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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:03:34+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »</title>
   <updated>2026-03-04T20:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2026-03-04T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A 08 mars 2023. Textes: Exode 17, 3-7, Romains 5, 1-2.5-8 et Jean 4, 5-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      À partir du troisième dimanche du Carême cette année (année liturgique A), les lectures  dominicales nous invitent à entrer dans un itinéraire baptismal. En effet du 3e au 5e dimanche du Carême on lit, dans l’évangile de saint Jean, les trois grands évangiles de l'initiation catéchuménale : la Samaritaine (<span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 5-42); la guérison de l'aveugle-né  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 9, 1-41) ; la résurrection de Lazare  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 11, 1-45). Ces évangiles servent depuis les débuts de l’Église à la formation des futurs baptisés à Pâques. Ceux-ci sont appelés « catéchumènes » et sont de plus en plus en plus nombreux aujourdhui.        <br />
              <br />
       Même si nous sommes baptisés depuis longtemps, entrons dans l’itinéraire baptismal qui nous est proposé. Faisons comme les catéchumènes, écoutons et regardons la scène qui vient d’être racontée.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène du puits</span>       <br />
              <br />
       Deux personnages sont au premier plan : Jésus et une femme, la Samaritaine.       <br />
              <br />
       Jésus est fatigué. Il s’assoit sur le bord d’un puits pour se reposer. Ses disciples s’en vont acheter des provisions. Il est seul. Le soleil le réchauffe. Il se laisse aller à ses pensées. Il ne se rend pas compte tout de suite de l’arrivée d’une femme.       <br />
              <br />
       Celle-ci dont on ne connait pas le nom vient puiser de l’eau pour sa maisonnée. Elle a un seau qu’elle désire descendre dans le puits. Mais la présence de Jésus la surprend et l’empêche de le faire. Ce qui la surprend encore plus c’est la question de Jésus « Donne-moi à boire ». Elle riposte sur le champ et lui dit : « Comment! Toi un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » Et Jésus de répondre : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ».       <br />
              <br />
       Quel renversement ! Toute une réponse. La suite du dialogue de Jésus avec cette femme est pour l’évangéliste saint Jean une occasion de nous livrer une conversation qui aboutit à la révélation de la proximité particulière de Jésus avec Dieu. En effet, en réponse à la femme qui lui dit « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand  il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses», Jésus lui dit « Je le suis, moi qui te parle. »        <br />
              <br />
       Cette révélation tombe à point pour  ceux et celles qui reçoivent le baptême. En effet, c’est par Jésus qu’est apportée et donnée  aux personnes baptisées la vie nouvelle en Dieu, qui les fait passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Cette vie nouvelle reçue au baptême est symbolisée par l’eau du puits. Celle-ci est  une image très parlante du sacrement du Baptême que recevront les catéchumènes adultes dans la Nuit pascale et que nous avons reçu à notre naissance, pour la plupart d'entre nous.        <br />
              <br />
       Que nous enseigne cette image de l'eau vive pour les futures personnes baptisées et pour les personnes baptisées que nous sommes ?         <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les fruits du baptême</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, le signe de l'eau qui est versée sur la tête dans le sacrement du Baptême nous aide à comprendre que la grâce de Dieu purifie le baptisé. C'est le propre de l'eau de laver, de nettoyer, de purifier. L’eau du Baptême purifie. « Les baptisés ont " revêtu le Christ " (Ga 3, 27). Par l’Esprit Saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie (cf. 1 Co 6, 11 ; 12, 13) » écrit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l'Église catholique</span> au numéro 1227. Le sacrement du Baptême vient nous purifier des péchés  qui ont obscurci le regard de l'humanité et qui pèsent sur tous, même si nous n'en sommes pas les auteurs. Notre humanité a besoin d'être rétablie dans sa beauté originelle. C'est ce que fait le Baptême par lequel Dieu nous dit que nous sommes son enfant, qu'il nous aime et qu'il nous aimera toujours, car son amour est éternel. « Tu as du prix à mes yeux et je t'aime » dit-il à chaque nouveau baptisé.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, le signe de l'eau invite à nous laisser remplir par la vie même de Dieu qui nous est donnée par le Baptême. Comme le dit Jésus à la Samaritaine « celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ».  L'eau du Baptême étanche toutes les soifs. Notre vie est remplie de toutes sortes de soifs comme la soif d’être aimé, la soif d’être reconnu, la soif de pouvoir être utile dans le monde etc. et par-dessus tout la soif de Dieu. Certaines soifs cependant sont des pièges comme l’argent, la débauche, la rancune, l’envie etc.  Jésus vient par l’eau du baptême combler les plus belles soifs qui sont dans les personnes. Par le Baptême, le chrétien est rempli de la grâce de Dieu. À la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, dans sa Passion et sa Résurrection, il entre dans une  vie nouvelle. Il peut dire comme le fait saint Paul « Ma vie c'est le Christ » (<span style="font-style:italic">Galates</span> 2, 20).       <br />
              <br />
       La troisième chose à retenir du signe de l'eau vive que nous pouvons appliquer au Baptême à partir de la conversation de Jésus avec la Samaritaine, c'est que l'eau donnée par le Jésus est une eau « jaillissant en vie éternelle ». Elle est source de vie éternelle. Comme le dit saint Paul, par le Baptême le chrétien reçoit les prémices (les arrhes) de la vie éternelle (II <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 5, 5). La grâce de la vie nouvelle qui est reçue au Baptême est la vie éternelle déjà commencée. La vie nouvelle qu’apporte le baptême va bien au-delà de ce que l’on peut toucher du doigt. Il s’agit d’une transformation totale de notre être qui est un commencement jamais terminé. C’est la vie de Dieu qui s’actualise au jour le jour dans la personne baptisée que nous sommes, vivant pour Dieu comme le Christ et avec le Christ avant de le rencontrer dans la gloire céleste lorsque nous le verrons face à face comme dit saint Paul.        <br />
              <br />
       Voici trois beaux fruits du Baptême  représentés par le signe de l'eau vive        <br />
       - qui nous purifie et qui fait resplendir notre beauté d'enfant de Dieu (Tu as du prix à mes yeux)       <br />
       - qui apaise les soifs d'amour de toutes sortes en nous unissant au Christ dans une vie nouvelle (Tu n'auras plus jamais soif)       <br />
