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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:00:49+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »</title>
   <updated>2025-06-13T15:16:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-07-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C le 13 juillet 2025 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Deutéronome 30, 10-14, Colossiens 1, 15-20 et Luc 10, 25-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87601179-62122463.jpg?v=1652359175" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez reconnu facilement cette parabole que je viens de lire : la parabole du bon Samaritain. Elle fait partie de notre patrimoine religieux et culturel. C’est une des paraboles de l’évangile qui est la plus connue. Cette histoire - c’est-ce qu’est une parabole - est racontée par Jésus lorsqu’un Docteur de la Loi, un personnage important de son temps, lui pose la question « Qui est mon prochain? ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Remarquez que Jésus ne donne pas une réponse d’intellectuel, une réponse théorique. Il ne se met pas à parler de la situation économique de son temps etc. Mais il donne une réponse concrète qui est compréhensible et applicable par  chaque personne qui l’écoute et par nous encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Commet découvre-t-on son prochain? Pour répondre à cette question, reprenons la parabole que Jésus raconte et mettez-nous à la place du blessé sur le bord de la route.       <br />
              <br />
       S’il est encore conscient - l’évangile ne le dit pas - il voit passer des gens qui ne prennent pas la peine de s’arrêter : un prêtre d’abord, puis un lévite (c’est-à-dire quelqu’un qui travaillait au temple de Jérusalem). On peut imaginer qu’il en passe encore d’autres aussi qui ne s’arrêtent pas.        <br />
              <br />
       Soudain quelqu’un s’arrête. Qu’est-ce qu’il fait? Il s’approche, panse les plaies du blessé, il le fait monter sur son âne et il le conduit à l’auberge. Il prend soin de lui et il paye même l’aubergiste pour qu’il le garde.        <br />
              <br />
       Quand le blessé se sera remis, il ne se demandera pas longtemps qui a été son prochain. Car il se rappellera qu’il était à moitié mort et que c’est cet homme, le Samaritain, qui a pris soin de lui et s’est occupé de lui. C''est lui qui s'est fait proche de lui. C'est lui, le Samaritain, qui est le prochain du blessé sur la route.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La leçon à retenir</span>       <br />
              <br />
       C'est ce que Jésus veut qu'on retienne. À la fin de l’évangile, Jésus demande au Docteur de la Loi « Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits? » Le Docteur répond « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». Et Jésus de conclure « Va et toi aussi, fais de même ». Le prochain ce n’est pas seulement les autres, c’est aussi nous qui nous faisons proches.       <br />
              <br />
       Revenons à notre blessé. Comment, une fois guéri, va-t-il se comporter? S'il rencontre son bon Samaritain, il va sûrement le remercier. Mais, il ne le reverra probablement jamais. Que lui reste-il à faire?       <br />
              <br />
       S'il a du cœur, il ne pourra plus jamais, quand l’occasion se présentera, passer à côté des besoins des autres sans faire ce qu’il peut. Il sera marqué par cette expérience d’avoir été sauvé par quelqu’un et il se fera à son tour un proche, un prochain pour d’autres personnes.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Jésus le bon Samaritain</span>        <br />
              <br />
       Mes amis, nous sommes tous et toutes ce blessé de la route de Jéricho, nous faisons partie de l'humanité blessée par le péché.. Comme le blessé de la route de Jéricho nous avons besoin de quelqu'un qui s'arrête pour nous sauver. Celui qui s’arrête c’est Jésus. C’est lui le bon Samaritain. Il se fait proche de nous, il se fait notre prochain. Il se penche sur l’humanité blessée. Il multiplie les guérisons et les pardons. Il vient vers nous avec amour et compassion. Il se fait miséricordieux. Malgré nos fautes et nos erreurs, il nous relève et il nous conduit à Dieu.       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite donc à retenir que si Jésus, le Fils de Dieu, s'est fait proche de nous pour nous sauver et nous conduire à Dieu, comme lui nous devons nous faire proches de nos frères et sœurs pour les aimer comme Lui nous a aimés.  C’est là le cœur de son enseignement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En poursuivant notre célébration, nous demanderons au Seigneur de renouveler notre regard pour que cette semaine nous sachions le reconnaître dans les autres, en particulier ceux et celles qui ont le plus besoin que l’on s’approche d’eux et d’elles par notre aide et notre amitié, par un coup de téléphone, par une visite, par un service, que sais-je ?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur la grâce de nous émouvoir des peines, des blessures et des besoins de nos frères et sœurs pour devenir à notre tour, comme Jésus, des bons Samaritains. C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes,       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Elle est tout près de toi, cette Parole, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 10-14)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu,       <br />
       en observant ses commandements et ses décrets       <br />
       inscrits dans ce livre de la Loi,       <br />
       et reviens au Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur et de toute ton âme.       <br />
           Car cette loi que je te prescris aujourd’hui       <br />
       n’est pas au-dessus de tes forces       <br />
       ni hors de ton atteinte.       <br />
           Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui montera aux cieux       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui se rendra au-delà des mers       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle est tout près de toi, cette Parole,       <br />
       elle est dans ta bouche et dans ton cœur,       <br />
       afin que tu la mettes en pratique. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 68, 14, 17, 30-31, 33-34, 36ab.37)       <br />
       R/ Cherchez Dieu, vous les humbles       <br />
       et votre cœur vivra.       <br />
