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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:03:01+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »</title>
   <updated>2025-10-02T15:09:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-09-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C le 21 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 8, 4-7, 1 Timothée 2, 1-8 et Luc 16, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379367-63200178.jpg?v=1655212426" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" />
     </div>
     <div>
      Hé oui! Le maître qui fait l’éloge de ce gérant malhonnête c'est bien Jésus. On est renversé de cet éloge provocant. Ce n’est pas le seul endroit dans les évangiles où Jésus dans sa prédication utilise des comparaisons qui surprennent. S'il était parmi nous aujourd’hui, il ferait sûrement souvent la <span style="font-style:italic">Une</span> des journaux ou des actualités télévisées.        <br />
              <br />
       Si les premiers disciples ont conservé ces paroles dérangeantes de Jésus, même si elles surprennent, c’est qu’ils y ont trouvé des points essentiels de son message qu’ils ont voulu transmettre aux générations futures dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Le point essentiel qui se dégage de l'histoire ou parabole racontée par Jésus qui nous est relatée dans l’évangile que je viens de lire est résumé dans les dernières phrases : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
       Alors pourquoi louer le gérant malhonnête et dire de se faire des amis avec l’argent sale? C'est vraiment déroutant.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le contexte</span>       <br />
              <br />
       Commençons par regarder où saint Luc a situé cette histoire ou parabole de Jésus dans son récit, c’est ce qu’on appelle le contexte. Jésus est en train de marcher vers Jérusalem où il prévoit qu’il sera arrêté car, malgré l’attention des foules qui l’écoutent, il sent l’opposition des élites en particulier des pharisiens qu’il dérange par ses enseignements.       <br />
              <br />
       Nous le voyons aujourd’hui alors qu'il s’adresse de façon spéciale aux disciples. Il n’est pas en discussion avec les pharisiens comme quelques pages plus haut. Il ne parle pas à toute la foule en général. Il cible ses disciples, c’est-à-dire, ceux que nous connaissons, le groupe des Douze Apôtres, plusieurs femmes qui le suivent, des gens de toutes conditions qui font partie de son groupe rapproché et qui vivent près de lui.        <br />
              <br />
       Ces disciples nous représentent. Ainsi on peut dire que ce que Jésus leur dit, c'est à nous qu’il le dit. Alors que retenir pour nous aujourd’hui de cette histoire de l’intendant malhonnête loué par Jésus       <br />
              <br />
       II –  <span style="font-style:italic">La parabole</span>       <br />
              <br />
       Commençons par revoir le texte de saint Luc.       <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus a peut-être été inspiré dans la mise en scène de cette histoire ou parabole par un fait divers comme on en voit parfois dans le milieu des affaires où un notaire par exemple,  un conseiller financier ou autre s’approprie l’argent qui lui a été confié et s’en sert pour son profit personnel.       <br />
              <br />
       Une tuile tombe sur la tête du gérant de la parabole. Il est remercié sans ménagement. Son patron lui demande de fermer ses livres et de lui remettre sa démission.       <br />
              <br />
       Sa réaction est rapide. Il n'a aucun problème de conscience. Il se voit dans la dèche, mais il est encore gérant. Il  se tourne de bord rapidement, sans se questionner sur l’éthique ou la morale de ses gestes. Il saute à pieds joints dans la corruption planifiée. « Je sais ce que je  vais faire ». Il prend le téléphone,  dirait-on  aujourd'hui, et en un tour de main de façon non seulement habile, mais malhonnête, il faut le dire, il coupe les comptes de débiteurs de son patron pour s’assurer de leur gratitude. Ces façons de faire existent encore hélas! aujourd’hui comme nous le révèle parfois les actualités.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas le point que Jésus veut nous faire retenir.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La pointe de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Dans les évangiles, lorsque Jésus propose une histoire ou une parabole, ce qui est important c’est ce que les exégètes appellent la pointe de la parabole, le point essentiel qu’on veut faire ressortir en racontant cette histoire.       <br />
              <br />
       Ici la pointe de la parabole est bien claire. Jésus fait l’éloge du gérant malhonnête, non pas à cause de sa malhonnêteté, mais à cause de son audace et de son habileté dans les circonstances. Jésus ne loue pas les malversations du gérant, mais, chez celui-ci, il retient son esprit de décision dans les circonstances où il peut encore agir et se faire un avenir.       <br />
              <br />
       C’est ce qui peut s’appliquer à tous les disciples de Jésus. Nous avons à nous décider de le suivre avec audace malgré les circonstances difficiles parfois. Nous sommes ici-bas de passage et nous attendons son Retour glorieux. Notre avenir se joue aujourd’hui, car la vie éternelle qui nous est promise est déjà commencée. Jésus nous dit ainsi « Soyez audacieux et décidés dans le monde présent en vous rappelant l’espérance du monde à venir que vous portez en vous ».       <br />
              <br />
       Ce message rejoint la première lecture où le prophète Amos condamne les agissements à courte vue de ceux qui oppriment le peuple et l’exploite sans scrupule. Ils seront désavoués par Dieu « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » et ils demeureront privés de sa présence.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons parcouru sobrement cette parabole de Jésus qui est dérangeante. Il faut la recevoir de la bonne façon. Le message est clair : « Nous avons à choisir entre Dieu et l’argent. Nous ne pouvons avoir deux maitres ».       <br />
              <br />
       Choisir de suivre Jésus est un choix qui prend dans nos vies la place prépondérante. Ce choix se renouvelle pour nous à chaque dimanche à l’Eucharistie. Nous pouvons malgré nos faiblesses dire à Jésus « C’est toi que j’aime  et que je veux suivre ».        <br />
              <br />
       Il nous écoute demander pardon dans la partie pénitentielle au début de la messe, dans le « Seigneur prend pitié », puis il se donne à nous dans sa Parole et son Corps et son Sang qui nous soutiennent sur le chemin que nous avons choisi avec audace et décision. Bonne suite de célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du17 septembre 2019 et du 18 septembre 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent » (Am 8, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux       <br />
       pour anéantir les humbles du pays,       <br />
           car vous dites :       <br />
       « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée,       <br />
       pour que nous puissions vendre notre blé ?       <br />
       Quand donc le sabbat sera-t-il fini,       <br />
       pour que nous puissions écouler notre froment ?       <br />
       Nous allons diminuer les mesures,       <br />
       augmenter les prix et fausser les balances.       <br />
           Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent,       <br />
       le malheureux pour une paire de sandales.       <br />
       Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »       <br />
           Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob :       <br />
       Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Louez le nom du Seigneur :       <br />
       de la poussière il relève le faible.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 112, 1b.7a)       <br />
              <br />
       Louez, serviteurs du Seigneur,       <br />
       louez le nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le nom du Seigneur,       <br />
       maintenant et pour les siècles des siècles !       <br />
              <br />
       Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?       <br />
       Lui, il siège là-haut.       <br />
       Mais il abaisse son regard       <br />
       vers le ciel et vers la terre.       <br />
              <br />
       De la poussière il relève le faible,       <br />
       il retire le pauvre de la cendre       <br />
       pour qu’il siège parmi les princes,       <br />
       parmi les princes de son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 1-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           j’encourage, avant tout,       <br />
       à faire des demandes, des prières,       <br />
       des intercessions et des actions de grâce       <br />
       pour tous les hommes,       <br />
           pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,       <br />
       afin que nous puissions mener notre vie       <br />
       dans la tranquillité et le calme,       <br />
        en toute piété et dignité.       <br />
           Cette prière est bonne et agréable       <br />
       à Dieu notre Sauveur,       <br />
           car il veut que tous les hommes soient sauvés       <br />
       et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.       <br />
           En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,       <br />
       il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :       <br />
       un homme, le Christ Jésus,       <br />
           qui s’est donné lui-même       <br />
       en rançon pour tous.       <br />
       Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,       <br />
           pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre       <br />
       – je dis vrai, je ne mens pas –       <br />
       moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.       <br />
           Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient       <br />
       en élevant les mains,       <br />
       saintement, sans colère ni dispute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Un homme riche avait un gérant       <br />
       qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.       <br />
           Il le convoqua et lui dit :       <br />
       ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?       <br />
       Rends-moi les comptes de ta gestion,       <br />
       car tu ne peux plus être mon gérant.’       <br />
           Le gérant se dit en lui-même :       <br />
       ‘Que vais-je faire,       <br />
       puisque mon maître me retire la gestion ?       <br />
       Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.       <br />
       Mendier ? J’aurais honte.       <br />
           Je sais ce que je vais faire,       <br />
       pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,       <br />
       des gens m’accueillent chez eux.’       <br />
           Il fit alors venir, un par un,       <br />
       ceux qui avaient des dettes envers son maître.       <br />
       Il demanda au premier :       <br />
       ‘Combien dois-tu à mon maître ?’       <br />
           Il répondit :       <br />
       ‘Cent barils d’huile.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu ;       <br />
       vite, assieds-toi et écris cinquante.’       <br />
           Puis il demanda à un autre :       <br />
       ‘Et toi, combien dois-tu ?’       <br />
       Il répondit :       <br />
       ‘Cent sacs de blé.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu, écris 80’.       <br />
              <br />
           Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête       <br />
       car il avait agi avec habileté ;       <br />
       en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux       <br />
       que les fils de la lumière.       <br />
           Eh bien moi, je vous le dis :       <br />
       Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,       <br />
       afin que, le jour où il ne sera plus là,       <br />
       ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.       <br />
              <br />
           Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 10-13)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1263.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » </title>
   <updated>2025-06-25T02:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-solennite-des-saints-Pierre-et-Paul-le-29-juin-Les-colonnes-de-l-Eglise_a1251.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-06-24T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour votre méditation en ce jour la fête des saints Pierre et Paul. Bonne lecture! Homélie pour la fête des saints Pierre et Paul (Année C) à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 29 juin 2025. Textes: Actes 12, 1-11 : Emprisonnement de Pierre, 2 Timothée 4, 6-18 : J'ai combattu le bon combat, écrit Paul, j'ai achevé ma course et Matthieu 16, 13-19 : Profession de foi et primauté de Pierre.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87601150-62122437.jpg?v=1403921030" alt="Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » " title="Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » " />
     </div>
     <div>
      En ce dimanche 29 juin la liturgie nous fait célébrer la solennité des saints apôtres Pierre et Paul, les deux colonnes de l’Église. Aujourd’hui, à Rome le pape Léon XIV remet à certains évêques le pallium, un ornement en forme de ruban laineux qu’ils portent sur leurs épaules. Ce signe marque leur lien particulier avec le pape, successeur de saint Pierre. Comme vous le voyez cette fête solennelle nous met devant les yeux deux personnes qui sont liées entre elles depuis les débuts de l’Église et qui continuent d’en être les gardiens et les piliers.        <br />
              <br />
       Les trois textes de l’Écriture que nous venons d’entendre nous disent l’essentiel de ce que sont saint Pierre et saint Paul pour l’Église et pour nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
               <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Saint Paul : l’Apôtre des périphéries, de l’annonce de l’Évangile aux nations</span>       <br />
              <br />
       Commençons par saint Paul. Vous connaissez son histoire. Il est un jeune juif très cultivé. Élevé dans la culture de son temps, il parle la langue grecque qui est l’anglais du temps. Il est très religieux. Il a étudié la Bible, que les juifs appellent la Loi et les Prophètes. Il est un pratiquant sérieux et, comme plusieurs après la mort de Jésus, il voit d’un mauvais oeil certains de ses coreligionnaires se regrouper autour des disciples de Jésus qui prêchent le message laissé par leur Maître avec un succès remarquable. Il décide avec d’autres de mettre fin à cette dérive, et il les persécute.        <br />
              <br />
       Lors d’une de ses expéditions contre les disciples de Jésus il est renversé sur la route de Damas en Syrie et là ses yeux s’ouvrent, il voit et rencontre Jésus qui lui apparaît et lui dit « Pourquoi me persécutes-tu? ». À partir de ce moment, après une période de réflexion, il commence à faire le tour des villes de l’Empire romain. Il fait trois longs voyages autour de la Méditerranée (voir détails à la fin) et finit sa vie en prison à Rome pendant deux ans (60-62) où il est décapité selon la tradition vers l’an 62.        <br />
              <br />
       Cette brève histoire de saint Paul illustre son activité unique dans les débuts de l’Église. Au cours de ses voyages il a rassemblé des communautés à Corinthe, à Ephèse, à Philippes, à Thessalonique, à Rome etc.  Nous lisons encore aujourd’hui les lettres qu’il leur écrivait. Ces lettres sont comme la base dogmatique, rationnelle et intellectuelle de notre foi en Jésus. C’est saint Paul qui a argumenté pour expliquer le message de Jésus aux païens. Ses explications, nous touchent encore aujourd’hui et sont d’une actualité remarquable.        <br />
              <br />
       Malgré ses succès dans l’évangélisation, saint Paul ne s’est jamais dissocié de ceux qui avaient vécu avec Jésus, les Douze choisis par Jésus lui-même dont saint Pierre était le chef. Quelques mots sur ce dernier.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Saint Pierre : le Roc de l’Église qui confesse la foi en Jésus et qui affermit ses frères et soeurs dans la foi       <br />
       </span>       <br />
       Le texte de l’évangile de saint Mathieu que je viens de lire présente une scène connue. Jésus demande à ses disciples ce qu’on pense de lui et c’est saint Pierre qui répond en faisant au nom de tous un acte de foi et de confiance absolue en Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus lui confie la mission d’être la pierre sur laquelle sera bâtie l’Église. « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église. »       <br />
              <br />
       On sait que saint Pierre aura de la misère à rester fidèle à cette mission. Il reniera son maître par trois fois lors de la passion de Jésus en disant qu’il ne le connaissait pas. C’est la peur alors qui le fait agir. Cette peur va se transformer en audace et en fidélité inébranlable le jour de la Pentecôte. À partir de ce moment, il prêche l’Évangile de Jésus, il annonce qu’il est ressuscité et il invite à la conversion. Il guérit des malades, comme Jésus. Il subit la persécution. Il est emprisonné comme le raconte la première lecture que nous avons entendue, il guide les autres apôtres. Il est reconnu comme le chef et le premier des apôtres.        <br />
              <br />
       Saint Paul vient le voir à Jérusalem et reconnaît sa primauté. Les deux, nous racontent les Actes des Apôtres - un récit des débuts de l’Église écrit par saint Luc - ont parfois divergé d’opinion, mais ils ont toujours gardé une union intime au service de l’Évangile, saint Paul, le prédicateur, reconnaissant et respectant saint Pierre, le premier des apôtres et le chef de l’Église       <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">La dévotion aux colonnes de l’Église</span>       <br />
              <br />
       Au cours des siècles, les chrétiens ont gardé précieusement le souvenir et l’héritage des deux colonnes de l’Église que sont saint Pierre et saint Paul. Sur le lieu de leur martyre à Rome on a érigé deux basiliques à l’époque de Constantin. Les pèlerinages aux tombeaux de saint Pierre et saint Paul ont fait partie de la vie de l’Église et se continuent aujourd’hui. Les évêques doivent faire ce pèlerinage « ad limina apostolorum » - littéralement « au seuil des basiliques des apôtres » - à tous les cinq ans pour montrer qu’ils se rattachent directement à ces deux colonnes de l’Église et que, comme eux, ils sont prêts à donner leur vie pour le Christ, à être « offerts en sacrifice » (2 Timothée 4, 6).       <br />
              <br />
       Par ce pèlerinage, ils veulent aussi montrer à tout le peuple chrétien que l’Église est une assemblée de croyantes et de croyants non pas isolés dans leur foi, mais réunis en communauté autour de leurs pasteurs, un édifice spirituel où toutes les pierres ont leur place, des pierres qui s’appuient sur la pierre angulaire qui est le Christ.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que les deux colonnes de l’Église que nous fêtons aujourd’hui viennent raffermir et soutenir notre foi afin qu’elle demeure solide et qu’elle rayonne autour de nous. Que cette Eucharistie où nous nous rencontrons ensemble dans la variété de nos histoires autour de la table du Seigneur soit le signe de cette Église accueillante et ouverte que nous formons.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       24 juin 2025       <br />
              <br />
       <!-- reprise de l'homélie du  28 juin 2014-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes </span>        <br />
              <br />
       Visite des évêques  « ad limina apostolorum » qui se traduit littéralement  "au seuil [des basiliques] des apôtres" souvent traduit par « aux tombeaux des apôtres ».       <br />
              <br />
       Les trois voyages de saint Paul d’après Michel A. Hubaut dans <span style="font-style:italic">Paul de Tarse</span> (Bibliothèque du Christianisme n. 18)       <br />
              <br />
       - 1er voyage  de l’an 43 à l’an 45 à Chypre, en Pamphylie, en Galatie du sud;        <br />
              <br />
       - 2e voyage de l’an 46 à l’an 54 en Syrie, en Cilicie, en Galatie du nord, à Troas, à Philippes, à Thessalonique, à Berée, à Athènes, à Corinthe, à Jérusalem;        <br />
              <br />
       - 3e voyage de l’an 52 à l’an 57 en Galatie, en Phrygie, en Asie, à Corinthe puis à Césarée où il est arrêté et mis en captivité        <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"</title>
   <updated>2025-01-04T14:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-Annee-C-ou-fete-des-Rois-Adorer-offrir-marcher_a1213.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989914-59469560.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-31T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou Fête des Rois le 5 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 60-1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989914-59469560.jpg?v=1636028759" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" />
     </div>
     <div>
      La fête de l'Épiphanie nous ramène chaque année le beau récit de la parabole des Rois mages que l'évangile désigne seulement comme des "mages". La tradition subséquente en fait des rois. Il n'est pas besoin de pouvoir vérifier l'historicité de cette histoire pour en tirer profit pour notre aventure spirituelle. Dans cette parabole des Mages, l'évangéliste saint Mathieu en résume bien le message. Ces trois personnages que la tradition a appelé Gaspard, Melchior et Balthazar sont pour nous des modèles dans notre cheminement de foi par les gestes qu'ils posent dans ce récit: l'adoration, l'offrande et la longue marche.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Adoration</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe lorsque les Mages ont rencontré Jésus, c'est l'adoration. Ils cherchaient Celui qui est au-dessus de tout, le Seigneur des seigneurs. Ils ne se laissent pas décourager par ce qu'ils voient : un enfant sur la paille. Au contraire, ils s'agenouillent et ils reconnaissent Celui que le monde attendait.        <br />
              <br />
       Ils l'adorent puisqu'en lui ils découvrent la manifestation de Dieu au monde non seulement pour le peuple d'Israël, mais pour tous les peuples comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : "les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile." (<span style="font-style:italic">Éphésiens 3, 6</span>)       <br />
              <br />
       Le mot ÉPIPHANIE qui vient du grec signifie cela. "επι" (epi) veut dire "sur" et φαίνω (phaïnò) "phanie" "apparition". Le terme grec peut ainsi se traduire par "manifestation", "rendre visible", "apparaître", "être évident". En Jésus Dieu s'est manifesté dans la chair, l'amour de Dieu est apparu dans le monde (<span style="font-style:italic">Tite 3, 4-5</span>). Cet amour de Dieu s'est manifesté sous les traits d'un enfant qui deviendra le Sauveur de l'humanité par son obéissance à Dieu et par le don de sa vie pour ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Comment ne pas se prosterner devant lui? Comme les mages. Lorsque nous faisons ce geste d'adoration nous reconnaissons la grandeur de l'amour de notre Dieu créateur et nous l'assurons non seulement de nos remerciements, mais aussi nous nous inclinons devant sa volonté de salut qui rejoint tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux. Nous reconnaissons que ce n'est pas nous qui donnons ce Salut dont a tant besoin l'humanité, mais que ce Salut est un pur don gratuit de sa part.       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et c'est pourquoi notre adoration est toujours en même temps une action de grâces pour les merveilles que Dieu a faites et qu'il continue de faire maintenant dans notre monde par la puissance de son Fils Jésus ressuscité des morts et établi puissant pour nous sauver (cf. <span style="font-style:italic">Romains 1, 3-4</span>) -->       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Offrande</span>       <br />
              <br />
       Les gestes d'adoration  se prolongent nécessairement chez les adorateurs et les adoratrices par un mouvement d'offrande. C'est ce qui est symbolisé par les offrandes des Mages: l'or, l'encens et la myrrhe (une sorte de résine aromatique qui a des propriétés antiseptiques).       <br />
              <br />
       Les Mages ont offert leurs trésors à Jésus et toi n'as-tu pas quelque chose à donner toi aussi penses-tu?        <br />
              <br />
       Bien sûr, nous n'avons pas à apporter les mêmes offrandes. Nous ne sommes pas des rois. Nous sommes ce que nous sommes. Nous sommes  renvoyés à nous-mêmes, à nos misères, à nos biens et à nos talents.       <br />
              <br />
       Nos misères reconnues et assumées dans la foi peuvent être le plus beau don à l'Enfant Jésus. Nos biens et nos talents déposés à la crèche, eux, manifesteront la volonté de nous désapproprier de nous-mêmes et de nous ouvrir à l'action de Dieu. "Avant d'adorer cet enfant, décharge-toi de tout ce qui t'encombre" nous dit saint Jean Chrysostome, le grand prédicateur à la "bouche d'or", dans une belle homélie de l'Épiphanie (IVe siècle).       <br />
              <br />
       Misères et limites assumées, biens et richesses, talents et qualités mis au service de Dieu et de ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Quelles belles offrandes. C'est l'encens de notre petitesse et de nos misères qui plaît à Dieu, c'est l'or de nos biens et richesses matérielles et spirituelles que nous lui cédons et c'est la myrrhe de nos talents et qualités naturels reçus du créateur que nous offrons pour sa gloire,       <br />
              <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> La longue marche</span>       <br />
              <br />
       Le Mages ne se laissent pas enfermer dans l'étable de Bethléem. Aussitôt qu'ils le peuvent, ils cherchent un chemin pour regagner leur pays et ce faisant. ils deviennent des messagers de la Bonne Nouvelle annoncée par la naissance de cet Enfant: "Un Sauveur nous est né" avait dit l'Ange aux bergers lors de la naissance de Jésus (<span style="font-style:italic">Luc 2, 11</span>) . Ce message ils le répercuteront dans leurs contrées et dans leurs milieux respectifs. Un message qui déborde les frontières du Peuple d'Israël. Un message universel pour l'humanité toute entière.        <br />
              <br />
       C'est dans le caractère universel du Salut donné en Jésus que réside la beauté de ce mystère de l'Épiphanie - de la Manifestation du Christ aux nations.        <br />
              <br />
       Lorsque nous sommes fatigués en regardant autour de nous, que nous voyons la désaffectation religieuse de nos contemporains, au Québec notamment, et lorsque, d'autre part, nous reconnaissons dans les jeunes générations des attentes spirituelles évidentes, nous sommes invités comme les Rois mages à faire route avec nos contemporains, vieux et jeunes, et à leur dire "Un Sauveur nous est donné".        <br />
              <br />
       Nous aurons au cours de la nouvelle année des occasions de le faire soyez-en sûrs, car cette Bonne nouvelle est toujours actuelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La parabole des Mages ne peut nous laisser indifférents. Au lieu de nous demander : est-ce bien une étoile qui les a guidés, regardons plutôt les gestes qu'ils ont posés : adoration, offrande et longue marche. À leur exemple, efforçons-nous de cultiver ces trois gestes dans nos vies.        <br />
              <br />
       Cette Eucharistie déjà nous met en marche, elle nous fait entrer en adoration et elle nous permet de présenter notre vie à Dieu en offrande spirituelle en union avec celle du Christ.       <br />
              <br />
       Vivons ces moments ce matin en union avec nos frères et soeurs de tous les horizons et de toutes les nations.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 décembre 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 3 janvier 2016 et 28 décembre 2021-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Les noms traditionnels de « Gaspard, Melchior et Balthazar » apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle intitulé <span style="font-style:italic">Excerpta Latina Barbar</span>i conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
           Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
           Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
           Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
           Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
           En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. Ps 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
           par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
           Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
           Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
           et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
           En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
           Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
           Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
           Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
           puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
           Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
           Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
           Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
           Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-Annee-C-ou-fete-des-Rois-Adorer-offrir-marcher_a1213.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »</title>
