Louviers

La politique est un jeu cruel.
Ils ont joué le jeu, ils ont mené le bon combat, ils ont tout donné pour Louviers.
Ce soir, ils sont à terre.
Ce soir, je leur dois, nous leur devons respect et fraternité.
Diego Ortega, Philippe Brun, Hacen Mohammedi, transmettez à vos équipes l'admiration de l'ancien maire de Louviers pour leur belle campagne, durant laquelle ils/elles ont montré courage, dynamisme et créativité.
Tomber dimanche, se relever samedi. Lors de la première réunion du conseil municipal, ils seront debout. L'avenir leur appartient, Louviers a besoin d'une opposition unie.


Y'a pas que de mauvaises nouvelles. A Lairière, Ghislaine Baudet élue au conseil municipal
Y'a pas que de mauvaises nouvelles. A Lairière, Ghislaine Baudet élue au conseil municipal
Le fait est là, dans sa brutalité : Priollaud est élu au premier tour, l'opposition a échoué. Pourquoi ?
Il n'est pas l'heure d'en parler.
Par respect pour ceux qui se sont tant battus, mais sont battus, ce  serait plus qu'indécent  de refaire le match ce soir.
Je vomis les donneurs de leçons. Au soir d'une défaite électorale, il y a toujours un odieux personnage pour venir jouer publiquement la scène qui donne envie de vomir.
Il y a toujours un ouvrier de la vingt-cinquième heure qui vient expliquer comment les vaincus auraient pu gagner, s'ils l'avaient écouté plus tôt.
Il y a toujours un salaud pour planter le couteau dans le dos de celles et ceux qui sont à terre, écrasés par le chagrin de la défaite.
Je n'ai jamais été, je ne serai jamais celui là.
Et d'abord par respect pour moi-même : je ne me suis pas présenté, j'ai laissé à d'autres la responsabilité de la stratégie à mener pour dégager le sortant. Alors, ce soir, je la boucle.
Sauf pour assurer de ma considération et de mon amitié à toutes celles et ceux qui ont tenté de donner à Louviers le maire que notre ville mérite. Respect.
 

Hegel l'a si joliment dit :
Ce n'est qu'au crépuscule que la chouette, oiseau de Minerve, prend son envol.
En d'autres termes, on ne peut saisir le réel et le reconstruire par la pensée qu’une fois que les processus historiques se sont accomplis.
L'heure de la chouette, oiseau de la sagesse, viendra.
Car le crépuscule est là devant nous : Priollaud est réélu, la bataille est perdue.
Sans jamais accabler les vaincus, nous devons penser cette réalité.
 

Patron des cinémas d'Evreux, Jean-Marc Ageorges avait repris le cinéma de Louviers. Le conflit avec la maire Odile Proust fut spectaculaire
Patron des cinémas d'Evreux, Jean-Marc Ageorges avait repris le cinéma de Louviers. Le conflit avec la maire Odile Proust fut spectaculaire
Créées en 1982 par la municipalité Fromentin, sous l'impulsion de François Bureau, passionné et érudit du 7ème art, les salles de projection du boulevard de Crosne palliaient la fermeture des cinémas Normandy et Eden, dont tant de lovérien(ne)s se souviennent avec l'émotion de leur jeunesse.

Ah ! les premiers baisers, bercés par les affreux grincements des vieux fauteuils de l'Eden...

Mais déjà, la droite critiquait la dépense, jugeant que le cinéma devait rester une affaire privée. En privatisant les salles, François-Xavier Priollaud renoue ce fil de la pensée réactionnaire.

Odile Proust, voulait, au contraire, tout contrôler. Les relations avec l'exploitant des salles, Jean-Marc Ageorges sont devenues explosives.

Certains se souviennent encore du spectacle surréaliste et grotesque des sapeurs-pompiers de Louviers... distribuant des tracts à l'entrée des salles, sur ordre du maire,  dénigrant l'exploitant du cinéma. Qui finit par jeter l'éponge.
 

Parti de rien, président de la Fédération nationale des Cinémas, Richard Party est l'artisan de la renaissance du cinéma indépendant en Normandie
Parti de rien, président de la Fédération nationale des Cinémas, Richard Party est l'artisan de la renaissance du cinéma indépendant en Normandie
Il fallut attendre l'arrivée de Richard Patry, pour relancer le cinéma municipal. Parti de rien, Richard Patry est l'artisan de la renaissance du cinéma d'Elbeuf.

Un grand professionnel, reconnu comme tel par la profession, qui l'a élu président de la Fédération nationale des Cinémas.

Mais l'ascension de Richard Patry n'aurait pu se faire sans compagnon de cordée, sans son ami d'enfance avec qui il partagea les années de vaches maigres : un certain Jean-Edouard Criquioche.

En s'appuyant sur le talent et l'esprit d'initiative du tandem Patry-Criquioche, en m'appuyant sur le génie de Jacques Falguières, éminent et pro-actif directeur de la Scène Nationale, en proposant un projet d'action culturelle cohérent à la DRAC, aux services culturels de la Région et du Département, j'ai pu construire un théâtre à Louviers et donner au cinéma les moyens de son développement.

Jean-Edouard Criquioche devient propriétaire des 4 salles de cinéma créées en 1982
Jean-Edouard Criquioche devient propriétaire des 4 salles de cinéma créées en 1982
Odile Proust - c'est à son honneur - avait créé la Médiathèque. 

En créant le Grand Forum, après le Moulin, la Maison du Jeu, la Gare aux Musiques, la Villa Calderon, nous avions fait de Louviers la capitale culturelle de l'Eure.

Les urbanistes remarqueront que l'implantation de équipements publics, du Manoir de Bigars à la Gare, forme un "boulevard de la Culture", que nous souhaitions compléter par l'ouverture d'un Centre d'art contemporain derrière la médiathèque, dans l'ancienne chaufferie de la Halle Wonder

Priollaud flanque tout par terre... mais l'histoire ne s'arrêtera pas là. De nouveaux orages montent à l'horizon.

Car la privatisation du cinéma est un tel fiasco, tant sur le plan financier que culturel que le dossier ne restera pas clos. Les partenaires du projet culturel que nous avions mis en place ( Etat, Région, Département ) s'arrachent les cheveux devant pareille incompétence.