       - et qui est une vie éternelle déjà commencée ici-bas  (Vous avez reçu les prémices de la vie éternelle).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment laisser l'eau vive de notre Baptême produire tous ses fruits en nous ? Pour le faire, nous sommes invités à retenir l'enseignement qui se dégage de la première lecture car nous sommes un peu comme Moïse, remplis de doutes et d'hésitations. Le Seigneur nous dit comme il le dit à Moïse « Moi je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ».       <br />
              <br />
       L’eau vive est là. Elle peut sortir du rocher. Mais il est important de la désirer, de frapper le rocher. Comme la Samaritaine, disons à Jésus ce matin « Seigneur donne-moi à boire… Seigneur donne-moi de cette eau que je n’aie plus soif ».        <br />
              <br />
       Notre Carême est pour nous cette année un itinéraire baptismal. Nous sommes invités à renouveler nos engagements de personnes baptisées en affirmant notre foi en Jésus et en faisant de notre mieux pour le suivre selon nos vocations comme époux ou épouse, comme parents, comme enfants, comme bénévoles en pastorale, comme célibataires, comme travailleurs, comme responsables de services etc. Demandons au Seigneur que le chemin du Carême cette année soit pour nous un chemin de conversion et de renouveau dans notre vie de personne baptisée.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous rapproche de  Jésus qui nous a montré le chemin en donnant sa vie pour nous alors que nous étions pécheurs. Comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs ». Avec lui, par l'eau du Baptême, nous sommes morts au péché et ressuscités à une vie nouvelle d'amour, de joie, de paix, de partage et de don.        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mars 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 10 mars 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           dans le désert, le peuple, manquant d’eau,       <br />
       souffrit de la soif.       <br />
       Il récrimina contre Moïse et dit :       <br />
       « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir de soif       <br />
       avec nos fils et nos troupeaux ? »       <br />
           Moïse cria vers le Seigneur :       <br />
       « Que vais-je faire de ce peuple ?       <br />
       Encore un peu, et ils me lapideront ! »       <br />
           Le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Passe devant le peuple,       <br />
       emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,       <br />
       prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,       <br />
       et va !       <br />
       Moi, je serai là, devant toi,       <br />
       sur le rocher du mont Horeb.       <br />
       Tu frapperas le rocher,       <br />
       il en sortira de l’eau,       <br />
       et le peuple boira ! »       <br />
       Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.       <br />
              <br />
           Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)       <br />
       et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),       <br />
       parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,       <br />
       et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :       <br />
       « Le Seigneur est-il au milieu de nous,       <br />
       oui ou non ? »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
           Alors que nous n’étions encore capables de rien,       <br />
       le Christ, au temps fixé par Dieu,       <br />
       est mort pour les impies que nous étions.       <br />
           Accepter de mourir pour un homme juste,       <br />
       c’est déjà difficile ;       <br />
       peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.       <br />
           Or, la preuve que Dieu nous aime,       <br />
       c’est que le Christ est mort pour nous,       <br />
       alors que nous étions encore pécheurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !       <br />
       Donne-moi de l’eau vive :       <br />
       que je n’aie plus soif.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?       <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Va, appelle ton mari, et reviens. »       <br />
           La femme répliqua :       <br />
       « Je n’ai pas de mari. »       <br />
       Jésus reprit :       <br />
       « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :       <br />
                   des maris, tu en a eu cinq,       <br />
       et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;       <br />
       là, tu dis vrai. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
           À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;       <br />
       ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.       <br />
       Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »       <br />
       ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »       <br />
              <br />
           La femme, laissant là sa cruche,       <br />
       revint à la ville et dit aux gens :       <br />
           « Venez voir un homme       <br />
       qui m’a dit tout ce que j’ai fait.       <br />
       Ne serait-il pas le Christ ? »       <br />
           Ils sortirent de la ville,       <br />
       et ils se dirigeaient vers lui.       <br />
              <br />
           Entre-temps, les disciples l’appelaient :       <br />
       « Rabbi, viens manger. »       <br />
           Mais il répondit :       <br />
       « Pour moi, j’ai de quoi manger :       <br />
       c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »       <br />
           Les disciples se disaient entre eux :       <br />
       « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Ma nourriture,       <br />
       c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé       <br />
       et d’accomplir son œuvre.       <br />
           Ne dites-vous pas :       <br />
       ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?       <br />
       Et moi, je vous dis :       <br />
       Levez les yeux       <br />
       et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.       <br />
       Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :       <br />
       il récolte du fruit pour la vie éternelle,       <br />
       si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.       <br />
           Il est bien vrai, le dicton :       <br />
       ‘L’un sème, l’autre moissonne.’       <br />
           Je vous ai envoyés moissonner       <br />
       ce qui ne vous a coûté aucun effort ;       <br />
       d’autres ont fait l’effort,       <br />
       et vous en avez bénéficié. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,       <br />
       à cause de la parole de la femme       <br />
       qui rendait ce témoignage :       <br />
       « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?         <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.       <br />
           Je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »</title>