   <updated>2024-05-09T14:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-B- Enleve-au-ciel-et-assis-a-la-droite-de-Dieu _a1175.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601850-57034052.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-06T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la Solennité de l’Ascension Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le jeudi 9 mai 2024 (ou le dimanche 12 mai 2024 dans certains pays comme au Canada). Textes: Actes des Apôtres 1, 1-11, Éphésiens 4, 1-13 et Marc 16, 15-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601850-57034052.jpg?v=1715257952" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui nous célébrons l’Ascension du Seigneur. Cette solennité liturgique s’inscrit dans la suite de la fête de Pâques. Elle marque le départ de Jésus qui dorénavant ne sera plus avec ses disciples comme il l’a été auparavant. Relisons ensemble ce qui nous est présenté ce matin concernant ce mystère de l’Ascension dans l’évangile et dans la première lecture.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Le récit de l’Ascension</span>       <br />
              <br />
       Le récit de l’évangile de saint Marc est très bref. Il résume le tout en quelques lignes que je vous relis : « Le Seigneur Jésus, est-il écrit, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. »  C’est tout.        <br />
              <br />
       Quant à saint Luc, dans la première lecture, il est plus loquace. Son récit situe l’épisode quarante jours après Pâques. Ce que nous retenons encore aujourd’hui pour la fête de l’Ascension, le jeudi de la 6e semaine après Pâques. En certains endroits, comme au Canada, la fête est reportée de quelques jours pour être célébrée le dimanche suivant.        <br />
              <br />
       Saint Luc dans son récit nous montre les disciples réunis autour de Jésus dans un repas où celui-ci leur explique que son départ leur ouvrira un espace nouveau où ils seront les protagonistes de l’annonce du Royaume : « vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». Il s’efface et leur promet l’assistance de l’Esprit Saint pour cette mission.       <br />
              <br />
       C’est une des plus belles leçons qu’on peut retenir du mystère de l’Ascension, à savoir que le départ et l’absence de Jésus ouvrent la porte à une nouvelle présence qui se continuera tout au long des siècles. Ce sont désormais les disciples qui sont les hérauts, les messagers de la Bonne Nouvelle. C’est ce que l’évangile de saint Marc s’emploie à développer en s’adressant aux chrétiens des débuts.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’envoi des disciples</span>       <br />
              <br />
       En effet, après avoir dit que Jésus a été enlevé et s’est assis à la droite de Dieu, l’évangile de saint Marc rappelle aux disciples qu’ils sont envoyés pour proclamer la Bonne Nouvelle : « Quant à eux,  ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile c’est-à-dire la Bonne Nouvelle ».        <br />
              <br />
       L’évangile de saint Marc se termine ainsi car il avait comme fil conducteur la Bonne Nouvelle qu’est Jésus et son message. En effet, dès les premiers versets saint Marc présente son récit comme l’annonce de la Bonne Nouvelle. Il débute par ces mots : « Commencement de l’Évangile [la Bonne Nouvelle] de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Le départ de Jésus ne change rien à cette annonce de l’Évangile, la Bonne Nouvelle. Ce qui est différent c’est qu’il disparaît de leurs  yeux, mais il sera toujours avec eux.       <br />
              <br />
       Ils pourront le constater par les signes qui sont énumérés ici. Cette liste apparaît plutôt insolite à nos oreilles. Mais elle ne peut être mise de côté. Car c’est par les signes que se révèle la présence du Ressuscité. Les signes sont une forme d’enseignement sur lui, sur ce qu’il est, sur sa mission et sur son message. Ceux qui sont énumérés ici visent avant tout à manifester qu’en Jésus éclate la puissance de Dieu. Ils sortent de l’ordinaire par leur caractère miraculeux pour nous faire comprendre qu’en Jésus, Dieu agit au-delà de nos attentes et nos vues purement humaines.        <br />
              <br />
       Il faut, je pense, regarder autour de nous aujourd’hui pour reconnaître des signes semblables adaptés à nos conditions de vie présentes. Ces signes d’aujourd’hui se concentrent alors autour de la miséricorde et de la compassion. C’est du moins la pensée du pape François qui ne cesse de le répéter. Sans mettre de côté les signes plus extraordinaires qu’énumère saint Marc, très prisés chez nos frères et sœurs évangéliques, force nous est de constater que nos contemporains sont bien plus rejoints par les gestes de miséricorde, de compassion, d’entraide, de luttes pour la justice que par les guérisons de maladies de toutes sortes dont la médecine peut prendre soin. Voilà où regarder pour voir les nouveaux signes qui disent la présence toujours vivante de Jésus monté au ciel et assis à la droite de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces considérations que la fête de l’Ascension m’a inspirées me paraissent stimulantes pour notre vie chrétienne. Le départ de Jésus lors de l’Ascension marque le début d’une absence qui ouvre une porte toute grande à la démarche de ceux et celle qui le suivent. C’est à eux et à elles que revient la tâche de le rendre présent.        <br />
              <br />
       Par leurs rassemblements, par leur écoute de sa Parole, par le partage de son Corps et de son Sang, ils deviennent eux-mêmes des signes de sa présence. On chante avec raison en s’inspirant de saint Paul  « Vous êtes le Corps du Christ, vous êtes le Sang du Christ, alors, qu’avez-vous fait de lui? »       <br />
              <br />
       Plutôt que d’imaginer l’Ascension comme la fin d’une belle histoire, nous somme invités à voir ce mystère comme le début d’une grande histoire, d’un long périple dont nous sommes les participants et les participantes. C’est l’histoire de l’Église qui commence, une histoire aux multiples renversements, remplie de beauté, mais aussi de laideurs, une histoire de sainteté mais aussi de méchancetés. Et pourtant, Jésus prend le risque de quitter les siens pour leur laisser le soin de le rendre présent autour d’eux et dans l’histoire.       <br />
              <br />
       Quelle belle mission pour nous aujourd’hui. Nous nous demandons souvent devant la situation de la foi dans les sociétés industrialisées comme les nôtres s’il est encore possible de rencontrer Jésus. La réponse est oui. Il est là par toi ou par moi qui rend témoignage par sa vie et ses engagements qu’il est toujours vivant       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La célébration de l’Eucharistie est pour nous le lieu indispensable de la rencontre de Jésus enlevé au ciel et assis à la droite tu Père. Lorsque nous célébrons ensemble, il est là avec nous intercédant et nous unissant à lui dans la liturgie céleste autour de Dieu à laquelle nous sommes tous et toutes conviés pour l’éternité.       <br />
              <br />
       Faisons maintenant notre profession de foi et disons avec cœur aujourd’hui : « Je crois en Jésus-Christ… qui est monté aux cieux et qui est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mai 2024       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 6 mai 2018 et 10 mai 2021-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour l'Ascension du Seigneur Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
       jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
       C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
       alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
       Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
       Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
       Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
       Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
       Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
       qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (46 (47), 2-3, 6-7,8-9)       <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre,       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Parvenir à la stature du Christ dans sa plénitude » (Ep 4, 1-13)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       moi qui suis en prison à cause du Seigneur,       <br />
       je vous exhorte donc à vous conduire       <br />
       d’une manière digne de votre vocation :       <br />
       ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,       <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;       <br />
       ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit       <br />
       par le lien de la paix.       <br />
       Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.       <br />
       Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,       <br />
       un seul Dieu et Père de tous,       <br />
       au-dessus de tous,       <br />
       par tous, et en tous.       <br />
       À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée       <br />
       selon la mesure du don fait par le Christ.       <br />
       C’est pourquoi l’Écriture dit :       <br />
       Il est monté sur la hauteur, il a capturé des captifs,       <br />
       il a fait des dons aux hommes.       <br />
       Que veut dire : Il est monté ?       <br />
       – Cela veut dire qu’il était d’abord descendu       <br />
       dans les régions inférieures de la terre.       <br />
       Et celui qui était descendu       <br />
       est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux       <br />
       pour remplir l’univers.       <br />
       Et les dons qu’il a faits,       <br />
       ce sont les Apôtres,       <br />
       et aussi les prophètes, les évangélisateurs,       <br />
       les pasteurs et ceux qui enseignent.       <br />
       De cette manière, les fidèles sont organisés       <br />
       pour que les tâches du ministère soient accomplies       <br />
       et que se construise le corps du Christ,       <br />
       jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble       <br />
       à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu,       <br />
       à l’état de l’Homme parfait,       <br />
       à la stature du Christ dans sa plénitude.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu » (Mc 16, 15-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit :       <br />
       « Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile à toute la création.       <br />
       Celui qui croira et sera baptisé       <br />
       sera sauvé ;       <br />
       celui qui refusera de croire       <br />
       sera condamné.       <br />
       Voici les signes qui accompagneront       <br />
       ceux qui deviendront croyants :       <br />
       en mon nom, ils expulseront les démons ;       <br />
       ils parleront en langues nouvelles ;       <br />
       ils prendront des serpents dans leurs mains       <br />
       et, s’ils boivent un poison mortel,       <br />
       il ne leur fera pas de mal ;       <br />
       ils imposeront les mains aux malades,       <br />
       et les malades s’en trouveront bien. »       <br />
              <br />
       Le Seigneur Jésus,       <br />
       après leur avoir parlé,       <br />
       fut enlevé au ciel       <br />
       et s’assit à la droite de Dieu.       <br />
       Quant à eux,       <br />
       ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.       <br />
       Le Seigneur travaillait avec eux       <br />
       et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-B- Enleve-au-ciel-et-assis-a-la-droite-de-Dieu _a1175.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »</title>
   <updated>2022-09-16T03:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1082.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/65368486-46656729.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-13T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C le 18 septembre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Amos 8, 4-7, 1 Timothée 2, 1-8 et Luc 16, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368486-46656729.jpg?v=1655212426" alt="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" title="Homélie pour le 25e dimanche du temps ordinaire Année C : « L’éloge de ce gérant malhonnête... »" />
     </div>
     <div>
      Hé oui! Le maître qui fait l’éloge de ce gérant malhonnête c'est bien Jésus. On est renversé de cet éloge provocant. Ce n’est pas le seul endroit dans les évangiles où Jésus dans sa prédication utilise des comparaisons qui surprennent. S'il était parmi nous aujourd’hui, il ferait sûrement souvent la <span style="font-style:italic">Une</span> des journaux ou des actualités télévisées.        <br />
              <br />
       Si les premiers disciples ont conservé ces paroles dérangeantes de Jésus, même si elles surprennent, c’est qu’ils y ont trouvé des points essentiels de son message qu’ils ont voulu transmettre aux générations futures dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Le point essentiel qui se dégage de l'histoire ou parabole racontée par Jésus qui nous est relatée dans l’évangile que je viens de lire est résumé dans les dernières phrases : « Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
       Alors pourquoi louer le gérant malhonnête et dire de se faire des amis avec l’argent sale? C'est vraiment déroutant.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le contexte</span>       <br />
              <br />
       Commençons par regarder où saint Luc a situé cette histoire ou parabole de Jésus dans son récit, c’est ce qu’on appelle le contexte. Jésus est en train de marcher vers Jérusalem où il prévoit qu’il sera arrêté car, malgré l’attention des foules qui l’écoutent, il sent l’opposition des élites en particulier des pharisiens qu’il dérange par ses enseignements.       <br />
              <br />
       Nous le voyons aujourd’hui alors qu'il s’adresse de façon spéciale aux disciples. Il n’est pas en discussion avec les pharisiens comme quelques pages plus haut. Il ne parle pas à toute la foule en général. Il cible ses disciples, c’est-à-dire, ceux que nous connaissons, le groupe des Douze Apôtres, plusieurs femmes qui le suivent, des gens de toutes conditions qui font partie de son groupe rapproché et qui vivent près de lui.        <br />
              <br />
       Ces disciples nous représentent. Ainsi on peut dire que ce que Jésus leur dit, c'est à nous qu’il le dit. Alors que retenir pour nous aujourd’hui de cette histoire de l’intendant malhonnête loué par Jésus       <br />
              <br />
       II –  <span style="font-style:italic">La parabole</span>       <br />
              <br />
       Commençons par revoir le texte de saint Luc.       <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus a peut-être été inspiré dans la mise en scène de cette histoire ou parabole par un fait divers comme on en voit parfois dans le milieu des affaires où un notaire par exemple,  un conseiller financier ou autre s’approprie l’argent qui lui a été confié et s’en sert pour son profit personnel.       <br />
              <br />
       Une tuile tombe sur la tête du gérant de la parabole. Il est remercié sans ménagement. Son patron lui demande de fermer ses livres et de lui remettre sa démission.       <br />
              <br />
       Sa réaction est rapide. Il n'a aucun problème de conscience. Il se voit dans la dèche, mais il est encore gérant. Il  se tourne de bord rapidement, sans se questionner sur l’éthique ou la morale de ses gestes. Il saute à pieds joints dans la corruption planifiée. « Je sais ce que je  vais faire ». Il prend le téléphone,  dirait-on  aujourd'hui, et en un tour de main de façon non seulement habile, mais malhonnête, il faut le dire, il coupe les comptes de débiteurs de son patron pour s’assurer de leur gratitude. Ces façons de faire existent encore hélas! aujourd’hui comme nous le révèle parfois les actualités.       <br />
              <br />
       Mais là n’est pas le point que Jésus veut nous faire retenir.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> La pointe de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Dans les évangiles, lorsque Jésus propose une histoire ou une parabole, ce qui est important c’est ce que les exégètes appellent la pointe de la parabole, le point essentiel qu’on veut faire ressortir en racontant cette histoire.       <br />
              <br />
       Ici la pointe de la parabole est bien claire. Jésus fait l’éloge du gérant malhonnête, non pas à cause de sa malhonnêteté, mais à cause de son audace et de son habileté dans les circonstances. Jésus ne loue pas les malversations du gérant, mais, chez celui-ci, il retient son esprit de décision dans les circonstances où il peut encore agir et se faire un avenir.       <br />
              <br />
       C’est ce qui peut s’appliquer à tous les disciples de Jésus. Nous avons à nous décider de le suivre avec audace malgré les circonstances difficiles parfois. Nous sommes ici-bas de passage et nous attendons son Retour glorieux. Notre avenir se joue aujourd’hui, car la vie éternelle qui nous est promise est déjà commencée. Jésus nous dit ainsi « Soyez audacieux et décidés dans le monde présent en vous rappelant l’espérance du monde à venir que vous portez en vous ».       <br />
              <br />
       Ce message rejoint la première lecture où le prophète Amos condamne les agissements à courte vue de ceux qui oppriment le peuple et l’exploite sans scrupule. Ils seront désavoués par Dieu « Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits » et ils demeureront privés de sa présence.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons parcouru sobrement cette parabole de Jésus qui est dérangeante. Il faut la recevoir de la bonne façon. Le message est clair : « Nous avons à choisir entre Dieu et l’argent. Nous ne pouvons avoir deux maitres ».       <br />
              <br />
       Choisir de suivre Jésus est un choix qui prend dans nos vies la place prépondérante. Ce choix se renouvelle pour nous à chaque dimanche à l’Eucharistie. Nous pouvons malgré nos faiblesses dire à Jésus « C’est toi que j’aime  et que je veux suivre ».        <br />
              <br />
       Il nous écoute demander pardon dans la partie pénitentielle au début de la messe, dans le « Seigneur prend pitié », puis il se donne à nous dans sa Parole et son Corps et son Sang qui nous soutiennent sur le chemin que nous avons choisi avec audace et décision. Bonne suite de célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 septembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du17 septembre 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent » (Am 8, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux       <br />
       pour anéantir les humbles du pays,       <br />
           car vous dites :       <br />
       « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée,       <br />
       pour que nous puissions vendre notre blé ?       <br />
       Quand donc le sabbat sera-t-il fini,       <br />
       pour que nous puissions écouler notre froment ?       <br />
       Nous allons diminuer les mesures,       <br />
       augmenter les prix et fausser les balances.       <br />
           Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent,       <br />
       le malheureux pour une paire de sandales.       <br />
       Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »       <br />
           Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob :       <br />
       Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Louez le nom du Seigneur :       <br />
       de la poussière il relève le faible.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 112, 1b.7a)       <br />
              <br />
       Louez, serviteurs du Seigneur,       <br />
       louez le nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le nom du Seigneur,       <br />
       maintenant et pour les siècles des siècles !       <br />
              <br />
       Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?       <br />
       Lui, il siège là-haut.       <br />
       Mais il abaisse son regard       <br />
       vers le ciel et vers la terre.       <br />
              <br />
       De la poussière il relève le faible,       <br />
       il retire le pauvre de la cendre       <br />
       pour qu’il siège parmi les princes,       <br />
       parmi les princes de son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 1-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           j’encourage, avant tout,       <br />
       à faire des demandes, des prières,       <br />
       des intercessions et des actions de grâce       <br />
       pour tous les hommes,       <br />
           pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,       <br />
       afin que nous puissions mener notre vie       <br />
       dans la tranquillité et le calme,       <br />
        en toute piété et dignité.       <br />
           Cette prière est bonne et agréable       <br />
       à Dieu notre Sauveur,       <br />
           car il veut que tous les hommes soient sauvés       <br />
       et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.       <br />
           En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,       <br />
       il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :       <br />
       un homme, le Christ Jésus,       <br />
           qui s’est donné lui-même       <br />
       en rançon pour tous.       <br />
       Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,       <br />
           pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre       <br />
       – je dis vrai, je ne mens pas –       <br />
       moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.       <br />
           Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient       <br />
       en élevant les mains,       <br />
       saintement, sans colère ni dispute.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Co 8, 9)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Un homme riche avait un gérant       <br />
       qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.       <br />
           Il le convoqua et lui dit :       <br />
       ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?       <br />
       Rends-moi les comptes de ta gestion,       <br />
       car tu ne peux plus être mon gérant.’       <br />
           Le gérant se dit en lui-même :       <br />
       ‘Que vais-je faire,       <br />
       puisque mon maître me retire la gestion ?       <br />
       Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.       <br />
       Mendier ? J’aurais honte.       <br />
           Je sais ce que je vais faire,       <br />
       pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,       <br />
       des gens m’accueillent chez eux.’       <br />
           Il fit alors venir, un par un,       <br />
       ceux qui avaient des dettes envers son maître.       <br />
       Il demanda au premier :       <br />
       ‘Combien dois-tu à mon maître ?’       <br />
           Il répondit :       <br />
       ‘Cent barils d’huile.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu ;       <br />
       vite, assieds-toi et écris cinquante.’       <br />
           Puis il demanda à un autre :       <br />
       ‘Et toi, combien dois-tu ?’       <br />
       Il répondit :       <br />
       ‘Cent sacs de blé.’       <br />
       Le gérant lui dit :       <br />
       ‘Voici ton reçu, écris 80’.       <br />
              <br />
           Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête       <br />
       car il avait agi avec habileté ;       <br />
       en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux       <br />
       que les fils de la lumière.       <br />
           Eh bien moi, je vous le dis :       <br />
       Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,       <br />
       afin que, le jour où il ne sera plus là,       <br />
       ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.       <br />
              <br />
           Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 10-13)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose       <br />
       est digne de confiance aussi dans une grande.       <br />
       Celui qui est malhonnête dans la moindre chose       <br />
       est malhonnête aussi dans une grande.       <br />
           Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,       <br />
       qui vous confiera le bien véritable ?       <br />
           Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,       <br />
       ce qui vous revient, qui vous le donnera ?       <br />
           Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :       <br />
       ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,       <br />
       ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.       <br />
       Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-25e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-eloge-de-ce-gerant-malhonnete_a1082.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"</title>
   <updated>2022-01-02T04:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-Annee-C-ou-fete-des-Rois-Adorer-offrir-marcher_a1043.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60022535-43993678.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-28T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou Fête des Rois le 2 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 60-1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60022535-43993678.jpg?v=1636028759" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" />
     </div>
     <div>
      La fête de l'Épiphanie nous ramène chaque année le beau récit de la parabole des Rois mages que l'évangile désigne seulement comme des "mages". La tradition subséquente en fait des rois. Il n'est pas besoin de pouvoir vérifier l'historicité de cette histoire pour en tirer profit pour notre aventure spirituelle. Dans cette parabole des Mages, l'évangéliste saint Mathieu en résume bien le message. Ces trois personnages que la tradition a appelé Gaspard, Melchior et Balthazar sont pour nous des modèles dans notre cheminement de foi par les gestes qu'ils posent dans ce récit. Reprenons ensemble le récit qu'on vient de lire.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Adoration</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe lorsque les Mages ont rencontré Jésus, c'est l'adoration. Ils cherchaient Celui qui est au-dessus de tout, le Seigneur des seigneurs. Ils ne se laissent pas décourager par ce qu'ils voient : un enfant sur la paille. Au contraire, ils s'agenouillent et ils reconnaissent Celui que le monde attendait.        <br />
              <br />
       Ils l'adorent puisqu'en lui ils découvrent la manifestation de Dieu au monde non seulement pour le peuple d'Israël, mais pour tous les peuples comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : "les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile." (<span style="font-style:italic">Éphésiens 3, 6</span>)       <br />
              <br />
       Le mot ÉPIPHANIE qui vient du grec signifie cela. "επι" (epi) veut dire "sur" et φαίνω (phaïnò) "phanie" "apparition". Le terme grec peut ainsi se traduire par "manifestation", "rendre visible", "apparaître", "être évident". En Jésus Dieu s'est manifesté dans la chair, l'amour de Dieu est apparu dans le monde (<span style="font-style:italic">Tite 3, 4-5</span>). Cet amour de Dieu s'est manifesté sous les traits d'un enfant qui deviendra le Sauveur de l'humanité par son obéissance à Dieu et par le don de sa vie pour ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Comment ne pas se prosterner devant lui? Comme les mages. Lorsque nous faisons ce geste d'adoration nous reconnaissons la grandeur de l'amour de notre Dieu créateur et nous l'assurons non seulement de nos remerciements, mais aussi nous nous inclinons devant sa volonté de salut qui rejoint tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux. Nous reconnaissons que ce n'est pas nous qui donnons ce Salut dont a tant besoin l'humanité, mais que ce Salut est un pur don gratuit de sa part.       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et c'est pourquoi notre adoration est toujours en même temps une action de grâces pour les merveilles que Dieu a faites et qu'il continue de faire maintenant dans notre monde par la puissance de son Fils Jésus ressuscité des morts et établi puissant pour nous sauver (cf. <span style="font-style:italic">Romains 1, 3-4</span>) -->       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Offrande</span>       <br />
              <br />
       Les gestes d'adoration  se prolongent nécessairement chez les adorateurs et les adoratrices par un mouvement d'offrande. C'est ce qui est symbolisé par les offrandes des Mages: l'or, l'encens et la myrrhe (une sorte de résine aromatique qui a des propriétés antiseptiques).       <br />
              <br />
       Les Mages ont offert leurs trésors à Jésus et toi n'as-tu pas quelque chose à donner toi aussi penses-tu?        <br />
              <br />
       Bien sûr, nous n'avons pas à apporter les mêmes offrandes. Nous ne sommes pas des rois. Nous sommes ce que nous sommes. Nous sommes  renvoyés à nous-mêmes, à nos misères, à nos biens et à nos talents.       <br />
              <br />
       Nos misères reconnues et assumées dans la foi peuvent être le plus beau don à l'Enfant Jésus. Nos biens et nos talents déposés à la crèche, eux, manifesteront la volonté de nous désapproprier de nous-mêmes et de nous ouvrir à l'action de Dieu. "Avant d'adorer cet enfant, décharge-toi de tout ce qui t'encombre" nous dit saint Jean Chrysostome, le grand prédicateur à la "bouche d'or", dans une belle homélie de l'Épiphanie (IVe siècle).       <br />
              <br />