Le préjudice pour la Ville est patent :
le bâtiment est vendu avec un prix inférieur de 25% à l'estimation des services de l'Etat... L'affaire n'en restera pas là.
 



Samedi 30 Mars 2019 | Commentaires (0)

A Louviers, la vie du cinéma local n'a jamais été un fleuve tranquille.

Médusés, nous venons de vivre deux épisodes d'une saga dont le tournage a commencé... avant la municipalité Fromentin, lors de la fermeture de l'Eden et du Normandy.

Cette fois, après «L'été meurtrier», François-Xavier et Jean-Edouard nous ont joué «Le Corniaud».

Votée au dernier conseil municipal, la privatisation du cinéma municipal s'avère une affaire en or pour Jean-Edouard Criquioche et une lourde perte pour la Ville.

Dans ce marché de dupes, le maire de Louviers n'a pas pesé lourd face à l'exploitant du cinéma.

Le Tabarly du Grand Forum a roulé dans la farine le Gribouille de la mairie.


Jean Edouard Criquioche, amoureux du septième art et... redoutable bussinessman
Jean Edouard Criquioche, amoureux du septième art et... redoutable bussinessman
« Ah ! Il m'épate, il m'épate, il m'épate... » serinait Louis de Funès. Dans un film où le péquenot normand finissait par plumer l'arrogant Parisien. Epatant, Jean-Edouard ?

Sa forte personnalité l'a imposé comme acteur de premier plan sur la scène culturelle, capable de porter des  projets ambitieux, des partenariats de grande envergure.

J'ai toujours éprouvé de l'admiration pour ce cinéphile averti, cet homme d'affaires avisé, cet entrepreneur à succès parti de rien, ce marin d'exception aussi, capable de décrocher une 7ème place dans la Route du Rhum, première place amateur.

Fonceur, créatif, toujours en mouvement,  l'exploitant du cinéma de Louviers aura toujours un projet d'avance au service de sa passion pour le septième art.

Cette fois, Jean-Edouard a fait très, très fort !

A l'issue d'un marché de dupes, il se retrouve propriétaire des 4 salles du cinéma municipal et du terrain attenant.

Dans un montage financier où l'apport de la mairie est supérieur à son propre apport.  Autant dire qu'il devient propriétaire... gratuitement.  Avec, en prime, un bonus pour financer la construction d'une nouvelle salle.

Un deal super-gagnant pour le privé... super-perdant pour la Ville, qui perd sur tous les tableaux !

Le Tabarly du Grand Forum empoche toutes les manches de la régate, un match-racing avec le maire qu'il a dominé de la tête et des épaules.

Comme toujours, Jean-Edouard a foncé Pleine Balle ! pour larguer, sans peine, un élu incapable de suivre son sillage, incapable de défendre les intérêts de la Ville dans une négociation avec plus malin que lui.

*Pleine Balle ! est le titre du livre autobiographique écrit par Jean-Edouard Criquioche ( ci-contre )
 

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Cet été à Louviers, entre le maire et l'exploitant du cinéma, « Règlement de comptes à OK Corral » tenait le haut de l'affiche. Par presse interposée, une bagarre en «cinq colonnes à la une» faisait le feuilleton de l'été.

Tout a commencé par un motif dérisoire : une panne d'électricité.

Dans l'urgence, pour éviter l'interruption des séances, le gestionnaire du cinéma  fait réparer et paie de ses deniers la réparation du transformateur électrique alimentant l'équipement municipal.

Ensuite, il présente la facture au maire qui refuse de payer la réparation.

Menaces, bluff, chantage...

Pour un transformateur en panne, l'ambiance était plus qu'électrique : haute tension entre le maire et l'exploitant.

La légendaire mesquinerie d'un maire, surnommé "Bout d'chandelle" par nombre d'employés municipaux qu'il prive des moyens de bien travailler; son tout aussi légendaire entêtement enveniment la querelle au point de remettre en cause la convention d'exploitation du Grand Forum !

Pour ne pas payer la réparation d'un transformateur en panne, il donne tout le bâtiment !

Comme Gribouille, qui sautait dans la rivière pour éviter les gouttes de pluie !



Le Gribouille de la mairie, qui saute dans la rivière pour éviter les gouttes de pluie
Le Gribouille de la mairie, qui saute dans la rivière pour éviter les gouttes de pluie
Priollaud tentera de se justifier en disant que c'était le prix à payer pour que le cinéma continue à vivre à Louviers.

Mais avant lui et ses querelles d'Harpagon, le cinéma vivait très bien à Louviers ! 

Depuis la création de la salle de cinéma-théâtre, Le Grand Forum avait augmenté sa fréquentation jusqu'à devenir le premier cinéma indépendant de Haute-Normandie.

Grâce au soutien financier de la Ville, le cinéma de Louviers a été le premier cinéma de Normandie à proposer aux spectateurs la qualité de projection numérique.

Sous l'impulsion de Smaïl Chibane, conseiller municipal délégué à l'action culturelle, le Ciné d'Or pour les seniors, le Ciné-Club pour les esthètes et de nombreuses animations co-produites par la Ville et l'exploitant. Que vont-elles devenir ? Mystère. Tout est à craindre.

Aujourd'hui, la Ville se retrouve en charge de la grande salle de cinéma-théâtre, dont elle ne sait, visiblement, que faire... en l'absence de tout projet culturel cohérent.

Pleine Balle ! C'est la devise de Jean-Edouard et le titre du livre qu'il a écrit.
Pleine Balle ! C'est la devise de Jean-Edouard et le titre du livre qu'il a écrit.
Cette privatisation est typique de l'incompétence de Priollaud : on brade les équipements publics ( Moulin de Bigars, école Jules Ferry ) parce qu'on ne sait quoi en faire.

Comme tous les ringards de la droite conservatrice, Priollaud  considère que la culture est une dépense inutile.

Il casse un partenariat innovant. Il rabougrit les moyens des équipements que nous avons créé ( gare aux musiques, Moulin, théâtre, ludothèque ). Il réduit les subventions à tous les acteurs de la culture à Louviers.

Sa conception de l'action culturelle publique est aussi ringarde qu'élitiste et méprisante : considérant que la province est un désert, il fait venir à Louviers son petit réseau privé.

On a déjà donné : Odile Proust et son réseau nous ont infligé le « musée Wakhévitch », cet énorme gaspillage... qui  avait fait de Louviers, la risée des acteurs de l'action culturelle publique et de la culture populaire. Un musée parce qu'Odile Proust fréquentait le salon de la veuve Trauner !

