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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:58:51+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »</title>
   <updated>2025-02-09T22:15:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-02-11T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 16 février 2025. Textes: Jérémie 17, 5-8, 1 Corinthiens 15, 12.16-20 et Lc 6, 17.20-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961803-60625961.jpg?v=1641592239" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" />
     </div>
     <div>
      En préparant cette homélie sur les béatitudes,  j’ai demandé à des amis qu’est-ce qu’ils diraient sur ce texte archiconnu des évangiles. Plusieurs réponses ont surgies. L’une des personnes présentes s’est contenté de dire « Il faut toutes les pratiquer ».       <br />
              <br />
       J’ai été surpris de cette réponse, mais, en relisant l’<span style="font-style:italic">Exhortation du pape François sur la sainteté</span>, j’ai entendu la même chose. En effet, le pape François y présente les béatitudes comme la carte d’identité du chrétien. « Donc, écrit le pape,  si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, 'comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?' la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes » (n. 63)       <br />
              <br />
       Ce n’est pas surprenant car ce que Jésus déclare dans les béatitudes c’est ce qu’il vit. Les béatitudes ne sont pas un enseignement théorique, mais la façon de vivre sa foi. On en est bien loin parfois, hélas! mais  je vais profiter de cette lecture qui vient d’être faite dans la version qu’en donne saint Luc pour partager avec vous quelques réflexions sur chacune des béatitudes et des avertissements que donne Jésus.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Considérations générales</span>       <br />
              <br />
       Alors que l'évangile de saint Mathieu dans ce qu'on est convenu d'appeler le <span style="font-style:italic">Sermon sur la montagne</span>  relève huit béatitudes (Matthieu 5, 3-12), saint Luc dans son évangile présente ici, d'un côté, quatre béatitudes qui commencent par « Heureux… » et, de l'autre, quatre avertissements qui commencent par « Quel malheur pour vous… »         <br />
              <br />
       Cette présentation différente vise la vie concrète des gens. Elle veut, pour saint Luc,  les rejoindre sur le terrain pour que leur vie  soit changée ou améliorée dès maintenant. Saint Luc  s’adresse au disciple de Jésus qui a décidé de prendre son message au sérieux.  Il mise sur une motivation déjà là. Il rappelle donc les points où Jésus lui-même a mis l’accent pour la vie de ses disciples.        <br />
              <br />
       Lorsque qu’on entend les huit phrases qui font partie de cet exposé que saint Luc met dans la bouche de Jésus, on reconnaît l’essentiel du message de Jésus. On n’est pas surpris  qu’il tourne notre regard vers les pauvres, les démunis, les laissés pour compte et qu’il renvoie les riches les mains vides, car « ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il, Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». (Marc 2, 17)        <br />
              <br />
       Passons maintenant à la méditation de chacune des observations de Jésus que je vous livre bien simplement. Pour la première  je me contenterai de citer le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Commentaires de chaque admonition</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous </span>       <br />
              <br />
       « Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » dit le pape François (n. 64). Pour le pape François, la première béatitude nous invite « à une existence austère et dépouillée. De cette façon, [Jésus] nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, 's’est fait pauvre' (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté ! » (n. 70)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. </span>       <br />
              <br />
       Les faims et les soifs humaines ne sont pas seulement matérielles, bien qu’elles soient très présentes aujourd’hui où de nombreuses personnes n’ont pas ce qu’il faut pour survivre, les faims et les soifs humaines sont aussi d’ordre spirituel. Toute personne a besoin d'être reconnue dans sa dignité de personne  par tous et partout. Trop de personnes sont encore dépouillées de leur dignité dans diverses circonstances et détruites littéralement. Jésus invite à les soutenir pour qu’elles sortes de ces situations aberrantes et soient prises en charge. C’est ainsi qu’elles commenceront à goûter la vie et pourront en être rassasiés un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.</span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude a été mal comprise bien souvent. On la lisait comme si elle était une médaille et son envers, comme si la vie était un balancier où tout est blanc ou noir alors qu’elle connaît des peines parfois très grandes mais aussi des joies de toutes sortes. Les peines et les joies heureusement se côtoient et ainsi la personne peut aller toujours plus loin sans se laisser abattre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. </span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude s’adresse surtout aux premiers chrétiens pour qui écrivait saint Luc et qui étaient déjà l’objet de la persécution des autorités romaines. Luc leur rappelle ici que Jésus les a assurés qu’ils ne seront jamais laissés seuls et abandonnés. Il leur a garanti sa présence vivante continuelle. Cette présence nous la connaissons, c’est celle de Jésus Ressuscité qui continue de vivre avec ses disciples en les entraînant avec lui vers le Père.       <br />