       Misères et limites assumées, biens et richesses, talents et qualités mis au service de Dieu et de ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Quelles belles offrandes. C'est l'encens de notre petitesse et de nos misères qui plaît à Dieu, l'or de nos biens et richesses matérielles et spirituelles que nous lui cédons et la myrrhe de nos talents et qualités naturels reçus du créateur que nous offrons pour sa gloire,       <br />
              <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> La longue marche</span>       <br />
              <br />
       Le Mages ne se laissent pas enfermer dans l'étable de Bethléem. Aussitôt qu'ils le peuvent, ils cherchent un chemin pour regagner leur pays et ce faisant. ils deviennent des messagers de la Bonne Nouvelle annoncée par la naissance de cet Enfant: "Un Sauveur nous est né" avait dit l'Ange aux bergers lors de la naissance de Jésus (<span style="font-style:italic">Luc 2, 11</span>) . Ce message ils le répercuteront dans leurs contrées et dans leurs milieux respectifs. Un message qui déborde les frontières du Peuple d'Israël. Un message universel pour l'humanité toute entière.        <br />
              <br />
       C'est dans le caractère universel du Salut donné en Jésus que réside la beauté de ce mystère de l'Épiphanie - de la Manifestation du Christ aux nations.        <br />
              <br />
       Lorsque nous sommes fatigués en regardant autour de nous, que nous voyons la désaffectation religieuse de nos contemporains, au Québec notamment et lorsque, d'autre part, nous reconnaissons dans les jeunes générations des attentes spirituelles évidentes, nous sommes invités comme les Rois mages à faire route avec nos contemporains, vieux et jeunes. et à leur dire "Un Sauveur nous est donné".        <br />
              <br />
       Nous aurons au cours de la nouvelle année des occasions de le faire soyez-en sûrs, car cette Bonne nouvelle est toujours actuelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La parabole des Mages ne peut nous laisser indifférents. Au lieu de nous demander : est-ce bien une étoile qui les a guidés, regardons plutôt les gestes qu'ils ont posés : adoration, offrande et longue marche. À leur exemple, efforçons-nous de cultiver ces trois gestes dans nos vies.        <br />
              <br />
       Cette Eucharistie déjà nous met en marche, elle nous fait entrer en adoration et elle nous permet de présenter notre vie à Dieu en offrande spirituelle en union avec celle du Christ.       <br />
              <br />
       Vivons ces moments ce matin en union avec nos frères et soeurs de tous les horizons et de toutes les nations.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 décembre 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 3 janvier 2016-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Les noms traditionnels de « Gaspard, Melchior et Balthazar » apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle intitulé <span style="font-style:italic">Excerpta Latina Barbar</span>i conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
           Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
           Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
           Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
           Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
           En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. Ps 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
           par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
           Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
           Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
           et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
           En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
           Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
           Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
           Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
           puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
           Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
           Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
           Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
           Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-Annee-C-ou-fete-des-Rois-Adorer-offrir-marcher_a1043.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »</title>
   <updated>2021-05-14T02:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-B- Enleve-au-ciel-et-assis-a-la-droite-de-Dieu _a1006.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/54713970-41134093.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-05-10T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la Solennité de l’Ascension Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le jeudi 13 mai 2021 (ou le dimanche 16 mai 2021 dans certains pays comme au Canada). Textes: Actes des Apôtres 1, 1-11, Éphésiens 4, 1-13 et Marc 16, 15-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/54713970-41134093.jpg?v=1615832862" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année B « Enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui nous célébrons l’Ascension du Seigneur. Cette solennité liturgique s’inscrit dans la suite de la fête de Pâques. Elle marque le départ de Jésus qui dorénavant ne sera plus avec ses disciples comme il l’a été auparavant. Relisons ensemble ce qui nous est présenté ce matin concernant ce mystère de l’Ascension dans l’évangile et dans la première lecture.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Le récit de l’Ascension</span>       <br />
              <br />
       Le récit de l’évangile de saint Marc est très bref. Il résume le tout en quelques lignes que je vous relis : « Le Seigneur Jésus, est-il écrit, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. » C’est tout.        <br />
              <br />
       Quant à saint Luc, dans la première lecture, il est plus loquace. Son récit situe l’épisode quarante jours après Pâques. Ce que nous retenons encore aujourd’hui pour la fête de l’Ascension, le jeudi de la 6e semaine après Pâques. En certains endroits, comme au Canada, la fête est reportée de quelques jours pour être célébrée le dimanche suivant.        <br />
              <br />
       Saint Luc dans son récit nous montre les disciples réunis autour de Jésus dans un repas où celui-ci leur explique que son départ leur ouvrira un espace nouveau où ils seront les protagonistes de l’annonce du Royaume : « vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». Il s’efface et leur promet l’assistance de l’Esprit Saint pour cette mission.       <br />
              <br />
       C’est une des plus belles leçons qu’on peut retenir du mystère de l’Ascension, à savoir que le départ et l’absence de Jésus ouvrent la porte à une nouvelle présence qui se continuera tout au long des siècles. Ce sont désormais les disciples qui sont les hérauts, les messagers de la Bonne Nouvelle. C’est ce que l’évangile de saint Marc s’emploie à développer en s’adressant aux chrétiens des débuts.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’envoi des disciples</span>       <br />
              <br />
       En effet, après avoir dit que Jésus a été enlevé et s’est assis à la droite de Dieu, l’évangile de saint Marc rappelle aux disciples qu’ils sont envoyés pour proclamer la Bonne Nouvelle : « Quant à eux,  ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile c’est-à-dire la Bonne Nouvelle ».        <br />
              <br />
       L’évangile de saint Marc se termine ainsi car il avait comme fil conducteur la Bonne Nouvelle qu’est Jésus et son message. En effet, dès les premiers versets saint Marc présente son récit comme l’annonce de la Bonne Nouvelle. Il débute par ces mots : « Commencement de l’Évangile [la Bonne Nouvelle] de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Le départ de Jésus ne change rien à cette annonce de l’Évangile, la Bonne Nouvelle. Ce qui est différent c’est qu’il disparaît de leurs  yeux, mais il sera toujours avec eux.       <br />
              <br />
       Ils pourront le constater par les signes qui sont énumérés ici. Cette liste apparaît plutôt insolite à nos oreilles. Mais elle ne peut être mise de côté. Car c’est par les signes que se révèle la présence du Ressuscité. Les signes sont une forme d’enseignement sur lui, sur ce qu’il est, sur sa mission et sur son message. Ceux qui sont énumérés ici visent avant tout à manifester qu’en Jésus éclate la puissance de Dieu. Ils sortent de l’ordinaire par leur caractère miraculeux pour nous faire comprendre qu’en Jésus, Dieu agit au-delà de nos attentes et nos vues purement humaines.        <br />
              <br />
       Il faut, je pense, regarder autour de nous aujourd’hui pour reconnaître des signes semblables adaptés à nos conditions de vie présentes. Ces signes d’aujourd’hui se concentrent alors autour de la miséricorde et de la compassion. C’est du moins la pensée du pape François qui ne cesse de le répéter. Sans mettre de côté les signes plus extraordinaires qu’énumère saint Marc, très prisés chez nos frères et sœurs évangéliques, force nous est de constater que nos contemporains sont bien plus rejoints par les gestes de miséricorde, de compassion, d’entraide, de luttes pour la justice que par les guérisons de maladies de toutes sortes dont la médecine peut prendre soin. Voilà où regarder pour voir les nouveaux signes qui disent la présence toujours vivante de Jésus monté au ciel et assis à la droite de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces considérations que la fête de l’Ascension m’a inspirées me paraissent stimulantes pour notre vie chrétienne. Le départ de Jésus lors de l’Ascension marque le début d’une absence qui ouvre une porte toute grande à la démarche de ceux et celle qui le suivent. C’est à eux et à elles que revient la tâche de le rendre présent.        <br />
              <br />
       Par leurs rassemblements, par leur écoute de sa Parole, par le partage de son Corps et de son Sang, ils deviennent eux-mêmes des signes de sa présence. On chante avec raison en s’inspirant de saint Paul  « Vous êtes le Corps du Christ, vous êtes le Sang du Christ, alors, qu’avez-vous fait de lui? »       <br />
              <br />
       Plutôt que d’imaginer l’Ascension comme la fin d’une belle histoire, nous somme invités à voir ce mystère comme le début d’une grande histoire, d’un long périple dont nous sommes les participants et les participantes. C’est l’histoire de l’Église qui commence, une histoire aux multiples renversements, remplie de beauté, mais aussi de laideurs, une histoire de sainteté mais aussi de méchancetés. Et pourtant, Jésus prend le risque de quitter les siens pour leur laisser le soin de le rendre présent autour d’eux et dans l’histoire.       <br />
              <br />
       Quelle belle mission pour nous aujourd’hui. Nous nous demandons souvent devant la situation de la foi dans les sociétés industrialisées comme les nôtres s’il est encore possible de rencontrer Jésus. La réponse est oui. Il est là par toi ou par moi qui rend témoignage par sa vie et ses engagements qu’il est toujours vivant       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La célébration de l’Eucharistie est pour nous le lieu indispensable de la rencontre de Jésus enlevé au ciel et assis à la droite tu Père. Lorsque nous célébrons ensemble, il est là avec nous intercédant et nous unissant à lui dans la liturgie céleste autour de Dieu à laquelle nous sommes tous et toutes conviés pour l’éternité.       <br />
              <br />
       Faisons maintenant notre profession de foi et disons avec cœur aujourd’hui : « Je crois en Jésus-Christ… qui est monté aux cieux et qui est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant ».       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       10 mai 2021       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 6 mai 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour l'Ascension du Seigneur Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
       jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
       C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
       alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
       Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
       Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
       Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
       Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
       Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
       qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (46 (47), 2-3, 6-7,8-9)       <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre,       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Parvenir à la stature du Christ dans sa plénitude » (Ep 4, 1-13)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       moi qui suis en prison à cause du Seigneur,       <br />
       je vous exhorte donc à vous conduire       <br />
       d’une manière digne de votre vocation :       <br />
       ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,       <br />
       supportez-vous les uns les autres avec amour ;       <br />
       ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit       <br />
       par le lien de la paix.       <br />
       Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance,       <br />
       de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.       <br />
       Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,       <br />
       un seul Dieu et Père de tous,       <br />
       au-dessus de tous,       <br />
       par tous, et en tous.       <br />
       À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée       <br />
       selon la mesure du don fait par le Christ.       <br />
       C’est pourquoi l’Écriture dit :       <br />
       Il est monté sur la hauteur, il a capturé des captifs,       <br />
       il a fait des dons aux hommes.       <br />
       Que veut dire : Il est monté ?       <br />
       – Cela veut dire qu’il était d’abord descendu       <br />
       dans les régions inférieures de la terre.       <br />
       Et celui qui était descendu       <br />
       est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux       <br />
       pour remplir l’univers.       <br />
       Et les dons qu’il a faits,       <br />
       ce sont les Apôtres,       <br />
       et aussi les prophètes, les évangélisateurs,       <br />
       les pasteurs et ceux qui enseignent.       <br />
       De cette manière, les fidèles sont organisés       <br />
       pour que les tâches du ministère soient accomplies       <br />
       et que se construise le corps du Christ,       <br />
       jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble       <br />
       à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu,       <br />
       à l’état de l’Homme parfait,       <br />
       à la stature du Christ dans sa plénitude.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu » (Mc 16, 15-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit :       <br />
       « Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile à toute la création.       <br />
       Celui qui croira et sera baptisé       <br />
       sera sauvé ;       <br />
       celui qui refusera de croire       <br />
       sera condamné.       <br />
       Voici les signes qui accompagneront       <br />
       ceux qui deviendront croyants :       <br />
       en mon nom, ils expulseront les démons ;       <br />
       ils parleront en langues nouvelles ;       <br />
       ils prendront des serpents dans leurs mains       <br />
       et, s’ils boivent un poison mortel,       <br />
       il ne leur fera pas de mal ;       <br />
       ils imposeront les mains aux malades,       <br />
       et les malades s’en trouveront bien. »       <br />
              <br />
       Le Seigneur Jésus,       <br />
       après leur avoir parlé,       <br />
       fut enlevé au ciel       <br />
       et s’assit à la droite de Dieu.       <br />
       Quant à eux,       <br />
       ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.       <br />
       Le Seigneur travaillait avec eux       <br />
       et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-B- Enleve-au-ciel-et-assis-a-la-droite-de-Dieu _a1006.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche de Pâques Année C  « Je vous donne un commandement nouveau »</title>
   <updated>2019-05-14T18:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Je-vous-donne-un-commandement-nouveau_a892.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/31421127-29632330.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-05-14T14:58:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 19 mai 2019. Textes : Actes 14, 21b-27, Apocalypse 21, 1-5a et Jean 13, 31-33a.34-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/31421127-29632330.jpg?v=1552057013" alt="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques Année C  « Je vous donne un commandement nouveau »" title="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques Année C  « Je vous donne un commandement nouveau »" />
     </div>
     <div>
      C’est un verset du psaume de méditation qui nous guidera dans la méditation des textes des lectures de ce 5e dimanche de Pâques : « Ils annonceront aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton règne. »       <br />
              <br />
       En effet, c’est la proclamation du Règne de Dieu accompli en Jésus Ressuscité qui motive Paul et Barnabé dont nous parle la première lecture. C’est la nouveauté et l’accomplissement glorieux de ce Règne que célèbre l’Apocalypse dans la deuxième lecture. C’est l’incarnation concrète de ce Règne que Jésus nous propose dans le commandement nouveau de s'aimer les uns les autres que nous rappelle l'évangile.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La proclamation du Règne de Dieu après la Pentecôte</span>       <br />
              <br />
       Premièrement : la proclamation du Règne de Dieu après la Pentecôte.       <br />
              <br />
       La progression et la diffusion de l’annonce de l’Évangile se fait après la Pentecôte par des personnes remplies de l’Esprit Saint fortes de la force même de Dieu et prêtes à braver toutes les épreuves qui surviennent. Saint Paul est le plus connu de ces grands évangélisateurs. Il fait cela parce qu’il a rencontré le Christ ressuscité. Il n’a pas, comme les autres apôtres, connu Jésus avant sa résurrection. C’est le Jésus ressuscité qui l’habite et dont il témoigne.        <br />
              <br />
       C’est la même chose pour chacune et chacun de nous si nous laissons le Ressuscité habiter en nous par une foi qui le reçoit et l’accepte comme le Seigneur de nos vies. Barnabé a sûrement fait ce choix lui aussi.        <br />
              <br />
       Ces deux évangélisateurs des débuts de l’Église sont des modèles non seulement par leurs déplacements qui sont impressionnants mais par leur engament à proclamer la Parole qui annonce la Bonne Nouvelle. Ils le font après avoir reçu l’imposition des mains de leurs frères d’Antioche. Ils se considèrent envoyés. Ils ne proclament pas leur évangile mais celui de Jésus. Les difficultés ne manquent pas, mais leur persévérance et leur ardeur les entraînent toujours en avant.        <br />
              <br />
       Nous avons ici dans l’extrait des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> qui a été lu un moment de leur prédication qui se continuera pendant de nombreuses années et qui culminera dans la fondation de plusieurs communautés chrétiennes autour de la mer Méditerranée. Et saint Paul selon la tradition confirmera sa prédication par le don de sa vie à Rome où il subira le martyre.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La nouveauté et l'accomplissement du Règne de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Deuxièmement : la nouveauté et l'accomplissement du Règne de Dieu       <br />
              <br />
       La deuxième lecture à travers un style poétique et l’image de la Jérusalem nouvelle vient encourager les auditeurs et les auditrices de ce texte en leur révélant nous seulement la beauté du message qui leur a été confié comme disciples de Jésus, mais toute la nouveauté qu’il apporte à ceux et celles qui le reçoivent.         <br />
              <br />
       Le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu est décrit avec l’image de la Jérusalem nouvelle. « Il sera la demeure de Dieu parmi les hommes et ils seront son peuple, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.  Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur ».        <br />
              <br />
       Cette image est une image d’espérance et de réconfort pour les chrétiens des débuts de l’Église. Elle l’est encore pour nous aujourd'hui. Notre foi en Jésus rencontre bien des obstacles, même des persécutions comme aux premiers temps de l’Église et pourtant elle s’appuie sur une Parole qui ne passe pas et qui est toujours vivante comme l’est celui qui est Ressuscité et que nous célébrons de façon particulière dans le temps de Pâques.        <br />
              <br />
       Sa glorification par le Père dans sa Résurrection l'exalte afin que tout genou fléchisse devant lui et que toute langue proclame qu'il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Philippiens 2, 9-11) <!--nous le donne comme celui qui peut nous faire entrer dans le Royaume de Dieu comme il l’a fait pour le bon larron  « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ».--> Notre espérance en lui ne sera pas déçue.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">L’incarnation concrète du Règne de Dieu </span>       <br />
              <br />
       Troisièmement : l’incarnation concrète du Règne de Dieu.       <br />
              <br />
       Le Règne de Dieu s’est accompli dans une obéissance totale de Jésus à son Père et dans le don de sa vie pour ses frères et sœurs. L’évangile lu nous présente un moment d’intimité de Jésus avec les siens avant sa Passion.  Ce moment est touchant par la familiarité qui se dégage des propos retenus par saint Jean. Cette familiarité assez rare dans les évangiles se cristallise dans l’appellation  « Mes petits enfants ».        <br />
              <br />
       Ces paroles viennent rejoindre le cœur des personnes présentes. Ainsi c'est dans une bonne terre que tombe le message de Jésus. C'est le commandement nouveau, le fameux « Aimez-vous le uns les autres ».  « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres ». Ce commandement nouveau nous est présenté ici au moment où Jésus sera trahi. Il au cœur de la prédication de Jésus et Il sera repris de multiples façons par la suite  dans l’annonce de l’Évangile. Il faut remercier saint Jean et ses disciples d'avoir mis l’accent sur ce commandement nouveau de façon répétée.        <br />
       <!--       <br />
        Mais c’est le message qu’il avait déjà proclamé en de nombreuses occasions notamment en racontant la fameuse parabole du Bon samaritain qui est très connue et qui a traversé les siècles. -->       <br />
       En effet, saint Jean dans ses <span style="font-style:italic">Lettres </span> reprendra souvent ce message fondamental de Jésus. Il en fera même, à juste titre, le signe de la présence de Dieu parmi nous : « Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. » (I Jean 4, 11). Et plus loin dans cette lettre  on trouve une exhortation on ne peut plus directe : « Si quelqu’un dit : 'J’aime Dieu', alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère. » (I Jean 4, 20-21)        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Voilà aujourd’hui des lectures de la Parole de Dieu qui nous ouvrent des perspectives bien stimulantes. Nous sommes nous aussi comme Paul et Barnabé des évangélisateurs et des évangélisatrices  à notre façon. Dans cette tâche nous pouvons compter sur la grâce de Dieu et nous collaborons à la naissance de cieux nouveaux,  d’une  terre nouvelle dont notre monde a tant besoin.  Tous et toutes y arriveront en donnant le témoignage d’un amour de tous les instants qui ne fait pas de distinctions et qui est toujours ouvert sur  le frère ou la sœur dans le besoin qui est pour nous la présence du Christ dans nos vies (cf. Mathieu 25, 40).       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous permette, en reconnaissant la présence de Jésus dans son Corps et dans son Sang qui sont sur l’autel, de le voir aussi dans nos frères et sœurs qui sont sur les places, dans la rue, dans nos familles, dans les centres d’achats, dans les ateliers, dans les salles de cours, dans les bateaux de réfugiés, dans les jeunes abusés et en bien d’autres lieux où Jésus nous attend.        <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 mai 2019       <br />
              <br />
       ______________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 5e dimanche de Pâques Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux » (Ac 14, 21b-27)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Paul et Barnabé,       <br />
           retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;       <br />
       ils affermissaient le courage des disciples ;       <br />
       ils les exhortaient à persévérer dans la foi,       <br />
       en disant :       <br />
       « Il nous faut passer par bien des épreuves       <br />
       pour entrer dans le royaume de Dieu. »       <br />
           Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises       <br />
       et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur       <br />
       ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.       <br />
           Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.       <br />
           Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé,       <br />
       ils descendirent au port d’Attalia,       <br />
           et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie,       <br />
       d’où ils étaient partis ;       <br />
       c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu       <br />
       pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.       <br />
           Une fois arrivés, ayant réuni l’Église,       <br />
       ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux,       <br />
       et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 144 (145), 8-9, 10-11, 12-13ab)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Roi,       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 144, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour ;       <br />
       la bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres.       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Ils annonceront aux hommes tes exploits,       <br />
       la gloire et l’éclat de ton règne :       <br />
       ton règne, un règne éternel,       <br />
       ton empire, pour les âges des âges.       <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il essuiera toute larme de leurs yeux » (Ap 21, 1-5a)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean,       <br />
       j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle,       <br />
       car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés       <br />
       et, de mer, il n’y en a plus.       <br />
           Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle,       <br />
       je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu,       <br />
       prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari.       <br />
           Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône.       <br />
       Elle disait :       <br />
       « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ;       <br />
       il demeurera avec eux,       <br />
       et ils seront ses peuples,       <br />
       et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.       <br />
           Il essuiera toute larme de leurs yeux,       <br />
       et la mort ne sera plus,       <br />
       et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur :       <br />
       ce qui était en premier s’en est allé. »       <br />
           Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara :       <br />
       « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 13, 31-33a.34-35)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous donne un commandement nouveau,       <br />
       dit le Seigneur :       <br />
       « Aimez-vous les uns les autres,       <br />
       comme je vous ai aimés. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 13, 34)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples,       <br />
           quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara :       <br />
       « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,       <br />
       et Dieu est glorifié en lui.       <br />
           Si Dieu est glorifié en lui,       <br />
       Dieu aussi le glorifiera ;       <br />
       et il le glorifiera bientôt.       <br />
              <br />
           Petits enfants,       <br />
       c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous.       <br />
           Je vous donne un commandement nouveau :       <br />
       c’est de vous aimer les uns les autres.       <br />
       Comme je vous ai aimés,       <br />
       vous aussi aimez-vous les uns les autres.       <br />
           À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples :       <br />
       si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B « Envoi en mission »</title>
   <updated>2018-07-10T04:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Envoi-en-mission_a843.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2018-07-10T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 15 juillet 2018 Année B. Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et de la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de ces dessertes. Textes: Amos 7, 12-15, Éphésiens 1,3-14 et Marc 6, 7-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/22137788-24960817.jpg?v=1526000415" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B « Envoi en mission »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année B « Envoi en mission »" />