              <br />
       Moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
              <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
       car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse,       <br />
       regarde-moi.       <br />
              <br />
       Et moi, humilié, meurtri,       <br />
       que ton salut, Dieu, me redresse.       <br />
       Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,       <br />
       je vais le magnifier, lui rendre grâce.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
              <br />
       Car Dieu viendra sauver Sion       <br />
       et rebâtir les villes de Juda.       <br />
       patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,       <br />
       demeure pour ceux qui aiment son nom.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ! (Ps 18b, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est créé par lui et pour lui » (Col 1, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :       <br />
           en lui, tout fut créé,       <br />
       dans le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           un docteur de la Loi se leva       <br />
       et mit Jésus à l’épreuve en disant :       <br />
       « Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir en héritage la vie éternelle ? »       <br />
           Jésus lui demanda :       <br />
       « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?       <br />
       Et comment lis-tu ? »       <br />
           L’autre répondit :       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur, de toute ton âme,       <br />
       de toute ta force et de toute ton intelligence,       <br />
       et ton prochain comme toi-même. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu as répondu correctement.       <br />
       Fais ainsi et tu vivras. »       <br />
           Mais lui, voulant se justifier,       <br />
       dit à Jésus :       <br />
       « Et qui est mon prochain ? »       <br />
           Jésus reprit la parole :       <br />
       « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,       <br />
       et il tomba sur des bandits ;       <br />
       ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,       <br />
       s’en allèrent, le laissant à moitié mort.       <br />
           Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           De même un lévite arriva à cet endroit ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ;       <br />
       il le vit et fut saisi de compassion.       <br />
           Il s’approcha, et pansa ses blessures       <br />
       en y versant de l’huile et du vin ;       <br />
       puis il le chargea sur sa propre monture,       <br />
       le conduisit dans une auberge       <br />
       et prit soin de lui.       <br />
           Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,       <br />
       et les donna à l’aubergiste, en lui disant :       <br />
       ‘Prends soin de lui ;       <br />
       tout ce que tu auras dépensé en plus,       <br />
       je te le rendrai quand je repasserai.’       <br />
           Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain       <br />
       de l’homme tombé aux mains des bandits ? »       <br />
           Le docteur de la Loi répondit :       <br />
       « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Va, et toi aussi, fais de même. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » </title>
   <updated>2024-04-28T21:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-B- Le-testament-spirituel-de-Jesus_a1174.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-04-30T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 5 mai 2024. Textes: Actes 10, 25-26.34-35.44-48 Baptême du centurion Corneille, Jean 4, 7-10 et Jean 15, 9-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601800-57034045.jpg?v=1615234369" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » " title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » " />
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      Ce passage de l’évangile de saint Jean s’inscrit dans une longue réflexion que saint Jean place au moment de la Cène, le Jeudi Saint, après le lavement des pieds des apôtres que Jésus vient de faire.  On l’a appelé le « Discours des adieux ». On a ici comme le testament spirituel de Jésus. Le passage qui nous est proposé ce matin se comprend bien si on le situe dans un parcours d'amour qui part de l’amour de Dieu, puis qui se concentre en Jésus et qui se manifeste en  nous. Si vous le voulez bien, essayons de suivre ce parcours.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’amour en Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par l’amour de Dieu. On en parle volontiers, et dans notre langage courant quand on dit l'« amour de Dieu » on pense spontanément à l’amour que j’ai pour Dieu comme on dit l’« amour du sport ». ou l'« amour du tennis ».        <br />
              <br />
       Or il n’en va pas ainsi lorsqu’il est question de l’amour de Dieu. Quand les Écritures, en particulier les Évangiles et les Lettres de saint Paul, parlent de l’amour de Dieu, il s’agit toujours de l'amour que Dieu a pour nous, pour l’humanité. L’amour vient de Dieu. L’amour de Dieu ne vient pas de nous. « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » dit clairement l’extrait de la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Jean </span> que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Saint Paul pour exprimer cette belle réalité a utilisé pour parler de l’amour qui vient de Dieu le mot  « agapè ». En latin on dit « caritas » qui a donné le mot « charité » en français.  On veut dire par là que c’est Dieu qui nous aime d’abord et que nous, nous répondons à un amour qui nous précède.        <br />
              <br />