   <updated>2023-02-06T14:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Il-m-a-mis-de-la-boue-sur-les-yeux-je-me-suis-lave-et-je-vois_a942.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/41374276-35998344.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-17T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Giuseppe Corbari, un curé italien, a trouvé une façon originale de célébrer avec sa communauté. Il a demandé à ses paroissiens de lui envoyer un selfie et il a disposé tous ceux qu'il a reçu dans les bancs de son église..qui n'a jamais été aussi remplie. Photo à la fin. (Crédtis photo : Aleteia italien)  Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche du carême Année A 22 mars 2020. Textes: 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a, Ephésiens 5, 8-14 et Jean 9, 1-41.  NOTE : le contexte de l'interruption des célébrations dominicales à cause du Covid-19 dans plusieurs pays rend le texte qui suit, préparé depuis quelque temps, moins adapté peut-être, mais, les deux leçons retenues gardent toute leur pertinence. Bon dimanche !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/41374276-34812107.jpg?v=1578085668" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques mois, j’ai eu le privilège de visiter à Jérusalem les restes de la piscine de Siloé dont parle l’évangile où l’aveugle est envoyé par Jésus pour se laver. J’ai été touché à ce moment de relire l’épisode qu’on vient d’entendre. Nous l’écoutons aujourd'hui avec ceux et celles qui se préparent au baptême. On a choisi cet évangile comme élément important dans leur préparation et il éclaire leur cheminement qui se fait  pendant le Carême, préparation qui aboutit au baptême dans la Nuit de la Vigile pascale.       <br />
              <br />
       Ce merveilleux passage de l’évangile de saint Jean m’a inspiré deux réflexions et des applications qui peuvent s’appliquer aux personnes qui seront baptisées, mais qui, tout aussi bien, s’appliquent à nous déjà baptisés depuis longtemps parfois.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le choix appartient à Dieu</span>       <br />
              <br />
       La première réflexion m’a été inspirée par une comparaison de cette guérison de l’aveugle-né avec celle, célèbre, de l’aveugle de Jéricho, Bar Timée,  (<span style="font-style:italic">Marc </span>10,46-52 voir aussi <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 20,29-34  et <span style="font-style:italic">Luc</span> 18,35-43) qui criait tellement que les disciples suppliaient Jésus de le faire taire. « Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : "Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! " Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : " Fils de David, prends pitié de moi ! "» (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 47-48)       <br />
              <br />
       Dans notre récit les choses sont totalement différentes. Il ne semble pas que l’aveugle crie après Jésus, loin de là. Il ne fait pas de démarche vers lui, c’est Jésus qui le voit. « En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance ». Et Jésus donne à ses disciples qui voient dans ce handicap une punition de Dieu le sens de ce qui va se passer : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui ». 	       <br />
              <br />
       Cette situation manifeste, pour nous personnes baptisées et pour les futures personnes baptisées, les catéchumènes, l'importance de l’initiative de Dieu dans notre cheminement de foi. C’est toujours, en premier lieu, Dieu qui vient vers nous. Nous sommes là. Il nous regarde  il nous aime, il s'approche de nous.        <br />
              <br />
       Il est important de se le rappeler dans notre cheminement  de foi car, ainsi,  nous ne compterons pas sur nos propres forces, mais sur la grâce de Dieu. Nous éviterons ce que le pape François appelle dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span> intitulée <span style="font-style:italic">Gaudete et Exultate</span> (Soyez dans la joie et l’allégresse), la  « tendance pélagienne » où  on se fie sur soi-même et ses propres moyens pour avancer dans la vie spirituelle, ce que le pape récuse ainsi : « C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu. » (Numéro 56).        <br />
              <br />
       « Il faut d'abord appartenir à Dieu », première leçon à retenir  qui a beaucoup de conséquences concrètes.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réponse</span>       <br />
              <br />
       La deuxième réflexion s’inspire de l’attitude de l’aveugle. Il se laisse non seulement guider sans résister par Jésus. Celui-ci  le surprend, sans doute,  car au lieu de lui répondre « Sois guéri », il lui met de la boue sur les yeux et l’invite à aller se laver à la piscine de Siloé. Ces gestes sont des images qui nous indiquent que l’aveuglement dont souffre l’aveugle n’est pas seulement physique, mais il est aussi spirituel.        <br />
              <br />
       La boue est l’image du péché qu’il porte comme toute personne  marquée par la faute originelle. Jésus se présente ici comme le Sauveur qui, pourrait-on dire, met la main à la pâte. Il transformera cette boue en  lumière. De l’aveuglement naîtra la lumière lorsque l’aveugle passera dans l’eau de la piscine qui est l'image de la purification de tout l'être.       <br />
              <br />
       Cette démarche préfigure celle du baptême qui par l’eau versée sur la personne qu’on baptise enlève les scories du péché et la remplit de lumière. On ne le redira pas assez : sans l’action de Dieu qui par Jésus vient sauver l’humanité, celle-ci  va rester dans la nuit et l’aveuglement. Elle reste aveugle.       <br />
              <br />
       La beauté de cette scène de la guérison de l'aveugle-né réside dans sa force d’évocation et dans sa signification profonde. Les personnes baptisées que nous sommes  et les catéchumènes qui se préparent au baptême,  comme cet aveugle-né, passent de l'aveuglement à la lumière. Le baptême est une illumination intérieure et une renouvellement total de la personne. C'est ce que saint Paul rappelle  à la communauté chrétienne d'Éphèse dans le passage que nous avons lu dans la deuxième lecture : « Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière ».        <br />
              <br />
       « Conduisez-vous comme des enfants de lumière »,  voilà la deuxième réflexion à retenir.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme je le soulignais plus haut, cette réalité du passage de l'aveuglement à la lumière, de la mort à la vie, du péché à la vie dans l’Esprit a des applications bien concrètes. Elle n’est pas une réalité éthérée. Elle n'est pas décrochée de notre vie. Elle touche toute la vie des disciples de Jésus. Saint Paul y revient souvent dans ses lettres, notamment dans la <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span>.        <br />
              <br />
       Pour lui ce passage se fait, comme on vient de le souligner, dans le  baptême en union avec  le Christ qui est passé de la mort à sa vie de ressuscité.  Il le décrit ainsi aux Romains. Permettez-moi de vous lire ce texte en entier :« Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Vous êtes morts avec le Christ et avec lui vous êtes ressuscités et vous vivez désormais pour Dieu » (<span style="font-style:italic">Romains</span> 6, 3-5).       <br />
              <br />