     </div>
     <div>
      Il y a des fois où il est difficile de bien saisir le message de l’évangile le dimanche. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas, il me semble. Si nous regardons de plus près ce que Jésus fait aujourd’hui avec les Douze Apôtres, nous pouvons penser que c’est un peu, toute proportion gardée, ce qu’il veut faire avec chacun et chacune de nous.        <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> L’envoi en mission</span>       <br />
              <br />
       Que fait Jésus avec ses apôtres? Aujourd’hui, il les envoie en mission en leur donnant ses conseils, des conseils qui s’adressent aussi à chaque chrétien qui est, lui aussi, elle aussi, envoyé pour annoncer l’Évangile,  la Bonne Nouvelle autour de lui. Les apôtres d'aujourd'hui c'est nous. Dieu compte sur nous pour l’évangélisation du monde, pas seulement sur le pape (qui le fait très bien) pas seulement sur les évêques et les prêtres, mais sur chacune et chacun d’entre nous.       <br />
              <br />
       Pourquoi Dieu compte-t-il ainsi sur nous? Eh bien! La réponse se trouve dans la deuxième lecture où saint Paul nous dit que Dieu nous a comblés de sa bénédiction. Il a fait de nous ses enfants. Il nous a choisis. Il nous a prédestinés à être des fils et des filles de Dieu.  Nous sommes son peuple. Nous avons en héritage la vie éternelle.        <br />
              <br />
       Alors si Dieu nous a beaucoup donné, nous devons donner à notre tour. S'il nous a fait connaître son amour pour nous, nous, nous devons en retour le faire connaitre autour de nous. Dans l’évangile de saint Mathieu Jésus dit dans le <span style="font-style:italic">Discours sur la montagne</span> « Vous êtes la lumière du monde. On ne met pas une lampe sous le lit, mais sur un chandelier pour qu’elle éclaire toute la maison ». Il ne dit pas seulement « Moi, je suis la lumière du monde » mais « vous, vous  êtes la lumière du monde » (Mathieu 5, 14-67).         <br />
       <!--Réécoutons ces paroles de Jésus : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ». (Mathieu 5, 14-67)-->       <br />
       Hé oui! D’une certaine façon, Dieu a besoin de nous, il compte sur nous pour répandre la Bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Comment faire pour évangéliser : les conseils de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Évidemment, la question qui nous vient à l’esprit, tous et toutes, est la suivante : comment faire pour évangéliser, annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle ?       <br />
              <br />
       C’est à cette question que l’évangile d’aujourd’hui répond. Regardons-y de plus près. Qu’est-ce que Jésus donne comme conseils aux Douze (et à nous aussi)? Il  dit  de ne rien emporter, sinon un bâton, d’aller deux par deux, pas de pièces de monnaie, pas de sandales, pas vêtement de rechange, et si on refuse de les accueillir, d’aller ailleurs.       <br />
              <br />
       Ces conseils sont bien adaptés à la vie en Palestine au temps de Jésus il y deux mille ans, mais ils ne sont pas à prendre à la lettre. Au Canada, par exemple, en hiver, il est sûr qu’on ne peut se promener nu-pieds lorsqu'il fait moins 20 °C. Même s’il faut savoir adapter nos manières de faire pour parler de Dieu, il faut se rappeler qu’il y a des choses qui, elles, ne changeront jamais. Il y a en a deux qu’on peut tirer des conseils de Jésus  et qui s'appliquent encore à nous aujourd’hui.  Au-delà des détails des moyens mis en œuvre, ces deux conseils gardent toujours une actualité certaine.       <br />
              <br />
       Premièrement : pour annoncer l’Évangile, il faut se débarrasser de l’accessoire, de ce qui n’est pas important. C’est la simplicité qui compte, car ce qu’on propose ce n’est pas une produit destiné à plaire, c’est Jésus lui-même. Le pape François l’a bien compris lorsqu’il a choisi d’habiter en dehors des appartements des autres papes se contentant d’une petite chambre et d’un bureau à la Maison Sainte-Marthe au Vatican.  Ce qu’il faut donc, c’est une richesse d’amour dans le cœur pour nos frères et sœurs. Le reste, l’accessoire : argent, techniques de marketing, publicité, tout cela est utile mais jamais indispensable. Jésus nous a donné l’exemple d’une totale simplicité. Il a vécu pauvrement, il a partagé ce qu'il avait dans le cœur.       <br />
              <br />
       En second lieu, Jésus  nous dit que le succès de notre évangélisation ne dépend pas de nous uniquement.  « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.  Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »   Le résultat de l'évangélisation  ne tient pas à nos efforts uniquement, mais à l'action de la grâce de Dieu. Aujourd’hui on rencontre souvent des insuccès. Autrefois tous étaient chrétiens au Québec : beaux-frères, belles-sœurs, cousins et cousines, amis, relations, voisins. Aujourd’hui beaucoup autour de nous ont tourné le dos à l’Église, à Jésus parfois, et se disent même athées. C’est une souffrance. On refuse de nous accueillir, d’accueillir Jésus.        <br />
              <br />
       En écoutant Jésus ce matin, nous sommes invités à respecter la liberté des personnes et à continuer avec patience à rendre témoignage. Il ne faut pas se décourager trop vite, et même si les fruits se font attendre, il faut continuer sans se lasser, car nous savons que Jésus nous laisse placer une semence, très petite parfois. Il faut faire confiance à la grâce de l'Esprit qui la fera croître et s’épanouir, car c'est Dieu qui donne la croissance. Saint Paul, un grand évangélisateur comme vous le savez, disait aux chrétiens de Corinthe « Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance ». ( I Corinthiens 3, 6).        <br />
              <br />
       Nous sommes des semeurs et des semeuses.  Dieu fait lever la semence quand bon lui semble. Nous y allons avec confiance et avec abandon à sa volonté dans la simplicité en allant à l'essentiel.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Disons en conclusion que le message de l’évangile de ce dimanche est clair : annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour nous c’est notre mission à tous et à toutes. Nous avons beaucoup reçu, il est normal de donner en retour.       <br />
              <br />
       À nous d’y penser plus souvent…et nous trouverons plusieurs occasions de le faire de diverses manières, si nous sommes un peu attentifs : un mot d’encouragement, une réponse à une demande de service, une écoute de son ado, un partage avec des gens dans le besoin, une ouverture à des étrangers etc. Voilà autant de manières de dire l’amour de Dieu autour de nous, d'évangéliser, d'aller en mission et de proclamer la Bonne Nouvelle à laquelle nous croyons.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, cette messe, nous aide à être toujours de plus en plus, à la suite de Jésus, la lumière monde et le sel de la terre.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
       10 juillet 2018       <br />
              <br />
       <!--Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « Va, tu seras prophète pour mon peuple » (Am 7, 12-15)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Amos       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos :       <br />
       « Toi, le voyant, va-t’en d’ici,        <br />
       fuis au pays de Juda ;        <br />
       c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie        <br />
       en faisant ton métier de prophète.        <br />
           Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ;        <br />
       car c’est un sanctuaire royal,        <br />
       un temple du royaume. »       <br />
           Amos répondit à Amazias :        <br />
       « Je n’étais pas prophète        <br />
       ni fils de prophète ;        <br />
       j’étais bouvier, et je soignais les sycomores.        <br />
           Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau,        <br />
       et c’est lui qui m’a dit :        <br />
       ‘Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.’ »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?       <br />
       Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.       <br />
       Son salut est proche de ceux qui le craignent,       <br />
       et la gloire habitera notre terre.       <br />
              <br />
       Amour et vérité se rencontrent,       <br />
       justice et paix s’embrassent ;       <br />
       la vérité germera de la terre       <br />
       et du ciel se penchera la justice.       <br />
              <br />
       Le Seigneur donnera ses bienfaits,       <br />
       et notre terre donnera son fruit.       <br />
       La justice marchera devant lui,        <br />
       et ses pas traceront le chemin.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde » (Ep 1,3-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
           Béni soit Dieu, le Père       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ !       <br />
       Il nous a bénis et comblés       <br />
       des bénédictions de l’Esprit,       <br />
       au ciel, dans le Christ.       <br />
              <br />
           Il nous a choisis, dans le Christ,       <br />
       avant la fondation du monde,       <br />
       pour que nous soyons saints, immaculés        <br />
       devant lui, dans l’amour.       <br />
              <br />
           Il nous a prédestinés       <br />
       à être, pour lui, des fils adoptifs       <br />
       par Jésus, le Christ.       <br />
              <br />
       Ainsi l’a voulu sa bonté,       <br />
           à la louange de gloire de sa grâce,       <br />
       la grâce qu’il nous donne       <br />
       dans le Fils bien-aimé.       <br />
              <br />
           En lui, par son sang,       <br />
       nous avons la rédemption,       <br />
       le pardon de nos fautes.       <br />
              <br />
       C’est la richesse de la grâce       <br />
       que Dieu a fait déborder jusqu’à nous       <br />
       en toute sagesse et intelligence.        <br />
              <br />
           Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté,       <br />
       selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :       <br />
           pour mener les temps à leur plénitude,       <br />
       récapituler toutes choses dans le Christ,       <br />
       celles du ciel et celles de la terre.       <br />
              <br />
           En lui, nous sommes devenus       <br />
       le domaine particulier de Dieu,       <br />
       nous y avons été prédestinés        <br />
       selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :       <br />
       il a voulu  que nous vivions        <br />
       à la louange de sa gloire,       <br />
       nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.       <br />
              <br />
           En lui, vous aussi,       <br />
       après avoir écouté la parole de vérité,       <br />
       l’Évangile de votre salut,       <br />
       et après y avoir cru,       <br />
       vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint.       <br />
       Et l’Esprit promis par Dieu       <br />
           est une première avance sur notre héritage,       <br />
       en vue de la rédemption que nous obtiendrons,       <br />
       à la louange de sa gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
       Évangile       <br />
       « Il commença à les envoyer » (Mc 6,7-13)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.        <br />
       Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ             <br />
       ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,       <br />
       pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.       <br />
       Alléluia.   (cf. Ep 1, 17-18)       <br />
              <br />
       Evangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus appela les Douze ;        <br />
       alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.        <br />
       Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,        <br />
           et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,        <br />
       mais seulement un bâton ;        <br />
       pas de pain, pas de sac,        <br />
       pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.        <br />
           « Mettez des sandales,        <br />
       ne prenez pas de tunique de rechange. »        <br />
           Il leur disait encore :        <br />
       « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,        <br />
       restez-y jusqu’à votre départ.        <br />
           Si, dans une localité,        <br />
       on refuse de vous accueillir et de vous écouter,        <br />
       partez et secouez la poussière de vos pieds :        <br />
       ce sera pour eux un témoignage. »        <br />
           Ils partirent,        <br />
       et proclamèrent qu’il fallait se convertir.        <br />
           Ils expulsaient beaucoup de démons,        <br />
       faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,        <br />
       et les guérissaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
                  <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Envoi-en-mission_a843.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Texte du Voeu de l'Immaculée</title>
   <updated>2016-12-05T22:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Texte-du-Voeu-de-l-Immaculee_a71.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/486622-595641.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-12-05T23:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce Voeu de l'Immaculée est renouvelé chaque année depuis 1665 par les prêtres agrégés de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec lors de la fête de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie le 8 décembre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/486622-595641.jpg?v=1289459897" alt="Texte du Voeu de l'Immaculée" title="Texte du Voeu de l'Immaculée" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=861">Description de la cérémonie de renouvellement du Voeu de l'Immaculée par les prêtres du Séminaire de Québec</a> Entrevue, photos et vidéos       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/photos/Fete-de-l-Immaculee-Conception-8-decembre-2011_ga77549.html">Photos du renouvellement du voeu en 2011</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Je-suis-l-Immaculee-Conception-Homelie-pour-la-fete-de-l-Immaculee-Conception-8-decembre_a443.html">Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ic">Autres homélies pour la fête de l'Immaculée Conception</a>       <br />
              <br />
       Formule du voeu fait en 1665 par le Bienheureux François de Laval avec les prêtres du Séminaire en l'honneur de l’Immaculée Conception et qui s'est depuis renouvelé tous les ans par dévotion, sans obligation de le renouveler . Cette formule était déjà utilisée par les pères jésuites depuis 1636 environ.       <br />
       <FONT SIZE=+1>       <br />
       <CENTER>       <br />
       Adorable Jésus, Sauveur du monde,<BR> quoique nos péchés nous doivent éloigner de votre personne,<BR> si est-ce qu'étant épris de vous honorer <BR>et  votre sainte Mère,<BR>       <br />
       et poussés de nous voir <BR>dans la fidèle correspondance que vous désirez de vos fidèles serviteurs, <BR>pour vous faire reconnaître et adorer des habitants de cette contrée,<BR>       <br />
       vous nous voyez prosternés à  vos pieds<BR>       <br />
       où nous vous promettons et faisons voeu, <BR>comme aussi à la Sainte Vierge votre Mère,<BR>       <br />
       de faire célébrer douze fois (une fois par mois) ces douze mois suivants,<BR>       <br />
       le sacrifice de la sainte Messe,<BR> et ce à l'honneur et en action de grâce de l'Immaculée Conception de cette sainte Vierge votre Mère,<BR>       <br />
       comme aussi de jeûner tous  <BR>la veille de cette sienne fête à la même intention;<BR>       <br />
       le tout pour obtenir de votre bonté et miséricorde <BR><BR>par son intercession et par ses mérites,<BR>       <br />
       la conservation de ce pays et la conversion de tous ceux qui y habitent.<BR>       <br />
       Recevez donc, o sainte et sacrée Reine des Anges et des hommes, <BR>sous votre sainte protection<BR>       <br />
       cette population que nous vous présentons par les mains de votre glorieux Époux <BR>et de vos fidèles serviteurs,<BR>       <br />
       Saint Ignace et Saint François-Xavier,<BR>       <br />
       et de tous les Anges gardiens et protecteurs de ces lieux,<BR>       <br />
       pour les offrir à votre bien-aimé Fils<BR>       <br />
       à ce qu'il lui plaise les maintenir et protéger,<BR>       <br />
       donner la connaissance de son saint Nom à ceux qui ne l'ont pas encore,<BR>       <br />
       et à tous, la persévérance en sa sainte grâce et en son saint amour.<BR>       <br />
       Ainsi soit-il.       <br />
       </FONT>       <br />
       </CENTER>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre</title>
   <updated>2021-12-02T19:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Beaucoup-viendront-de-l-orient-et-de-l-occident-Homelie-pour-la-fete-de-saint-Francois-Xavier-3-decembre_a149.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/786267-2264802.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-12-03T19:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour votre méditation en cette fête d'un grand missionnaire dont s'est inspiré saint François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec dont le prénom complet était François-Xavier.  François Xavier est canonisé le 12 mars 1622 avec Ignace de Loyola et Thérèse d'Avila. On célébrera de façon prolongée cet anniversaire par une année jubilaire dans la Compagnie de Jésus : une Année ignatienne qui a débuté le 20 mai 2021 (date de la blessure d'Ignace à Pampelune) et qui se termine le 31 juillet 2022 (date du décès d'Ignace). Bonne lecture! Homélie à Pont-Viau (Ville de Laval) aux Prêtres des Missions-Étrangères, le 3 décembre 2007, à l'occasion de leur fête patronale. Textes de l'Écriture: Isaïe, 4, 2-6; Mathieu 8,5-11 pour le lundi de la 1ère semaine de l'Avent par Mgr Hermann Giguère ptre, p.h., supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/786267-962657.jpg?v=1289459901" alt="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" title="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" />
     </div>
     <div>
      I- <span style="font-style:italic">Une mémoire opportune</span>       <br />
              <br />
       Paris. Butte Montmartre. Le 15 août 1534. Sept hommes. La plupart encore jeunes. Ils se lient ensemble pour toujours par serment comme compagnons pour répondre aux appels du Seigneur et se mettre au service de l’Église. Ils ne savent pas qu’ils seront des marqueurs des temps nouveaux. Ils ont nom : Íñigo de Loyola dit Ignace, le plus vieux, Pierre Favre, un Savoyard, Françisco Xavier, un Navarrais, Diego Lainez (successeur d'lgnace à la tête de la Compagnie de Jésus), Alonso Salmeron, Simón Rodríguez de Azevedo, un Portugais, et Nicolás Badavilla. « Ce serment est l'acte fondateur de la Compagnie » dira Ignace dans son autobiographie.        <br />
              <br />
       Rome. Église du Gésù. Tombeau du guide que fut Ignace pour ses compagnons. En face de ce tombeau, une relique insigne. Un bras. Celui de son colocataire lors de ses études à Paris : François Xavier qu’il a envoyé aux Indes et qui meurt en 1552  aux portes de la Chine sans avoir reçu une dernière lettre d’Ignace lui demandant de quitter les Indes pour l'Amérique.        <br />
              <br />
       La fête d’aujourd’hui nous permet d’exercer notre mémoire et de nous enraciner dans un mouvement dont François Xavier est un des représentants les plus aimés et le plus connus puisque sa sainteté a même été reconnue par nos frères anglicans, mais il s’agit d’un mouvement que ni François Xavier, ni Ignace n’ont commencé.        <br />
              <br />
       « Portez l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre » retentit au sein des premières communautés chrétiennes comme un impératif incontournable de Jésus lui-même.        <br />
              <br />
       L’antienne de communion de la messe d’aujourd’hui qui reprend les paroles de l’évangile de Marc et celles de l’évangile de Mathieu, est limpide et sans échappatoire : « Allez dans le monder entier, proclamer la Bonne Nouvelle, et, moi dit le Seigneur, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Antienne de communion tirée de Mc16, 15; Mt 28,20).       <br />
               <br />
       - C’est pourquoi, Paul et les apôtres ont fait le tour de la Méditerranée avec des pointes dans diverses régions plus éloignées annonçant la Bonne nouvelle : « Malheur à moi si je n’évangélise pas » disait saint Paul.        <br />
              <br />
       - C’est pourquoi, au temps des Barbares saint Patrice, saint Boniface, saint Augustin de Cantorbéry, saint Colomban et bien d’autres missionnaires ont travaillé à rejoindre les populations de l’Europe avec des moyens nouveaux mieux adaptés.       <br />
              <br />
       - C’est pourquoi dans une troisième vague missionnaire François Xavier et tant d’apôtres qui l’on suivi comme le Père Matteo Ricci en Chine ont cherché à entrer dans le cœur des populations nouvellement accessibles en leur présentant la richesse de l’Évangile et en respectant en même temps la richesse de leurs civilisation.        <br />
              <br />
       Il serait trop long de continuer sur cette lancée car, vous le savez, les hauts et les bas de l’histoire des missions sont nombreux. Si j’ai rappelé ces quelques moments importants, c’est que le mouvement de l’évangélisation n’est pas mort. Loin de là. Il habite encore les communautés chrétiennes qui ne peuvent se contenter de vivre fermées sur elle-même.       <br />
              <br />
       L’Évangile d’aujourd’hui nous le rappelle opportunément ainsi que la première lecture choisie pour la fête de saint François Xavier.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’universalité du message évangélique</span>       <br />
              <br />
       « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux ». Jésus est-il tombé sur la tête se demandent les Juifs qui l’entourent ? Ignace avait-il dispersé ses compagnons trop précipitamment en envoyant François Xavier aux Indes ?        <br />
              <br />
       Et pourtant, dans ce texte de la rencontre avec un centurion romain que nous avons entendu il y a un instant, Jésus fait un pas extraordinaire pour le Juif pieux qu’il est,  éduqué dans la tradition de ses pères, membre du peuple choisi.       <br />
              <br />
       Il brise le « tabou » de la Révélation réservée aux seuls Juifs, Celle-ci s’étend à tous ceux et celles qui l’acceptent par un acte de foi personnel et par une adhésion à Celui qui en est le porteur ultime, Jésus de Nazareth. « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi ».       <br />
               <br />
       Cette universalité de la révélation s’est imposée graduellement dans les communautés chrétiennes. Saint Pierre a de la difficulté à en rendre compte. Paul arrive à la rescousse et il en proclame la nécessité absolue sinon le risque est grand de pervertir le cœur même de la prédication de Jésus. Ce n’est pas pour rien que la tradition l’a présenté comme l’ « Apôtre des gentils » c’est-à-dire de toutes les nations.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Actualisation</span>       <br />
              <br />
       Comment ce message nous rejoint-il en encore aujourd’hui ?       <br />
              <br />
       Oh ! je sais bien que mot évangélisation habite le langage ecclésial à un point tel qu’on ne l’entend plus ou qu’on y met ce que l’on veut bien y mettre. Il se conjugue en « nouvelle » évangélisation, « seconde » évangélisation et que sais-je encore ?        <br />
              <br />
       L’annonce de l’évangile est confrontée aujourd’hui à des défis aussi importants que ceux que rencontraient François Xavier et ses successeurs.        <br />
              <br />
       Qu’il s’agisse de notre Église du Québec ou des Églises en émergence, la rapidité des communications, les transferts de savoir et de technologies, le décalage entre les riches et les pauvres, les questions liées à l’environnement sont le milieu où le nom de Jésus doit être proclamé comme Sauveur et Seigneur, car Il peut être ce « Germe », ce « Fruit » dont tout l’univers sera fier accomplissant la prophétie d’Isaïe non seulement pour les « survivants de Jérusalem » mais pour « beaucoup qui viendront de l’orient et de l’occident ».       <br />
              <br />
       Dans ce contexte d’aujourd’hui, comme hier d’ailleurs, c’est par sa vie que le chrétien évangélise d’abord. À quelqu’un qui lui demandait comment il rejoindrait les Touaregs, Charles de Foucauld répondait. « Mon apostolat, doit être l'apostolat de la bonté... Si l'on me demande pourquoi, je suis doux et bon, je dois dire: 'Parce que je suis le serviteur d'un bien plus bon que moi. Si vous saviez combien est bon mon Maître Jésus'. » Il sera le sillon qu'on creuse et où d'autres viennent jeter la semence.        <br />
              <br />
       Frère Charles ne cherche à convertir personne. Il lui suffit d'être comme Jésus au milieu des plus pauvres.        <br />
              <br />
       Ainsi nous pouvons au fil de jours et des défis que rencontre notre Église, vivre au ras du quotidien une présence remplie de lumière et d’espérance, ancrée sur la base inaltérable de la présence de Jésus toujours vivant, hier, aujourd’hui et demain, de Jésus que le Père a relevé d’entre les morts et rendu puissant pour nous sauver « de l’orient à l’occident ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, en la fête de saint François Xavier, votre patron, nous remplissent de force et d’élan pour annoncer cette Bonne Nouvelle car chaque fois que nous redisons les mêmes paroles de Jésus le soir du Jeudi-Saint et que nous refaisons ses gestes, nous annonçons le Seigneur « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Co 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, prêtre, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 3 décembre 2007       <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Saint François Xavier, en espagnol Francisco Javier, en basque Frantzisko Xabierkoa, l'Apôtre des Indes (né le 7 avril 1506 à Javier, près de Pampelune en Navarre – mort le 3 décembre 1552 dans l' île de Sancian, au large de Canton, Chine), était un missionnaire jésuite espagnol, reconnu comme saint par les catholiques et les anglicans.        <br />
              <br />
       Étudiant à Paris, il s'attacha à saint Ignace. Il fut ordonné prêtre en 1537 et s'adonna aux oeuvres de charité en diverses villes d'Italie. Envoyé en Orient en 1541, il évangélisa durant dix ans l'Inde et le Japon et y opéra de nombreuses conversions. Il allait pénétrer en Chine quand il mourut en 1552. Grégoire XV le canonisa en 1622. Il est fêté le 3 décembre.       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/786267-2264802.jpg?v=1354573213" alt="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" title="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Deux ordinations sacerdotales à Québec : Laurent Penot et Thomas Malenfant. Homélie du cardinal Gérald C. Lacroix « Faites ça et vous vivrez ! » </title>
   <updated>2015-08-13T16:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Deux-ordinations-sacerdotales-a-Quebec-Laurent-Penot-et-Thomas-Malenfant-Homelie-du-cardinal-Gerald-C-Lacroix-Faites-ca_a649.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7969304-12393338.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-06-30T21:36:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le cardinal Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, a présidé une célébration émouvante et emballante en ordonnant au presbytérat deux diacres du Séminaire "Redemptoris Mater" de Québec, messieurs les abbés Laurent Penot et Thomas Malenfant le 29 juin 2015 en la solennité des saints Pierre et Paul. Mgr Maurice Couture, évêque émérite de Québec et Mgr Denis Grondin, archevêque de Rimouski étaient présents à ce grand moment de notre église diocésaine.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7969304-12393338.jpg?v=1435696872" alt="Deux ordinations sacerdotales à Québec : Laurent Penot et Thomas Malenfant. Homélie du cardinal Gérald C. Lacroix « Faites ça et vous vivrez ! » " title="Deux ordinations sacerdotales à Québec : Laurent Penot et Thomas Malenfant. Homélie du cardinal Gérald C. Lacroix « Faites ça et vous vivrez ! » " />
     </div>
     <div>
      La célébration qui a réuni de nombreux prêtres du diocèse de Québec et des communautés du Chemin néocatécuménal dont sont issus les nouveaux prêtres s'est déroulée dans l'église Notre-Dame de l'Annonciation de l'Ancienne Lorette qui était remplie, même bondée comme autrefois. Cette église est une des plus grandes du diocèse. Elle peut contenir 1200 personnes. Des galeries et des jubés l'ornementent et lui donnent fière allure lorsqu'ils sont occupés à pleine capacité.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7969304-12393339.jpg?v=1435696994" alt="Deux ordinations sacerdotales à Québec : Laurent Penot et Thomas Malenfant. Homélie du cardinal Gérald C. Lacroix « Faites ça et vous vivrez ! » " title="Deux ordinations sacerdotales à Québec : Laurent Penot et Thomas Malenfant. Homélie du cardinal Gérald C. Lacroix « Faites ça et vous vivrez ! » " />
     </div>
     <div>
      Je remercie le cardinal Lacroix qui m'a transmis le texte de son homélie remarquable qui présente le ministère presbytéral avec simplicité et qui nous oriente vers la mission en reprenant les mots mêmes du pape François qui dans son homélie du 29 juin 2015 disait : « Enseignez la prière en priant ; annoncez la foi en croyant ; portez témoignage en vivant ! »       <br />
