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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:09:43+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »</title>
   <updated>2025-08-04T20:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1261.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-09-02T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C le 7 septembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec. Textes : Sagesse 9, 13-18, Philémon 9b-10,12-14 et Luc 14, 25-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379344-63200168.jpg?v=1655146065" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" />
     </div>
     <div>
      Le début du texte de saint Luc que je viens de lire est abrupt, provoquant et même choquant. Il faut toutefois noter que le terme « haïr » en hébreu traduit ici une priorité. Il veut dire littéralement et plus justement « préférer ». Nous y reviendrons. Quoiqu’il en soit, nous sommes devant une invitation percutante de Jésus. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un monde nouveau</span>       <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas annoncer un monde nouveau où l’amour est condamné. Au contraire, comme l’ont retenu les disciples  de saint Jean, Jésus a prêché l’amour et non la haine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » comme il est répété de nombreuses fois dans la première lettre de saint Jean (1 Jean 2, 9-10 et 4, 20).       <br />
              <br />
       Pourquoi alors ces formules si provocantes? Comme je l’ai dit en commençant, la traduction « me préférer »  nous donne la clé. « Haïr » dans le langage des juifs, dans la langue hébraïque qui est une langue sémitique, c’est synonyme de mettre consciemment au deuxième rang.        <br />
              <br />
       Père, mère, femme, enfants, frères, sœurs et même sa propre vie, tout cela doit être bien situé après Jésus qui doit être mis au centre de sa vie. Pour suivre Jésus, il est indispensable que Jésus soit placée au-dessus de tout, qu’il  y ait de notre part un jugement de valeur qui le reconnaisse comme la Voie, la Vérité et la Vie, comme le seul et unique Sauveur de nos vies, comme la révélation parfaite du Père, car en lui seul réside le salut.       <br />
              <br />
       Les premiers disciples l’avaient bien compris : pas de salut possible sans reconnaître que ce salut vient par Jésus, sans donner à Jésus la priorité absolue, sans en faire le centre de notre vie. Les apôtres Pierre et Jean appelés à se justifier devant le tribunal du Sanhédrin d’une guérison qu’ils avaient faite à la sortie du Temple le proclament avec conviction : « Il n’y a aucun salut ailleurs qu’en lui, car il n’y a dans le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut » (Actes des apôtres 4, 12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">De la nécessité de s’asseoir</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement tiré du début du texte de saint Luc me semble demander deux commentaires complémentaires.       <br />
              <br />
       Le premier commentaire nous est fourni par la lecture des deux petites paraboles qui accompagnent le début du texte de saint Luc que je viens de commenter. Ces deux paraboles, l'une qui prend l'image d'une construction et l'autre l'image d’une guerre à bien conduire, nous invitent à ne pas nous décider à la légère pour le Christ. Elles nous demandent de nous asseoir, de réfléchir, de tenir conseil avec nous-même. Être disciple de Jésus c’est un choix réfléchi, libre, ce n’est pas seulement une question d’enthousiasme du moment, car cela nous amène forcément sur le même chemin que celui de Jésus où la croix ne fera pas défaut. : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut être mon disciple » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Il y a un point de départ, des reprises même de départ, et cela peut se vivre à tout âge - sainte Thérèse d’Avila a vécu ce départ réel dans la quarantaine - et c’est au point de départ que Jésus doit être préféré à tout, c’est au point de départ qu’il faut faire un choix lucide, réfléchi. C’est ce qui manque chez plusieurs au Québec qui se disent chrétiens sans vraiment en faire un véritable choix. Ils ont peur de s’afficher croyants ou catholiques et s’en vont ainsi sans jamais se compromettre pour Jésus.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, venons-en au second commentaire       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les vocations particulières et la vocation universelle à la sainteté</span>       <br />
              <br />
       Jésus demande à tous le même sérieux à sa suite. Tous ceux et celles qui entendent son appel à la conversion et à la foi en son message et qui répondent oui sincèrement sont des disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Mais il y a aussi des vocations, des appels particuliers. C’est ça mon second commentaire. Certains et certaines vont suivre Jésus en renonçant au mariage « pour le Royaume de Dieu » (Mathieu 19, 12), en renonçant à l‘argent et à la propriété. Ils vont faire les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance dans un ordre ou une congrégation religieuse.        <br />
              <br />
       Si tous sont appelés à préférer Jésus à tout, à le recevoir comme Sauveur. Tous ne sont pas appelés à vivre de la même façon le renoncement évangélique dont parle l’Évangile. Zachée n’a pas tout  abandonné (Luc 19, 10). Les femmes de Galilée qui ont suivi Jésus ne renoncent pas à tout ce qu’elles possèdent (Luc 8, 3).        <br />
              <br />
       Il y a ici le mystère des vocations et des appels particuliers à respecter, mais tous sont appelés à la sainteté. L’appel à la sainteté est universel comme le proclame  le Concile Vatican II dans la <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>, sainteté dans son état de vie, dans sa vocation particulière et dans son histoire personnelle. La sainteté n’est pas réservée aux religieux et aux religieuses comme on l’a trop souvent laissé entendre autrefois. La mère de famille, la femme au travail, le médecin, le plombier, l’étudiant, l’écolier peuvent eux aussi marcher sur la voie de la sainteté.  Le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span>  portant sur la sainteté publiée le 9 avril 2018 nous invite à aller dans ce sens en considérant « la grande nuée de témoins » de la sainteté « et parmi eux, écrit-il, il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Tm 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur. » (GE 3) Il les appelle « les saints de la porte d’à côté » ou « la classe moyenne de la sainteté » (GE 7).        <br />
              <br />
       On en a de beaux modèles d'une sainteté  vécue dans son état de vie et sa vocation personnelle dans les  enfants de Fatima, François et Jacinthe, qui ont été reconnus saints par le pape Jean-Paul II et béatifiés le 13 mai 2000, dans cette femme médecin, Jeanne Beretta Molla qui s’est sacrifiée pour son enfant (béatifiée le 24 avril 1994),  ou encore dans cet étudiant sportif, alpiniste  et rassembleur, Pier Giorgio Frassati (1901-1925), récemment canonisé (7 septembre 2025) à Rome et tout récemment en Carlo Acutis, un jeune crack d'informatique mort à 15 ans et canonisé lui aussi en même temps que Pier GIorgio Frassati le 7 septembre 2025.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>        <br />
              <br />
       Frères et sœurs, demandons au Seigneur de renouveler notre désir lucide de suivre Jésus et que cette Eucharistie nous donne la force d’aller jusqu’au bout comme Jésus lui-même,       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       2 septembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 30 août 2016 et du 30 qoût 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?       <br />
       Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?       <br />
           Les réflexions des mortels sont incertaines,       <br />
       et nos pensées, instables ;       <br />
           car un corps périssable appesantit notre âme,       <br />
       et cette enveloppe d’argile       <br />
       alourdit notre esprit aux mille pensées.       <br />
           Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,       <br />
       et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ;       <br />
       ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ?       <br />
           Et qui aurait connu ta volonté,       <br />
       si tu n’avais pas donné la Sagesse       <br />
       et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ?       <br />
           C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre       <br />
       sont devenus droits ;       <br />
       c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît       <br />
       et, par la Sagesse, ont été sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme       <br />
       et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,       <br />
           j’ai quelque chose à te demander pour Onésime,       <br />
       mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.       <br />
           Je te le renvoie,       <br />
       lui qui est comme mon cœur.       <br />
           Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi,       <br />
       pour qu’il me rende des services en ton nom,       <br />
       à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.       <br />
           Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord,       <br />
       pour que tu accomplisses ce qui est bien,       <br />
       non par contrainte mais volontiers.       <br />
           S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps,       <br />
       c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,       <br />
           non plus comme un esclave,       <br />
       mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé :       <br />
       il l’est vraiment pour moi,       <br />
       combien plus le sera-t-il pour toi,       <br />
       aussi bien humainement que dans le Seigneur.       <br />
           Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,       <br />
       accueille-le comme si c’était moi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :       <br />
       apprends-moi tes commandements.       <br />
       Alléluia. (Ps 118, 135)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           de grandes foules faisaient route avec Jésus ;       <br />
       il se retourna et leur dit :       <br />
           « Si quelqu’un vient à moi       <br />
       sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,       <br />
       ses enfants, ses frères et sœurs,       <br />
       et même à sa propre vie,       <br />
       il ne peut pas être mon disciple.       <br />
           Celui qui ne porte pas sa croix       <br />
       pour marcher à ma suite       <br />
       ne peut pas être mon disciple.       <br />
              <br />
           Quel est celui d’entre vous       <br />
       qui, voulant bâtir une tour,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour calculer la dépense       <br />
       et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?       <br />
           Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever,       <br />
       tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :       <br />
           ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir       <br />
       et n’a pas été capable d’achever !’       <br />
           Et quel est le roi       <br />
       qui, partant en guerre contre un autre roi,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,       <br />
       affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?       <br />
           S’il ne le peut pas,       <br />
       il envoie, pendant que l’autre est encore loin,       <br />
       une délégation pour demander les conditions de paix.       <br />
              <br />
           Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas       <br />
       à tout ce qui lui appartient       <br />
       ne peut pas être mon disciple. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)</title>
   <updated>2025-02-03T14:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-peche-miraculeuse-Luc-5-1-11_a1225.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-02-04T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C le 9 février 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 6, 1-2a.3-8, I Corinthiens 15, 1-11, Luc 5, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961777-60625954.jpg?v=1641354543" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)" />
     </div>
     <div>
      L'évangile de ce jour se termine avec ces mots « Désormais ce seront des hommes que tu prendras » adressés au pêcheur Simon Pierre sur les bords du Lac de Génésareth ou de Galilée pas loin de Nazareth. Cette phrase nous guidera dans la méditation des textes proposés aujourd'hui pour la liturgie du 5e dimanche ordinaire. J'aimerais guider cette méditation en faisant une application de l'épisode raconté à la vie de l'Église aujourd'hui, car ce me semble tout à fait pertinent et indiqué comme application.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les images</span>       <br />
              <br />
       Commençons par repérer les images qui nous aideront dans cette méditation.       <br />
              <br />
       La barque où s'entassent les pêcheurs sous la direction de Simon Pierre est une belle image de l'Église dans le monde. Elle est ballotée, mais ne sombre pas. Elle est collée aux événements qui la bousculent parfois comme la barque qui flotte sur les eaux. Dans les profondeurs des eaux se cachent des forces adverses, les forces du mal que Jésus est venu combattre.        <br />
              <br />
       Les pêcheurs représentent les disciples de Jésus que nous sommes. Ils se sentent abandonnés et se découragent devant le peu de résultat de leurs efforts. « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre » dit Simon Pierre.       <br />
              <br />
       Les filets évoquent toutes les initiatives d'évangélisation de nos communautés et de nos groupes de croyants jeunes et moins jeunes qui désirent rassembler et réunir les gens de toutes sortes, dispersés un peu partout en privilégiant les plus démunis.       <br />
              <br />
       Maintenant que nous avons mis derrière les images retenues des réalités qui nous sont familières, regardons comment l'action de Jésus se déploie et ce faisant, nous comprendrons mieux comment il agit avec l'Église d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L'aujourd'hui de l'Église</span>       <br />
              <br />
       En effet, l'Église où nous vivons de nos jours avec les particularités locales et diocésaines ressemble à ce qui se passe autour de cette barque sur le Lac de Génésareth. Les communautés chrétiennes sont attentives à écouter la Parole de Dieu. Elles sont fidèles à l'Eucharistie où elles retrouvent Jésus assis et enseignant par les gestes et les paroles de la liturgie.       <br />
              <br />
       Les membres des communautés chrétiennes entendent à travers la Parole de Dieu la même invitation que celle des pêcheurs avec Jésus : « Avancez au large ». Ils ont les mêmes hésitations, car leur Église, du moins la nôtre au Québec, jadis rayonnante et les églises bondées on fait place à la pénurie et à la disette.  Malgré leurs efforts, ils ne voient aucun résultat poindre à l'horizon bien que, parfois, quelques signes de renouveau apparaissent. Ils peuvent dire, en vérité, nous avons peiné depuis des années et nous n'avons rien pris.       <br />
              <br />
       C'est devant cette tentation de lâchage, de désespoir même que la figure de Jésus que nous présente l'évangile de ce jour prend toute son importance.       <br />
              <br />
       Revenons au texte de l'évangile. Que dit Jésus et que fait-il? Ses paroles sont claires « Avancez au large et jetez les filets ». Ce sont des paroles qui envoient comme d'autres qui leur ressemblent : « Allez de toutes les nations, faites des disciples. Baptisez-les ». Ce n'est pas une simple invitation comme « Si vous le voulez bien allez au large », non c'est un impératif, une mission. « Avancez » sans vous poser de questions, en faisant confiance à mes paroles. Laissez de côté les trucs qui vous sécurisent et annoncez la Bonne Nouvelle. Comme le prophète Isaïe dans la première lecture, les apôtres ont répondu : « Nous  voici : envoie-nous ! » <!--« Et, laissant tout, ils le suivirent ».-->       <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire de même. Tel est  l'enseignement principal de cet épisode : « Faire confiance à la parole de Jésus et aller » sans s'arrêter à faire des plans compliqués et à se préoccuper des résultats. C'est Jésus qui prend désormais le contrôle de la barque.       <br />
              <br />
       L'abandon et la confiance des pêcheurs sont tellement récompensés que les barques débordent de poisson. Les pêcheurs en sont non seulement étonnés mais apeurés et déboussolés au point où ils veulent s'arrêter là. Mais Jésus leur ouvre une espace nouveau où la lac de Génésareth devient le monde entier où ils sont envoyés et où ils deviendront « pêcheurs d'hommes ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La part des disciples que nous sommes</span>       <br />
              <br />
       Après le parcours rapide de ce bel épisode de l'évangile de saint Luc, il est temps d'appliquer à nous et à notre Église les leçons qui y figurent.       <br />
              <br />
       La première a trait à la communauté qu'est l'Église. L'apôtre Pierre n'est pas seul dans sa barque, de même le chrétien n'est pas seul dans sa foi. Il est membre d'un groupe, d'une communauté rassemblée dans la foi reçue des apôtres. L'Église est une barque qui accueille plein des gens de partout. Elle est plus grande que lui. Il en est un membre comme tous les autres qui en font partie comme les membres d'un Corps, un Corps mystique dit-on. Même le dernier arrivé, comme saint Paul qui se dit l'avorton, a sa place et sa mission particulière dans l'Église et tous les membres se retrouvent dans la proclamation de la Seigneurie de Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité par la main de Dieu.       <br />
              <br />
       La deuxième leçon nous touche directement. Elle nous invite à mettre la main à la pâte chacun et chacune individuellement et en groupe. Les pêcheurs qui  se lancent de nouveau sur le lac à la suite de la parole de Jésus « Avancez au large », le font ensemble. Chacun y met du sien. Ils s'entraident fraternellement : « Ils firent signe à leur compagnons de venir les aider ».  Quelle belle leçon et quel questionnement aussi pour nous aujourd'hui. Est-ce que nous ne restons pas trop souvent assis dans notre coin?  Est-ce que nous ne faisons pas les gérants d'estrade au lieu de nous impliquer personnellement au nom de notre foi?        <br />
              <br />
       La troisième leçon est des plus encourageantes. Elle ressemble à celle de la multiplication des pains où il resta douze  corbeilles après que la foule eut mangé à sa faim. Ici ce sont les filets qui se déchirent car la pêche est vraiment miraculeuse. La puissance de Dieu fait des merveilles hier, aujourd'hui et demain. Nous ne les voyons pas toujours, mais il suffit de Lui  donner notre confiance absolue et de Lui remettre le contrôle pour que Lui fasse fructifier sa Parole au centuple.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, n'ayons pas peur aujourd’hui de suivre l'exemple de Simon Pierre et des pêcheurs avec lui sur le lac de Génésareth et disons avec foi « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, nous allons jeter les filets ».       <br />
              <br />
       À chaque messe, lorsque le prêtre ou le diacre nous dit à la fin de la messe « Allez dans la paix du Christ », il nous envoie de nouveau dans la barque sur les eaux du monde pour être des hommes et des femmes « pêcheurs » qui annoncent la Bonne Nouvelle du Christ, mort pour nos péchés, mis au tombeau, ressuscité et toujours vivant.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       4 février 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 3 février 2016 et 1 février 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe  pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’année de la mort du roi Ozias,       <br />
       je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;       <br />
       les pans de son manteau remplissaient le Temple.       <br />
           Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.       <br />
           Ils se criaient l’un à l’autre :       <br />
       « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !       <br />
       Toute la terre est remplie de sa gloire. »       <br />
           Les pivots des portes se mirent à trembler       <br />
       à la voix de celui qui criait,       <br />
       et le Temple se remplissait de fumée.       <br />
           Je dis alors :       <br />
       « Malheur à moi ! je suis perdu,       <br />
       car je suis un homme aux lèvres impures,       <br />
       j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :       <br />
       et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »       <br />
           L’un des séraphins vola vers moi,       <br />
       tenant un charbon brûlant       <br />
       qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.       <br />
           Il l’approcha de ma bouche et dit :       <br />
       « Ceci a touché tes lèvres,       <br />
       et maintenant ta faute est enlevée,       <br />
       ton péché est pardonné. »       <br />
           J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :       <br />
       « Qui enverrai-je ?       <br />
       qui sera notre messager ? »       <br />
       Et j’ai répondu :       <br />
       « Me voici :       <br />
       envoie-moi ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8)       <br />
              <br />
       R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Tous les rois de la terre te rendent grâce       <br />
       quand ils entendent les paroles de ta bouche.       <br />
       Ils chantent les chemins du Seigneur :       <br />
       « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »       <br />
              <br />
       Ta droite me rend vainqueur.       <br />
       Le Seigneur fait tout pour moi !       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous rappelle la Bonne Nouvelle       <br />
       que je vous ai annoncée ;       <br />
       cet Évangile, vous l’avez reçu ;       <br />
       c’est en lui que vous tenez bon,       <br />
           c’est par lui que vous serez sauvés       <br />
       si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;       <br />
       autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.       <br />
              <br />
           Avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,       <br />
       je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,       <br />
       puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.       <br />
           Mais ce que je suis,       <br />
       je le suis par la grâce de Dieu,       <br />
       et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile.       <br />
       Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;       <br />
       à vrai dire, ce n’est pas moi,       <br />
       c’est la grâce de Dieu avec moi.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 3-8.11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Venez à ma suite, dit le Seigneur,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           la foule se pressait autour de Jésus       <br />
       pour écouter la parole de Dieu,       <br />
       tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.       <br />
           Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;       <br />
       les pêcheurs en étaient descendus       <br />
       et lavaient leurs filets.       <br />
           Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,       <br />
       et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.       <br />
       Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.       <br />
           Quand il eut fini de parler,       <br />
       il dit à Simon :       <br />
       « Avance au large,       <br />
       et jetez vos filets pour la pêche. »       <br />
           Simon lui répondit :       <br />
       « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;       <br />
       mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »       <br />
           Et l’ayant fait,       <br />
       ils capturèrent une telle quantité de poissons       <br />
       que leurs filets allaient se déchirer.       <br />
           Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque       <br />
       de venir les aider.       <br />
       Ceux-ci vinrent,       <br />
       et ils remplirent les deux barques,       <br />
       à tel point qu’elles enfonçaient.       <br />
           à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,       <br />
       en disant :       <br />
       « Éloigne-toi de moi, Seigneur,       <br />
       car je suis un homme pécheur. »       <br />
           En effet, un grand effroi l’avait saisi,       <br />
       lui et tous ceux qui étaient avec lui,       <br />
       devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;       <br />
           et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,       <br />
       les associés de Simon.       <br />
       Jésus dit à Simon :       <br />
       « Sois sans crainte,       <br />
       désormais ce sont des hommes que tu prendras. »       <br />
           Alors ils ramenèrent les barques au rivage       <br />
       et, laissant tout, ils le suivirent.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B : « Il le regarda et il l’aima »</title>
   <updated>2024-10-15T21:50:00+02:00</updated>
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   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602502-57034356.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B le 13 octobre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Sagesse 7, 7-11, Hébreux 4, 12-13 et Marc 10, 17-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602502-57034356.jpg?v=1631207552" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B : « Il le regarda et il l’aima »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B : « Il le regarda et il l’aima »" />
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      On ne peut commenter cet épisode très connu de l’évangile selon saint Marc sans s'arrêter à  la petite phrase  : « Il le regarda et il l’aima » qui a traversé les siècles. Ce jeune homme riche est devenu, pour des générations de personnes croyantes, un symbole de l’appel de Jésus à chacune et à chacun d’entre nous. Commençons par écouter cet appel au jeune homme riche avant de nous arrêter au nôtre.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’appel du jeune  homme riche</span>       <br />
              <br />
       Le contexte de cette rencontre  est situé par saint Marc dans le cadre d’un enseignement de Jésus sur la richesse.  C’est ce qui rend l’appel du jeune homme riche si percutant.        <br />
              <br />
       En effet, après que le jeune homme se soit défilé en entendant le « Si tu veux être parfait », Jésus commente cette attitude d’une façon forte en disant que pour entrer dans le Royaume de Dieu les riches ne l’aurons pas facile. C’est comme passer par le trou d’une aiguille, dit-il.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre acte de ce contexte pour comprendre le sens de cet épisode que saint Marc nous raconte pour le bénéfice des premiers chrétiens et pour le nôtre.        <br />
              <br />
       Si on y regarde de près, on voit que l’appel du jeune homme riche est un appel qui ne s’adresse pas à lui seulement. Il redit l’appel qui est fait à tous les chrétiens quels qu’ils soient. Il est porteur d’une invitation qui reprend celles des Béatitudes dont la première est « Bienheureux les pauvres car ils verront Dieu ».       <br />
              <br />
       D’ailleurs, en d’autres endroits de l’évangile,  Jésus met en garde contre les richesses,  comme par exemple, dans la parabole où il raconte comment un riche fermier amassait plein de réserves de blé et à qui Dieu dit : « Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » À quoi te serviront toutes ces possessions.       <br />
       <!--       <br />
       Le jeune homme riche représente chacun et chacune d’entre nous. Nos attitudes devant l’argent, devant les biens terrestres,  devant nos possessions sont ici questionnées par Jésus qui invite à faire un choix où elles seront pour nous un chemin vers Dieu. -->       <br />
       Ici l'évangile de saint Marc ne dit pas que le jeune homme riche s’est éloigné et séparé de Dieu en quittant avec un air penaud, mais il veut nous montrer que le jeune homme  a comme manqué une occasion qui lui était présentée d’aller au bout de son engagement de croyant, ce qui aurait fait de lui un disciple remarquable de Jésus comme l’ont été les apôtres Pierre, Jacques, Jean et les autres.       <br />
              <br />
       Passons maintenant à nous.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Notre appel</span>       <br />
              <br />
       Le jeune homme riche représente chacun et chacune d’entre nous.        <br />
              <br />
       Dans nos vies, il se présente plusieurs situations où comme le jeune homme riche le Seigneur nous lance un appel. Ce peut être à l’occasion d’une perte, d’un séparation, de diminutions physiques, de problèmes de santé, d’amitiés et de joies partagés, d’une étape de vie comme le départ des enfants de la maison ou comme le passage à la retraite etc.       <br />
              <br />
       Ces situations nous posent forcément la question « Que me faut-il faire? » Et c’est là que la scène du jeune homme riche nous est précieuse.       <br />
              <br />
       Tout d’abord, il faut se souvenir que les appels de Dieu sont une grâce qui nous est donnée. « Jésus le regarda et il l’aima ». Ils sont le regard et l’amour de Jésus qui nous sont manifestés       <br />
              <br />
       Nous pouvons répondre comme le jeune homme riche, « Seigneur, j'ai bien vécu et j’ai été un bon chrétien ». « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse ». C’est déjà beaucoup si nous pouvons dire cela. Mais ce que l’évangile d’aujourd’hui illustre c’est que cet appel est toujours à l’œuvre et qu’il n’a pas de limites.  Il n’y a pas deux appels un pour les gens parfaits et un pour les autres. L’appel à suivre Jésus est le même pour tous et toutes comme l’évangile est le même pour tous et toutes.        <br />