       Quelle réalité extraordinaire à se rappeler sans cesse comme disciples de Jésus ! Le pape François va dans ce sens en dénonçant dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span>  publiée le 9 avril 2018 ceux et celles qu’il appelle des « nouveaux pélagiens »  qui pensent aller à Dieu par leurs propres moyens, alors que si nous allons à Dieu c’est que Dieu lui-même nous a déjà rejoints. Le pape écrit au numéro 56 de cette <span style="font-style:italic">Exhortation</span> qu’il a nommée <span style="font-style:italic">Gaudete et Exultate</span> : « C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu » .       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">L’amour du Christ</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à l'amour du Christ. Dans le testament de Jésus que l'évangile de saint Jean nous rapporte Jésus se révèle  comme celui qui s’est laissé remplir totalement par la puissance de l’amour de Dieu, au point de vivre cet amour tellement à fond qu’il porte les péchés de  l’humanité et s’offre pour le salut de tous.<!-- Il se fait « serviteur » ce qu'il vient d'exprimer par le lavement des pieds de ses apôtres.-->         <br />
              <br />
       Voyez comment fonctionne le don de Jésus pour notre salut. D’un côté, il se laisse remplir de l’amour de Dieu. De l’autre, parce qu’il en est rempli, il peut à son tour laisser se répandre et transparaître cet amour autour de lui : « Comme le Père m’a aimé, dit-il au début de l’évangile de ce jour, moi aussi je vous ai aimés ».       <br />
              <br />
       Vous voyez : le mouvement d’amour qui part de Dieu se cristallise d'une certaine manière dans son Fils Jésus qui reçoit cet amour en lui, qui le cultive et qui se l’approprie totalement. C’est par cet amour qu’il se tourne vers ses frères et sœurs et qu’il se donne pour eux et pour elles.       <br />
              <br />
       On est dans une logique de don qui se répand et non d’utilisation de l’autre. L'amour de Dieu, l' « amour-agapè », est tourné vers l’autre. Il est comme une bonne senteur qui se dégage de la personne qui en vit. C’est cet « amour-agapè » qui a illuminé toute la vie de Jésus. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » dit Jésus dans notre passage de son testament spirituel et il ajoute pour rendre cela encore plus clair « je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ».       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> L’amour des autres</span>       <br />
              <br />
       En troisième lieu regardons ce qui se passe en nous. Les disciples de Jésus ne font pas autre chose que de recevoir cet « amour-agapè » que Jésus leur transmet. C'est par lui que l'amour de Dieu nous rejoint. Il est le canal par lequel passe l’amour reçu de Dieu. Il est important de se dire souvent « Je me laisse aimer par Jésus »  parce que cet amour il le reçoit de Dieu lui-même et tout ce qu’il a reçu de son Père il le donne. Cet amour est répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint comme le dit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> : « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». (Romains 5, 5)       <br />
              <br />
       Vous comprenez maintenant que l’invitation à aimer nos frères et sœurs, le commandement nouveau que Jésus donne à ses disciples, et que nous rappellent l'évangile et  la deuxième lecture, n’est autre chose que de vivre dans le concret l’amour reçu de Dieu, l'« amour-agapè ».        <br />
              <br />
       Cet amour comme tout amour ne peut rester enfermé dans le cœur des personnes, car l’amour est communicatif. Il se diffuse, il produit des fruits autour de nous parce que Dieu nous a choisis. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis pour que vous portiez du fruit. » Le fruit principal de l'amour c'est la rencontre et l'accueil de tous ceux et celles qui nous entourent, mais aussi de ceux et celles qui sont loin pour diverses raisons. Nous sommes invités, à l'exemple de saint Pierre dans la première lecture, à accueillir à bras ouverts tous ceux et celles que Dieu a déjà rejoints et qui croisent notre chemin comme Corneille, le centurion de l’armée romaine.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces quelques phrases du testament spirituel de Jésus nous ont permis d’aller au cœur de la Révélation chrétienne, celle d’un Dieu qui aime le monde. Jésus, son Fils est rempli de cet amour et il le répand  dans le cœur des personnes qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Les chrétiens se situent dans la ligne directe de l’amour de Dieu, l’amour infini et éternel qui est en Dieu, l’ « amour-agapè ». Ils sont actifs dans les tâches du monde, ouverts aux besoins de leurs frères et sœurs et soucieux des plus démunis et des pauvres. Cette attitude est pour eux une exigence de leur être de personne baptisée renouvelée par l’amour reçu de Dieu dans lequel ils sont entraînés par le Christ Ressuscité.       <br />
              <br />
       Que cette célébration soit comme un moment de pause où nous prenons le temps de goûter ce riche don de l’amour de Dieu en Jésus et en chacun et chacune d‘entre nous. Rendons gloire à Dieu pour ce don que nous n’avons pas mérité,  qui nous dépasse incroyablement et qui se continue tout au cours des âges.        <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie fasse croître en nous l’ « amour-agapè », la « charité  », afin que nous devenions de plus en plus semblables à notre Dieu qui est le Dieu Amour.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       30 avril 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie du  1 mai 2018 et 4 mai 2021-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 6e dimanche de Pâques Année B        <br />
       </b>       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Même sur les nations païennes, le don de l’Esprit Saint avait été répandu » (Ac 10, 25-26.34-35.44-48)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Comme Pierre arrivait à Césarée       <br />
       chez Corneille, centurion de l’armée romaine,       <br />
       celui-ci vint à sa rencontre,       <br />
       et, tombant à ses pieds, il se prosterna.       <br />
       Mais Pierre le releva en disant :       <br />
       « Lève-toi.       <br />
       Je ne suis qu’un homme, moi aussi. »       <br />
       Alors Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « En vérité, je le comprends,       <br />
       Dieu est impartial :       <br />
       il accueille, quelle que soit la nation,       <br />
       celui qui le craint       <br />
       et dont les œuvres sont justes. »       <br />
       Pierre parlait encore       <br />
       quand l’Esprit Saint descendit       <br />
       sur tous ceux qui écoutaient la Parole.       <br />
       Les croyants qui accompagnaient Pierre,       <br />
       et qui étaient juifs d’origine,       <br />
       furent stupéfaits de voir que, même sur les nations,       <br />
