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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:58:49+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »</title>
   <updated>2025-09-10T13:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Moise-le-juge-inique-et-la-veuve_a1267.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-10-14T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 17, 8-13, II Timothée 3,14 - 4,2 et Luc 18, 1- 8 : « La prière persévérante »     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379398-63200206.jpg?v=1663177376" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode connu de la veuve et du juge inique met de l’avant la persévérance dans la prière. Toutefois les autres textes de la Parole de Dieu que nous avons aujourd’hui : celui de la prière de Moïse dans l’Exode, ainsi que le psaume et la deuxième lecture tirée de la Lettre de saint Paul à Timothée présentent avec bonheur l’arrière-fond de cette persévérance dans la prière si essentielle à la vie chrétienne. Ils illustrent  le pourquoi de la ténacité et de la persévérance dans la prière des disciples de Jésus qui ne cesse de leur recommander de prier sans cesse.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Moïse et Josué</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a un fil conducteur entre tous ces textes. Ce fil conducteur est celui du projet de Dieu pour l’humanité, l’Alliance qu’il fait avec elle, pour la faire entrer dans son intimité et partager sa vie.       <br />
              <br />
       Ce projet de Dieu que Jésus a mené à terme est commencé dans l’Ancien Testament dont nous avons dans la première lecture une figure incontournable, celle de Moïse.       <br />
              <br />
       On le voit ici les bras étendus comme Jésus sur la croix suppliant Dieu pour son peuple. Cette prière racontée de façon imagée avec les bras qui tombent et les deux assistants qui soutiennent Moïse ne se présente pas comme une simple supplication, elle se joint à l’action de  Josué qui sur le terrain est à l’œuvre pour que se réalise le retour d’Israël dans la Terre promise.        <br />
              <br />
       On le voit  la prière persévérante ici se joint à des gestes concrets. Elle n’est pas un refuge dans le laisser faire et l’inertie. Au contraire elle se continue sans cesse parce qu’elle sait qu’elle est entendue et que les choses peuvent changer sur le terrain. C’est une belle leçon pour nous aujourd’hui dans le contexte d’une sécularisation envahissante où l’Église se retrouve sur un terrain de combat pour l’annonce de l’Évangile       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La veuve de l’Évangile       <br />
       </span>       <br />
       La  veuve dont nous parle Jésus nous conduit sur le même chemin de la prière persévérante. Celle-ci ne se cabre pas dans un effort volontariste, mais elle est habitée par son besoin et son désir profond. Sa prière les transforme et lui donne l’élan pour persévérer malgré l’attitude négative du juge.       <br />
              <br />
       Jésus se sert de cet épisode (qui lui rappelle peut-être un fait vécu)  pour inciter les disciples à crier vers Dieu,  jour et nuit, à cultiver une foi inébranlable en Lui. C’est, en effet, dans une telle foi que tout devient possible.        <br />
              <br />
       Et « c’est dans les Écritures, dans la Parole de Dieu, qu’on trouvera le soutien continuel de notre foi en Jésus. Il faut compter avec le temps, ne pas perdre patience, proclamer la Parole à temps et à contretemps » écrit saint Paul à son disciple Timothée dans l’extrait de sa lettre que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Voilà toute une mission, mais nous pouvons nous y consacrer parce que nous avons la certitude que la  «Manifestation du Christ Jésus» n’est pas une chose du passé, mais qu’elle est toujours présente, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Les bienfaits de la prière persévérante       <br />
       </span>       <br />
       Au cœur du projet de Dieu sur l’humanité, la prière persévérante s’incarnera dans des hommes et des femmes de prière.       <br />
              <br />
       Les priants et les priantes d’aujourd’hui, comme ceux et celles d’autrefois, expérimenteront petit à petit les nombreux bienfaits de la persévérance et de la ténacité dans la prière.       <br />
              <br />
       En voici trois qui me viennent à l’esprit parmi d’autres :       <br />
              <br />
       a) La prière persévérante nous sort de nous-mêmes, de notre petit monde et nous ouvre aux désirs de Dieu sur le monde. Elle nous fait  entrer dans le projet de Dieu pour l’humanité.       <br />
              <br />
       b) La prière persévérante crée un chaîne d’amour entre les priants et les priantes qui expérimentent ainsi une véritable communion de frères et sœurs tournés ensemble vers le même Père.       <br />
              <br />
       c) La prière persévérance développe une attitude fondamentale de pauvreté et d’humilié. Elle oblige à « remettre cent fois sur le métier » ses aspirations et ses désirs. Ils s’en trouvent alors purifiés et élargis.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour conclure, disons ensemble cette prière (tirée de la revue Signes) :        <br />
              <br />
       « Esprit de Dieu, ‘prier sans se décourager’ qui peut le faire sans toi, fais résonner en notre cœur le nom du Père!        <br />
              <br />
       Ne laisse pas le doute, l’ennui vaincre notre élan vers lui. Dans cet élan, saisis notre aspiration profonde à la vie!        <br />
              <br />
       Esprit de Dieu, rejoins nos doutes, nos peurs. Habite notre faiblesse, illumine notre nuit.        <br />
              <br />
       En chaque croyant et croyante, déploie cette certitude où s’appuie la confiance : ‘Jésus Christ est Seigneur’. De chacun d’eux et de chacune d’elle fait un témoin de Pâques. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       14 octobre 2025</span>       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 octobre 2016 et du11 octobre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort » (Ex 17, 8-13)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le peuple d’Israël marchait à travers le désert.       <br />
           Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.       <br />
           Moïse dit alors à Josué :       <br />
       « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.       <br />
       Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline,       <br />
       le bâton de Dieu à la main. »       <br />
           Josué fit ce que Moïse avait dit :       <br />
       il mena le combat contre les Amalécites.       <br />
       Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.       <br />
           Quand Moïse tenait la main levée,       <br />
       Israël était le plus fort.       <br />
       Quand il la laissait retomber,       <br />
       Amalec était le plus fort.       <br />
           Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;       <br />
       on prit une pierre, on la plaça derrière lui,       <br />
       et il s’assit dessus.       <br />
       Aaron et Hour lui soutenaient les mains,       <br />
       l’un d’un côté, l’autre de l’autre.       <br />
       Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes       <br />
       jusqu’au coucher du soleil.       <br />
           Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)       <br />
              <br />
       Je lève les yeux vers les montagnes :       <br />
       d’où le secours me viendra-t-il ?       <br />
       Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre.       <br />
              <br />
       Qu’il empêche ton pied de glisser,       <br />
       qu’il ne dorme pas, ton gardien.       <br />
       Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,       <br />
       le gardien d’Israël.       <br />
              <br />
       Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,       <br />
       se tient près de toi.       <br />
       Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,       <br />
       ni la lune, durant la nuit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur te gardera de tout mal,       <br />
       il gardera ta vie.       <br />
       Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,       <br />
       maintenant, à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 14 – 4, 2)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            demeure ferme dans ce que tu as appris :       <br />
       de cela tu as acquis la certitude,       <br />
       sachant bien de qui tu l’as appris.       <br />
           Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :       <br />
       elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,       <br />
       en vue du salut par la foi       <br />
       que nous avons en Jésus Christ.       <br />
           Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;       <br />
       elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,       <br />
       redresser, éduquer dans la justice ;       <br />
           grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,       <br />
       équipé pour faire toute sorte de bien.       <br />
              <br />
            Devant Dieu,       <br />
       et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,       <br />
       je t’en conjure,       <br />
       au nom de sa Manifestation et de son Règne :       <br />
           proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps,       <br />
       dénonce le mal,       <br />
       fais des reproches, encourage,       <br />
       toujours avec patience et souci d’instruire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;       <br />
       elle juge des intentions et des pensées du cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. He 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples une parabole       <br />
       sur la nécessité pour eux       <br />
       de toujours prier sans se décourager :       <br />
           « Il y avait dans une ville       <br />
       un juge qui ne craignait pas Dieu       <br />
       et ne respectait pas les hommes.       <br />
           Dans cette même ville,       <br />
       il y avait une veuve qui venait lui demander :       <br />
       ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’       <br />
           Longtemps il refusa ;       <br />
       puis il se dit :       <br />
       ‘Même si je ne crains pas Dieu       <br />
       et ne respecte personne,       <br />
           comme cette veuve commence à m’ennuyer,       <br />
       je vais lui rendre justice       <br />
       pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »       <br />
           Le Seigneur ajouta :       <br />
       « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !       <br />
           Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,       <br />
       qui crient vers lui jour et nuit ?       <br />
