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Vidéo : clash au conseil municipal de Louviers

La déclaration qui dérange


Franck Martin

Entre Pascal Hébert et François-Xavier Priollaud le clash a été caricatural, mais ô combien symbolique !

Classe contre classe !

Lors du précédent conseil, en décembre Pascal Hébert avait gagné le duel oratoire avec panache, résistant aux tentatives d'interruption et d'intimidation d'un maire, qui ne supporte pas les critiques. Avec détermination, il avait démontré les faiblesses de l'inaction majoritaire.

Ce lundi soir, ajoutant l'injure à l'insulte, Priollaud a tenté d'humilier son opposant, en insinuant qu'il ne savait ni écrire ni même lire les textes qu'il présente.

Une attaque personnelle d'une rare bassesse, envers un Lovérien aimé de tous. La méchanceté froide du bourgeois parisien pour humilier le manant au grand cœur.

En vidéo !


Un mépris de classe

Le mépris de classe envers monsieur Hébert avait déjà donné lieu à une tentative d'humiliation. Lire ici.

Un mépris de classe qui n'étonnera personne, venant d'un maire qui, en bon Parisien, croit et affirme que "Louviers est un village"... De là à penser très fort que les Lovériens sont des péquenots...

Pascal Hébert a commencé à travailler à quatorze ans, le certificat d'études en poche. Son métier de typographe lui a donné l'amour et la maîtrise de la langue française. Mais ne lui a pas donné l'accent pointu de l'énarchie, ni l'élocution arrogante de la noblesse d'Etat dont Priollaud est issu.

Sous ses faux airs de Flaubert, Pascal exerce l'humour avec une rare finesse ce qui dénote au plus haut point l'intelligence des situations et des rapports humains. Pragmatique, serviable, constructif, il a laissé le meilleur souvenir au monde sportif, tant son action d'adjoint aux Sports a été appréciée et sa compétence reconnue.
Aussi généreux que dévoué, tout Louviers le dira, Pascal Hébert a un cœur d'or.

S'attaquer à Pascal Hébert, en dessous de la ceinture, c'est s'attaquer à l'un des meilleurs enfants de Louviers. Je suis fier de son combat, fier d'être son ami.

Imbu de lui-même, le maire de Louviers ne supporte pas la critique, comme ont pu le constater ceux qui ont eu l'audace de s'y risquer.

Ce bourgeois de Paris suffisant, à la morgue toute balladurienne ne peut imaginer descendre du piedestal ou il se croit placé par sa bonne éducation, ses diplômes, son appartenance au corps des haut fonctionnaires.

En politique, il prend les électeurs pour des imbéciles, faciles à tromper. Il pense sincèrement que les Lovériens ont bien de la chance d'avoir un maire comme lui. D'ailleurs, à l'entendre, l'histoire de Louviers commence le jour de son élection : avant lui, c'était le néant.

Sous des dehors patelins, c'est un sournois, d'une méchanceté rare et froide. Son allure bonasse trompe facilement : il faut apercevoir dans son sourire d'auto-satisfaction l'éclair de la dague florentine.

Lors du dernier conseil municipal, Priollaud n'a pas supporté d'entendre Pascal Hébert démonter avec talent ses contradictions politiques et les faiblesses de sa gestion, qui conduit Louviers au déclin. Le maire,a voulu se venger, lundi dans une attaque personnelle qui n'a rien à voir avec un débat politique sain.

La déclaration de Pascal Hébert, au nom de l'opposition municipale

 
Monsieur le Maire, les Lovériens vous jugent durement.

Sans doute cela justifie-t-il d’ailleurs le fait que vous ne soyez pas souvent présent dans votre ville, ainsi n’avez-vous pas à subir les conséquences de la rancœur croissante de ses habitants vis-à-vis de la municipalité.

Plutôt que de poursuivre votre exercice d’auto-satisfecit à la lumière de l’introduction hallucinante de votre document d’orientation budgétaire, vous feriez mieux de vous occuper de notre ville et de ce pourquoi vous avez été élu.

Vous insultez les 19 années de gestion qui ont précédé votre arrivée aux affaires, libre à vous, mais comme on dit à présent, c’est de la politique à l’ancienne, et il serait plus convenable et moins inconvenant de faire preuve d’un peu de sérieux, même si, je le concède, ce même sérieux porterait lourdement atteinte à votre gestion.

