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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:26:51+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année B  « Allons ailleurs »</title>
   <updated>2024-01-29T22:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Allons-ailleurs_a1161.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-01-30T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 4 février 2024. Textes : Job 7, 1-4.6-7, 1 Corinthiens 9, 16-19.22-23 et Marc 1, 29-39.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77062979-55904333.jpg?v=1607974481" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année B  « Allons ailleurs »" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année B  « Allons ailleurs »" />
     </div>
     <div>
      Pour décrire le déroulement de nos journées, en s'amusant on utilise parfois une formule un peu caricaturale, mais assez juste par ailleurs, et on dit avec une pointe d’humour : ma vie quotidienne  c'est « métro, boulot, dodo ».        <br />
              <br />
       Dans l’évangile de ce jour on a le portrait d’une journée typique de Jésus que je résumerais, de façon plus sérieuse, avec une autre formule : « les trois P pour Présence, Prière et Parole ». Pendant tout le ministère public de Jésus ses journées seront vécues la plupart du temps sur ce modèle avec des variantes bien sûr, mais en retenant toujours ces trois priorités : présence, prière et parole.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Présence</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la présence.  Il s’agit ici d’une présence de Jésus à la vie ordinaire des gens. Il vit avec ses disciples au fil des jours. Ici, on le voit s’arrêter avec eux dans la famille de deux d’entre eux, Simon - qui est un autre nom de saint Pierre - et André, son frère, les premiers qui l’ont suivi.  Ils arrivent à l’Improviste et la maîtresse de maison – la belle-mère de Simon-Pierre – fait de la fièvre. Elle se désole de ne pouvoir s‘occuper d’eux. Jésus est touché et il s'approche simplement, lui prend la main et la fait se lever. La fièvre la quitte. Aussitôt elle est sur ses pieds.        <br />
              <br />
       Ce beau geste de Jésus n’est nullement une geste isolé. Devant des gens démunis et/ou mal pris, il apporte son aide. Ici, il libère cette femme de sa fièvre. Il le fait dans le cadre d’une proximité et d’une chaleur familiales. Il veut ainsi être présent à la vie et aux préoccupations de ceux et celles qu’il fréquente. Les gens le comprennent bien et saint Marc nous dit qu’ils courent après lui. « La ville entière se pressait à sa porte ».        <br />
              <br />
       <!--Est-ce que nous prenons la peine de consacrer du temps à ceux et à celles que nous aimons? Est-ce que nous écoutons les peines de nos proches et aussi de ceux et celles qui sont loin? Est-ce que les problèmes de notre monde comme celui des réfugiés ou celui des guerres nous rejoignent? Est-ce que nous regardons nos frères et sœurs humains comme des fils et des filles de Dieu, comme Jésus Christ lui-même parmi nous ainsi que nous y invite l’évangile de saint Mathieu que vous connaissez bien ? Saint Mathieu fait dire à Jésus au jour du jugement « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 35-36).-->       <br />
       À partir de cet épisode de la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre, retenons que Jésus n’est pas sur un nuage, il est à côté de moi, présent dans ma vie de chaque jour et toujours prêt à me sortir de mes maux. Il apporte paix et joie dans la vie de ceux et celles qui veulent bien l’accueillir comme la belle-mère de Simon-Pierre.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Prière</span>       <br />
              <br />
       La présence aux autres ne peut se vivre en vase clos. Elle suppose une ouverture. Cette ouverture  où la puiser ? La réponse que nous donne Jésus, par son exemple ici, est celle de la prière. Avant l’aube, il se rend dans un endroit désert pour prier. « Le lendemain, écrit saint Marc, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait ».       <br />
              <br />
       Quelle est sa prière ? L’évangile d’aujourd’hui ne donne pas de précision, mais nous savons par d’autres passages des évangiles que dans sa prière Jésus ne cessait de s’écrier « Abba, Père ». Il nous a laissé l’essentiel de sa prière dans le fameux et traditionnel <span style="font-style:italic">Notre Père</span> que nous récitons à chaque messe. Il  l'a transmis de vive voix à ses apôtres comme nous le raconte l'évangile de saint Mathieu : «  Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. ». (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 6, 9).       <br />
              <br />
       On peut penser aussi que sa prière était remplie d’abandon à la volonté de son Père. On le voit bien dans cette phrase qui nous est restée de sa prière au jardin des Oliviers avant qu'il soit livré par Judas : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 22, 42). C’est aussi la même prière d’abandon qu’il fait sur la croix lorsque crie : « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 23, 46).         <br />
              <br />
       Vous voyez que les journées de Jésus ne se passaient  pas sans ces moments de pause et de répit consacrés à la prière dans le brouhaha des activités.       <br />
               <br />
        Ne pourrions-nous pas, nous aussi dans notre « métro, boulot, dodo » prendre le temps de faire des pauses, d’utiliser une partie du temps de nos déplacements dans des moyens de transport public pour prier le chapelet ou lire sur notre téléphone intelligent un passage de l’Écriture et le méditer ? Au volant de notre voiture, sans perdre l’attention nécessaire à une conduite prudente, pourquoi ne pas écouter une musique qui élève notre esprit et notre cœur ou répéter une invocation comme celle du pèlerin russe « Seigneur Jésusf, Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi pécheur » ou une autre selon nos inspirations personnelles ?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Parole</span>       <br />
              <br />
       Présence, prière, et comme troisième priorité des journées de Jésus nous décelons celle de la parole.        <br />
              <br />
       C’est bien normal me direz-vous. Jésus a consacré sa vie publique à la prédication. Vous avez raison. Dans son évangile  saint Marc raconte  la prédication de Jésus à partir de son baptême par Jean-Baptiste jusqu’à sa mort et sa résurrection. Il ne veut pas faire une biographie de Jésus. Avec les apôtres qui ont connu Jésus et les membres des  premières communautés chrétiennes il veut nous aider à conserver le message de Jésus pour mieux le transmettre. Ces communautés dont il fait partie ne se considèrent pas comme des bénéficiaires favorisés  et refermés sur eux-mêmes. Elles ont retenu qu’elles sont envoyées pour témoigner du message de Jésus, de sa parole : « Allons ailleurs dans les villages voisins, disait Jésus, afin que là aussi je proclame l’Évangile; car c’est pour cela que je suis sorti ».       <br />