               <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/lacroix_ordinations_150629.pdf">Texte de l'homélie du cardinal Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada en version PDF</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Version Word avec notes à la fin</span>       <br />
              <br />
       Très chers frères et sœurs,        <br />
       Très chers Laurent et Thomas,       <br />
              <br />
       « Enseignez la prière en priant ; annoncez la foi en croyant ; portez témoignage en vivant ! » (1)  C’est avec ces mots que le pape François a conclu son homélie aujourd’hui à la célébration eucharistique qu’il présidait à Saint-Pierre de Rome en cette Fête des Saint Apôtres Pierre et Paul. Des paroles sages, inspirantes et surtout très engageantes !       <br />
              <br />
       Pour vous deux, Laurent et Thomas, être ordonné prêtre en ce jour de la fête de deux grands apôtres et évangélisateurs comme le sont Pierre et Paul, c’est sans doute un clin d’œil du Seigneur qui vous invite à marcher à leur suite. Ils sont pour nous, pour l’Église, des témoins exceptionnels de ce qu’un pasteur est appelé à vivre.        <br />
              <br />
       Pierre et Paul ont été choisis, appelés par Jésus à le suivre de plus près. Il les a envoyés vivre une grande mission… et pourtant, nous savons que le Seigneur ne les a pas choisis parce qu’ils étaient parfaits et irréprochables.        <br />
              <br />
       Saint Pierre a connu des grands moments de gloire. Il a marché sur les eaux, il a su répondre avec clarté à Jésus qui questionnait sur son identité : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »  Pierre a prêché avec audace le jour de la Pentecôte et des milliers de personnes se sont convertis au Christ ressuscité. Mais il a aussi douté et s’est mis à caler sur le Lac de Galilée, et pire encore, il a renié le Christ trois fois. Et pourtant, le Seigneur l’a choisi : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ».       <br />
              <br />
       On pourrait en dire autant pour saint Paul. Il a eu l’audace de partir évangéliser le monde connu de son temps, affrontant parfois le rejet, la persécution, l’emprisonnement, les coups de fouet. Et pourtant, il a aussi été, avant sa conversion, un virulent persécuteur des chrétiens.       <br />
              <br />
       Dieu ne choisit pas des gens parfaits. Même que souvent, d’après le témoignage des Saintes Écritures, le Seigneur choisit des hommes et des femmes qui ont fait l’expérience de sa miséricorde, qui ont fait l’expérience de son amour infini.       <br />
              <br />
       Nous savons que Laurent et Thomas ne sont pas des gens parfaits. Heureusement, car nous aurions du mal à les intégrer dans notre presbyterium, dans notre Église ! Je sais que vous avancez aujourd’hui pour recevoir l’ordination presbytérale, non pas parce que vous êtes meilleurs que les autres, mais parce que vous faites confiance au Seigneur qui vous appelle et qui vous soutiendra, comme il l’a fait pour Pierre et Paul. C’est sur sa miséricorde que votre vie se déploie et que votre ministère pourra se vivre. Soyez des témoins de cet amour miséricordieux à chaque jour de votre vie. Que toute personne que vous rencontrez découvre par votre témoignage, par votre parole et par votre ministère combien elle est aimée de Dieu et appelé à la vie nouvelle en Jésus Christ.       <br />
              <br />
       Et nous, vos frères et sœurs, nous nous engageons à prier pour vous, à vous soutenir dans votre mission, aux beaux jours comme aux plus difficiles. C’est ce que les premières communautés faisaient. Les Actes des Apôtres nous le rappelait dans la première lecture : « Tandis que Pierre était ainsi détenu, l’Église priait pour lui devant Dieu avec insistance ». Le pape François ajoute :  « Aucune communauté chrétienne ne peut aller de l’avant sans le soutien de la prière persévérante ! La prière qui est la rencontre avec Dieu, avec Dieu qui ne déçoit jamais ; avec le Dieu fidèle à sa Parole ; avec Dieu qui n’abandonne pas ses enfants. Jésus se demandait : ‘Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ?’ (Lc 18, 7) » (2).       <br />
              <br />
       Saint Paul nous livre un témoignage très percutant dans sa lettre à Timothée ; des paroles sur mesure pour vous deux Thomas et Laurent, et pour nous tous et toutes aujourd’hui, nous qui voulons poursuivre la mission d’évangélisation dans notre monde contemporain : « Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que je puisse jusqu’au bout annoncer l’Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes ».       <br />
              <br />
       Cet attachement profond à Jésus Christ, cette amitié vécue dans la communion avec le Maître lui a permit de persévérer dans la foi et dans l’engagement jusqu’au bout. Il ne saurait en être autrement pour nous. N’essayez pas de vivre votre ministère par vos propres forces et ne détournez pas votre regard de celui du Christ. Il vous donnera au jour le jour ce dont vous avez besoin pour vivre la mission, les mandats pastoraux qui vous seront confiés. C’est ainsi que vous témoignerez et que votre témoignage portera du fruit. Votre attachement au Christ, votre foi vécue au quotidien est déjà vivre la mission. Comme le dit le pape François : « annoncez la foi en croyant ».       <br />
              <br />
       Le Seigneur vous a appelés et vous avez répondu avec générosité. Maintenant il vous confie un grand ministère, celle de prendre soin de ses enfants bien-aimés, d’être des pasteurs attentifs à chaque personne, des pasteurs qui rassemblent le peuple de Dieu pour le nourrir de la Parole de Dieu et des sacrements de la vie divine. Soyez des pasteurs miséricordieux. Ordonnés prêtres à quelques mois de l’ouverture du Jubilé de la miséricorde, ayez à cœur tout au long de votre vie d’être comme Jésus, des pasteurs à la recherche de la brebis perdue, patients avec les pauvres et les personnes les plus blessées. Soyez des prêtes plein d’espérance, celle que le Seigneur renouvellera en vous à chaque jour dans la prière et la célébration de l’Eucharistie, celle qu’il renouvellera en vous en vivant et en marchant avec le bien-aimé peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Voyez vous, c’est très simple : « Enseignez la prière en priant ; annoncez la foi en croyant ; portez témoignage en vivant ! » (3)  « Faites ça et vous vivrez ! » (4)   Faites cela et serez des semeurs de vie, d’espérance et de joie.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Cardinal Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada       <br />
       29 juin 2015</span>       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       NOTES       <br />
              <br />
       1- Pape François, Homélie de la solennité des Saint Apôtres Pierre et Paul, Saint-Pierre de Rome, 29 juin 2015.       <br />
              <br />
       2-  Pape François, Homélie de la solennité des Saint Apôtres Pierre et Paul, Saint-Pierre de Rome, 29 juin 2015.       <br />
              <br />
       3 -  Pape François, Homélie de la solennité des Saint Apôtres Pierre et Paul, Saint-Pierre de Rome, 29 juin 2015.       <br />
              <br />
        4 - Cf. Luc 10, 28.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Deux-ordinations-sacerdotales-a-Quebec-Laurent-Penot-et-Thomas-Malenfant-Homelie-du-cardinal-Gerald-C-Lacroix-Faites-ca_a649.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » </title>
   <updated>2019-06-29T19:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-solennite-des-saints-Pierre-et-Paul-le-29-juin-Les-colonnes-de-l-Eglise_a601.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6764441-10340721.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-06-29T02:33:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour votre méditation en ce jour la fête des saints Pierre et Paul. Bonne lecture! Homélie pour la fête des saints Pierre et Paul (Année A) à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 29 juin 2014. Textes: Actes 12, 1-11 : Emprisonnement de Pierre, 2 Timothée 4, 6-18 : J'ai combattu le bon combat, écrit Paul, j'ai achevé ma course et Matthieu 16, 13-19 : Profession de foi et primauté de Pierre.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6764441-10340721.jpg?v=1403921030" alt="Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » " title="Homélie pour la solennité des saints Pierre et Paul le 29 juin :« Les colonnes de l’Église » " />
     </div>
     <div>
      En ce dimanche 29 juin la liturgie nous fait célébrer la solennité des saints apôtres Pierre et Paul, les deux colonnes de l’Église. Aujourd’hui, à Rome le pape François remet à certains évêques le pallium, un ornement en forme de ruban laineux qu’ils portent sur leurs épaules. Ce signe marque leur lien particulier avec le pape, successeur de saint Pierre. Comme vous le voyez cette fête solennelle nous met devant les yeux deux personnes qui sont liées entre elles depuis les débuts de l’Église et qui continuent d’en être les gardiens et les piliers.        <br />
              <br />
       Les trois textes de l’Écriture que nous venons d’entendre nous disent l’essentiel de ce que sont saint Pierre et saint Paul pour l’Église et pour nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
               <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Saint Paul : l’Apôtre des périphéries, de l’annonce de l’Évangile aux nations</span>       <br />
              <br />
       Commençons par saint Paul. Vous connaissez son histoire. Il est un jeune juif très cultivé. Élevé dans la culture de son temps, il parle la langue grecque qui est l’anglais du temps. Il est très religieux. Il a étudié la Bible, que les juifs appellent la Loi et les Prophètes. Il est un pratiquant sérieux et, comme plusieurs après la mort de Jésus, il voit d’un mauvais oeil certains de ses coreligionnaires se regrouper autour des disciples de Jésus qui prêchent le message laissé par leur Maître avec un succès remarquable. Il décide avec d’autres de mettre fin à cette dérive, et il les persécute.        <br />
              <br />
       Lors d’une de ses expéditions contre les disciples de Jésus il est renversé sur la route de Damas en Syrie et là ses yeux s’ouvrent, il voit et rencontre Jésus qui lui apparaît et lui dit « Pourquoi me persécutes-tu? ». À partir de ce moment, après une période de réflexion, il commence à faire le tour des villes de l’Empire romain. Il fait trois longs voyages autour de la Méditerranée (voir détails à la fin) et finit sa vie en prison à Rome pendant deux ans (60-62) où il est décapité selon la tradition vers l’an 62.        <br />
              <br />
       Cette brève histoire de saint Paul illustre son activité unique dans les débuts de l’Église. Au cours de ses voyages il a rassemblé des communautés à Corinthe, à Ephèse, à Philippes, à Thessalonique, à Rome etc.  Nous lisons encore aujourd’hui les lettres qu’il leur écrivait. Ces lettres sont comme la base dogmatique, rationnelle et intellectuelle de notre foi en Jésus. C’est saint Paul qui a argumenté pour expliquer le message de Jésus aux païens. Ses explications, nous touchent encore aujourd’hui et sont d’une actualité remarquable.        <br />
              <br />
       Malgré ses succès dans l’évangélisation, saint Paul ne s’est jamais dissocié de ceux qui avaient vécu avec Jésus, les Douze choisis par Jésus lui-même dont saint Pierre était le chef. Quelques mots sur ce dernier.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Saint Pierre : le Roc de l’Église qui confesse la foi en Jésus et qui affermit ses frères et soeurs dans la foi       <br />
       </span>       <br />
       Le texte de l’évangile de saint Mathieu que je viens de lire présente une scène connue. Jésus demande à ses disciples ce qu’on pense de lui et c’est saint Pierre qui répond en faisant au nom de tous un acte de foi et de confiance absolue en Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus lui confie la mission d’être la pierre sur laquelle sera bâtie l’Église. « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église. »       <br />
              <br />
       On sait que saint Pierre aura de la misère à rester fidèle à cette mission. Il reniera son maître par trois fois lors de la passion de Jésus en disant qu’il ne le connaissait pas. C’est la peur alors qui le fait agir. Cette peur va se transformer en audace et en fidélité inébranlable le jour de la Pentecôte. À partir de ce moment, il prêche l’Évangile de Jésus, il annonce qu’il est ressuscité et il invite à la conversion. Il guérit des malades, comme Jésus. Il subit la persécution. Il est emprisonné comme le raconte la première lecture que nous avons entendue, il guide les autres apôtres. Il est reconnu comme le chef et le premier des apôtres.        <br />
              <br />
       Saint Paul vient le voir à Jérusalem et reconnaît sa primauté. Les deux, nous racontent les Actes des Apôtres - un récit des débuts de l’Église écrit par saint Luc - ont parfois divergé d’opinion, mais ils ont toujours gardé une union intime au service de l’Évangile, saint Paul, le prédicateur, reconnaissant et respectant saint Pierre, le premier des apôtres et le chef de l’Église       <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">La dévotion aux colonnes de l’Église</span>       <br />
              <br />
       Au cours des siècles, les chrétiens ont gardé précieusement le souvenir et l’héritage des deux colonnes de l’Église que sont saint Pierre et saint Paul. Sur le lieu de leur martyre à Rome on a érigé deux basiliques à l’époque de Constantin. Les pèlerinages aux tombeaux de saint Pierre et saint Paul ont fait partie de la vie de l’Église et se continuent aujourd’hui. Les évêques doivent faire ce pèlerinage « ad limina apostolorum » - littéralement « au seuil des basiliques des apôtres » - à tous les cinq ans pour montrer qu’ils se rattachent directement à ces deux colonnes de l’Église et que, comme eux, ils sont prêts à donner leur vie pour le Christ, à être « offerts en sacrifice » (2 Timothée 4, 6).       <br />
              <br />
       Par ce pèlerinage, ils veulent aussi montrer à tout le peuple chrétien que l’Église est une assemblée de croyantes et de croyants non pas isolés dans leur foi, mais réunis en communauté autour de leurs pasteurs, un édifice spirituel où toutes les pierres ont leur place, des pierres qui s’appuient sur la pierre angulaire qui est le Christ.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que les deux colonnes de l’Église que nous fêtons aujourd’hui viennent raffermir et soutenir notre foi afin qu’elle demeure solide et qu’elle rayonne autour de nous. Que cette Eucharistie où nous nous rencontrons ensemble dans la variété de nos histoires autour de la table du Seigneur soit le signe de cette Église accueillante et ouverte que nous formons.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       28 juin 2014       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes </span>        <br />
              <br />
       Visite des évêques  « ad limina apostolorum » qui se traduit littéralement  "au seuil [des basiliques] des apôtres" souvent traduit par « aux tombeaux des apôtres ».       <br />
              <br />
       Les trois voyages de saint Paul d’après Michel A. Hubaut dans <span style="font-style:italic">Paul de Tarse</span> (Bibliothèque du Christianisme n. 18)       <br />
              <br />
       - 1er voyage  de l’an 43 à l’an 45 à Chypre, en Pamphylie, en Galatie du sud;        <br />
              <br />
       - 2e voyage de l’an 46 à l’an 54 en Syrie, en Cilicie, en Galatie du nord, à Troas, à Philippes, à Thessalonique, à Berée, à Athènes, à Corinthe, à Jérusalem;        <br />
              <br />
       - 3e voyage de l’an 52 à l’an 57 en Galatie, en Phrygie, en Asie, à Corinthe puis à Césarée où il est arrêté et mis en captivité        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval</title>
   <updated>2015-08-17T23:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-esprit-apostolique-pour-la-fecondation-du-monde-chez-saint-Francois-de-Laval-conference-au-Seminaire-du-CEMI-de-l_a641.html</id>
   <category term="Allocutions et conférences" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7706063-11924094.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-04-21T20:32:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Conférencier : Mgr Hermann Giguère, P.H., membre du comité scientifique du Centre d'études Marie de l'Incarnation, prêtre du Séminaire de Québec et professeur associé à l’Université Laval. Un petit test vous attend à la fin de l'article. Bonne lecture!     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7706063-11922563.jpg?v=1429641391" alt="L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval" title="L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval" />
     </div>
     <div>
      Conférence  donnée au séminaire du <a class="link" href="https://cemi.ulaval.ca/">Centre d’études Marie de l’incarnation</a> de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval  au <span style="font-style:italic">Pavillon La Laurentienne</span> de l’Université Laval,  le 24 avril 2015.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/MGRLAV_eveque_missionnaire_cemi_150424_web.pdf">Texte complet en PDF</a>       <br />
              <br />
       <b>Plan</b>       <br />
       Introduction        <br />
              <br />
       1.0   L’enracinement d’une vocation missionnaire       <br />
       2.0  L’esprit de l’activité apostolique de François de Laval       <br />
       3.0  Un instrument inédit : le Séminaire de Québec         <br />
              <br />
       Conclusion        <br />
              <br />
       <b>Extraits de l'introduction et de la conclusion :       <br />
       </b>       <br />
       		       <br />
              <br />
       		Le thème retenu du séminaire du Centre d’études Marie de l’Incarnation du 24 avril 2015 est : &quot;L’esprit apostolique pour la fécondation du monde&quot; inspiré par le rêve de l’Octave de Noël de 1634 (Écrits spirituels et historiques par Dom Jamet pp. 189-193) où Marie de l’Incarnation raconte qu’elle se voyait parcourant les « vastitudes » d’un contrée inconnue y « proclamant » l’évangile. François de Laval fut l’un des missionnaires et pasteurs qui accompagnèrent Marie de l’Incarnation dans sa mission en ces terres nouvelles. Il est reconnu comme le « Père de l’Église canadienne » et Marie de l’Incarnation comme la « Mère de l’Église canadienne ».        <br />
              <br />
       		Ces deux grands évangélisateurs furent canonisés ensemble pour cette raison par le pape François le 3 avril 2014. Ils avaient fait l’objet d’un colloque à Rome dans la salle de conférence des Musées du Vatican le 16 mars 2010 intitulé &quot;Omaggio a Due Figure Chiave Della Presenza Missionaria In Quebec&quot; à l`occasion du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Canada. Voir ma conférence à cette occasion intitulée <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Un-eveque-missionnaire-du-XVIIe-siecle-Francois-de-Laval-premier-eveque-de-Quebec_a340.html">&quot;Un évêque missionnaire : François de Laval, premier évêque de Québec&quot;</a>  dont le texte qui suit est tiré en grande partie.       <br />
              <br />
       		Saint François de Laval (1623-1708) s’est considéré comme missionnaire toute sa vie. Voyons, en premier lieu, comment s’est enracinée en lui la vocation missionnaire, puis, en deuxième lieu, dans quel esprit il abordait son activité apostolique et missionnaire et, enfin, en troisième lieu, le moyen inédit qu’il a utilisé pour répondre aux besoins de l’évangélisation dans son vaste diocèse.       <br />
              <br />
       [...]       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7706063-11924094.jpg?v=1429665659" alt="L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval" title="L'esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint François de Laval - conférence au Séminaire du CÉMI de l'Université Laval" />
     </div>
     <div>
      CONCLUSION : l’âme missionnaire de François de Laval et son actualité pour l’Église d’aujourd’hui       <br />
              <br />
       En terminant, on peut affirmer sans crainte que tout en œuvrant  à l’établissement d’institutions stables pour servir son Église naissante, François de Laval a toujours gardé un esprit apostolique remarquable et une préoccupation missionnaire bien vivante. Les exigences de sa mission de pasteur d’une Église encore jeune et vivant ses problèmes de croissance ne l’empêchèrent jamais d’aller avec audace au devant des peuples nouveaux qu’il rencontrait et de s’ouvrir à l’autre dans une humilité et un abandon qui lui font honneur. Envoyé comme « vicaire apostolique », François de Laval resta toute sa vie un « missionnaire » de l’Évangile.       <br />
              <br />
       		François de Laval est de la race des grands missionnaires. Son vicariat apostolique puis son diocèse allait du golfe Saint-Laurent jusqu’aux Grands Lacs et de la Baie d’Hudson jusqu’à la Louisiane. Il l’a parcouru de nombreuses fois, en canot, à pied, en raquettes . À 79 ans, il fait encore une fois le voyage de Québec à Montréal (500 kilomètres aller-retour) en canot pour aller confirmer. Cette épopée de la naissance de l’Église en Nouvelle-France dont il est partie prenante et acteur incontournable n’aurait pas eu lieu sans son audace apostolique, sa patience et son abandon à travers vents et marées.       <br />
       	       <br />
       		En suivant l’évêque missionnaire, c’est l’homme et le saint que nous côtoyons. Et, au cours de ses cinquante ans d’épiscopat les fruits de son action missionnaire se sont manifestés à travers de nombreuses réalisations. 	Son ouverture à l’autre, aux cultures et à la nouveauté du continent en font un modèle et un précurseur. François de Laval témoigne ainsi d’une modernité qu’il fait plaisir de découvrir et qui le rend proche de nous. Je comprends mieux qu’il ait mis dans l’Acte de fondation du 26 mars 1663 du Séminaire, l’invitation pressante à « aller à toutes rencontres » . « Aller à toutes rencontres » voilà une invitation toujours actuelle et combien nécessaire.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       24 avril 2015       <br />
        </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       TEST  TEST  TEST  TEST       <br />
              <br />
       Si vous avez fait la lecture de la conférence, revenez tester votre parcours en complétant les espaces dans les phrases du  document qui suit . Il y a un <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/MGRLAV_missionnaire_cemis_reponses.pdf">corrigé en version PDF</a>, hé oui!, mais faites un essai par vous-même avant d'aller voir ce document.       <br />
              <br />
       Merci de votre visite!       <br />
              <br />
       <b>Texte à compléter plus bas</b>  ou en <a class="link" href="http://hgiguere.net/docs/MGRLAV_missionnaire_cemi_questions.pdf">version PDF</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’esprit apostolique pour la fécondation du monde chez saint  François de Laval</span>       <br />
              <br />
       Saint François de Laval (1623-1708) s’est considéré comme ____________ toute sa vie. Voyons, en premier lieu, comment s’est __________ en lui la vocation missionnaire,  puis, en deuxième lieu, dans ____ ______ il abordait son activité apostolique et missionnaire et, enfin, en troisième lieu, l’ __________ privilégié qu’il a utilisé pour répondre aux besoins de l’évangélisation dans son vaste diocèse.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I – Enracinement</span>       <br />
              <br />
       Le lien personnel de François de Laval et de ________  ______ remontait au tout début de leur ministère sacerdotal. Les deux amis avaient été choisis comme  évêques missionnaires, vicaires   ________ au Sud-Est asiatique, en ____.        <br />
              <br />
       En ____, un missionnaire jésuite revenu depuis peu en France, le père Alexandre __ ______ vient les visiter à l’invitation du Père Bagot. François de Laval l’écoute avec avidité et il en est __________ comme tous ceux qui l’approchent.        <br />
              <br />
       Dans le groupe des Bons  ______, outre François de Laval et son ami, ______ _____, figurent Pierre Lambert de la Motte et Ignace Cotolendi. Les quatre jeunes prêtres seront parmi les premiers vicaires _________ nommés par la ___________ « De Propaganda fide ».       <br />
              <br />
       Dans une lettre adressée à Rome, le Roi _____ ___ parait bien informé du profil de ________ de Laval. Il note une chose qui est des plus pertinentes pour notre propos : l’attrait personnel de celui-ci pour les ________ lointaines. Ce dernier, c’est bien connu, note le Roi, se sent « porté d'aller plutôt en un pays _______, qu’en un civilisé et abondant en toutes les choses ____________ à la vie, qui ne se trouvent que très difficilement en la ________ France ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- Esprit</span>       <br />
              <br />
       À travers tous les ______ de saint François de Laval et à travers son activité ___________, une constante se dégage, c’est l’_________ aux cultures et aux populations.         <br />
              <br />
       Les ________ développeront en Chine, avec le Père Matteo Ricci, aux Indes, avec le Père Nobili et au Vietnam, avec le Père de Rhodes, la ____________ des populations comme ____ de  leur évangélisation        <br />
              <br />
       Ils obtiennent de ____ de pouvoir célébrer l’Eucharistie en _____ la tête couverte du bonnet traditionnel des lettrés.  Cette approche est suivie dans leurs missions au ________et en ________ ______, où ils font d’incroyables efforts pour maîtriser les langues amérindiennes.       <br />
              <br />
       François de Laval soutient avec ardeur les missionnaires _______ auxquels il voue une grande __________. Nous en trouvons une expression remarquable, à la fin de son épiscopat,  au moment où il remet sa _________.       <br />
              <br />
       Pour son volume  Défense des nouveaux Chrétiens de la Chine et du Japon, contre deux livres intitulés « La Morale Pratique des Jésuites » et « L’Esprit de M. Arnaud », le Père __ _______ demanda à François de Laval une lettre d’appui qu’il mit en tête de son livre. L’ouvrage du Père Le Tellier fut réédité en 1688 puis, douze ans plus tard, en 1700.        <br />
              <br />
       Dans sa lettre d’_____, François de Laval prend la  _______ de l’œuvre des jésuites en décrivant leur action en Nouvelle-France, action qu’il a ______ de près et dont il fait l’_____.       <br />
              <br />
       Ce témoignage, au moment où François de Laval quitte la direction de son diocèse, montre le fort lien d’_______ et de _____ avec les missionnaires ________ et avec leurs ________.        <br />
       François de Laval est résolument partisan de nouvelles ________ d’évangélisation _________ sur les cultures et sur les populations. Pour lui comme pour les jésuites,  la fécondité de son apostolat, de l’évangélisation en dépend et il s’emploie avec __________ à trouver des ______ nouveaux pour atteindre son but       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       II - Instrument </span>       <br />
              <br />
       On avait besoin  d’une « nouvelle ______________», non plus d’un « patronat » condescendant et jumelé au _________.  Cette nouvelle vision a pris une forme précise dans la fameuse ___________ pour les vicaires apostoliques en partance vers l’Asie que le pape Alexandre VII signait en ____. François de Laval, avec ses amis du  _Séminaire   des ________ __________ de Paris, l’a sûrement lu et relu plusieurs fois. Ils en avaient été les ____________.         <br />
              <br />
       La première règle est celle de s'_______ aux mœurs et coutumes du pays.       <br />
       La deuxième règle proposée par l’Instruction était de créer un _____ autochtone aussi nombreux et aussi bien _____ que possible.       <br />
       Pour concrétiser cet objectif,  François de Laval réunit en l’année ____ ses prêtres dans une société apostolique sur le ______ du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris, le Séminaire de Québec, qui devient en 1665 le Séminaire des Missions-Étrangères établi à Québec par son ______ à celui de Paris.        <br />
       Le Séminaire de François de Laval apparaît comme la ________ de base nécessaire à la constitution d’une Église ______ où le Séminaire servira de ______ à cette nouvelle Église comme il est écrit dans l’Acte de fondation.  Celui-ci sera aussi un ____ d’où on puisse tirer des ______ pour répondre aux besoins du vicariat ___________ qui sera élevé au rang de _______ en 1674.       <br />
              <br />
       Enfin, la troisième règle proposée par l’Instruction enjoignait les vicaires apostoliques de toujours  garder un ____ avec Rome.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Envoyé comme « _______ apostolique », François de Laval resta toute sa vie un « ____________ » de l’Évangile.  François de Laval est de la race des ______ missionnaires.       <br />
              <br />
       François de Laval témoigne ainsi d’une _________ qu’il fait plaisir de découvrir et qui le rend proche de nous. Je comprends mieux qu’il ait mis dans l’Acte de fondation du 26 mars ____  du Séminaire, l’invitation pressante à « aller à toutes __________ »       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-esprit-apostolique-pour-la-fecondation-du-monde-chez-saint-Francois-de-Laval-conference-au-Seminaire-du-CEMI-de-l_a641.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Vienne le Sauveur… » Homélie pour le samedi de la 1ère semaine de l’Avent (Année B)</title>