              <br />
       Saint Paul l’avait bien compris quand il écrivait à ses chrétiens d’Éphèse : « Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,  un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.  » (Éphésiens  4, 4-7)       <br />
              <br />
       « Selon la mesure du don fait par le Christ ». C’est important de se le redire car on peut sombrer dans une espèce de classification ou de compétition où on se dit : «  plus j’en fais, plus je suis proche de Jésus », alors qu’il faut se dire : « plus je réponds à ce qu’il me demande dans ma situation de vie, plus je suis proche de lui ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La sainteté pour toutes et tous</span>       <br />
              <br />
       C’est sur cette base que s’est appuyé le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span> publiée le 9 avril 2018 lorsqu’il écrit : « Ce qui importe c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Corinthiens 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui ». (Numéro 11)       <br />
              <br />
       Il n’y pas deux sortes de sainteté. Il y a des hommes et des femmes qui se laissent regarder par Jésus qui les aime et qui répondent selon l’inspiration de leur cœur et selon leurs  possibilités. Ils forment une «  grande nuée de témoins ». « Et parmi eux, continue le pape,  il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Timothée 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur. » (Numéro 3) Le pape François les appelle « les saints de la porte d’à côté » ou « la classe moyenne de la sainteté ». (Numéro 7)         <br />
              <br />
       Les chemins de la sainteté, pour nous comme pour le jeune homme riche, ne peuvent faire l’économie des appels évangéliques que Jésus a lancés tout au cours de sa vie et qui sont résumés dans les Béatitudes. Le pape François les présente comme le chemin toujours à reprendre et toujours là. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur ». (Numéros 63 et 64)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       « Il le regarda et il l’aima », cette phrase, avec raison, a été retenue parce que Jésus ressuscité continue de regarder et d’aimer ceux et celles qui s’approchent de lui, qui l'abordent comme un Maître de vie et qui désirent le suivre.       <br />
              <br />
       Que notre rencontre fraternelle en ce dimanche soit pour nous un soutien sur les chemins de la vie et, comme les premiers chrétiens auxquels s’adresse saint Marc, redisons notre désir de suivre Jésus quels que soient les difficultés et les détachements à faire, car, avec lui, nous entrons déjà dans le Royaume de Dieu qu’il est venu non seulement annoncer mais qui est déjà présent parmi nous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 octobre 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 octobre 2021       <br />
       et du 9 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse » (Sg 7, 7-11)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       J’ai prié,       <br />
       et le discernement m’a été donné.       <br />
       J’ai supplié,       <br />
       et l’esprit de la Sagesse est venu en moi.       <br />
           Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ;       <br />
       à côté d’elle, j’ai tenu pour rien la richesse ;       <br />
           je ne l’ai pas comparée à la pierre la plus précieuse ;       <br />
       tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable,       <br />
       et, en face d’elle, l’argent sera regardé comme de la boue.       <br />
           Plus que la santé et la beauté, je l’ai aimée ;       <br />
       je l’ai choisie de préférence à la lumière,       <br />
       parce que sa clarté ne s’éteint pas.       <br />
           Tous les biens me sont venus avec elle       <br />
       et, par ses mains, une richesse incalculable.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 12-13, 14-15, 16-17)       <br />
       R/ Rassasie-nous de ton amour, Seigneur :       <br />
       nous serons dans la joie. (cf. Ps 89, 14)       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Rends-nous en joies tes jours de châtiment       <br />
       et les années où nous connaissions le malheur.       <br />
              <br />
       Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs       <br />
            et ta splendeur à leurs fils.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains ;       <br />
       oui, consolide l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La parole de Dieu juge des intentions et des pensées du cœur » (He 4, 12-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           elle est vivante, la parole de Dieu,       <br />
       énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ;       <br />
       elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit,       <br />
       des jointures et des moelles ;       <br />
       elle juge des intentions et des pensées du cœur.       <br />
           Pas une créature n’échappe à ses yeux,       <br />
       tout est nu devant elle, soumis à son regard ;       <br />
       nous aurons à lui rendre des comptes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se mettait en route       <br />
       quand un homme accourut       <br />
       et, tombant à ses genoux, lui demanda :       <br />
       « Bon Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir la vie éternelle en héritage ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Pourquoi dire que je suis bon ?       <br />
       Personne n’est bon, sinon Dieu seul.       <br />
           Tu connais les commandements :       <br />
       Ne commets pas de meurtre,       <br />
       ne commets pas d’adultère,       <br />
       ne commets pas de vol,       <br />
       ne porte pas de faux témoignage,       <br />
       ne fais de tort à personne,       <br />
       honore ton père et ta mère. »       <br />
           L’homme répondit :       <br />
       « Maître, tout cela, je l’ai observé       <br />
       depuis ma jeunesse. »       <br />
           Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima.       <br />
       Il lui dit :       <br />
       « Une seule chose te manque :       <br />
       va, vends ce que tu as       <br />
       et donne-le aux pauvres ;       <br />
       alors tu auras un trésor au ciel.       <br />
       Puis viens, suis-moi. »       <br />
           Mais lui, à ces mots, devint sombre       <br />
       et s’en alla tout triste,       <br />
       car il avait de grands biens.       <br />
              <br />
           Alors Jésus regarda autour de lui       <br />
       et dit à ses disciples :       <br />
       « Comme il sera difficile       <br />
       à ceux qui possèdent des richesses       <br />
       d’entrer dans le royaume de Dieu ! »       <br />
           Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.       <br />
       Jésus reprenant la parole leur dit:       <br />
       « Mes enfants, comme il est difficile       <br />
       d’entrer dans le royaume de Dieu !       <br />
           Il est plus facile à un chameau       <br />
       de passer par le trou d’une aiguille       <br />
       qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »       <br />
           De plus en plus déconcertés,       <br />
       les disciples se demandaient entre eux :       <br />
       « Mais alors, qui peut être sauvé ? »       <br />
           Jésus les regarde et dit:       <br />
       « Pour les hommes, c’est impossible,       <br />
       mais pas pour Dieu ;       <br />
       car tout est possible à Dieu. »       <br />
              <br />
           Pierre se mit à dire à Jésus :       <br />
       « Voici que nous avons tout quitté       <br />
       pour te suivre. »       <br />
           Jésus déclara :       <br />
       « Amen, je vous le dis :       <br />
       nul n’aura quitté,       <br />
       à cause de moi et de l’Évangile,       <br />
       une maison, des frères, des sœurs,       <br />
       une mère, un père, des enfants ou une terre       <br />
           sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple :       <br />
       maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,       <br />
       avec des persécutions,       <br />
       et, dans le monde à venir,       <br />
       la vie éternelle. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-27)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se mettait en route       <br />
       quand un homme accourut       <br />
       et, tombant à ses genoux, lui demanda :       <br />
       « Bon Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir la vie éternelle en héritage ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Pourquoi dire que je suis bon ?       <br />
       Personne n’est bon, sinon Dieu seul.       <br />
           Tu connais les commandements :       <br />
       Ne commets pas de meurtre,       <br />
       ne commets pas d’adultère,       <br />
       ne commets pas de vol,       <br />
       ne porte pas de faux témoignage,       <br />
       ne fais de tort à personne,       <br />
       honore ton père et ta mère. »       <br />
           L’homme répondit :       <br />
       « Maître, tout cela, je l’ai observé       <br />
       depuis ma jeunesse. »       <br />
           Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima.       <br />
       Il lui dit :       <br />
       « Une seule chose te manque :       <br />
       va, vends ce que tu as       <br />
       et donne-le aux pauvres ;       <br />
       alors tu auras un trésor au ciel.       <br />
       Puis viens, suis-moi. »       <br />
           Mais lui, à ces mots, devint sombre       <br />
       et s’en alla tout triste,       <br />
       car il avait de grands biens.       <br />
              <br />
           Alors Jésus regarda autour de lui       <br />
       et dit à ses disciples :       <br />
       « Comme il sera difficile       <br />
       à ceux qui possèdent des richesses       <br />
       d’entrer dans le royaume de Dieu ! »       <br />
           Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.       <br />
       Jésus reprenant la parole leur dit:       <br />
       « Mes enfants, comme il est difficile       <br />
       d’entrer dans le royaume de Dieu !       <br />
           Il est plus facile à un chameau       <br />
       de passer par le trou d’une aiguille       <br />
       qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »       <br />
           De plus en plus déconcertés,       <br />
       les disciples se demandaient entre eux :       <br />
       « Mais alors, qui peut être sauvé ? »       <br />
           Jésus les regarde et dit:       <br />
       « Pour les hommes, c’est impossible,       <br />
       mais pas pour Dieu ;       <br />
       car tout est possible à Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Il-le-regarda-et-il-l-aima_a1199.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année B : « Croyez à l'Évangile »</title>
   <updated>2024-01-15T15:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Croyez-a-l-Evangile_a1158.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/76400432-54594694.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-01-16T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 21 janvier 2024. Textes : Jonas 3,1-5.10, I Corinthiens 7, 29-31 et Marc 1, 14-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/76400432-54594694.jpg?v=1606767190" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année B : « Croyez à l'Évangile »" title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année B : « Croyez à l'Évangile »" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes entrés depuis dimanche dernier dans ce que l’Église appelle le Temps ordinaire. C’est un temps où la liturgie nous déroule plus en détail la mission et la prédication de Jésus. Elle le fait cette année avec l’évangéliste saint Marc qui a consigné les façons de faire des premières communautés chrétiennes et les témoignages des personnes survivantes qui avaient connu Jésus. On dit que la dernière de ces personnes serait l’apôtre saint Jean mort en l’an 101 après Jésus-Christ à l’âge de 90 ans.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La mission de Jésus dans la mémoire des premières communautés chrétiennes</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons d’entendre présente les souvenirs des débuts de la prédication de Jésus qu'on a gardés dans les premières communautés chrétiennes . On y voit Jésus se lançant à son corps défendant sur les routes de Palestine pour proclamer ce qu’il a dans le cœur depuis longtemps. Il a, semble-t-il, attendu que la mission de Jean-Baptiste qui l’avait présenté comme l’Agneau de Dieu se termine puisque par ordre d’Hérode celui-ci est arrêté. L’arrestation de Jean-Baptiste est comme un signal pour Jésus.         <br />
              <br />
       Désormais, Jésus sort de l’ombre de Nazareth. Il parcourt la Galilée. Il se rend dans les villes plus peuplées. C’est là qu’il sort de sa réserve de jeune juif observant la loi mosaïque à la lettre pour annoncer une autre loi, une autre alliance qui remplacera l’ancienne.        <br />
              <br />
       Ce message est simple c’est, en un mot, un Évangile, une Bonne Nouvelle, ce que veut dire le mot « évangile » en grec. « Croyez à l’Évangile  ». Saint Marc le rapporte explicitement en écrivant que Jésus disait : «  Les temps sont accomplis le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».       <br />
              <br />
       La tâche d’annoncer cette Bonne Nouvelle est immense. Jésus perçoit tout de suite, au commencement de son ministère, qu’il ne peut se contenter d’y aller en solo. Il choisit de s’adjoindre des aides, des personnes qui collaboreront avec lui au fil des jours, qui le suivront, qui l’aimeront et qui le soutiendront.       <br />
              <br />
       Nous avons dans l’évangile de ce matin, les souvenirs aussi du  choix des premières personnes qui s’attacheront à Jésus de façon radicale et absolue.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Les premiers appelés</span>       <br />
              <br />
       Ces personnes ont des noms précis qu’on a retenus. Certains, comme l’évangéliste saint Marc, les ont connus en personne. Ils étaient pêcheurs sur le lac de Galilée près de Nazareth. Ils s’appellent Simon et André – Simon recevra de Jésus plus tard le nom de Pierre -. Ils sont des disciples de Jean-Baptiste qui ont déjà rencontré Jésus comme nous l’avons vu dans l’évangile de dimanche dernier. Puis il y a Jacques et Jean, les fils de Zébédée.        <br />
              <br />
       Ce quatuor de pêcheurs est interpellé par Jésus de façon claire et directe. On voit que Jésus est décidé à s’entourer d’aides et de disciples qui s’attacheront à lui. En effet, il ne se contente pas de leur dire « J’ai besoin de vous ». Il les invite à le suivre, à vivre avec lui et à quitter leurs occupations actuelles. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes ».       <br />
              <br />
       C’est toute une invitation pour des pêcheurs qui ne sont jamais sortis de chez eux. C’est une surprise car ils ne se sentent pas à la hauteur de cet appel. Et pourtant, ils décident de passer à un niveau supérieur dans leur vie. Ils acceptent de quitter la pêche qui les fait vivre et de plonger dans un avenir inconnu que Jésus leur décrit avec les mots « je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes ».        <br />
              <br />
       Du point de vue de Jésus, leur réponse affirmative lui révèle l’attention de Dieu qui lui donne la force et les moyens de réaliser l’annonce de la Bonne nouvelle, de l’Évangile, en mettant dans le cœur de ces premiers appelés le courage  et l’audace de répondre oui.        <br />
              <br />
       Ces premiers disciples sont des gens qui croient à l’Évangile et qui se mettent à la suite de Jésus, non seulement de façon symbolique mais de façon concrète. Ils quittent tout. Ils l’accompagnent dans son quotidien, dans ses tournées de prédication. Ils l’écoutent avidement. Et petit à petit, ils entrent dans le même chemin où Jésus a accepté d’aller. Ils ne savent pas encore où cela les conduira, mais ils le suivent avec confiance et avec amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces premiers disciples de Jésus sont pour nous des modèles comme ils le furent pour les premiers chrétiens. Après la Résurrection de Jésus et après la descente de l’Esprit sur eux à la Pentecôte, ils sillonnèrent le monde méditerranéen, le monde connu d’alors en proclament la Bonne Nouvelle que Jésus est toujours vivant et qu’il ne meurt plus (cf. <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> 2, 29-36 Discours de Pierre). Avec des compagnons et des compagnes animés du même feu,  ils créèrent les premières Églises dont parlent saint Paul : l’Église de Corinthe, l’Église d’Éphèse, l’Église de Thessalonique, l’Église de Rome etc.  Ils ont pu dire alors « l’Évangile, la Bonne Nouvelle, est proclamée à toute créature dans le monde entier » comme le souhaitait Jésus (<span style="font-style:italic">Marc</span> 16, 15).       <br />
              <br />
       Nous sommes leur descendance dans la foi en cette Bonne Nouvelle de l'Évangile toujours actuelle. Comme eux nous sommes invités par Jésus à le suivre et à marcher derrière lui. La seule différence c’est que notre suite de Jésus n’est pas une suite physique sur des chemins géographiques, elle est, sur de nouveaux chemins,  une imitation de ce qu’il a été.         <br />
              <br />
       Ces chemins que nous tracent l’imitation de Jésus sont aussi variés que le sont les personnes et les groupes qui décident de l'accepter comme leur Seigneur et Sauveur, mais ils se résument tous dans le seul et unique commandement de l’Alliance nouvelle : « Aimez-vous les  uns les autres ».  Le dernier des apôtres saint Jean l’avait bien compris et ses disciples aussi qui lui faisaient dire dans une lettre qui lui est attribuée : « Mes petits enfants… Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres ».  (1 <span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 11)        <br />
              <br />
       Nous sommes chanceux de pouvoir nous rattacher à une lignée de personnes témoins de la Bonne nouvelle au fil des âges et nous sommes invités à l’être nous aussi dans notre temps. Une société telle que la nôtre, même si elle apporte bien des réponses aux désirs des humains, ne donne pas toutes les réponses.        <br />
              <br />
       Au contraire, elle nous invite à regarder plus loin et plus haut. Elle nous donne l’occasion de partager comme les pêcheurs de Galilée notre amour de Celui que nous avons décidé de suivre et d’imiter. C’est dans des petits gestes à notre portée qu’apparaitra la lumière qui nous habite, la Bonne nouvelle de l’amour gratuit de Dieu pour chaque personne car, quelle qu’elle soit, elle a du prix aux yeux de Dieu, notre Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous nous retrouvons chaque dimanche pour un moment de pause et de ressourcement dans la messe dominicale. Nous y rencontrons, sous les signes du Pain et du Vin, Jésus lui-même. Sa voix résonne en notre cœur comme pour les premiers disciples : « Venez à ma suite ». N’ayons pas peur de quitter nos filets et de répondre à son invitation.  C'est la grâce que je nous souhaite de tout coeur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       16 janvier 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 16 janvier 2018 et 19 janvier 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise » (Jon 3, 1-5.10)       <br />
       Lecture du livre de Jonas       <br />
              <br />
       La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :       <br />
       « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne,       <br />
       proclame le message que je te donne sur elle. »       <br />
       Jonas se leva et partit pour Ninive,       <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
       Or, Ninive était une ville extraordinairement grande :       <br />
       il fallait trois jours pour la traverser.       <br />
       Jonas la parcourut une journée à peine       <br />
       en proclamant :       <br />
       « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »       <br />
       Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu.       <br />
       Ils annoncèrent un jeûne,       <br />
       et tous, du plus grand au plus petit,       <br />
       se vêtirent de toile à sac.       <br />
              <br />
       En voyant leur réaction,       <br />
       et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,       <br />
       Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)       <br />
       R/ Seigneur, enseigne-moi tes chemins. (24, 4a)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi,Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Dans ton amour, ne m’oublie pas,       <br />
       en raison de ta bonté, Seigneur.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il passe, ce monde tel que nous le voyons » (1 Co 7, 29-31)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je dois vous le dire : le temps est limité.       <br />
       Dès lors,       <br />
       que ceux qui ont une femme       <br />
       soient comme s’ils n’avaient pas de femme,       <br />
       ceux qui pleurent,       <br />
       comme s’ils ne pleuraient pas,       <br />
       ceux qui ont de la joie,       <br />
       comme s’ils n’en avaient pas,       <br />
       ceux qui font des achats,       <br />
       comme s’ils ne possédaient rien,       <br />
       ceux qui profitent de ce monde,       <br />
       comme s’ils n’en profitaient pas vraiment.       <br />
       Car il passe,       <br />
       ce monde tel que nous le voyons.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 14-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (Mc 1, 15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Après l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       Jésus partit pour la Galilée       <br />
       proclamer l’Évangile de Dieu ;       <br />
       il disait :       <br />
       « Les temps sont accomplis :       <br />
       le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »       <br />
              <br />
       Passant le long de la mer de Galilée,       <br />
       Jésus vit Simon et André, le frère de Simon,       <br />
       en train de jeter les filets dans la mer,       <br />
       car c’étaient des pêcheurs.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « Venez à ma suite.       <br />
       Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Aussitôt, laissant leurs filets,       <br />
       ils le suivirent.       <br />
              <br />
       Jésus avança un peu       <br />
       et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean,       <br />
       qui étaient dans la barque et réparaient les filets.       <br />
       Aussitôt, Jésus les appela.       <br />
       Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers,       <br />
       ils partirent à sa suite.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Croyez-a-l-Evangile_a1158.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année B : « Où demeures-tu ? »</title>
   <updated>2024-01-14T02:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ou-demeures-tu_a1157.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/76399912-54591251.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-01-09T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 14 janvier 2023 Textes : I Samuel 3, 3b-10.19, I Corinthiens1 6,13c-15a.17-20 et Jean 1, 35-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/76399912-54591251.jpg?v=1606766258" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année B : « Où demeures-tu ? »" title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année B : « Où demeures-tu ? »" />
     </div>
     <div>
      Ce beau passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu me remplit toujours d’une grande émotion par la question « Où demeures-tu? » et celui du livre du prophète Samuel résonne en moi avec les paroles du chant de Robert Lebel : « Seigneur que veux-tu que je fasse? »        <br />
              <br />
       Pourquoi autant d’émotion devant ces textes me suis-je demandé ? Je vais essayer de trouver la réponse avec vous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">André et l’autre disciple de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Pour commencer disons que les détails du passage de l'évangile selon saint Jean sonnent vrais et nous renvoient à des souvenirs de certaines de nos rencontres les plus importantes dans notre vie.  On peut penser volontiers qu’André et l’autre disciple restent avec Jésus de 4 heures de l’après-midi jusqu’aux petites heures du matin.        <br />
              <br />
       Ils sont déjà en recherche de Dieu puisqu’ils sont venus près de Jean-Baptiste qui invitait à une conversion radicale et à une remise de sa vie à Dieu. Devant Celui que Jean-Baptiste désigne par le titre « Agneau de Dieu » que nous reprenons à chaque messe surgit un désir de le connaître plus intimement. De là leur question « Où demeures-tu ? ». La réponse de Jésus les comble « Venez et voyez ».        <br />
              <br />
       André et l’autre disciple de Jean-Baptiste dont le nom n’est pas donné le suivent et demeurent avec lui. On peut imaginer leur partage au soleil couchant dans une hutte de terre battue remplie de lumière, de joie et d’ouverture au plan de Dieu annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament dont ils se rappellent  des passages appris à la synagogue. Ce colloque et ces échanges brûlent leurs cœurs. Ils en sortent emballés et André amène son frère Pierre à Jésus en lui disant « Nous avons trouvé le Messie ». Ils ont saisi toute la profondeur de ce titre  l’« Agneau de Dieu » qui est une façon de désigner le Messie attendu par Israël.        <br />
              <br />
       Ce titre donne le sens profond de la destinée de Jésus qui l'amènera sur la croix. Jésus a sûrement été surpris lui-même de cette désignation lourde de sens dans l’Écriture, car l’ « Agneau de Dieu » annoncé par les prophètes est un Messie souffrant pour le salut de tous. Jésus et les premiers disciples savent qu’ils s’ouvrent à quelque chose d’inconnu et qui les dépasse.        <br />
              <br />
       C’est ce qui arrive à Samuel dans le récit de la première lecture       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le prophète Samuel</span>       <br />
              <br />
       Le jeune Samuel est déjà consacré au Seigneur par sa mère. On imagine qu’il a suivi religieusement ses conseils en acceptant de demeurer au temple. Sa vie se déroule de façon précise et ordonnée. Il fait le service qui lui est demandé. Il est bon serviteur du grand prêtre Eli. Et que se passe-t-il? Cette voix qui par trois fois le réveille vient de Dieu. Il ne le réalise pas tout de suite. Le grand prêtre en homme sage et avisé lui conseille de répondre « Parle, ton serviteur écoute ».  C’est la réponse qui changera toute la vie du jeune Samuel.         <br />
              <br />
       Il ne sait pas exactement, lui aussi, comme les disciples et Jésus, ce qui se passera concrètement dans sa vie, mais il fait un pas irréversible en répondant "Me voici! Parle, ton serviteur écoute" et ces mots le mettent en état d’écoute permanente et d’ouverture à la volonté de Dieu sur lui.       <br />
              <br />
       On sait que, par la suite, il aura à réaliser une mission difficile de prophète et de messager du Seigneur. Il sera celui qui consacrera Salomon, puis David comme rois d’Israël. Le service du prophète Samuel s'est déroulé  durant une période de transition de l’histoire d’Israël. Il a été reconnu comme un des grands personnages de l'histoire du peuple d'Israël. Pendant 80 ans, il a gardé une ouverture totale à Dieu dans des situations difficiles. Il fut un témoin fidèle de l'Alliance de Dieu avec Abraham et David que Jésus viendra mener à sa perfection.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       En vous racontant à ma façon ces deux scènes, j’ai compris pourquoi  elles me remplissaient de tant d’émotion. La réponse c’est qu’elles rejoignent de grands pans de ma vie.        <br />
              <br />
       Encore jeune, comme Samuel, j’ai entendu l’appel du Seigneur. Mes éducateurs et mes parents m’ont encouragé à répondre « Me voici! Parle, ton serviteur écoute ». Eux, comme moi, ne connaissaient pas tout le parcours qui suivrait, mais celui-ci m’a conduit au Grand Séminaire et au presbytérat.        <br />
              <br />
       Je suis devenu prêtre au service de mes frères et sœurs dans des années de grands changements au Québec et aussi de belles réalisations où la présence du Seigneur se manifestait sous diverses formes toutes plus surprenantes les unes que les autres. Il serait trop long de raconter en détail les chemins de mon ministère. Je continue de me lever et de dire, à un âge avancé, « Me voici, Seigneur, parle ton serviteur écoute ».       <br />
              <br />
       Les retombées du texte de l’évangile se concentrent pour moi dans le « Venez et voyez ».        <br />
              <br />
       « Venez et voyez » c’est pour  moi prendre du temps pour la prière personnelle, pour la lecture de la Parole de Dieu et pour la méditation de celle-ci. C’est aussi me garder des espaces de paix et de calme chez moi ou à la campagne où la présence de Dieu dans la nature et aussi sa présence cachée se manifestent à mon cœur. Il se peut que ces chemins vous rejoignent vous aussi.       <br />
              <br />
       La familiarité avec Jésus n’est pas de trop dans une recherche de Dieu et dans une volonté de répondre à ses appels dans notre vie de tous les jours, dans notre profession, dans la vie de couple, dans l’éducation des enfants, dans les projets pastoraux, dans notre témoignage de foi etc.       <br />
              <br />
       Ce qui est important c’est l’attention à la présence du Christ qui se manifeste de diverses façons dans nos vies.        <br />
              <br />
       Il se trouve partout où un de mes frères ou une de mes soeurs est dans le besoin.        <br />
              <br />