              <br />
       Nous passons maintenant aux quatre admonitions suivantes qui sont comme des avertissements incontournables et des mises en garde à prendre au sérieux pour toute personne qui veut suivre Jésus dans sa vie concrète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! </span>       <br />
              <br />
       Le résultat des richesses mal reçues et mal utilisées c’est l’enfermement du cœur, l’isolement dans son monde et dans son moi. Cet isolement peut créer une forme de bien-être, mais celui-ci sera passager et toujours incomplet. Le vrai bien-être, la vraie consolation, réside dans l’intimité avec Celui qui est notre Seigneur et notre Sauveur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! </span>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de la même dynamique que celle que j’ai décrite pour la richesse. Il s’agit d’un enfermement sur soi qui ne satisfait aucunement les faims humaines. L’abondance matérielle ne peut se substituer à la faim spirituelle qui ne peut être comblée que par Dieu lui-même en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 28), car il est le souverain bien et l’éternelle nourriture dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !</span>       <br />
              <br />
       Rire et pleurer : des situations bien fréquentes dans les vies humaines. Ce que cette admonition m’inspire c’est de me poser la question de savoir qu’est-ce qu’Il y a derrière les rires, car Jésus ne condamne sûrement pas la vie épanouie ou les rires devant un enfant qui fait ses premiers pas. De quels rires s’agit-il ici? N’est-ce pas ces rires qui masquent le sérieux de la vie et des choix de vie et qui empêchent l’âme de s’élever vers Celui qui en est l’auteur et de l’en remercier?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !</span>       <br />
              <br />
       Cet avertissement est une mise en garde très pratique. Il est toujours facile de céder à l’éloge et à la flatterie et ainsi de dévier des buts qu’on s’est donné en décidant de suivre Jésus. Il est important de se rappeler que son message n’est pas modelé par les aspirations du monde ambiant, ce que le pape François appelle l’ « esprit mondain ». Il ne faut pas avoir peur d'être à contre-courant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots, non pas une explication des paroles de Jésus, mais une invitation à les méditer  par vous-mêmes, à les intégrer, selon vos possibilités - « chacun à sa manière » dit le pape François  - dans vos vies. J’avoue que je suis toujours dérouté, mais aussi interpellé par la lecture de ce texte fondamental des évangiles.       <br />
              <br />
       Lorsqu’on le proclame au cours d’une Eucharistie comme on l’a fait ce matin, il prend un sens encore plus profond car il décrit la vie de Celui qui l'a donnée pour nous, qui a vécu pauvre, méprisé, dépouillé et que le Père a ressuscité « d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » comme saint Paul le note dans la deuxième lecture, pour le faire asseoir à sa droite et en faire le Seigneur de nos vies  .       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 février 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 février 2019 et 8 février 2022 -->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt  5, 3-12 ;Lc  6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes n. 63       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       64.       <br />
       Le mot “heureux” ou “bienheureux”, de vient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur à contre-courant       <br />
              <br />
        70.       <br />
       Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf.Lc  6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » ( 2 Co  8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !       <br />
              <br />
              <br />
       _____       <br />
              <br />
       Regarde ton histoire quand tu pries et tu y trouveras beaucoup de miséricorde. En même temps, cela alimentera ta conscience du fait que le Seigneur te garde dans sa mémoire et ne t’oublie jamais. Cela a donc un sens de lui demander d’éclairer encore les petits détails de ton existence, qui ne lui échappent pas  n.153       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-8)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :          <br />
              <br />