Sans gêne, Priollaud, sans orientation ni projet d'ensemble, mais au coup par coup, fait venir la pièce de théâtre du cousin de Madame. Organise un concert, entre soi et soi, avec des copains pianistes venus de Paris.

Il a roulé le maire dans la farine, mais aux dépens du contribuable !
Il a roulé le maire dans la farine, mais aux dépens du contribuable !
Comme tous les élus qui savent de quoi ils parlent, j'avais fixé à Louviers une règle claire : les élus ne doivent pas se mêler de la programmation des équipements culturels ni de l'achat des œuvres d'art. Et surtout pas avec leur goût personnel ou leurs amitiés.

Leur rôle reste capital : donner le cap à la politique culturelle, fixer les grandes orientations, définir les publics prioritaires, construire les équipements et les faire fonctionner avec du personnel compétent.

Seuls les professionnels de la culture ont la connaissance des tendances artistiques, le carnet d'adresses national et international pour programmer ou acheter les œuvres qui cadrent avec les orientations données par les élus.

Las... Pour Priollaud « Louviers est un village » . Pour lui, dans les villages, pas besoin de culture populaire de qualité : le folklore suffit aux villageois.

Déjà l'esprit mousquetaire...

Me voilà, haut comme trois pommes, déguisé pour la Cavalcade, prêt à affronter les tempêtes de confettis, , avec le formidable défilé des chars fleuris dans les rues de Louviers.

Mais si je publie cette photo, extraite de l'album de famille, ce n'est pas par nostalgie...

Figurez vous que le fantôme de la Cavalcade a hanté le dernier conseil municipal...


Avec les copains de la rue des Quatre Moulins, prêt pour la Cavalcade et la bataille de confettis !
Avec les copains de la rue des Quatre Moulins, prêt pour la Cavalcade et la bataille de confettis !
Au dernier conseil municipal, le maire a de nouveau enfourché son dada : Louviers-Village. Pour lui, les quartiers de Louviers sont autant de villages et les habitants des quartiers sont des villageois.

C'est la marotte d'un Parisien, "descendant" à Louviers à tiers-temps, avec la morgue et la condescendance de l'élite parisienne pour nous autres, les péquenots de Louviers, petit village de Normandie. 

Un maire à temps partiel qui descend à Louviers comme en villégiature et qui pense que Louviers est son petit jardin à la campagne.

Pour lui, Louviers n'est pas une ville, fière de l'être, ville centre d'une agglomération dynamique.

Pendant 20 ans, nous avons modernisé, rajeuni, dynamisé notre ville avec une politique d'animation et de rénovation de quartiers urbains et d'un centre-ville assumé comme tel. Pas un centre-bourg, ni une place de village.

Et lorsque nous avons créé Louviers-Plage c'était avec la participation et l'engagement de tous les services de la Ville. Pas une animation de Comité des fêtes de village.

Alors, au conseil municipal, le Parisien s'écoute penser et nous confie une idée de génie : chaque village de Louviers va faire un char de village et tous les chars vont défiler ensemble dans notre grand village.

Quelle idée neuve ! Il fallait bien un Parisien pour donner une âme  à  notre village.

Mort  de rire...

Non seulement Priollaud ignore l'histoire de Louviers et sa Cavalcade d'antan, mais, à son arrivée, il a supprimé le défilé du Carnaval.

Avec le soutien de la municipalité, l'aide des services municipaux, à l'initiative du Dr Hélène Gateau et de la  Pauline Blasquez, les quartiers de Louviers défilaient en ville... Notre ville. Pas Louviers-Village, dernière station sur le chemin du déclin.





 


Lundi 18 Mars 2019 | Commentaires (0)

Le maire sortant ne peut pas gagner les élections municipales. Car on ne rejouera pas le match Martin-Priollaud de 2014.

En 2014, il a été élu par hasard, par surprise et par erreur... et par un très faible écart de voix ( voir-ci dessous ) Il n'a pas vu que la véritable vainqueur.e de 2014 était Anne Terlez.

Depuis, il n'a rien fait, largement déçu ceux qui ont cru en ses promesses, étranglé les services publics et brisé l'élan qui faisait de Louviers la "ville qui bouge".

Plus maigre que la plus maigre des top-models, son bilan est aussi invisible dans nos quartiers que le maire retranché dans sa mairie, sourd aux demandes de rendez-vous de ses administrés.

Au point que les jeunes qui ont grandi à Louviers dans les années 90 s'organisent, spontanément, pour « Changer Louviers » en changeant de maire...

Trois mousquetaires, Philippe Brun, Hacen Mohammedi et Diego Ortega vont engager le fer contre un maire à tiers-temps, un politicien invisible et auto-satisfait.

Indépendants des partis politiques, ils n'ont d'autre ambition que d'être utile à leur ville. Priollaud ne s'intéresse à Louviers et aux Lovériens que comme marche-pied de son ambition insatisfait.

Pour moi, c'est la divine surprise : la relève est là !



Les mousquetaires du changement
Les mousquetaires du changement
Par hasard : quelques semaines avant les élections de 2014, dans sa famille politique, Fx Priollaud n'est qu'un prétendant de troisième choix en sixième position sur la liste UMP.

Servi par un incroyable hasard, il prend la place qu’Olivier Aubert puis Benoît Veyrat ne pouvaient assumer, victimes d’accidents de la vie... indépendants de leur volonté.

Elu par surprise : En 2014, exceptionnellement, la politique nationale a pris le pas sur le débat municipal. En Normandie c’est dans l’Eure que le mouvement de balancier national vers la droite et l’extrême-droite a été le plus violent.
 
Comme partout, les maires de gauche dans les villes de + 10 000 ont été balayés, exception faite des communes où une majorité de gauche affrontait une opposition... de gauche.

A la surprise de tous les observateurs et de la presse locale, l’excellent bilan de l’équipe sortante à Louviers n’a pas permis d’endiguer une vague bleue dont la force n’a rien à voir avec les mérites du candidat Priollaud
 

Au premier tour, la liste Priollaud score, péniblement, 20% des voix.