       La vie quotidienne de la personne qui se veut fidèle à son baptême est une vie où elle ne cesse de regarder vers celui qui est toujours vivant et ressuscité, de là l'importance de la prière personnelle et des célébrations liturgiques communautaires. Jésus  devient ainsi la véritable lumière de sa vie. Il peut arriver que comme pour l’aveugle-né de l’évangile, des contestations se fassent jour parfois, des dénigrements et même des attaques sournoises. La vie du disciple de Jésus n'est pas de tout repos. Elle lui demande une attention et un abandon confiant de tous les instants, mais aussi elle lui offre une joie et une lumière à nulles autres pareilles.       <br />
              <br />
       Saurons-nous, comme l’aveugle de l’évangile proclamer la beauté de ce don de la lumière qui est en nous ? Le récit de saint Jean nous livre son témoignage direct devant les pharisiens qui le convoquent par deux fois. Devant leur insistance à le questionner il a ce mot d'humour :   « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
              <br />
       L'aveugle guéri se sent tout entier renouvelé par l'action de Jésus. Il n'est pas question de prendre ses distances avec lui. Il le reconnaît comme celui qui l'a sauvé et qui l' a fait passer de la nuit au jour, des ténèbres à la lumière. Quel beau modèle pour les futures personnes baptisées et aussi pour nous toutes et tous qui, reconnaissons-le, sommes entraînés avec le Christ dans la lumière de Dieu, créateur et maître de toutes choses.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À partir de cet épisode de la vie de Jésus qui est très parlant et dont la tradition s’est inspirée, en particulier lors des célébrations du Baptême, notre vie de foi se révèle une vie qui nous fait passer des ténèbres à la lumière de la Parole de Dieu qui se concrétise en son Fils, Jésus qui est pour la personne croyante  la Lumière venue dans le monde.       <br />
              <br />
       Remplis de cette Lumière, avec la grâce de Dieu, ayons à cœur, comme Jésus le souhaite lorsqu'il dit en saint Mathieu « Vous êtes la lumière du monde », d’être nous aussi pour nos frères et sœurs une lumière, reflet de celle  que Dieu nous a envoyée en son Fils, Jésus, Sauveur et Lumière des nations. C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous!       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 mars 2020       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 4e dimanche du Carême Année A </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       David reçoit l’onction comme roi d’Israël (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !       <br />
       Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,       <br />
       car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,       <br />
       il se dit :       <br />
       « Sûrement, c’est lui le messie,       <br />
       lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »       <br />
           Mais le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,       <br />
       car je l’ai écarté.       <br />
       Dieu ne regarde pas comme les hommes :       <br />
       les hommes regardent l’apparence,       <br />
       mais le Seigneur regarde le cœur. »       <br />
           Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,       <br />
       et Samuel lui dit :       <br />
       « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »       <br />
           Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « N’as-tu pas d’autres garçons ? »       <br />
       Jessé répondit :       <br />
       « Il reste encore le plus jeune,       <br />
       il est en train de garder le troupeau. »       <br />
       Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « Envoie-le chercher :       <br />
       nous ne nous mettrons pas à table       <br />
       tant qu’il ne sera pas arrivé. »       <br />
           Jessé le fit donc venir :       <br />
       le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.       <br />
       Le Seigneur dit alors :       <br />
       « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »       <br />
           Samuel prit la corne pleine d’huile,       <br />
       et lui donna l’onction au milieu de ses frères.       <br />
       L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » (Ep 5, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           autrefois, vous étiez ténèbres ;       <br />
       maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;       <br />
       conduisez-vous comme des enfants de lumière       <br />
           – or la lumière       <br />
       a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –       <br />
           et sachez reconnaître       <br />
       ce qui est capable de plaire au Seigneur.       <br />
           Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,       <br />
       elles ne produisent rien de bon ;       <br />
       démasquez-les plutôt.       <br />
           Ce que ces gens-là font en cachette,       <br />
       on a honte même d’en parler.       <br />
           Mais tout ce qui est démasqué       <br />
       est rendu manifeste par la lumière,       <br />
           et tout ce qui devient manifeste est lumière.       <br />
       C’est pourquoi l’on dit :       <br />
       Réveille-toi, ô toi qui dors,       <br />
       relève-toi d’entre les morts,       <br />
       et le Christ t’illuminera.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1-41)       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus. !       <br />
       Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui me suit aura la lumière de la vie.       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Ses disciples l’interrogèrent :       <br />
       « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,       <br />
       pour qu’il soit né aveugle ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ni lui, ni ses parents n’ont péché.       <br />
       Mais c’était pour que les œuvres de Dieu       <br />
       se manifestent en lui.       <br />
           Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,       <br />
       tant qu’il fait jour ;       <br />
       la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.       <br />
           Aussi longtemps que je suis dans le monde,       <br />
       je suis la lumière du monde. »       <br />
           Cela dit, il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           Et on lui demandait :       <br />
       « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,       <br />
       il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :       <br />
       ‘Va à Siloé et lave-toi.’       <br />
       J’y suis donc allé et je me suis lavé ;       <br />
       alors, j’ai vu. »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Et lui, où est-il ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne sais pas. »       <br />
              <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
           Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Or, les Juifs ne voulaient pas croire       <br />
       que cet homme avait été aveugle       <br />
       et que maintenant il pouvait voir.       <br />
       C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents       <br />
           et leur demandèrent :       <br />