       Les fait-il attendre ?       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       bien vite, il leur fera justice.       <br />
       Cependant, le Fils de l’homme,       <br />
       quand il viendra,       <br />
       trouvera-t-il la foi sur la terre ? »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <updated>2025-01-15T02:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-01-21T13:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11. Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C : « Voici venir des jours »</title>
   <updated>2024-10-22T15:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Voici-venir-des-jours_a1206.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-11-26T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année C le 1 décembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Jérémie 33, 14-16, 1 Timothée 3, 12 – 4, 2 et Luc 21, 25-28.34-36.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989696-59469421.jpg?v=1633365787" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C : « Voici venir des jours »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C : « Voici venir des jours »" />
     </div>
     <div>
      Au début d'une nouvelle année liturgique, c'est un message d'espérance qui nous est donné aujourd’hui. Notre regard se tourne vers l'avenir, vers un horizon qui n'est pas fermé et qui ouvre toutes les possibilités. Les textes de la Parole de Dieu vont dans ce sens.  en particulier celui du prophète Jérémie. Le texte de l’évangile selon saint Luc, lui,  est comme un traitement-choc. Et le témoignage de saint Paul emboîte le pas en présentant le Retour du Christ comme très prochain. <!-- Mais qu'en est-il dans les faits?-->       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un germe est là </span>       <br />
              <br />
       Si on ne s’arrêtait qu’à ces deux textes, je pense qu’on se sentirait écrasés au début de cette nouvelle année de cheminement dans notre foi. Heureusement que nous avons la première lecture et que l’année liturgique ne fait que commencer.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture. le prophète Jérémie utilise une belle image qui est celle d’une éclosion, d’une naissance, d’une croissance. Il parle d’un germe. Le germe est inclus dans la semence, il l’est aussi dans l’enfant qui naît, dans les efforts d’apprentissage, dans les premiers pas d'une carrière, d'un amour ou encore d'une vocation etc.        <br />
              <br />
       Je trouve cette image des plus adaptées pour nous faire entrer dans le cheminement que nous propose l’Église à travers la liturgie tout au cours de l’année et des temps liturgiques comme celui de l’Avent que nous commençons, de Noël, du Carême, de Pâques, de la Pentecôte et  de celui qu’on appelle le temps ordinaire.       <br />
              <br />
       Cette image m’a remémoré un passage d’un auteur qu’un de mes professeurs au Collège de Lévis, l’abbé Réal Fortin,  citait souvent. Il s’agit d’une phrase de Nicolas Boileau (1636-1711) dans <span style="font-style:italic">L’Art poétique</span> devenue une formule maintes fois répétée maintenant : « <!--Hâtez-vous lentement et sans perdre courage;--> Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».       <br />
              <br />
       C’est ce que nous sommes invités à faire à chaque année qui se déroule au fil des jours avec ou sans soubresauts, mais qui nous rapproche toujours du Jour du Seigneur. Notre histoire personnelle, celle de l’Église et celle du monde sont habitées par la force et la vie du Germe que Dieu a mis au cœur de notre vie, qui est son Verbe incarné, Jésus toujours présent et vivant parmi nous, car comme le dit le Prologue de l’évangile selon saint Jean  « le Verbe de Dieu a habité parmi nous » (Jean 1, 12).        <br />
              <br />
       Alors, allons-y ! Mettons-nous en marche - c'est ce que veut dire le mot SYNODALITÉ qui vient du mot synode « sun-odos » , c’est-à-dire « route ensemble » - mettons-nous donc en marche ensemble une nouvelle fois, remettons sur le métier notre ouvrage, pour entrer dans la suite de Jésus que l'Année liturgique nous dévoilera dans ses agissements et dans son enseignement.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une révélation qui dérange</span>       <br />
              <br />
       Alors, me demanderez-vous, pourquoi,  en ce début du temps de l'Avent, toutes ces catastrophes et ces chambardements que raconte saint Luc nous sont-ils présentés<!--et que saint Paul voit se produire de façon prochaine--> ?       <br />
              <br />
       La réponse c’est que saint Luc ne prétend pas  décrire l’avenir avec une précision d'historien.<!--mathématique--> Il a un autre but qui est celui de stimuler les communautés chrétiennes à se laisser habiter de la présence de Jésus Sauveur ici et maintenant et de ne pas attendre à la fin. Le texte de l’évangile selon saint Luc est comme un traitement-choc. Il brasse la cage, comme on dit au Québec, pour que les gens réagissent dès maintenant.        <br />
              <br />
       Ainsi, avec ces images si vivantes et  saisissantes, saint Luc encourage les chrétiens à rester éveillés et à prier en tout temps. Les cataclysmes annoncés ne sont pas là pour eux-mêmes. Ils sont une porte d'entrée vers un monde nouveau.  Et cette entrée ne peut être retardée. Il n'est pas nécessaire d'attendre le dernier moment. C'est maintenant que le Christ vient.        <br />
              <br />
       Saint Luc veut secouer l’apathie, l’indifférence et la lassitude qui peuvent gagner les communautés. Les images fortes invitent à se réveiller, à se tenir debout, à vivre une attente ouverte de ce que le Christ apporte au monde et qu’il mènera à son terme lors de son Retour dans la gloire.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le Retour du Seigneur</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde lecture le message de saint Paul est le même. Celui-ci est très explicite. Il invite les Thessaloniciens à regarder en avant, à vivre l’attente du Seigneur dans l'espérance et dans la confiance, remplis de la présence de leur Sauveur déjà là  et qui viendra définitivement un jour les prendre avec lui. Le témoignage de saint Paul fait écho à l'évangile en présentant le Retour du Christ comme très prochain.       <br />
              <br />
       Au moment où il écrivait cette lettre, environ 30 ans après la mort de Jésus, saint Paul s’attendait de voir le Retour du Seigneur de son vivant. Par la suite il a compris que ce Retour est un mystère qui se révélera avec le temps et il est entré dans l’essentiel de toute vie chrétienne : vivre avec le Christ ici et maintenant. Ainsi il écrira plus tard aux Galates : «  Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi ». (<span style="font-style:italic">Galates</span> 2, 20)       <br />
              <br />
       Nous sommes à l’aise avec cette perspective de saint Paul qui nous est  familière car notre attente du Retour du Christ se fait dans la foi. Nous n’en savons ni l’heure ni le moment. Nous sommes ainsi invités à devenir des chercheurs et des chercheuses de Dieu au fil des jours.  <!--C’est pourquoi, je me suis rappelé cette citation de mon professeur de littérature au collège, car -->C’est le message que je veux vous laisser ce matin à la suite de Saint Paul : « Restez éveillés. Les temps sont accomplis. Voici venir des jours ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Efforçons-nous de suivre le mouvement de cette histoire du salut dans laquelle le Christ nous fait entrer par notre Baptême. <!--Hâtons-nous lentement mais sûrement comme le dit si bien cette citation de mon professeur de littérature au collège que  je vous répète en terminant : « Hâtez-vous lentement et sans perdre courage; Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».--> N’ayons pas peur de remettre notre ouvrage sur le métier comme le dit la citation de mon professeur de littérature au collège que  je vous répète en terminant : «  Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».  Oui, Si on ne s’arrêtait qu’à ces deux textes, je pense qu’on se sentirait écrasés au début de cette nouvelle année de cheminement dans notre foi.        <br />
              <br />
       Heureusement que nous avons la première lecture et que l’année liturgique ne fait que commencer comme « Une espérance à accueillir». comme le dit si bien le thème de l'Avent 2024 choisi par <span style="font-style:italic">Novalis </span>pour le <span style="font-style:italic">Prions en Église canadien</span>. Cette nouvelle année liturgique va nous donner l'occasion  de nous rappeler,  pour les méditer et les approfondir, les mystères de la vie du Christ, de sa naissance à sa Résurrection et à son Ascension auprès de son Père. Ce faisant nous serons amenés à les vivre plus à fond. C’est ce que je nous souhaite, à tous et à toutes, pour cette nouvelle Année liturgique qui commence.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       26 novembre 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 27 novembre 2018 et du 23 novembre 2021       <br />
       -->        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je ferai germer pour David un Germe de justice » (Jr 33, 14-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Voici venir des jours – oracle du Seigneur –       <br />
       où j’accomplirai la parole de bonheur       <br />
       que j’ai adressée à la maison d’Israël       <br />
       et à la maison de Juda :       <br />
           En ces jours-là, en ce temps-là,       <br />
       je ferai germer pour David un Germe de justice,       <br />
       et il exercera dans le pays le droit et la justice.       <br />
           En ces jours-là, Juda sera sauvé,       <br />
       Jérusalem habitera en sécurité,       <br />
       et voici comment on la nommera :       <br />
       « Le-Seigneur-est-notre-justice. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 24 (25), 4-5ab, 8-9, 10.14)       <br />
       R/ Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme,       <br />
       vers toi, mon Dieu. (Ps 24, 1b-2)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       Les voies du Seigneur sont amour et vérité       <br />
       pour qui veille à son alliance et à ses lois.       <br />
       Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;       <br />
       à ceux-là, il fait connaître son alliance.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le Seigneur affermisse vos cœurs lors de la venue de notre Seigneur Jésus » (1 Th 3, 12 – 4, 2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           que le Seigneur vous donne,       <br />
       entre vous et à l’égard de tous les hommes,       <br />
       un amour de plus en plus intense et débordant,       <br />
       comme celui que nous avons pour vous.       <br />
           Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs,       <br />
       les rendant irréprochables en sainteté       <br />
       devant Dieu notre Père,       <br />
       lors de la venue de notre Seigneur Jésus       <br />
       avec tous les saints. Amen.       <br />