       le don de l’Esprit Saint avait été répandu.       <br />
       En effet, on les entendait parler en langues       <br />
       et chanter la grandeur de Dieu.       <br />
       Pierre dit alors :       <br />
       « Quelqu’un peut-il       <br />
       refuser l’eau du baptême       <br />
       à ces gens qui ont reçu l’Esprit Saint       <br />
       tout comme nous ? »       <br />
       Et il donna l’ordre de les baptiser au nom de Jésus Christ.       <br />
       Alors ils lui demandèrent       <br />
       de rester quelques jours avec eux.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)       <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu est amour » (1 Jn 4, 7-10)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       aimons-nous       <br />
       les uns les autres,       <br />
       puisque l’amour vient de Dieu.       <br />
       Celui qui aime est né de Dieu       <br />
       et connaît Dieu.       <br />
       Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu,       <br />
       car Dieu est amour.       <br />
              <br />
       Voici comment l’amour de Dieu       <br />
       s’est manifesté parmi nous :       <br />
       Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde       <br />
       pour que nous vivions par lui.       <br />
       Voici en quoi consiste l’amour :       <br />
       ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,       <br />
       mais c’est lui qui nous a aimés,       <br />
       et il a envoyé son Fils       <br />
       en sacrifice de pardon pour nos péchés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 9-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Comme le Père m’a aimé,       <br />
       moi aussi je vous ai aimés.       <br />
       Demeurez dans mon amour.       <br />
       Si vous gardez mes commandements,       <br />
       vous demeurerez dans mon amour,       <br />
       comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,       <br />
       et je demeure dans son amour.       <br />
       Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,       <br />
       et que votre joie soit parfaite.       <br />
       Mon commandement, le voici :       <br />
       Aimez-vous les uns les autres       <br />
       comme je vous ai aimés.       <br />
       Il n’y a pas de plus grand amour       <br />
       que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.       <br />
       Vous êtes mes amis       <br />
       si vous faites ce que je vous commande.       <br />
       Je ne vous appelle plus serviteurs,       <br />
       car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;       <br />
       je vous appelle mes amis,       <br />
       car tout ce que j’ai entendu de mon Père,       <br />
       je vous l’ai fait connaître.       <br />
       Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,       <br />
       c’est moi qui vous ai choisis et établis       <br />
       afin que vous alliez,       <br />
       que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure.       <br />
       Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,       <br />
       il vous le donnera.       <br />
       Voici ce que je vous commande :       <br />
       c’est de vous aimer les uns les autres. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-B- Le-testament-spirituel-de-Jesus_a1174.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »</title>
   <updated>2022-07-09T04:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Qui-est-mon-prochain_a1072.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228922-46109411.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-05T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C le 10 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Deutéronome 30, 10-14, Colossiens 1, 15-20 et Luc 10, 25-37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228922-46109411.jpg?v=1652359175" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C :  « Qui est mon prochain? »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez reconnu facilement cette parabole que je viens de lire : la parabole du bon Samaritain. Elle fait partie de notre patrimoine religieux et culturel. C’est une des paraboles de l’évangile qui est la plus connue. Cette histoire - c’est-ce qu’est une parabole - est racontée par Jésus lorsqu’un Docteur de la Loi, un personnage important de son temps, lui pose la question « Qui est mon prochain? ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Remarquez que Jésus ne donne pas une réponse d’intellectuel, une réponse théorique. Il ne se met pas à parler de la situation économique de son temps etc. Mais il donne une réponse concrète qui est compréhensible et applicable par  chaque personne qui l’écoute et par nous encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Commet découvre-t-on son prochain? Pour répondre à cette question, reprenons la parabole que Jésus raconte et mettez-nous à la place du blessé sur le bord de la route.       <br />
              <br />
       S’il est encore conscient - l’évangile ne le dit pas - il voit passer des gens qui ne prennent pas la peine de s’arrêter : un prêtre d’abord, puis un lévite (c’est-à-dire quelqu’un qui travaillait au temple de Jérusalem). On peut imaginer qu’il en passe encore d’autres aussi qui ne s’arrêtent pas.        <br />
              <br />
       Soudain quelqu’un s’arrête. Qu’est-ce qu’il fait? Il s’approche, panse les plaies du blessé, il le fait monter sur son âne et il le conduit à l’auberge. Il prend soin de lui et il paye même l’aubergiste pour qu’il le garde.        <br />
              <br />
       Quand le blessé se sera remis, il ne se demandera pas longtemps qui a été son prochain. Car il se rappellera qu’il était à moitié mort et que c’est cet homme, le Samaritain, qui a pris soin de lui et s’est occupé de lui. C''est lui qui s'est fait proche de lui. C'est lui, le Samaritain, qui est le prochain du blessé sur la route.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La leçon à retenir</span>       <br />
              <br />
       C'est ce que Jésus veut qu'on retienne. À la fin de l’évangile, Jésus demande au Docteur de la Loi « Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits? » Le Docteur répond « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». Et Jésus de conclure « Va et toi aussi, fais de même ». Le prochain ce n’est pas seulement les autres, c’est aussi nous qui nous faisons proches.       <br />