       Il est là au milieu de nous lorsque deux ou trois sont réunis en son nom.        <br />
              <br />
       Il  est présent de façon spéciale dans les signes qu’Il a donné à son Église, les sacrements de la foi.        <br />
              <br />
       Ouvrons nos yeux et nos coeurs pour reconnaître cette présence à nulle autre pareille qui nous rejoint au plus profond de notre être.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À mesure que les lectures d’aujourd’hui s’enracinaient en moi, cette homélie est devenue comme un témoignage personnel que je ne pouvais éviter si je voulais rendre l’émotion qu’elles suscitaient en moi.        <br />
              <br />
       À chacune et à chacun de savoir demander « Où demeures-tu » et après être allé et avoir vu, de pouvoir répondre « Me voici! Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ».       <br />
              <br />
       Amen!	       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 janvier 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 9 janvier 2018 et du12 janvier 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » (1 S 3, 3b-10.19)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le jeune Samuel était couché dans le temple du Seigneur à Silo,       <br />
       où se trouvait l’arche de Dieu.       <br />
       Le Seigneur appela Samuel, qui répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       Il courut vers le prêtre Éli, et il dit :       <br />
       « Tu m’as appelé, me voici. »       <br />
       Éli répondit :       <br />
       « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. »       <br />
       L’enfant alla se coucher.       <br />
       De nouveau, le Seigneur appela Samuel.       <br />
       Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :       <br />
       « Tu m’as appelé, me voici. »       <br />
       Éli répondit :       <br />
       « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »       <br />
       Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur,       <br />
       et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.       <br />
              <br />
       De nouveau, le Seigneur appela Samuel.       <br />
       Celui-ci       <br />
       se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :       <br />
       « Tu m’as appelé, me voici. »       <br />
       Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant,       <br />
       et il lui dit :       <br />
       « Va te recoucher,       <br />
       et s’il t’appelle, tu diras :       <br />
       “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” »       <br />
       Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.       <br />
       Le Seigneur vint, il se tenait là       <br />
       et il appela comme les autres fois :       <br />
       « Samuel ! Samuel ! »       <br />
       Et Samuel répondit :       <br />
       « Parle, ton serviteur écoute. »       <br />
              <br />
       Samuel grandit.       <br />
       Le Seigneur était avec lui,       <br />
       et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)       <br />
       R/ Me voici, Seigneur,       <br />
       je viens faire ta volonté. (cf. 39, 8a.9a)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi.       <br />
       En ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
              <br />
       Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,       <br />
       tu as ouvert mes oreilles ;       <br />
       tu ne demandais ni holocauste ni victime,       <br />
       alors j’ai dit : « Voici, je viens.       <br />
              <br />
       « Dans le livre, est écrit pour moi       <br />
       ce que tu veux que je fasse.       <br />
       Mon Dieu, voilà ce que j’aime :       <br />
       ta loi me tient aux entrailles. »       <br />
              <br />
       Vois, je ne retiens pas mes lèvres,       <br />
       Seigneur, tu le sais.       <br />
       J’ai dit ton amour et ta vérité       <br />
       à la grande assemblée.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vos corps sont les membres du Christ » (1 Co 6, 13c-15a. 17-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le corps n’est pas pour la débauche,       <br />
       il est pour le Seigneur,       <br />
       et le Seigneur est pour le corps ;       <br />
       et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur       <br />
       et nous ressuscitera nous aussi.       <br />
       Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ.       <br />
       Celui qui s’unit au Seigneur       <br />
       ne fait avec lui qu’un seul esprit.       <br />
       Fuyez la débauche.       <br />
       Tous les péchés que l’homme peut commettre       <br />
       sont extérieurs à son corps ;       <br />
       mais l’homme qui se livre à la débauche       <br />
       commet un péché contre son propre corps.       <br />
              <br />
       Ne le savez-vous pas ?       <br />
       Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint,       <br />
       lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ;       <br />
       vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,       <br />
       car vous avez été achetés à grand prix.       <br />
       Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui » (Jn 1, 35-42)       <br />
       Alléluia. Alléluia. En Jésus Christ, nous avons reconnu le Messie :       <br />
       par lui sont venues la grâce et la vérité. Alléluia. (cf. Jn 1, 41.17)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.       <br />
       Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu. »       <br />
       Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,       <br />
       et ils suivirent Jésus.       <br />
       Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient,       <br />
       et leur dit :       <br />
       « Que cherchez-vous ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –,       <br />
       où demeures-tu ? »       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « Venez, et vous verrez. »       <br />
       Ils allèrent donc,       <br />
       ils virent où il demeurait,       <br />
       et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.       <br />
       C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).       <br />
              <br />
       André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples       <br />
       qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.       <br />
       Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit :       <br />
       « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.       <br />
       André amena son frère à Jésus.       <br />
       Jésus posa son regard sur lui et dit :       <br />
       « Tu es Simon, fils de Jean ;       <br />
       tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ou-demeures-tu_a1157.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A  :  « Les invités aux noces »</title>
   <updated>2023-09-14T16:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-invites-aux-noces_a1141.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-10-10T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A 15 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. Séminaire de Québec. Textes : Isaïe 25, 6-10a, Philippiens 4, 12-14.19-20 et Mathieu 22, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74927215-52310401.jpg?v=1693928213" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A  :  « Les invités aux noces »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A  :  « Les invités aux noces »" />
     </div>
     <div>
      Quelle belle image que cette image d’un banquet de noces ! Jésus sait utiliser des situations qui rejoignent les personnes qui l'écoutent et qui nous rejoignent nous aussi aujourd’hui. En effet, qui n’a pas de beaux souvenirs de moments passés autour d’une table avec des proches à déguster des mets appréciés, à boire un bon vin et à partager dans la joie et la fraternité. La première lecture note la qualité du menu du festin que Dieu prépare pour tous les peuples et ne ménage pas les qualificatifs : « viandes succulentes » et « vins décantés ».        <br />
              <br />
       Après avoir entendu l'évangile de ce dimanche, on n’a  pas de misère à entrer dans l’histoire racontée par Jésus et il est facile de l’actualiser. Le Roi qui célèbre les noces de son fils c’est Dieu et le fils c’est Jésus. Pour notre bénéfice spirituel en cette rencontre dominicale où nous nous retrouvons réunis autour de la Parole et du Pain dans cette Eucharistie qui nous rassemble en Église, j'ai retenu trois points qui se dégagent de cette parabole.       <br />
              <br />
       I  - <span style="font-style:italic">Une déception du Roi</span>       <br />
              <br />
       Voici le premier point qui ma frappé : ce sont les propos du Roi qui, on le voit bien, vit  une certaine frustration, une déception.  C’est ce qui est ressorti en premier lieu de ma méditation sur ce texte. Les premiers invités se défilent et s'en vont « l'un à son champ, l'autre à son commerce » et les autres s'attaquent aux serviteurs, les maltraitent et même les tuent.       <br />
              <br />
       L’histoire racontée ici se situe à la fin du ministère de Jésus. Elle reflète une forme d’échec, apparent du moins, de la prédication de Jésus. Malgré les foules qui le suivent et courent l’entendre, ses contemporains, en majorité, restent fermés. Leur cœur est endurci. Ils veulent bien l’entendre, mais peu s’engagent à le suivre tellement son message est dérangeant et exigeant.        <br />
              <br />
       En effet, Jésus ne prêche nulle autre chose qu’un renversement de perspectives où ce ne sont plus les gestes extérieurs qui comptent mais l’amour au fond du cœur des petits et des humbles qui attendent tout de leur Père des cieux et se présentent ainsi revêtus, habillés, de ce que Jésus appellera à la fin de notre évangile le « vêtement de noces ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un invitation sans frontières</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point que j'ai retenu, c'est,   dans l’image des noces tels que décrits,  l’abondance des mets, leur qualité, leur variété pour indiquer que les appels de Dieu sont toujours généreux et sans limites. Le festin de noces est un moment de plénitude, de partage, de joie, ouvert à toutes les personnes invitées comme se doit de l’être le Royaume de Dieu.        <br />
               <br />
       S’il arrive que les invités ne répondent pas, le Roi - Dieu en l’occurrence - ne se laisse pas démonter : « Allez aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à  la noce » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 22, 9)       <br />
              <br />
       Voilà indiquée ici l’universalité du message de Jésus qui s’adresse à toute personne qui veut bien l’entendre, qui ne fait pas de distinctions de couleur, de sexe, d’origine etc.  C’est ce que saint Pierre et les premiers chrétiens finiront par bien comprendre,  ce dont témoigne ici l'évangile de saint Mathieu rédigé dans les premiers temps de l'Église.       <br />
              <br />
       Saint Pierre le saisit sous forme d’une vision qui est restée célèbre et que nous raconte le livre des <span style="font-style:italic"> Actes des Apôtres</span>. Saint Pierre, de tradition juive, était tiraillé à savoir si les nouveaux convertis venus du paganisme devaient suivre les usages juifs. Certains autour de lui le pensaient. La vision que saint Pierre a eu lui a montré qu’il fallait être ouverts à tous ces nouveaux convertis sans les obliger à suivre les usages juifs. Sous forme très imagée, saint Pierre voit dans un rêve toutes sortes de mets dont certains sont interdits aux juifs, et il entend cette parole « Prends et mange ».        <br />
              <br />
       Il comprend alors l’ouverture universelle du message de Jésus qui n’a pas été envoyé seulement au peuple d’Israël, mais à toutes les personnes de bonne volonté quelles que soient leurs horizons et leurs origines « En vérité, je le comprends, Dieu est impartial : il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes » (<span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> 10, 21).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">L'intrus parmi les invités</span>        <br />
               <br />
       En troisième lieu, dans cette parabole du festin de noces, j’ai été frappé par une apparente contradiction dans l’attitude du Roi. Le Roi qui représente Dieu invite tout le monde – « Allez à la croisées des chemins » - et pourtant, il s’insurge de la présence d’un invité. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas le « vêtement de noces ».       <br />
              <br />
       Qu’en est-il de cette contradiction apparente ?        <br />
              <br />
       Voici ma réponse. On peut penser que l’évangéliste saint Mathieu en ajoutant ce détail veut indiquer que pour devenir disciple de Jésus qui invite tout le monde, il y a quand même des exigences incontournables. Ces exigences sont celles d’une véritable conversion du cœur qui se manifeste dans les gestes et les agirs : une acceptation réelle et vraie de Jésus comme le Sauveur et le Seigneur de nos vies, une rencontre personnelle avec l’amour de Jésus qui nous sauve.        <br />
              <br />
       Voilà le « vêtement  de noces » qui faisait défaut à l’invité qui ne s’est pas habillé le cœur et qui en portera les conséquences.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire du festin de noces termine une série de trois paraboles sur le Royaume de Dieu que l’évangile selon saint Mathieu présente avant que Jésus termine sa prédication à Jérusalem où il sera condamné à mourir sur une croix. Les deux autres paraboles que nous avons entendues ces derniers dimanches racontaient l’histoire du  père qui envoie ses deux fils pour travailler à sa vigne et celle des vignerons homicides.        <br />
              <br />
       Que ces enseignements de Jésus rejoignent notre cœur et non seulement notre intelligence afin que nous devenions de plus de véritables disciples de Jésus, des disciples-missionnaires, selon l’expression du pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique La joie de l’Évangile</span>  « appelés à offrir aux autres le témoignage explicite de l’amour salvifique du Seigneur, qui, bien au-delà de nos imperfections, nous donne sa proximité, sa Parole, sa force, et donne sens à notre vie ».  (numéro 121)        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       15 octobre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 10 octobre 2017 et du6 octobre 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le Seigneur préparera un festin ; il essuiera les larmes sur tous les visages » (Is 25, 6-10a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur de l’univers       <br />
       préparera pour tous les peuples, sur sa montagne,       <br />
       un festin de viandes grasses et de vins capiteux,       <br />
       un festin de viandes succulentes et de vins décantés.       <br />
           Sur cette montagne, il fera disparaître       <br />
       le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples       <br />
       et le linceul qui couvre toutes les nations.       <br />
           Il fera disparaître la mort pour toujours.       <br />
       Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages,       <br />
       et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.       <br />
       Le Seigneur a parlé.       <br />
              <br />
           Et ce jour-là, on dira :       <br />
       « Voici notre Dieu,       <br />
       en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;       <br />
       c’est lui le Seigneur,       <br />
       en lui nous espérions ;       <br />
       exultons, réjouissons-nous :       <br />
       il nous a sauvés ! »       <br />
           Car la main du Seigneur       <br />
       reposera sur cette montagne.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ J’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours. (Ps 22, 6cd)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi,       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
              <br />
       « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 12-14.19-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je sais vivre de peu,       <br />
       je sais aussi être dans l’abondance.       <br />
       J’ai été formé à tout et pour tout :       <br />
       à être rassasié et à souffrir la faim,       <br />
       à être dans l’abondance et dans les privations.          <br />
       Je peux tout       <br />
       en celui qui me donne la force.       <br />
           Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires       <br />
       quand j’étais dans la gêne.       <br />
           Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse,       <br />
       magnifiquement,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           Gloire à Dieu notre Père       <br />
       pour les siècles des siècles. Amen.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ       <br />
       ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,       <br />
       pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.       <br />
       Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se mit de nouveau à parler       <br />
       aux grands prêtres et aux pharisiens,       <br />
       et il leur dit en paraboles :       <br />
           « Le royaume des Cieux est comparable       <br />
       à un roi qui célébra les noces de son fils.       <br />
           Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,       <br />
       mais ceux-ci ne voulaient pas venir.       <br />
           Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :       <br />
       ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,       <br />
       mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;       <br />
       tout est prêt : venez à la noce.’       <br />
           Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,       <br />
       l’un à son champ, l’autre à son commerce ;       <br />
           les autres empoignèrent les serviteurs,       <br />
       les maltraitèrent et les tuèrent.       <br />
           Le roi se mit en colère,       <br />
       il envoya ses troupes,       <br />
       fit périr les meurtriers       <br />
       et incendia leur ville.       <br />
           Alors il dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Le repas de noce est prêt,       <br />
       mais les invités n’en étaient pas dignes.       <br />
           Allez donc aux croisées des chemins :       <br />
       tous ceux que vous trouverez,       <br />
       invitez-les à la noce.’       <br />
           Les serviteurs allèrent sur les chemins,       <br />
       rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,       <br />
       les mauvais comme les bons,       <br />
       et la salle de noce fut remplie de convives.       <br />
           Le roi entra pour examiner les convives,       <br />
       et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       ‘Mon ami, comment es-tu entré ici,       <br />
       sans avoir le vêtement de noce ?’       <br />
       L’autre garda le silence.       <br />
           Alors le roi dit aux serviteurs :       <br />
       ‘Jetez-le, pieds et poings liés,       <br />
       dans les ténèbres du dehors ;       <br />
       là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’       <br />
              <br />
           Car beaucoup sont appelés,       <br />
       mais peu sont élus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se mit de nouveau à parler       <br />
       aux grands prêtres et aux pharisiens,       <br />
       et il leur dit en paraboles :       <br />
           « Le royaume des Cieux est comparable       <br />
       à un roi qui célébra les noces de son fils.       <br />
           Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,       <br />
       mais ceux-ci ne voulaient pas venir.       <br />
           Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :       <br />
       ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,       <br />
       mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;       <br />
       tout est prêt : venez à la noce.’       <br />
           Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,       <br />
       l’un à son champ, l’autre à son commerce ;       <br />
           les autres empoignèrent les serviteurs,       <br />
       les maltraitèrent et les tuèrent.       <br />
           Le roi se mit en colère,       <br />
       il envoya ses troupes,       <br />
       fit périr les meurtriers       <br />
       et incendia leur ville.       <br />
           Alors il dit à ses serviteurs :       <br />
       ‘Le repas de noce est prêt,       <br />
       mais les invités n’en étaient pas dignes.       <br />
           Allez donc aux croisées des chemins :       <br />
       tous ceux que vous trouverez,       <br />
       invitez-les à la noce.’       <br />
           Les serviteurs allèrent sur les chemins,       <br />
       rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,       <br />
       les mauvais comme les bons,       <br />
       et la salle de noce fut remplie de convives.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       &lt;Script type=&quot;text/javascript&quot; src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js&gt;&lt;/SCRIPT&gt;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-invites-aux-noces_a1141.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » </title>
   <updated>2023-01-18T16:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Il-proclamait-l-Evangile-du-Royaume_a1102.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69669701-48683628.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-17T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A 22 janvier 2023. Textes: Isaïe 8, 23b – 9, 3, I Corinthiens 1, 10-13 et Mathieu 4, 12-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69669701-48683628.jpg?v=1671766165" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » " title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » " />
     </div>
     <div>
      Vous connaissez les expressions « vie cachée » et « vie publique » pour désigner les deux étapes de la vie de Jésus. On souligne ainsi non seulement le cadre extérieur de sa vie mais aussi le fait que pendant trente ans, plus ou moins, sa divinité est restée cachée. Il était un habitant de Nazareth comme les autres, le fils du charpentier Joseph. À partir du moment où Jésus quitte Nazareth et s’en vient à Capharnaüm, il est mu par une motivation profonde de faire connaître qu’il n’est pas comme les autres, qu’il peut se dire le Fils de Dieu comme l'Esprit le lui a fait connaître lors de son baptême par Jean-Baptiste.        <br />
              <br />
       Ce sera le cœur de sa prédication : révéler à ses contemporains et à tous ceux  et celles qui viendront plus tard l’amour qu’il partage avec Dieu son Père dans l’Esprit Saint pour ses enfants qui sont ses frères et ses soeurs, « héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ  ».  (<span style="font-style:italic">Romains</span> 5, 18)       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Capharnaüm, le rendez-vous des nations</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous fait connaître l’endroit où Jésus a commencé sa vie publique, Le choix qu’il fait de s’installer à Capharnaüm est des plus intéressants. Cette ville qui aujourd’hui est en ruine, mais qu’on visite avec émotion, était au temps de Jésus un carrefour de commerce et d’échanges. Elle était très cosmopolite. On l'a appelée le « rendez-vous des nations ». Outre les juifs, des romains, des  syriens, des habitants de la Cisjordanie, de Sion au Liban etc. y venaient pour commercer et certains s’y établissaient. Ce qui fait que nous sommes très loin de l’atmosphère qui régnait à Nazareth, petite bourgade juive où tout le monde se connaissait et où la vie se déroulait sur un rythme marqué par les fêtes juives. Capharnaüm vivait à un rythme différent.        <br />
              <br />
       Jésus en est conscient. Il veut porter le message qui est en lui à toutes les nations. Il se présentera comme Celui qui est attendu par Israël, le Messie, mais déjà, dans les débuts de sa prédication, son regard se porte plus loin, aux périphéries, vers les nations païennes.       <br />
              <br />
       Jésus commence à Capharnaüm une vie publique sous le signe de l’ouverture, des défis de la rencontre de la diversité et de l’annonce d’un Royaume différent des autres royaumes de la terre.       <br />
              <br />
       Voilà pour le portrait de Jésus qui nous est donné ce matin. D'ici Pâques, les évangiles des dimanches nous en révéleront encore beaucoup plus. Pour l'instant, contentons-nous de ce portrait mais sans oublier le reste de l'évangile qui vient d'être lu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les premiers appels</span>       <br />
              <br />
       À ce portrait de Jésus, s’ajoute un geste remarquable qui nous est raconté dans la seconde partie de l’évangile. Il s’agit du récit de la vocation de Pierre et André et de Jean et Jacques, fils de Zébédée, quatre pêcheurs dont il fera des « pêcheurs d’hommes ».         <br />
              <br />
       Ce qui est à retenir ici, au-delà de l’appel auquel ces quatre premiers apôtres répondent avec empressement, c’est le fait que Jésus décide de les associer à sa mission dès le point de départ. Jésus au lieu de se lancer dans sa prédication seul sur les chemins de la Palestine se liera avec ces premiers apôtres qui seront accompagnés par la suite d’autres apôtres pour former le groupe des Douze, et aussi de femmes et de disciples qui vont le suivre tout au cours de son ministère.        <br />
              <br />
       Au lieu de choisir des gens instruits et savants, Jésus arrête son choix sur des petits, des pêcheurs, plus tard sur un collecteur d’impôt, Mathieu (<span style="font-style:italic">Marc</span> 2, 13-17), puis sur des amis de ceux-ci, même  des pécheresses comme Marie-Madeleine ou Marie de Magdala  (<span style="font-style:italic">Luc</span> 8, 2), des laissés pour compte. Il n’avait pas devant lui des gens exceptionnels. C’était du monde bien ordinaire qui l’entourait, mais ce qui est constant chez ces personnes c’est l’attachement à Jésus. Ils ont foi en lui. « À qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle ? » dira Pierre à Jésus un jour où presque tout le monde le quittait (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 68). Ce choix de Jésus illustre déjà l’essentiel de sa mission qu’il résumera dans cette phrase : «   le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »  (<span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10).       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Le coaching de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Avec ses apôtres et ses disciples, que fera Jésus tout au cours de sa vie publique ? Il va les former petit à petit, en les surprenant bien souvent. Un de mes amis, jeune prêtre, a développé avec brio les méthodes de Jésus en les nommant du « coaching » et en expliquant que « coaching » vient du mot français « cocher ». Comme le cocher qui guide son attelage et le dirige dans la bonne direction, Jésus va « coacher » ses apôtres et ses disciples pendant trois ans. Il prendra le temps de les guider et de les diriger.       <br />
              <br />
       Nous avons beaucoup à apprendre sur ces façons de faire et c’est dans les évangiles qu’on voit le « coaching » de Jésus à l’œuvre.        <br />
              <br />
       Il le fait par l’enseignement  qu’il donne à tous et qu’il explique en particulier aux disciples.        <br />
       Il le fait par une convivialité de tous les instants.        <br />
       Il le fait par des moments de feu comme lors de la Transfiguration.        <br />
       Il le fait par une mort qui les décontenancera au plus point.        <br />
              <br />
       Toute cette démarche que les disciples vont vivre avec Jésus leur apparaîtra dans toute sa richesse après la résurrection. C’est ce qui arrive aux disciples d’Emmaüs qui, après avoir marché avec Jésus de Jérusalem à Emmaüs et l’avoir écouté leur expliquer les Écritures sans le reconnaître, voient leur yeux s’ouvrir en partageant le pain avec ce visiteur qu’il reconnaissent alors comme le Christ ressuscité (<span style="font-style:italic">Luc</span> 24,  13-35).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Recueillons aujourd’hui ces souvenirs des débuts de la vie publique de Jésus en nous laissant habiter par un désir de le suivre comme les premiers apôtres, de nous laisser « coacher » par lui. Demandons à l’Esprit Saint de renouveler notre ardeur et notre désir de témoigner de Jésus dans un monde qui a bien besoin de son message d’amour et de miséricorde.        <br />
              <br />
       <!--En ce <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole de Dieu</span> Que l'Esprit Saint fasse de nous des gens qui ont à coeur de porter la Parole de Dieu dans leurs familles, dans leurs milieux de travail et de loisirs et dans la société pour que le souhait du pape François la fin de sa <span style="font-style:italic">Lettre apostolique</span> ou <span style="font-style:italic">Motu proprio</span> se réalise : <span style="font-style:italic"> Que le Dimanche de la Parole de Dieu puisse faire grandir dans le peuple de Dieu la religiosité et l’assiduité familière avec les Saintes Écritures, comme l’auteur sacré l'enseignait déjà dans les temps anciens « Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique </span>» (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 30, 14).       <br />
       -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 16 janvier 2023       <br />
       <!-- 17 janvier 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Dans la Galilée des nations le peuple a vu se lever une grande lumière (Is 8, 23b – 9, 3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte       <br />
       le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ;       <br />
       mais ensuite, il a couvert de gloire       <br />
       la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain,       <br />
       et la Galilée des nations.       <br />
         Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 4abcd, 13-14)       <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       J’ai demandé une chose au Seigneur,       <br />
       la seule que je cherche :       <br />
       habiter la maison du Seigneur       <br />
       tous les jours de ma vie.       <br />
              <br />
       Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez tous le même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous » (1 Co 1, 10-13.17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       ayez tous un même langage ;       <br />
       qu’il n’y ait pas de division entre vous,       <br />
       soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions.       <br />
           Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères,       <br />
       par les gens de chez Chloé,       <br />
       qu’il y a entre vous des rivalités.       <br />
           Je m’explique.       <br />
       Chacun de vous prend parti en disant :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Paul »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Apollos »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Pierre »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens au Christ ».       <br />
           Le Christ est-il donc divisé ?       <br />
       Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ?       <br />
       Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?       <br />
           Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser,       <br />
       mais pour annoncer l’Évangile,       <br />
       et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine,       <br />
       ce qui rendrait vaine la croix du Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira en Galilée.       <br />
           Il quitta Nazareth       <br />
       et vint habiter à Capharnaüm,       <br />
       ville située au bord de la mer de Galilée,       <br />
       dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.       <br />
           C’était pour que soit accomplie       <br />
       la parole prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
           Pays de Zabulon et pays de Nephtali,       <br />
       route de la mer et pays au-delà du Jourdain,       <br />
       Galilée des nations !       <br />
           Le peuple qui habitait dans les ténèbres       <br />
       a vu une grande lumière.       <br />
       Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,       <br />
       une lumière s’est levée.       <br />
           À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
              <br />
           Comme il marchait le long de la mer de Galilée,       <br />
       il vit deux frères,       <br />
       Simon, appelé Pierre,       <br />
       et son frère André,       <br />
       qui jetaient leurs filets dans la mer ;       <br />
       car c’étaient des pêcheurs.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Venez à ma suite,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
           Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.       <br />
              <br />
       De là, il avança et il vit deux autres frères,       <br />
       Jacques, fils de Zébédée,       <br />
       et son frère Jean,       <br />
       qui étaient dans la barque avec leur père,       <br />
       en train de réparer leurs filets.       <br />
       Il les appela.       <br />
           Aussitôt, laissant la barque et leur père,       <br />
       ils le suivirent.       <br />
              <br />
           Jésus parcourait toute la Galilée ;       <br />
       il enseignait dans leurs synagogues,       <br />
       proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-17)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira en Galilée.       <br />
           Il quitta Nazareth       <br />
       et vint habiter à Capharnaüm,       <br />
       ville située au bord de la mer de Galilée,       <br />
       dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.       <br />
           C’était pour que soit accomplie       <br />
       la parole prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
           Pays de Zabulon et pays de Nephtali,       <br />
       route de la mer et pays au-delà du Jourdain,       <br />
       Galilée des nations !       <br />
           Le peuple qui habitait dans les ténèbres       <br />
       a vu une grande lumière.       <br />
       Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,       <br />
       une lumière s’est levée.       <br />
           À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Il-proclamait-l-Evangile-du-Royaume_a1102.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » </title>
   <updated>2023-01-14T13:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69669425-48683430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-10T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A 15 janvier 2023. Textes: Isaïe 49, 3.5-6, I Corinthiens1, 1-3 et Jean 1, 29-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69669425-48683430.jpg?v=1671765212" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " />
     </div>
     <div>
      L’évangile  de saint Jean ne raconte rien de la vie de Jésus avant sa rencontre avec son cousin Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain. Ce qui nous est présenté aujourd’hui au début du récit de la vie et de la prédication de Jésus, c’est le moment où la vie de Jésus a pris un tournant qui sera sans retour en arrière et qui le mènera jusqu’à la  Passion où il mourra sur la croix pour ressusciter trois jours plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons d’un peu plus près ce qu’a été ce tournant fondamental dans la vie de Jésus       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Un jeune juif comme les autres </span>       <br />
              <br />
       Nous savons par les autres évangélistes, notamment, saint Luc, que Jésus a été élevé à Nazareth auprès de son père, Joseph, et de sa mère, Marie  et avec la nombreuse parenté dont parlent les évangiles en plusieurs endroits.. C’est là, qu’après son adolescence dont saint Luc raconte un épisode, celui de la disparition et du recouvrement de Jésus au Temple de Jérusalem  lors d’un pèlerinage (<span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-50), il a grandi  « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes  » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 52).       <br />
              <br />
       Il semblerait qu’il soit demeuré avec ses parents comme un bon enfant juif. Il exerçait le même métier que son père Joseph : le métier de charpentier (<span style="font-style:italic">Marc</span> 6, 3  et <span style="font-style:italic">Mathieu </span>13, 55).       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui va l’amener à quitter Nazareth pour venir se faire baptiser par Jean-Baptiste? On peut penser qu’il s’agit d’une décision mûrement réfléchie. Jésus est vraisemblablement dans la trentaine. Ses perceptions de la religion juive qu’il connaît bien et qu’il pratique avec ferveur lui indiquent une voie qui le rejoint et qui éveille ce qui est déjà en lui par la main de Dieu. Il se sent destiné à autre chose qu'au métier de charpentier.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut penser qu’après une bonne réflexion et un bon discernement, il décide, en ces jours où il entend parler de son cousin qui prêche sur les bords du Jourdain, de prendre son courage à deux mains, pourrait-on dire, et de se lancer sans filet de secours, de s'engager dans un tournant où il accepte d’avance de ne  revenir en arrière pour aucune raison.       <br />
              <br />
       Nous avons donc devant nous un homme mûr, dans la trentaine, qui décide par lui-même de se manifester comme serviteur de Dieu. Il est enflammé par le désir de consacrer sa vie au service du Dieu de l'Alliance avec Abraham, du Dieu de son peuple, du Dieu qui remplit sa vie depuis toujours. Il le fait de son plein gré. C’est une décision humaine généreuse comme chez bien d’autres personnes avant lui.        <br />
              <br />
        Ce qui est différent ce sont les résultats immédiats de cette décision que l’évangile nous présente.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La manifestation de l’Esprit en Jésus</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons le témoignage de Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu … si je suis venu baptiser dans l’eau c’est pour qu’il soit manifesté à Israël... J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit ‘ Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint. Moi, j’ai vu et je rends témoignage que c’est lui le Fils de Dieu ».       <br />
              <br />
       « C’est lui le Fils de Dieu ». Le jeune juif de Nazareth, venu humblement se consacrer à Dieu, entend cette révélation extraordinaire. Il ne peut qu’en être bouleversé au plus haut point. Le tournant qui l’a amené sur les bords du Jourdain prend une direction qui lui donne un éclairage nouveau sur ce qu’il est et ce que Dieu attend de Lui. Ces mots résonnent pour lui comme quelque chose qu’il sentait en lui depuis longtemps. Ils sont une confirmation de ce qu’il vit dans son être profond.       <br />
              <br />
       Il ne s’agit plus d’un tournant comme un changement de carrière, il s’agit ici d’un tournant qui touche l’être même de la personne. Vous avez peut-être déjà vécu des situations un peu semblables. Par exemple, vous vous rapprochez d’une personne ou vous fréquentez un groupe, vous vous y engagez et hop ! vous avez la vocation, vous avez le feu sacré, vous êtes dans votre élément, vous êtes comblés. C’est un exemple, mais qui est encore bien loin de ce que Jésus vit sur les bords du Jourdain. Il n’est pas seulement comblé. Son être est profondément touché. Il l’est au point où il sera pour toujours consacré à faire la volonté de son Père et à la manifester à ses contemporains et au monde entier par ses disciples après la Pentecôte.        <br />
              <br />
       Comme le dit Jean-Baptiste, c’est lui le Fils de Dieu et nul ne pourra connaître le Père si ce n’est par lui (<span style="font-style:italic">Jean</span> 10, 30). En ce moment, tout est là, mais c’est au cours des années à venir que cette réalité se laissera mieux découvrir par Jésus et qu’elle le mènera sur les chemins de la Palestine pour annoncer l’amour de Dieu, son Père, pour l’humanité tout entière. Comme l'annonce le prophète Isaïe dans la première lecture en mettant les paroles suivantes dans la bouche du Seigneur : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Après avoir médité sur la venue de Dieu à la crèche de Bethléem dans un enfant nouveau-né, nous sommes maintenant invités à regarder non plus un enfant, mais un homme adulte qui se lance dans un chemin inédit et qui décide d’aller jusqu’au bout sur ce chemin.       <br />
              <br />
       Le jeune juif de Nazareth s’est transformé en un homme qui se sent investi par l’Esprit d’une mission à nulle autre pareille : révéler au monde l'amour d’un Dieu Père qui amènera à leur achèvement les promesses de l’Alliance faite  avec Abraham, Isaac et Jacob, avec le peuple d'Israël.        <br />
              <br />
       Son message risque de créer des peurs ou des oppositions. C’est ce qui se passera au cours des années de la vie publique et de la prédication de Jésus, comme nous le verrons dans les dimanches qui viennent, avant de culminer dans le drame de la Passion où l’Agneau sera immolé.       <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à fixer nos  yeux sur Jésus, à le regarder avec attention dans ses gestes d'homme qui nous révèlent les attentes de Dieu sur lui et sur ceux et celles qui voudront bien le suivre.        <br />
              <br />
       L’appel à le suivre retentit encore de nos jours. Sommes-nous  prêts nous aussi à prendre les tournants que Dieu nous prépare? Ils peuvent être de toutes sortes : réconciliation, pardon, acceptation d’une maladie, d’une diminution, de la mort, de l’incompréhension, de la venue d'un enfant, du départ de ses parents pour une résidence de personnes âgées etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène. Soyons assurés que dans nos décisions de prendre les tournants qui se présentent dans nos vies, l’Esprit de Jésus sera toujours là et que notre abandon permettra à Dieu de transformer ce qui doit l’être et de faire grandir en nous celui ou celle qu’il a aimé de toute éternité, car, comme le dit si bien le prophète Isaïe dans la première lecture, c’est Lui qui nous a façonné de toute éternité . <!--Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène et soyons sûr de la présence assurée de l'Esprit qui repose sur nous comme il reposait sur Jésus pour qu'à son exemple nous nous abandonnions totalement à la volonté de Dieu sur nous. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       <!--homélie du 15 publiée le 10 janvier 2017 et le 14 janvier 2020-->       <br />
       10 janvier 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Commentaire reçu d'un fidèle lecteur       <br />
              <br />
       Bonjour Hermann, ce  texte d’homélie me rappelle à un travail de collégial que j’avais intitulé</span> La foi de Jésus.<span style="font-style:italic">Mon professeur m’avait indiqué que c’était une bizarre d’idée de parler ainsi de Jésus comme un croyant puisqu’il était Fils de Dieu. Cependant de lire les évangiles avec l’intention de tenter de lire la foi de cet homme-là, juif, croyant, spirituel, bien ancré dans la réalité de son temps, visionnaire aussi, et de le voir se découvrir fils, au fil des jours, fils de Dieu tout en étant fils de Marie et Joseph. Et il a tenu des propos révolutionnaires sur la justice, la recherche de vérité, la relation intime  au Père (Quand tu veux prier, entre dans ta chambre , ferme la porte. N’en fais pas l’étalage pour être vu), l’attention au plus petit, le jugement sur la profondeur des actes posés, tant de propos qui culminent dans les béatitudes. J’ai depuis longtemps pensé que ce n’est pas un petit enfant qu’on rencontre dans la crèche, mais l’espoir qu’on met en lui : l’attente n’est pas finie, elle commence, déjà là, mais  encore à venir. Et ce regard me porte à penser que c’est le même regard qu’il faut porter sur soi-même et notre prochain. Bonne journée. Alain</span>        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur m’a dit :       <br />
       « Tu es mon serviteur, Israël,       <br />
       en toi je manifesterai ma splendeur. »       <br />
           Maintenant le Seigneur parle,       <br />
       lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère       <br />
       pour que je sois son serviteur,       <br />
       que je lui ramène Jacob,       <br />
       que je lui rassemble Israël.       <br />
       Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,       <br />
       c’est mon Dieu qui est ma force.       <br />
           Et il dit :       <br />
       « C’est trop peu que tu sois mon serviteur       <br />
       pour relever les tribus de Jacob,       <br />
       ramener les rescapés d’Israël :       <br />
       je fais de toi la lumière des nations,       <br />
       pour que mon salut parvienne       <br />
       jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)       <br />
       R/ Me voici, Seigneur,       <br />
       je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
              <br />
       Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,       <br />
       tu as ouvert mes oreilles ;       <br />
       tu ne demandais ni holocauste ni victime,       <br />
       alors j’ai dit : « Voici, je viens. »       <br />
              <br />
       Dans le livre, est écrit pour moi       <br />
       ce que tu veux que je fasse.       <br />
       Mon Dieu, voilà ce que j’aime :       <br />
       ta loi me tient aux entrailles.       <br />
              <br />
       Vois, je ne retiens pas mes lèvres,       <br />
       Seigneur, tu le sais.       <br />
       J’ai dit ton amour et ta vérité       <br />
       à la grande assemblée.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Paul, appelé par la volonté de Dieu       <br />
       pour être apôtre du Christ Jésus,       <br />
       et Sosthène notre frère,       <br />
           à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,       <br />
       à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus       <br />
       et sont appelés à être saints       <br />
       avec tous ceux qui, en tout lieu,       <br />
       invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       leur Seigneur et le nôtre.       <br />
              <br />
           À vous, la grâce et la paix,       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Le Verbe s’est fait chair,       <br />
       il a établi parmi nous sa demeure.       <br />
       À tous ceux qui l’ont reçu,       <br />
       il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           voyant Jésus venir vers lui,       <br />
       Jean le Baptiste déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde ;       <br />
           c’est de lui que j’ai dit :       <br />
       L’homme qui vient derrière moi       <br />
       est passé devant moi,       <br />
       car avant moi il était.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas ;       <br />
       mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,       <br />
       c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »       <br />
           Alors Jean rendit ce témoignage :       <br />
       « J’ai vu l’Esprit       <br />
       descendre du ciel comme une colombe       <br />
       et il demeura sur lui.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas,       <br />
       mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :       <br />
       ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,       <br />
       celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’       <br />
           Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :       <br />
       c’est lui le Fils de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »</title>
   <updated>2022-09-02T02:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1080.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64229164-46109519.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-08-30T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C le 4 septembre 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Sagesse 9, 13-18, Philémon 9b-10,12-14 et Luc 14, 25-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64229164-46109519.jpg?v=1655146065" alt="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" title="Homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire Année C : « Si quelqu’un vient à moi...  »" />
     </div>
     <div>
      Le début du texte de saint Luc que je viens de lire est abrupt, provoquant et même choquant. Il faut toutefois noter que le terme « haïr » en hébreu traduit ici une priorité. Il veut dire littéralement et plus justement « préférer ». Nous y reviendrons. Quoiqu’il en soit, nous sommes devant une invitation percutante de Jésus. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un monde nouveau</span>       <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas annoncer un monde nouveau où l’amour est condamné. Au contraire, comme l’ont retenu les disciples  de saint Jean, Jésus a prêché l’amour et non la haine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » comme il est répété de nombreuses fois dans la première lettre de saint Jean (1 Jean 2, 9-10 et 4, 20).       <br />
              <br />
       Pourquoi alors ces formules si provocantes? Comme je l’ai dit en commençant, la traduction « me préférer »  nous donne la clé. « Haïr » dans le langage des juifs, dans la langue hébraïque qui est une langue sémitique, c’est synonyme de mettre consciemment au deuxième rang.        <br />
              <br />
       Père, mère, femme, enfants, frères, sœurs et même sa propre vie, tout cela doit être bien situé après Jésus qui doit être mis au centre de sa vie. Pour suivre Jésus, il est indispensable que Jésus soit placée au-dessus de tout, qu’il  y ait de notre part un jugement de valeur qui le reconnaisse comme la Voie, la Vérité et la Vie, comme le seul et unique Sauveur de nos vies, comme la révélation parfaite du Père, car en lui seul réside le salut.       <br />
              <br />
       Les premiers disciples l’avaient bien compris : pas de salut possible sans reconnaître que ce salut vient par Jésus, sans donner à Jésus la priorité absolue, sans en faire le centre de notre vie. Les apôtres Pierre et Jean appelés à se justifier devant le tribunal du Sanhédrin d’une guérison qu’ils avaient faite à la sortie du Temple le proclament avec conviction : « Il n’y a aucun salut ailleurs qu’en lui, car il n’y a dans le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut » (Actes des apôtres 4, 12).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">De la nécessité de s’asseoir</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement tiré du début du texte de saint Luc me semble demander deux commentaires complémentaires.       <br />
              <br />
       Le premier commentaire nous est fourni par la lecture des deux petites paraboles qui accompagnent le début du texte de saint Luc que je viens de commenter. Ces deux paraboles, l'une qui prend l'image d'une construction et l'autre l'image d’une guerre à bien conduire, nous invitent à ne pas nous décider à la légère pour le Christ. Elles nous demandent de nous asseoir, de réfléchir, de tenir conseil avec nous-même. Être disciple de Jésus c’est un choix réfléchi, libre, ce n’est pas seulement une question d’enthousiasme du moment, car cela nous amène forcément sur le même chemin que celui de Jésus où la croix ne fera pas défaut. : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut être mon disciple » dit Jésus.       <br />
              <br />
       Il y a un point de départ, des reprises même de départ, et cela peut se vivre à tout âge - sainte Thérèse d’Avila a vécu ce départ réel dans la quarantaine - et c’est au point de départ que Jésus doit être préféré à tout, c’est au point de départ qu’il faut faire un choix lucide, réfléchi. C’est ce qui manque chez plusieurs au Québec qui se disent chrétiens sans vraiment en faire un véritable choix. Ils ont peur de s’afficher croyants ou catholiques et s’en vont ainsi sans jamais se compromettre pour Jésus.       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, venons-en au second commentaire       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les vocations particulières et la vocation universelle à la sainteté</span>       <br />
              <br />
       Jésus demande à tous le même sérieux à sa suite. Tous ceux et celles qui entendent son appel à la conversion et à la foi en son message et qui répondent oui sincèrement sont des disciples de Jésus.       <br />
              <br />
       Mais il y a aussi des vocations, des appels particuliers. C’est ça mon second commentaire. Certains et certaines vont suivre Jésus en renonçant au mariage « pour le Royaume de Dieu » (Mathieu 19, 12), en renonçant à l‘argent et à la propriété. Ils vont faire les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance dans un ordre ou une congrégation religieuse.        <br />
              <br />
       Si tous sont appelés à préférer Jésus à tout, à le recevoir comme Sauveur. Tous ne sont pas appelés à vivre de la même façon le renoncement évangélique dont parle l’Évangile. Zachée n’a pas tout  abandonné (Luc 19, 10). Les femmes de Galilée qui ont suivi Jésus ne renoncent pas à tout ce qu’elles possèdent (Luc 8, 3).        <br />
              <br />
       Il y a ici le mystère des vocations et des appels particuliers à respecter, mais tous sont appelés à la sainteté. L’appel à la sainteté est universel comme le proclame  le Concile Vatican II dans la <span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>, sainteté dans son état de vie, dans sa vocation particulière et dans son histoire personnelle. La sainteté n’est pas réservée aux religieux et aux religieuses comme on l’a trop souvent laissé entendre autrefois. La mère de famille, la femme au travail, le médecin, le plombier, l’étudiant, l’écolier peuvent eux aussi marcher sur la voie de la sainteté.  Le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span>  portant sur la sainteté publiée le 9 avril 2018 nous invite à aller dans ce sens en considérant « la grande nuée de témoins » de la sainteté « et parmi eux, écrit-il, il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Tm 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur. » (GE 3) Il les appelle « les saints de la porte d’à côté » ou « la classe moyenne de la sainteté » (GE 7).        <br />
              <br />
       On en a de beaux modèles d'une sainteté  vécue dans son état de vie et sa vocation personnelle dans les  enfants de Fatima, François et Jacinthe, qui ont été reconnus saints par le pape Jean-Paul II et béatifiés le 13 mai 2000, dans cette femme médecin, Jeanne Beretta Molla qui s’est sacrifiée pour son enfant (béatifiée le 24 avril 1994),  ou encore dans cet étudiant sportif, alpiniste  et rassembleur, Pier Giorgio Frassati (1901-1925) béatifié le 20 mai 1990 à Rome et tout récemment en Carlo Acutis, un jeune crack d'informatique mort à 15 ans et béatifié par le pape François le 10 octobre 2020.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>        <br />
              <br />
       Frères et sœurs, demandons au Seigneur de renouveler notre désir lucide de suivre Jésus et que cette Eucharistie nous donne la force d’aller jusqu’au bout comme Jésus lui-même,       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       30 août 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 30 août 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?       <br />
       Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?       <br />
           Les réflexions des mortels sont incertaines,       <br />
       et nos pensées, instables ;       <br />
           car un corps périssable appesantit notre âme,       <br />
       et cette enveloppe d’argile       <br />
       alourdit notre esprit aux mille pensées.       <br />
           Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,       <br />
       et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ;       <br />
       ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ?       <br />
           Et qui aurait connu ta volonté,       <br />
       si tu n’avais pas donné la Sagesse       <br />
       et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ?       <br />
           C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre       <br />
       sont devenus droits ;       <br />
       c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît       <br />
       et, par la Sagesse, ont été sauvés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Accueille-le, non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé » (Phm 9b-10.12-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme       <br />
       et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,       <br />
           j’ai quelque chose à te demander pour Onésime,       <br />
       mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.       <br />
           Je te le renvoie,       <br />
       lui qui est comme mon cœur.       <br />
           Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi,       <br />
       pour qu’il me rende des services en ton nom,       <br />
       à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.       <br />
           Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord,       <br />
       pour que tu accomplisses ce qui est bien,       <br />
       non par contrainte mais volontiers.       <br />
           S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps,       <br />
       c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,       <br />
           non plus comme un esclave,       <br />
       mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé :       <br />
       il l’est vraiment pour moi,       <br />
       combien plus le sera-t-il pour toi,       <br />
       aussi bien humainement que dans le Seigneur.       <br />
           Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi,       <br />
       accueille-le comme si c’était moi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :       <br />
       apprends-moi tes commandements.       <br />
       Alléluia. (Ps 118, 135)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           de grandes foules faisaient route avec Jésus ;       <br />
       il se retourna et leur dit :       <br />
           « Si quelqu’un vient à moi       <br />
       sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,       <br />
       ses enfants, ses frères et sœurs,       <br />
       et même à sa propre vie,       <br />
       il ne peut pas être mon disciple.       <br />
           Celui qui ne porte pas sa croix       <br />
       pour marcher à ma suite       <br />
       ne peut pas être mon disciple.       <br />
              <br />
           Quel est celui d’entre vous       <br />
       qui, voulant bâtir une tour,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour calculer la dépense       <br />
       et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?       <br />
           Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever,       <br />
       tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :       <br />
           ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir       <br />
       et n’a pas été capable d’achever !’       <br />
           Et quel est le roi       <br />
       qui, partant en guerre contre un autre roi,       <br />
       ne commence par s’asseoir       <br />
       pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,       <br />
       affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?       <br />
           S’il ne le peut pas,       <br />
       il envoie, pendant que l’autre est encore loin,       <br />
       une délégation pour demander les conditions de paix.       <br />
              <br />
           Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas       <br />
       à tout ce qui lui appartient       <br />
       ne peut pas être mon disciple. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-23e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Si-quelqu-un-vient-a-moi_a1080.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »</title>