              <br />
           Pour le reste, frères, vous avez appris de nous       <br />
       comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ;       <br />
       et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà.       <br />
       Faites donc de nouveaux progrès,       <br />
       nous vous le demandons,       <br />
       oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus.       <br />
           Vous savez bien quelles instructions       <br />
       nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre rédemption approche » (Lc 21, 25-28.34-36)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
       Alléluia. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus parlait à ses disciples de sa venue :       <br />
           « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles.       <br />
       Sur terre, les nations seront affolées et désemparées       <br />
       par le fracas de la mer et des flots.       <br />
           Les hommes mourront de peur       <br />
       dans l’attente de ce qui doit arriver au monde,       <br />
       car les puissances des cieux seront ébranlées.       <br />
           Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée,       <br />
       avec puissance et grande gloire.       <br />
           Quand ces événements commenceront,       <br />
       redressez-vous et relevez la tête,       <br />
       car votre rédemption approche.       <br />
              <br />
           Tenez-vous sur vos gardes,       <br />
       de crainte que votre cœur ne s’alourdisse       <br />
       dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie,       <br />
       et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste       <br />
           comme un filet ;       <br />
       il s’abattra, en effet,       <br />
       sur tous les habitants de la terre entière.       <br />
           Restez éveillés et priez en tout temps :       <br />
       ainsi vous aurez la force       <br />
       d’échapper à tout ce qui doit arriver,       <br />
       et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <updated>2023-01-03T04:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60107185-44032944.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-11T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60107185-44032944.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »</title>
   <updated>2022-10-10T02:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Moise-le-juge-inique-et-la-veuve_a1086.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/67347525-47649765.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-10-11T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Exode 17, 8-13, II Timothée 3,14 - 4,2 et Luc 18, 1- 8 : « La prière persévérante »     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/67347525-47649765.jpg?v=1663177376" alt="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" title="Homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire Année C : « Moïse, le juge inique et la veuve »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode connu de la veuve et du juge inique met de l’avant la persévérance dans la prière. Toutefois les autres textes de la Parole de Dieu que nous avons aujourd’hui : celui de la prière de Moïse dans l’Exode, ainsi que le psaume et la deuxième lecture tirée de la Lettre de saint Paul à Timothée présentent avec bonheur l’arrière-fond de cette persévérance dans la prière si essentielle à la vie chrétienne. Ils illustrent  le pourquoi de la ténacité et de la persévérance dans la prière des disciples de Jésus qui ne cesse de leur recommander de prier sans cesse.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Moïse et Josué</span>       <br />
              <br />
       En effet, il y a un fil conducteur entre tous ces textes. Ce fil conducteur est celui du projet de Dieu pour l’humanité, l’Alliance qu’il fait avec elle, pour la faire entrer dans son intimité et partager sa vie.       <br />
              <br />
       Ce projet de Dieu que Jésus a mené à terme est commencé dans l’Ancien Testament dont nous avons dans la première lecture une figure incontournable, celle de Moïse.       <br />
              <br />
       On le voit ici les bras étendus comme Jésus sur la croix suppliant Dieu pour son peuple. Cette prière racontée de façon imagée avec les bras qui tombent et les deux assistants qui soutiennent Moïse ne se présente pas comme une simple supplication, elle se joint à l’action de  Josué qui sur le terrain est à l’œuvre pour que se réalise le retour d’Israël dans la Terre promise.        <br />
              <br />
       On le voit  la prière persévérante ici se joint à des gestes concrets. Elle n’est pas un refuge dans le laisser faire et l’inertie. Au contraire elle se continue sans cesse parce qu’elle sait qu’elle est entendue et que les choses peuvent changer sur le terrain. C’est une belle leçon pour nous aujourd’hui dans le contexte d’une sécularisation envahissante où l’Église se retrouve sur un terrain de combat pour l’annonce de l’Évangile       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La veuve de l’Évangile       <br />
       </span>       <br />
       La  veuve dont nous parle Jésus nous conduit sur le même chemin de la prière persévérante. Celle-ci ne se cabre pas dans un effort volontariste, mais elle est habitée par son besoin et son désir profond. Sa prière les transforme et lui donne l’élan pour persévérer malgré l’attitude négative du juge.       <br />
              <br />
       Jésus se sert de cet épisode (qui lui rappelle peut-être un fait vécu)  pour inciter les disciples à crier vers Dieu,  jour et nuit, à cultiver une foi inébranlable en Lui. C’est, en effet, dans une telle foi que tout devient possible.        <br />
              <br />
       Et « c’est dans les Écritures, dans la Parole de Dieu, qu’on trouvera le soutien continuel de notre foi en Jésus. Il faut compter avec le temps, ne pas perdre patience, proclamer la Parole à temps et à contretemps » écrit saint Paul à son disciple Timothée dans l’extrait de sa lettre que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Voilà toute une mission, mais nous pouvons nous y consacrer parce que nous avons la certitude que la  «Manifestation du Christ Jésus» n’est pas une chose du passé, mais qu’elle est toujours présente, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Les bienfaits de la prière persévérante       <br />
       </span>       <br />
       Au cœur du projet de Dieu sur l’humanité, la prière persévérante s’incarnera dans des hommes et des femmes de prière.       <br />
              <br />
       Les priants et les priantes d’aujourd’hui, comme ceux et celles d’autrefois, expérimenteront petit à petit les nombreux bienfaits de la persévérance et de la ténacité dans la prière.       <br />
              <br />
       En voici trois qui me viennent à l’esprit parmi d’autres :       <br />
              <br />
       a) La prière persévérante nous sort de nous-mêmes, de notre petit monde et nous ouvre aux désirs de Dieu sur le monde. Elle nous fait  entrer dans le projet de Dieu pour l’humanité.       <br />
              <br />
       b) La prière persévérante crée un chaîne d’amour entre les priants et les priantes qui expérimentent ainsi une véritable communion de frères et sœurs tournés ensemble vers le même Père.       <br />
              <br />
       c) La prière persévérance développe une attitude fondamentale de pauvreté et d’humilié. Elle oblige à « remettre cent fois sur le métier » ses aspirations et ses désirs. Ils s’en trouvent alors purifiés et élargis.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour conclure, disons ensemble cette prière (tirée de la revue Signes) :        <br />
              <br />
       « Esprit de Dieu, ‘prier sans se décourager’ qui peut le faire sans toi, fais résonner en notre cœur le nom du Père!        <br />
              <br />
       Ne laisse pas le doute, l’ennui vaincre notre élan vers lui. Dans cet élan, saisis notre aspiration profonde à la vie!        <br />
              <br />
       Esprit de Dieu, rejoins nos doutes, nos peurs. Habite notre faiblesse, illumine notre nuit.        <br />
              <br />
       En chaque croyant et croyante, déploie cette certitude où s’appuie la confiance : ‘Jésus Christ est Seigneur’. De chacun d’eux et de chacune d’elle fait un témoin de Pâques. »        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       11 octobre 2022</span>       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 11 octobre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort » (Ex 17, 8-13)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le peuple d’Israël marchait à travers le désert.       <br />
           Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.       <br />
           Moïse dit alors à Josué :       <br />
       « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites.       <br />
       Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline,       <br />
       le bâton de Dieu à la main. »       <br />
           Josué fit ce que Moïse avait dit :       <br />
       il mena le combat contre les Amalécites.       <br />
       Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.       <br />
           Quand Moïse tenait la main levée,       <br />
       Israël était le plus fort.       <br />
       Quand il la laissait retomber,       <br />
       Amalec était le plus fort.       <br />
           Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;       <br />
       on prit une pierre, on la plaça derrière lui,       <br />
       et il s’assit dessus.       <br />
       Aaron et Hour lui soutenaient les mains,       <br />
       l’un d’un côté, l’autre de l’autre.       <br />
       Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes       <br />
       jusqu’au coucher du soleil.       <br />
           Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)       <br />
       R/ Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)       <br />
              <br />
       Je lève les yeux vers les montagnes :       <br />
       d’où le secours me viendra-t-il ?       <br />
       Le secours me viendra du Seigneur       <br />
       qui a fait le ciel et la terre.       <br />
              <br />
       Qu’il empêche ton pied de glisser,       <br />
       qu’il ne dorme pas, ton gardien.       <br />
       Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,       <br />
       le gardien d’Israël.       <br />
              <br />
       Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,       <br />
       se tient près de toi.       <br />
       Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,       <br />
       ni la lune, durant la nuit.       <br />
              <br />
       Le Seigneur te gardera de tout mal,       <br />
       il gardera ta vie.       <br />
       Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,       <br />