              <br />
       Revenons à notre blessé. Comment, une fois guéri, va-t-il se comporter? S'il rencontre son bon Samaritain, il va sûrement le remercier. Mais, il ne le reverra probablement jamais. Que lui reste-il à faire?       <br />
              <br />
       S'il a du cœur, il ne pourra plus jamais, quand l’occasion se présentera, passer à côté des besoins des autres sans faire ce qu’il peut. Il sera marqué par cette expérience d’avoir été sauvé par quelqu’un et il se fera à son tour un proche, un prochain pour d’autres personnes.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Jésus le bon Samaritain</span>        <br />
              <br />
       Mes amis, nous sommes tous et toutes ce blessé de la route de Jéricho, nous faisons partie de l'humanité blessée par le péché.. Comme le blessé de la route de Jéricho nous avons besoin de quelqu'un qui s'arrête pour nous sauver. Celui qui s’arrête c’est Jésus. C’est lui le bon Samaritain. Il se fait proche de nous, il se fait notre prochain. Il se penche sur l’humanité blessée. Il multiplie les guérisons et les pardons. Il vient vers nous avec amour et compassion. Il se fait miséricordieux. Malgré nos fautes et nos erreurs, il nous relève et il nous conduit à Dieu.       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous invite donc à retenir que si Jésus, le Fils de Dieu, s'est fait proche de nous pour nous sauver et nous conduire à Dieu, comme lui nous devons nous faire proches de nos frères et sœurs pour les aimer comme Lui nous a aimés.  C’est là le cœur de son enseignement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En poursuivant notre célébration, nous demanderons au Seigneur de renouveler notre regard pour que cette semaine nous sachions le reconnaître dans les autres, en particulier ceux et celles qui ont le plus besoin que l’on s’approche d’eux et d’elles par notre aide et notre amitié, par un coup de téléphone, par une visite, par un service, que sais-je ?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur la grâce de nous émouvoir des peines, des blessures et des besoins de nos frères et sœurs pour devenir à notre tour, comme Jésus, des bons Samaritains. C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes,       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Elle est tout près de toi, cette Parole, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 10-14)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu,       <br />
       en observant ses commandements et ses décrets       <br />
       inscrits dans ce livre de la Loi,       <br />
       et reviens au Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur et de toute ton âme.       <br />
           Car cette loi que je te prescris aujourd’hui       <br />
       n’est pas au-dessus de tes forces       <br />
       ni hors de ton atteinte.       <br />
           Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui montera aux cieux       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui se rendra au-delà des mers       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle est tout près de toi, cette Parole,       <br />
       elle est dans ta bouche et dans ton cœur,       <br />
       afin que tu la mettes en pratique. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 68, 14, 17, 30-31, 33-34, 36ab.37)       <br />
       R/ Cherchez Dieu, vous les humbles       <br />
       et votre cœur vivra.       <br />
              <br />
       Moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
              <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
       car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse,       <br />
       regarde-moi.       <br />
              <br />
       Et moi, humilié, meurtri,       <br />
       que ton salut, Dieu, me redresse.       <br />
       Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,       <br />
       je vais le magnifier, lui rendre grâce.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
              <br />
       Car Dieu viendra sauver Sion       <br />
       et rebâtir les villes de Juda.       <br />
       patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,       <br />
       demeure pour ceux qui aiment son nom.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ! (Ps 18b, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tout est créé par lui et pour lui » (Col 1, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :       <br />
           en lui, tout fut créé,       <br />
       dans le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           un docteur de la Loi se leva       <br />
       et mit Jésus à l’épreuve en disant :       <br />
       « Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir en héritage la vie éternelle ? »       <br />
           Jésus lui demanda :       <br />
       « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?       <br />
       Et comment lis-tu ? »       <br />
           L’autre répondit :       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur, de toute ton âme,       <br />
       de toute ta force et de toute ton intelligence,       <br />
       et ton prochain comme toi-même. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu as répondu correctement.       <br />
       Fais ainsi et tu vivras. »       <br />
           Mais lui, voulant se justifier,       <br />
       dit à Jésus :       <br />
       « Et qui est mon prochain ? »       <br />
           Jésus reprit la parole :       <br />
       « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,       <br />
       et il tomba sur des bandits ;       <br />
       ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,       <br />
       s’en allèrent, le laissant à moitié mort.       <br />
           Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           De même un lévite arriva à cet endroit ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ;       <br />
       il le vit et fut saisi de compassion.       <br />
           Il s’approcha, et pansa ses blessures       <br />
       en y versant de l’huile et du vin ;       <br />
       puis il le chargea sur sa propre monture,       <br />
       le conduisit dans une auberge       <br />
       et prit soin de lui.       <br />
           Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,       <br />
       et les donna à l’aubergiste, en lui disant :       <br />
       ‘Prends soin de lui ;       <br />
       tout ce que tu auras dépensé en plus,       <br />
       je te le rendrai quand je repasserai.’       <br />
           Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain       <br />
       de l’homme tombé aux mains des bandits ? »       <br />
           Le docteur de la Loi répondit :       <br />
       « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Va, et toi aussi, fais de même. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Qui-est-mon-prochain_a1072.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » </title>
   <updated>2021-03-08T21:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-B- Le-testament-spirituel-de-Jesus_a1005.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/54516033-41023005.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-05-04T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 9 mai 2021. Textes: Actes 10, 25-26.34-35.44-48 Baptême du centurion Corneille, Jean 4, 7-10 et Jean 15, 9-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/54516033-41023005.jpg?v=1615234369" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » " title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année B « Le testament spirituel de Jésus » " />
     </div>
     <div>
      Ce passage de l’évangile de saint Jean s’inscrit dans une longue réflexion que saint Jean place au moment de la Cène, le Jeudi Saint, après le lavement des pieds des apôtres que Jésus vient de faire.  On l’a appelé le « Discours des adieux ». On a ici comme le testament spirituel de Jésus. Le passage qui nous est proposé ce matin se comprend bien si on le situe dans un parcours d'amour qui part de l’amour de Dieu, puis qui se concentre en Jésus et qui se manifeste en  nous. Si vous le voulez bien, essayons de suivre ce parcours.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’amour en Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par l’amour de Dieu. On en parle volontiers, et dans notre langage courant quand on dit l'« amour de Dieu » on pense spontanément à l’amour que j’ai pour Dieu comme on dit l’« amour du sport ». ou l'« amour du tennis ».        <br />
              <br />
       Or il n’en va pas ainsi lorsqu’il est question de l’amour de Dieu. Quand les Écritures, en particulier les Évangiles et les Lettres de saint Paul, parlent de l’amour de Dieu, il s’agit toujours de l'amour que Dieu a pour nous, pour l’humanité. L’amour vient de Dieu. L’amour de Dieu ne vient pas de nous. « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » dit clairement l’extrait de la <span style="font-style:italic">Lettre de saint Jean </span> que nous avons lu dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Saint Paul pour exprimer cette belle réalité a utilisé pour parler de l’amour qui vient de Dieu le mot  « agapè ». En latin on dit « caritas » qui a donné le mot « charité » en français.  On veut dire par là que c’est Dieu qui nous aime d’abord et que nous, nous répondons à un amour qui nous précède.        <br />
              <br />
       Quelle réalité extraordinaire à se rappeler sans cesse comme disciples de Jésus ! Le pape François va dans ce sens en dénonçant dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique sur la sainteté</span>  publiée le 9 avril 2018 ceux et celles qu’il appelle des « nouveaux pélagiens »  qui pensent aller à Dieu par leurs propres moyens, alors que si nous allons à Dieu c’est que Dieu lui-même nous a déjà rejoints. Le pape écrit au numéro 56 de cette <span style="font-style:italic">Exhortation</span> qu’il a nommée <span style="font-style:italic">Gaudete et Exultate</span> : « C’est seulement à partir du don de Dieu, librement accueilli et humblement reçu, que nous pouvons coopérer par nos efforts à nous laisser transformer de plus en plus. Il faut d’abord appartenir à Dieu » .       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">L’amour du Christ</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à l'amour du Christ. Dans le testament de Jésus que l'évangile de saint Jean nous rapporte Jésus se révèle  comme celui qui s’est laissé remplir totalement par la puissance de l’amour de Dieu, au point de vivre cet amour tellement à fond qu’il porte les péchés de  l’humanité et s’offre pour le salut de tous.<!-- Il se fait « serviteur » ce qu'il vient d'exprimer par le lavement des pieds de ses apôtres.-->         <br />
              <br />
       Voyez comment fonctionne le don de Jésus pour notre salut. D’un côté, il se laisse remplir de l’amour de Dieu. De l’autre, parce qu’il en est rempli, il peut à son tour laisser se répandre et transparaître cet amour autour de lui : « Comme le Père m’a aimé, dit-il au début de l’évangile de ce jour, moi aussi je vous ai aimés ».       <br />
              <br />
       Vous voyez : le mouvement d’amour qui part de Dieu se cristallise d'une certaine manière dans son Fils Jésus qui reçoit cet amour en lui, qui le cultive et qui se l’approprie totalement. C’est par cet amour qu’il se tourne vers ses frères et sœurs et qu’il se donne pour eux et pour elles.       <br />
              <br />
       On est dans une logique de don qui se répand et non d’utilisation de l’autre. L'amour de Dieu, l' « amour-agapè », est tourné vers l’autre. Il est comme une bonne senteur qui se dégage de la personne qui en vit. C’est cet « amour-agapè » qui a illuminé toute la vie de Jésus. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » dit Jésus dans notre passage de son testament spirituel et il ajoute pour rendre cela encore plus clair « je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ».       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> L’amour des autres</span>       <br />
              <br />
       En troisième lieu regardons ce qui se passe en nous. Les disciples de Jésus ne font pas autre chose que de recevoir cet « amour-agapè » qu’il leur transmet. C'est par lui que l'amour de Dieu nous rejoint. Il est le canal par lequel passe l’amour reçu de Dieu. Il est important de se dire souvent « Je me laisse aimer par Jésus »  parce que cet amour il le reçoit de Dieu lui-même et tout ce qu’il a reçu de son Père il le donne. Cet amour est répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint comme le dit saint Paul dans sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> : « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». (Romains 5, 5)       <br />