Tout le monde le sait, beaucoup le disent, mais il n’y a pas photo : la vraie vainqueur.e de 2014, c’est Anne Terlez, auteur.e du seul vrai bouleversement de l’échiquier politique local. Elle crée la surprise en son nom propre et non par la carte de MODEM qu’elle a pris soin de soigneusement planquer au fond de son sac à main.

Le maire a étouffé les ambitions d'Anne Terlez pendant 5 ans.

Est-ce pour mieux la contrôler en 2020 qu'il vient d’adhérer au MODEM ? Stratégie inefficace : le MODEM vient de refuser l'investiture aux européennes à FX Priollaud. Caramba, encore raté...

Diego Ortega
Diego Ortega
 Le maire actuel est aveuglé par l'auto-satisfaction, au point de clamer : " Avant moi, rien n'avait été fait à Louviers. " De telles énormités nuisent à la crédibilité...

Mais cette auto-satisfaction est sans doute le fruit d'une angoisse cachée. En ressassant ses attaques contre l'ancienne municipalité F-XP. refuse d'ouvrir les yeux : en 2020, on ne va pas rejouer le match Martin-Priollaud !

C’est son bilan – et non le mien – qui va être jugé !

Au vu de son extrême minceur, je comprends son anxiété : en 5 ans, il rien fait de sérieux, de structurant, rien qui soit à la hauteur des attentes de la population et de l’ambition qu’un bon maire doit avoir pour sa ville.
Un maire à tiers-temps, inaccessible dans sa tour d'ivoire, voyageant dans le monde entier pour conforter son statut de candidat régional aux européennes...

 

Philippe Brun
Philippe Brun
Le maire, contre toute évidence, s'obstine à me caricaturer en vieil homme aigri et revanchard.

Aigri ? Comment pourrais-je l'être ?

Comment pourrais-je être revanchard alors que pour paraphrase le président Mao «A Louviers, que cent écoles rivalisent, que cent fleurs s’épanouissent ».

Lisez la presse, monsieur le maire ! L’espoir n’est pas dans votre camp.

Ils n’ont rien demandé à personne, je ne leur ai rien demandé mais ils me donnent plus que je n’osais l’espérer : la relève est là, qu’elle s’appelle Hacen Mohammedi, Philippe Brun, et bien sûr Diego Ortega.

C’est toute une jeunesse qui s’organise pour que vous partiez et que Louviers redevienne la ville qui bouge.


 

Hacen Mohammedi
Hacen Mohammedi
C’est un effet génération, la génération de ceux qui ont grandi à Louviers durant les années Martin.

Au biberon, ils ont été les premiers usagers de notre maison de la petite enfance. Ils ont joué dans la ludothèque des Quatre Jeudis. Ils ont appris à lire dans nos écoles neuves. Ils ont goûté les plats de la nouvelle cuisine centrale (Les Deux Airelles) dans les restaurants scolaires qui ont remplacé la vieille et dangereuse cantine.

Ils ont trouvé génial Louviers Plage ( que vous avez réduit a quia)

Ils ont appris la citoyenneté au conseil municipal des jeunes et dans les commissions de quartier. Ils ont aimé les emplois jeunes. Ils ont monté des projets jeunes avec la création du service jeunesse. Ils sont partis en classe de neige gratuitement.

Ils ont demandé et obtenu la création de la Gare aux Musique, avec studios de création et la salle de diffusion des Musiques actuelles. Ils ont admiré l'école de musique rénovée. Ils ont vu naître le Moulin, ses caves, son festival de jazz et le foisonnement des activités culturelles et associatives dans les étages et la grande salle.

Ils ont choisi leurs loisirs par le Forum des associations, ils ont découvert le sport au complexe de tennis, le magnifique centre aquatique, le stade de football rénové, le gymnase Colette Besson, l’espace sportif Annette Sergent.

Ils ont découvert l’art contemporain au musée de Louviers. Ils ont admiré les créations d’artistes invités à la Villa Calderon...


 

Ces jeunes femmes et ces jeunes hommes ont la tête sur les épaules, sont responsables et compétents, le vin de la jeunesse coule dans leurs veines avec sa fougue et sa flamme.

Cette génération ne veut pas rejouer le match Martin-Priollaud !

Elle a raison. Elle sait que j’ai été un maire bâtisseur et que vous êtes un maire éteignoir. Je ne suis ni leur chef secret, ni leur guide occulte.

Mais nous avons un point commun : ils veulent que notre ville retrouve l’élan que vous avez brisé, le dynamisme que vous avez cassé, l’aura que vous avez éteint. Ils veulent changer Louviers, changer de maire, 

Le prochain maire de Louviers sera un homme ou une femme brûlant de l’ardeur de la jeunesse pour faire renaître l’avenir de Louviers, une promesse sur laquelle vous vous êtes lourdement endormi.


Jeudi 14 Mars 2019 | Commentaires (0)

En privatisant le cinéma Grand Forum, le maire de Louviers s'est fait rouler dans la farine par l'exploitant. C'était à prévoir.

Remarquable entrepreneur, Jean-Edouard Criquioche est certainement plus doué pour les affaires que François-Xavier Priollaud pour défendre les intérêts de notre commune.

En résumé, Jean Edouard Criquioche achète le cinéma municipal... avec l'apport fourni par la Ville !

Et touche en plus un bonus de 163 000 euros !

Pour une bonne affaire, c'est une bonne affaire...

Ce n'est pas le plus grave.

La privatisation du cinéma prive la Ville d'un pilier essentiel de l'action culturelle publique à Louviers. Le maire se débarrasse du cinéma municipal parce qu'il n'a aucun projet pour la culture populaire de qualité.

Surnommé "Bout d'chandelle" par les employés municipaux et les acteurs de la Culture, il n'a su que réduire les moyens alloués pour faire vivre les équipements créés pour faire de Louviers ce qu'elle était naguère : la capitale culturelle de l'Eure.


400 000 euros de subvention...
400 000 euros de subvention...
Si l'on décortique la transaction présentées par le maire au conseil, on arrive à un résultat... stupéfiant.

D'un côté, la Ville subventionne à hauteur de 400 000 euros la modernisation et l'agrandissement du cinéma... qu'elle cède à l'exploitant.

Elle accorde une remise de 25 % (300 000 euros) à l'exploitant sur le prix de vente du bâtiment estimé par le service des Domaines.

Elle achète à hauteur de 348 500 euros l'équipement usagé de la salle de théâtre, sans justification sérieuse de cette indemnité, sur devis fournis par l'exploitant !