       maintenant, à jamais.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 14 – 4, 2)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            demeure ferme dans ce que tu as appris :       <br />
       de cela tu as acquis la certitude,       <br />
       sachant bien de qui tu l’as appris.       <br />
           Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures :       <br />
       elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse,       <br />
       en vue du salut par la foi       <br />
       que nous avons en Jésus Christ.       <br />
           Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;       <br />
       elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,       <br />
       redresser, éduquer dans la justice ;       <br />
           grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,       <br />
       équipé pour faire toute sorte de bien.       <br />
              <br />
            Devant Dieu,       <br />
       et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts,       <br />
       je t’en conjure,       <br />
       au nom de sa Manifestation et de son Règne :       <br />
           proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps,       <br />
       dénonce le mal,       <br />
       fais des reproches, encourage,       <br />
       toujours avec patience et souci d’instruire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;       <br />
       elle juge des intentions et des pensées du cœur.       <br />
       Alléluia. (cf. He 4, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples une parabole       <br />
       sur la nécessité pour eux       <br />
       de toujours prier sans se décourager :       <br />
           « Il y avait dans une ville       <br />
       un juge qui ne craignait pas Dieu       <br />
       et ne respectait pas les hommes.       <br />
           Dans cette même ville,       <br />
       il y avait une veuve qui venait lui demander :       <br />
       ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’       <br />
           Longtemps il refusa ;       <br />
       puis il se dit :       <br />
       ‘Même si je ne crains pas Dieu       <br />
       et ne respecte personne,       <br />
           comme cette veuve commence à m’ennuyer,       <br />
       je vais lui rendre justice       <br />
       pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »       <br />
           Le Seigneur ajouta :       <br />
       « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !       <br />
           Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,       <br />
       qui crient vers lui jour et nuit ?       <br />
       Les fait-il attendre ?       <br />
           Je vous le déclare :       <br />
       bien vite, il leur fera justice.       <br />
       Cependant, le Fils de l’homme,       <br />
       quand il viendra,       <br />
       trouvera-t-il la foi sur la terre ? »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-29e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Moise-le-juge-inique-et-la-veuve_a1086.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année C : « La transfiguration de Jésus sur le mont Thabor : lumière de l'Alliance Nouvelle »</title>
   <updated>2022-03-06T23:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-C-La-transfiguration-de-Jesus-sur-le-mont-Thabor-lumiere-de-l-Alliance_a1053.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61778889-44951734.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-08T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 13 mars 2022. Textes: Genèse 15, 5-12.17-18; Philippiens 3,17-4,1 et Luc 9, 28b-36.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61778889-44951734.jpg?v=1642799129" alt="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année C : « La transfiguration de Jésus sur le mont Thabor : lumière de l'Alliance Nouvelle »" title="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année C : « La transfiguration de Jésus sur le mont Thabor : lumière de l'Alliance Nouvelle »" />
     </div>
     <div>
      Ceux et celles qui font des mots croisés ont remarqué que dans la première lecture on dit qu’Abraham venait de la ville ou du village d’Our en Chaldée. On demande souvent dans les mots croisés le nom d’une ville ancienne de deux ou trois lettres. Et la réponse est Our ou Ur .       <br />
               <br />
       Il y a plus que les mots croisés ce matin qui nous parlent. Ce passage de la Genèse associé à celui de la Transfiguration  de Jésus sur le mont Thabor nous rejoint par le fil conducteur qu’il établit entre Abraham et Jésus. Abraham vit une rencontre avec Dieu qui transfigure sa vie et Jésus devant les apôtres qui sont des témoins fiables voit lui aussi sa vie transfigurée.       <br />
       	       <br />
       Essayons d’aller un peu plus loin dans notre méditation sur cette épisode de la vie de Jésus que saint Luc vient de nous raconter.       <br />
              <br />
        I- <span style="font-style:italic">Une  histoire de famille</span>       <br />
              <br />
       Le chrétien se rappelle durant le Carême son histoire de famille en relisant des passages de la Bible, car cette histoire de famille ne commence pas seulement avec l’arrivée de la foi chez nous par les missionnaires récollets et les missionnaires jésuites, saint François de Laval, apôtre de l'Amérique, et les autres. Elle ne commence même pas avec Jésus dont nous avons accueilli la naissance à Noël comme Sauveur du monde. Elle commence avec un personnage à nul autre pareil que  la première lecture nous présente : Abraham qui, un jour,  a vécu une rencontre inoubliable avec le Seigneur qui marquera tout le reste de l’histoire.       <br />
              <br />
       La première lecture nous la raconte avec des détails que les générations suivantes ont retenus et qui ont été transmis pour faire saisir la grandeur et le caractère unique de cette rencontre d'Abraham avec son Dieu. Dans ce récit, le Seigneur  qui a fait sortir Abraham d’Our en Chaldée lui montre par un feu brûlant sur ses offrandes, « un brasier fumant et une torche enflammée », dit le texte de la lecture, qu’il s’est penché vers lui avec amour et miséricorde et il conclut une Alliance avec lui et sa descendance.       <br />
              <br />
       Dans cette présentation nous avons le fil conducteur de notre histoire de famille, pourrait-on dire, celle d’une Alliance qui se manifeste par un amour désintéressé et prévenant du Dieu découvert par Abraham, un Dieu qui lui dit qu’il sera pour toujours avec lui et ceux et celles qui, à sa suite, lui feront confiance.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le récit de la transfiguration</span>       <br />
              <br />
       La scène de la transfiguration de Jésus sur le Thabor ne peut se comprendre sans la mettre en relation avec cette alliance commencée avec Abraham. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les apôtres voient Jésus accompagné  de Moïse et Élie qui représentent les successeurs d’Abraham dans le développement de l’Alliance du peuple hébreu, la descendance d’Abraham, avec son Dieu.       <br />
              <br />
       Cette union indissoluble du peuple hébreu avec son Dieu trouve son accomplissement total dans Jésus, le Fils de Dieu qui se manifeste dans le temps. Ce Fils de Dieu se fait l’un de nous. Rien ne le distingue au premier abord de ceux et celles qui l’entourent, mais il porte en lui une lumière à nulle autre pareille.         <br />
              <br />
       C’est cette lumière qui le transfigure devant ses apôtres qui ont reconnu déjà le caractère exceptionnel du Maître qu’ils ont décidé de suivre, mais sans jamais imaginer ce qu'ils entendent. En effet, de la nuée sur le mont Thabor, la voix qui se fait entendre : « Celui-ci est on Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le » les renverse. Ils découvrent  que Jésus est non seulement l’Envoyé de Dieu, mais qu’il est Dieu, né de  Dieu comme le dit le symbole de la foi de Nicée-Constantinople qu’on récitait à la messe autrefois et qui est parfois utilisé dans notre liturgie : «  vrai Dieu, né du vrai Dieu - Deum verum de Deo natum ». (Voir à la fin le texte et la traduction française).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de cette méditation pour notre bénéfice personnel au cours de ce carême?       <br />
               <br />
       Une première chose, il me semble, serait que nous prenions conscience que par le baptême, Dieu qui nous a donné son Fils unique, qu'Il a ressuscité des morts, fait de nous ses frères et ses soeurs, des fils et des filles de Dieu, des enfants de Dieu,  "héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ" (Romains 8, 17). Les catéchumènes qui se préparent au baptême font au cours du carême un chemin qui leur apprend comment vivre ce don merveilleux. Ayons une pensée pour eux et pour elles. Nous serons ainsi amenés à redécouvrir notre propre baptême qui a fait de nous des enfants de Dieu.        <br />
              <br />
       Deuxième chose à retenir, c’est celle de l’inattendu des visites de Dieu. Partis pour un moment de repos et de prière sur le mont Thabor, les apôtres ne s’attendaient pas à cette expérience. Ils se laissent aller  au sommeil et c’est là que Dieu les rejoint et les réveille. Nous sommes souvent endormis aujourd’hui dans nos communautés et dans nos vies. Laissons Dieu nous réveiller et laissons-nous illuminer de sa présence toujours nouvelle.       <br />
              <br />
       Troisième chose à retenir de ces considérations, c’est que nous sommes envoyés pour partager ce qui nous a rejoint. Ce partage n’est pas celui des stars qui se mettent en avant, c’est celui de témoins qui par leurs gestes,  par leurs paroles, par leur vie montrent qu’ils sont fils et filles de lumière. « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison ». (Mathieu 5, 14-15)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette eucharistie, signe de la nouvelle Alliance voulue par Jésus le soir du Jeudi Saint, renouvelle en nous l’accueil de l’amour miséricordieux de Dieu qui fait alliance avec chacun et chacune de nous et qu'elle nous rende pour nos frères et sœurs des témoins de la miséricorde de Dieu en pratiquant durant notre carême les <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/blogsme/Oeuvres-de-misericorde-corporelles-et-spirituelles_a190.html">œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles</a> : « Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ, écrit le pape François, dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles quant à elles, - conseiller, enseigner, pardonner avertir, prier – touchent plus directement notre condition de pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées. »       <br />
              <br />
       Bonne poursuite de votre carême !       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 mars 2022       <br />
              <br />