       « Cet homme est bien votre fils,       <br />
       et vous dites qu’il est né aveugle ?       <br />
       Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »       <br />
           Les parents répondirent :       <br />
       « Nous savons bien que c’est notre fils,       <br />
       et qu’il est né aveugle.       <br />
           Mais comment peut-il voir maintenant,       <br />
       nous ne le savons pas ;       <br />
       et qui lui a ouvert les yeux,       <br />
       nous ne le savons pas non plus.       <br />
       Interrogez-le,       <br />
       il est assez grand pour s’expliquer. »       <br />
           Ses parents parlaient ainsi       <br />
       parce qu’ils avaient peur des Juifs.       <br />
       En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord       <br />
       pour exclure de leurs assemblées       <br />
       tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.       <br />
           Voilà pourquoi les parents avaient dit :       <br />
       « Il est assez grand, interrogez-le ! »       <br />
              <br />
           Pour la seconde fois,       <br />
       les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,       <br />
       et ils lui dirent :       <br />
       « Rends gloire à Dieu !       <br />
       Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Est-ce un pécheur ?       <br />
       Je n’en sais rien.       <br />
       Mais il y a une chose que je sais :       <br />
       j’étais aveugle, et à présent je vois. »       <br />
           Ils lui dirent alors :       <br />
       « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « Je vous l’ai déjà dit,       <br />
       et vous n’avez pas écouté.       <br />
       Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?       <br />
       Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
           Ils se mirent à l’injurier :       <br />
       « C’est toi qui es son disciple ;       <br />
       nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.       <br />
           Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;       <br />
       mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »       <br />
           L’homme leur répondit :       <br />
       « Voilà bien ce qui est étonnant !       <br />
       Vous ne savez pas d’où il est,       <br />
       et pourtant il m’a ouvert les yeux.       <br />
           Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,       <br />
       mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.       <br />
           Jamais encore on n’avait entendu dire       <br />
       que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.       <br />
           Si lui n’était pas de Dieu,       <br />
       il ne pourrait rien faire. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           Jésus dit alors :       <br />
       « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :       <br />
       que ceux qui ne voient pas       <br />
       puissent voir,       <br />
       et que ceux qui voient       <br />
       deviennent aveugles. »       <br />
           Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui       <br />
       entendirent ces paroles et lui dirent :       <br />
       « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Si vous étiez aveugles,       <br />
       vous n’auriez pas de péché ;       <br />
       mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,       <br />
       votre péché demeure. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
       Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/41374276-35998344.jpg?v=1584453925" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A  « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois »" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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  <entry>
   <title>La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A</title>
   <updated>2014-03-13T01:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-tentation-contre-la-foi-de-faire-comme-si-Dieu-n-existait-pas-une-tentation-de-notre-epoque-et-de-nos-milieux_a583.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6395446-9647087.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-03-08T22:26:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 1er dimanche du Carême de l'Année A par monsieur le chanoine Marc Bouchard à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le 9 mars 2014. Textes des lectures: Genèse 2,7-9;3,1-7a ; Romains 5,12-19 et Mathieu 4,1-11     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6395446-9647087.jpg?v=1394314996" alt="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" title="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" />
     </div>
     <div>
      Voilà que, comme chaque année, l’Église nous invite à entrer en carême. Une démarche qui fait peut-être sourire bien des gens et dont les médias ne parlent plus. Pourtant, le carême revient, à chaque printemps et il annonce, prépare la fête chrétienne par excellence, Pâques, une fête que tout le monde va célébrer et avec joie.       <br />
              <br />
       À la messe des prochains dimanches, cinq récits évangéliques vont être proposés à notre réflexion, à notre prière : les tentations de Jésus, la transfiguration, la rencontre de la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né, la résurrection de Lazare. C’est depuis les débuts de l’Église que ces évangiles sont expliqués aux catéchumènes, à ceux et celles qui se préparent au baptême célébré dans la nuit de Pâques, cinq récits qui leur font connaitre celui qu’ils ont pris la décision de suivre.       <br />
              <br />
       Cinq évangiles qui vont nous parler, à nous disciples de Jésus, nous rappeler qu’être baptisés est un appel incessant à nous mettre à sa suite, à marcher avec lui. Si nous voulons demeurer disciples du Seigneur dans ce contexte qui est le nôtre aujourd’hui, il est bon de profiter de cette démarche du carême pour affermir la foi de notre baptême.       <br />
              <br />
       Pour nous y introduire, l’Église par la liturgie de ce premier dimanche nous fait lire trois textes des Saintes Écritures, des Paroles qui peuvent nourrir notre réflexion, notre prière, et éclairer notre vie de chaque jour. Le récit de saint Matthieu sur les  tentations de Jésus au désert ; un passage de la lettre de saint Paul aux Romains où sont mis en parallèle Adam et Jésus ; et ce récit toujours étonnant du livre de la Genèse nous racontant la faute d’Adam et Ève.       <br />
              <br />
       Les tentations de Jésus… Avant d’entreprendre la mission qui lui est confiée, mission dont il a pris peu à peu conscience et dont il voit de plus en plus où ça peut le conduire, Jésus sent le besoin de se retirer à l’écart. Durant quarante jours, précise le récit, le temps que Jésus se donne pour s’interroger sur lui-même et sur ce que sera sa vie. Comment va-t-il répondre à cet appel qui l’habite, lui, homme de Nazareth, de Galilée ? Comment va-t-il s’y prendre pour interpeller tous ces gens, que la vie va lui faire rencontrer, pour leur révéler que Dieu est leur Père, un Père qui les aime ?        <br />
              <br />
       Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim, dit le récit, qui donne aussitôt la parole au tentateur : Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain. Non, lui répond Jésus. Il refuse carrément d’utiliser pour lui-même, pour son bien-être personnel ce pouvoir qui est en lui. C’est pour les autres qu’il le fera ! N’est-ce pas ce que diront le miracle de la multiplication des pains, et aussi l’institution de l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Une deuxième tentation : le démon propose à Jésus de l’amener sur le sommet du temple et devant la foule, toujours nombreuse, de se jeter en bas, assuré que les anges de Dieu vont le sauver. Un prodige qui va attirer l’attention sur lui. Jésus ne s’est pas laissé prendre par le jeu du sensationnel. C’est vrai qu’il fera des miracles, et en grand nombre, mais ce sera toujours pour sortir des gens d’une situation difficile, apporter du bonheur, ce sera toujours aussi pour appeler à la foi.       <br />
       Le démon intervient une troisième fois et c’est pour suggérer à Jésus de s’engager à la conquête du monde, donc de prendre la voie de la puissance, du pouvoir, de la gloire. C’est d’ailleurs ce que beaucoup de ses concitoyens attendaient du Messie ; cet appel lui sera adressé plus d’une fois, même par certains de ses disciples. La liturgie de la Semaine Sainte va nous rappeler que Jésus a préféré se faire serviteur, il lavera les pieds de ses disciples ; il se fera même le serviteur souffrant, il mourra sur une croix. Une route difficile, exigeante qui le mènera au matin de Pâques, à la gloire de la Résurrection.       <br />
              <br />
       Comme première lecture, on nous a fait entendre le récit de la tentation d’Adam et Ève au paradis. Nous savons bien qu’il ne s’agit pas là d’un récit historique, les auteurs du livre de la Genèse n’étaient pas des historiens. Ils se sont servis de belles images pour faire comprendre à leurs lecteurs d’hier et d’aujourd’hui, pour nous faire voir et comprendre la présence du mal dans notre vie, dans la vie du monde et nous indiquer comment nous en libérer.        <br />
              <br />
       Ce récit ne veut vraiment pas orienter notre attention sur un fruit quelconque ou sur quelque rapport sexuel interdit. Il nous renvoie à cette tentation si souvent présente dans la vie de toute personne humaine, dans notre vie, celle de vouloir devenir comme des dieux. Le texte le dit clairement : Vous serez comme des dieux. Le « Vous » dont il est question, c’est Adam et Ève, mais Adam et Ève, c’est l’humanité, toute l’humanité, et c’est nous.        <br />
              <br />
       La tentation importante, dans la vie d’un baptisé, ce n’est pas la gourmandise ou la paresse ou l’orgueil ou la domination des autres. La tentation la plus grave pour un baptisé porte précisément sur sa relation filiale avec Dieu. C’est évident que l’adversaire de Dieu attaque aujourd’hui les baptisés, plus que jamais, sur leur qualité de croyants, de croyantes, sur leur foi. Le tentateur essaie et il réussit trop souvent à les persuader qu’ils doivent s’appuyer sur leurs propres façons de voir et se contenter des nourritures terrestres.        <br />
              <br />
       Il faut bien constater que le travail, les études, l’argent, le sport, les amusements et même une vie humainement honnête prennent souvent, dans la vie des baptisés, la place de la Table de la Parole, de la Table de l’Eucharistie, là où ils sont invités à se nourrir. Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, dit Jésus, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
              <br />
       La tentation contre la foi, la tentation d’oublier Dieu, de faire comme s’il n’existait pas, sûrement une tentation de notre époque et de nos milieux. Se dire athée aujourd’hui ne cause aucun problème, ça se dit sans aucune gêne. On découvre qu’on peut très bien vivre sans Dieu. Et si on dit croire en Dieu, on ne veut surtout pas qu’il dérange et alors on rejette toute religion, ne voyant là rien d’intéressant, rien d’utile.       <br />
              <br />
       Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul met en opposition Adam et Jésus. Par Adam, le péché est entré dans le monde, mais avec Jésus nous entrons dans le refus du mal sous toutes ses formes, nous entrons dans le monde de la grâce et de la gratuité, dans le monde de la réconciliation, de l’amour.       <br />
               <br />
       Ne faisons pas du carême un simple exercice de prière, de pénitence, de partage.  Notre manière personnelle de vivre le carême doit nous faire entrer davantage dans ce monde que le Fils de Dieu est venu recréer. Il ne faut pas que nous ignorions l’appel que le Seigneur nous adresse par cette démarche du carême. Face à l’athéisme qui se répand autour de nous, que le carême de cette année affermisse notre foi en Jésus, lui seul peut nous sauver en nous apprenant à faire large place dans notre vie à Dieu, son Père et notre Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)</title>
   <updated>2011-04-22T15:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-entree-en-Careme-un-portail-baptismal-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-9-mars-2011_a397.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2755509-3899753.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-03-09T21:40:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 9 mars 2011 Année A, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2755509-3899753.jpg?v=1299530823" alt="L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)" title="L'entrée en Carême, un portail baptismal - Homélie pour le Mercredi des Cendres  (9 mars 2011)" />
     </div>
     <div>
      Nous entreprenons aujourd’hui le temps du Carême. C’est une grande aventure qui nous engage sur la route de Jérusalem avec Jésus. C’est un parcours spirituel illuminé par la célébration de la Vigile pascale où le baptême prend une grande importance comme vous le savez. Cette année les textes des dimanches du Carême nous feront réfléchir sur nos engagements baptismaux en compagnie de nos frères et sœurs baptisés et en compagnie de ceux et celles qui se préparent au baptême : les catéchumènes,       <br />
              <br />
       Le message du Carême de Notre Saint Père le pape Benoît XVI s’est employé avec un rare bonheur à décrire un itinéraire de carême centré sur le sens du baptême comme rencontre avec le Christ. Vous me permettrez dans cette homélie de reprendre à mon compte l'essenteil du message du pape.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une vie en communion avec le Christ</span>       <br />
              <br />
       Benoît XVI met en tête de sa méditation le texte suivant de saint Paul : « Ensevelis avec le Christ lors du Baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui » (cf. Colossiens 2, 12).       <br />
              <br />
       Ressuscités avec le Christ, comme lui le chrétien vit une vie nouvelle. Saint Paul, note le pape, insiste à plusieurs reprises sur la communion tout particulière avec le Fils de Dieu, qui se réalise au moment de l’Immersion dans les eaux baptismales. « Le fait que le Baptême soit reçu le plus souvent en bas-âge, précise-t-il, nous indique clairement qu’il est un don de Dieu. »       <br />