De plus, elle indemnise l'exploitant à hauteur de 120 000 euros pour réparer un transformateur électrique.

 

La " transaction " approuvée par le conseil municipal ( pour mémoire, la valeur du bâtiment et du terrain : 1 300 000 euros
La " transaction " approuvée par le conseil municipal ( pour mémoire, la valeur du bâtiment et du terrain : 1 300 000 euros
Au total, par le biais de subventions, de remises et d'indemnités difficilement justifiables en droit, l'exploitant du Grand Forum bénéficie, par cette transaction, d'un montant global d'un 1 168 500  euros.

Avec cette apport provenant de la Ville, il achète une propriété communale : les 4 salles existantes et le terrain nécessaire à un futur agrandissement, pour la somme de... 1 million d'euros.

A l'issue de la transaction, Jean Edouard Criquioche devient donc propriétaire des 4 salles du cinéma municipal. Gratuitement. Et dégage même un bonus de 168 500 euros

Tous comptes faits, par le biais de subventions et d'indemnités injustifiables, la ville lui donne le bâtiment abritant les 4 salles et le terrain et lui accorde un bonus de 168 500 euros pour construire une nouvelle salle !

Pour augmenter son chiffre d'affaires en exploitant une nouvelle salle, il peut se présenter devant son banquier en se frisant la moustache !

Avec de telles garanties immobilières et 400 000 euros d'apport via la subvention promise par la ville, l'emprunt pour financer la construction sera vite bouclé !

Chapeau, l'artiste !

Quand à la ville, elle perd un important équipement municipal, un bâtiment considérable.

En contrepartie, elle obtient... du vent et la totalité des charges de la salle de théâtre.

En fait, ce protocole financier n'a d'autre but que de contourner la loi SUEUR pour dépasser le plafond de subvention publique à un projet privé.

Au fond c'est une histoire à la Gribouille...

 

La réparation du transformateur électrique : 120 000 euros
La réparation du transformateur électrique : 120 000 euros
Dans mon enfance, on m'a raconté le conte de Gribouille : l'histoire d'un gamin qui, pour éviter d'être mouillé par les gouttes de pluie sautait dans le ruisseau.

On se souvient qu'au début de toute cette histoire, il y a une spectaculaire querelle, étalée dans la presse de façon grotesque, entre un maire et un exploitant de cinéma qui se disputaient pour une histoire fumeuse - fumante ? - de réparations d'un vulgaire transformateur électrique.

Plutôt que de rembourser 180 000 euros de réparations en 2018, le maire , en 2019, rembourse 120 000 euros et fait cadeau d'un bâtiment estimé 1, 2 millions d'euros. La Ville paie cher l'incompétence du maire sortant.



Jeudi 14 Mars 2019 | Commentaires (1)

François Xavier Priollaud a soutenu François Fillon jusqu'au bout du second tour de l'élection présidentielle. François Fillon était un grand pratiquant... de la "solidarité familiale". Mal lui en a pris. Il semble que le maire de Louviers n'ait pas retenu la leçon.


Les petits arrangements entre amis
Les petits arrangements entre amis
En janvier, lors de la traditionnelle présentation des voeux du maire, nous étions nombreux à être surpris.

Entre discours et petits fours, nous avons subi une pièce de théâtre, au demeurant passable, voire agréable, mais sans aucun rapport avec Louviers ou la vie culturelle de Louviers.

Quelle mouche avait piqué le maire, soudain fou de théâtre ?

Lui l'on ne voit jamais aux spectacles du Grand Forum. Un maire qui a réduit comme jamais les moyens techniques et financiers du spectacle vivant à Louviers ?

Nous avons découvert le pot aux roses grâce à un ami féru de généalogie... Et posé la question au conseil municipal, lundi.

Priollaud a avoué que l’auteur de cette pièce, Jêrome Colin de Verdière, n’est autre que le cousin de sa femme, Inès Colin de Verdière.  La pièce est programmée, cahin-caha, dans le circuit du théâtre privé à Paris.

Cet aveu de copinage familial ( la troupe a été payée par nos impôts ! ) se double d'un formidable aveu d’incompétence.

Voilà un maire qui confond les petits arrangements entre amis et avec l’action culturelle de service public, programmée par des professionnels de la culture au moyen d'équipements publics.

La DRAC sait de quoi je parle !

A Caen, à Rouen, à la Région, quand on voit ce que devient la culture à Louviers, on s'arrache les cheveux ! Moyens réduits, aucune orientation, une politique du coup par coup, sans objectifs, sans direction. Depuis 2014, la culture à Louviers, c'est la dérive sans fin.

 

Je n’arrive pas à croire qu’après Malraux, Jean Vilar, Jack Lang, l’action culturelle publique à Louviers revienne à l’époque de Mme Verdurin, époque si bien moquée par Proust (l'écrivain !)

Mme Inès Colin de Verdière n'est pas la duchesse de Guermantes.

Les notables parisiens qui se piquent de "faire venir" des artistes dans leur maison de campagne c'est plus que ringard, c'est l'anti-thèse de l'action culturelle d'une collectivité territoriale.

Et lorsque l'artiste est le cousin de Madame, que la pièce est défrayée sur fonds publics dans une salle municipale...

Les Lovériens jugeront. Bientôt.
 

La Ville vient de récupérer (à quel prix !) l’usage exclusif de la grande salle du Grand Forum, mais pourquoi faire ? Le maire est incapable de présenter le moindre le projet culturel motivant cette dépense.

A-t-il voulu donner un signal lors de la cérémonie des vœux ?

Le programme de théâtre de cette salle publique viendra-t-il du salon de Mme Inès Colin de Verdière ?

Louviers ne l’acceptera pas.

Les petits arrangements entre amis, avec le musée Wakhévitch, on a déjà donné ! Pour que Louviers redevienne la capitale culturelle de l'Eure, il faut renvoyer ces notables à l'entre-soi des salons parisiens.


Mercredi 13 Mars 2019 | Commentaires (0)

Le maire de Louviers voulait se faire mousser en consacrant une séance spéciale du conseil municipal à un seul sujet : sa microscopique baisse des taux d'imposition.
C'est raté ! la Dépêche titre : Les taux en baissent, pas les impôts. Et les impôts, de fait, augmenteront à Louviers
Comme le démontre Axel Daché, porte-parole de l'opposition, dans la déclaration suivante. Ajoutons que baisser le taux ( et non la base ) de la taxe d'habitation de 0,5% est parfaitement ridicule, à l'heure où le gouvernement prépare la suppression de cette taxe.