Les Lovériens vous jugent durement parce que vous vous êtes fait le champion des investissements inutiles, à l’image de la couverture de la place de la Halle que personne n’a demandée et qui n’apporte aucune satisfaction.

Ainsi donc, après des travaux mal coordonnés qui ont paralysé la cité pendant plus d’un an les Lovériens n’ont eu droit qu’à un rafistolage coûteux de leur centre-ville.

Vous avez porté atteinte à l’attractivité de la ville, fragilisé son commerce qui n’en avait pas besoin et rendu difficile la vie de nombreux Lovériens. Tout ça pour ça !

Vous êtes un champion des fautes de gestion.

Vous avez refusé, pour des raisons aussi idiotes qu’idéologiques, la réhabilitation de l’école Jules Ferry et l’aménagement de son environnement. Tout ça pour annoncer fièrement que vous programmez la réhabilitation de la même école en fin de mandat ! Bravo Monsieur le Maire… Combien ce caprice va-t-il coûter aux Lovériens ?
Vous choisissez de faire moins bien en plus cher et pendant ce temps-là, c’est toute une génération d’écoliers qui sera mal reçue et qui va voir sa scolarité mise à mal avec les conséquences à venir pour la vie d’adulte. Vous avez supprimé la distribution d’un ouvrage de qualité aux petits écoliers, un geste qui participait à l’ouverture au monde du livre et à la culture des enfants de tous les milieux.

Cela allait dans le sens de Louviers Plage que vous avez réduit comme peau de chagrin.

Oui, Monsieur Priollaud, s’attaquer à l’enfance et à la jeunesse, c’est de la mauvaise gestion. Peu importe que vous ayez, après ces méfaits le culot de proclamer l’année de la lecture dans votre commune.

Ainsi, vous avez réduit l’attractivité de la Saint-Michel au moment même où votre collègue d’Evreux mettait le paquet sur sa foire commerciale. S’attaquer à l’attractivité de la ville, c’est de la mauvaise gestion.

Bien sûr, grâce à la Communauté d’Agglomération, que l’équipe précédente a constitué malgré l’opposition de vos amis politiques, malgré l’opposition qui aurait été la votre lorsqu’elle a été mise sur pied, mais à cette époque, vous ignoriez même l’existence de Louviers… bref, grâce à la Communauté d’Agglomération vous allez réaliser nos projets.

Les Lovériens vous jugent durement. Vous les méprisez en les traitant de villageois, certes, vous les méprisez bien plus sûrement encore en pensant qu’ils auraient reconduit trois fois une équipe municipale incapable de gérer leur commune. Vous vous vantez d’avoir réinventé l’eau chaude, Monsieur Priollaud !

Alors comme ça, la création d’une gestion des ressources humaines, c’est vous, les indicateurs financiers c’est vous, pour un peu vous auriez inventé la chambre régionale des comptes et la communauté d’agglomération.

On aurait pu penser après vos déroutes électorales que vous redescendriez sur terre… mais bon, c’est un peu difficile on dirait. Peut-être, comme il se murmure que vous glissez de songes en rêveries, vous vous voyez déjà député européen, ce qui vous permettrait de vous débarrasser de cette vie municipale encombrante tout en faisant un cadeau à vos alliés… Ces rêvasseries seraient innocentes, si elles ne vous empêchaient pas de gérer correctement la ville.

Franchement, Monsieur le Maire, vous dites que c’est grâce à l’excellence de votre gestion que vous avez réalisé la nuit des sports, le festival des grands amateurs de piano, le marché de Noël, le marché de Noël financé par les commerçants de la ville, l’université populaire… bref que vous avez réalisé des activités qui n’ont aucune incidence budgétaire.

Vous vous en vantez, c’est votre droit, mais ne mettez pas cela comme conséquences d’une bonne gestion. En fait, vos attaques aussi rances qu’infondées ont-elles pour mission de dissimuler vos fautes politiques et votre mauvaise gestion. Par ailleurs, vous fustigez la suppression de la taxe d’habitation ! Bizarre, puisque vous attaquez un peu plus loin cet impôt honteux, effectivement le plus injuste de France. Il faudrait savoir ! Et vous prenez le prétexte de tous les impuissants politiques : on pouvait faire autrement.