              <br />
       « La miséricorde de Dieu, continue-t-il, qui efface le péché et nous donne de vivre notre existence avec ‘les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus’ (Philippiens 2, 5) est communiquée à l’homme gratuitement. Dans sa lettre aux Philippiens, l'Apôtre des Gentils nous éclaire sur le sens de la transformation qui s'effectue par la participation à la mort et à la résurrection du Christ, en nous indiquant le but poursuivi: 'le connaître lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort, afin de parvenir si possible à ressusciter d'entre les morts'. (Ph 3, 10-11). Le Baptême n'est donc pas un rite du passé, il est la rencontre avec le Christ qui donne forme à l'existence toute entière du baptisé, lui transmet la vie divine et l'appelle à une conversion sincère, mue et soutenue par la Grâce, lui permettant ainsi de parvenir à la stature adulte du Christ. »        <br />
              <br />
       Cette réflexion éclaire bien le geste de l’imposition des cendres qui exprime la reconnaissance de notre état de pécheur et d’« être limité » qui reçoit sa grandeur et sa beauté de l’amour d’un Dieu Père qui l’aime et qui lui fait miséricorde comme le dit si bien la parabole du Père miséricordieux.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Des textes évangéliques stimulants pour les baptisés</span>       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu méditée et reçu dans la liturgie dominicale pendant le Carême cette année déploie cette bonne nouvelle. L’Église à travers les textes proclamés, en particulier les textes desévangiles des dimanches, nous conduit à une rencontre plus profonde avec le Christ et nous invite à de nouveaux pas à sa suite. Écoutons encore le message du Carême 2011 de Benoît XVI dont je citerai quelques passages.       <br />
              <br />
       1) « Le premier dimanche de l'itinéraire quadragésimal éclaire notre condition terrestre. Le combat victorieux de Jésus sur les tentations qui inaugure le temps de sa mission, est un appel à prendre conscience de notre fragilité pour accueillir la Grâce qui nous libère du péché et nous fortifie d'une façon nouvelle dans le Christ, chemin, vérité et vie » dit le pape.       <br />
               <br />
       2) « L'évangile de la Transfiguration du Seigneur [le deuxième dimanche du Carême] nous fait contempler la gloire du Christ qui anticipe la résurrection et annonce la divinisation de l'homme. La communauté chrétienne…elle est conduite ‘dans un lieu à part, sur une haute montagne’ (Mt 17,1) afin d'accueillir d'une façon nouvelle, dans le Christ, en tant que fils dans le Fils, le don de la Grâce de Dieu: ‘Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le’ (v.5). Ces paroles nous invitent à quitter la rumeur du quotidien pour nous plonger dans la présence de Dieu… »       <br />
              <br />
       3) «Donne-moi à boire» (Jean 4,7). « Cette demande de Jésus à la Samaritaine, qui nous est rapportée dans la liturgie du troisième dimanche, commente Benoît XVI, exprime la passion de Dieu pour tout homme et veut susciter en notre cœur le désir du don de ‘l'eau jaillissant en vie éternelle’ (v.14)… Seule cette eau, qui nous est donnée par le Fils, peut irriguer les déserts de l'âme inquiète et insatisfaite ' tant qu'elle ne repose en Dieu', selon la célèbre expression de saint Augustin. »       <br />
              <br />
       4) « Le dimanche de l'aveugle-né nous présente le Christ comme la lumière du monde. L'Evangile interpelle chacun de nous: ‘Crois-tu au Fils de l'homme?’ ‘Oui, je crois Seigneur!’ (Jean 9, 35-38), répond joyeusement l'aveugle-né qui parle au nom de tout croyant. Le miracle de cette guérison est le signe que le Christ, en rendant la vue, veut ouvrir également notre regard intérieur afin que notre foi soit de plus en plus profonde et que nous puissions reconnaître en lui notre unique Sauveur. »         <br />
              <br />
       5) « Lorsque l'évangile du cinquième dimanche proclame la résurrection de Lazare, nous nous trouvons, écrit Benoît XVI, face au mystère ultime de notre existence: ‘ Je suis la résurrection et la vie... le crois-tu?’ (Jean 11, 25-26)… La communion avec le Christ, en cette vie, nous prépare à franchir l'obstacle de la mort pour vivre éternellement en Lui… Dieu a créé l'homme pour la résurrection et la vie; cette vérité confère une dimension authentique et définitive à l'histoire humaine, à l'existence personnelle, à la vie sociale, à la culture, à la politique, à l'économie. Privé de la lumière de la foi, l'univers entier périt, prisonnier d'un sépulcre sans avenir ni espérance.»       <br />
              <br />
       6) « Le parcours du Carême, conclut le pape, trouve son achèvement dans le Triduum Pascal, plus particulièrement dans la Grande Vigile de la Nuit Sainte: en renouvelant les promesses du Baptême, nous proclamons à nouveau que le Christ est le Seigneur de notre vie, de cette vie que Dieu nous a donnée lorsque nous sommes renés 'de l'eau et de l'Esprit Saint', et nous réaffirmons notre ferme propos de correspondre à l'action de la Grâce pour être ses disciples.»       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette méditation du pape Benoît XVI nous prépare bien à entrer en Carême. Cette année notre chemin quadragésimal est un chemin baptismal et notre Mercredi des cendres un portail baptismal.       <br />
              <br />
       Par la pratique traditionnelle du jeûne, de l’aumône c’est-à-dire le partage et la prière à l’écoute de la Parole de Dieu nous sommes invités à vivre de façon toujours plus radicale notre union au Christ  et notre rencontre de Dieu.        <br />
              <br />
       Que ce geste de l’imposition des cendres et que cette eucharistie y contribuent pleinement.       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 9 mars 2011.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)</title>
   <updated>2009-11-01T02:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Fais-nous-revenir-a-toi-Seigneur-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-6-fevrier-2008_a168.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2008-02-05T19:11:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec le 6 février 2008 Année A. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Co 5, 20-6,2; Mt, 6, 1-6.16-18 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/844981-1036424.jpg?v=1289459902" alt="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" title="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" />
     </div>
     <div>
      Le retour du temps du Carême est une grâce. « Fais-nous revenir à toi, Seigneur » avons-nous chanté dans le psaume d’acclamation (Ps 79, 8). Oui, chers confrères, c’est le Seigneur qui non seulement nous invite à vivre la montée vers Pâques qu’est le carême, mais qui en prend la tête et la direction. « Convertis-moi et je serai converti » pouvons-nous répéter avec foi.        <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le carême, un chemin baptismal</span>       <br />
              <br />