   <updated>2022-05-20T20:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Jesus-le-visage-determine-prit-la-route-de-Jerusalem_a1070.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64153137-46080209.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-06-21T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 juin 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64153137-46080209.jpg?v=1651544840" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem »" />
     </div>
     <div>
      Commençons par le portrait qui est donné de Jésus dans ce passage de l’évangile de saint Luc qui vient d’être lu : « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le visage déterminé</span>       <br />
              <br />
       Jésus prend la route de Jérusalem en sachant qu’il n’en reviendra pas. Il le fait avec détermination. C’est un moment de choix important pour lui. Certains font des choix semblables parfois.        <br />
              <br />
       J’ai un ami qui, il y a quelques  années, à la suite de son  fils qui l’avait fait, a décidé  de faire à pied le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Il est parti de Paris et a parcouru pendant un mois environ 850 kilomètres à pied. Il y allait avec détermination car cela représentait pour lui non seulement un défi mais  une rencontre avec lui-même et avec Dieu. Il avait fait déjà un pèlerinage en Terre Sainte, mais cette marche de pèlerin vers saint Jacques de Compostelle avait un sens encore plus fort pour lui. Il a tenu bon et il en est aujourd’hui, non seulement heureux, mais transformé. Il rayonne de la joie de l’Évangile et il est un témoin de l'amour du Christ dans son milieu de travail auprès des personnes âgées et autour de lui. Il s’est réconcilié avec son fils dont il s’était séparé depuis plusieurs années.        <br />
              <br />
       Jésus commence ici un pèlerinage particulier. Il est en mesure déjà de prévoir les tenants et les aboutissants de sa route vers Jérusalem. Il entrevoit que ce sera pour lui la rencontre finale avec sa mission de Sauveur qui le conduira sur le Calvaire où il donnera sa vie pour le salut du monde.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut voir cet épisode comme un point tournant dans la vie de Jésus. Jésus en partant accepte résolument non seulement d’annoncer l’amour du Père, mais de vivre  cet amour en donnant sa propre vie pour ses frères et sœurs. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » dira-t-il la veille de sa mort pendant son dernier repas avec des disciples. (Jean 15, 13).       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic"> Les routes de Galilée</span>       <br />
              <br />
       Cette décision de Jésus d’aller vers Jérusalem avec détermination ne le renferme pas sur lui-même, loin de là. Jésus est sur les routes depuis quelques années. Et il rencontre plein de gens. Il a avec lui des compagnons et des compagnes qui le suivent. Il sillonne le pays à pied.        <br />
              <br />
       Quand on parcourt une route en marchant à pied - mon ami l'a fait en allant à St-Jacques de Compostelle - le temps s’écoule lentement, on réfléchit en marchant et il survient plein de situations de toutes sortes. On rencontre des gens, on profite du beau temps, on doit se mettre à l’abri, on est fatigué, on se retire à l’écart, on passe dans des endroits inconnus, on rencontre des gens différents etc.       <br />
              <br />
        À pied sur la route, on se doit d’être ouverts à tous les imprévus.  C’est ce qui se passe dans le reste de l’épisode de l’évangile de saint Luc que nous venons d’entendre.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les appels de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Le premier imprévu vient des disciples qui sont avec Jésus. Ils sont tellement imprégnés de son enseignement, ils l'admirent tellement qu’ils veulent forcer l’adhésion de ces samaritains qu’ils croisent,  même en le faisant avec violence, avec le feu du ciel. <!--C'est le piège de l'intolérance.-->Devant cette fougue injustifiée, Jésus les réprimande car son message est proposé et non pas imposé.  Il en est toujours de même. Dans l’histoire de l’Église on l’a oublié parfois. Nous, les messagers d'aujourd’hui, les disciples-missionnaires comme nous appelle le pape François,  nous avons  à proposer notre foi et non à l’imposer. Il nous revient de trouver les moyens adaptés pour ce faire.       <br />
              <br />
       À la suite de la scène des disciples exaltés que Jésus refrène. Il y a trois autres imprévus, des rencontres de personnes qui  permettent à Jésus de mettre les points sur les i pourrait-on dire.        <br />
              <br />
       La première personne rencontrée est remplie d’enthousiasme et dit à Jésus « Je te suivrai partout où tu iras. ». Jésus la renvoie et lui indique qu’il est important pour ceux et celles qui veulent le suivre de se garder libres des attaches de toutes sortes qui les guettent : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »       <br />
              <br />
       Dans le deuxième cas c’est Jésus qui interpelle une personne : « Suis-moi. ». La personne invoque les funérailles de son père, mais Jésus sent qu’il s’agit là d’une excuse pour se dérober et il lui réplique : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu ».  Il n’y a pas ici de refus des rites funéraires comme nous en faisons volontiers, mais c'est une invitation à placer les appels de Dieu au-dessus de tout.       <br />
              <br />
       Dans le troisième cas, la réponse de Jésus va dans le même sens. À une autre personne  que Jésus interpelle  et qui lui répond qu’elle doit d’abord faire des adieux à sa famille, il lui répond, avec la belle image du labour avec une charrue,  qu’il propose un choix radical: « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, en fin de compte, les textes proposés à notre méditation sont des textes qui nous rappellent que comme Jésus, comme Élisée dont parle la première lecture, comme les trois personnes interpellées par Jésus, nous aussi, sur la route de la vie qui est la nôtre nous avons des vocations, des appels particuliers, chacun et chacune.        <br />
              <br />
       Ces appels sont variés et différents selon nos situations de vie, mais ils ont en commun qu’ils nous demandent d’avancer le regard fixé en avant et de façon déterminée, pas seulement dans des à peu près. C’est le message à retenir ce matin je pense.        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur qu’il nous aide par son Esprit Saint à découvrir comment avancer toujours avec confiance dans notre vie chrétienne de femmes baptisées et d'hommes  baptisés désirant devenir de plus en plus des disciples de Celui que est le seul et vrai Maître digne d’être suivi et demandons à Dieu de savoir reconnaitre ses voies  dans nos vies.        <br />
              <br />
       Confions cette intention à la Vierge Marie, la patronne de cette chapelle qui lui est dédiée - Notre-Dame du Lac Poulin - qui a su le faire à la perfection et qui peut nous aider  à le faire malgré nos limites et nos faiblesses.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
        21 juin 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 25 juin 2019-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Élisée se leva et partit à la suite d’Élie » (1 R 19, 16b.19-21)       <br />
       Lecture du premier livre des Rois       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur avait dit au prophète Élie :       <br />
       « Tu consacreras Élisée, fils de Shafath,       <br />
       comme prophète pour te succéder. »       <br />
           Élie s’en alla.       <br />
       Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer.       <br />
       Il avait à labourer douze arpents,       <br />
       et il en était au douzième.       <br />
       Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.       <br />
           Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie,       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère,       <br />
       puis je te suivrai. »       <br />
       Élie répondit :       <br />
       « Va-t’en, retourne là-bas !       <br />
       Je n’ai rien fait. »       <br />
           Alors Élisée s’en retourna ;       <br />
       mais il prit la paire de bœufs pour les immoler,       <br />
       les fit cuire avec le bois de l’attelage,       <br />
       et les donna à manger aux gens.       <br />
       Puis il se leva, partit à la suite d’Élie       <br />
       et se mit à son service.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11)       <br />
       R/ Dieu, mon bonheur et ma joie ! (cf. Ps 15, 2.11)       <br />
              <br />
       Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.       <br />
       J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !       <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort. »       <br />
              <br />
       Je bénis le Seigneur qui me conseille :       <br />
       même la nuit mon cœur m’avertit.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Je n’ai pas d’autre bonheur que toi.       <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous avez été appelés à la liberté » (Ga 5, 1.13-18)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           c’est pour que nous soyons libres       <br />
       que le Christ nous a libérés.       <br />
       Alors tenez bon,       <br />
       ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.       <br />
           Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté.       <br />
       Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte       <br />
       pour votre égoïsme ;       <br />
       au contraire, mettez-vous, par amour,       <br />
       au service les uns des autres.       <br />
           Car toute la Loi est accomplie       <br />
       dans l’unique parole que voici :       <br />
       Tu aimeras ton prochain comme toi-même.       <br />
           Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres,       <br />
       prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,       <br />
       et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.       <br />
           Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,       <br />
       et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.       <br />
       En effet, il y a là un affrontement       <br />
       qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.       <br />
           Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,       <br />
       vous n’êtes pas soumis à la Loi.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 51-62)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ;       <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 S 3,9 ; Jn 6, 68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Comme s’accomplissait le temps       <br />
       où il allait être enlevé au ciel,       <br />
       Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.       <br />
           Il envoya, en avant de lui, des messagers ;       <br />
       ceux-ci se mirent en route       <br />
       et entrèrent dans un village de Samaritains       <br />
       pour préparer sa venue.       <br />
           Mais on refusa de le recevoir,       <br />
       parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.       <br />
           Voyant cela,       <br />
       les disciples Jacques et Jean dirent :       <br />
       « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions       <br />
       qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »       <br />
           Mais Jésus, se retournant, les réprimanda.       <br />
           Puis ils partirent pour un autre village.       <br />
              <br />
           En cours de route, un homme dit à Jésus :       <br />
       « Je te suivrai partout où tu iras. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Les renards ont des terriers,       <br />
       les oiseaux du ciel ont des nids ;       <br />
       mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »       <br />
              <br />
           Il dit à un autre :       <br />
       « Suis-moi. »       <br />
       L’homme répondit :       <br />
       « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord       <br />
       enterrer mon père. »       <br />
           Mais Jésus répliqua :       <br />
       « Laisse les morts enterrer leurs morts.       <br />
       Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »       <br />
              <br />
           Un autre encore lui dit :       <br />
       « Je te suivrai, Seigneur ;       <br />
       mais laisse-moi d’abord faire mes adieux       <br />
       aux gens de ma maison. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque met la main à la charrue,       <br />
       puis regarde en arrière,       <br />
       n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Jesus-le-visage-determine-prit-la-route-de-Jerusalem_a1070.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)</title>
   <updated>2022-01-30T22:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-peche-miraculeuse-Luc-5-1-11_a1048.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60159016-44062505.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-02-01T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C le 6 février 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 6, 1-2a.3-8, I Corinthiens 15, 1-11, Luc 5, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159016-44062505.jpg?v=1641354543" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C : « La pêche miraculeuse » (Luc 5, 1-11)" />
     </div>
     <div>
      L'évangile de ce jour se termine avec ces mots « Désormais ce seront des hommes que tu prendras » adressés au pêcheur Simon Pierre sur les bords du Lac de Génésareth ou de Galilée pas loin de Nazareth. Cette phrase nous guidera dans la méditation des textes proposés aujourd'hui pour la liturgie du 5e dimanche ordinaire. J'aimerais guider cette méditation en faisant une application de l'épisode raconté à la vie de l'Église aujourd'hui, car ce me semble tout à fait pertinent et indiqué comme application.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les images</span>       <br />
              <br />
       Commençons par repérer les images qui nous aideront dans cette méditation.       <br />
              <br />
       La barque où s'entassent les pêcheurs sous la direction de Simon Pierre est une belle image de l'Église dans le monde. Elle est ballotée, mais ne sombre pas. Elle est collée aux événements qui la bousculent parfois comme la barque qui flotte sur les eaux. Dans les profondeurs des eaux se cachent des forces adverses, les forces du mal que Jésus est venu combattre.        <br />
              <br />
       Les pêcheurs représentent les disciples de Jésus que nous sommes. Ils se sentent abandonnés et se découragent devant le peu de résultat de leurs efforts. « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre » dit Simon Pierre.       <br />
              <br />
       Les filets évoquent toutes les initiatives d'évangélisation de nos communautés et de nos groupes de croyants jeunes et moins jeunes qui désirent rassembler et réunir les gens de toutes sortes dispersés un peu partout en privilégiant les plus démunis.       <br />
              <br />
       Maintenant que nous avons mis derrière les images retenues des réalités qui nous sont familières, regardons comment l'action de Jésus se déploie et ce faisant, nous comprendrons mieux comment il agit avec l'Église d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L'aujourd'hui de l'Église</span>       <br />
              <br />
       En effet, l'Église où nous vivons de nos jours avec les particularités locales et diocésaines ressemble à ce qui se passe autour de cette barque sur le Lac de Génésareth. Les communautés chrétiennes sont attentives à écouter la Parole de Dieu. Elles sont fidèles à l'Eucharistie où elles retrouvent Jésus assis et enseignant par les gestes et les paroles de la liturgie.       <br />
              <br />
       Les membres des communautés chrétiennes entendent à travers la Parole de Dieu la même invitation que celle des pêcheurs avec Jésus : « Avancez au large ». Ils ont les mêmes hésitations, car leur Église, du moins la nôtre au Québec, jadis rayonnante et les églises bondées on fait place à la pénurie et à la disette.  Malgré leurs efforts, ils ne voient aucun résultat poindre à l'horizon bien que, parfois, quelques signes de renouveau apparaissent. Ils peuvent dire, en vérité, nous avons peiné depuis des années et nous n'avons rien pris.       <br />
              <br />
       C'est devant cette tentation de lâchage, de désespoir même que la figure de Jésus que nous présente l'évangile de ce jour prend toute son importance.       <br />
              <br />
       Revenons au texte de l'évangile. Que dit Jésus et que fait-il? Ses paroles sont claires « Avancez au large et jetez les filets ». Ce sont des paroles qui envoient comme d'autres qui leur ressemblent : « Allez de toutes les nations, faites des disciples. Baptisez-les ». Ce n'est pas une simple invitation comme « Si vous le voulez bien allez au large », non c'est un impératif, une mission. « Avancez » sans vous poser de questions, en faisant confiance à mes paroles. Laissez de côté les trucs qui vous sécurisent et annoncez la Bonne Nouvelle. Comme le prophète Isaïe dans la première lecture, les apôtres ont répondu : « Nous  voici : envoie-nous ! » <!--« Et, laissant tout, ils le suivirent ».-->       <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire de même. Tel est  l'enseignement principal de cet épisode : « Faire confiance à la parole de Jésus et aller » sans s'arrêter à faire des plans compliqués et à se préoccuper des résultats. C'est Jésus qui prend désormais le contrôle de la barque.       <br />
              <br />
       L'abandon et la confiance des pêcheurs sont tellement récompensés que les barques débordent de poisson. Les pêcheurs en sont non seulement étonnés mais apeurés et déboussolés au point où ils veulent s'arrêter là. Mais Jésus leur ouvre une espace nouveau où la lac de Génésareth devient le monde entier où ils sont envoyés et où ils deviendront « pêcheurs d'hommes ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La part des disciples que nous sommes</span>       <br />
              <br />
       Après le parcours rapide de ce bel épisode de l'évangile de saint Luc, il est temps d'appliquer à nous et à notre Église les leçons qui y figurent.       <br />
              <br />
       La première a trait à la communauté qu'est l'Église. L'apôtre Pierre n'est pas seul dans sa barque, de même le chrétien n'est pas seul dans sa foi. Il est membre d'un groupe, d'une communauté rassemblée dans la foi reçue des apôtres. L'Église est une barque qui accueille plein des gens de partout. Elle est plus grande que lui. Il en est un membre comme tous les autres qui en font partie comme les membres d'un Corps, un Corps mystique dit-on. Même le dernier arrivé, comme saint Paul qui se dit l'avorton, a sa place et sa mission particulière dans l'Église et tous les membres se retrouvent dans la proclamation de la Seigneurie de Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité par la main de Dieu.       <br />
              <br />
       La deuxième leçon nous touche directement. Elle nous invite à mettre la main à la pâte chacun et chacune individuellement et en groupe. Les pêcheurs qui  se lancent de nouveau sur le lac à la suite de la parole de Jésus « Avancez au large », le font ensemble. Chacun y met du sien. Ils s'entraident fraternellement : « Ils firent signe à leur compagnons de venir les aider ».  Quelle belle leçon et quel questionnement aussi pour nous aujourd'hui. Est-ce que nous ne restons pas trop souvent assis dans notre coin?  Est-ce que nous ne faisons pas les gérants d'estrade au lieu de nous impliquer personnellement au nom de notre foi?        <br />
              <br />
       La troisième leçon est des plus encourageantes. Elle ressemble à celle de la multiplication des pains où il resta douze  corbeilles après que la foule eut mangé à sa faim. Ici ce sont les filets qui se déchirent car la pêche est vraiment miraculeuse. La puissance de Dieu fait des merveilles hier, aujourd'hui et demain. Nous ne les voyons pas toujours, mais il suffit de Lui  donner notre confiance absolue et de Lui remettre le contrôle pour que Lui fasse fructifier sa Parole au centuple.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, n'ayons pas peur aujourd’hui de suivre l'exemple de Simon Pierre et des pêcheurs avec lui sur le lac de Génésareth et disons avec foi « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, nous allons jeter les filets ».       <br />
              <br />
       À chaque messe, lorsque le prêtre ou le diacre nous dit à la fin de la messe « Allez dans la paix du Christ », il nous envoie de nouveau dans la barque sur les eaux du monde pour être des hommes et des femmes « pêcheurs » qui annoncent, comme l'a fait saint Paul, la Bonne Nouvelle du Christ, mort pour nos péchés, mis au tombeau, ressuscité et toujours vivant.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       1 février 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 3 février 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe  pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’année de la mort du roi Ozias,       <br />
       je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;       <br />
       les pans de son manteau remplissaient le Temple.       <br />
           Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.       <br />
           Ils se criaient l’un à l’autre :       <br />
       « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !       <br />
       Toute la terre est remplie de sa gloire. »       <br />
           Les pivots des portes se mirent à trembler       <br />
       à la voix de celui qui criait,       <br />
       et le Temple se remplissait de fumée.       <br />
           Je dis alors :       <br />
       « Malheur à moi ! je suis perdu,       <br />
       car je suis un homme aux lèvres impures,       <br />
       j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :       <br />
       et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »       <br />
           L’un des séraphins vola vers moi,       <br />
       tenant un charbon brûlant       <br />
       qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.       <br />
           Il l’approcha de ma bouche et dit :       <br />
       « Ceci a touché tes lèvres,       <br />
       et maintenant ta faute est enlevée,       <br />
       ton péché est pardonné. »       <br />
           J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :       <br />
       « Qui enverrai-je ?       <br />
       qui sera notre messager ? »       <br />
       Et j’ai répondu :       <br />
       « Me voici :       <br />
       envoie-moi ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8)       <br />
              <br />
       R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Tous les rois de la terre te rendent grâce       <br />
       quand ils entendent les paroles de ta bouche.       <br />
       Ils chantent les chemins du Seigneur :       <br />
       « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »       <br />
              <br />
       Ta droite me rend vainqueur.       <br />
       Le Seigneur fait tout pour moi !       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous rappelle la Bonne Nouvelle       <br />
       que je vous ai annoncée ;       <br />
       cet Évangile, vous l’avez reçu ;       <br />
       c’est en lui que vous tenez bon,       <br />
           c’est par lui que vous serez sauvés       <br />
       si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;       <br />
       autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.       <br />
              <br />
           Avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,       <br />
       je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,       <br />
       puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.       <br />
           Mais ce que je suis,       <br />
       je le suis par la grâce de Dieu,       <br />
       et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile.       <br />
       Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;       <br />
       à vrai dire, ce n’est pas moi,       <br />
       c’est la grâce de Dieu avec moi.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 3-8.11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Venez à ma suite, dit le Seigneur,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           la foule se pressait autour de Jésus       <br />
       pour écouter la parole de Dieu,       <br />
       tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.       <br />
           Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;       <br />
       les pêcheurs en étaient descendus       <br />
       et lavaient leurs filets.       <br />
           Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,       <br />
       et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.       <br />
       Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.       <br />
           Quand il eut fini de parler,       <br />
       il dit à Simon :       <br />
       « Avance au large,       <br />
       et jetez vos filets pour la pêche. »       <br />
           Simon lui répondit :       <br />
       « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;       <br />
       mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »       <br />
           Et l’ayant fait,       <br />
       ils capturèrent une telle quantité de poissons       <br />
       que leurs filets allaient se déchirer.       <br />
           Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque       <br />
       de venir les aider.       <br />
       Ceux-ci vinrent,       <br />
       et ils remplirent les deux barques,       <br />
       à tel point qu’elles enfonçaient.       <br />
           à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,       <br />
       en disant :       <br />
       « Éloigne-toi de moi, Seigneur,       <br />
       car je suis un homme pécheur. »       <br />
           En effet, un grand effroi l’avait saisi,       <br />
       lui et tous ceux qui étaient avec lui,       <br />
       devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;       <br />
           et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,       <br />
       les associés de Simon.       <br />
       Jésus dit à Simon :       <br />
       « Sois sans crainte,       <br />
       désormais ce sont des hommes que tu prendras. »       <br />
           Alors ils ramenèrent les barques au rivage       <br />
       et, laissant tout, ils le suivirent.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-peche-miraculeuse-Luc-5-1-11_a1048.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B : « Il le regarda et il l’aima »</title>
   <updated>2021-10-05T19:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Il-le-regarda-et-il-l-aima_a1029.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/58818992-43329034.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-10-05T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B le 10 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Sagesse 7, 7-11, Hébreux 4, 12-13 et Marc 10, 17-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58818992-43329034.jpg?v=1631207552" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B : « Il le regarda et il l’aima »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B : « Il le regarda et il l’aima »" />
     </div>
     <div>
      On ne peut commenter cet épisode très connu de l’évangile selon saint Marc sans s'arrêter à  la petite phrase  : « Il le regarda et il l’aima » qui a traversé les siècles. Ce jeune homme riche est devenu, pour des générations de personnes croyantes, un symbole de l’appel de Jésus à chacune et à chacun d’entre nous. Commençons par écouter cet appel au jeune homme riche avant de nous arrêter au nôtre.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’appel du jeune  homme riche</span>       <br />
              <br />
       Le contexte de cette rencontre  est situé par saint Marc dans le cadre d’un enseignement de Jésus sur la richesse.  C’est ce qui rend l’appel du jeune homme riche si percutant.        <br />
              <br />
       En effet, après que le jeune homme se soit défilé en entendant le « Si tu veux être parfait », Jésus commente cette attitude d’une façon forte en disant que pour entrer dans le Royaume de Dieu les riches ne l’aurons pas facile. C’est comme passer par le trou d’une aiguille, dit-il.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre acte de ce contexte pour comprendre le sens de cet épisode que saint Marc nous raconte pour le bénéfice des premiers chrétiens et pour le nôtre.        <br />
              <br />
       Si on y regarde de près, on voit que l’appel du jeune homme riche est un appel qui ne s’adresse pas à lui seulement. Il redit l’appel qui est fait à tous les chrétiens quels qu’ils soient. Il est porteur d’une invitation qui reprend celles des Béatitudes dont la première est « Bienheureux les pauvres car ils verront Dieu ».       <br />
              <br />
       D’ailleurs, en d’autres endroits de l’évangile,  Jésus met en garde contre les richesses,  comme par exemple, dans la parabole où il raconte comment un riche fermier amassait plein de réserves de blé et à qui Dieu dit : « Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » À quoi te serviront toutes ces possessions.       <br />
       <!--       <br />
       Le jeune homme riche représente chacun et chacune d’entre nous. Nos attitudes devant l’argent, devant les biens terrestres,  devant nos possessions sont ici questionnées par Jésus qui invite à faire un choix où elles seront pour nous un chemin vers Dieu. -->       <br />
       Ici l'évangile de saint Marc ne dit pas que le jeune homme riche s’est éloigné et séparé de Dieu en quittant avec un air penaud, mais il veut nous montrer que le jeune homme  a comme manqué une occasion qui lui était présentée d’aller au bout de son engagement de croyant, ce qui aurait fait de lui un disciple remarquable de Jésus comme l’ont été les apôtres Pierre, Jacques, Jean et les autres.       <br />
              <br />
       Passons maintenant à nous.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Notre appel</span>       <br />
              <br />
       Le jeune homme riche représente chacun et chacune d’entre nous.        <br />