              <br />
       Concernant le ministère de la prédication de Jésus, revenons à la première partie de l’évangile que nous venons de lire. Jésus, après la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre,  multiplie les signes de l’origine divine de sa prédication, de son message qui marque la venue des temps nouveaux : guérisons des malades et expulsions de beaucoup de démons qu’il empêche de parler de lui, car ce qui est important pour lui ce ne sont pas ces guérisons et ces expulsions en elles-mêmes, c’est la main de Dieu qui est à l’œuvre dans ces gestes.       <br />
              <br />
       Il est difficile pour nous, dans une civilisation de l’immédiateté à travers les médias sociaux, de comprendre l’impact de ce ministère de guérison de Jésus dont saint Marc a conservé plusieurs exemples et sur lequel il revient souvent pour marquer le rayonnement du message de Jésus. Si saint Marc le fait  c'est pour montrer que la parole, la prédication de Jésus, est une œuvre de l’Esprit et que la Bonne nouvelle c’est Jésus lui-même.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        « Présence, prière, parole » tel fut le « métro, boulot,  dodo » de Jésus. Ces trois temps : présence, prière, parole peuvent aussi se vivre par chacun et chacune dans sa condition de vie. Ils reflèteront notre identité chrétienne. Ils feront de nous des évangélisateurs et des évangélisatrices, des disciples-missionnaires. C'est saint Paul qui disait dans la deuxième lecture : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ».  Nous ne sommes pas des saint Paul, mais nous pouvons témoigner de la Bonne Nouvelle qui nous fait vivre, de la présence du Christ ressuscité. Saint Paul y a consacré toute sa vie à la suite d’un appel particulier. Nous, nous pouvons le faire à notre façon en écoutant les appels que l’Esprit Saint met en nous et en essayant d'y répondre le mieux possible.       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique dominicale fasse de nous des disciples de plus en plus fascinés par Jésus et qu’elle nous soutienne par sa présence particulière dans le Pain et le Vin qui sont la nourriture qu’il nous a laissée pour accomplir cette mission d’annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle, jusqu’aux extrémités de la terre.       <br />
              <br />
       Amen !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       30 janvier 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du le 30 janvier 2018  et 26 janvier 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je ne compte que des nuits de souffrance » (Jb 7, 1-4.6-7)       <br />
       Lecture du livre de Job       <br />
              <br />
       Job prit la parole et dit :       <br />
       « Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée,       <br />
       il fait des journées de manœuvre.       <br />
       Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre,       <br />
       comme le manœuvre qui attend sa paye,       <br />
       depuis des mois je n’ai en partage que le néant,       <br />
       je ne compte que des nuits de souffrance.       <br />
       À peine couché, je me dis :       <br />
       “Quand pourrai-je me lever ?”       <br />
       Le soir n’en finit pas :       <br />
       je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube.       <br />
       Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand,       <br />
       ils s’achèvent faute de fil.       <br />
       Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle,       <br />
       mes yeux ne verront plus le bonheur. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 146 (147a), 1.3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Bénissons le Seigneur       <br />
       qui guérit nos blessures !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 146, 3)       <br />
              <br />
       Il est bon de fêter notre Dieu,       <br />
       il est beau de chanter sa louange :       <br />
       il guérit les cœurs brisés       <br />
       et soigne leurs blessures.       <br />
              <br />
       Il compte le nombre des étoiles,       <br />
       il donne à chacune un nom ;       <br />
       il est grand, il est fort, notre Maître :       <br />
       nul n’a mesuré son intelligence.       <br />
              <br />
       Le Seigneur élève les humbles       <br />
       et rabaisse jusqu’à terre les impies.       <br />
       Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce,       <br />
       jouez pour notre Dieu sur la cithare !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16-19.22-23)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       annoncer l’Évangile,       <br />
       ce n’est pas là pour moi un motif de fierté,       <br />
       c’est une nécessité qui s’impose à moi.       <br />
       Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !       <br />
       Certes, si je le fais de moi-même,       <br />
       je mérite une récompense.       <br />
       Mais je ne le fais pas de moi-même,       <br />
       c’est une mission qui m’est confiée.       <br />
       Alors quel est mon mérite ?       <br />
       C’est d’annoncer l’Évangile       <br />
       sans rechercher aucun avantage matériel,       <br />
       et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile.       <br />
       Oui, libre à l’égard de tous,       <br />
       je me suis fait l’esclave de tous       <br />
       afin d’en gagner le plus grand nombre possible.       <br />
       Avec les faibles, j’ai été faible,       <br />
       pour gagner les faibles.       <br />
       Je me suis fait tout à tous       <br />
       pour en sauver à tout prix quelques-uns.       <br />
       Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile,       <br />
       pour y avoir part, moi aussi.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Christ a pris nos souffrances,       <br />
       il a porté nos maladies.       <br />
       Alléluia. (Mt 8, 17)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,       <br />
       Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,       <br />
       dans la maison de Simon et d’André.       <br />
       Or, la belle-mère de Simon était au lit,       <br />
       elle avait de la fièvre.       <br />
       Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.       <br />
       Jésus s’approcha,       <br />
       la saisit par la main       <br />
       et la fit lever.       <br />
       La fièvre la quitta,       <br />
       et elle les servait.       <br />
              <br />
       Le soir venu, après le coucher du soleil,       <br />