       <Reprise de l'homélie du 17 février 2016-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Le<span style="font-style:italic"> symbole de Nicée-Constantinople</span> est la profession de foi chrétienne qui fut promulgué lors du concile de Nicée de 325 et complété lors du concile de Constantinople de 381 : de là l'expression « symbole de Nicée-Constantinople ». La liturgie catholique continue de le proposer dans la célébration de l'Eucharistie avec le <span style="font-style:italic">Symbole des apôtres</span> qui est le plus utilisé.       <br />
              <br />
       « Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, factόrem cæli et terræ, visibílium όmnium, et invisibílium.       <br />
       Et in unum Dόminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum. Et ex Patre natum ante όmnia sæcula. Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero. Génitum, non factum, consubstantiálem Patri : per quem όmnia facta sunt. »       <br />
              <br />
       « Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; <span style="font-style:italic">il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu</span>. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait]u. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">C'est nous qui soulignons</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le Seigneur conclut une alliance avec Abraham, le croyant (Gn 15, 5-12.17-18)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur parlait à Abraham dans une vision.       <br />
           Il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
           Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
              <br />
           Puis il dit :       <br />
       « Je suis le Seigneur,       <br />
       qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée       <br />
       pour te donner ce pays en héritage. »       <br />
           Abram répondit :       <br />
       « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir       <br />
       que je l’ai en héritage ? »       <br />
           Le Seigneur lui dit :       <br />
       « Prends-moi une génisse de trois ans,       <br />
       une chèvre de trois ans,       <br />
       un bélier de trois ans,       <br />
       une tourterelle et une jeune colombe. »       <br />
           Abram prit tous ces animaux,       <br />
       les partagea en deux,       <br />
       et plaça chaque moitié en face de l’autre ;       <br />
       mais il ne partagea pas les oiseaux.       <br />
           Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,       <br />
       Abram les chassa.       <br />
           Au coucher du soleil,       <br />
       un sommeil mystérieux tomba sur Abram,       <br />
       une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.       <br />
           Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.       <br />
       Alors un brasier fumant et une torche enflammée       <br />
       passèrent entre les morceaux d’animaux.       <br />
           Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram       <br />
       en ces termes :       <br />
       « À ta descendance je donne le pays que voici,       <br />
       depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14)       <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       Écoute, Seigneur, je t’appelle !       <br />
       Pitié ! Réponds-moi !       <br />
       Mon cœur m’a redit ta parole :       <br />
       « Cherchez ma face. »       <br />
              <br />
       C’est ta face, Seigneur, que je cherche :       <br />
       ne me cache pas ta face.       <br />
       N’écarte pas ton serviteur avec colère :       <br />
       tu restes mon secours.       <br />
              <br />
       J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 17 – 4, 1)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       ensemble imitez-moi,       <br />
       et regardez bien ceux qui se conduisent       <br />
       selon l’exemple que nous vous donnons.       <br />
           Car je vous l’ai souvent dit,       <br />
       et maintenant je le redis en pleurant :       <br />
       beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ.       <br />
           Ils vont à leur perte.       <br />
       Leur dieu, c’est leur ventre,       <br />
       et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ;       <br />
       ils ne pensent qu’aux choses de la terre.       <br />
              <br />
           Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 20 – 4, 1)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
              <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » (Lc 9, 28b-36)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,       <br />
       et il gravit la montagne pour prier.       <br />
           Pendant qu’il priait,       <br />
       l’aspect de son visage devint autre,       <br />
       et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.       <br />
           Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :       <br />
       c’étaient Moïse et Élie,       <br />
           apparus dans la gloire.       <br />
       Ils parlaient de son départ       <br />
       qui allait s’accomplir à Jérusalem.       <br />
           Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;       <br />
       mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,       <br />
       et les deux hommes à ses côtés.       <br />
           Ces derniers s’éloignaient de lui,       <br />
       quand Pierre dit à Jésus :       <br />
       « Maître, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Faisons trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       Il ne savait pas ce qu’il disait.       <br />
           Pierre n’avait pas fini de parler,       <br />
       qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;       <br />
       ils furent saisis de frayeur       <br />
       lorsqu’ils y pénétrèrent.       <br />
           Et, de la nuée, une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils,       <br />
       celui que j’ai choisi :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
           Et pendant que la voix se faisait entendre,       <br />
       il n’y avait plus que Jésus, seul.       <br />
       Les disciples gardèrent le silence       <br />
       et, en ces jours-là,       <br />
       ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-C-La-transfiguration-de-Jesus-sur-le-mont-Thabor-lumiere-de-l-Alliance_a1053.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C : « Voici venir des jours »</title>
   <updated>2021-12-03T22:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Voici-venir-des-jours_a1036.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/59184470-43543689.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-23T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année C le 28 novembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Jérémie 33, 14-16, 1 Timothée 3, 12 – 4, 2 et Luc 21, 25-28.34-36.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/59184470-43543689.jpg?v=1633365787" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C : « Voici venir des jours »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C : « Voici venir des jours »" />
     </div>
     <div>
      Au début d'une nouvelle année liturgique, c'est un message d'espérance qui nous est donné aujourd’hui. Notre regard se tourne vers l'avenir, vers un horizon qui n'est pas fermé et qui ouvre toutes les possibilités. Les textes de la Parole de Dieu vont dans ce sens.  en particulier celui du prophète Jérémie. Le texte de l’évangile selon saint Luc, lui,  est comme un traitement-choc. Et le témoignage de saint Paul emboîte le pas en présentant le Retour du Christ comme très prochain. <!-- Mais qu'en est-il dans les faits?-->       <br />
       <!--Si on ne s’arrêtait qu’à ces deux textes, je pense qu’on se sentirait écrasés au début de cette nouvelle année de cheminement dans notre foi. Heureusement que nous avons la première lecture et que l’année liturgique ne fait que commencer.-->       <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un germe est là </span>       <br />
              <br />
       Dans la première lecture. le prophète Jérémie utilise une belle image qui est celle d’une éclosion, d’une naissance, d’une croissance. Il parle d’un germe. Le germe est inclus dans la semence, il l’est aussi dans l’enfant qui naît, dans les efforts d’apprentissage, dans les premiers pas d'une carrière, d'un amour ou encore d'une vocation etc.        <br />
              <br />
       Je trouve cette image des plus adaptées pour nous faire entrer dans le cheminement que nous propose l’Église à travers la liturgie tout au cours de l’année et des temps liturgiques comme celui de l’Avent que nous commençons, de Noël, du Carême, de Pâques, de la Pentecôte et  de celui qu’on appelle le temps ordinaire.       <br />
              <br />
       Cette image m’a remémoré un passage d’un auteur qu’un de mes professeurs au Collège de Lévis, l’abbé Réal Fortin,  citait souvent. Il s’agit d’une phrase de Nicolas Boileau (1636-1711) dans <span style="font-style:italic">L’Art poétique</span> devenue une formule maintes fois répétée maintenant : « <!--Hâtez-vous lentement et sans perdre courage;--> Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».       <br />
              <br />
       C’est ce que nous sommes invités à faire à chaque année qui se déroule au fil des jours avec ou sans soubresauts, mais qui nous rapproche toujours du Jour du Seigneur. Notre histoire personnelle, celle de l’Église et celle du monde sont habitées par la force et la vie du Germe que Dieu a mis au cœur de notre vie, qui est son Verbe incarné, Jésus toujours présent et vivant parmi nous, car comme le dit le Prologue de l’évangile selon saint Jean  « le Verbe de Dieu a habité parmi nous » (Jean 1, 12).        <br />
              <br />
       Alors, allons-y ! Mettons-nous en marche - c'est ce que veut dire le mot SYNODALITÉ qui vient du mot synode « sun-odos » , c’est-à-dire « route ensemble » - mettons-nous donc en marche ensemble une nouvelle fois, remettons sur le métier notre ouvrage, pour entrer dans la suite de Jésus que l'Année liturgique nous dévoilera dans ses agissements et dans son enseignement.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une révélation qui dérange</span>       <br />
              <br />
       Alors, me demanderez-vous, pourquoi,  en ce début du temps de l'Avent, toutes ces catastrophes et ces chambardements que raconte saint Luc nous sont-ils présentés<!--et que saint Paul voit se produire de façon prochaine--> ?       <br />
              <br />
       La réponse c’est que saint Luc ne prétend pas  décrire l’avenir avec une précision d'historien.<!--mathématique--> Il a un autre but qui est celui de stimuler les communautés chrétiennes à se laisser habiter de la présence de Jésus Sauveur ici et maintenant et de ne pas attendre à la fin. Le texte de l’évangile selon saint Luc est comme un traitement-choc. Il brasse la cage, comme on dit au Québec, pour que les gens réagissent dès maintenant.        <br />
              <br />