              <br />
       Dans nos vies, il se présente plusieurs situations où comme le jeune homme riche le Seigneur nous lance un appel. Ce peut être à l’occasion d’une perte, d’un séparation, de diminutions physiques, de problèmes de santé, d’amitiés et de joies partagés, d’une étape de vie comme le départ des enfants de la maison ou comme le passage à la retraite etc.       <br />
              <br />
       Ces situations nous posent forcément la question « Que me faut-il faire? » Et c’est là que la scène du jeune homme riche nous est précieuse.       <br />
              <br />
       Tout d’abord, il faut se souvenir que les appels de Dieu sont une grâce qui nous est donnée. « Jésus le regarda et il l’aima ». Ils sont le regard et l’amour de Jésus qui nous sont manifestés       <br />
              <br />
       Nous pouvons répondre comme le jeune homme riche, « Seigneur, j'ai bien vécu et j’ai été un bon chrétien ». « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse ». C’est déjà beaucoup si nous pouvons dire cela. Mais ce que l’évangile d’aujourd’hui illustre c’est que cet appel est toujours à l’œuvre et qu’il n’a pas de limites.  Il n’y a pas deux appels un pour les gens parfaits et un pour les autres. L’appel à suivre Jésus est le même pour tous et toutes comme l’évangile est le même pour tous et toutes.        <br />
              <br />
       Saint Paul l’avait bien compris quand il écrivait à ses chrétiens d’Éphèse : « Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,  un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.  » (Éphésiens  4, 4-7)       <br />
              <br />
       « Selon la mesure du don fait par le Christ ». C’est important de se le redire car on peut sombrer dans une espèce de classification ou de compétition où on se dit : «  plus j’en fais, plus je suis proche de Jésus », alors qu’il faut se dire : « plus je réponds à ce qu’il me demande dans ma situation de vie, plus je suis proche de lui ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">La sainteté pour toutes et tous</span>       <br />
              <br />
       C’est sur cette base que s’est appuyé le pape François dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span> publiée le 9 avril 2018 lorsqu’il écrit : « Ce qui importe c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Corinthiens 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui ». (Numéro 11)       <br />
              <br />
       Il n’y pas deux sortes de sainteté. Il y a des hommes et des femmes qui se laissent regarder par Jésus qui les aime et qui répondent selon l’inspiration de leur cœur et selon leurs  possibilités. Ils forment une «  grande nuée de témoins ». « Et parmi eux, continue le pape,  il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère ou d’autres personnes proches (cf. 2 Timothée 1, 5). Peut-être leur vie n’a-t-elle pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections et des chutes, ils sont allés de l’avant et ils ont plu au Seigneur. » (Numéro 3) Le pape François les appelle « les saints de la porte d’à côté » ou « la classe moyenne de la sainteté ». (Numéro 7)         <br />
              <br />
       Les chemins de la sainteté, pour nous comme pour le jeune homme riche, ne peuvent faire l’économie des appels évangéliques que Jésus a lancés tout au cours de sa vie et qui sont résumés dans les Béatitudes. Le pape François les présente comme le chemin toujours à reprendre et toujours là. « À travers celles-ci, écrit le pape, se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies.  Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur ». (Numéros 63 et 64)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       « Il le regarda et il l’aima », cette phrase, avec raison, a été retenue parce que Jésus ressuscité continue de regarder et d’aimer ceux et celles qui s’approchent de lui, qui l'abordent comme un Maître de vie et qui désirent le suivre.       <br />
              <br />
       Que notre rencontre fraternelle en ce dimanche soit pour nous un soutien sur les chemins de la vie et, comme les premiers chrétiens auxquels s’adresse saint Marc, redisons notre désir de suivre Jésus quels que soient les difficultés et les détachements à faire, car, avec lui, nous entrons déjà dans le Royaume de Dieu qu’il est venu non seulement annoncer mais qui est déjà présent parmi nous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 octobre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 9 octobre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse » (Sg 7, 7-11)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       J’ai prié,       <br />
       et le discernement m’a été donné.       <br />
       J’ai supplié,       <br />
       et l’esprit de la Sagesse est venu en moi.       <br />
           Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ;       <br />
       à côté d’elle, j’ai tenu pour rien la richesse ;       <br />
           je ne l’ai pas comparée à la pierre la plus précieuse ;       <br />
       tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable,       <br />
       et, en face d’elle, l’argent sera regardé comme de la boue.       <br />
           Plus que la santé et la beauté, je l’ai aimée ;       <br />
       je l’ai choisie de préférence à la lumière,       <br />
       parce que sa clarté ne s’éteint pas.       <br />
           Tous les biens me sont venus avec elle       <br />
       et, par ses mains, une richesse incalculable.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 12-13, 14-15, 16-17)       <br />
       R/ Rassasie-nous de ton amour, Seigneur :       <br />
       nous serons dans la joie. (cf. Ps 89, 14)       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Rends-nous en joies tes jours de châtiment       <br />
       et les années où nous connaissions le malheur.       <br />
              <br />
       Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs       <br />
            et ta splendeur à leurs fils.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains ;       <br />
       oui, consolide l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La parole de Dieu juge des intentions et des pensées du cœur » (He 4, 12-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           elle est vivante, la parole de Dieu,       <br />
       énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ;       <br />
       elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit,       <br />
       des jointures et des moelles ;       <br />
       elle juge des intentions et des pensées du cœur.       <br />
           Pas une créature n’échappe à ses yeux,       <br />
       tout est nu devant elle, soumis à son regard ;       <br />
       nous aurons à lui rendre des comptes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se mettait en route       <br />
       quand un homme accourut       <br />
       et, tombant à ses genoux, lui demanda :       <br />
       « Bon Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir la vie éternelle en héritage ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Pourquoi dire que je suis bon ?       <br />
       Personne n’est bon, sinon Dieu seul.       <br />
           Tu connais les commandements :       <br />
       Ne commets pas de meurtre,       <br />
       ne commets pas d’adultère,       <br />
       ne commets pas de vol,       <br />
       ne porte pas de faux témoignage,       <br />
       ne fais de tort à personne,       <br />
       honore ton père et ta mère. »       <br />
           L’homme répondit :       <br />
       « Maître, tout cela, je l’ai observé       <br />
       depuis ma jeunesse. »       <br />
           Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima.       <br />
       Il lui dit :       <br />
       « Une seule chose te manque :       <br />
       va, vends ce que tu as       <br />
       et donne-le aux pauvres ;       <br />
       alors tu auras un trésor au ciel.       <br />
       Puis viens, suis-moi. »       <br />
           Mais lui, à ces mots, devint sombre       <br />
       et s’en alla tout triste,       <br />
       car il avait de grands biens.       <br />
              <br />
           Alors Jésus regarda autour de lui       <br />
       et dit à ses disciples :       <br />
       « Comme il sera difficile       <br />
       à ceux qui possèdent des richesses       <br />
       d’entrer dans le royaume de Dieu ! »       <br />
           Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.       <br />
       Jésus reprenant la parole leur dit:       <br />
       « Mes enfants, comme il est difficile       <br />
       d’entrer dans le royaume de Dieu !       <br />
           Il est plus facile à un chameau       <br />
       de passer par le trou d’une aiguille       <br />
       qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »       <br />
           De plus en plus déconcertés,       <br />
       les disciples se demandaient entre eux :       <br />
       « Mais alors, qui peut être sauvé ? »       <br />
           Jésus les regarde et dit:       <br />
       « Pour les hommes, c’est impossible,       <br />
       mais pas pour Dieu ;       <br />
       car tout est possible à Dieu. »       <br />
              <br />
           Pierre se mit à dire à Jésus :       <br />
       « Voici que nous avons tout quitté       <br />
       pour te suivre. »       <br />
           Jésus déclara :       <br />
       « Amen, je vous le dis :       <br />
       nul n’aura quitté,       <br />
       à cause de moi et de l’Évangile,       <br />
       une maison, des frères, des sœurs,       <br />
       une mère, un père, des enfants ou une terre       <br />
           sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple :       <br />
       maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,       <br />
       avec des persécutions,       <br />
       et, dans le monde à venir,       <br />
       la vie éternelle. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-27)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus se mettait en route       <br />
       quand un homme accourut       <br />
       et, tombant à ses genoux, lui demanda :       <br />
       « Bon Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir la vie éternelle en héritage ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Pourquoi dire que je suis bon ?       <br />
       Personne n’est bon, sinon Dieu seul.       <br />
           Tu connais les commandements :       <br />
       Ne commets pas de meurtre,       <br />
       ne commets pas d’adultère,       <br />
       ne commets pas de vol,       <br />
       ne porte pas de faux témoignage,       <br />
       ne fais de tort à personne,       <br />
       honore ton père et ta mère. »       <br />
           L’homme répondit :       <br />
       « Maître, tout cela, je l’ai observé       <br />
       depuis ma jeunesse. »       <br />
           Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima.       <br />
       Il lui dit :       <br />
       « Une seule chose te manque :       <br />
       va, vends ce que tu as       <br />
       et donne-le aux pauvres ;       <br />
       alors tu auras un trésor au ciel.       <br />
       Puis viens, suis-moi. »       <br />
           Mais lui, à ces mots, devint sombre       <br />
       et s’en alla tout triste,       <br />
       car il avait de grands biens.       <br />
              <br />
           Alors Jésus regarda autour de lui       <br />
       et dit à ses disciples :       <br />
       « Comme il sera difficile       <br />
       à ceux qui possèdent des richesses       <br />
       d’entrer dans le royaume de Dieu ! »       <br />
           Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.       <br />
       Jésus reprenant la parole leur dit:       <br />
       « Mes enfants, comme il est difficile       <br />
       d’entrer dans le royaume de Dieu !       <br />
           Il est plus facile à un chameau       <br />
       de passer par le trou d’une aiguille       <br />
       qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »       <br />
           De plus en plus déconcertés,       <br />
       les disciples se demandaient entre eux :       <br />
       « Mais alors, qui peut être sauvé ? »       <br />
           Jésus les regarde et dit:       <br />
       « Pour les hommes, c’est impossible,       <br />
       mais pas pour Dieu ;       <br />
       car tout est possible à Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année B « Croyez à l'Évangile »</title>
   <updated>2021-01-18T13:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Croyez-a-l-Evangile_a990.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51939820-39744326.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-01-19T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 24 janvier 2021. Textes : Jonas 3,1-5.10, I Corinthiens 7, 29-31 et Marc 1, 14-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51939820-39744326.jpg?v=1606767190" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année B « Croyez à l'Évangile »" title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année B « Croyez à l'Évangile »" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes entrés depuis dimanche dernier dans ce que l’Église appelle le Temps ordinaire. C’est un temps où la liturgie nous déroule plus en détail la mission et la prédication de Jésus. Elle le fait cette année avec l’évangéliste saint Marc qui a consigné les façons de faire des premières communautés chrétiennes et les témoignages des personnes survivantes qui avaient connu Jésus. On dit que la dernière de ces personnes serait l’apôtre saint Jean mort en l’an 101 après Jésus-Christ à l’âge de 90 ans.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La mission de Jésus dans la mémoire des premières communautés chrétiennes</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons d’entendre présente les souvenirs des débuts de la prédication de Jésus qu'on a gardés dans les premières communautés chrétiennes . On y voit Jésus se lançant à son corps défendant sur les routes de Palestine pour proclamer ce qu’il a dans le cœur depuis longtemps. Il a, semble-t-il, attendu que la mission de Jean-Baptiste qui l’avait présenté comme l’Agneau de Dieu se termine puisque par ordre d’Hérode celui-ci est arrêté. L’arrestation de Jean-Baptiste est comme un signal pour Jésus.         <br />
              <br />
       Désormais, Jésus sort de l’ombre de Nazareth. Il parcourt la Galilée. Il se rend dans les villes plus peuplées. C’est là qu’il sort de sa réserve de jeune juif observant la loi mosaïque à la lettre pour annoncer une autre loi, une autre alliance qui remplacera l’ancienne.        <br />
              <br />
       Ce message est simple c’est, en un mot, un Évangile, une Bonne Nouvelle, ce que veut dire le mot « évangile » en grec. « Croyez à l’Évangile  ». Saint Marc le rapporte explicitement en écrivant que Jésus disait : «  Les temps sont accomplis le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».       <br />
              <br />
       La tâche d’annoncer cette Bonne Nouvelle est immense. Jésus perçoit tout de suite, au commencement de son ministère, qu’il ne peut se contenter d’y aller en solo. Il choisit de s’adjoindre des aides, des personnes qui collaboreront avec lui au fil des jours, qui le suivront, qui l’aimeront et qui le soutiendront.       <br />
              <br />
       Nous avons dans l’évangile de ce matin, les souvenirs aussi du  choix des premières personnes qui s’attacheront à Jésus de façon radicale et absolue.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Les premiers appelés</span>       <br />
              <br />
       Ces personnes ont des noms précis qu’on a retenus. Certains, comme l’évangéliste saint Marc, les ont connus en personne. Ils étaient pêcheurs sur le lac de Galilée près de Nazareth. Ils s’appellent Simon et André – Simon recevra de Jésus plus tard le nom de Pierre -. Ils sont des disciples de Jean-Baptiste qui ont déjà rencontré Jésus comme nous l’avons vu dans l’évangile de dimanche dernier. Puis il y a Jacques et Jean, les fils de Zébédée.        <br />
              <br />
       Ce quatuor de pêcheurs est interpellé par Jésus de façon claire et directe. On voit que Jésus est décidé à s’entourer d’aides et de disciples qui s’attacheront à lui. En effet, il ne se contente pas de leur dire « J’ai besoin de vous ». Il les invite à le suivre, à vivre avec lui et à quitter leurs occupations actuelles. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes ».       <br />
              <br />
       C’est toute une invitation pour des pêcheurs qui ne sont jamais sortis de chez eux. C’est une surprise car ils ne se sentent pas à la hauteur de cet appel. Et pourtant, ils décident de passer à un niveau supérieur dans leur vie. Ils acceptent de quitter la pêche qui les fait vivre et de plonger dans un avenir inconnu que Jésus leur décrit avec les mots « je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes ».        <br />
              <br />
       Du point de vue de Jésus, leur réponse affirmative lui révèle l’attention de Dieu qui lui donne la force et les moyens de réaliser l’annonce de la Bonne nouvelle, de l’Évangile, en mettant dans le cœur de ces premiers appelés le courage  et l’audace de répondre oui.        <br />
              <br />
       Ces premiers disciples sont des gens qui croient à l’Évangile et qui se mettent à la suite de Jésus, non seulement de façon symbolique mais de façon concrète. Ils quittent tout. Ils l’accompagnent dans son quotidien, dans ses tournées de prédication. Ils l’écoutent avidement. Et petit à petit, ils entrent dans le même chemin où Jésus a accepté d’aller. Ils ne savent pas encore où cela les conduira, mais ils le suivent avec confiance et avec amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces premiers disciples de Jésus sont pour nous des modèles comme ils le furent pour les premiers chrétiens. Après la Résurrection de Jésus et après la descente de l’Esprit sur eux à la Pentecôte, ils sillonnèrent le monde méditerranéen, le monde connu d’alors en proclament la Bonne Nouvelle que Jésus est toujours vivant et qu’il ne meurt plus (cf. <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> 2, 29-36 Discours de Pierre). Avec des compagnons et des compagnes animés du même feu,  ils créèrent les premières Églises dont parlent saint Paul : l’Église de Corinthe, l’Église d’Éphèse, l’Église de Thessalonique, l’Église de Rome etc.  Ils ont pu dire alors « l’Évangile, la Bonne Nouvelle, est proclamée à toute créature dans le monde entier » comme le souhaitait Jésus (<span style="font-style:italic">Marc</span> 16, 15).       <br />
              <br />
       Nous sommes leur descendance dans la foi en cette Bonne Nouvelle de l'Évangile toujours actuelle. Comme eux nous sommes invités par Jésus à le suivre et à marcher derrière lui. La seule différence c’est que notre suite de Jésus n’est pas une suite physique sur des chemins géographiques, elle est, sur de nouveaux chemins,  une imitation de ce qu’il a été.         <br />
              <br />
       Ces chemins que nous tracent l’imitation de Jésus sont aussi variés que le sont les personnes et les groupes qui décident de l'accepter comme leur Seigneur et Sauveur, mais ils se résument tous dans le seul et unique commandement de l’Alliance nouvelle : « Aimez-vous les  uns les autres ».  Le dernier des apôtres saint Jean l’avait bien compris et ses disciples aussi qui lui faisaient dire dans une lettre qui lui est attribuée : « Mes petits enfants… Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres ».  (1 <span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 11)        <br />
              <br />
       Nous sommes chanceux de pouvoir nous rattacher à une lignée de personnes témoins de la Bonne nouvelle au fil des âges et nous sommes invités à l’être nous aussi dans notre temps. Une société telle que la nôtre, même si elle apporte bien des réponses aux désirs des humains, ne donne pas toutes les réponses.        <br />
              <br />
       Au contraire, elle nous invite à regarder plus loin et plus haut. Elle nous donne l’occasion de partager comme les pêcheurs de Galilée notre amour de Celui que nous avons décidé de suivre et d’imiter. C’est dans des petits gestes à notre portée qu’apparaitra la lumière qui nous habite, la Bonne nouvelle de l’amour gratuit de Dieu pour chaque personne car, quelle qu’elle soit, elle a du prix aux yeux de Dieu, notre Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous nous retrouvons chaque dimanche pour un moment de pause et de ressourcement dans la messe dominicale. Nous y rencontrons, sous les signes du Pain et du Vin, Jésus lui-même. Sa voix résonne en notre cœur comme pour les premiers disciples : « Venez à ma suite ». N’ayons pas peur de quitter nos filets et de répondre à son invitation.  C'est la grâce que je nous souhaite de tout coeur.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       19 janvier 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 16 janvier 2018-->       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise » (Jon 3, 1-5.10)       <br />
       Lecture du livre de Jonas       <br />
              <br />
       La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :       <br />
       « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne,       <br />
       proclame le message que je te donne sur elle. »       <br />
       Jonas se leva et partit pour Ninive,       <br />
       selon la parole du Seigneur.       <br />
       Or, Ninive était une ville extraordinairement grande :       <br />
       il fallait trois jours pour la traverser.       <br />
       Jonas la parcourut une journée à peine       <br />
       en proclamant :       <br />
       « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »       <br />
       Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu.       <br />
       Ils annoncèrent un jeûne,       <br />
       et tous, du plus grand au plus petit,       <br />
       se vêtirent de toile à sac.       <br />
              <br />
       En voyant leur réaction,       <br />
       et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,       <br />
       Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)       <br />
       R/ Seigneur, enseigne-moi tes chemins. (24, 4a)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi,Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Dans ton amour, ne m’oublie pas,       <br />
       en raison de ta bonté, Seigneur.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il passe, ce monde tel que nous le voyons » (1 Co 7, 29-31)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je dois vous le dire : le temps est limité.       <br />
       Dès lors,       <br />
       que ceux qui ont une femme       <br />
       soient comme s’ils n’avaient pas de femme,       <br />
       ceux qui pleurent,       <br />
       comme s’ils ne pleuraient pas,       <br />
       ceux qui ont de la joie,       <br />
       comme s’ils n’en avaient pas,       <br />
       ceux qui font des achats,       <br />
       comme s’ils ne possédaient rien,       <br />
       ceux qui profitent de ce monde,       <br />
       comme s’ils n’en profitaient pas vraiment.       <br />
       Car il passe,       <br />
       ce monde tel que nous le voyons.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 14-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (Mc 1, 15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Après l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       Jésus partit pour la Galilée       <br />
       proclamer l’Évangile de Dieu ;       <br />
       il disait :       <br />
       « Les temps sont accomplis :       <br />
       le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »       <br />
              <br />
       Passant le long de la mer de Galilée,       <br />
       Jésus vit Simon et André, le frère de Simon,       <br />
       en train de jeter les filets dans la mer,       <br />
       car c’étaient des pêcheurs.       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « Venez à ma suite.       <br />
       Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Aussitôt, laissant leurs filets,       <br />
       ils le suivirent.       <br />
              <br />
       Jésus avança un peu       <br />
       et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean,       <br />
       qui étaient dans la barque et réparaient les filets.       <br />
       Aussitôt, Jésus les appela.       <br />
       Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers,       <br />
       ils partirent à sa suite.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Croyez-a-l-Evangile_a990.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année B « Où demeures-tu ? »</title>
   <updated>2021-01-12T15:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ou-demeures-tu_a989.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51939786-39744317.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-01-12T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 17 janvier 2021. Textes : I Samuel 3, 3b-10.19, I Corinthiens1 6,13c-15a.17-20 et Jean 1, 35-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51939786-39744317.jpg?v=1606766258" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année B « Où demeures-tu ? »" title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année B « Où demeures-tu ? »" />
     </div>
     <div>
      Ce beau passage de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu me remplit toujours d’une grande émotion par la question « Où demeures-tu? » et celui du livre du prophète Samuel résonne en moi avec les paroles du chant de Robert Lebel : « Seigneur que veux-tu que je fasse? »        <br />
              <br />
       Pourquoi autant d’émotion devant ces textes me suis-je demandé ? Je vais essayer de trouver la réponse avec vous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">André et l’autre disciple de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Pour commencer disons que les détails du passage de l'évangile selon saint Jean sonnent vrais et nous renvoient à des souvenirs de certaines de nos rencontres les plus importantes dans notre vie.  On peut penser volontiers qu’André et l’autre disciple restent avec Jésus de 4 heures de l’après-midi jusqu’aux petites heures du matin.        <br />
              <br />
       Ils sont déjà en recherche de Dieu puisqu’ils sont venus près de Jean-Baptiste qui invitait à une conversion radicale et à une remise de sa vie à Dieu. Devant Celui que Jean-Baptiste désigne par le titre « Agneau de Dieu » que nous reprenons à chaque messe surgit un désir de le connaître plus intimement. De là leur question « Où demeures-tu ? ». La réponse de Jésus les comble « Venez et voyez ».        <br />
              <br />
       André et l’autre disciple de Jean-Baptiste dont le nom n’est pas donné le suivent et demeurent avec lui. On peut imaginer leur partage au soleil couchant dans une hutte de terre battue remplie de lumière, de joie et d’ouverture au plan de Dieu annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament dont ils se rappellent  des passages appris à la synagogue. Ce colloque et ces échanges brûlent leurs cœurs. Ils en sortent emballés et André amène son frère Pierre à Jésus en lui disant « Nous avons trouvé le Messie ». Ils ont saisi toute la profondeur de ce titre  l’« Agneau de Dieu » qui est une façon de désigner le Messie attendu par Israël.        <br />
              <br />
       Ce titre donne le sens profond de la destinée de Jésus qui l'amènera sur la croix. Jésus a sûrement été surpris lui-même de cette désignation lourde de sens dans l’Écriture, car l’ « Agneau de Dieu » annoncé par les prophètes est un Messie souffrant pour le salut de tous. Jésus et les premiers disciples savent qu’ils s’ouvrent à quelque chose d’inconnu et qui les dépasse.        <br />
              <br />
       C’est ce qui arrive à Samuel dans le récit de la première lecture       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le prophète Samuel</span>       <br />
              <br />
       Le jeune Samuel est déjà consacré au Seigneur par sa mère. On imagine qu’il a suivi religieusement ses conseils en acceptant de demeurer au temple. Sa vie se déroule de façon précise et ordonnée. Il fait le service qui lui est demandé. Il est bon serviteur du grand prêtre Eli. Et que se passe-t-il? Cette voix qui par trois fois le réveille vient de Dieu. Il ne le réalise pas tout de suite. Le grand prêtre en homme sage et avisé lui conseille de répondre « Parle, ton serviteur écoute ».  C’est la réponse qui changera toute la vie du jeune Samuel.         <br />
              <br />
       Il ne sait pas exactement, lui aussi, comme les disciples et Jésus, ce qui se passera concrètement dans sa vie, mais il fait un pas irréversible en répondant "Me voici! Parle, ton serviteur écoute" et ces mots le mettent en était d’écoute permanente et d’ouverture à la volonté de Dieu sur lui.       <br />
              <br />
       On sait que, par la suite, il aura à réaliser une mission difficile de prophète et de messager du Seigneur. Il sera celui qui consacrera Salomon, puis David comme rois d’Israël. Le service du prophète Samuel s'est déroulé  durant une période de transition de l’histoire d’Israël. Il a été reconnu comme un des grands personnages de l'histoire du peuple d'Israël. Pendant 80 ans, il a gardé une ouverture totale à Dieu dans des situations difficiles. Il fut un témoin fidèle de l'Alliance de Dieu avec Abraham et David que Jésus viendra mener à sa perfection.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       En vous racontant à ma façon ces deux scènes, j’ai compris pourquoi  elles me remplissaient de tant d’émotion. La réponse c’est qu’elles rejoignent de grands pans de ma vie.        <br />
              <br />
       Encore jeune, comme Samuel, j’ai entendu l’appel du Seigneur. Mes éducateurs et mes parents m’ont encouragé à répondre « Me voici! Parle, ton serviteur écoute ». Eux, comme moi, ne connaissaient pas tout le parcours qui suivrait, mais celui-ci m’a conduit au Grand Séminaire et au presbytérat.        <br />
              <br />
       Je suis devenu prêtre au service de mes frères et sœurs dans des années de grands changements au Québec et aussi de belles réalisations où la présence du Seigneur se manifestait sous diverses formes toutes plus surprenantes les unes que les autres. Il serait trop long de raconter en détail les chemins de mon ministère. Je continue de me lever et de dire, à un âge avancé, « Me voici, Seigneur, parle ton serviteur écoute ».       <br />