       Dans cette perspective, les textes liturgiques de l’Année liturgique  A qui nous accompagneront tout au cours du carême sont des plus intéressants. Ils nous ramènent au 3e dimanche, l’évangile de la Samaritaine, au 4e celui de l’aveugle-né et au 5e celui de la résurrection de Lazare.        <br />
              <br />
       Ils sont choisis spécialement pour aider le cheminement des catéchumènes et nous invitent à entrer dans un chemin baptismal qui à travers « l’eau vive » nous fait passer des « ténèbres » à la « lumière du salut » et de la « mort » à la « vie éternelle».        <br />
              <br />
       Eau vive, lumière du salut, vie éternelle, quel bel horizon apporte la conversion qui est détournement de ce qui nous lie et nous limite vers ce qui nous libère et nous grandit.        <br />
              <br />
       C’est le sens profond de ce chemin baptismal qui nous est proposé cette année dans le carême.        <br />
              <br />
       Nous pouvons par la pensée nous associer aux catéchumènes qui sont de plus en plus nombreux chez nous. Le premier dimanche du carême, ils répondront à l'appel décisif qui a lieu le de préférence à la cathédrale. Après un appel nominal des catéchumènes, l'évêque demande aux futurs parrains et marraines s'ils jugent que la personne est prête à recevoir le baptême et il demande à l'assemblée son accord. Après la liturgie de la parole, l’évêque demande aux catéchumènes de confirmer leur décision de recevoir le baptême et les invite à inscrire leur nom sur le registre diocésain.       <br />
               <br />
       Puis, au cours du carême, les catéchumènes se prépareront immédiatement au baptême qu’ils recevront durant la Vigile pascale. Ils franchiront trois scrutins où leur parcours sera évalué et enfin on leur remettra le Credo et le Notre-Père. Ces gestes catéchuménaux sont issus d’une longue tradition dont nous pouvons faire notre profit. Ils invitent à la purification et à la conversion.         <br />
              <br />
              <br />
       En effet, ils centrent l’attention sur le fait que le baptême est un passage à la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, qui dans le mystère pascal se remet tout entier entre les mains du Père qui l’exalte et lui donne le Nom au-dessus de tout nom.        <br />
              <br />
       Ainsi, dira saint Paul, « Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle » (Romains 6, 4). Ces gestes catéchuménaux n’épuisent pas pour autant la richesse du chemin baptismal qu’est le carême.        <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Deux aspects complémentaires : entraînement spirituel et ouverture à la communauté</span>       <br />
              <br />
       Pour compléter notre méditation, j’aimerais souligner deux autres aspects du carême qui sont tirés des lectures que nous venons de faire.       <br />
              <br />
       En premier lieu, c’est l’importance de l’entraînement spirituel. Si c’est bien le Seigneur qui convertit, si c’est bien avec le Christ que nous sommes passés de la mort à la vie, il n’en reste pas moins que c’est au baptisé de s’impliquer avec les ressources de son être, avec sa volonté, avec ses efforts, C’est sa décision que celle d’entrer ou non dans la démarche qui le convertira de plus en plus.        <br />
              <br />
       Pour le faire, l’évangile et la tradition pointent trois moyens qui sont l’aumône et le partage, la prière,  le jeûne et la pénitence.        <br />
              <br />
       Ces moyens peuvent prendre des formes renouvelées. L’un ou l’autre peut être privilégié. Cette année, par exemple, le pape Benoît XVI dans son Message du Carême met en évidence l’aumône dont il dit qu’ « elle nous apprend à aller à la rencontre des besoins de notre prochain », qu’ « elle éduque à la générosité de l’amour », qu’elle fait « reconnaître Jésus lui même dans les pauvres ». À chacun de privilégier le moyen qui lui apparaît le plus approprié.       <br />
               <br />
       En second lieu, il me semble qu’en cette année où se tiendra à Québec le 49e Congrès eucharistique international, il est plus que pertinent de faire ressortir la dimension eucharistique du chemin baptismal.        <br />
              <br />
       En effet, l’initiation chrétienne ne sépare pas le Baptême de l’Eucharistie. L’Eucharistie est l’aboutissement du chemin baptismal. Les nouveaux baptisés de la Vigile pascale revêtent un vêtement blanc et ils entrent dans la communauté célébrante du Ressuscité qui est vivant et présent dans la Pain et le Vin partagés.  Pour y arriver, ils ont rejeté ce qui les en éloignait. Ils sont « morts au péché et vivants pour Dieu en  Jésus-Christ » (Romains 6, 11). Désormais, ils forment le peuple nouveau rassemblé par Dieu lui-même. C’est dans la « Fraction du pain » qu’ils reconnaissent la présence du Ressuscité comme l’ont fait les disciples d’Emmaüs.       <br />
              <br />
       Ne sommes-nous pas nous aussi dans la même dynamique ? Une dynamique de cheminement où nous sommes sans cesse en action, une dynamique de reprises et d’avancées, une dynamique de transformation jamais terminée.        <br />
       À chaque eucharistie, nous devenons ce que nous mangeons,  nous reconnaissons le Ressuscité présent dans nos vies et dans son peuple. Le Pain eucharistique, le Corps du Christ, nous transforme en son Corps mystique et nous pouvons reprendre en vérité les paroles de saint Paul « Vous êtes le Corps du Christ ».       <br />
              <br />
       Le chemin baptismal du carême ne nous isole pas dans une démarche d’individu replié sur lui-même, au contraire, il nous ouvre à la communauté où nous nous retrouvons avec joie pour nous soutenir mutuellement.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers confrères, en avançant recevoir les cendres, entrons avec confiance dans ce chemin baptismal qui nous est proposé cette année.        <br />
              <br />
       Les paroles qui accompagneront le geste « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » soulignent avec raison que la grâce du Seigneur s’enracine dans une liberté et une décision qui ne sont jamais forcées.        <br />
              <br />
       Que le geste que nous poserons nous aide à entre le cœur léger dans un chemin de transformation où comme le Christ nous mourrons au péché pour vivre pour Dieu.        <br />
              <br />
       Amen.        <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
               <br />
       Le 6 février 2008.       <br />
              <br />
       _______________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Normes universelles de l'année liturgique       <br />
       </span>       <br />
       « Le temps de Carême est ordonné à la célébration de Pâques : la liturgie du carême dispose en effet les catéchumènes, par les divers degrés de l'initiation chrétienne, et les fidèles, par la commémoration du baptême et par la pénitence, à célébrer le mystère pascal » (n°27).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/844981-1036434.jpg?v=1289459902" alt="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" title="«  Fais-nous revenir à toi, Seigneur  »  Homélie pour le Mercredi des Cendres (6 février 2008)" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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