       on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal       <br />
       ou possédés par des démons.       <br />
       La ville entière se pressait à la porte.       <br />
       Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,       <br />
       et il expulsa beaucoup de démons ;       <br />
       il empêchait les démons de parler,       <br />
       parce qu’ils savaient, eux, qui il était.       <br />
              <br />
       Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.       <br />
       Il sortit et se rendit dans un endroit désert,       <br />
       et là il priait.       <br />
       Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.       <br />
       Ils le trouvent et lui disent :       <br />
       « Tout le monde te cherche. »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Allons ailleurs, dans les villages voisins,       <br />
       afin que là aussi je proclame l’Évangile ;       <br />
       car c’est pour cela que je suis sorti. »       <br />
              <br />
       Et il parcourut toute la Galilée,       <br />
       proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,       <br />
       et expulsant les démons.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2024 année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »</title>
   <updated>2024-01-09T14:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2024-annee-B-Marcher-se-prosterner-repartir-comme-les-mages_a1155.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75838433-53431802.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-01-02T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la solennité de l'Épiphanie du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 7 janvier 2024. Textes : Isaïe 60, 1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838433-53431802.jpg?v=1606087055" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2024 année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2024 année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »" />
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      Aujourd’hui c’est la fête de l’Épiphanie qu’on appelait autrefois la fête des Rois. « Épiphanie »  vient d’un mot grec qui veut dire « manifestation » , « révélation ». La fête de l'Épiphanie se situe dans la foulée de la manifestation de l’amour de Dieu qui apparaît dans l’Enfant de la crèche à Noël. Elle célèbre l'universalité du salut offert à toutes les nations. Nous célébrons donc aujourd’hui la manifestation ou la révélation du Christ lumière pour toutes les nations.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Épiphanie : une manifestation de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Cette vérité nous est présentée dans un merveilleux récit qui dit tout avec des symboles qui ont traversé les âges : les présents (l’or, l’encens et la myrrhe), les chameaux, les vêtements précieux, la prosternation devant la mangeoire où se trouve l’Enfant Jésus à côté de Marie et Joseph. De superbes tableaux de maîtres flamands en particulier nous ont transmis ces images.       <br />
              <br />
       Les mages - c'est le mot de l'évangile, la dévotion populaire en a fait des rois par la suite - venus d’on ne sait où représentent l'humanité entière. Avec le temps on leur a donné des noms : Balthasar, Melchior et Gaspard et on a marqué leurs origines diverses en mettant un noir parmi eux. Il n’y a pas de limites au salut de Dieu. Son amour n’a pas de frontières. Sa lumière luit pour toutes les nations.         <br />
              <br />
       Les textes des lectures y insistent.  « Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi » avons-nous entendu dans la première lecture du prophète Isaïe. Et dans sa lettre aux Éphésiens dont nous avons lu un extrait dans la deuxième lecture saint Paul dit : « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps ».         <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">La gloire de Dieu</span>       <br />
              <br />
       La belle fête de l’Épiphanie, de la manifestation de Dieu au monde,  est pour nous l'occasion aujourd'hui de chanter la gloire de Dieu qui resplendit partout et pour tous. C'est ce à quoi nous invite le prophète Isaïe dans la première lecture s’adressant à Jérusalem qui représente l’Église dont nous sommes les membres : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi… sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière ».        <br />
              <br />
       Pour nous, nouvelle Jérusalem, la gloire de Dieu prend sa source dans une mangeoire où repose un tout petit enfant. C'est le paradoxe de la présence de Dieu parmi nous. Sa gloire n'est pas faite d'éclats passagers à la manière d'un gala ou d'un festival où les divas et les stars déambulent. Elle est au creux de la vie du monde, dans les situations les plus humbles et dans les personnes quelles qu’elles soient. Elle est à la  portée de toutes et de tous. Un grand évêque saint Irénée l'avait bien compris et il nous a laissé une formule célèbre qui le dit bien "La gloire de Dieu c'est l'homme vivant". Sa gloire rayonne dans l'humanité rachetée où luit sa Lumière faite chair dans cet enfant devant qui se prosternent les mages.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Comment recevoir cette manifestation, cette révélation de la lumière de Dieu en Jésus que les mages ont découvert ? Les mages peuvent nous servir de modèles. Comme eux nous sommes invités à marcher, à nous prosterner et à repartir.       <br />
              <br />
       Marcher : c'est en marchant que se fait le chemin. Le chemin  c’est la marche elle-même. Nous sommes des voyageurs en marche vers la patrie céleste (cf. Hébreux 11, 13). Nous avançons péniblement parfois, mais nous pouvons toujours, comme les mages, faire confiance à l'étoile de la présence du Seigneur qui guide  nos vies       <br />
              <br />
       Se prosterner : c’est un attitude que nous avons à redécouvrir car, malgré sa proximité que nous révèle la naissance de Jésus à Bethléem, notre Dieu  est toujours le Tout Autre, Il est le Tout. Nous ne pouvons nous en approcher que dans l’humilité et la révérence. Cela ne l’éloigne pas de nous, au contraire. En nous prosternant devant lui nous reconnaissons au plus profond de nous sa présence qui donne la vie et l’être.       <br />
              <br />
       Repartir :   le chrétien croyant ne vit pas refermé  sur lui-même car il sait que son Dieu remplit l’univers et que toute créature lui appartient. Il se sent envoyé pour proclamer sa foi en Lui à l’exemple des mages qui avaient rencontré le Dieu de leurs attentes dans l’Enfant de la mangeoire et qui s’en allèrent d’où ils étaient venus remplis d’une lumière nouvelle qui irradiait autour d’eux. Ils sont les premiers apôtres et les premiers évangélisateurs.       <br />
              <br />