              <br />
       Les retombées du texte de l’évangile se concentrent pour moi dans le « Venez et voyez ».        <br />
              <br />
       « Venez et voyez » c’est pour  moi prendre du temps pour la prière personnelle, pour la lecture de la Parole de Dieu et pour la méditation de celle-ci. C’est aussi me garder des espaces de paix et de calme chez moi ou à la campagne où la présence de Dieu dans la nature et aussi sa présence cachée se manifestent à mon cœur. Il se peut que ces chemins vous rejoignent vous aussi.       <br />
              <br />
       La familiarité avec Jésus n’est pas de trop dans une recherche de Dieu et dans un volonté de répondre à ses appels dans notre vie de tous les jours, dans notre profession, dans la vie de couple, dans l’éducation des enfants, dans les projets pastoraux, dans notre témoignage de foi etc.       <br />
              <br />
       Ce qui est important c’est l’attention à la présence du Christ qui se manifeste de diverses façons dans nos vies.        <br />
              <br />
       Il se trouve partout où un de mes frères ou une de mes soeurs est dans le besoin.        <br />
              <br />
       Il est là au milieu de nous lorsque deux ou trois sont réunis en son nom.        <br />
              <br />
       Il  est présent de façon spéciale dans les signes qu’Il a donné à son Église, les sacrements de la foi.        <br />
              <br />
       Ouvrons nos yeux et nos coeurs pour reconnaître cette présence à nulle autre pareille qui nous rejoint au plus profond de notre être.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À mesure que les lectures d’aujourd’hui s’enracinaient en moi, cette homélie est devenue comme un témoignage personnel que je ne pouvais éviter si je voulais rendre l’émotion qu’ils suscitaient en moi.        <br />
              <br />
       À chacune et à chacun de savoir demander « Où demeures-tu » et après être allé et avoir vu, de pouvoir répondre « Me voici! Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ».       <br />
              <br />
       Amen!	       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       12 janvier 2021       <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 9 janvier 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » (1 S 3, 3b-10.19)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le jeune Samuel était couché dans le temple du Seigneur à Silo,       <br />
       où se trouvait l’arche de Dieu.       <br />
       Le Seigneur appela Samuel, qui répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       Il courut vers le prêtre Éli, et il dit :       <br />
       « Tu m’as appelé, me voici. »       <br />
       Éli répondit :       <br />
       « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. »       <br />
       L’enfant alla se coucher.       <br />
       De nouveau, le Seigneur appela Samuel.       <br />
       Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :       <br />
       « Tu m’as appelé, me voici. »       <br />
       Éli répondit :       <br />
       « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »       <br />
       Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur,       <br />
       et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.       <br />
              <br />
       De nouveau, le Seigneur appela Samuel.       <br />
       Celui-ci       <br />
       se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit :       <br />
       « Tu m’as appelé, me voici. »       <br />
       Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant,       <br />
       et il lui dit :       <br />
       « Va te recoucher,       <br />
       et s’il t’appelle, tu diras :       <br />
       “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” »       <br />
       Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.       <br />
       Le Seigneur vint, il se tenait là       <br />
       et il appela comme les autres fois :       <br />
       « Samuel ! Samuel ! »       <br />
       Et Samuel répondit :       <br />
       « Parle, ton serviteur écoute. »       <br />
              <br />
       Samuel grandit.       <br />
       Le Seigneur était avec lui,       <br />
       et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)       <br />
       R/ Me voici, Seigneur,       <br />
       je viens faire ta volonté. (cf. 39, 8a.9a)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi.       <br />
       En ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
              <br />
       Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,       <br />
       tu as ouvert mes oreilles ;       <br />
       tu ne demandais ni holocauste ni victime,       <br />
       alors j’ai dit : « Voici, je viens.       <br />
              <br />
       « Dans le livre, est écrit pour moi       <br />
       ce que tu veux que je fasse.       <br />
       Mon Dieu, voilà ce que j’aime :       <br />
       ta loi me tient aux entrailles. »       <br />
              <br />
       Vois, je ne retiens pas mes lèvres,       <br />
       Seigneur, tu le sais.       <br />
       J’ai dit ton amour et ta vérité       <br />
       à la grande assemblée.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vos corps sont les membres du Christ » (1 Co 6, 13c-15a. 17-20)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le corps n’est pas pour la débauche,       <br />
       il est pour le Seigneur,       <br />
       et le Seigneur est pour le corps ;       <br />
       et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur       <br />
       et nous ressuscitera nous aussi.       <br />
       Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ.       <br />
       Celui qui s’unit au Seigneur       <br />
       ne fait avec lui qu’un seul esprit.       <br />
       Fuyez la débauche.       <br />
       Tous les péchés que l’homme peut commettre       <br />
       sont extérieurs à son corps ;       <br />
       mais l’homme qui se livre à la débauche       <br />
       commet un péché contre son propre corps.       <br />
              <br />
       Ne le savez-vous pas ?       <br />
       Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint,       <br />
       lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ;       <br />
       vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,       <br />
       car vous avez été achetés à grand prix.       <br />
       Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui » (Jn 1, 35-42)       <br />
       Alléluia. Alléluia. En Jésus Christ, nous avons reconnu le Messie :       <br />
       par lui sont venues la grâce et la vérité. Alléluia. (cf. Jn 1, 41.17)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.       <br />
       Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu. »       <br />
       Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,       <br />
       et ils suivirent Jésus.       <br />
       Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient,       <br />
       et leur dit :       <br />
       « Que cherchez-vous ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –,       <br />
       où demeures-tu ? »       <br />
       Il leur dit :       <br />
       « Venez, et vous verrez. »       <br />
       Ils allèrent donc,       <br />
       ils virent où il demeurait,       <br />
       et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.       <br />
       C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).       <br />
              <br />
       André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples       <br />
       qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.       <br />
       Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit :       <br />
       « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.       <br />
       André amena son frère à Jésus.       <br />
       Jésus posa son regard sur lui et dit :       <br />
       « Tu es Simon, fils de Jean ;       <br />
       tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Ou-demeures-tu_a989.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A) : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » </title>
   <updated>2020-01-21T13:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Il-proclamait-l-Evangile-du-Royaume_a753.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/10764345-17765394.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-01-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A) 26 janvier 2020 proclamé Dimanche de la Parole de Dieu par le pape François le 30 septembre 2019. Lien pour le texte de son Motu proprio à la fin de l'homélie. Textes: Isaïe 49, 3.5-6, I Corinthiens1, 1-3 et Mathieu 4, 12-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/10764345-17765394.jpg?v=1481554079" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A) : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » " title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A) : « Il proclamait l'Évangile du Royaume » " />
     </div>
     <div>
      Vous connaissez les expressions « vie cachée » et « vie publique » pour désigner les deux étapes de la vie de Jésus. On souligne ainsi non seulement le cadre extérieur de sa vie mais aussi le fait que pendant trente ans, plus ou moins, sa divinité est restée cachée. Il était un habitant de Nazareth comme les autres, le fils du charpentier Joseph. À partir du moment où Jésus quitte Nazareth et s’en vient à Capharnaüm, il est mu par une motivation profonde de faire connaître qu’il n’est pas comme les autres, qu’il peut se dire le Fils de Dieu comme l'Esprit le lui a fait connaître lors de son baptême par Jean-Baptiste.        <br />
              <br />
       Ce sera le cœur de sa prédication : révéler à ses contemporains et à tous ceux  et celles qui viendront plus tard l’amour qu’il partage avec Dieu son Père dans l’Esprit Saint pour ses enfants qui sont ses frères et ses soeurs, « héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ  ».  (<span style="font-style:italic">Romains</span> 5, 18)       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Capharnaüm, le rendez-vous des nations</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous fait connaître l’endroit où Jésus a commencé sa vie publique, Le choix qu’il fait de s’installer à Capharnaüm est des plus intéressants. Cette ville qui aujourd’hui est en ruine, mais qu’on visite avec émotion, était au temps de Jésus un carrefour de commerce et d’échanges. Elle était très cosmopolite. On l'a appelée le « rendez-vous des nations ». Outre les juifs, des romains, des  syriens, des habitants de la Cisjordanie, de Sion au Liban etc. y venaient pour commercer et certains s’y établissaient. Ce qui fait que nous sommes très loin de l’atmosphère qui régnait à Nazareth, petite bourgade juive où tout le monde se connaissait et où la vie se déroulait sur un rythme marqué par les fêtes juives. Capharnaüm vivait à un rythme différent.        <br />
              <br />
       Jésus en est conscient. Il veut porter le message qui est en lui à toutes les nations. Il se présentera comme Celui qui est attendu par Israël, le Messie, mais déjà, dans les débuts de sa prédication, son regard se porte plus loin, aux périphéries, vers les nations païennes.       <br />
              <br />
       Jésus commence à Capharnaüm une vie publique sous le signe de l’ouverture, des défis de la rencontre de la diversité et de l’annonce d’un Royaume différent des autres royaumes de la terre.       <br />
              <br />
       Voilà pour le portrait de Jésus qui nous est donné ce matin. D'ici Pâques, les évangiles des dimanches nous en révéleront encore beaucoup plus. Pour l'instant, contentons-nous de ce portrait mais sans oublier le reste de l'évangile qui vient d'être lu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les premiers appels</span>       <br />
              <br />
       À ce portrait de Jésus, s’ajoute un geste remarquable qui nous est raconté dans la seconde partie de l’évangile. Il s’agit du récit de la vocation de Pierre et André et de Jean et Jacques, fils de Zébédée, quatre pêcheurs dont il fera des « pêcheurs d’hommes ».         <br />
              <br />
       Ce qui est à retenir ici, au-delà de l’appel auquel ces quatre premiers apôtres répondent avec empressement, c’est le fait que Jésus décide de les associer à sa mission dès le point de départ. Jésus au lieu de se lancer dans sa prédication seul sur les chemins de la Palestine se liera avec ces premiers apôtres qui seront accompagnés par la suite d’autres apôtres pour former le groupe des Douze, et aussi de femmes et de disciples qui vont le suivre tout au cours de son ministère.        <br />
              <br />
       Au lieu de choisir des gens instruits et savants, Jésus arrête son choix sur des petits, des pêcheurs, plus tard sur un collecteur d’impôt, Mathieu (<span style="font-style:italic">Marc</span> 2, 13-17), puis sur des amis de ceux-ci, même  des pécheresses comme Marie-Madeleine ou Marie de Magdala  (<span style="font-style:italic">Luc</span> 8, 2), des laissés pour compte. Il n’avait pas devant lui des gens exceptionnels. C’était du monde bien ordinaire qui l’entourait, mais ce qui est constant chez ces personnes c’est l’attachement à Jésus. Ils ont foi en lui. « À qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle ? » dira Pierre à Jésus un jour où presque tout le monde le quittait (<span style="font-style:italic">Jean</span> 6, 68). Ce choix de Jésus illustre déjà l’essentiel de sa mission qu’il résumera dans cette phrase : «   le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »  (<span style="font-style:italic">Luc</span> 19, 10).       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Le coaching de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Avec ses apôtres et ses disciples, que fera Jésus tout au cours de sa vie publique ? Il va les former petit à petit, en les surprenant bien souvent. Un de mes amis, jeune prêtre, a développé avec brio les méthodes de Jésus en les nommant du « coaching » et en expliquant que « coaching » vient du mot français « cocher ». Comme le cocher qui guide son attelage et le dirige dans la bonne direction, Jésus va « coacher » ses apôtres et ses disciples pendant trois ans. Il prendra le temps de les guider et de les diriger.       <br />
              <br />
       Nous avons beaucoup à apprendre sur ces façons de faire et c’est dans les évangiles qu’on voit le « coaching » de Jésus à l’œuvre.        <br />
              <br />
       Il le fait par l’enseignement  qu’il donne à tous et qu’il explique en particulier aux disciples.        <br />
       Il le fait par une convivialité de tous les instants.        <br />
       Il le fait par des moments de feu comme lors de la Transfiguration.        <br />
       Il le fait par une mort qui les décontenancera au plus point.        <br />
              <br />
       Toute cette démarche que les disciples vont vivre avec Jésus leur apparaîtra dans toute sa richesse après la résurrection. C’est ce qui arrive aux disciples d’Emmaüs qui, après avoir marché avec Jésus de Jérusalem à Emmaüs et l’avoir écouté leur expliquer les Écritures sans le reconnaître, voient leur yeux s’ouvrir en partageant le pain avec ce visiteur qu’il reconnaissent alors comme le Christ ressuscité (<span style="font-style:italic">Luc</span> 24,  13-35).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Recueillons aujourd’hui ces souvenirs des débuts de la vie publique de Jésus en nous laissant habiter par un désir de le suivre comme les premiers apôtres, de nous laisser « coacher » par lui. Demandons à l’Esprit Saint de renouveler notre ardeur et notre désir de témoigner de Jésus dans un monde qui a bien besoin de son message d’amour et de miséricorde.        <br />
              <br />
       En ce <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole de Dieu</span> que l'Esprit Saint fasse de nous des gens qui ont à coeur de porter la Parole de Dieu dans leurs familles, dans leurs milieux de travail et de loisirs et dans la société pour que le souhait du pape François la fin de sa <span style="font-style:italic">Lettre apostolique</span> ou <span style="font-style:italic">Motu proprio</span> se réalise : <span style="font-style:italic"> Que le Dimanche de la Parole de Dieu puisse faire grandir dans le peuple de Dieu la religiosité et l’assiduité familière avec les Saintes Écritures, comme l’auteur sacré l'enseignait déjà dans les temps anciens « Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique </span>» (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 30, 14).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 21 janvier 2020       <br />
       <!-- 17 janvier 2017-->       <br />
              <br />
        Lien pour le texte du <span style="font-style:italic">Motu proprio</span> du pape François sur le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole de Dieu</span>  <a class="link" href="http://www.vatican.va/content/francesco/fr/motu_proprio/documents/papa-francesco-motu-proprio-20190930_aperuit-illis.html">APERUIT ILLIS</a>       <br />
              <br />
       <!--« Capharnaüm, prédication, appels et coaching »-->       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=EKu4F3VUCPI">Sur le « coaching des apôtres par Jésus écouter cette entrevue du Père Jean-Philippe Auger sur KTO</a>       <br />
              <br />
       <!--http://www.ktotv.com/video/00118759/pere-jean-philippe-auger-coach-de-leaders-extraordinaires?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter       <br />
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              <br />
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       </div>       <br />
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              <br />
       <HR>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 3e dimanche du temps ordinaire (Année A)</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Dans la Galilée des nations le peuple a vu se lever une grande lumière (Is 8, 23b – 9, 3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte       <br />
       le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ;       <br />
       mais ensuite, il a couvert de gloire       <br />
       la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain,       <br />
       et la Galilée des nations.       <br />
         Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 4abcd, 13-14)       <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       J’ai demandé une chose au Seigneur,       <br />
       la seule que je cherche :       <br />
       habiter la maison du Seigneur       <br />
       tous les jours de ma vie.       <br />
              <br />
       Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez tous le même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous » (1 Co 1, 10-13.17)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       ayez tous un même langage ;       <br />
       qu’il n’y ait pas de division entre vous,       <br />
       soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions.       <br />
           Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères,       <br />
       par les gens de chez Chloé,       <br />
       qu’il y a entre vous des rivalités.       <br />
           Je m’explique.       <br />
       Chacun de vous prend parti en disant :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Paul »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Apollos »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens à Pierre »,       <br />
       ou bien :       <br />
       « Moi, j’appartiens au Christ ».       <br />
           Le Christ est-il donc divisé ?       <br />
       Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ?       <br />
       Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?       <br />
           Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser,       <br />
       mais pour annoncer l’Évangile,       <br />
       et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine,       <br />
       ce qui rendrait vaine la croix du Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira en Galilée.       <br />
           Il quitta Nazareth       <br />
       et vint habiter à Capharnaüm,       <br />
       ville située au bord de la mer de Galilée,       <br />
       dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.       <br />
           C’était pour que soit accomplie       <br />
       la parole prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
           Pays de Zabulon et pays de Nephtali,       <br />
       route de la mer et pays au-delà du Jourdain,       <br />
       Galilée des nations !       <br />
           Le peuple qui habitait dans les ténèbres       <br />
       a vu une grande lumière.       <br />
       Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,       <br />
       une lumière s’est levée.       <br />
           À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
              <br />
           Comme il marchait le long de la mer de Galilée,       <br />
       il vit deux frères,       <br />
       Simon, appelé Pierre,       <br />
       et son frère André,       <br />
       qui jetaient leurs filets dans la mer ;       <br />
       car c’étaient des pêcheurs.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Venez à ma suite,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
           Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.       <br />
              <br />
       De là, il avança et il vit deux autres frères,       <br />
       Jacques, fils de Zébédée,       <br />
       et son frère Jean,       <br />
       qui étaient dans la barque avec leur père,       <br />
       en train de réparer leurs filets.       <br />
       Il les appela.       <br />
           Aussitôt, laissant la barque et leur père,       <br />
       ils le suivirent.       <br />
              <br />
           Jésus parcourait toute la Galilée ;       <br />
       il enseignait dans leurs synagogues,       <br />
       proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-17)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,       <br />
       il se retira en Galilée.       <br />
           Il quitta Nazareth       <br />
       et vint habiter à Capharnaüm,       <br />
       ville située au bord de la mer de Galilée,       <br />
       dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.       <br />
           C’était pour que soit accomplie       <br />
       la parole prononcée par le prophète Isaïe :       <br />
           Pays de Zabulon et pays de Nephtali,       <br />
       route de la mer et pays au-delà du Jourdain,       <br />
       Galilée des nations !       <br />
           Le peuple qui habitait dans les ténèbres       <br />
       a vu une grande lumière.       <br />
       Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,       <br />
       une lumière s’est levée.       <br />
           À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :       <br />
       « Convertissez-vous,       <br />
       car le royaume des Cieux est tout proche. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »</title>
   <updated>2022-02-02T14:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Laissant-tout-ils-le-suivirent_a878.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2019-02-05T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 10 février 2019. Textes: Isaïe 6, 1-2a.3-8, I Corinthiens 15, 1-11 et Luc 5, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/29468716-28507285.jpg?v=1546695129" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »" />
     </div>
     <div>
      Les ados d’aujourd’hui comme ceux d’hier se demandent tous un jour ou l’autre ce qu’ils feront dans la vie. C’est une question qu’ils porteront pendant de nombreuses années pour certains et certaines. Pour d’autres la voie est toute tracée.  Leur choix ne les préoccupe pas. Ils suivront les traces d’un père ou d’une mère. Ils se lanceront dans un domaine qui les passionne déjà. Pour plusieurs, le chemin sera plus long. Il se fera à travers des hauts et des bas. Des essais et des échecs. C’est la vie dira-t-on… Nous sommes ici sur le terrain du choix d’un travail ou d’une profession.        <br />
              <br />
       Il en va ainsi pour la personne croyante qui désire découvrir son chemin, sa vocation car, comme le dit le Concile Vatican II, chacun et chacune a un appel personnel de Dieu à vivre, une vocation personnelle (<span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>  nos 40 et 41), ce que le pape François décrit ainsi : « Ce qui importe, écrit-il, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. » (Exhortation <span style="font-style:italic">Gaudete et Exsultate</span> sur la sainteté n. 11)        <br />
              <br />
       Nous avons dans les trois textes des lectures d’aujourd’hui trois récits de vocations qui ont été vécues par des personnes comme nous qui ont été l’objet d’un choix particulier de Dieu. À cause de circonstances particulières, le chemin déjà poursuivi a pris pour elles une direction nouvelle et inattendue. C’est ce qui est arrivé à Isaïe, à saint Paul et aux apôtres Pierre, Jacques et Jean.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vocation du prophète Isaïe</span>       <br />
              <br />
       Commençons par Isaïe. Quelle description flamboyante que celle de la vocation du prophète Isaïe! On sait qu’il a vécu au temps du roi Ozias (ou Aazrias) vers 760 avant Jésus-Christ. Il était un juif pieux, dévoué pour les autres et sa vie se déroulait paisiblement. C'est alors qu’est survenu ce moment de rencontre avec Dieu où il entend un appel qu’il ne peut refuser.       <br />
              <br />
       Le cadre de cet appel le situe au service de son peuple que Dieu veut stimuler pour qu’il vive mieux l’Alliance conclue avec Abraham. Il sera comme le tisonnier qui ranime la flamme. Il devra parler haut et fort au nom de Dieu, une mission qu’il n’avait jamais entrevue, une mission pour laquelle il se sent démuni.       <br />
              <br />
       Et pourtant le Seigneur l’a choisi. Comme plusieurs autres avant lui , notamment le prophète Samuel (cf. <span style="font-style:italic">Samuel</span> 3, 9-10) sa réponse sera « Me voici : envoie-moi ! »       <br />
              <br />
       Sa vie aura basculé pour toujours. Il sera un des quatre grands prophètes de l’Ancien Testament qui sont, en plus de lui,  Jérémie, Ézéchiel et Daniel.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le cas de saint Paul</span>       <br />
              <br />
       La deuxième vocation particulière qui nous est présentée aujourd'hui est celle de saint Paul comme prédicateur de l'Évangile, un ministère qu'il a rempli pendant de nombreuses années autour de la Méditerranée avant d’être amené à Rome comme prisonnier et d’y être mis à mort.       <br />
              <br />
       Son histoire que vous connaissez commence avec une implication comme jeune juif pharisien consacré à l’étude de la Loi et des Écritures Saintes. Il semble y avoir pris beaucoup de plaisir. Et c'est pour défendre cette Loi qu’il devient persécuteur des juifs convertis au message de Jésus, les chrétiens,  qui apportent le message d’une Loi Nouvelle reçue d’un certain Jésus de Nazareth. Puis c’est la rencontre de ce Jésus sur le chemin de Damas. Il en sera transformé pour le restant de sa vie. Il deviendra l’apôtre des païens et il passera son temps désormais à annoncer la Bonne Nouvelle reçue en Jésus, son Évangile qui devient sa seule raison de vivre cf. I <span style="font-style:italic">Corinthiens </span>9, 16, <span style="font-style:italic">Philippien</span>s 3, 3-8.         <br />
              <br />
       Il sera le plus grand des évangélisateurs, des missionnaires de la religion chrétienne qui nous inspire encore aujourd’hui par ses lettres que nous lisons à chaque dimanche.  Humblement mais fièrement, il revendique le nom d'Apôtre au même titre que les Douze choisis par Jésus. La deuxième lecture que nous venons d'entendre  en témoigne : « Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi ».       <br />
              <br />
       III  - <span style="font-style:italic">Les apôtres Pierre, Jacques et Jean</span>       <br />
              <br />
       Venons maintenant à l'évangile qui nous raconte un appel particulier pour les  trois apôtres dont il est question dans ce récit de la pêche miraculeuse que nous venons d'entendre. Ce sont Pierre qui s’appelait Simon avant que Jésus le nomme Pierre pour signifier qu’il est le roc sur lequel les autres pourront s’appuyer et les deux frères,  Jacques et Jean, remplis d’énergie dont le surnom était « Boanergès » (Marc 3, 17)  qui veut dire « fils du tonnerre ».       <br />
              <br />
        Ces trois pêcheurs se connaissent depuis longtemps. Ils œuvrent ensemble et se donnent la main pour leur métier. Ils ont déjà rencontré Jésus auparavant en fréquentant Jean-Baptiste. Ils ont décidé de suivre Jésus tout en continuant leur métier. La belle-mère de Pierre a été guérie par Jésus qui fréquentait la maison de Pierre à Capharnaüm. Ce ne sont donc pas des étrangers pour Jésus. Ils sont déjà des gens qui ont choisi de le suivre. Ils ont une totale confiance en lui et sur sa parole ils relancent leurs filets : « Maître, dit Pierre, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »        <br />
              <br />
       Tout surpris, Ils ramènent plein de poissons. Pour Jésus cette pêche miraculeuse est le signe de ce qu'il attend d'eux.  Il dit alors à Pierre « « Sois sans crainte,  désormais ce sont des hommes que tu prendras. »  »,  Jésus renvoie ainsi Pierre, Jacques et Jean à l’image de leur métier, mais il en change la teneur. Ils parcourrons la mer du monde pour y rencontrer les gens de toutes nations, de toutes cultures et de tous pays et leur annoncer la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
       Ce qui se passe dans cet épisode de la pêche miraculeuse est un virage majeur que prend leur vie qui ne sera plus jamais la même : leur vocation désormais sera celle d’être apôtres, protagonistes et diffuseurs du message de Jésus.  « Et, laissant tout, ils le suivirent ».        <br />
              <br />