Ah bon ? Mais ce problème dure depuis plus d’un demi-siècle, les 4 vieilles, comme on a appelé les impôts locaux existent depuis plusieurs siècles, personne ne s’est attaqué à leur fondement. Alors que, pour une fois un gouvernement s’attaque à cet épineux problème qui vise en tout premier lieu les villes centres et leurs habitants, cet épineux problème qui n’a fait qu’empirer depuis le pouvoir croissant donné aux collectivités locales et aux maires en particulier, vous dites : « on pouvait faire autrement ! ».

Mais, ma parole, comment se fait-ce qu’on n’ait pas fait appel à votre génie en haut lieu alors que droite et gauche se sont révélés incapables de s’attaquer au problème. Personne dans notre équipe ne se proclame soutien du gouvernement, mais au moins savons-nous reconnaître les bonnes mesures. Le gouvernement a le courage de s’attaquer à un problème qui touche durement les Lovériens. Trois ans après avoir pris le pouvoir vous en êtes encore à critiquer la gestion précédente. C’est du délire.

Je ne vais pas m’attarder là-dessus, mais je vous rappelle que jamais le budget n’a été déficitaire en près de 19 années, ce qui veut dire que trois fois de suite les lovériens ont donné leur satisfecit à une équipe qui s’est engagée à gérer le plus honnêtement et le plus efficacement la ville pour la rendre attractive tout en respectant ses équilibres fragiles. Les avis de la chambre régionale des comptes n’ont jamais remis en question notre gestion rigoureuse et tout le reste est de l’enfumage idéologique. Ce n’est pas tout. Je vous signale que cette même équipe dont vous dénoncez une soi-disant gestion incohérente, est cette même équipe qui a créé la Communauté d’Agglomération que vos alliés ont refusé et s’accommodent si bien aujourd’hui, vous y compris.

Mais, Monsieur Priollaud ce sont les mêmes qui géraient la Case et la ville de Louviers et selon la même rigueur et les mêmes principes même si les recettes et la richesse en étaient différentes. Je constate par ailleurs qu’effectivement, vous utilisez au maximum cette structure que nous avons créée. Sans vous demander de reconnaissance, vous pourriez avoir un peu de pudeur. Pendant les 19 années, les équipes précédant la votre n’auront augmenté le taux d’imposition que deux fois, à l’instar de la quasi-totalité des communes de France suite à la crise de 2008 et dans un cadre limité.

C’est regrettable, mais les maires de France n’étaient pas responsables de la crise des subprimes qui s’est répercutée sur la finance mondiale et sur celle des collectivités comme des particuliers. Maintenant, c’est votre bilan qu’il faut regarder, et vous en avez un : défaut d’entretien des écoles, retard dans les projets, mauvaise coordination des travaux, fautes de gestion, affaiblissement des services rendus à la population, perte d’attractivité de notre ville, mépris des habitants que vous refusez de recevoir.

Là-dessus vos discours frivoles, les propos qui tournent en rond ne vous seront d’aucun secours. La mauvaise foi ne constitue pas un mode de gestion.
 






1.Posté par Charignon le 22/02/2018 21:13 | Alerter
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Quand on lit Franck Martin déclarant que son successeur est imbu de lui -même, i l y a vraiment de quoi s'étouffer .
Et quand il écrit " le maire actuel pense que l'histoire de Louviers a commencé avec lui " je vais juste lui rappeler ses tracts de la campagne 2001 ou il écrivait " Louviers c'est moi"

Franck Martin / Ma réponse : Bof... Quand un homme politique est faible, on dit que le costume est trop grand pour lui. Quand il est fort, on dit qu'il est imbu de lui même. Banalités... Je crois que la force de caractère est une qualité indispensable pour bien servir sa ville. Mais, si je suis fort contre les puissant, mais doux envers les faibles. C'est tout l'inverse de Priollaud, qui a fait ce soir-là une démonstration de mépris social éclatante, celle du sur-diplômé contre le manant.
Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt... L'expression " Louviers, c'est moi " veut dire que je suis le produit de l'histoire politique de cette ville, où mon père a durablement marqué les esprits et exercé les fonctions où j'ai été élu ensuite. Cela veut dire que je suis attaché à cette ville depuis mon enfance et que ma seule ambition est de servir cette ville et non de m'en servir comme tremplin vers la députation nationale ou européenne.

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