       Voilà pour nous des modèles pour vivre notre foi aujourd’hui. Comme eux, nous marchons, nous nous prosternons et nous repartons.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans ces gestes nous sommes soutenus par l’assurance que nous sommes précédés par Celui que nous vénérons : Jésus le Fils du Père dont nous attendons le Retour. Il est au ciel dans la gloire du Père priant sans cesse pour nous et avec nous (cf. Hébreux 7, 25). Par cette Eucharistie, nous nous associons à lui et nous devenons les mages des temps modernes pour la plus grande gloire de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       2 janvier 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 2 janvier 2018 et 3 janvier 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour l'Épiphanie du Seigneur</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
       Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
       Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
       Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
       Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
       En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
       par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
       Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
       Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
       et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
       En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
       Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
       Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
       Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
       puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
       Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
       Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
       Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
       Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2024-annee-B-Marcher-se-prosterner-repartir-comme-les-mages_a1155.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année B  « Allons ailleurs »</title>
   <updated>2021-02-03T02:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Allons-ailleurs_a992.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2021-02-02T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 7 février 2021. Textes : Job 7, 1-4.6-7, 1 Corinthiens 9, 16-19.22-23 et Marc 1, 29-39.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52322332-39929683.jpg?v=1607974481" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année B  « Allons ailleurs »" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année B  « Allons ailleurs »" />
     </div>
     <div>
      Pour décrire le déroulement de nos journées, en s'amusant on utilise parfois une formule un peu caricaturale, mais assez juste par ailleurs, et on dit avec une pointe d’humour : ma vie quotidienne  c'est « métro, boulot, dodo ».        <br />
              <br />
       Dans l’évangile de ce jour on a le portrait d’une journée typique de Jésus que je résumerais, de façon plus sérieuse, avec une autre formule : « les trois P pour Présence, Prière et Parole ». Pendant tout le ministère public de Jésus ses journées seront vécues la plupart du temps sur ce modèle avec des variantes bien sûr, mais en retenant toujours ces trois priorités : présence, prière et parole.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Présence</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la présence.  Il s’agit ici d’une présence de Jésus à la vie ordinaire des gens. Il vit avec ses disciples au fil des jours. Ici, on le voit s’arrêter avec eux dans la famille de deux d’entre eux, Simon - qui est un autre nom de saint Pierre - et André, son frère, les premiers qui l’ont suivi.  Ils arrivent à l’Improviste et la maîtresse de maison – la belle-mère de Simon-Pierre – fait de la fièvre. Elle se désole de ne pouvoir s‘occuper d’eux. Jésus est touché et il s'approche simplement, lui prend la main et la fait se lever. La fièvre la quitte. Aussitôt elle est sur ses pieds.        <br />
              <br />
       Ce beau geste de Jésus n’est nullement une geste isolé. Devant des gens démunis et/ou mal pris, il apporte son aide. Ici, il libère cette femme de sa fièvre. Il le fait dans le cadre d’une proximité et d’une chaleur familiales. Il veut ainsi être présent à la vie et aux préoccupations de ceux et celles qu’il fréquente. Les gens le comprennent bien et saint Marc nous dit qu’ils courent après lui. « La ville entière se pressait à sa porte ».        <br />
              <br />
       Est-ce que nous prenons la peine de consacrer du temps à ceux et à celles que nous aimons? Est-ce que nous écoutons les peines de nos proches? Est-ce que les problèmes de notre monde comme celui des réfugiés ou celui de la pandémie de la coronavirus Covid-19 nous rejoignent ? Est-ce que nous regardons nos frères et sœurs humains comme des fils et des filles de Dieu, comme Jésus Christ lui-même parmi nous ainsi que nous y invite l’évangile de saint Mathieu que vous connaissez bien ? Saint Mathieu fait dire à Jésus au jour du jugement « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 25, 35-36).       <br />
              <br />
       À partir de cet épisode de la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre, retenons que Jésus n’est pas sur un nuage, il est à côté de moi, présent dans ma vie de chaque jour et toujours prêt à me sortir de mes maux. Il apporte paix et joie dans la vie de ceux et celles qui veulent bien l’accueillir comme la belle-mère de Simon-Pierre.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Prière</span>       <br />
              <br />
       La présence aux autres ne peut se vivre en vase clos. Elle suppose une ouverture. Cette ouverture  où la puiser ? La réponse que nous donne Jésus, par son exemple ici, est celle de la prière. Bien avant l’aube, il se rend dans un endroit désert pour prier. « Le lendemain, écrit saint Marc, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait ».       <br />
              <br />
       Quelle est sa prière ? L’évangile d’aujourd’hui ne donne pas de précision, mais nous savons par d’autres passages des évangiles que dans sa prière Jésus ne cessait de s’écrier « Abba, Père ». Il nous a laissé l’essentiel de sa prière dans le fameux et traditionnel <span style="font-style:italic">Notre Père</span> que nous récitons à chaque messe. Il  l'a transmis de vive voix à ses apôtres comme nous le raconte l'évangile de saint Mathieu : «  Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. ». (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 6, 9).       <br />
              <br />
       On peut penser aussi que sa prière était remplie d’abandon à la volonté de son Père. On le voit bien dans cette phrase qui nous est restée de sa prière au jardin des Oliviers avant qu'il soit livré par Judas : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 22, 42). C’est aussi la même prière d’abandon qu’il fait sur la croix lorsque crie : « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 23, 46).         <br />