       Ce qu’ils ont fait avec cœur puisqu’après la Pentecôte ils sont partis chacun de son côté et ils ont jeté les bases de l’Église que nous connaissons aujourd’hui. Ils sont vénérés par tous les chrétiens comme les piliers de l’Église. C’est leur témoignage de la Résurrection de Jésus qu’ils avaient suivi sur les routes de Galilée qui  allumera la foi de leurs compatriotes puis des générations subséquentes. L’Évangile grâce à eux et à leurs successeurs se répandra dans le monde entier selon le souhait de leur Maître « « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création ». (Marc 16, 15)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces trois récits présentent des vocations spéciales, qui peuvent nous inspirer nous aussi dans la découverte de notre vocation personnelle. Comme Isaïe, Paul, Pierre, Jacques et Jean nous pouvons être ou devenir des personnes qui répondent avec empressement à des appels clairs de Dieu dans nos vies. Ces appels ne sont peut-être pas  aussi éclatants que ceux d’Isaïe, de Paul ou de Pierre, Jacques et Jean, mais ils sont bien là. Si on prend le temps d’écouter la voix de l’Esprit en nous, nous découvrirons comment vivre aujourd’hui dans l’amour de Dieu avec confiance et avec conviction. Point n'est besoin de quitter son emploi ou de laisser son foyer. Il suffit de vivre l’instant présent sous le regard de Dieu.         <br />
              <br />
       Pour ce faire, je vous conseille, une pratique qui consiste à répéter une ou des phrases qui nous inspirent comme « À toi Seigneur, la gloire, l’honneur et la louange » ou encore la prière dite la prière de Jésus « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur » ou encore « Je te rends grâce, Seigneur, pour telle personne que je viens de rencontrer, pour le soleil qui brille aujourd’hui, pour…  etc. »       <br />
              <br />
       Que notre messe soit pour nous une action de grâces pour ce que Dieu fait en nous et un moment où nous lui redisons notre disponibilité pour le servir de la façon qu’il a prévue pour nous.  « Seigneur me voici! »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       5 février 2019       <br />
       ______________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe  pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’année de la mort du roi Ozias,       <br />
       je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;       <br />
       les pans de son manteau remplissaient le Temple.       <br />
           Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.       <br />
           Ils se criaient l’un à l’autre :       <br />
       « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !       <br />
       Toute la terre est remplie de sa gloire. »       <br />
           Les pivots des portes se mirent à trembler       <br />
       à la voix de celui qui criait,       <br />
       et le Temple se remplissait de fumée.       <br />
           Je dis alors :       <br />
       « Malheur à moi ! je suis perdu,       <br />
       car je suis un homme aux lèvres impures,       <br />
       j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :       <br />
       et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »       <br />
           L’un des séraphins vola vers moi,       <br />
       tenant un charbon brûlant       <br />
       qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.       <br />
           Il l’approcha de ma bouche et dit :       <br />
       « Ceci a touché tes lèvres,       <br />
       et maintenant ta faute est enlevée,       <br />
       ton péché est pardonné. »       <br />
           J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :       <br />
       « Qui enverrai-je ?       <br />
       qui sera notre messager ? »       <br />
       Et j’ai répondu :       <br />
       « Me voici :       <br />
       envoie-moi ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8)       <br />
              <br />
       R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Tous les rois de la terre te rendent grâce       <br />
       quand ils entendent les paroles de ta bouche.       <br />
       Ils chantent les chemins du Seigneur :       <br />
       « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »       <br />
              <br />
       Ta droite me rend vainqueur.       <br />
       Le Seigneur fait tout pour moi !       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous rappelle la Bonne Nouvelle       <br />
       que je vous ai annoncée ;       <br />
       cet Évangile, vous l’avez reçu ;       <br />
       c’est en lui que vous tenez bon,       <br />
           c’est par lui que vous serez sauvés       <br />
       si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;       <br />
       autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.       <br />
              <br />
           Avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,       <br />
       je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,       <br />
       puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.       <br />
           Mais ce que je suis,       <br />
       je le suis par la grâce de Dieu,       <br />
       et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile.       <br />
       Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;       <br />
       à vrai dire, ce n’est pas moi,       <br />
       c’est la grâce de Dieu avec moi.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 3-8.11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Venez à ma suite, dit le Seigneur,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           la foule se pressait autour de Jésus       <br />
       pour écouter la parole de Dieu,       <br />
       tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.       <br />
           Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;       <br />
       les pêcheurs en étaient descendus       <br />
       et lavaient leurs filets.       <br />
           Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,       <br />
       et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.       <br />
       Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.       <br />
           Quand il eut fini de parler,       <br />
       il dit à Simon :       <br />
       « Avance au large,       <br />
       et jetez vos filets pour la pêche. »       <br />
           Simon lui répondit :       <br />
       « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;       <br />
       mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »       <br />
           Et l’ayant fait,       <br />
       ils capturèrent une telle quantité de poissons       <br />
       que leurs filets allaient se déchirer.       <br />
           Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque       <br />
       de venir les aider.       <br />
       Ceux-ci vinrent,       <br />
       et ils remplirent les deux barques,       <br />
       à tel point qu’elles enfonçaient.       <br />
           à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,       <br />
       en disant :       <br />
       « Éloigne-toi de moi, Seigneur,       <br />
       car je suis un homme pécheur. »       <br />
           En effet, un grand effroi l’avait saisi,       <br />
       lui et tous ceux qui étaient avec lui,       <br />
       devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;       <br />
           et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,       <br />
       les associés de Simon.       <br />
       Jésus dit à Simon :       <br />
       « Sois sans crainte,       <br />
       désormais ce sont des hommes que tu prendras. »       <br />
           Alors ils ramenèrent les barques au rivage       <br />
       et, laissant tout, ils le suivirent.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Laissant-tout-ils-le-suivirent_a878.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 10, 17-27) : « Viens et suis-moi »</title>
   <updated>2018-10-07T21:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-10-17-27-Viens-et-suis-moi_a667.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8334592-13055953.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-06T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 28e dimanche du temps ordinaire 11 octobre 2015 Année B Textes: Sagesse 7, 7-11, Hébreux 4, 12-13 et Marc 10, 17-27     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8334592-13055953.jpg?v=1443705216" alt="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 10, 17-27) : « Viens et suis-moi »" title="Homélie pour le 28e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 10, 17-27) : « Viens et suis-moi »" />
     </div>
     <div>
      J'ai été fasciné par une icône d'un couvent de Roumanie qui illustre la scène du jeune homme riche de l'Évangile de façon percutante. On voit ce dernier au milieu du groupe qui tourne le dos à Jésus et qui s'en va en conduisant un immense chameau. [Note pour les internautes : c'est cette icône qui est reproduite ici avec la permission des responsables du site internet où je l'ai trouvée] Pour aborder cette scène bien connue de l'Évangile, j'ai pensé vous décrire plus en détail l'icône dont je viens de parler en ajoutant quelques réflexions. Dans la tradition orientale, l'icône raconte toujours une histoire pour nourrir la foi et la piété des fidèles. Reprenons les principaux éléments de cette mise en scène.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les personnages de l'icône du jeune homme riche</span>       <br />
              <br />
       À droite dans l'icône, il y a trois personnages dont l'un est plus jeune et sans barbe alors que les deux dont la chevelure est blanche portent la barbe. Ce sont manifestement des apôtres qui suivent Jésus en route vers Jérusalem dont on voit les murs dans le fond de l'icône. Si on voulait  les nommer à partir de cette présentation on les identifierait comme Pierre et son frère André qui furent les premiers à suivre Jésus tandis que le plus jeune représenterait saint Jean. Ce qui est intéressant dans la représentation c'est l'attitude de chacun qui pour nous est une invitation à nous mettre à l'écoute des paroles de Jésus. Le personnage qui est le plus proche de Jésus a les mains ouvertes et le regarde dans une attitude d'accueil manifeste. Le second qui est le plus jeune a aussi une main ouverte tandis que le troisième a la main droite levée en l'air non pour se protéger mais pour appuyer, peut-on penser, les paroles de Jésus.        <br />
              <br />
       Au centre de l'icône, on voit Jésus entouré de lettres en grec signifiant  « Jésus Christ Sauveur » . Jésus est présenté dans une attitude d'enseignant, de maître. Il a la main droite qui semble faire un mouvement comme pour indiquer le chemin et dans la main gauche on voit un fil et une aiguille référant aux paroles de Jésus « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ».  Enfin à la gauche de l'icône, nous voyons le jeune homme riche conduisant un gros chameau et tournant le dos à Jésus et aux apôtres. C'est l'illustration parfaite du  « il s'en alla tout triste » .       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le message de Jésus enseignant</span>       <br />
              <br />
       Je pense qu'on peut se laisser toucher par une telle représentation parce qu'elle nous met devant les  yeux non seulement le récit de l'Évangile, mais aussi parce qu'elle nous permet d'en dégager le message essentiel.       <br />
              <br />
       Suivre Jésus est une histoire de relations  dans le quotidien de la vie. L'image nous montre les personnages sur la route en marche vers Jérusalem. Notre histoire personnelle est une marche dans la foi qui ne nous donne pas toutes les réponses mais qui nous conduit dans la bonne direction. Cependant comme Jésus le dit ici au jeune homme riche, il y a un choix à faire :  « Viens, suis-moi » .        <br />
              <br />
       Ce choix n'est pas facile. Les biens matériels sont pour plusieurs un obstacle important. Jésus le souligne de façon paradoxale par l'image du riche qui devrait se faire petit au point de passer par le trou d'une aiguille. Autant dire, mission impossible. Et la suite de l'Évangile va dans le même sens. Jésus invite à quitter à cause de lui et de l'Évangile une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une patrie.       <br />
              <br />
       Comment entendre ce message percutant? On peut le mettre sur le plan du langage qui utilise des hyperboles, des mots forts pour asseoir le message. Peut-être est-ce le cas, ici. Mais joint à la scène du jeune homme riche qui a  présenté à Jésus une vie correcte et pieuse, il nous interpelle et nous force à faire un pas de plus.       <br />
              <br />
       On ne peut échapper ici à la radicalité de l'Évangile. Plusieurs saints et saintes l'ont vécue à fond comme saint François d'Assise. Mais la question se pose :  « est-ce la voie à suivre pour tous les chrétiens? Que deviendraient alors la famille, les enfants, l'amour conjugal, la solidarité avec ses frères et sœurs, les ressources matérielles pour l'annonce de l'Évangile etc. »  Le présent synode sur la famille serait-il nul et non avenu? Toute une question qui demande une mise en perspective.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Mon apport dans cette homélie c'est de vous inviter à demander à l'Esprit que vous avez reçu au baptême de vous indiquer votre voie personnelle, votre vocation personnelle. En effet, je pense que les paroles de Jésus ne sont pas à mettre de côté, mais elles invitent à un choix sage et clair pour le suivre.  « Nous avons tout quitté pour te suivre » .       <br />
              <br />
       Le « tout quitté » se joue sur plusieurs plans famille, richesses, société etc. mais cela ne veut pas dire que chaque fidèle a le même appel et la même vocation. Donc son rapport aux richesses, à la famille, à la société variera selon sa vocation. Autre est la vocation d'une carmélite, d'un religieux, d'un couple, d'une famille, d'un professionnel ou d'un ouvrier etc. Le concile Vatican II nous enseigne avec raison que la vocation à la sainteté est universelle et que celle-ci peut se réaliser  quelle que soit notre situation dans le monde. Il dit au chapitre V numéro 41 dans la Constitution sur l'Église promulguée en 1964 :   « Tous les fidèles donc se sanctifieront davantage chaque jour dans leur condition, dans les devoirs de leur état ou les circonstances de leur vie ... à condition de tout accueillir avec foi de la main du Père céleste et de coopérer avec la volonté divine en manifestant à tous, dans l’accomplissement de leur tâche temporelle, la charité dont Dieu a aimé le monde » .       <br />
              <br />
       On a toujours dans l'Église, avec raison, reçu les appels de Jésus au détachement et à la radicalité comme un idéal qui ne pouvait se séparer de la vocation particulière à laquelle l'Esprit invitait les personnes dans leur cheminement de vie et dans leur situation.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion, retenons que le  « Viens et suis-moi »  adressé au jeune homme riche est aussi adressé à chacun et chacune d'entre nous. Nous sommes invités à y répondre selon notre vocation propre  en écoutant ce que l'Esprit nous inspire comme je l'ai noté plus haut. Ce qui est important c'est la réponse à ce  « Viens et suis-moi » . Quelle est-elle déjà dans notre vie? Que pourrait-elle être pour être encore plus totale et même plus radicale? C'est à nous d'y répondre au lieu de tourner le dos et de nous en aller tout tristes   « avec notre chameau » .       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, mette en nous cette sagesse dont parle la première lecture dont la clarté ne s'éteint pas et qui peut nous guider sûrement dans notre réponse à l'invitation de Jésus qui retentit toujours. Faisons cette prière :  «  Père, heureux et heureuses ceux et celles qui reçoivent de toi la Sagesse! Donne-nous de la reconnaître à l'œuvre dans nos vies et dans le monde et viens par ton Esprit Saint nous indiquer les moyens concrets de répondre aux appels de l'Évangile et marcher à la suite de ton Fils, Jésus ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       6 octobre 2015</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-28e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-10-17-27-Viens-et-suis-moi_a667.html" />
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  <entry>
   <title>«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)</title>
   <updated>2011-01-04T19:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-appel-et-la-vocation-Homelie-pour-une-messe-anniversaire-de-deces-d-un-pretre-Marc-2-13-17-La-vocation-de-Mathieu_a321.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1819937-2481759.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-16T14:36:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Anicet Greco le 16 janvier 2010 à 10h30 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec, à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand. Textes de l'Écriture: Romains 8, 14-17 et Marc 2, 13-17 (la vocation de Mathieu).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1819937-2481759.jpg?v=1289459877" alt="«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)" title="«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)" />
     </div>
     <div>
      Monsieur l’abbé Greco avec son humour que vous avez bien connu disait souvent : « Je n’ai rien choisi des fonctions que j’ai exercées durant ma vie de prêtre. C’est le Seigneur qui a choisi pour moi. » Aussi, lorsque j’ai lu le passage de l’Évangile de Mathieu racontant l’appel et la vocation de celui-ci, je me suis dit :  « Quelle belle lecture pour cette messe anniversaire du décès de l’abbé Greco ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le mystère d’une vocation </span>       <br />
              <br />
       En effet, un prêtre demeure toujours quelqu’un qui se souvient avec émotion de cette parole de Jésus : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis » (Jean 15, 16). Devenir prêtre suppose toujours un choix et ce choix est d’abord une vocation, un appel.       <br />
              <br />
       C’est ce qu’illustre ce moment particulier où le publicain Lévi attire l’attention de Jésus : « En passant, Jésus aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts) ». Celui-ci est appelé par Jésus  qui lui dit : « Suis moi ». Lévi entend l’appel de Jésus et y répond sur le champ. « L'homme se leva et le suivit » (verset 14).        <br />
              <br />
       Sa réponse est pleine et entière et elle change toute sa vie. Il modifiera même son nom et on le connaîtra désormais sous le nom de Mathieu. Sa réponse l’engage dans une suite de Jésus qui l’amènera avec lui sur les routes de Galilée, puis en fera un témoin de la résurrection et un missionnaire proclamant dans les écrits qui lui sont attribués, l’Évangile selon saint Mathieu, la Seigneurie de son Maître bien-aimé.        <br />
              <br />
       Une très ancienne tradition nous dit que saint Mathieu prêcha surtout aux Juifs, qu’il écrivit pour eux son Évangile en araméen, la langue que parlait Jésus et que cet évangile fut traduit très tôt en grec. Saint Mathieu serait mort martyr en Éthiopie vers l’an 61 et on vénère ses restes à Salerne sur la  Côte amalfitaine en Italie où ils auraient été retrouvés au Xe siècle (4 mai 954).       <br />
              <br />
       Vous voyez comment une vocation comme celle de l’apôtre Mathieu et comme celle du prêtre c’est d’abord un appel qui engendre une réponse et une suite du Christ qui engage toute la vie. « Je vous ai choisis ».        <br />
              <br />
       Notre confrère et ami, Anicet, dans sa simplicité et son humilité n’avait pas peur de reconnaître qu’il portait dans son ministère la trace d’un Autre qui lui donnait vie et saveur, qui l’inspirait et qui le faisait rayonner. Soyez sûrs que la source de son ministère de prêtre n’a jamais été autre chose que ce désir de répondre le mieux possible à cet appel de sa vocation, traduit tout au cours de sa vie par de multiples appels auxquels il a répondu comme saint Mathieu « Me voici. »       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1819937-2481760.jpg?v=1289459877" alt="«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)" title="«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)" />
     </div>
     <div>
      II – <span style="font-style:italic">Une destinée d’enfant de Dieu, cohéritier du Christ </span>       <br />
              <br />
       Peut-on aller plus loin dans le mystère d’une vie de prêtre toute entière mise au service de Dieu dans des circonstances difficiles parfois, mais toujours avec confiance et dans la joie ?       <br />
              <br />
       Il me semble que oui. En effet, toutes les vocations particulières dans l’Église s’appuient sur une seule et unique vocation qui rejoint tous les états de vie et les catégories de personnes : prêtres, diacres, évêque, gens mariés, jeunes, vieux, hommes, femmes, enfants,  Juifs, Grecs, noirs, blancs etc.        <br />
              <br />
       Cette vocation fondamentale et irremplaçable que Jésus nous a révélée est celle d’enfant de Dieu. Et saint Paul dans l’extrait choisi de sa lettre aux Romains qui a été lu dans la première lecture le rappelle avec force et du plus profond de son cœur : « L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : ‘ Abba !’ »       <br />
              <br />
       Oui, cet Esprit qui nous a été donnée est l’Esprit de Jésus qui nous a enseigné à prier en disant à Dieu « Notre Père » et qui avant de mourir sur la croix s’adresse à lui une dernière fois en disant : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23, 46). C’est cette phrase qui orne la fresque qui entoure la porte de la crypte des prêtres du Séminaire de Québec à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec : « In manus tuas, Domine, commendo spirituum meum. »       <br />
              <br />
       Je suis sûr que l’abbé Greco a vécu profondément cette belle réalité d’enfant de Dieu tout au cours de sa vie. Il l’a manifesté dans un abandon à Dieu comme un enfant dans des dernières années parmi nous, il l’a manifesté dans une piété fidèle et continuelle, il l’a manifesté dans sa compassion pour toutes les misères humaines qui l’émouvaient au plus haut point.       <br />
              <br />
       Entré par le baptême dans la famille des enfants de Dieu, le prêtre demeure dans son ministère un frère parmi les frères et les sœurs, un ami, un membre de la famille. Il n’est pas séparé, il est « avec ». C’est pourquoi, à la suite du Christ, il peut espérer partager l’héritage du Fils bien-aimé : « Puisque nous sommes enfants [de Dieu] nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » Héritiers avec le Christ, oui, nous sommes des cohéritiers.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ayant vécu le passage où cette vie qui est nôtre se transforme en vie éternelle, notre confrère et ami, Anicet, jouit déjà de cet héritage des filles et fils de Dieu que nous attendons dans la foi.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, comme le dit la si belle prière de saint Thomas d’Aquin, dans ce banquet sacré où l'on reçoit le Christ : « On célèbre le mémorial de sa passion, l'âme est remplie de grâce et, le gage de la gloire future nous est donné », cette gloire future que je vous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       16 janvier 2010</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      __________________________       <br />
               <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Latin</span>       <br />
       O sacrum convivium!        <br />
       in quo Christus sumitur:        <br />
       recolitur memoria passionis ejus:        <br />
       mens impletur gratia:        <br />
       et futurae gloriae nobis pignus datur.        <br />
       Alleluia.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Français</span>       <br />
       O banquet sacré        <br />
       où l'on reçoit le Christ !        <br />
       On célèbre le mémorial de sa passion,        <br />
       l'âme est remplie de grâce et,        <br />
       de la gloire future,        <br />
       le gage nous est donné.        <br />
       Alleluia        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »</title>
   <updated>2017-11-02T01:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Voir-le-Fils-et-croire-en-Lui_a308.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1683967-2271994.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2005-11-24T14:05:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts (Année A) au Séminaire de Québec le 2 novembre 2005. Textes de l'Écriture: Sagesse 4, 7-15; Romains 14, 7-9.10b-12; Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1683967-2271991.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" title="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" />
     </div>
     <div>
      Pour les personnes qui se veulent disciples de Jésus, tout commence par un appel et se termine par la vie éternelle. C’est ce qu’ont vécu nos frères et sœurs défunts dont nous nous rappelons le souvenir aujourd’hui dans cette « commémoration des fidèles défunts ». Il en est ainsi de nous aussi sur le chemin qui est nôtre, dans notre histoire de vie.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un appel</span>        <br />
              <br />
       Il nous est arrivé un jour de répondre oui pour suivre Jésus en choisissant la vocation de prêtres diocésain ou en s'y préparant comme futur prêtre. Comment dire et raconter cette réponse? C’est l’histoire de toute une vie. Répondre à l’appel à suivre Jésus ne se résume pas à se trouver une place sous le soleil pour œuvrer dans sa vigne. C’est entrer dans un compagnonnage, dans une expérience d’intimité qui ouvre sans cesse sur de l’inédit, des surprises, mais aussi sur un enchantement qu’on n’a jamais fini d’explorer. Au fond de lui-même, le disciple de Jésus continue de ressentir cet appel personnel qui est assez fort pour mobiliser toutes ses énergies et toutes ses aspirations en vue du Royaume et il s’efforce d’y répondre selon sa situation de vie, selon son âge, selon ses talents, selon ses charismes, mais surtout avec son cœur, avec toute son âme et avec toutes ses forces.        <br />
              <br />
       Si nous portons un peu attention à ce que nous sommes, nous pouvons comme toucher du doigt la puissance en même temps que la prévenance du Seigneur qui se tient à la porte et qui frappe.        <br />
              <br />
       Nos frères et sœurs qui nous ont devancés ont eu l’occasion d’ouvrir cette porte en laissant le Seigneur prendre totalement possession de leur être. « Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » comme on l’a proclamé dans l’extrait du chapitre 6 de saint Jean qui vient d’être lu.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une vie de disciple de Jésus </span>       <br />
              <br />
       « Voir le Fils et croire en Lui » n’est-ce pas le but de toute une vie. En effet, le disciple de Jésus est quelqu’un qui se laisse séduire avant tout par une personne. Oui, c’est à « cause de Jésus » que les apôtres ont tout quitté. Ils l’ont connu, ils ont mangé avec lui, ils ont marché sur les routes de Palestine avec lui. Ils ont cru en lui, en la Bonne Nouvelle qu’il portait et qu’il répandait autour de lui.        <br />
              <br />
       Mais que se passe-t-il entre l’appel reçu et la vie éternelle, qu’on espère comme le dit la belle prière qui suit le Notre Père? Il se passe pour chacun et chacune de nous un périple rempli de situations de vie, de moments intenses parfois ou encore plus douloureux, d’amitiés et de relations de toutes sortes. C’est la vie, notre vie qui se tisse au fil des jours qui passent.        <br />
              <br />
       Comme le dit la lettre aux Hébreux au chapitre 12 : nous sommes comme «  des étrangers et des voyageurs …à la recherche d’une patrie. » Notre vie n’est pas une parenthèse sur cette route vers la patrie céleste, elle est, je dirais, « la route elle-même », car c’est dans le quotidien de nos vies que se noue et se développe l’alliance que Dieu veut établir avec chacun d’entre nous, que se déploie l’appel que Jésus lance à tous ceux et celles qui veulent le suivre comme disciple. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. »        <br />
              <br />
       À travers la banalité du quotidien, le chrétien, disciple de Jésus, perçoit le « fond divin » de l’existence et laisse se libérer la beauté cachée, enclose sous cette rude écorce, une beauté qui éclate en vie éternelle. « Aucun d'entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même: si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur » comme le dit saint Paul aux Romains. « Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. »        <br />
              <br />
       Finalement, quelle que soit notre histoire de vie, là où est l’Amour, Dieu est présent. « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » chantions-nous autrefois. C’est ainsi que notre banal quotidien, s’il s’ouvre à l’Amour, s’ouvre à Dieu « car l’amour vient de Dieu » et « tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu ». « Les gens voient cela sans comprendre; il ne leur vient pas à l'esprit que Dieu accorde à ses élus grâce et miséricorde, et qu'il veille sur ses amis » comme le note avec à propos le passage du livre de la Sagesse proclamé dans la première lecture.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Mes bien chers frères, souhaitons que cette célébration commémorative des fidèles défunts disciples de Jésus soit une occasion de nous ouvrir de plus en plus à cet Amour qui nous vient de Dieu par Jésus, à cet Amour qui le fait se tenir à la porte et nous dire : « Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui et lui avec moi »   (Apoc 3, 20).        <br />
              <br />
       Déjà dans cette célébration nous sommes invités à nous asseoir et à manger « avec Lui et Lui  avec nous » dans ce banquet eucharistique qui est pour nous un signe et un avant-goût du banquet éternel qui nous attend et que je nous souhaite à tous. Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       le 2 novembre 2005       <br />
              <br />
              <br />
       HG/mdb        <br />
              <br />
              <br />
       Dernière mise à jour 24 novembre 2005 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1683967-2271994.jpg?v=1509580552" alt="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" title="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" />
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      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Voir-le-Fils-et-croire-en-Lui_a308.html" />
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