Conseil municipal : les impôts en hausse à Louviers
Monsieur le maire

Dans cette délibération, vous proposez pour 2018 une baisse des taux de 0,5 %.
Nous sommes, bien évidemment favorable à une baisse de la pression fiscale pour le contribuable lovérien.
Mais … vous nous demandez de voter une baisse des taux, pas une baisse des impôts.
Cette démarche vous donne la possibilité de vous faire un plan de communication à bon compte. En annonçant, à grand renfort de communication, cette baisse de taux d’imposition. Mais qui ira vérifier que cette baisse de taux ridicule va se concrétiser par une hausse des impôts ?  Au moins que vous comptiez sur un geste de l’agglomération et du département pour gonfler votre soufflet de 0,5%
Autrement dit, le lovérien qui se contente d’écouter vos discours (aux vœux notamment) et qui ne vérifie pas les bases qui lui sont affectées par les services fiscaux, pense légitimement que vous baissez les impôts à Louviers, alors qu’ils  augmenteront de près de 100 000 € !
Dans cette délibération, vous exposez un contexte de baisse des ressources par une baisse des dotations de l’Etat. C’est faux. Le gouvernement s’est engagé à un gel des dites dotations …
Le projet de loi de finances 2018 présente même une légère hausse globale. Ainsi, par exemple, la dotation de soutien à l’investissement des communes et de leurs groupements, passe en 2017 de 570 millions à 685 millions !
D’autre part, Si l’Etat, qui il est vrai souhaite faire des économies, se concentre sur ses fonctions dites régaliennes et limite au maximum l’augmentation des dotations, il ouvre, par ailleurs des appels à projet.
Ce que l’Etat ne versera plus sous forme de dotations, il le fera en revanche pour les collectivités qui répondrons à ces appels à projet. C’est exactement le cas concernant, par exemple l’opération « Cœur de Ville » piloté par le ministère de la cohésion des territoires.
C’est d’ailleurs ce que vous tentez d’appliquer progressivement aux associations lovériennes
 
Vous annoncez donc une baisse des taux qui se traduit par une augmentation des impôts le tout dans un contexte de baisse de vos ressources liées à la baisse des dotations, ce qui est faux et qui surtout ne prend pas en compte les financements possibles liés aux appels à projet.  
Enfin, il faut mettre cette augmentation des impôts en correspondance avec votre politique tarifaire. Pour être juste et transparent, il faudrait que vous puissiez nous présenter les tarifs appliqués en 2014 et ceux d’aujourd’hui !
A propos de tarifs et de taxe, votre présentation n’évoque pas la création de la taxe d’inhumation présentée et soutenue par Mme Terlez au mois de décembre dernier.
Ainsi un habitant de Louviers, non seulement ne va pas payer moins d’impôts, mais vont lui être appliqué des tarifs revus à la hausse et des taxes supplémentaires en particulier s’il perd un proche ! 
Les Jams sessions par exemple sont devenues payantes avec un tarif déjà augmenté
Louviers Plage se réduit à peau de chagrin
 
La Saint-Michel qui s'aère avec de nombreux espaces vident et qui se rabougris. Devant faire face à la foire ébroïcienne.
 
Ce ne sont quelques exemples parmi tant d'autres que chacune et chacun, habitants ou commerçants peuvent constater.
 
Ainsi  votre stratégie éclate au grand jour après nous annoncer l’apocalypse, la faillite et mille malheurs. Vous paradez fièrement avec vos baisses de taux mais pas d’impôts et une course folle aux travaux, vendant au passage l’une des figures du patrimoine lovérien l’école Jules Ferry.  
 
 Une fois de plus Mme Terlez et M. Priollaud veulent nous faire rêver  mais à mi-mandat à entendre le nombre grandissant de critiques le rêve est loin d'être collectif. Bien sûr on objectera qu'il s'agit de grincheux, que l'opposition fait de la vieille politique.

Mais derrière la politique apaisée de monsieur Priollaud se cache de facto une surdité avec un symbolique exemple car après plusieurs conseils municipaux où monsieur Priollaud nous affirme et réaffirme que la vidéosurveillance lovérienne était vétuste mais depuis son arrivée on allait voir ce qu'on allait voir, que désormais il y avait un contrat de maintenance. Dormez tranquille,  braves villageois.

Pourtant des habitants ont bien signalé qu'une caméra était manquante sur un mât de vidéosurveillance depuis de nombreux mois et ensuite par l'opposition à plusieurs reprises à cette assemblée. Et bien la conclusion de l'auto-congratulation permanente de la politique nouvelle …. et apaisée de monsieur Priollaud.
Dans la nuit du dernier Conseil Municipal un véhicule a brûlé au pied du dit mat sans caméra mais le propriétaire peut se rassurer les chiffres de la sécurité sont bons.
 
Malgré tout et pour terminer sur une note positive, les parents d'élèves et parents des futurs-ex élèves du collège Pierre Mendès France saluent votre humour : nommer Mme Houadda à la caisse des écoles, qui a voté pour la fermeture de leur collège , il fallait oser.
 

Priollaud va-t-il tuer le cinéma de Louviers ?
Un reportage de France 3 dévoile la crise ouverte entre le gérant du Grand Forum et une municipalité qui ne comprend rien au rôle-clé du cinéma dans la vie culturelle et l'animation de la cité


Les anciens se souviennent encore du cinéma Eden, du Normandy... puis d'une longue période sans cinéma.

Le cinéma actuel a été créé par la municipalité Fromentin, a failli fermer avec Odile Proust, s'est développé avec la municipalité Martin, qui l'a doté d'une grande salle supplémentaire et largement accompagné dans son développement et sa modernisation. Premier cinéma de Normandie à passer à la projection numérique, sa fréquentation le classe en tête des cinémas normands indépendants des grandes chaînes de distribution.

Gràce au dynamisme, à l'intelligence, à l'esprit conquérant de Jean-Edouard Criquioche et un partenariat exemplaire avec la Ville jusqu'en 1995 le cinéma Grand Forum est un acteur majeur de la vie culturelle régionale et de l'animation. Sans le support du Grand Forum, il n'aurait pas été possible de construire un théâtre et d'y implanter durablement la Scène Nationale.