              <br />
       Vous comprenez maintenant que l’invitation à aimer nos frères et sœurs, le commandement nouveau que Jésus donne à ses disciples, et que nous rappellent l'évangile et  la deuxième lecture, n’est autre chose que de vivre dans le concret l’amour reçu de Dieu, l'« amour-agapè ».        <br />
              <br />
       Cet amour comme tout amour ne peut rester enfermé dans le cœur des personnes, car l’amour est communicatif. Il se diffuse, il produit des fruits autour de nous parce que Dieu nous a choisis. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis pour que vous portiez du fruit. » Le fruit principal de l'amour c'est la rencontre et l'accueil de tous ceux et celles qui nous entourent, mais aussi de ceux et celles qui sont loin pour diverses raisons. Nous sommes invités, à l'exemple de saint Pierre dans la première lecture, à accueillir à bras ouverts tous ceux et celles que Dieu a déjà rejoints et qui croisent notre chemin comme Corneille, le centurion de l’armée romaine.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces quelques phrases du testament spirituel de Jésus nous ont permis d’aller au cœur de la Révélation chrétienne, celle d’un Dieu qui aime le monde. Jésus, son Fils est rempli de cet amour et il le répand  dans le cœur des personnes qui l'accueillent dans la foi.        <br />
              <br />
       Les chrétiens se situent dans la ligne directe de l’amour de Dieu, l’amour infini et éternel qui est en Dieu, l’ « amour-agapè ». Ils sont actifs dans les tâches du monde, ouverts aux besoins de leurs frères et sœurs et soucieux des plus démunis et des pauvres. Cette attitude est pour eux une exigence de leur être de personne baptisée renouvelée par l’amour reçu de Dieu dans lequel ils sont entraînés par le Christ Ressuscité.       <br />
              <br />
       Que cette célébration soit comme un moment de pause où nous prenons le temps de goûter ce riche don de l’amour de Dieu en Jésus et en chacun et chacune d‘entre nous. Rendons gloire à Dieu pour ce don que nous n’avons pas mérité,  qui nous dépasse incroyablement et qui se continue tout au cours des âges.        <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie fasse croître en nous l’ « amour-agapè », la « charité  », afin que nous devenions de plus en plus semblables à notre Dieu qui est le Dieu Amour.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 mai 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec correction de l’homélie du  1 mai 2018-->       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 6e dimanche de Pâques Année B        <br />
       </b>       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Même sur les nations païennes, le don de l’Esprit Saint avait été répandu » (Ac 10, 25-26.34-35.44-48)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Comme Pierre arrivait à Césarée       <br />
       chez Corneille, centurion de l’armée romaine,       <br />
       celui-ci vint à sa rencontre,       <br />
       et, tombant à ses pieds, il se prosterna.       <br />
       Mais Pierre le releva en disant :       <br />
       « Lève-toi.       <br />
       Je ne suis qu’un homme, moi aussi. »       <br />
       Alors Pierre prit la parole et dit :       <br />
       « En vérité, je le comprends,       <br />
       Dieu est impartial :       <br />
       il accueille, quelle que soit la nation,       <br />
       celui qui le craint       <br />
       et dont les œuvres sont justes. »       <br />
       Pierre parlait encore       <br />
       quand l’Esprit Saint descendit       <br />
       sur tous ceux qui écoutaient la Parole.       <br />
       Les croyants qui accompagnaient Pierre,       <br />
       et qui étaient juifs d’origine,       <br />
       furent stupéfaits de voir que, même sur les nations,       <br />
       le don de l’Esprit Saint avait été répandu.       <br />
       En effet, on les entendait parler en langues       <br />
       et chanter la grandeur de Dieu.       <br />
       Pierre dit alors :       <br />
       « Quelqu’un peut-il       <br />
       refuser l’eau du baptême       <br />
       à ces gens qui ont reçu l’Esprit Saint       <br />
       tout comme nous ? »       <br />
       Et il donna l’ordre de les baptiser au nom de Jésus Christ.       <br />
       Alors ils lui demandèrent       <br />
       de rester quelques jours avec eux.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)       <br />
       R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 97, 2)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       car il a fait des merveilles ;       <br />
       par son bras très saint, par sa main puissante,       <br />
       il s’est assuré la victoire.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a fait connaître sa victoire       <br />
       et révélé sa justice aux nations ;       <br />
       il s’est rappelé sa fidélité, son amour,       <br />
       en faveur de la maison d’Israël.       <br />
              <br />
       La terre tout entière a vu       <br />
       la victoire de notre Dieu.       <br />
       Acclamez le Seigneur, terre entière,       <br />
       sonnez, chantez, jouez !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu est amour » (1 Jn 4, 7-10)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       aimons-nous       <br />
       les uns les autres,       <br />
       puisque l’amour vient de Dieu.       <br />
       Celui qui aime est né de Dieu       <br />
       et connaît Dieu.       <br />
       Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu,       <br />
       car Dieu est amour.       <br />
              <br />
       Voici comment l’amour de Dieu       <br />
       s’est manifesté parmi nous :       <br />
       Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde       <br />
       pour que nous vivions par lui.       <br />
       Voici en quoi consiste l’amour :       <br />
       ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,       <br />
       mais c’est lui qui nous a aimés,       <br />
       et il a envoyé son Fils       <br />
       en sacrifice de pardon pour nos péchés.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 9-17)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
       « Comme le Père m’a aimé,       <br />