       Ainsi, avec ces images si vivantes et  saisissantes, saint Luc encourage les chrétiens à rester éveillés et à prier en tout temps. Les cataclysmes annoncés ne sont pas là pour eux-mêmes. Ils sont une porte d'entrée vers un monde nouveau.  Et cette entrée ne peut être retardée. Il n'est pas nécessaire d'attendre le dernier moment. C'est maintenant que le Christ vient.        <br />
              <br />
       Saint Luc veut secouer l’apathie, l’indifférence et la lassitude qui peuvent gagner les communautés. Les images fortes invitent à se réveiller, à se tenir debout, à vivre une attente ouverte de ce que le Christ apporte au monde et qu’il mènera à son terme lors de son Retour dans la gloire.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le Retour du Seigneur</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde lecture le message de saint Paul est le même. Celui-ci est très explicite. Il invite les Thessaloniciens à regarder en avant, à vivre l’attente du Seigneur dans l'espérance et dans la confiance, remplis de la présence de leur Sauveur déjà là  et qui viendra définitivement un jour les prendre avec lui. Le témoignage de saint Paul fait écho à l'évangile en présentant le Retour du Christ comme très prochain.       <br />
              <br />
       Au moment où il écrivait cette lettre, environ 30 ans après la mort de Jésus, saint Paul s’attendait de voir le Retour du Seigneur de son vivant. Par la suite il a compris que ce Retour est un mystère qui se révélera avec le temps et il est entré dans l’essentiel de toute vie chrétienne : vivre avec le Christ ici et maintenant. Ainsi il écrira plus tard aux Galates : «  Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi ». (<span style="font-style:italic">Galates</span> 2, 20)       <br />
              <br />
       Nous sommes à l’aise avec cette perspective de saint Paul qui nous est  familière car notre attente du Retour du Christ se fait dans la foi. Nous n’en savons ni l’heure ni le moment. Nous sommes ainsi invités à devenir des chercheurs et des chercheuses de Dieu au fil des jours.  <!--C’est pourquoi, je me suis rappelé cette citation de mon professeur de littérature au collège, car -->C’est le message que je veux vous laisser ce matin à la suite de Saint Paul : « Restez éveillés. Les temps sont accomplis. Voici venir des jours ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Efforçons-nous de suivre le mouvement de cette histoire du salut dans laquelle le Christ nous fait entrer par notre Baptême. <!--Hâtons-nous lentement mais sûrement comme le dit si bien cette citation de mon professeur de littérature au collège que  je vous répète en terminant : « Hâtez-vous lentement et sans perdre courage; Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».--> N’ayons pas peur de remettre notre ouvrage sur le métier comme le dit la citation de mon professeur de littérature au collège que  je vous répète en terminant : «  Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ».  Oui, « avec Lui, espérer encore ». comme le dit si bien le thème de l'Avent 2021 choisi par <span style="font-style:italic">Novalis </span>pour le <span style="font-style:italic">Prions en Église canadien</span>.       <br />
              <br />
       Cette nouvelle année liturgique va nous donner l'occasion  de nous rappeler,  pour les méditer et les approfondir, les mystères de la vie du Christ, de sa naissance à sa Résurrection et à son Ascension auprès de son Père. Ce faisant nous serons amenés à les vivre plus à fond. C’est ce que je nous souhaite, à tous et à toutes, pour cette nouvelle Année liturgique qui commence.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval        <br />
       </span>       <br />
              <br />
       23 novembre 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 27 novembre 2018-->        <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je ferai germer pour David un Germe de justice » (Jr 33, 14-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Voici venir des jours – oracle du Seigneur –       <br />
       où j’accomplirai la parole de bonheur       <br />
       que j’ai adressée à la maison d’Israël       <br />
       et à la maison de Juda :       <br />
           En ces jours-là, en ce temps-là,       <br />
       je ferai germer pour David un Germe de justice,       <br />
       et il exercera dans le pays le droit et la justice.       <br />
           En ces jours-là, Juda sera sauvé,       <br />
       Jérusalem habitera en sécurité,       <br />
       et voici comment on la nommera :       <br />
       « Le-Seigneur-est-notre-justice. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 24 (25), 4-5ab, 8-9, 10.14)       <br />
       R/ Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme,       <br />
       vers toi, mon Dieu. (Ps 24, 1b-2)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       Les voies du Seigneur sont amour et vérité       <br />
       pour qui veille à son alliance et à ses lois.       <br />
       Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;       <br />
       à ceux-là, il fait connaître son alliance.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que le Seigneur affermisse vos cœurs lors de la venue de notre Seigneur Jésus » (1 Th 3, 12 – 4, 2)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           que le Seigneur vous donne,       <br />
       entre vous et à l’égard de tous les hommes,       <br />
       un amour de plus en plus intense et débordant,       <br />
       comme celui que nous avons pour vous.       <br />
           Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs,       <br />
       les rendant irréprochables en sainteté       <br />
       devant Dieu notre Père,       <br />
       lors de la venue de notre Seigneur Jésus       <br />
       avec tous les saints. Amen.       <br />
              <br />
           Pour le reste, frères, vous avez appris de nous       <br />
       comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ;       <br />
       et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà.       <br />
       Faites donc de nouveaux progrès,       <br />
       nous vous le demandons,       <br />
       oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus.       <br />
           Vous savez bien quelles instructions       <br />
       nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Votre rédemption approche » (Lc 21, 25-28.34-36)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
       Alléluia. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus parlait à ses disciples de sa venue :       <br />
           « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles.       <br />
       Sur terre, les nations seront affolées et désemparées       <br />
       par le fracas de la mer et des flots.       <br />
           Les hommes mourront de peur       <br />
       dans l’attente de ce qui doit arriver au monde,       <br />
       car les puissances des cieux seront ébranlées.       <br />
           Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée,       <br />
       avec puissance et grande gloire.       <br />
           Quand ces événements commenceront,       <br />
       redressez-vous et relevez la tête,       <br />
       car votre rédemption approche.       <br />
              <br />
           Tenez-vous sur vos gardes,       <br />
       de crainte que votre cœur ne s’alourdisse       <br />
       dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie,       <br />
       et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste       <br />
           comme un filet ;       <br />
       il s’abattra, en effet,       <br />
       sur tous les habitants de la terre entière.       <br />
           Restez éveillés et priez en tout temps :       <br />
       ainsi vous aurez la force       <br />
       d’échapper à tout ce qui doit arriver,       <br />
       et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Voici-venir-des-jours_a1036.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année C : « Bêcher sans se décourager » (Luc 13, 1-9)</title>
   <updated>2019-02-25T04:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Becher-sans-se-decourager-Luc-13-1-9_a695.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8892298-14089191.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-23T22:40:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie du 28 février 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Séminaire de Québec. Textes: Exode 1-8a.10,13-15, 1 Corinthiens 10, 1, 6.10-12 et Luc 13, 1-9.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8892298-14089191.jpg?v=1455573447" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année C : « Bêcher sans se décourager » (Luc 13, 1-9)" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année C : « Bêcher sans se décourager » (Luc 13, 1-9)" />
     </div>
     <div>
      Je me suis demandé comme vous le faites probablement vous-mêmes pourquoi la liturgie aujourd’hui nous présente l’épisode célèbre et fondateur du Buisson ardent qui a marqué toute l’histoire de Moïse d’une lumière incomparable en parallèle avec trois scènes de la vie courante au temps de Jésus : deux accidents et un vigneron mal pris avec un arbre qui se meurt.       <br />
              <br />
       En me rappelant que nous sommes toujours en Carême sur la route de Pâques avec Jésus, j’ai compris que ces textes viennent soutenir nos efforts de conversion en nous donnant l’heure juste et l'élan pour continuer notre chemin sans nous décourager.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le Buisson ardent</span>       <br />
              <br />
       La première lecture nous raconte un épisode célèbre de la vie de Moïse : celui du Buisson ardent comme on l'appelle habituellement. L’expérience de Moïse est inattendue. Elle survient dans les circonstances de la vie quotidienne de Moïse qui garde le troupeau de son beau-père. La visite de l’Ange du Seigneur lui permet de s’arrêter pour découvrir la présence de Dieu lui-même dans ce Buisson qui ne brûle pas, une présence où Dieu se révèle dans son mystère : «  Yahvé » qui veut dire en français « Je-suis-celui-qui-suis ».       <br />
              <br />
       Cette révélation se double pour Moïse d’une mission à laquelle désormais il ne pourra échapper. Il est chargé d’œuvrer à la libération de son peuple asservi et devenu esclave en Égypte. Et nous le savons, Moïse réussira cette tâche incroyable.       <br />
              <br />
       Mais comment la réussira-t-il?  En s'appuyant sur son expérience du Buisson ardent qui est celle d’un feu qui ne s’éteint pas. Au cœur de Moïse s’est allumée alors une flamme d’amour qui brûle sans se consumer. L’histoire de la  libération  du peuple hébreu : traversée de la Mer Rouge, marche dans le désert, révoltes et abandons etc. c'est celle de  la mission que Dieu lui a donnée : conduire le peuple hébreu dans la Terre promise qu'il ne connaîtra pas lui-même, mais qu'il verra de loin. Moïse vivra cette mission sans se décourager en s'appuyant sur la présence de son Dieu, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Il est un modèle de persévérance dans la foi.       <br />
              <br />