              <br />
       Vous voyez que les journées de Jésus ne se passaient  pas sans ces moments de pause et de répit consacrés à la prière dans le brouhaha des activités.       <br />
               <br />
        Ne pourrions-nous pas, nous aussi dans notre « métro, boulot, dodo » prendre le temps de faire des pauses, d’utiliser une partie du temps de nos déplacements dans des moyens de transport public pour prier le chapelet ou lire sur notre téléphone intelligent un passage de l’Écriture et le méditer ? Au volant de notre voiture, sans perdre l’attention nécessaire à une conduite prudente, pourquoi ne pas écouter une musique qui élève notre esprit et notre cœur ou répéter une invocation comme celle du pèlerin russe « Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur » ou une autre selon nos inspirations personnelles ?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Parole</span>       <br />
              <br />
       Présence, prière, et comme troisième priorité des journées de Jésus nous décelons celle de la parole.        <br />
              <br />
       C’est bien normal me direz-vous. Jésus a consacré sa vie publique à la prédication. Vous avez raison. Dans son évangile  saint Marc raconte  la prédication de Jésus à partir de son baptême par Jean-Baptiste jusqu’à sa mort et sa résurrection. Il ne veut pas faire une biographie de Jésus. Avec les apôtres qui ont connu Jésus et les membres des  premières communautés chrétiennes il veut nous aider à conserver le message de Jésus pour mieux le transmettre. Ces communautés dont il fait partie ne se considèrent pas comme des bénéficiaires favorisés  et refermés sur eux-mêmes. Elles ont retenu qu’elles sont envoyées pour témoigner du message de Jésus, de sa parole : « Allons ailleurs dans les villages voisins, disait Jésus, afin que là aussi je proclame l’Évangile; car c’est pour cela que je suis sorti ».       <br />
              <br />
       Concernant le ministère de la prédication de Jésus, revenons à la première partie de l’évangile que nous venons de lire. Jésus, après la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre,  multiplie les signes de l’origine divine de sa prédication, de son message qui marque la venue des temps nouveaux : guérisons des malades et expulsions de beaucoup de démons qu’il empêche de parler de lui, car ce qui est important pour lui ce ne sont pas ces guérisons et ces expulsions en elles-mêmes, c’est la main de Dieu qui est à l’œuvre dans ces gestes.       <br />
              <br />
       Il est difficile pour nous, dans une civilisation de l’immédiateté à travers les médias sociaux, de comprendre l’impact de ce ministère de guérison de Jésus dont saint Marc a conservé plusieurs exemples et sur lequel il revient souvent pour marquer le rayonnement du message de Jésus. Si saint Marc le fait  c'est pour montrer que la parole, la prédication de Jésus, est une œuvre de l’Esprit et que la Bonne nouvelle c’est Jésus lui-même.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        « Présence, prière, parole » tel fut le « métro, boulot,  dodo » de Jésus. Ces trois temps : présence, prière, parole peuvent aussi se vivre par chacun et chacune dans sa condition de vie. Ils reflèteront notre identité chrétienne. Ils feront de nous des évangélisateurs et des évangélisatrices, des disciples-missionnaires. C'est saint Paul qui disait dans la deuxième lecture : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ».  Nous ne sommes pas des saint Paul, mais nous pouvons témoigner de la Bonne Nouvelle qui nous fait vivre, de la présence du Christ ressuscité. Saint Paul y a consacré toute sa vie à la suite d’un appel particulier. Nous, nous pouvons le faire à notre façon en écoutant les appels que l’Esprit Saint met en nous et en essayant d'y répondre le mieux possible.       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique dominicale fasse de nous des disciples de plus en plus fascinés par Jésus et qu’elle nous soutienne par sa présence particulière dans le Pain et le Vin qui sont la nourriture qu’il nous a laissée pour accomplir cette mission d’annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle, jusqu’aux extrémités de la terre.       <br />
              <br />
       Amen !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 janvier 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du le 30 janvier 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je ne compte que des nuits de souffrance » (Jb 7, 1-4.6-7)       <br />
       Lecture du livre de Job       <br />
              <br />
       Job prit la parole et dit :       <br />
       « Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée,       <br />
       il fait des journées de manœuvre.       <br />
       Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre,       <br />
       comme le manœuvre qui attend sa paye,       <br />
       depuis des mois je n’ai en partage que le néant,       <br />
       je ne compte que des nuits de souffrance.       <br />
       À peine couché, je me dis :       <br />
       “Quand pourrai-je me lever ?”       <br />
       Le soir n’en finit pas :       <br />
       je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube.       <br />
       Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand,       <br />
       ils s’achèvent faute de fil.       <br />
       Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle,       <br />
       mes yeux ne verront plus le bonheur. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 146 (147a), 1.3, 4-5, 6-7)       <br />
       R/ Bénissons le Seigneur       <br />
       qui guérit nos blessures !       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 146, 3)       <br />
              <br />
       Il est bon de fêter notre Dieu,       <br />
       il est beau de chanter sa louange :       <br />
       il guérit les cœurs brisés       <br />
       et soigne leurs blessures.       <br />
              <br />
       Il compte le nombre des étoiles,       <br />
       il donne à chacune un nom ;       <br />
       il est grand, il est fort, notre Maître :       <br />
       nul n’a mesuré son intelligence.       <br />
              <br />
       Le Seigneur élève les humbles       <br />
       et rabaisse jusqu’à terre les impies.       <br />
       Entonnez pour le Seigneur l’action de grâce,       <br />
       jouez pour notre Dieu sur la cithare !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16-19.22-23)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       annoncer l’Évangile,       <br />
       ce n’est pas là pour moi un motif de fierté,       <br />
       c’est une nécessité qui s’impose à moi.       <br />
       Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !       <br />
