Seine Bord


Franck Martin

On m'a reproché d'être pessimiste sur l'issue de l'affaire MReal. J'espérais me tromper, pour le bien des salariés, mais les faits me donnent raison.
Je souhaite de tout cœur que l'ultime médiation, lundi prochain, réussisse et que les emplois de MReal renaissent sous un autre nom, avec un repreneur fiable. Mais ce drame met aussi la pression sur les élus de Seine-Bord. Seine Bord peut-elle entreprendre une action puissante de revitalisation économique et de création d'emplois ?


La CASE crée chaque année autant d'emplois qu'en compte MReal aujourd'hui

La situation de MReal met la pression... sur la communauté Seine Bord
Dans ce contexte, la question de l'emploi et des capacités à en créer se pose à tous les élus. Le devoir des élus est d'abord d'aider à la création d'emploi.

Dans ce domaine, la CASE n'a pas de leçon à recevoir, notre savoir faire est reconnu. La volonté politique de développer l'activité économique porte ses fruits.

Les chiffres officiels - INSEE - attestent que, chaque année depuis 10 ans, nous avons créé 350 emplois nets sur notre territoire.*

La CASE crée chaque année l'équivalent de l'emploi actuel chez MReal. 3500 emplois de plus en dix ans !

Ne pas manquer les trains... qui passeront bientôt

Les chômeurs de Seine Bord ne méritent-ils pas mieux que ces états d'âme et manœuvres dilatoires ?
Les chômeurs de Seine Bord ne méritent-ils pas mieux que ces états d'âme et manœuvres dilatoires ?
Economiquement, socialement, la vallée de l'Andelle est sinistrée. L'agonie de MReal étend et aggrave cette situation de crise. Il y a urgence, les toutes prochaines années sont décisives pour la survie économique et la renaissance du secteur.

Au Nord de la Seine, la partie se joue dans le contexte de deux projets majeurs portés par l'Etat et les collectivités territoriales. Il appartient à notre bassin d'emploi de tirer son épingle du jeu et de ne pas manquer l'opportunité exceptionnelle que représente l'arrivée de la liaison autoroutière A28 A 13 et le projet d'aménagement de l'axe Seine dans le cadre du Grand Paris.

Il faut, comme nous le faisons à la CASE, anticiper et préparer des projets qui s'articuleront avec ces programmes majeurs portés par l'Etat.



Grand Paris, liaison A28 A 13 : la CASE a des projets

En 2008, au lendemain des élections municipales, j'ai dit que l'aménagement global de la Seine dans toutes ses composantes, de la préservation des berges à la culture maritime et fluviale, serait ma priorité pour ce mandat.

Or, la CASE a déjà des projets au Nord de la Seine. Nous voulons maintenir notre rythme de développement et préserver notre cohésion sociale. Pour cela, la revitalisation économique au débouché de la Vallée de l'Andelle, sinistrée socialement et économiquement est notre priorité. Le programmme Pharmaparc à Val de Reuil, Ecoparc à Heudebouville sont arrivés à maturité, avec les fruits cités plus haut. Il faut maintenant se tourner vers le Nord de la CASE.

L'accélération de l'aménagement de l'axe Seine dans le cadre du Grand Paris met au premier rang le projet préparé et défendu par la CASE de création de valeur ajoutée sur une plateforme multimodale fleuve-fer-route.

Nous suivons de près les études de la liaison A28 A13, avec en ligne de mire la création d'un échangeur au Nord de la Seine. Bien entendu, cet échangeur sera un atout majeur dans la revitalisation économique de tout le secteur, y compris Alizay - Igoville. Irrigué par cet axe majeur Nord-Sud, au croisement de l'axe Est-Ouest de la Seine, notre projet de création de zones d'activités au pied du pont est crédible. 

Mais l'urgence n'est-elle pas de travailler le site d'Alizay ?

Pitres ou Alizay ? Je m'en contrefiche !

Nous avonc aussi financé, avec l'Etat, les études de faisabilité d'une plateforme multimodale à PItres, action que nous avons inclus dans le Pacte Grande Seine 2015. Il s'agit bien de créer de la valeur ajoutée, des emplois directs et de sous traitance, des emplois induits, en écoulant une part du trafic de Port 2000 autrement que par l'autoroute A13.

Pitres ne veut pas de ce projet. Dont acte. De plus, les regards se tournent aujourd'hui vers le site d'Alizay, où l'on commence à réfléchir à un port fluvial au débouché du site MReal.

Je suis un homme de projet et la souplesse d'esprit est essentielle à la conduite de projet. Je me contrefiche de savoir si la plateforme multimodale se localise à Pitres ou à Alizay. L'important est qu'elle se fasse.

Le vrai problème est qu'à Alizay, la CASE, avec sa force de frappe financières et ses compétences techniques, ne pourra pas participer à ce projet, situé hors de son champ d'action. Nous n'avons pas compétence à travailler et à investir chez le voisin.

Si je souhaite que la CASE s'étende à Alizay, ce n'est pas par gloriole, mais pour pouvoir agir efficacement pour la revitalisation économique, pour la création d'emplois au débouché de la Vallée de l'Andelle.

C'est une part importante de l'enjeu de la fusion CASE-Seine Bord.  C'est la crise de l'emploi qui met la pression sur les maires de Seine-Bord, responsables du développement économique
sur leur territoire. Cela me semble plus important que les vapeurs et les états d'âme de certains.   Il est grand temps d'accepter le dialogue avec la CASE et d'avancer vers l'intégration.

* Emplois nets veut dire : solde net entre les créations et les disparitions d'emploi.
** Lire aussi dans Agglobuzz : Le maire et la princesse au petit pois




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