       Notre temps de carême est un temps de marche au désert à l’image de celle du peuple hébreu. Ne laissons pas le découragement et la lassitude prendre le dessus. Au contraire, que l'exemple de Moïse nous inspire. Revenons à ce feu qui a brûlé nos cœurs un jour comme ce fut le cas  pour Moïse. Les récriminations, comme le dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe dans la deuxième lecture, entraînent loin de Dieu. Laissons la grâce de Dieu faire son travail de transformation en nous, car sa puissance est à l’œuvre aujourd’hui comme hier.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les avertissements de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Cependant, il faut toujours se rappeler que, si la puissance et la grâce de Dieu peuvent tout, Dieu ne veut pas nous sauver sans nous. Il nous revient de mettre en application ce que dit le vigneron à son maître dans l'évangile : « Bêcher, bêcher sans se lasser ». Saint Ignace de Loyola disait que, dans la vie chrétienne, il faut faire comme si tout dépendait de nous en sachant que tout dépend de Dieu.       <br />
              <br />
       Si nous sommes sincères dans nos efforts de conversion pendant le Carême, nous profiterons de ce moment pour nous mettre à une forme d’entraînement spirituel par une fidélité plus grande dans la prière, le partage et le jeûne sous diverses formes. C’est le but des œuvres de miséricordes corporelles et spirituelles que le pape François ne cesse de nous proposer en ce Carême au cœur du <span style="font-style:italic">Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde</span>. Bêcher ne donne pas la croissance, mais l’arbre dont on ne s’occupe pas peut se rabougrir au point de mourir. Il en est ainsi dans notre rencontre avec Dieu.  Si les efforts ne sont pas là, nous devenons alors comme un figuier qui dépérit et meurt. « La foi sans les oeuvres est une foi morte  » dit la lettre de l'apôtre saint Jacques (Jacques 2, 26) .       <br />
              <br />
       Et il y a une certaine urgence d'agir, ce que Jésus rappelle fortement en relevant les deux accidents qui se sont produits à Jérusalem lors de son passage dans la ville : les Galiléens massacrés par le procurateur romain, Pilate, qu’on retrouvera plus tard au procès de Jésus et les 18 personnes tuées par la chute de la tour de Siloé.  Ses paroles sont mêmes un peu dures : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux ».        <br />
              <br />
       Cette invitation pressante n’a pas comme but de nous forcer la main, mais elle souligne que c’est notre liberté qui est en cause. Personne ne peut décider à notre place d’ouvrir la porte à la visite de Dieu qui se produira bien souvent de façon inattendue comme il est arrivé à Moïse.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Aujourd’hui, Dieu passe</span>       <br />
              <br />
       C’est  le message à retenir, je pense, de ces textes de la liturgie du 3e dimanche du Carême de cette année : l’ouverture aux surprises de Dieu dans nos vies en y allant patiemment, en bêchant sans nous décourager. Dieu se manifestera au bon moment soyons-en sûrs.         <br />
              <br />
       Bêcher, c'est  s'arrêter un peu de temps à autre pour faire le point et pour prier dans le secret comme on nous y invitait lors du Mercredi des Cendres ?       <br />
              <br />
       Rendu au milieu de notre carême, nous pouvons regarder en arrière et nous décourager peut-être, mais il est beaucoup plus utile de regarder en avant et d’aller avec confiance à la suite de Jésus.       <br />
              <br />
       Avec lui nous nous laissons entrer dans le plan de Dieu sur nous et sur toute l’humanité qu’il veut de plus en plus belle, généreuse et ouverte. En effet, Dieu a envoyé son Fils Unique pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance (Jean 10, 10). Les revers, les difficultés rencontrées n’auront jamais le dessus sur cet volonté salvifique de Dieu qui nous aime tous et toutes comme ses enfants bien-aimés sur qui il répand avec abondance son amour miséricordieux. La plus grande tentation serait celle de la résignation qu'a dénoncée le pape François dans une très belle homélie au Mexique. Voir le texte à la fin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, nous trouvent attentifs comme Moïse aux paroles et aux inspirations que l’Esprit Saint met dans notre cœur. Et ainsi nous arriverons à Pâques avec des cœurs nouveaux et des esprits nouveaux. C’est la grâce que je vous souhaite à tous et à toutes.  Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       24 février 2016       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Du pape François à la Messe avec les prêtres, les consacrés et les séminaristes à Morelia (Mexique) le 16 février 2016 </span>       <br />
              <br />
       Le pape se demande quelle tentation pouvons-nous  avoir face à notre monde qui semble devenir un système inamovible et sans âme et il répond : « Je crois que nous pourrions la résumer en un seul mot: résignation. Et face à cette réalité, l'une des armes préférées du démon, la résignation, peut nous tenter. Et que pouvons-nous y faire? La vie est ainsi. Une résignation qui nous paralyse et nous empêche non seulement de marcher, mais aussi de faire du chemin; une résignation qui non seulement nous effraie, mais qui nous fait aussi nous retrancher dans nos sacristies et dans nos sécurités apparentes; une résignation qui non seulement nous empêche d'annoncer, mais qui nous empêche aussi de louer, nous retire l'allégresse, la joie de louer. Une résignation qui non seulement nous empêche de prévoir, mais qui nous empêche aussi de prendre des risques et de transformer. Par conséquent, Notre Père, ne nous laisse succomber à la tentation. Qu'il nous fait du bien de recourir, dans les moments de tentation, à notre mémoire! Comme cela nous aide de regarder l'étoffe dont nous sommes faits. Tout n'a pas commencé avec nous, tout ne finira pas non plus avec nous, c'est pourquoi cela nous fait du bien de récupérer l'histoire qui nous a conduits jusqu'ici!  »        <br />
              <br />
       « Et dans ce souvenir, nous ne pouvons pas passer sous silence une personne qui tant aimé cet endroit, qui s'est fait fils de cette terre. Une personne qui a su dire d'elle-même: Ils m'ont arraché à la magistrature et ils m'ont placé au timon du sacerdoce à cause de mes péchés. Moi, inutile et entièrement inapte pour l'exécution d'une si grande entreprise; moi, qui ne savais pas manier la pagaie, ils m'ont fait premier évêque de Michoacán ».       <br />
              <br />
       « Avec vous, je voudrais faire mémoire de cet évangélisateur, connu également comme Tata Vasco, comme l'espagnol qui s'est fait indien. La réalité que vivaient les indiens Purhépecha décrits par lui comme vendus, harcelés et errants dans les marchés, recueillant les miettes jetées au sol, loin de le conduire à la tentation et à la paresse de la résignation, a stimulé sa foi, a stimulé sa vie, a stimulé sa compassion et l'a incité à réaliser divers projets qui ont donné du souffle face à cette réalité si paralysante et injuste ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8892298-14089469.jpg?v=1456260616" alt="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année C : « Bêcher sans se décourager » (Luc 13, 1-9)" title="Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année C : « Bêcher sans se décourager » (Luc 13, 1-9)" />
     </div>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Becher-sans-se-decourager-Luc-13-1-9_a695.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »</title>
   <updated>2011-06-18T03:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2011-Le-Christ-est-la-cle-de-la-Nouvelle-Alliance-comme-il-est-la-cle-de-ma-vie_a405.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2910717-4122648.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-04-21T20:29:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint. 21 avril 2011. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26 et Jn, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2910717-4122648.jpg?v=1303411183" alt="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" title="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" />
     </div>
     <div>
      La célébration du Jeudi-Saint nous renvoie au mystère de l’Incarnation qui se déploie totalement dans celui de Pâques. En effet, il est à propos aujourd’hui de parler de l’Eucharistie comme du mystère de la Nouvelle Alliance dans le Verbe qui a habité parmi nous et qui nous entraîne derrière lui dans la vie nouvelle, participation à vie divine elle-même.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près si vous le voulez bien.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vie, fruit d’une Alliance </span>       <br />
              <br />
       L’humanité a besoin de signes et de gestes qui expriment le sens de la vie. Dans la première lecture, nous voyons le Peuple de Dieu appelé par Moïse à mettre en œuvre son lien à son Dieu, fruit de l’Alliance scellée avec Abraham dans un rituel qui servira de mémorial d’âge en âge.       <br />
              <br />
       Ces gestes étrangers pour nous sont cependant ceux de gens qui disent ainsi leur attachement et leur foi dans Celui qui les fait vivre : le Dieu d’Abraham et de ses descendants, le Dieu proche d’eux, le Dieu qui est le Dieu avec nous. Cette proximité fait que leur Dieu ne peut se désintéresser de leur sort. C’est pourquoi, les gestes proposés les mettent sur un pied d’alerte, les font entrer en marche, en pèlerinage dans la foi et dans la confiance.       <br />
              <br />
       L’Incarnation du Verbe de Dieu vient renouveler d’une façon unique ce pèlerinage de la Première Alliance. « C’est ainsi, commente saint Augustin, que l’être immortel a pu mourir, c’est ainsi qu’il a voulu donner la vie aux mortels : il devait dans l’avenir les faire participer à ce qu’il est, après avoir participé lui-même à ce qu’ils sont. » (<span style="font-style:italic">Sermon sur la Passion du Seigneur</span> dans l’<span style="font-style:italic">Office des lectures</span> du Lundi Saint).        <br />
              <br />
       Dans le Verbe incarné, Dieu n’est plus seulement le protecteur, le défenseur de son Peuple, il est l’un de nous. Il prend notre chair pour pouvoir mourir et sauver toute l’humanité. Il ne regardera pas comme un priviège son égalité avec Dieu et il acceptera de s'anéantir dans la condition mortelle, comme le dit saint Paul aux Philippiens (Phil, 2, 6-7). C’est pourquoi, Dieu le relèvera, le ressuscitera pour que, la mort étant vaincue, la vie triomphe définitivement.       <br />
              <br />
       Vous voyez que ces réflexions nous renvoient spontanément au Baptême qui prend tant d’importance dans la célébration de la Vigile pascale. Le ton baptismal des lectures du Carême cette année nous a permis de méditer diverses facettes de la vie nouvelle dans laquelle le baptisé est emporté, dans « la vie que nous ne pouvons pas tenir de nous » (saint Augustin <span style="font-style:italic">loc.cit.</span>).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les gestes de la Cène </span>       <br />