       Certes, si je le fais de moi-même,       <br />
       je mérite une récompense.       <br />
       Mais je ne le fais pas de moi-même,       <br />
       c’est une mission qui m’est confiée.       <br />
       Alors quel est mon mérite ?       <br />
       C’est d’annoncer l’Évangile       <br />
       sans rechercher aucun avantage matériel,       <br />
       et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile.       <br />
       Oui, libre à l’égard de tous,       <br />
       je me suis fait l’esclave de tous       <br />
       afin d’en gagner le plus grand nombre possible.       <br />
       Avec les faibles, j’ai été faible,       <br />
       pour gagner les faibles.       <br />
       Je me suis fait tout à tous       <br />
       pour en sauver à tout prix quelques-uns.       <br />
       Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile,       <br />
       pour y avoir part, moi aussi.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Christ a pris nos souffrances,       <br />
       il a porté nos maladies.       <br />
       Alléluia. (Mt 8, 17)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,       <br />
       Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,       <br />
       dans la maison de Simon et d’André.       <br />
       Or, la belle-mère de Simon était au lit,       <br />
       elle avait de la fièvre.       <br />
       Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.       <br />
       Jésus s’approcha,       <br />
       la saisit par la main       <br />
       et la fit lever.       <br />
       La fièvre la quitta,       <br />
       et elle les servait.       <br />
              <br />
       Le soir venu, après le coucher du soleil,       <br />
       on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal       <br />
       ou possédés par des démons.       <br />
       La ville entière se pressait à la porte.       <br />
       Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,       <br />
       et il expulsa beaucoup de démons ;       <br />
       il empêchait les démons de parler,       <br />
       parce qu’ils savaient, eux, qui il était.       <br />
              <br />
       Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.       <br />
       Il sortit et se rendit dans un endroit désert,       <br />
       et là il priait.       <br />
       Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.       <br />
       Ils le trouvent et lui disent :       <br />
       « Tout le monde te cherche. »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Allons ailleurs, dans les villages voisins,       <br />
       afin que là aussi je proclame l’Évangile ;       <br />
       car c’est pour cela que je suis sorti. »       <br />
              <br />
       Et il parcourut toute la Galilée,       <br />
       proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,       <br />
       et expulsant les démons.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Allons-ailleurs_a992.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2021 Année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »</title>
   <updated>2021-01-01T19:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2021-Annee-B-Marcher-se-prosterner-repartir-comme-les-mages_a988.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51709648-39623734.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-12-29T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la solennité de l'Épiphanie du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 3 janvier 2021. Textes : Isaïe 60, 1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51709648-39623734.jpg?v=1606087055" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2021 Année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2021 Année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui c’est la fête de l’Épiphanie qu’on appelait autrefois la fête des Rois. « Épiphanie »  vient d’un mot grec qui veut dire « manifestation » , « révélation ». La fête de l'Épiphanie se situe dans la foulée de la manifestation de l’amour de Dieu qui apparaît dans l’Enfant de la crèche à Noël. Elle célèbre l'universalité du salut offert à toutes les nations. Nous célébrons donc aujourd’hui la manifestation ou la révélation du Christ lumière pour toutes les nations.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Épiphanie : une manifestation de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Cette vérité nous est présentée dans un merveilleux récit qui dit tout avec des symboles qui ont traversé les âges : les présents (l’or, l’encens et la myrrhe), les chameaux, les vêtements précieux, la prosternation devant la mangeoire où se trouve l’Enfant Jésus à côté de Marie et Joseph. De superbes tableaux de maîtres flamands en particulier nous ont transmis ces images.       <br />
              <br />
       Les mages - c'est le mot de l'évangile, la dévotion populaire en a fait des rois par la suite - venus d’on ne sait où représentent l'humanité entière. Avec le temps on leur a donné des noms : Balthasar, Melchior et Gaspard et on a marqué leurs origines diverses en mettant un noir parmi eux. Il n’y a pas de limites au salut de Dieu. Son amour n’a pas de frontières. Sa lumière luit pour toutes les nations.         <br />
              <br />
       Les textes des lectures y insistent.  « Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi » avons-nous entendu dans la première lecture du prophète Isaïe. Et dans sa lettre aux Éphésiens dont nous avons lu un extrait dans la deuxième lecture saint Paul dit : « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps ».         <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">La gloire de Dieu</span>       <br />
              <br />
       La belle fête de l’Épiphanie, de la manifestation de Dieu au monde,  est pour nous l'occasion aujourd'hui de chanter la gloire de Dieu qui resplendit partout et pour tous. C'est ce à quoi nous invite le prophète Isaïe dans la première lecture s’adressant à Jérusalem qui représente l’Église dont nous sommes les membres : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi… sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière ».        <br />
              <br />
       Pour nous, nouvelle Jérusalem, la gloire de Dieu prend sa source dans une mangeoire où repose un tout petit enfant. C'est le paradoxe de la présence de Dieu parmi nous. Sa gloire n'est pas faite d'éclats passagers à la manière d'un gala ou d'un festival où les divas et les stars déambulent. Elle est au creux de la vie du monde, dans les situations les plus humbles et dans les personnes quelles qu’elles soient. Elle est à la  portée de toutes et de tous. Un grand évêque saint Irénée l'avait bien compris et il nous a laissé une formule célèbre qui le dit bien "La gloire de Dieu c'est l'homme vivant". Sa gloire rayonne dans l'humanité rachetée où luit sa Lumière faite chair dans cet enfant devant qui se prosternent les mages.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Comment recevoir cette manifestation, cette révélation de la lumière de Dieu en Jésus que les mages ont découvert ? Les mages peuvent nous servir de modèles. Comme eux nous sommes invités à marcher, à nous prosterner et à repartir.       <br />