       Maudit soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans un mortel,       <br />
       qui s’appuie sur un être de chair,       <br />
       tandis que son cœur se détourne du Seigneur.       <br />
           Il sera comme un buisson sur une terre désolée,       <br />
       il ne verra pas venir le bonheur.       <br />
       Il aura pour demeure les lieux arides du désert,       <br />
       une terre salée, inhabitable.       <br />
              <br />
       Béni soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur,       <br />
       dont le Seigneur est la confiance.       <br />
           Il sera comme un arbre, planté près des eaux,       <br />
       qui pousse, vers le courant, ses racines.       <br />
       Il ne craint pas quand vient la chaleur :       <br />
       son feuillage reste vert.       <br />
       L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :       <br />
       il ne manque pas de porter du fruit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)       <br />
       R/ Heureux est l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)       <br />
              <br />
       Heureux est l’homme       <br />
            qui n’entre pas au conseil des méchants,       <br />
       qui ne suit pas le chemin des pécheurs,       <br />
       ne siège pas avec ceux qui ricanent,       <br />
       mais se plaît dans la loi du Seigneur       <br />
       et murmure sa loi jour et nuit !       <br />
              <br />
       Il est comme un arbre       <br />
            planté près d’un ruisseau,       <br />
       qui donne du fruit en son temps,       <br />
       et jamais son feuillage ne meurt ;       <br />
       tout ce qu’il entreprend réussira.       <br />
       Tel n’est pas le sort des méchants.       <br />
              <br />
       Mais ils sont comme la paille       <br />
            balayée par le vent.       <br />
       Le Seigneur connaît le chemin des justes,       <br />
       mais le chemin des méchants se perdra.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 12.16-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;       <br />
       alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer       <br />
       qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?       <br />
           Car si les morts ne ressuscitent pas,       <br />
       le Christ non plus n’est pas ressuscité.       <br />
           Et si le Christ n’est pas ressuscité,       <br />
       votre foi est sans valeur,       <br />
       vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;       <br />
           et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.       <br />
           Si nous avons mis notre espoir dans le Christ       <br />
       pour cette vie seulement,       <br />
       nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.       <br />
           Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       dit le Seigneur,       <br />
       car votre récompense est grande dans le ciel.       <br />
       Alléluia. (Lc 6, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus descendit de la montagne avec les Douze       <br />
       et s’arrêta sur un terrain plat.       <br />
       Il y avait là un grand nombre de ses disciples,       <br />
       et une grande multitude de gens       <br />
       venus de toute la Judée, de Jérusalem,       <br />
       et du littoral de Tyr et de Sidon.       <br />
              <br />
       Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :       <br />
       « Heureux, vous les pauvres,       <br />
       car le royaume de Dieu est à vous.       <br />
           Heureux, vous qui avez faim maintenant,       <br />
       car vous serez rassasiés.       <br />
       Heureux, vous qui pleurez maintenant,       <br />
       car vous rirez.       <br />
           Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent       <br />
       et vous excluent,       <br />
       quand ils insultent       <br />
       et rejettent votre nom comme méprisable,       <br />
       à cause du Fils de l’homme.       <br />
               Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       car alors votre récompense est grande dans le ciel ;       <br />
       c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.       <br />
              <br />
           Mais quel malheur pour vous, les riches,       <br />
       car vous avez votre consolation !       <br />
           Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,       <br />
       car vous aurez faim !       <br />
       Quel malheur pour vous qui riez maintenant,       <br />
       car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !       <br />
           Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !       <br />
       C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »</title>