   <updated>2014-12-22T05:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Vienne-le-Sauveur-Homelie-pour-le-samedi-de-la-1ere-semaine-de-l-Avent-Annee-B_a623.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7241032-11119660.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-05T15:28:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux candidats et aspirants au diaconat permanent de Québec au Séminaire de Québec, le 5 décembre 2014 par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: Isaïe 30,19-21.23-26; Mathieu 9,35-10,1.6-8.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7241032-11119660.jpg?v=1417790909" alt="« Vienne le Sauveur… » Homélie pour le samedi de la 1ère semaine de l’Avent (Année B)" title="« Vienne le Sauveur… » Homélie pour le samedi de la 1ère semaine de l’Avent (Année B)" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction</span>       <br />
              <br />
       J’ai été accroché par les termes de blessures, de guérison, de purification qu’on trouve dans les lectures d’aujourd’hui et pour moi il y a là un fil conducteur très inspirant pour vivre le temps de l’Avent cette année.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un salut annoncé</span>       <br />
              <br />
       Regardons ce que dit le texte de la première lecture inspirée d’Isaïe. Il trace un portrait idyllique de la vie du peuple d’Israël : « jamais plus tu ne pleureras…le Seigneur te donnera du pain, de l’eau, la pluie, les ruisseaux etc. ».        <br />
              <br />
       Tout ce récit s’appuie sur une bonne nouvelle que le prophète laisse tomber à la fin du texte, elle s’appuie sur « le jour où le Seigneur pansera la blessure de son peuple et guérira ses meurtrissures ».        <br />
              <br />
       Voilà la bonne nouvelle! Dieu viendra sauver son peuple et tout sera changé. Un monde nouveau apparaîtra.        <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Un salut réalisé</span>       <br />
              <br />
       Dans le texte de l’évangile selon saint Mathieu que nous venons de lire, Jésus agit dans la droite ligne de la prophétie d’Isaïe. Il parcourt les villes et les villages en proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et en guérissant toute maladie et toute infirmité. Il est le salut en action. Ce qu’annonce le prophète, il le réalise.        <br />
              <br />
       Souvenez-vous de sa prédication dans la synagogue de Nazareth que raconte saint Luc où Jésus lit ce passage du prophète Isaïe : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. » « Ensuite, continue saint Luc, il roula le livre, le remit au serviteur, et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire: ‘Aujourd'hui cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie’. » (Luc 4, 18-21)       <br />
              <br />
       Le Salut est arrivé en Jésus. Les blessures sont guéries, le mal est vaincu, un monde nouveau est commencé. La vision du prophète prend corps dans la vie et le ministère de Jésus qui guérit toute infirmité, qui se laisse toucher par la misère des foules abattues, qui leur apporte libération et salut.        <br />
              <br />
       Il le fera en se faisant le Serviteur souffrant et en se donnant lui-même totalement à l’amour du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Un salut à venir</span>       <br />
              <br />
       Qu’en est-il de nous ? Ce que Jésus dit aux disciples est aussi ce qu’il nous dit et nous invite à faire : « Allez vers les brebis perdues… Sur votre route proclamez que le Royaume des cieux est tout proche… guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. ».        <br />
              <br />
       Oui vous avez bien entendu : allez, proclamez, guérissez, ressuscitez, purifiez, chassez...» En somme, laissez -vous prendre par les misères autour de vous, faites votre part avec vos pauvres moyens confiants que Dieu est celui qui guérit toutes les blessures que nous portons, ressuscite ceux et celles qui se sentent écrasés et découragés, purifie ce qui a besoin de grandir et chasse les forces du mal à l’œuvre dans le monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Un salut annoncé, un salut réalisé, un salut à venir Ces trois stades complémentaires et concomitants remplissent le mouvement du salut en Jésus-Christ Sauveur.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous entrons avec joie chaque année dans le temps de l’Avent qui nous permet d’accueillir aujourd’hui dans nos vies telles qu’elles se déroulent maintenant ce cadeau de la rosée qui tombe du ciel comme le dit l’hymne « Rorate coeli », hymne traditionnelle de l’Avent inspiré d’Isaïe (45, 8).         <br />
              <br />
       « Voici le chemin et prends-le… et le pain que produira la terre sera riche et nourrissant » nous disait tout à l’heure la première lecture. Ce pain nous l’avons aujourd’hui dans l’Eucharistie. Que cette eucharistie nous entraîne encore plus loin sur le chemin du Salut.        <br />
              <br />
       Écoutons ces paroles d’Isaïe (45, 8):       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">« Vienne la rosée sur la terre,       <br />
       Naisse l’espérance en nos cœurs.        <br />
       Brille dans la nuit la lumière.        <br />
       Bientôt va germer le Sauveur.        <br />
       Au désert un cri s’élève :        <br />
       Préparez les voies du Seigneur »</span>       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Le 5 décembre 2014       <br />
              <br />
       _______________________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       L'hymne Rorate Caeli est le chant par excellence du temps de l'Avent. Sa mélodie grégorienne continue de fasciner. Son refrain est tiré du Livre d'Isaïe (45,8) : &quot;Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut&quot;. Cet hymne a ceci de particulier qu'il reprend le Rorate Caeli entre chaque strophe. Voici le texte latin de cet hymne et une traduction tirée de WikiKto.       <br />
              <br />
       Pour écouter cet hymne interprété de façon magistrale         <br />
       <a class="link" href="http://www.wmaker.net/carrefourkairos/Rorate-caeli-desuper_a315.html">cliquez ici</a>       <br />
              <br />
               <br />
       ___________________________________________________       <br />
              <br />
       TEXTE LATIN       <br />
              <br />
        R/. Rorate Cæli desuper, et nubes pluant justum.        <br />
              <br />
       1. Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuae et gloriae tuae, ubi laudaverunt te patres nostri.        <br />
              <br />
       R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.        <br />
              <br />
       2. Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostrae quasi ventus abstulerunt nos, abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostrae.        <br />
              <br />
       R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.        <br />
              <br />
       3. Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terrae, de petra deserti ad montem filiae Sion ut auferat ipse jugum captivitatis nostrae.        <br />
              <br />
       R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.        <br />
              <br />
       4. Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua quare moerore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.        <br />
              <br />
       R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.&lt;/poem&gt;        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       __________________________________________________       <br />
              <br />
       VERSION FRANÇAISE       <br />
              <br />
       R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.        <br />
              <br />
       1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice. Voici, la cité sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.        <br />
              <br />
       R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.        <br />
              <br />
       2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.        <br />
              <br />
       R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.        <br />
              <br />
       3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple, et envoie celui que tu dois envoyer : envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.        <br />
              <br />
       R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.        <br />
              <br />
       4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut, pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ? Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.        <br />
              <br />
       R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendr
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Vienne-le-Sauveur-Homelie-pour-le-samedi-de-la-1ere-semaine-de-l-Avent-Annee-B_a623.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)</title>
   <updated>2014-02-18T04:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Une-nouvelle-sortie-missionnaire-Pape-Francois_a578.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6317370-9526754.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-02-11T21:50:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François). Homélie donnée à l'église Notre-Dame des Victoires à Québec, le 9 février 2014 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture : Isaïe 58,7-10 ; I Corinthiens 2,1-5 : Mathieu 5,13-16.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6317370-9526754.jpg?v=1392152867" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)" />
     </div>
     <div>
      Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde… Jésus s’adressait alors à un tout petit groupe d’hommes, probablement ceux qu’on appellera par la suite les apôtres et quelques autres ; sûrement que s’y trouvaient aussi quelques femmes. Donc un petit groupe de gens, bien ordinaires, inconnus hors de leur patelin, vivant dans une région éloignée de l’empire romain. Il faut bien reconnaître : ces gens-là ont répondu à l’appel de Jésus et ont été le sel de la terre, la lumière du monde.        <br />
              <br />
       Rassemblés ici ce matin, 20 siècles plus tard et bien loin de chez eux, essayant de vivre l’Évangile qu’ils ont annoncé, nous sommes la preuve qu’ils ont marqué l’histoire du monde. On peut bien dire que nous sommes peu nombreux, mais nous sommes là, et avec tellement d’autres communautés chrétiennes partout dans le monde.        <br />
              <br />
       Voilà que c’est à nous, ses disciples d’ici et de maintenant, que Jésus dit : Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde…  Il dépend de vous, nous dit Jésus, que le monde d’aujourd’hui ait le goût, la saveur de l’Évangile. Il dépend de vous que ce monde, au milieu duquel vous êtes, voit briller la lumière de l’Évangile. Il dépend de vous que ce monde continue à vivre les valeurs de l’Évangile, même s’il ne sait pas ou ne veut pas le reconnaître.        <br />
              <br />
       Vous êtes le sel de la terre… Comme une mini-parabole : de même que le sel donne du goût aux aliments et est utilisé pour les conserver, de même les disciples doivent  jouer ce rôle dans la société. S’ils s’affadissent, que plus rien ne les distingue, leur présence peut être ignorée.  Quand Jésus demande à ses disciples d’être sel de la terre, il  les appelle à être dans le monde une présence qu’on remarque.       <br />
              <br />
       Vous êtes la lumière du monde… Jésus évoque un autre symbole. À son époque, les maisons des gens humbles de son pays n’avaient qu’une seule pièce. Le soir, quand venait la noirceur, on allumait une lampe qu’on plaçait au centre de la pièce pour que tout le monde profite de sa clarté. Une comparaison toute simple que Jésus emploie pour dire que par leur vie, leurs bonnes actions, les disciples peuvent, doivent être lumineux.       <br />
              <br />
       On évoque ces paroles de Jésus quand, au baptême, le célébrant remet un cierge allumé aux parents, au parrain et à la marraine, en disant : « C’est à vous, parents, parrain et marraine, que cette lumière est confiée. Veillez à l’entretenir pour que cet enfant, illuminé par le Christ avance dans la vie enfant de lumière ». Des paroles à prendre au sérieux !       <br />
       Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde.  Dans son récit évangélique, saint Matthieu place cette interpellation de Jésus tout de suite après la proclamation des béatitudes. Si quelqu’un veut être son disciple, il doit vivre selon les béatitudes, et Jésus ne veut pas que ses disciples passent inaperçus. Il veut que leur vie soit un témoignage, qu’elle soit lumière et sel. Il souhaite que les païens soient interpellés par leur vie.       <br />
              <br />
       C’est ce que dit et redit le pape François. Dans son exhortation apostolique, il écrit ceci : L’évangélisation obéit au mandat missionnaire de Jésus : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples ». C’est le moment où le Ressuscité envoie les siens prêcher l’Évangile en tout temps et en tout lieu, pour que la foi en Lui se répande en tout point de la terre. Aujourd’hui, dans cet « allez » de Jésus sont présents les scénarios et les défis toujours nouveaux de la mission évangélisatrice de l’Église, et nous sommes tous appelés à cette nouvelle sortie missionnaire.       <br />
              <br />
       Une nouvelle sortie missionnaire ! Pour être sel et lumière, les disciples de Jésus doivent être là où les hommes et les femmes travaillent, là où ils souffrent, là où ils essaient de construire l’avenir, là où s’élaborent les projets de société. Il en a toujours été ainsi depuis vingt siècles.       <br />
              <br />
       Être chrétien, être disciple de Jésus, ce n’est pas qu’une croyance quelconque, quelque chose de purement personnel, d’intérieur, qu’on garde pour soi. On ne cesse pas d’être disciple de Jésus quand on quitte sa maison pour aller travailler, pour aller régler des affaires, pour aller faire son magasinage, pour aller visiter des amis. On ne vit pas l’Évangile uniquement pendant les temps de prière personnelle et communautaire, durant la célébration des sacrements, de l’eucharistie dominicale.         <br />
              <br />
       Fidèle à l’exemple et à la parole du Maître, écrit encore le pape François, il est vital qu’aujourd’hui l‘Église sorte pour annoncer l’Évangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur. La joie de l’Évangile est pour tout le peuple, personne ne peut en être exclu. … L’Église en sortie est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent. L’Église n’a jamais vécu autrement sa mission; elle a commencé à exister le soir de la Pentecôte quand les disciples sont sortis sur les places publiques de Jérusalem pour parler de Jésus.       <br />
              <br />
       Si le sel se dénature, il n’est plus bon à rien… On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau. Jésus se donne la peine de dire, et bien clairement, que la vie d’un chrétien, d’une chrétienne doit avoir la saveur de l’Évangile, doit être porteuse de la lumière de l’Évangile. Les disciples de Jésus ne peuvent pas se contenter d’être comme tout le monde. La vie chrétienne, la vie selon l’Évangile ne se définit pas à partir de sondages.        <br />
       Il faut toutefois bien comprendre que si Jésus veut  que ses disciples soient lumière et sel, il veut aussi que leur témoignage se fasse dans la simplicité, le respect, l’amitié, la liberté. Il suffit de se rappeler les paraboles de la dernière place, de l’obole de la veuve, du pharisien et du publicain, et d’autres.        <br />
              <br />
       Saint Paul nous le rappelait dans la deuxième lecture : Quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage humain ou de la sagesse. … C’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je suis arrivé chez vous.       <br />
              <br />
       C’est tels que nous sommes que Jésus nous appelle à mettre un peu de sel, de saveur dans notre monde, notre milieu, à être cette lumière qui réussit à briller, fut-elle une modeste chandelle. Sel et lumière, surtout si nous le sommes ensemble et que nous savons témoigner de notre liberté en respectant celle des autres. Quand Jésus interpellait les gens en Palestine, ceux et celles qui venaient l’écouter, il n’avait pas devant lui des gens exceptionnels. C’était du monde bien ordinaire qui l’entourait. Et c’est à eux que Jésus dit : Vous êtes le sel… la lumière. Ils ne l’ont été, nous ne pouvons l’être qu’en accueillant humblement, en nous le sel et la lumière de Dieu, pour que ce soit la gloire de Dieu qui resplendisse à travers nos modestes vies.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Florence de Leyritz anime le lancement de l'année pastorale 2013 dans le diocèse de Québec</title>
   <updated>2013-09-25T20:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Florence-de-Leyritz-anime-le-lancement-de-l-annee-pastorale-2013-dans-le-diocese-de-Quebec_a553.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5843265-8711958.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-09-12T02:14:00+02:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Plus de 300 personnes, à l'invitation de Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec, étaient réunies au Montmartre à Québec ce 11 septembre 2013 pour le lancement de l'année pastorale 2013 sous le thème "Pour une Église qui sort d'elle-même...". On y retrouvait toutes les personnes mandatées : prêtres curés et vicaires, prêtres affectés à divers ministères, diacres permanents en mission pastorale, agentes et agents de pastorale laïcs, séminaristes stagiaires et, pour la première fois, des personnes intervenantes en pastorale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5843265-8711958.jpg?v=1378947785" alt="Florence de Leyritz anime le lancement de l'année pastorale 2013 dans le diocèse de Québec" title="Florence de Leyritz anime le lancement de l'année pastorale 2013 dans le diocèse de Québec" />
     </div>
     <div>
      Mgr Lacroix avait sollicité cette participation de madame Florence de Leyritz au lancement de l'année pastorale dans le diocèse de Québec  lors du Synode sur l'évangélisation tenu à Rome à l'automne 2012 où celle-ci et son époux, Marc, étaient auditeurs et où Mgr Lacroix était un des évêques délégués par les évêques du Canada.       <br />
              <br />
       Florence de Leyritz est bien connue des milieux chrétiens et catholiques comme responsable avec son époux des <a class="link" href="http://www.parcoursalpha.fr/">Parcours Alpha</a> dans le monde pour l'Eglise catholique et fondateurs en France des Parcours du même nom. Elle dirige le <a class="link" href="http://www.xpand.eu/fr/home/">réseau xpand</a> en France, accompagne des dirigeants en coaching individuel et intervient dans les domaines de formation au leadership et développement des dynamiques d’équipes. Elle a une expérience de fondation et de direction d’un mouvement associatif, le parcours Alpha, et a exercé dans le domaine de l’évaluation financière de projets internationaux pour l’ONU et le gouvernement français (conseiller technique en cabinet ministériel)  en Asie, Europe et Afrique. Formation: Institut d’Etudes Politiques de Paris, Troisième cycle de Finance Internationale, Coach certifié (Académie du Coaching)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La journée a commencé par un moment de prière et une présentation de Mgr Lacroix. &quot;Savez-vous où l'on s'en va?&quot; a-t-il demandé.  Pour le savoir, a-t-il répondu, il faut regarder le Christ, être à l'écoute de l'Esprit Saint et porter le salut au monde, l'amour et la miséricorde du Père pour l'humanité toute entière. C'est avec ce regard trinitaire que notre route s'éclaire et se précise. Puis, Mgr Lacroix a posé la question suivante : &quot;Est-ce qu'on avance?&quot; Comment y répondre?  Force nous est de constater, a-til souligné, que tous les ingrédients sont là, ils se mettent ensemble, mais &quot;le gâteau n'est pas encore cuit.&quot; Il faut donc continuer avec générosité sur la voie que nous suivons depuis quelques années dans le diocèse.       <br />
              <br />
       À la suite de Mgr l'Archevêque, madame de Leyritz  a donné un entretien très pratique qu'elle a illustré à l'aide de Romano Guardini dans <span style="font-style:italic">Les âges de la vie</span>.       <br />
              <br />
       Elle a commencé par un constat : &quot;Pas de vie commune sans crises&quot;. Celles-ci suivent l'évolution de la vie comme le montre Guardini qui décrit les étapes de l'enfance, de la jeunesse, de l'âge adulte,  de l'âge de la maturité, de la sagesse, de la vieillesse et de...l'éternité.        <br />
              <br />
       Puis, elle s'est arrêtée au processus de croissance marqué  par diverses phases qu'elle a présentées sommairement : fondation, direction, délégation et coordination. La croissance se réalise dans les passages, les transitions a-t-elle remarqué.        <br />
              <br />
       En conclusion, elle a commenté la phrase qu'on entend souvent de nos jours devant la situation de nos églises diocésaines &quot;Dieu est-il au milieu de nous ou non?&quot;. Certaines personnes sont prises de découragement et ne voient plus la présence de Dieu. Et pourtant, il faut se souvenir que Dieu est toujours là comme il l'était avec le Peuple d'Israël dans le désert sous la conduite de Moïse. Comme lui, ce n'est peut-etre pas nous qui entreront dans la Terre Promise, mais regardons autour de nous et décelons comme Moîse l'a fait de jeunes Josué et de jeunes Caleb.       <br />
              <br />
        &quot;Le Seigneur parla à Moïse et dit :  'Envoie des hommes, un de chaque tribu, choisis parmi les chefs, pour explorer le pays de Canaan que je donne aux Israélites.'  Moïse envoya des hommes depuis le désert de Parân, comme le Seigneur  le lui avait demandé. C’étaient tous des chefs des Israélites. Voici leurs noms : pour la tribu de Juda : Caleb, fils de Yephounné ; pour la tribu d’Ephraïm : Hochéa, fils de Noun ;... Tels sont les noms des hommes que Moïse envoya pour explorer le pays. Moïse donna à Hochéa, fils de Noun, le nom de Josué.  Moïse les envoya donc pour reconnaître le pays de Canaan, en leur disant : 'Passez par le Néguev, gagnez la région montagneuse  et examinez le pays. Voyez comment il se présente et quel peuple l’habite, observez s’il est fort ou faible, nombreux ou pas ; voyez de quel genre est le pays où il habite ; s’il est bon ou mauvais ; et comment sont les villes, si elles sont ouvertes ou fortifiées. La terre est–elle fertile ou pauvre, y trouve–t–on des arbres ou non ? Ayez du courage et rapportez des fruits du pays.' C’était, en effet, l’époque des premiers raisins.&quot; (Nombres 13,1- 8)        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5843265-8711997.jpg?v=1378947868" alt="Florence de Leyritz anime le lancement de l'année pastorale 2013 dans le diocèse de Québec" title="Florence de Leyritz anime le lancement de l'année pastorale 2013 dans le diocèse de Québec" />
     </div>
     <div>
      Dans son <a class="link" href="http://www.ecdq.tv/fr/videos/ef41d488755367316f04fc0e0e9dc9fc">homélie</a>, lors de la concélébration eucharistique, Mgr Lacroix a invité à revenir à la beauté de la charte des béatitudes qui venait d'être proclamée, à sa nouveauté et à son radicalisme (Luc 6, 20-26).        <br />
              <br />
       Puis au début de l'après-midi dans son entretien il a proposé trois pistes de transformation qui peuvent nous aider à continuer sur le chemin commencé : 1) développer les célébrations de la Parole sans prêtre dans les communautés le dimanche, 2) proposer une inititation chrétienne de type catécuménal et 3) améliorer la façon de fonctionner des Équipes d'animation locale (EAL) en choisissant une personne répondante. Celle-ci sera mandatée par l'archevêque qui lui confiera une responsablité de délégué pastoral dont la tâche sera précisée dans les mois qui viennent.       <br />
              <br />
       Dans son enseignement de l'après-midi, madame Florence de Leyritz s'est inspirée de l'intervention du cardinal Bergoglio avant le conclave. Cette intervention de celui allait devenir le pape François proposait &quot;la douce et réconfortante joie d'évangéliser&quot; en soulignant qu'évangéliser suppose une &quot;zèle&quot; apostolique, une Église qui sort d'elle-même et va dans les périphéries, les périphéries géographiques mais également existentielles. Évangéliser c'est se dégager de la tentation de l'autoréférence. &quot;Les maux qui, au fil des temps, frappent les institutions ecclésiastiques sont l'auto-référentialité et une sorte de narcissime théologique&quot;. Évangéliser pour l'Église c'est de ne pas vivre repliée sur elle-même, mais &quot;donner la gloire des uns aux autres&quot;.       <br />
              <br />
       Par la suite, un période de questions a permis aux personnes participantes d'exprimer leurs réactions tel ce curé de douze paroisses qui a raconté comment il faisait changer le visage de ses paroissiens lorsqu'ils lui parlaient de la lourdeur de sa charge et qu'il leur répondait qu'il aimait celle-ci et qu'il était très heureux dans sa situation. À partir de cette expérience, il concluait en souhaitant que les personnes en pastorale aient toutes des visages joyeux et non écrasés et, ainsi, cela se transposera, sur celui des fidèles qu'on verra avec des visages souriants et attirants.       <br />
              <br />
       Le lancement de l'année pastorale 2013 s'est terminé par un envoi en mission de toutes les personnes présentes. Il s'est agi d'un geste important. Pour chaque région pastorale, Mgr Lacroix invitait les membres présents à se lever en nommant leur unité pastorale, il récitait un prière d'envoi et toute l'assemblée chantait :       <br />
              <br />
       <b>Évangéliser le monde entier       <br />
       Proclamer la Bonne Nouvelle       <br />
       Le Christ est ressuscité       <br />
       Il nous a donné la vie éternelle</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Florence-de-Leyritz-anime-le-lancement-de-l-annee-pastorale-2013-dans-le-diocese-de-Quebec_a553.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)</title>
   <updated>2015-05-04T21:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-amour-au-coeur-de-l-evangelisation-Homelie-de-Mgr-Gaetan-Proulx-pour-la-fete-de-saint-Francois-de-Sales-au-Seminaire_a513.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <published>2013-01-24T03:02:00+01:00</published>
   <author><name>Mgr Gaétan Proulx</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire à Québec, à l'occasion de la fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec, célébrée au Séminaire par anticipation le 23 janvier 2013 par la communauté des prêtres du Séminaire, l'équipe d'animation du Grand Séminaire, les séminaristes auxquels s'étaient joints leurs invités: les prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert. Textes de l'Écriture: Hébreux 7, 1-03.15b-17et Marc 3, 1-6     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5153657-7691215.jpg?v=1358995000" alt="« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)" title="« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)" />
     </div>
     <div>
      J’ai l’insigne honneur de présider l’Eucharistie en cette fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec, en cette année où nous célébrons le  trois cent cinquantième anniversaire de fondation en 1663 par le Bienheureux François de Laval, qui l’a érigé pour servir de Clergé à la nouvelle Église en ce pays, en cette ville de Québec.       <br />
              <br />
       La création du Séminaire de Québec a aussi donné naissance à une communauté de prêtres qui se devait d’être missionnaire tout en mettant un accent particulier sur la vie communautaire et sur l’évangélisation. Ces orientations voulues par le Fondateur se sont maintenues tout au long de ces 350 années. C’est donc, particulièrement cette année, une occasion toute spéciale de rendre grâce au Seigneur.       <br />
              <br />
       Le verset de l’acclamation à l’Évangile me semble résumer l’essentiel de la mission des prêtres du Séminaire, de leur Fondateur, François de Laval et de leur patron secondaire saint François de Sales : «  Jésus proclamait la Bonne Nouvelle et guérissait son peuple de toute maladie ». En effet, les deux François ont eu cette préoccupation de tout mettre en œuvre pour que la Bonne Nouvelle puisse être proclamée, annoncée, et cela aux personnes de toutes conditions, en particulier les plus pauvres. Et c’est aussi la préoccupation principale de Jésus, relatée par saint Marc dans le texte de l’Évangile que nous venons d’écouter. Tout mettre en œuvre pour manifester la tendresse de Dieu qui est sans frontières, qu’aucune loi ne peut arrêter, même pas l’observance du Sabbat. L’objectif de Jésus est clair. Il tourne l’attention de ses interlocuteurs vers la finalité de tous les préceptes : « faire le bien », « sauver une vie » pour empêcher la mort d ‘étendre son empire. Telle est la foi qui vaille au Royaume de Dieu. Jésus veut que la vie puisse circuler entre les hommes, que l’amour reprenne ses droits.       <br />
              <br />
       Cet homme dont la main est paralysée, n’est pas en danger de mort, mais son handicap le met en marge du groupe auquel il appartient, l’empêche de servir les siens comme il voudrait. En le guérissant le jour du Sabbat, Jésus nous rappelle que « la dette de la charité est insolvable » (Rm 13, 8) : et la foi vivante, « agissant par la charité » (Ga 5,6), n’a jamais fini de se mettre en peine. Et c’est en ce sens que Jésus, pour contrer « l’endurcissement du cœur », se tourne vers le malade et laisse parler son cœur compatissant : « Étends ta main » et reprends pleinement ta place dans la vie que ton Père te donne pour manifester pleinement son amour ». Au fond, le Seigneur nous propose de choisir la vie en offrant le pardon et en cherchant la réconciliation, la paix et l’unité, comme il convient à des enfants d’un même Père.       <br />
