M. Pires a du culot. Un sacré culot !

LA CHRONIQUE de Pascal Hébert


Pascal Hébert

M. Pires a du culot. Et son collègue Pierre Lécuyer semble frappé d'amnésie...
Didier Pires n'aime pas qu'on lui rappelle une triste vérité : pour le sport, la municipalité Priollaud n'a rien fait de solide pendant 5 ans.

De fait, juste avant les élections, M. Pires va inaugurer une Maison des Sports... où l'on ne peut pas faire de sport. Officiel.

Et inaugurer une piste d'athlétisme enfin rénovée, mais qui déçoit beaucoup les dirigeants du club.


En 5 ans, aucun équipement neuf ou rénové
En 5 ans, aucun équipement neuf ou rénové

Le culot de M. Pires...

L'adjoint aux sports, Didier Pires, a un sacré culot. Il a enterré le dossier de la rénovation de la piste d'athlétisme pendant 5 ans et, au conseil municipal, lundi dernier, il a essayé de faire porter le chapeau à la précédente municipalité.

Il oublie que j'étais adjoint aux sports et que j'ai assisté aux nombreuses réunions dans le bureau du maire, où MM. Deloir, Roxy, Leroux et... Lécuyer, actuel adjoint aux finances, faisaient pression sur Franck Martin pour que la priorité budgétaire soit donnée à la rénovation du stade Coudray.

Et pourquoi pas ? A condition de rénover la piste d'athlé en 2014-2015. C'était mon plan et celui que le maire avait adopté.

 

Après la rénovation du stade Paul Coudray, la rénovation de la piste d'athlé était prévue en 2014-2015

Après avoir financé le grand gymnase Colette Besson, l'espace Annette Sergent, le complexe de tennis cher au regretté Bernard Lefèvre, participé à la naissance du grand complexe aquatique, après avoir "calé" les plans et les finances du futur gymnase de Maison Rouge et sorti des centaines de milliers d'euros pour la survie de la patinoire, la Ville de Louviers ne pouvait pas s'offrir deux chantiers de rénovation durant la même année : les dirigeants de l'USL ont tout fait pour que la priorité soit donnée au football, au détriment de l'athlétisme.

Après la rénovation du stade Paul Coudray, la priorité revenait clairement, pour la municipalité Martin, à la piste d'athlétisme, dont la rénovation, avait déjà été décalée.




 

Priollaud : la machine à rétrécir les projets
Priollaud : la machine à rétrécir les projets

Avec Priollaud, l'athlé prend cher : cinq ans de retard

Sauf que les élections sont passées par là et avec Priollaud l'athlé a pris cher : cinq ans de retard.

Voici que les élections reviennent : avec un si maigre bilan pour les sports, on ressort le dossier des oubliettes. En le dénaturant.

Après passage à la machine à rétrécir, à la grande déception de l'EAL, pas question de gradins couverts pour le public et surtout, pas question de construire des volumes de rangement en dur, pour mettre le matériel d'athlé à l'abri du vol ou du vandalisme.

La gestion Priollaud c'est une machine à rétrécir les plans et les projets : au lieu du gymnase Maison Rouge, dont les plans étaient finis en 2014, on va construire une Maison des Sports où... on ne pourra pas faire de sport officiellement. Après passage à la machine à rétrécir, la salle couverte est devenue si riquiqui qu'elle ne respecte les normes d'aucune fédération de sport collectif !
 

M. Pires a du culot. Un sacré culot !

La mauvaise foi de M. Lécuyer

Mauvaise foi ou amnésie ? M. Lécuyer, adjoint aux finances, semble avoir oublié l'époque où il quémandait, dans le bureau du maire, l'octroi d'une somme exceptionnelle de 10 000 euros. Tel était le montant du trou dans la caisse du club de foot, alors USL. Ce que nous avons accordé.

Si M. Lécuyer est gêné par ce souvenir c'est pour 2 raisons.

D'abord, contrairement à la propagande électorale de Priollaud, l'épisode montre que s'il manquait de l'argent dans la caisse du club, il n'en manquait pas dans la caisse de la Ville.

Ensuite, parce que Franck Martin avait donné foi à M. Lécuyer : si le club de foot était exsangue, ce n'est pas parce que l'USL dépensait sans compter, mais parce que, cette année là, la crise financière mondiale avait frappé tous les sponsors du club et réduit à presque rien les recettes publicitaires du club.

M. Lécuyer a donc oublié la crise financière des années 2008-2009, qui a mis à mal les finances du club. Et de toutes les communes de France.

Pourquoi ? Parce que, pour le maire actuel, cette crise n'a jamais existé. Toutes les difficultés de la Ville seraient dues à Franck Martin.

Et quand Franck Martin explique que si Louviers a connu des années difficiles, à partir de 2008, ce n'est pas parce que sa gestion était dépensière, mais que les recettes avaient dégringolé du fait de la crise, comme dans toutes les communes de France, Priollaud nie farouchement l'existence de cette crise mondiale, qui avait pourtant affecté jusqu'au club de foot local. Le silence de M. Lécuyer devient alors assourdissant.

Pascal Hébert, ancien adjoint aux sports de la Ville de Louviers
Pascal Hébert, ancien adjoint aux sports de la Ville de Louviers


Lundi 18 Mars 2019


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