   <updated>2022-02-01T13:42:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2022-02-08T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 13 février 2022. Textes: Jérémie 17, 5-8, 1 Corinthiens 15, 12.16-20 et Lc 6, 17.20-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159018-44062507.jpg?v=1641592239" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année C : « Heureux êtes-vous... »" />
     </div>
     <div>
      En préparant cette homélie sur les béatitudes,  j’ai demandé à des amis qu’est-ce qu’ils diraient sur ce texte archiconnu des évangiles. Plusieurs réponses ont surgies. L’une des personnes présentes s’est contenté de dire « Il faut toutes les pratiquer ».       <br />
              <br />
       J’ai été surpris de cette réponse, mais, en relisant l’<span style="font-style:italic">Exhortation du pape François sur la sainteté</span>, j’ai entendu la même chose. En effet, le pape François y présente les béatitudes comme la carte d’identité du chrétien. « Donc, écrit le pape,  si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, 'comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?' la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes » (n. 63)       <br />
              <br />
       Ce n’est pas surprenant car ce que Jésus déclare dans les béatitudes c’est ce qu’il vit. Les béatitudes ne sont pas un enseignement théorique, mais la façon de vivre sa foi. On en est bien loin parfois, hélas! mais  je vais profiter de cette lecture qui vient d’être faite dans la version qu’en donne saint Luc pour partager avec vous quelques réflexions sur chacune des béatitudes et des avertissements que donne Jésus.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Considérations générales</span>       <br />
              <br />
       Alors que l'évangile de saint Mathieu dans ce qu'on est convenu d'appeler le <span style="font-style:italic">Sermon sur la montage</span>  relève huit béatitudes (Matthieu 5, 3-12), saint Luc dans son évangile présente ici, d'un côté, quatre béatitudes qui commencent par « Heureux… » et, de l'autre, quatre avertissements qui commencent par « Quel malheur pour vous… »  Cette présentation différente vise la vie concrète des gens. Elle veut les rejoindre sur le terrain pour que leur vie  soit changée ou améliorée dès maintenant. Saint Luc  s’adresse au disciple de Jésus qui a décidé de prendre son message au sérieux.  Il mise sur une motivation déjà là. Il rappelle donc les points où Jésus lui-même a mis l’accent pour la vie de ses disciples.        <br />
              <br />
       Lorsque qu’on entend les huit phrases qui font partie de cet exposé que saint Luc met dans la bouche de Jésus, on reconnaît l’essentiel du message de Jésus. On n’est pas surpris  qu’il tourne notre regard vers les pauvres, les démunis, les laissés pour compte et qu’il renvoie les riches les mains vides, car « ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il, Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». (Marc 2, 17)        <br />
              <br />
       Passons maintenant à la méditation de chacune des observations de Jésus que je vous livre bien simplement. Pour la première  je me contenterai de citer le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation sur la sainteté</span>.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Commentaires de chaque admonition</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous </span>       <br />
              <br />
       « Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur » dit le pape François (n. 64). Pour le pape François, la première béatitude nous invite « à une existence austère et dépouillée. De cette façon, [Jésus] nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, 's’est fait pauvre' (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté ! » (n. 70)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. </span>       <br />
              <br />
       Les faims et les soifs humaines ne sont pas seulement matérielles, bien qu’elles soient très présentes aujourd’hui où de nombreuses personnes n’ont pas ce qu’il faut pour survivre, les faims et les soifs humaines sont aussi d’ordre spirituel. Toute personne a besoin d'être reconnue dans sa dignité de personne  par tous et partout. Trop de personnes sont encore dépouillées de leur dignité dans diverses circonstances et détruites littéralement. Jésus invite à les soutenir pour qu’elles sortes de ces situations aberrantes et soient prises en charge. C’est ainsi qu’elles commenceront à goûter la vie et pourront en être rassasiés un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.</span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude a été mal comprise bien souvent. On la lisait comme si elle était une médaille et son envers, comme si la vie était un balancier où tout est blanc ou noir alors qu’elle connaît des peines parfois très grandes mais aussi des joies de toutes sortes. Les peines et les joies heureusement se côtoient et ainsi la personne peut aller toujours plus loin sans se laisser abattre       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. </span>       <br />
              <br />