              <br />
       Chers frères prêtres, en célébrant saint François de Sales, nous rendons grâce au Seigneur parce qu’il a été ce pasteur selon le cœur de Dieu. Il a été un modèle d’apôtre et de pasteur qui avait accueilli l’amour divin dans sa vie. Cet accueil de l’amour divin l’a aidé non seulement dans sa vie spirituelle, mais aussi dans sa vie sacerdotale et pastorale. « Si j’ai le bonheur de ramener quelques hérétiques, dit-il, c’est la douceur qui en a fait la conquête. L’amour a plus d’emprise sur les âmes – je ne dis pas la rigueur – mais que la force même des raisons ».       <br />
              <br />
       Chers frères, s’il y a un langage à adopter pour aujourd’hui, dans notre monde, dans notre Église, dans le contexte de la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, c’est certainement celui de la charité qui demeurera toujours plus fécond. Ce langage qu’a adopté saint François de Sales, nous invite à nous pencher vers ceux et celles qui sont dans la pauvreté, l’humiliation et la souffrance. « Puisque la personne blessée est l’image de Dieu, ne devrions-nous pas, dit-il, nous jeter sur son visage, le caresser et pleurer d’amour pour elle » ? « Le Fils de l’homme est maître du Sabbat ».        <br />
              <br />
       AMEN.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-amour-au-coeur-de-l-evangelisation-Homelie-de-Mgr-Gaetan-Proulx-pour-la-fete-de-saint-Francois-de-Sales-au-Seminaire_a513.html" />
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  <entry>
   <title>Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é.</title>
   <updated>2012-01-22T20:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3447549-4959743.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-18T02:06:00+01:00</published>
   <author><name>Bertrand Roy</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 17 novembre 2011, 125 prêtres venant de toutes les parties de la région pastorale de la Rive Nord se sont retrouvés pour entendre Bertrand Roy p.m.é. sur le thème de la mission aujourd'hui. "Pasteurs au coeur d'une Église missionnaire et évangélisatrice" lisait-on dans le programme. La veille, à la salle du Journel à St-Joseph-de-Beauce, 75 prêtres de la région pastorale de la Rive Sud avaient pu bénéficier des enseignements concrets, pratiques et théologiques du conférencier.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3447549-4959743.jpg?v=1321586070" alt="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." title="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." />
     </div>
     <div>
      <b>Voir plus loin le texte intégral des interventions de l'abbé Bertrand Roy p.m.é, </b>       <br />
              <br />
       La journée de la Rive Nord s'est déroulé à la maison généralice des Soeurs de la Charité à Beauport. Elle a commencé par une <span style="font-style:italic">Lectio divina </span>à partir de 2 Corinthiens 5, 11-21 présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada. Après cette méditation riche et remplie, Bertrand Roy p.m.é. a commencé sa série de trois entretiens : deux en avant-midi et un en après-midi.       <br />
              <br />
       Le contenu de ces entretiens a été d'un richesse remarquable. Ils furent donnés avec aplomb, expérience et clarté. Le conférencier a été des plus appréciés par les participants. Vous trouverez ici un aperçu de ces entretiens présentés bien sommairement. Vous en trouverez le texte intégral plus loin.        <br />
              <br />
       Allons-y pour quelques notes prises sur le vif.       <br />
              <br />
       <b>Première conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou devons-nous être &quot;de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Cet exposé visait à situer l'exercice du sacerdoce ministériel (fonction) dans le contexte de la pratique et de la théologie de la mission. Le conférencier s'est demandé s'il était possible de &quot;faire église&quot; autrement . Existe-t-il une autre façon? Oui, répond-il, et c'est plus qu'une question de tâche, c'est dans l'exercice de la charité pastorale que le prêtre trouvera du bonheur. C'est ce que dit le <span style="font-style:italic">Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</span> de Vatican II au numéro 14 que <span style="font-style:italic">Pastores dabo vobis </span> reprend largement. La charité pastorale prend tout son sens lorsque le ministère sacerdotal est envisagé dans sa dimension missionnaire. Le prêtre développe alors une attitude de &quot;conversion pastorale&quot; permanente. Il accepte ainsi d'aller vers des horizons toujours nouveaux comme l'y invite la lettre aux prêtres de <span style="font-style:italic">l'Assembleé des évêques catholiques du Québec </span>en 2009.       <br />
              <br />
       Pour mieux situer l'exercice du sacerdoce ministériel, le conférencier montre l'importance d'une théologie et d'une pratique de la Mission. Avant d'arriver aux moyens concrets, il est essentiel de mettre au point une vision éclairée et solide de la Mission.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue théologique</span>, la MIssion nous renvoie au Dessein de Dieu. L'Église n'existe pas pour elle-même, mais pour les autres. L'Église est au service du Dessein de Dieu, du mouvement de l’amour trinitaire qui embrasse toute l’humanité, c’est le souffle de l’Esprit qui unit toute l’humanité au mystère pascal du Christ, d’une façon que Dieu connaît. Cette constatation incontournable implique deux conséquences : 1) écoute et discernement des signes de l'action de l'Esprit et 2) conversion du regard ecclésial sur soi et sur les autres.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue pratique</span>, la Mission empruntera la même route que celle du Christ, comme le rappelle le Décret <span style="font-style:italic">Ad gentes</span> de Vatican II. La mission de l’Église écrivent les Pères du Concile Vatican II « continue et développe au cours de l’histoire la mission du Christ lui-même, qui fut envoyé pour annoncer aux pauvres la bonne nouvelle; c’est donc par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service… » (numéro 5). L'Église est en chemin. La forme de la marche de l'Église c'est le pèlerinage - Ecclesia peregrinans - et  sa mission est sans cesse marquée par un dialogue prophétique entre les membres de l'Église et avec les autres qui l'entourent et avec lesquels elle interagit. C'est au coeur même des transformations que nous vivons que la &quot;nouvelle évangélisation&quot; se réalise. La vérité de l'Évangile est attestée par la qualité des relations que l'Église suscite à l'intérieur et à l'extérieur dans une gratuìté à l'image de la gratuité du don de Dieu.        <br />
              <br />
       Bertrand Roy  p.m.é. termine cette première conférence avec une image saisissante en comparant le ministère presbytéral à un diapason. Le prêtre, explique-t-il, n'est pas le chef d'orchestre, il ne joue pas de solos, il ne chante pas plus haut que les autres, il entend le &quot;la&quot; et il permet à la communauté de chanter juste.       <br />
              <br />
       <b>Deuxième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou la passion des &quot;supermans de la pastorale&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette deuxième conférence, Bertrand Roy p.m.é. aborde la spiritualité de la MIssion. Son exposé vise à approfondir la dimension existentielle (être) de l'exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective de spiritualité missionnaire. Il serait trop long ici de reprendre les multiples exemples que le conférencier a apportés Qu'il suffise de noter son insistance pour situer cette spiritualité de la Mission dans  un mouvement qui la précède et qui la dépasse, celui du Dessein de Dieu qui vient vers l'humanité et lui donne son Fils. &quot;C'est, dit-il, un problème de foi, de foi risquée&quot;. Comme Paul, le prêtre engage toute son existence au service de la mission. La spiritualtié missionnaire est avant tout existentielle. Exemples: Mgr Gustave Prévost et Charles de Foucauld. Des témoins, une présence, une communion, une vocation qui va toujours en avant, ouverte dans l'espérance, voilà des caractéristiques d'une authentique spiritualité missionnaire.       <br />
              <br />
       <b>Troisième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou &quot;l'avenir d'un ministère au service de la communion missionnaire&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette conférence, Bertrand Roy p.m.é. a identifié quelques pistes d'avenir pour l'exercice &quot;consolant&quot; d'un ministère aux horizons nouveaux. Il en a indiqué cinq.       <br />
              <br />
       1) Mettre en fonction une communauté de collaborateurs et de collaboratrices qui ont un coeur rempli d'espérance, qui ont des désirs ardents et qui prennent le temps de partager ensemble dans la familiarité de la vie quotidienne et la détente.       <br />
              <br />
       2) Passer de la logique du succès à celle de la fécondité, ce que Mgr Lacroix avait appelé plus tôt en s'adressant à ses prêtres &quot;réussir&quot; versus &quot;accomplir&quot; en donnant l'exemple de Jésus qui n'a pas &quot;réussi&quot;, mais qui a &quot;accompli&quot; sa mission : &quot;Père, tout est accompli&quot; (Jean 19, 23) . Le Seigneur demande au pasteur de porter du fruit. Le pasteur est un semeur, c'est Dieu qui donne la croissance, mais le pasteur doit sarcler; bêcher, arroser pour que la semence s'enracine et porte du fruit. Il est important dans nos évaluations pastorales de le faire toujours en terme de &quot;fruits&quot; et non en termes de &quot;réussites&quot;.       <br />
              <br />
       3) Maintenir une saine tension entre le local et l'universel. &quot;Des racines et des ailes&quot;.... Être enracinés dans un milieu précis est essentiel à la Mission. D'autre part, l'ouverture, la mobilité sont nécessaires. Enracinement dans un contexte global.       <br />
              <br />
       4) Développer la fraternité sacerdotale et relever le défi des &quot;inters&quot; : l'inter-générationnel, l'inter-culturel, l'inter-ministères. Le conférencier donne ici plusieurs illustrations concrètes de cette piste.       <br />
              <br />
       5) Cultiver la formation, la formation initiale (séminaire, stages etc.) et la formation permanente.       <br />
              <br />
       Le conférencier termine par un souvenir de Paul VI à la fin de sa vie, en juillet 1978, qui, s’adressant à des représentants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer, au moment de quitter ses invités, improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir». Que les pasteurs, à l'exemple de Paul VI,  soient toujours conscients que c'est une dignité d'aimer et de servir ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
              <br />
       On peut lire une conférence de Bertrand Roy p.m.é. donnée au Montmartre canadien à Québec le 20 février 2008 qui touche plusieurs des points abordés dans les entretiens qui précèdent :  <a class="link" href="http://www.lemontmartre.net/archives/conference_bertrand_roy.pdf">L’évangélisation au XXIe siècle : Quelles surprises nous attendent?</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <b>Bertrand Roy, p.m.é. </b>       <br />
              <br />
       Directeur et rédacteur en chef de la revue <span style="font-style:italic">Missions Étrangères</span> de 1985 à 1986 et directeur de la publication depuis 2003, Bertrand Roy a été missionnaire en Indonésie de 1976 à 1982 et au Cambodge de 1995 à 1996. Il dirige aujourd'hui des dossiers relatifs à la formation en plus d'enseigner la missiologie à l'université. Il est membre du Conseil central de la Société des prêtres des Missions Étrangères depuis 2003, poste qu'il avait auparavant occupé de 1985 à 1991.        <br />
       ¨       <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Texte intégral des interventions de l'Abbé Bertrand Roy p.m.é.</b>       <br />
              <br />
       <b>Pasteurs au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontres régionales des prêtres – Novembre 2011       <br />
       Archidiocèse de Québec</span>       <br />
              <br />
       	Durant la dernière année, ce fut pour moi un privilège que de faire le tour des régions pastorales pour une réflexion sur la paroisse dans la perspective de la nouvelle évangélisation. Je vous en remercie sincèrement. Aujourd’hui un autre cadeau m’est offert : collaborer à une réflexion sur la dimension missionnaire de notre ministère sacerdotal dans le contexte de la réorganisation pastorale en cours. Quel est l’avenir de notre ministère et de notre être comme prêtres à l’intérieur du grand chantier des réaménagements pastoraux?       <br />
              <br />
       	En préparant cette journée, je me suis laissé interpeller par des questions soulevées par le Conseil presbytéral du 19 septembre dernier.  «  On note un changement dans le service et la présence au gens dans ce nouveau redécoupage des  communautés. Dans ce nouveau contexte, nous sommes de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques. Comment allons-nous passer de la conversion structurelle à la conversion pastorale? » Je m’inspire de cette question pour tenter de situer l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       	Je pense ici à mon premier évêque dans le Nord de Sumatra en Indonésie, Mgr Pius Datubara, un capucin indonésien. Il avait une telle une âme de pasteur qu’il semblait se reprocher d’être évêque, comme s’il y avait ainsi un prêtre de moins pour répondre aux besoins pastoraux immédiats des communautés. Les prêtres devaient faire la queue avec tous les pauvres de la ville pour pouvoir lui parler. Je pense aussi à un autre évêque, un prêtre diocésain polonais, que j’ai connu durant mes années d’étude dans son diocèse. Il était toujours en voyage et s’en remettait à ses collaborateurs pour les tâches administratives et la gestion du quotidien. Les foules l’adoraient, mais ses collaborateurs étaient parfois essoufflés, souvent laissé à eux-mêmes.       <br />
              <br />
       	Tous les deux, Pius Datubara et Karol Wotyla, furent pour moi des témoins de la charité pastorale, de cette « charité du Christ qui nous presse ». Cette charité pastorale, comme service de proximité et présence quotidienne aux gens, devient-elle un idéal impossible à vivre dans le contexte des réaménagements pastoraux actuels? Somme-nous condamnés à  être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       Réaménagements pastoraux et exercice de la charité pastorale       <br />
              <br />
       	En avril 2010, dans une lettre qu’ils adressaient aux prêtres à l’occasion du Jeudi saint, les évêques du Québec exprimaient leur encouragement et leur reconnaissance. Dans cette même lettre, il était question des préoccupations actuelles des prêtres, qu’il s’agisse des réorganisa­tions pastorales, du lien avec leur évêque, de leur formation, de leur équilibre de vie, de leur situation financière. Après avoir rappelé le contexte diffi­cile dans lequel les prêtres sont appelés à exercer leur ministère aujourd’hui au Québec, souvent en se butant à l’indifférence des uns ou à l’agressivité des autres, les évêques du Québec affirmaient que « les réalités sociologiques et une décroissance numérique nous convainquent de plus en plus qu’il faut &quot;faire autrement&quot; pour que notre tâche soit humainement supportable et spirituellement gratifiante. On doit cependant l’affirmer clairement : la situation actuelle nous oblige à revenir à ce qui est la source de notre sacerdoce. » (AECQ, Lettre d’amitié des évêques du Québec à leurs confrères prêtres à l’occasion du Jeudi saint de l’année sacerdotale, 1er avril 2010).       <br />
              <br />
       	Faire autrement. Cette expression est devenue un slogan dans notre environnement politique, social et même ecclésial. On parle de faire Église autrement. Dans certaines Églises locales au passé missionnaire glorieux, on entend même des invitations à la désobéissance. Si l’exercice du ministère des prêtres devient une tâche qui n’est plus humainement supportable ni spirituel­lement gratifiante, il y a un sérieux problème dans la demeure et il faut évidemment faire autrement.       <br />
              <br />
       	Existe-t-il une autre façon de faire permettant de contrer la pénurie de main d’œuvre, l’abandon prématuré, l’épuisement professionnel ou le senti­ment de libéra­tion quand sonne enfin l’heure de la retraite. Il y a certainement moyen de faire autrement puisqu’il y a des prêtres heureux dans leur ministère. Nous en connaissons. Nous en sommes. Nous savons aussi que la même tâche peut être écrasante et terrible pour l’un et stimulante et valorisante pour un autre. C’est plus qu’une question d’ouvrage. Etre heureux comme prêtres dans la situation actuelle suppose que nous retrouvions constamment le chemin qui mène à la source de notre sacerdoce.        <br />
              <br />
       	Selon le décret de Vatican II sur le ministère et la vie des prêtres, c’est dans l’exercice de la charité pastorale, en menant la vie même du Bon Pasteur dans l’unité de la mission de l’Église, que les prêtres trouveront l’unité de leur propre vie et leur bonheur (cf. Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 14). S’il faut faire autrement pour que la tâche des prêtres soit humainement supportable et spirituelle­ment gratifiante, il faut revoir notre façon d’exercer cette charité pastorale.       <br />
              <br />
       	La charité pastorale implique une loyauté et un effort inlassable, à la manière du Bon Pasteur qui appelle ses brebis chacune par son nom, qui donne sa vie pour elles, qui s’éloigne même du gros du troupeau pour rechercher celle qui est perdue. Cette loyauté et ce don de soi sans compter s’accommodent mal d’une froide description de tâche, d’un encadrement juridique bien défini, d’un horaire régulier non négociable, de directives officielles à appliquer mur à mur. La charité pastorale semble appartenir plus au domaine de l’improvisation qu’à celui de la planification. Elle appartient plus à la relation d’amitié et de liberté qu’à la responsabilité administrative et aux procédures contraignantes. Elle appartient plus au don gratuit qu’au devoir professionnel de répondre à des besoins, tels les besoins religieux de nos concitoyens.        <br />
              <br />
       	Pour donner tout son espace vital à la charité pastorale, il est nécessaire de faire autrement afin que les prêtres y trouvent l’unité de leur vie et leur bonheur. C’est ici qu’il peut être indispensable d’envisager le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire. Ne sommes-nous pas confrontés nous aussi à la conversion pastorale dont a parlé la Ve Conférence du CELAM à Aparecida, au Brésil?       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de déve­lop­per la dimension mission­naire de la vie dans le Christ. L’Église a besoin d’une forte secousse qui l’empêche de s’installer dans le confort, la stagna­tion et la tiédeur, en marge de la souffrance des pauvres du continent. Nous avons besoin que chaque commu­nauté chré­tien­ne se convertisse en un centre de rayonnement de la vie dans le Christ. […] Nous sommes appelés à assumer une attitude de conversion pastorale permanente, ce qui implique écouter avec attention et discerner « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2, 29) à travers les signes des temps où Dieu se manifeste. » (CELAM, Aparecida – Document final, 2007, 360-362)       <br />
              <br />
       	Quelle conversion pastorale permanente, quelle forte secousse, quelle attention aux signes des temps, sommes-nous appelés à assumer pour vivre la charité pastorale du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire?        <br />
              <br />
       Prêtres-missionnaires : héritiers et pionniers…       <br />
              <br />
       	Peut-être que « devenir de plus en plus évêques » n’est pas une si mauvaise idée après tout, non pas dans le sens d’être débordé de tâches administratives au point de priver l’Église de ses pasteurs ou de partir en voyage en laissant l’ouvrage aux autres, mais dans le sens de collaborer de plus en plus au ministère des évêques. Or ce ministère est d’abord et avant tout un service apostolique, autrement dit un service missionnaire.         <br />
              <br />
       	Encore faut-il bien s’entendre. Une certaine image traditionnelle de la mission, même si nous savons qu’elle est dépassée, demeure bien ancrée dans notre imaginaire ecclésial. Par exemple, il ne suffit pas de faire le prêtre dans un autre pays pour le faire autrement. Il ne suffit pas de savoir se débrouiller avec peu de ressources pour faire la mission. Ou encore, il ne suffit pas d’être un bon improvisa­teur, d’avoir un grand réseau d’amis et d’être généreux sans compter pour vivre la charité pastorale dans une perspective missionnaire. Comment se présente l’exercice de notre ministère dans cette perspecti­ve?       <br />
              <br />
       	J’aime bien me rappeler cette affirmation du rabbin Abraham Josuah Heschel : « Pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier. Pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. » Les prêtres du Québec, ou mieux encore les prêtres de Québec, sont les héritiers d’une longue tradition de prêtres-missionnaires, de prêtres-pionniers ouvrant des chemins nouveaux. Jusqu’en 1908, toute l’Amérique du Nord était considérée comme une terre de mission et plusieurs prêtres d’ici ont fait leurs valises pour aller vers l’Ouest, vers le Sud ou vers le Nord comme missionnaires. Et ceux qui restaient ici ouvraient de nouvelles paroisses, bâtissaient des églises, fondaient des communautés religieuses et peut-être même devenaient chanoines.        <br />
              <br />
       	En 1921, il y a 90 ans, les évêques du Québec ont exercé leur service missionnaire en fondant une maison de formation, un Séminaire en vue d’organiser la participation de leur clergé diocésain à la mission universelle de l’Église. Ce Séminaire sera le berceau de la Société des Missions-Étrangères. À l’époque, on partait en mission au loin, comme ambassadeurs d’un peuple apostolique, pour sauver une par une les âmes « qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » et surtout pour fonder une Église locale à l’image et à la ressemblance de celle qui vous envoyait. L’attitude de ces missionnaires, généreux et audacieux, n’était pas toujours une attitude de sympathie face aux autres cultures et aux autres religions. Les jugements sévères et la confrontation des différences accom­pagnaient la disponibilité à rendre service aux gens et le désir de leur faire connaître la religion du Bon Dieu, comme on disait alors. La devise épiscopale du premier évêque de la Société des Missions-Étrangères, Mgr Louis-Adelmar Lapierre, p.m.é., vicaire aposto­li­que de Szepingkai en Mandchourie était : « Caritas Christi urget nos ». Tel est notre héritage spirituel.       <br />
              <br />
       	La perspective missionnaire a beaucoup changé depuis 1921 dans la mouvance des transformations sociales, religieuses et ecclésiales du XXe siècle, mais l’imaginaire ecclésial n’absorbe que très lentement ces changements. La mission actuelle en dialogue prophétique avec les pauvres, les cultures et les religions est toujours confrontée aux tentations de puissance, d’uniformité et de confrontation qui refont surface sous des habits nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’appel à une conversion pastora­le missionnaire lancé par le CELAM à Aparecida n’est pas une nouveauté. Comme l’a fait l’Église du Québec, par exemple avec l’enquête Risquer l’avenir il y a 20 ans, cet appel recueille l’héritage du difficile chemine­ment post-conciliaire qui a changé notre vision et notre pratique de la mission.        <br />
              <br />
       	Par exemple, ce changement était évoqué discrètement par le comité des minis­tères de l’AECQ dans un message sur l’identité presbytérale intitulé : « Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église ». Dans la dernière section du message, sous le titre : « Appelés et envoyés », ce message situe ainsi le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire :        <br />
              <br />
       […] La communauté locale ne doit pas s’occuper uniquement de ses propres fidèles : elle doit veiller à maintenir vive la préoccupation missionnaire qui la fera aller vers tous les hommes et toutes les femmes de leur temps. Les prêtres ont à cœur d’animer cet esprit missionnaire de la vie de la communauté. Les prêtres, au cœur de la communauté des baptisés, se rendent ainsi disponibles, par toute leur vie, à exercer un ministère aux horizons nouveaux, afin de collaborer d’une façon particulière à la mission du Christ, une mission elle aussi aux horizons toujours nouveaux… (AECQ, Comité des ministères, Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église (L’identité presbytérale), Année sacerdotale 2009-2010.)       <br />
               <br />
       	En ce qui regarde le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire, le changement évoqué par le comité des ministères va bien au-delà de l’animation missionnaire de la communauté. La conversion pastorale qu’il suggère ne signifie pas la recherche de nouvelles stratégies. Il s’agit plutôt d’élargir notre regard à la mesure des horizons toujours nouveaux de la mission pour y resituer le ministère des prêtres et l’exercice de leur charité pastorale dans cette perspective.       <br />
              <br />
       	Pour évoquer brièvement ces horizons nouveaux de la mission et y situer le ministère des prêtres aujourd’hui et demain, j’adopterai trois points de vue : d’abord celui de la théologie de la mission, puis celui de la pratique de la mission, et enfin celui de la spiritualité de la mission.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       La mission a une Église       <br />
              <br />
       	Un premier point de vue est celui de la théologie de la mission. Dans la mouvance de Vatican II, nous avons redécouvert le sens théologique de la mission. Son origine, son centre et son but se trouvent dans le mouvement de l’amour trinitaire vers toute l’humanité. Plus qu’une activité de l’Église, la mission est sa raison d'être comme communauté croyante. Nous connaissons cette affirmation du décret Ad Gentes : « De sa nature, l’Église, durant son pèlerinage sur la terre, est missionnaire, puisque elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père. Ce dessein découle de « l’amour dans sa source », autrement dit de la charité du Père (Vatican II, Ad Gentes, 2).        <br />
              <br />
       	Toute l’Église est missionnaire car elle trouve son origine et son but dans ce mouvement de l’amour trinitaire qui la précède et la dépasse pour rejoindre toute l’humanité et l’embrasser de ses deux mains que sont le Verbe et l’Esprit, la Parole et le Souffle de Dieu. L’horizon de la mission s’élargit considérablement. Plus qu’une activité de l’Église, c’est la mission qui a une Église. L’Église est au service de cette mission de Dieu comme signe et sacrement. Mentionnons seulement deux enjeux de ce nouvel horizon de la mission pour le service que l’Église est appelée à rendre.       <br />
              <br />
       	Un premier enjeu est le passage à une compréhension de la mission qui dépasse le salut individuel. Cette mission, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, concerne la réalisation dans toute l’histoire humaine du dessein de Dieu dans l’ordre de l’amour, de la libération du mal, d’une nouvelle création. Il en résulte un regard plus positif quoique critique sur les projets d’humanisation que portent les différentes cultures, idéologies et traditions religieuses de l’humanité. Le service de l’Église missionnaire exige un constant discernement des « signes des temps », des signes de l’amour de Dieu à l’œuvre dans l’histoire. C’est la condition indispensable pour que l’Église soit fidèle à sa raison d’être et puisse dire aux femmes et aux hommes de son temps : « Si tu savais le don de Dieu. »       <br />
              <br />
       	Un deuxième enjeu de ce nouvel horizon de la mission est une conversion du regard ecclésial sur soi et les autres. Si nous avons longtemps défini les autres, les destinataires de la mission, en fonction de nous (qu’il s’agisse des païens, des infidèles, des hérétiques, des non-chrétiens, des non-pratiquants, des distants, etc.), le service de la mission de Dieu à l’œuvre dans le monde par sa Parole et son Esprit nous conduits à découvrir notre identité comme Église dans la relation avec les autres, dans le dialogue et le service. Selon le théologien Karl Rahner au lendemain de Vatican II, au moment où l’organisa­tion missionnaire de l’Église était en pleine crise, si l’Église est missionnaire, c’est parce qu’elle a besoin des autres pour vivre sa foi. Jean-Paul II évoquera la même pauvreté quand il affirmera que « la mission renouvelle l’Église, renforce la foi et l’identité chrétienne, donne un regain d’enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi s’affermit lorsqu’on la donne. » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 2).         <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la théologie de la mission, un premier point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres est la conscience qu’une Église missionnaire, de par sa nature, est une Église toute entière ministérielle, c’est-à-dire toute entière au service du don reçu gratuitement du Christ ressuscité pour être partagé avec tous dans la mouvance de son Esprit. Dans l’Église missionnaire, tous les baptisés incorporés au Christ sont participants de l’unique mission du Christ en coopérant selon la mesure du don reçu à sa triple fonction prophétique, sacerdotale et royale. Tous sont dans les Christ des femmes et des hommes de Dieu autant que les prêtres, quoiqu’en pense le sentiment populaire beaucoup plus sacral qu’ecclésial.        <br />