              <br />
       Marcher : c'est en marchant que se fait le chemin. Le chemin  c’est la marche elle-même. Nous sommes des voyageurs en marche vers la patrie céleste (cf. Hébreux 11, 13). Nous avançons péniblement parfois, mais nous pouvons toujours, comme les mages, faire confiance à l'étoile de la présence du Seigneur qui guide  nos vies       <br />
              <br />
       Se prosterner : c’est un attitude que nous avons à redécouvrir car, malgré sa proximité que nous révèle la naissance de Jésus à Bethléem, notre Dieu  est toujours le Tout Autre, Il est le Tout. Nous ne pouvons nous en approcher que dans l’humilité et la révérence. Cela ne l’éloigne pas de nous, au contraire. En nous prosternant devant lui nous reconnaissons au plus profond de nous sa présence qui donne la vie et l’être.       <br />
              <br />
       Repartir :   le chrétien croyant ne vit pas refermé  sur lui-même car il sait que son Dieu remplit l’univers et que toute créature lui appartient. Il se sent envoyé pour proclamer sa foi en Lui à l’exemple des mages qui avaient rencontré le Dieu de leurs attentes dans l’Enfant de la mangeoire et qui s’en allèrent d’où ils étaient venus remplis d’une lumière nouvelle qui irradiait autour d’eux. Ils sont les premiers apôtres et les premiers évangélisateurs.       <br />
              <br />
       Voilà pour nous des modèles pour vivre notre foi aujourd’hui. Comme eux, nous marchons, nous nous prosternons et nous repartons.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans ces gestes nous sommes soutenus par l’assurance que nous sommes précédés par Celui que nous vénérons : Jésus le Fils du Père dont nous attendons le Retour. Il est au ciel dans la gloire du Père priant sans cesse pour nous et avec nous (cf. Hébreux 7, 25). Par cette Eucharistie, nous nous associons à lui et nous devenons les mages des temps modernes pour la plus grande gloire de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       3 janvier 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 2 janvier 2018 -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour l'Épiphanie du Seigneur</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
       Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
       Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
       Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
       Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
       En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
       par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
       Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
       Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
       et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
       En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
       Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
       Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
       Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
       puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
       Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
       Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
       Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
       Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2021-Annee-B-Marcher-se-prosterner-repartir-comme-les-mages_a988.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques.</title>
   <updated>2009-11-15T18:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Annee-paulienne-Homelie-sur-le-discours-de-saint-Paul-a-Athenes-en-Actes-17-16-34-Mercredi-de-la-6e-semaine-de-Paques_a278.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1385704-1833521.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-05-19T17:08:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Ce que vous vénérez, sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer. » Homélie prononcée lors de la fête du Supérieur général par Mgr Hermann Giguère P.H. à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand, Séminaire de Québec, le 20 mai 2009. Textes de l'Écriture: Actes17, 15.22-18,1(discours de saint Paul à Athènes au complet : Actes 17, 16-34) et Jn 16, 12-15. Mercredi de la 6e semaine de Pâques.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1385704-1833521.jpg?v=1289459860" alt="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." title="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." />
     </div>
     <div>
      Les lectures d’aujourd’hui demanderaient des commentaires assez développés, mais n’ayez crainte, je ne serai pas très long. Il reste qu’en cette année paulienne, le discours de saint Paul devant les Athéniens résonne à nos oreilles de façon interpellante. Le contenu de cette annonce de l’Évangile tranche avec celle de Pierre après la Pentecôte ou encore avec le discours de Paul à Antioche (Actes 13, 16-43) que nous avons lu au cours des dernières semaines. Il s’agit toujours du même Évangile bien sûr que Paul annonce, mais nous pouvons constater ici que Paul se préoccupe non seulement du contenu, mais aussi de la façon de transmettre ce contenu. Voilà pourquoi, ce discours de Paul aux Athéniens est des plus actuels pour nous.       <br />
              <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Contexte : le deuxième voyage missionnaire</span>       <br />
              <br />
       De l'an 49 à l'an 52, selon les spécialistes de saint Paul, celui-ci est engagé dans son deuxième voyage missionnaire qu’il commence à  Antioche dans les difficultés avec Barnabé qu’il laisse pour traverser la Turquie actuelle avec Silas (Actes 15, 36-40). Plus de mille kilomètres. Il retrouve les communautés déjà fondées notamment celle des Galates et rencontre Timothée qui l’accompagnera pour le reste du voyage. Le groupe s’embarque pour la Macédoine, poursuit sa route, évangélisant Thessalonique et Bérée et Paul se retrouve à Athènes, la capitale culturelle de la Grèce. Il y est seul attendant que Timothée et Silas viennent le rejoindre.       <br />
              <br />
       Transportons-nous dans cette capitale il y a presque 2000 ans en même temps que Paul. La ville est une des plus belles villes de l’époque, pleine d’animation, de culture comme le sont aujourd’hui Paris ou New-York. Parcourons la ville avec Paul. Admirons-y les magnifiques bâtiments, les riches maisons sculptées en pierre blanche, les théâtres et les fontaines. Avec Paul, au fil de notre promenade, nous découvrons aussi les nombreux temples où l'on adorait une multitude de divinités. Petits temples bien souvent avec colonnades et frontons sculptés et décorés. Chaque temple a son dieu ou sa déesse.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un discours exemplaire       <br />