       Cette béatitude s’adresse surtout aux premiers chrétiens pour qui écrivait saint Luc et qui étaient déjà l’objet de la persécution des autorités romaines. Luc leur rappelle ici que Jésus les a assurés qu’ils ne seront jamais laissés seuls et abandonnés. Il leur a garanti sa présence vivante continuelle. Cette présence nous la connaissons, c’est celle de Jésus Ressuscité qui continue de vivre avec ses disciples en les entraînant avec lui vers le Père.       <br />
              <br />
       Nous passons maintenant aux quatre admonitions suivantes qui sont comme des avertissements incontournables et des mises en garde à prendre au sérieux pour toute personne qui veut suivre Jésus dans sa vie concrète.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! </span>       <br />
              <br />
       Le résultat des richesses mal reçues et mal utilisées c’est l’enfermement du cœur, l’isolement dans son monde et dans son moi. Cet isolement peut créer une forme de bien-être, mais celui-ci sera passager et toujours incomplet. Le vrai bien-être, la vraie consolation, réside dans l’intimité avec Celui qui est notre Seigneur et notre Sauveur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! </span>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de la même dynamique que celle que j’ai décrite pour la richesse. Il s’agit d’un enfermement sur soi qui ne satisfait aucunement les faims humaines. L’abondance matérielle ne peut se substituer à la faim spirituelle qui ne peut être comblée que par Dieu lui-même en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être (Actes 17, 28), car il est le souverain bien et l’éternelle nourriture dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !</span>       <br />
              <br />
       Rire et pleurer : des situations bien fréquentes dans les vies humaines. Ce que cette admonition m’inspire c’est de me poser la question de savoir qu’est-ce qu’Il y a derrière les rires, car Jésus ne condamne sûrement pas la vie épanouie ou les rires devant un enfant qui fait ses premiers pas. De quels rires s’agit-il ici? N’est-ce pas ces rires qui masquent le sérieux de la vie et des choix de vie et qui empêchent l’âme de s’élever vers Celui qui en est l’auteur et de l’en remercier?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !</span>       <br />
              <br />
       Cet avertissement est une mise en garde très pratique. Il est toujours facile de céder à l’éloge et à la flatterie et ainsi de dévier des buts qu’on s’est donné en décidant de suivre Jésus. Il est important de se rappeler que son message n’est pas modelé par les aspirations du monde ambiant, ce que le pape François appelle l’ « esprit mondain ». Il ne faut pas avoir peur d'être à contre-courant.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots, non pas une explication des paroles de Jésus, mais une invitation à les méditer  par vous-mêmes, à les intégrer, selon vos possibilités - « chacun à sa manière » dit le pape François  - dans vos vies. J’avoue que je suis toujours dérouté, mais aussi interpellé par la lecture de ce texte fondamental des évangiles.       <br />
              <br />
       Lorsqu’on le proclame au cours d’une Eucharistie comme on l’a fait ce matin, il prend un sens encore plus profond car il décrit la vie de Celui qui l'a donnée pour nous, qui a vécu pauvre, méprisé, dépouillé et que le Père a ressuscité « d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » comme saint Paul le note dans la deuxième lecture, pour le faire asseoir à sa droite et en faire le Seigneur de nos vies  .       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 février 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du5 février 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt  5, 3-12 ;Lc  6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien. Donc, si quelqu’un d’entre nous se pose cette question, “comment fait-on pour parvenir à être un bon chrétien ?”, la réponse est simple : il faut mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes n. 63       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       64.       <br />
       Le mot “heureux” ou “bienheureux”, de vient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur       <br />
              <br />
       à contre-courant       <br />
              <br />
        70.       <br />
       Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf.Lc  6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » ( 2 Co  8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !       <br />
              <br />
              <br />
       _____       <br />
              <br />
       Regarde ton histoire quand tu pries et tu y trouveras beaucoup de miséricorde. En même temps, cela alimentera ta conscience du fait que le Seigneur te garde dans sa mémoire et ne t’oublie jamais. Cela a donc un sens de lui demander d’éclairer encore les petits détails de ton existence, qui ne lui échappent pas  n.153       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (Jr 17, 5-8)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :          <br />
              <br />