              <br />
       Revenons à notre célébration de la Cène du Seigneur maintenant. Nous sommes invités, comme les Israélites à qui s’adressaient Moïse à poser des gestes symboliques. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des gestes anciens. Jésus se retrouve avec les siens pour la Pâque. Il refait certainement les gestes qu’il a appris dans sa famille et que tous autour de la table connaissent bien.        <br />
              <br />
       Mais, ô surprise, sur le pain et la coupe il prononce ces paroles devenues si familières pour nous et que saint Paul rapporte fidèlement : « Ceci est mon corps, qui est pour vous », « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ». Et saint Jean ajoute la scène du lavement des pieds que nous venons d’entendre dans la lecture de l’évangile et que nous referons nous aussi ce soir.       <br />
              <br />
       Les gestes et les signes que nous posons maintenant ne nous appartiennent pas. Ils sont sans contredit d’une puissance incomparable pour nous faire cheminer de plus en plus sur le chemin de la vie reçue de Dieu par l’obéissance de Jésus, Verbe de Dieu, ayant porté toutes les blessures et les péchés de notre humanité pour les anéantir et ouvrir pour tous la voie de la vie avec lui, Dieu fait homme, Dieu avec nous que le Père ressuscite et consacre Maître de la Vie.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le Corps et le Sang du Christ</span>        <br />
               <br />
       On peut ce soir, avec raison, se poser la question que se posaient les Juifs à propos de Jésus : « Comment peut-il nous donner sa chair à manger? » Et pourtant, ce soir, nous donnons dans cette célébration de la Cène du Seigneur tout leur sens aux paroles de Jésus qui dit : « Ceci est ma chair » et « Ceci est mon sang » si nous n’oublions pas qu’il s’agit du Corps et du Sang du Christ ressuscité c’est-à-dire du Verbe de Dieu venu parmi nous, qui s’est fait proche de l’humanité aux temps anciens et aux temps nouveaux commencés en Jésus. Ce qui fait dire à saint Paul : « chaque fois que mangez de ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne »(<span style="font-style:italic">deuxième lecture</span>).       <br />
              <br />
       Voilà le mystère de notre Eucharistie ce soir et de toute Eucharistie. L’Eucharistie est nourriture sur le chemin, elle ne  prétend pas mettre le point final à la transformation inaugurée en nous par le Baptême.  Elle est le soutien sur la route et l’aliment du pèlerinage.        <br />
              <br />
       Sur les pas du Christ, le baptisé connaît une transformation radicale qui bouleverse les racines de son être humain. Comme les Israélites de la Première Pâque il se met en marche. Il regarde avec confiance vers le Premier-Né, Jésus-Christ, qui est sorti des limites de notre temps et de notre espace et qui vit toujours. Le Christ ressucité vit pour Dieu éternellement dit saint Paul ; &quot;quod enim mortuus est peccato mortuus est semel quod autem vivit vivit Deo&quot; (Rm 6,10) . Et c’est pourquoi, dans la foi nous célébrons l'Eucharistie et que, dans ce mystère, nous allons au-delà des apparences, des espèces du pain et du vin.        <br />
              <br />
       Pour ce faire, nous avons besoin d’humilité et de proximité avec nos frères et sœurs. C’est ici que le geste du lavement des pieds prend tout son relief. Il est un exemple comme le dit Jésus « afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Sur les traces du Serviteur par excellence nous apprenons le décentrement de nous-mêmes pour ouvrir l’espace du don de la vie que Dieu propose à tous ceux et celles qui accueillent Jésus, son Envoyé pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie, en mangeant le pain et en buvant le vin, nous recevons en nous non pas la chair mortelle du Christ, mais son Corps et son Sang de Seigneur ressuscité pour que grandisse en nous la vie de Dieu dans laquelle nous sommes entrés au baptême et qui sera la nôtre éternellement.       <br />
              <br />
       Que ce Jeudi-Saint nous trouve accueillants à ce don merveilleux du Corps et du Sang du Christ, donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec </span>       <br />
       Le 21 avril 2011.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint</title>
   <updated>2011-06-18T03:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Faites-cela-en-memoire-de-moi-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint_a265.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1313039-1728064.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-07T15:50:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère à la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, Jeudi Saint, le 9 avril 2009 au Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26; Jn 13, 1-15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1313039-1728064.jpg?v=1289459851" alt="« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint" title="« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint" />
     </div>
     <div>
      I- <span style="font-style:italic">Des gestes enracinés dans une histoire</span>       <br />
              <br />
       « Faites cela en mémoire de moi »,  écrit saint Paul dans le récit qu’il rapporte de la dernière Cène (1 Co 11, 24). « En mémoire de moi » ne peut se séparer de la mémoire d’Israël comme nous invite à le faire le choix de la première lecture tirée du livre de l’Exode où la première Pâque est racontée et présentée comme un mémorial de l’Alliance, une fête de pèlerinage où le Peuple en marche continue d’avancer sous la protection de celui qui le conduit et l’illumine.        <br />
              <br />
       En l’an 28 de notre ère, plus ou moins, Jésus célébrait, le soir de ce qui est devenu pour nous le Jeudi-Saint, la Pâque juive avec ses apôtres l’anticipant de quelques jours.        <br />
              <br />
       On le voit c’est la mémoire de l’Alliance de Dieu avec son Peuple qui le fait passer de l’esclavage à la liberté, de la mort à la vie, qui inspire les gestes de Jésus qui reprend le rituel de la tradition d’Israël. En centrant les gestes des disciples sur ce que Jésus a fait le Jeudi Saint comme l’enseigne saint Paul, on ne peut couper ces gestes de toute l’histoire où ils s’inscrivent.        <br />
              <br />
       La Cène, prend place dans l’histoire du Salut comme un moment d’un ensemble qui l’explique et lui donne sens. Le sacrement de l’Eucharistie est ainsi le sommet d’une histoire où Dieu se donne dans son Fils et ce don se réactualise à chaque fois que nous répétons les gestes et les paroles de Jésus à la dernière Cène.        <br />
              <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une Alliance Nouvelle</span>       <br />
              <br />
       En effet, le soir de la Cène de Jésus avec ses apôtres, les choses anciennes, les gestes et les rites prennent un tour nouveau dans les paroles de Jésus que Paul rapporte : « Ceci est mon corps » « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. »       <br />
              <br />
       L’Ancienne Alliance se transforme en Alliance nouvelle. L’Agneau immolé n’est plus un animal, mais il est le Fils Bien-aimé. L' Alliance s’étend maintenant non seulement à Israël, à un  peuple élu, mais à toutes les nations, jusqu’aux extrémités de la terre. Le sang répandu de l’Agneau sauve toute l’humanité.        <br />
              <br />
       Quelle nouveauté! Quelle surprise pour les commensaux de la Cène autour de Jésus!        <br />
              <br />
       Et pour bien marquer cette nouveauté, l’évangile selon saint Jean nous raconte qu’au cours de cette Pâque de Jésus, celui-ci ne s’est pas contenté de laisser un signe de cette Alliance nouvelle. Il l’a mise en pratique sur place.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, il s’est ceint les reins d’un linge et a lavé les pieds des apôtres. Le Fils Bien-aimé, le Maître, qui se fait le serviteur obéissant en tout au Père. Le Fils Bien-aimé qui ne sauve pas par la puissance, par la gloire, par les institutions, par la Loi, mais qui sauve par l’amour qui le fait se mettre au service de tous, en se faisant humble et serviteur.  « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » chantons-nous en cette soirée bénie : « Là où est la charité et l’amour, Dieu est présent. »       <br />
              <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nouveauté toujours actuelle</span>       <br />
              <br />
       La célébration de la messe en mémoire de la Cène du Seigneur nous permet de plonger dans la profondeur de l’Alliance nouvelle en refaisant ce soir et à tous les jours la mémoire de ce que Jésus a fait le soir du Jeudi-Saint.        <br />
              <br />
       En effet, ce soir, nous ne faisons pas que célébrer la mémoire de la Cène du Seigneur, mais nous célébrons le mystère de l’Histoire du salut où Dieu instaure une Alliance nouvelle, un second Testament comme disent les exégètes d’aujourd’hui, un second Testament qui n’enlève rien du premier, mais qui le porte à sa perfection. « Je ne suis pas venu abolir la Loi et les Prophètes, mais les accomplir.»  « Je vous donne une Loi nouvelle, chantons-nous souvent, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimé ».        <br />
              <br />
       C’est dans cette lumière de l’Alliance Nouvelle que l’Église continue de célébrer les gestes du Seigneur, que nous répondons au « Faites cela en mémoire de moi ». Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous entrons dans la Pâque du Seigneur, nous rappelons sa mort, nous célébrons sa résurrection et nous annonçons sa venue dans la Gloire.       <br />
              <br />
       En ce repas pascal de la Cène du Seigneur, la Pâque d’Israël devient la Pâque personnelle de Jésus qui offre sa vie et scelle la nouvelle Alliance. Dans le sacrement de l’Eucharistie, notre Pâque personnelle se réalise comme pour Jésus. Notre Pâque se concrétise chaque fois que nous refaisons les gestes de Jésus « en mémoire de lui ». Ainsi,  comme Lui nous passons de ce monde au Père. Comme Lui nous offrons notre vie en offrande agréable à Dieu. Comme Lui nous annonçons le monde qui vient.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre célébration de ce soir nous rende un peu plus semblables à celui qui s’est fait le serviteur de tous pour être fidèle à la volonté du Père et qui ainsi nous est passé de la mort à la vie. Faison notre ces riches paroles de la prière eucharistique pour des circonstances particulières n. 3 : &quot;Regarde avec bonté, Seigneur, l'offrande de ton Église qui te présente par nos mains ce qu'elle a reçu de toi, le sacrifice de louange, la Pâque du Christ. Que la force de ton Esprit fasse de nous, dès maintenant et pour toujours, les membres de ton Fils ressuscité, par notre communion à son corps et à son sang.&quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       Le 9 avril 2009.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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