       </span>       <br />
       Lorsqu’il commence à s’adresser aux gens réunis autour de lui à l’Aréopage, Paul se sert de cette visite pour en faire un point d’accrochage : « En effet, en parcourant la ville, et en observant vos monuments sacrés, j’y ai trouvé, en particulier, un autel portant cette inscription : ‘ Au dieu inconnu’ ».       <br />
              <br />
       Voilà le départ. Et le discours continue avec un souci remarquable de rejoindre les auditeurs. Cependant, remarquez-le, il y a plus qu’une technique de communication ici.       <br />
              <br />
       Autant, jusqu’ici on voyait Paul se faisant « juif avec les juifs », autant on le voit maintenant se faire « grec avec les grecs », autant on l’entendait citer plein de passages de l’Ancien Testament et se référer à l’histoire d’Israël, autant maintenant à Athènes on sent l’adaptation au milieu païen, mais le discours s’achève avec la proclamation de la résurrection de façon non équivoque. « [Dieu] a fixé le jour où il va juger l’univers avec justice, par un homme qu’il a désigné;  il en a donné la garantie à tous en ressuscitant cet homme d’entre les morts. »       <br />
              <br />
       L’ensemble de l’argumentation va dans le sens d’un effort pour rejoindre ceux à qui Paul s’adresse pour la proclamation de l’Évangile. Ce discours est vraiment remarquable du point de vue de la communication, mais il n’est pas seulement un effort de communicateur, il est aussi la parole d’un évangélisateur.       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application       <br />
       </span>       <br />
       On parle volontiers dans le Québec d’aujourd’hui de « nouvelle évangélisation ». La Montée des Jeunes qui a eu lieu en fin de semaine dernière avait comme thème : « Missionnaire, ose le style saint Paul. » On trouve dans le discours à Athènes, un bel exemple du « style saint Paul», d'une véritable méthode d'évangélisation.       <br />
              <br />
       Paul se trouve à Athènes dans une situation inédite : - il est seul, sans aide ni équipe. Qu’est-ce que Paul fait dans un tel contexte?  Premièrement, Paul commence par faire le tour de la ville pour prendre connaissance du milieu dans lequel il se trouve. Deuxièmement, il cherche des ponts par lesquels il peut, avec l’Évangile, rejoindre les Athéniens dans ce qu’ils croient. C’est pourquoi, Paul ne part pas, contrairement à l’accoutumée, des affirmations bibliques pour s’adresser aux Grecs. Il part des éléments connus de leur culture par lesquels il y a une porte d’entrée pour l’Évangile. Et, troisièmement, Paul proclame le kérigme : « Il est ressuscité, oui, cet homme est vraiment ressuscité » comme le chante notre liturgie pascale.        <br />
              <br />
       L'approche est différente de celle qu'il avait avec les juifs, mais son message ne change pas. Il demeure le même qu’à Antioche : Dieu a ressuscité Jésus pour en faire le Premier-Né d’une multitude de frères et sœurs, même si Paul sent que celui-ci est difficile à entendre pour les Grecs. En effet, on se moque de lui, mais ce n’est pas l’échec total, étant donné que naît à Athènes une petite communauté chrétienne : Denys, Damaris et quelques autres (Actes 17, 32- 34).       <br />
              <br />
       Le pape Paul VI écrivait  dans l' <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique « Evangelii nuntiandi »</span>  : « Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés.»        <br />
              <br />
       Et Jean-Paul II, faisant écho à ces paroles, écrit dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> : « Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! »        <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Cette méditation, plus longue que ce que je m’imaginais, nous garde, avec saint Paul, dans le sillage du texte de l’évangile de Jean qui nous invite à rester toujours attentifs à l’Esprit si nous voulons connaître et suivre Jésus. « Il reprend ce qui vient de moi, dit Jésus, pour vous le faire connaître. » (Jn 16,15)        <br />
              <br />
       Prions, chers amis, pour que nous sachions bien  discerner les voies de l’Esprit pour notre Église d’aujourd’hui, pour notre communauté et pour notre cheminement de vie personnel,       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous donne d’être, de plus en plus,  unis au Seigneur ressuscité comme des membres vivants et rayonnants de la beauté, de la bonté et de l’amour de Celui en qui « il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d’exister » (Actes 17, 28).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       20 mai 2009       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________________________________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citations       <br />
       </span>       <br />
       Le pape Paul VI, de regrettée mémoire,  a pris la peine de rappeler, dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique « Evangelii nuntiandi »</span> (8 décembre 1975)  la nécessité d’une annonce explicite de l’Évangile. Il écrivait au numéro 22 : «La Bonne Nouvelle proclamée par le témoignage de vie devra donc être tôt ou tard proclamée par la parole de vie. Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés. L’histoire de l’Église, depuis le discours de Pierre le matin de Pentecôte, s’entremêle et se confond avec l’histoire de cette annonce. À chaque nouvelle étape de l’histoire humaine, l’Église, constamment travaillée par le désir d’évangéliser, n’a qu’une hantise : qui envoyer annoncer le mystère de Jésus ? Dans quel langage annoncer ce mystère ? Comment faire pour qu’il retentisse et arrive à tous ceux qui doivent l’écouter ? »       <br />
              <br />
       Et Jean-Paul II faisant écho à ces paroles écrit dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> (6 janvier 2001)  : « Nous nous interrogeons avec un optimisme confiant, sans pour autant sous-estimer les problèmes. Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! Il ne s'agit pas alors d'inventer un ‘nouveau programme’. Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste. C'est un programme qui ne change pas avec la variation des temps et des cultures, même s'il tient compte du temps et de la culture pour un dialogue vrai et une communication efficace. Ce programme de toujours est notre programme pour le troisième millénaire » (Numéro 29).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1385704-1833534.jpg?v=1289459860" alt="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." title="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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