Mais surtout, dans une relation gagnant-gagnant, Jean-Edouard Criquioche a développé une offre en directions des publics visés par la politique culturelle de la municipalité d'alors...

Sous l'impulsion de Smaïl Chibane,  le gérant du Grand Forum multiplié les initiatives conjointes. Aujourd'hui, outre les spectacles de la Scène Nationale, le Grand Forum est le lieu d'expression naturel de nombreuses associations et... de la municipalité qui n'hésite pas à utiliser ses salles pour des conférences, des projections de films.

 

On le sait : la municipalité Martin avait fait de la vie culturelle une priorité. Parisien, le maire actuel ne comprend rien au fonctionnement du cinéma dans une ville moyenne et n'a qu'une obsession : le fric, les économies sur le dos des partenaires de la municipalité, au point de paralyser les associations et d'écœurer le gérant du cinéma.

Priollaud veut changer les règles du jeu et modifier la convention qui lie la Ville et la société qui gère le Grand Forum. Cette nouvelle convention étouffe littéralement le cinéma et met en péril son équilibre financier. Jean Edouard Criquioche se prépare à jeter l'éponge...

Entre Pascal Hébert et François-Xavier Priollaud le clash a été caricatural, mais ô combien symbolique !

Classe contre classe !

Lors du précédent conseil, en décembre Pascal Hébert avait gagné le duel oratoire avec panache, résistant aux tentatives d'interruption et d'intimidation d'un maire, qui ne supporte pas les critiques. Avec détermination, il avait démontré les faiblesses de l'inaction majoritaire.

Ce lundi soir, ajoutant l'injure à l'insulte, Priollaud a tenté d'humilier son opposant, en insinuant qu'il ne savait ni écrire ni même lire les textes qu'il présente.

Une attaque personnelle d'une rare bassesse, envers un Lovérien aimé de tous. La méchanceté froide du bourgeois parisien pour humilier le manant au grand cœur.

En vidéo !


Le mépris de classe envers monsieur Hébert avait déjà donné lieu à une tentative d'humiliation. Lire ici.

Un mépris de classe qui n'étonnera personne, venant d'un maire qui, en bon Parisien, croit et affirme que "Louviers est un village"... De là à penser très fort que les Lovériens sont des péquenots...

Pascal Hébert a commencé à travailler à quatorze ans, le certificat d'études en poche. Son métier de typographe lui a donné l'amour et la maîtrise de la langue française. Mais ne lui a pas donné l'accent pointu de l'énarchie, ni l'élocution arrogante de la noblesse d'Etat dont Priollaud est issu.

Sous ses faux airs de Flaubert, Pascal exerce l'humour avec une rare finesse ce qui dénote au plus haut point l'intelligence des situations et des rapports humains. Pragmatique, serviable, constructif, il a laissé le meilleur souvenir au monde sportif, tant son action d'adjoint aux Sports a été appréciée et sa compétence reconnue.
Aussi généreux que dévoué, tout Louviers le dira, Pascal Hébert a un cœur d'or.

S'attaquer à Pascal Hébert, en dessous de la ceinture, c'est s'attaquer à l'un des meilleurs enfants de Louviers. Je suis fier de son combat, fier d'être son ami.

Imbu de lui-même, le maire de Louviers ne supporte pas la critique, comme ont pu le constater ceux qui ont eu l'audace de s'y risquer.

Ce bourgeois de Paris suffisant, à la morgue toute balladurienne ne peut imaginer descendre du piedestal ou il se croit placé par sa bonne éducation, ses diplômes, son appartenance au corps des haut fonctionnaires.

En politique, il prend les électeurs pour des imbéciles, faciles à tromper. Il pense sincèrement que les Lovériens ont bien de la chance d'avoir un maire comme lui. D'ailleurs, à l'entendre, l'histoire de Louviers commence le jour de son élection : avant lui, c'était le néant.

Sous des dehors patelins, c'est un sournois, d'une méchanceté rare et froide. Son allure bonasse trompe facilement : il faut apercevoir dans son sourire d'auto-satisfaction l'éclair de la dague florentine.

Lors du dernier conseil municipal, Priollaud n'a pas supporté d'entendre Pascal Hébert démonter avec talent ses contradictions politiques et les faiblesses de sa gestion, qui conduit Louviers au déclin. Le maire,a voulu se venger, lundi dans une attaque personnelle qui n'a rien à voir avec un débat politique sain.

 
Monsieur le Maire, les Lovériens vous jugent durement.

Sans doute cela justifie-t-il d’ailleurs le fait que vous ne soyez pas souvent présent dans votre ville, ainsi n’avez-vous pas à subir les conséquences de la rancœur croissante de ses habitants vis-à-vis de la municipalité.

Plutôt que de poursuivre votre exercice d’auto-satisfecit à la lumière de l’introduction hallucinante de votre document d’orientation budgétaire, vous feriez mieux de vous occuper de notre ville et de ce pourquoi vous avez été élu.

Vous insultez les 19 années de gestion qui ont précédé votre arrivée aux affaires, libre à vous, mais comme on dit à présent, c’est de la politique à l’ancienne, et il serait plus convenable et moins inconvenant de faire preuve d’un peu de sérieux, même si, je le concède, ce même sérieux porterait lourdement atteinte à votre gestion.

Les Lovériens vous jugent durement parce que vous vous êtes fait le champion des investissements inutiles, à l’image de la couverture de la place de la Halle que personne n’a demandée et qui n’apporte aucune satisfaction.

Ainsi donc, après des travaux mal coordonnés qui ont paralysé la cité pendant plus d’un an les Lovériens n’ont eu droit qu’à un rafistolage coûteux de leur centre-ville.

Vous avez porté atteinte à l’attractivité de la ville, fragilisé son commerce qui n’en avait pas besoin et rendu difficile la vie de nombreux Lovériens. Tout ça pour ça !

Vous êtes un champion des fautes de gestion.