       Maudit soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans un mortel,       <br />
       qui s’appuie sur un être de chair,       <br />
       tandis que son cœur se détourne du Seigneur.       <br />
           Il sera comme un buisson sur une terre désolée,       <br />
       il ne verra pas venir le bonheur.       <br />
       Il aura pour demeure les lieux arides du désert,       <br />
       une terre salée, inhabitable.       <br />
              <br />
       Béni soit l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur,       <br />
       dont le Seigneur est la confiance.       <br />
           Il sera comme un arbre, planté près des eaux,       <br />
       qui pousse, vers le courant, ses racines.       <br />
       Il ne craint pas quand vient la chaleur :       <br />
       son feuillage reste vert.       <br />
       L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :       <br />
       il ne manque pas de porter du fruit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)       <br />
       R/ Heureux est l’homme       <br />
       qui met sa foi dans le Seigneur. (Ps 39, 5a)       <br />
              <br />
       Heureux est l’homme       <br />
            qui n’entre pas au conseil des méchants,       <br />
       qui ne suit pas le chemin des pécheurs,       <br />
       ne siège pas avec ceux qui ricanent,       <br />
       mais se plaît dans la loi du Seigneur       <br />
       et murmure sa loi jour et nuit !       <br />
              <br />
       Il est comme un arbre       <br />
            planté près d’un ruisseau,       <br />
       qui donne du fruit en son temps,       <br />
       et jamais son feuillage ne meurt ;       <br />
       tout ce qu’il entreprend réussira.       <br />
       Tel n’est pas le sort des méchants.       <br />
              <br />
       Mais ils sont comme la paille       <br />
            balayée par le vent.       <br />
       Le Seigneur connaît le chemin des justes,       <br />
       mais le chemin des méchants se perdra.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur » (1 Co 15, 12.16-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ;       <br />
       alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer       <br />
       qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?       <br />
           Car si les morts ne ressuscitent pas,       <br />
       le Christ non plus n’est pas ressuscité.       <br />
           Et si le Christ n’est pas ressuscité,       <br />
       votre foi est sans valeur,       <br />
       vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;       <br />
           et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.       <br />
           Si nous avons mis notre espoir dans le Christ       <br />
       pour cette vie seulement,       <br />
       nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.       <br />
           Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! » (Lc 6, 17.20-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       dit le Seigneur,       <br />
       car votre récompense est grande dans le ciel.       <br />
       Alléluia. (Lc 6, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus descendit de la montagne avec les Douze       <br />
       et s’arrêta sur un terrain plat.       <br />
       Il y avait là un grand nombre de ses disciples,       <br />
       et une grande multitude de gens       <br />
       venus de toute la Judée, de Jérusalem,       <br />
       et du littoral de Tyr et de Sidon.       <br />
              <br />
       Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :       <br />
       « Heureux, vous les pauvres,       <br />
       car le royaume de Dieu est à vous.       <br />
           Heureux, vous qui avez faim maintenant,       <br />
       car vous serez rassasiés.       <br />
       Heureux, vous qui pleurez maintenant,       <br />
       car vous rirez.       <br />
           Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent       <br />
       et vous excluent,       <br />
       quand ils insultent       <br />
       et rejettent votre nom comme méprisable,       <br />
       à cause du Fils de l’homme.       <br />
               Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,       <br />
       car alors votre récompense est grande dans le ciel ;       <br />
       c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.       <br />
              <br />
           Mais quel malheur pour vous, les riches,       <br />
       car vous avez votre consolation !       <br />
           Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,       <br />
       car vous aurez faim !       <br />
       Quel malheur pour vous qui riez maintenant,       <br />
       car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !       <br />
           Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !       <br />
       C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Heureux-etes-vous_a1049.html" />
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