              <br />
       	Sur cet horizon nouveau, comment se situe le ministère des prêtres? Le sacerdoce ministériel se redécouvre comme un sacerdoce de service pour aider toute l’Église à devenir et demeurer elle-même à la suite du Christ qui l’appelle et l’envoie. Pour reprendre une affirmation du P. Jean-Marie Tillard : « Pourquoi donc cette nécessité du ministère, porté par l’Esprit du Christ, alors que tout vient du Christ ?  Précisément, afin de bien manifester que tout vient du Christ » (J.-M. Tillard, Chair d’Église, chair du Christ, Paris, Cerf, 1992, p. 162)       <br />
              <br />
       	Le ministère des prêtres, coopérant à la mission apostolique des évêques, se situe ainsi comme un don appartenant à la structure même de l’Église mission­naire.  Selon les mots de Jean-Paul II : « Dans son être même et dans sa mission sacramentelle, le prêtre apparaît, dans la structure de l’Église comme signe de la priorité absolue et de la gratuité de la grâce, qui est donnée à l’Église par le Christ ressuscité. Par le sacerdoce ministériel, l’Église prend conscience, dans la foi, de ne pas exister par elle-même, mais par la grâce du Christ dans l’Esprit Saint » (Jean-Paul II, Pastores dabo vobis, 1992, 16).       <br />
              <br />
       	Si, par sa nature missionnaire, l’Église n’existe pas par elle-même mais par la gratuité de la grâce du Christ, elle n’existe pas non plus pour le seul bénéfice de ses membres mais pour le salut du monde. Ici aussi le don du sacerdoce ministériel est essentiel comme signe de l’universalité de la mission du Christ confiée à l’Église. Selon les mots bien connus du décret conciliaire sur le ministère et la vie des prêtres, « le don spirituel que les prêtres ont reçu à l’ordination les prépare non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d’ampleur universelle, « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8) (Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 10).       <br />
              <br />
       	Dans cette perspective, le prêtre n’est pas un agent de pastorale parmi les autres. Ce qui n’est pas sans susciter des débats. Par exemple, dans la mise en œuvre de nouveaux projets missionnaires de la Société des Missions-Étrangères, l’opportunité d’accepter la responsabilité d’une charge pastorale fut souvent questionnée par des confrères prêtres qui souhaitaient être libres pour de nouvelles initiatives d’évangélisation. Dans une Église toute entière ministérielle, le prêtre n’a pas à assurer tous les ministères dont a besoin l’Église pour accomplir sa mission. Qu’il soit de moins en moins possible de le faire est sans doute une libération. Cependant, son service spécifique dans l’Église demeure essentiel comme signe personnel de la gratuité du don du Christ et de l’universalité de son amour dont les sacrements doivent être des signes.        <br />
              <br />
       La mission en dialogue       <br />
              <br />
       	Un deuxième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission où se situe le ministère des prêtres est celui de la pratique de la mission, à savoir comment l’Église continue et développe dans l’histoire la mission du Christ envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Selon les mots du décret Ad Gentes, « c’est par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et de l’immolation de soi jusqu’à la mort, dont Il est sorti victorieux par sa résurrection » (Vatican II, Ad Gentes, 5).        <br />
              <br />
       	La bonne forme de l’Église missionnaire est celle du pèlerinage, d’un peuple en route, Ecclesia peregrinans. Sur la route, elle se fait « parole, message et conversation » selon les mots de Paul VI dans Ecclesiam Suam. Elle passe de l’anathème au dialogue, elle se tourne vers l’autre, si différent soit-il. En partageant la recherche de salut, de libération, d’authenticité, d’harmonie des peuples dont elle se reconnaît solidaire dans sa propre pauvreté, l’Église de Vatican II approfondit l’Évangile de Jésus-Christ qu’elle proclame. Sa compréhension de l’évangélisation, au sens strict de la prédication de l’Évangile, s’élargit en cours de route. Ainsi, en 1971, le synode des évêques affirmait que « l’activité en faveur de la justice et la participation à la transformation du monde nous apparais­sent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile» Synode des évêques, La justice dans le monde, 1971).       <br />
              <br />
       	Puis, à la suite du synode de 1974 sur ce thème de l’évangélisation, Paul VI écrit l’exhortation Evangelii nuntiandi (1975), où la compréhension de l’é­van­­gé­li­sation s’élargit encore pour inclure l’évangé­li­sa­tion de la culture et des cultures. Plus encore, non seulement l’Église est-elle appelée à évangéliser, selon son identité la plus profonde,  mais elle aussi «a toujours besoin d’être évangélisée, si elle veut garder fraîcheur, élan et force pour annoncer l’Évangile» (Paul VI, Evangelii nuntiandi, 15). C’est dans le dialo­gue avec les pauvres, les cultures et les religions que se constitue une véritable Église locale, en bonne forme missionnaire. L’inculturation, un nouveau mot qui apparaît durant ces années-là, désigne cette ecclésiogénèse, cet engendrement ecclésial. Non pas une adaptation superficielle ou encore un clonage mission­naire, mais la réponse nouvelle, inédite, que donne un peuple à l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       	La journée de jeûne et de prière pour la paix tenue à Assise en octobre 1986, il y a 25 ans, fut un évé­ne­ment hautement symbolique du nouvel horizon ouvert par la pratique de la mission en dialogue. Cette rencontre recueillait les fruits des initiati­ves de dialogue œcuménique et interreligieux qui se sont multi­pliées, avec des hauts et des bas, à la suite du concile. Jean-Paul II résumait ainsi le sens de cette rencontre : «Voyons en ceci une anticipation de ce que Dieu voudrait se voir réaliser dans l’histoire de l’humanité: un cheminement fraternel dans lequel nous nous accompagnons mutuellement vers un objectif transcendant qu’il prépare pour nous» (Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux &amp; Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Dialogue et annonce, 1991, no 79).       <br />
              <br />
       	Cette mission en dialogue prophétique est une réalité complexe, aussi diversifiée que les situations où l’Église est appelée à servir l’Évangile. Les nouveaux horizons de la mission qui s’ouvrent ainsi dépassent largement l’image géographique des missions lointaines. Il peut s’agir de la mission ad gentes, là où l’Évangile n’est pas connu ou mal connu, souvent dans des milieux marqués par d’autres traditions religieuses ou idéologiques. Dans les milieux déchristianisés, où l’Évangile est méconnu ou archivé sur la tablette du patrimoine, on parlera de nouvelle évangé­lisa­tion. Et cette mission en dialogue se poursuit aussi à l’intérieur même de l’Église. Celle-ci a constamment besoin de se convertir à l’Évangile, qu’il s’agisse du mouvement œcuménique, des rapports entre divers réseaux d’Église portant des projets contrastés, ou encore de l’activité pastorale avec toutes ces tentations de rivalités, de cléricalisme et d’esprit de parti.         <br />
              <br />
       	Dans la diversité de ces situations, cette mission évangélisatrice est plus que l’enseignement d’une doctrine, la promotion d’une morale, l’apprentissage d’un rituel religieux et ses règles, comme ce fut souvent le cas en terres de mission. Pour reprendre l’expression très simple d’un confrère, missionnaire au Japon pendant des décennies : la mission, me disait-il, c’est d’abord et avant tout  une « affaire de relations ».  Simple, mais très exigeant.       <br />
              <br />
       	Dans les sessions de formation missionnaire, j’insiste toujours sur le fait qu’il n’y a pas de missionnaire tout seul. Si la relation de l’envoyé avec celui qui l’envoie est fondamentale, c’est dans la relation avec les destinataires que se vérifient l’authenticité et la crédibilité du missionnaire. La qualité de cette relation est le lieu vital où agit la puissance de l’Esprit du Christ, où l’expérience de la foi prend forme, où la vérité de l’Évangile est annoncée, où l’Église est convoquée. Dans le vif de la rencontre interculturelle et interreligieuse, la qualité de cette relation est mise à l’épreuve dans la mission en dialogue. 	Jusqu’où cette relation de la mission favorise-t-elle la gratuité, le partage des dons ? Jusqu’où est-elle hospita­lière, inclusive, ouverte aux pauvres, sans frontière? En somme, jusqu’où cette relation de la mission est-elle le signe du mouvement de l’amour trinitaire qui précède et dépasse le missionnaire ? C’est l’horizon nouveau qu’ouvre la pratique de la mission en dialogue.       <br />
              <br />
       	Du point de vue de la pratique de la mission en dialogue, nous identifions un autre point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres. La vérité de l’Évangile est annoncée et attestée d’abord et avant tout par la qualité des relations de communion et de service que l’Église suscite à l’intérieur et à l’extérieur d’elle-même. La vérité de l’Évangile, c’est-à-dire l’amour personnel et universel de Dieu manifesté en Jésus Christ et à l’oeuvre dans le monde par son Esprit, est un don reçu gratuitement et il est partagé dans une communion de vie fraternelle et de dévouement désintéressé ouverte à tous. C’est la forme de la mission en dialogue.        <br />
              <br />
       	Dans l’Église missionnaire, le ministère des prêtres comme collaboration au ministère apostolique des évêques concerne précisément la qualité de ces relations de communion et de service qui témoignent de la vérité de l’Évangile. Le sacerdoce ministériel est le signe personnel de la gratuité du don de Dieu dans le Christ et de son ouverture universelle. Sans ce ministère de la gratuité du don de Dieu et de son universalité, la communion ecclésiale risque de se replier sur elle-même, de se justifier à la mesure du milieu ambiant ou de s’effriter. Sans ce ministère, le service missionnaire de toute l’Église dans le monde peut s’essouffler, se mesurer uniquement au succès ou à la bonne réputation.       <br />
              <br />
       	Dans son ministère sacramentel, que ce soit dans l’Église ou sur le perron de l’Église, le prêtre est appelé à jouer l’Évangile in persona Christi non pas sept fois, mais soixante-dix fois sept fois. Les Évangiles sont remplis de nouveaux sacrements à découvrir en mission. Il y a beaucoup de petites eucharisties à célébrer pour conduire à la grande Eucharistie       <br />
              <br />
       	Tous les disciples du Christ sont sans doute appelés à jouer les Évangiles. La tradition apostolique nous a légués les Évangiles comme autant de partitions qui ont besoin d’être interprétées par des personnes vivantes pour exprimer toute leur beauté pour la vie du monde. L’exercice de la charité pastorale des prêtres ne consiste pas à jouer toutes les partitions, ni même à faire le chef d’orchestre. Son ministère spécifique est plus de l’ordre du diapason, du signe personnel ordonné à bien manifester que tout vient du Christ, gratuitement et pour tous.        <br />
              <br />
       	 « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14). Devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »? Dans une perspective missionnaire, notre service est amené à prendre autant de formes que les situations où la communauté ecclésiale est conduite dans son pèlerinage, y compris les réaménagements pastoraux que réclame la réalité du milieu. En ce sens, dans le contexte d’une nouvelle évangélisa­tion, dans ce pays où nous sommes les héritiers d’une histoire locale de l’Église avec ses grandeurs et ses lourdeurs, peut-être le temps est-il venu non pas de la démission face à des tâches qui nous dépassent mais plutôt de la « permission » dans le sens de permettre, d’encourager, d’autoriser la liberté et la créativité face à des façons de faire reçues de nos prédécesseurs et peut-être sacralisées à outrance.       <br />
              <br />
       	Oui, « pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier » comme dirait le rabbin Heschel. L’essentiel est de veiller à la qualité des relations de communion et de service qui attestent de la vérité de l’Évangile aujourd’hui. Dans cette perspective, le sacerdoce ministériel comme signe personnel du Christ vivant est essentiel pour aider les communautés à rester au diapason du don reçu gratuitement en vue d’être partagé avec tous.        <br />
              <br />
       	L’expérience nous apprend que des changements importants, s’ils peuvent surprendre ou bouleverser des habitudes, sont souvent le fruit d’une longue germination invisible et ils peuvent conduire à leur tour vers d’autres changements imprévisibles mais dépassant toutes nos espérances. Les conversions structurelles en cours ici et ailleurs, comme ce fut le cas dans le passé et comme cela se répétera dans l’avenir, sont le lieu où nous sommes appelés à jouer la nouveauté de l’Évangile, à être les pionniers d’une nouvelle façon d’être Église en interprétant à nouveau l’Évangile de l’accueil, du partage, du pardon, de la guérison, de la fête, de la vie. Oui, « pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. »       <br />
              <br />
       L’espérance d’une vocation : « Non plus serviteurs mais amis » (Jn 15, 15)        <br />
              <br />
       	Qu’en est-il de la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire. Mon propos s’inspire ici d’une autre préoccupation du Conseil presbytéral de septembre dernier en relation avec l’être prêtre aujourd’hui. « Comment être des acteurs positifs au cœur des réaménagements proposés par le cadre de référence? Comment garder un équilibre dans l’exercice du ministère pour le vivre dans la durée? Quand on regarde la liste des confrères, on voit une liste de charges qui réclament d’eux qu’ils soient des supermans de la pastorale. Il faut se pencher sur ceux qui sont là et avoir de la compassion pour ceux à qui ont va donner des charges terribles. » Je m’inspire de cette préoccupation pour situer la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou la passion des « supermans de la pastorale »       <br />
              <br />
       	La charité du Christ qui nous presse fait-elle de nous des personnes tellement pressées que nous risquons d’être écrasés? Dans sa correspondance avec l’Église de Corinthe, Paul ne se gêne pas pour évoquer toutes les tribulations qu’il a affrontées au service de l’Évangile. Il en met beaucoup au point d’écrire : « Si nous avons été hors de sens, c’était pour Dieu : si nous sommes sensés, c’est pour vous » (2 Cor 5, 13). Et c’est par la suite qu’il écrit : « L’amour du Christ nous étreint, à cette pensée qu’un seul est mort pour tous et donc que tous sont morts » (2 Cor 5, 14 - TOB).        <br />
              <br />
       	Si Paul consacre toute sa vie au Christ et affronte toutes les tribulations que nous connaissons, c’est sous la motion de la charité – celle du Christ pour lui provoquant la sienne pour le Christ. Or cet amour est actif, généreux et repose sur une conviction : Jésus a donné sa vie par amour. C’est le jugement que Paul pose sur la vie et le ministère de Jésus qui lui permet de trouver le sens des tribulations qu’il affronte lui-même. « Il est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Cor 5, 15). S’il y a des « supermans de la pastorale », il y a aussi des « supermans de la mission », et c’est le même problème. Un coup d’œil à l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères que je connais un peu mieux peut être révélateur à cet égard.        <br />
              <br />
       	Une approche pour connaître l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères pourrait être le récit de ses tribulations, individuelles ou collectives. Ces  tribulations, ce sont les conversions et les résistances de ses missionnaires, les beaux plans qui ne se sont pas réalisés, les conflits imprévus, les maladies et les accidents, les difficultés pour parler une autre langue, les malentendus et les frustrations dans le creuset de la rencontre interculturelle. Ces tribulations, ce sont aussi des événements qui bouleversent tout : guerres civiles, révo­lu­tions popu­laires, dictatu­res militai­res, séche­res­ses ou inonda­tions.       <br />
              <br />
       	Non seulement les missionnaires se sont-ils retrouvés à la merci des cir­cons­tances de temps et de lieu, mais ils ont souvent fait exprès pour se rendre vulnéra­bles en prenant l'ini­tiative de franchir des frontiè­res géographiques, mais aussi culturelles, sociales, économiques. Et que dire de l’apprentissage de la patience pour appren­dre une nou­velle langue, pour s'ini­tier à la culture d'un peu­ple, pour trouver sa place et se bâtir un réseau de rela­tions person­nelles. Le chemin parcouru fut souvent une route de tribulations, de participation au mystère pascal du Christ.       <br />
              <br />
       	Sur cette route souvent cahoteuse, le missionnaire expérimente l'action libératrice de l'Esprit du Christ.  Dans le creuset de la rencontre intercul­turelle et interreligieuse, quand apparaît la vulnérabi­li­té de ses convic­tions, de sa liberté, de son amour, il entend le Seigneur lui dire:­ « Ma grâce te suffit » (2 Cor 12, 9).­ Aller à la frontière et transgres­ser les limites ne va pas sans risque. Dans les échecs où l'orgueil est blessé, cette épreuve est féconde pour la mission si elle est le lieu d'une rencontre réconci­liatrice avec le Christ ressusci­té. Cette expérience de la joie pascale fonde le témoignage,­ inspire le courage missionnaire.         <br />
              <br />
       	Dans cette expérience de tribulations, nous avons appris la valeur de la rencontre de l’autre, si différent soit-il. Non seulement cette différence doit-elle être respectée, mais elle est une richesse offerte dans l’hospitalité. De l’accueil reçu, sans mérite de notre part, nous tenons la conviction que la mission au service de l’Évangile n’est pas d’abord une tâche à accomplir, quel que soit notre activisme. Cette mission est avant tout un don reçu pour être partagé. Un autre nous précède en Galilée et combien de fois il nous a surpris sur la route d’Emmaüs quand la tentation était forte de rentrer dans nos terres.       <br />
              <br />
       	Une leçon que nous apprenons à travers nos bons et nos mauvais coups, c’est que le missionnaire s’inscrit dans un mouvement qui le précède et le dépasse. Ce mouvement de la mission de Dieu, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, n’est pas une idéologie, un projet bien programmé, une « success story », mais un problème de foi, la foi risquée dans la rencontre de l’autre, si étranger soit-il, où l’action de l’Esprit nous révèle le visage du Christ. Selon les mots de Jean-Paul II, « la mission est un problème de foi, elle est précisément la mesure de notre foi en Jésus et en son amour pour nous » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 11). Parler de la mission, c’est donc parler de la foi, de sa vitalité et de sa maturité, comme don reçu pour être partagé.       <br />
              <br />
       	Ce troisième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission, après la théologie et la pratique de la mission, est celui de la spiritualité de la mission touchant précisément la dimension existentielle de la foi comme suite du Christ. La tradition des « missions étrangères » a été fortement marquée par une spiritualité de la configuration au Christ dans son incarnation et son sacrifice. Cette spiritualité se manifestait dans l’importance donnée à l’exode en terre étrangère sinon hostile, à l’obéissance, à la communauté de destin dans le don de soi jusqu’à la fin, le martyre étant la consécration sinon souhaitée du moins valorisée de l’identification au Christ.           <br />
              <br />
       	Dans la perspective des horizons nouveaux ouverts par la redécouverte du sens théologique de la mission et de la pratique de la mission en dialogue, la spiritualité de la mission s’est renouvelée dans le sens de l’écoute, de la présence et du dialogue pour découvrir l’action de Celui qui dans le dynamisme de son Esprit nous précède en Galilée.       <br />
              <br />
       	Une attention nouvelle est accordée à la vocation missionnaire comme charisme qui rend apte et disponible à se charger comme d’un office propre de la mission d’évangélisation qui appartient à toute l’Église (cf. Vatican II, Ad Gentes, 23). Cette vocation « est le paradigme de l’engagement missionnaire de l’Église, qui a toujours besoin que certains se donnent radicale­ment et totalement, qui a toujours besoin d’élans nouveaux et audacieux » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 66).        <br />
              <br />
       	Dans l’itinéraire post-conciliaire de la Société des Missions-Étrangères, au fil des transformations de notre pratique missionnaire et aussi de notre vie communau­taire apostolique avec l’association de laïques hommes et femmes ainsi que l’ouver­ture internationale de notre membership, cette vocation missionnaire commune est devenue le point de convergence qui permet de vivre la mission en communion. Et en retour, c’est le ressource­ment à cette vocation qui permet le renouveau de la  pratique missionnaire et de la vie communautaire face aux défis de l’inter-généra­tion­nel, de l’interculturel, de la diversité des ministères. Cette vocation missionnaire est l’énergie de l’Esprit qui permet de vivre la mission en communion. Je ne vous garantis pas que tout baigne toujours dans l’huile, mais la flamme se transmet même si parfois il y a des étincelles.       <br />
              <br />
       	La vocation missionnaire, vocation modelée sur celle des apôtres (cf. Jean-Paul II, Redemptoris missio, 65), est un don de l’Esprit qui rend contem­porain du Christ et permet de voir, juger et agir à sa manière. Elle permet de reconnaître avec gratitude la fidélité de Dieu dans notre histoire personnelle et collective. Elle invite à la vigilance en formant notre regard pour lire les signes des temps et discerner l’action de l’Esprit. Elle nous appelle à accueillir et servir dans l’espérance, dans le courage de l’avenir.       <br />
              <br />
       	Cette vocation missionnaire est à la source du ministère apostolique de Paul, un ministère vécu dans les tribulations selon la Deuxième Épître aux Corinthiens. Par son accent très personnel, cette lettre livre le secret même de la vie apostolique de Paul et constitue un véritable exposé de spiritualité missionnaire. « Ce trésor, nous le portons dans des vases d’argile… Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés… sans cesse nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps » (2 Cor 4, 7, 8, 10). Par opposition aux chrétiens de Corinthe qui misent sur les dons extérieurs de l’Esprit, Paul ne se lasse pas de répéter que les signes de l’apostolat ne sont autres que des signes de faiblesse et d’impuissance, des signes de conformité avec la passion de Jésus. Il voit ses tribulations en relation avec celles de Jésus. Dans cette faiblesse, il voit le Christ qui s’est fait pauvre jusqu’à la croix et en qui l’amour de Dieu s’est manifesté avec puissance jusqu’à la gloire de la résurrection.       <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la spiritualité de la mission, à la lumière de la « passion » de Paul, un autre point de repère pour situer la vie et le ministère des prêtres sur l’horizon nouveau de la mission est le renouvellement dans leur ministère par ressourcement à l’espérance d’une vocation. Inspirons-nous ici encore du décret Ad Gentes. Dans la conclusion de l’article consacré à la spiritualité missionnaire où on peut lire : «  Les Ordinaires et les Supérieurs devront, à époques fixes, réunir les mission­naires pour qu’ils soient fortifiés dans l’espérance de leur vocation et renouvelés dans leur ministère apostolique » (Vatican II, Ad Gentes, 24).       <br />
              <br />
       	Quelle est la source de l’espérance de cette vocation? Un confrère qui fut longtemps missionnaire en Asie et qui célèbre cette année son 60e de sacerdoce m’a dit qu’il se reconnaissait totalement dans l’homélie faite un autre prêtre lors de la célébration de son propre 60e d’ordination. Dans cette homélie prononcée le 29 juin dernier à Rome, ce prêtre citait l’Évangile de Jean. « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis ! » (Jn 15, 15) – et il commentait : «  Non plus serviteurs mais amis : dans cette parole est contenu tout le programme d’une vie sacerdotale. » (Benoît XVI, 29 juin 2011). Cette amitié du Christ, dont témoignait Benoît XVI, est la source de l’espérance où se renouvelle l’exercice du ministère des prêtres. Cette amitié est un don gratuit et sans limite, accueilli dans les hauts et les bas de la mission, qui permet d’être à son tour le signe du don gratuit et sans limite du Christ à tous ceux et celles qui le cherchent.         <br />
              <br />
       	Le renouvellement du ministère des prêtres, la possibilité de faire autrement, ne tient pas d’abord à des circonstances extérieures favorables ou non. Dans une perspective missionnaire, ce renouvelle­ment ne se fait pas par adaptation mécani­que de nouvelles façons de faire mais par ressourcement à une vocation spéciale, à cette espérance que donne l’amitié du Christ. Un confrère longtemps missionnaire à Cuba et au Pérou, à qui je demandais des suggestions pour préparer cette intervention, me disait : « Demande-leur s’ils ont encore des illusions? »  En français, le mot « illusions » peut faire penser à des mirages décevants, mais selon le génie de la langue espagnole ce mot évoque plutôt les espérances qui font vivre en ouvrant des horizons nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’exercice de la charité pastorale au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice est une invitation continuelle à aller à la rencontre des surprises de la mission. En nous risquant dans l’inconnu de la rencontre de l’autre, sans craindre les tribulations, nous pouvons expérimenter combien la mission est d’abord un don, une grâce, comme l’hospitalité généreuse reçue en terre étrangère. Encore faut-il sortir et prendre le large dans l’espérance.        <br />
              <br />
                            Comme expression de cette espérance sur une route avançant vers l’inconnu, les mots les plus justes ne sont-ils pas ceux de Paul VI à des repré­sen­tants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer à la fin de juillet 1978, quelques semaines avant sa mort? Au moment de quitter ses invités, il improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir» (Allocution à des représentants des religions du Japon, 26 juillet 1978, Il dialogo interreli­gioso nel magistero pontificio (Documenti 1963-1993), a cura di Francesco GIOIA, Libreria Editrice Vaticana, 1994, p. 227). Désirer être toujours digne d'aimer et de servir les personnes et les communautés vers lesquelles nous conduit la mission au service de l’Évangile, n’est-ce pas la qualité évangé­li­que du signe ecclésial que les prêtres sont appelés à offrir aujourd’hui et demain?       <br />
              <br />
       Bertrand Roy, p.m.é.       <br />
       SRHP 11406-01/115.11       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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   <title>Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral</title>
   <updated>2011-05-09T19:28:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2011-03-27T21:53:00+02:00</published>
   <author><name>Mgr Gérald C. Lacroix</name></author>
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    <![CDATA[
Dans son homélie en lien avec la fête de l'Annonciation, Mgr Lacroix a d'abord évoqué une « nouvelle mission, un nouveau départ, une vie nouvelle ». Rappelant le « oui » de Marie à Dieu, son propre « oui » de jeune évêque, et invitant l'assemblée à dire « oui » à Jésus, il a mis l'accent sur cette réponse simple au Christ : « Me voici ». Mgr Lacroix aborde sa « nouvelle mission » avec humilité. Citant saint Augustin, a il confié à la foule : « Avec vous, je suis chrétien. Pour vous, je suis évêque », avant d'ajouter « je me place devant vous sous la Parole de Dieu ».     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2807411-3979143.jpg?v=1301356642" alt="Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral" title="Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral" />
     </div>
     <div>
      Avec son humilité, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, a charmé Québec.L'inauguration de son ministère pastoral a rassemblé environ 4600 personnes vendredi soir, le 25 mars 2011 en la fête de l'Annonciation du Seigneur au Pavillon de la Jeunesse du Centre ExpoCité à Québec dans une célébration qui a duré plus de trois heures. Des évêques du Québec, du Canada et des États-Unis étaient présents. L'ancien archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, était également sur place.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/docs/lacroix_mgr_gerald_inauguration.pdf">Voici le texte de l'homélie de Mgr Lacroix à cette occasion.</a>       <br />
              <br />
       « En ce pays, qui est le mien, je voudrais tant porter Ton Nom. »       <br />
              <br />
       Troìsième partie de la célébration au pavillon de la jeunesse d'Expo-Cité. 25 mars 2011, jour de la Solennité de l'Annonciation du Seigneur dont l'homélie de Mgr Lacroix.       <br />
              <br />
       <object width="430" height="271"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/2594/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/2594/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="430" height="271"></embed></object>       <br />
       
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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