Vous avez refusé, pour des raisons aussi idiotes qu’idéologiques, la réhabilitation de l’école Jules Ferry et l’aménagement de son environnement. Tout ça pour annoncer fièrement que vous programmez la réhabilitation de la même école en fin de mandat ! Bravo Monsieur le Maire… Combien ce caprice va-t-il coûter aux Lovériens ?
Vous choisissez de faire moins bien en plus cher et pendant ce temps-là, c’est toute une génération d’écoliers qui sera mal reçue et qui va voir sa scolarité mise à mal avec les conséquences à venir pour la vie d’adulte. Vous avez supprimé la distribution d’un ouvrage de qualité aux petits écoliers, un geste qui participait à l’ouverture au monde du livre et à la culture des enfants de tous les milieux.

Cela allait dans le sens de Louviers Plage que vous avez réduit comme peau de chagrin.

Oui, Monsieur Priollaud, s’attaquer à l’enfance et à la jeunesse, c’est de la mauvaise gestion. Peu importe que vous ayez, après ces méfaits le culot de proclamer l’année de la lecture dans votre commune.

Ainsi, vous avez réduit l’attractivité de la Saint-Michel au moment même où votre collègue d’Evreux mettait le paquet sur sa foire commerciale. S’attaquer à l’attractivité de la ville, c’est de la mauvaise gestion.

Bien sûr, grâce à la Communauté d’Agglomération, que l’équipe précédente a constitué malgré l’opposition de vos amis politiques, malgré l’opposition qui aurait été la votre lorsqu’elle a été mise sur pied, mais à cette époque, vous ignoriez même l’existence de Louviers… bref, grâce à la Communauté d’Agglomération vous allez réaliser nos projets.

Les Lovériens vous jugent durement. Vous les méprisez en les traitant de villageois, certes, vous les méprisez bien plus sûrement encore en pensant qu’ils auraient reconduit trois fois une équipe municipale incapable de gérer leur commune. Vous vous vantez d’avoir réinventé l’eau chaude, Monsieur Priollaud !

Alors comme ça, la création d’une gestion des ressources humaines, c’est vous, les indicateurs financiers c’est vous, pour un peu vous auriez inventé la chambre régionale des comptes et la communauté d’agglomération.

On aurait pu penser après vos déroutes électorales que vous redescendriez sur terre… mais bon, c’est un peu difficile on dirait. Peut-être, comme il se murmure que vous glissez de songes en rêveries, vous vous voyez déjà député européen, ce qui vous permettrait de vous débarrasser de cette vie municipale encombrante tout en faisant un cadeau à vos alliés… Ces rêvasseries seraient innocentes, si elles ne vous empêchaient pas de gérer correctement la ville.

Franchement, Monsieur le Maire, vous dites que c’est grâce à l’excellence de votre gestion que vous avez réalisé la nuit des sports, le festival des grands amateurs de piano, le marché de Noël, le marché de Noël financé par les commerçants de la ville, l’université populaire… bref que vous avez réalisé des activités qui n’ont aucune incidence budgétaire.

Vous vous en vantez, c’est votre droit, mais ne mettez pas cela comme conséquences d’une bonne gestion. En fait, vos attaques aussi rances qu’infondées ont-elles pour mission de dissimuler vos fautes politiques et votre mauvaise gestion. Par ailleurs, vous fustigez la suppression de la taxe d’habitation ! Bizarre, puisque vous attaquez un peu plus loin cet impôt honteux, effectivement le plus injuste de France. Il faudrait savoir ! Et vous prenez le prétexte de tous les impuissants politiques : on pouvait faire autrement.

Ah bon ? Mais ce problème dure depuis plus d’un demi-siècle, les 4 vieilles, comme on a appelé les impôts locaux existent depuis plusieurs siècles, personne ne s’est attaqué à leur fondement. Alors que, pour une fois un gouvernement s’attaque à cet épineux problème qui vise en tout premier lieu les villes centres et leurs habitants, cet épineux problème qui n’a fait qu’empirer depuis le pouvoir croissant donné aux collectivités locales et aux maires en particulier, vous dites : « on pouvait faire autrement ! ».

Mais, ma parole, comment se fait-ce qu’on n’ait pas fait appel à votre génie en haut lieu alors que droite et gauche se sont révélés incapables de s’attaquer au problème. Personne dans notre équipe ne se proclame soutien du gouvernement, mais au moins savons-nous reconnaître les bonnes mesures. Le gouvernement a le courage de s’attaquer à un problème qui touche durement les Lovériens. Trois ans après avoir pris le pouvoir vous en êtes encore à critiquer la gestion précédente. C’est du délire.

Je ne vais pas m’attarder là-dessus, mais je vous rappelle que jamais le budget n’a été déficitaire en près de 19 années, ce qui veut dire que trois fois de suite les lovériens ont donné leur satisfecit à une équipe qui s’est engagée à gérer le plus honnêtement et le plus efficacement la ville pour la rendre attractive tout en respectant ses équilibres fragiles. Les avis de la chambre régionale des comptes n’ont jamais remis en question notre gestion rigoureuse et tout le reste est de l’enfumage idéologique. Ce n’est pas tout. Je vous signale que cette même équipe dont vous dénoncez une soi-disant gestion incohérente, est cette même équipe qui a créé la Communauté d’Agglomération que vos alliés ont refusé et s’accommodent si bien aujourd’hui, vous y compris.

Mais, Monsieur Priollaud ce sont les mêmes qui géraient la Case et la ville de Louviers et selon la même rigueur et les mêmes principes même si les recettes et la richesse en étaient différentes. Je constate par ailleurs qu’effectivement, vous utilisez au maximum cette structure que nous avons créée. Sans vous demander de reconnaissance, vous pourriez avoir un peu de pudeur. Pendant les 19 années, les équipes précédant la votre n’auront augmenté le taux d’imposition que deux fois, à l’instar de la quasi-totalité des communes de France suite à la crise de 2008 et dans un cadre limité.

C’est regrettable, mais les maires de France n’étaient pas responsables de la crise des subprimes qui s’est répercutée sur la finance mondiale et sur celle des collectivités comme des particuliers. Maintenant, c’est votre bilan qu’il faut regarder, et vous en avez un : défaut d’entretien des écoles, retard dans les projets, mauvaise coordination des travaux, fautes de gestion, affaiblissement des services rendus à la population, perte d’attractivité de notre ville, mépris des habitants que vous refusez de recevoir.

Là-dessus vos discours frivoles, les propos qui tournent en rond ne vous seront d’aucun secours. La mauvaise foi ne constitue pas un mode de gestion.
 


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