       moi aussi je vous ai aimés.       <br />
       Demeurez dans mon amour.       <br />
       Si vous gardez mes commandements,       <br />
       vous demeurerez dans mon amour,       <br />
       comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,       <br />
       et je demeure dans son amour.       <br />
       Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,       <br />
       et que votre joie soit parfaite.       <br />
       Mon commandement, le voici :       <br />
       Aimez-vous les uns les autres       <br />
       comme je vous ai aimés.       <br />
       Il n’y a pas de plus grand amour       <br />
       que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.       <br />
       Vous êtes mes amis       <br />
       si vous faites ce que je vous commande.       <br />
       Je ne vous appelle plus serviteurs,       <br />
       car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;       <br />
       je vous appelle mes amis,       <br />
       car tout ce que j’ai entendu de mon Père,       <br />
       je vous l’ai fait connaître.       <br />
       Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,       <br />
       c’est moi qui vous ai choisis et établis       <br />
       afin que vous alliez,       <br />
       que vous portiez du fruit,       <br />
       et que votre fruit demeure.       <br />
       Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,       <br />
       il vous le donnera.       <br />
       Voici ce que je vous commande :       <br />
       c’est de vous aimer les uns les autres. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)</title>
   <updated>2015-05-04T21:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-amour-au-coeur-de-l-evangelisation-Homelie-de-Mgr-Gaetan-Proulx-pour-la-fete-de-saint-Francois-de-Sales-au-Seminaire_a513.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <published>2013-01-24T03:02:00+01:00</published>
   <author><name>Mgr Gaétan Proulx</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire à Québec, à l'occasion de la fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec, célébrée au Séminaire par anticipation le 23 janvier 2013 par la communauté des prêtres du Séminaire, l'équipe d'animation du Grand Séminaire, les séminaristes auxquels s'étaient joints leurs invités: les prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert. Textes de l'Écriture: Hébreux 7, 1-03.15b-17et Marc 3, 1-6     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5153657-7691215.jpg?v=1358995000" alt="« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)" title="« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)" />
     </div>
     <div>
      J’ai l’insigne honneur de présider l’Eucharistie en cette fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec, en cette année où nous célébrons le  trois cent cinquantième anniversaire de fondation en 1663 par le Bienheureux François de Laval, qui l’a érigé pour servir de Clergé à la nouvelle Église en ce pays, en cette ville de Québec.       <br />
              <br />
       La création du Séminaire de Québec a aussi donné naissance à une communauté de prêtres qui se devait d’être missionnaire tout en mettant un accent particulier sur la vie communautaire et sur l’évangélisation. Ces orientations voulues par le Fondateur se sont maintenues tout au long de ces 350 années. C’est donc, particulièrement cette année, une occasion toute spéciale de rendre grâce au Seigneur.       <br />
              <br />
       Le verset de l’acclamation à l’Évangile me semble résumer l’essentiel de la mission des prêtres du Séminaire, de leur Fondateur, François de Laval et de leur patron secondaire saint François de Sales : «  Jésus proclamait la Bonne Nouvelle et guérissait son peuple de toute maladie ». En effet, les deux François ont eu cette préoccupation de tout mettre en œuvre pour que la Bonne Nouvelle puisse être proclamée, annoncée, et cela aux personnes de toutes conditions, en particulier les plus pauvres. Et c’est aussi la préoccupation principale de Jésus, relatée par saint Marc dans le texte de l’Évangile que nous venons d’écouter. Tout mettre en œuvre pour manifester la tendresse de Dieu qui est sans frontières, qu’aucune loi ne peut arrêter, même pas l’observance du Sabbat. L’objectif de Jésus est clair. Il tourne l’attention de ses interlocuteurs vers la finalité de tous les préceptes : « faire le bien », « sauver une vie » pour empêcher la mort d ‘étendre son empire. Telle est la foi qui vaille au Royaume de Dieu. Jésus veut que la vie puisse circuler entre les hommes, que l’amour reprenne ses droits.       <br />
              <br />
       Cet homme dont la main est paralysée, n’est pas en danger de mort, mais son handicap le met en marge du groupe auquel il appartient, l’empêche de servir les siens comme il voudrait. En le guérissant le jour du Sabbat, Jésus nous rappelle que « la dette de la charité est insolvable » (Rm 13, 8) : et la foi vivante, « agissant par la charité » (Ga 5,6), n’a jamais fini de se mettre en peine. Et c’est en ce sens que Jésus, pour contrer « l’endurcissement du cœur », se tourne vers le malade et laisse parler son cœur compatissant : « Étends ta main » et reprends pleinement ta place dans la vie que ton Père te donne pour manifester pleinement son amour ». Au fond, le Seigneur nous propose de choisir la vie en offrant le pardon et en cherchant la réconciliation, la paix et l’unité, comme il convient à des enfants d’un même Père.       <br />
              <br />
       Chers frères prêtres, en célébrant saint François de Sales, nous rendons grâce au Seigneur parce qu’il a été ce pasteur selon le cœur de Dieu. Il a été un modèle d’apôtre et de pasteur qui avait accueilli l’amour divin dans sa vie. Cet accueil de l’amour divin l’a aidé non seulement dans sa vie spirituelle, mais aussi dans sa vie sacerdotale et pastorale. « Si j’ai le bonheur de ramener quelques hérétiques, dit-il, c’est la douceur qui en a fait la conquête. L’amour a plus d’emprise sur les âmes – je ne dis pas la rigueur – mais que la force même des raisons ».       <br />
              <br />
       Chers frères, s’il y a un langage à adopter pour aujourd’hui, dans notre monde, dans notre Église, dans le contexte de la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, c’est certainement celui de la charité qui demeurera toujours plus fécond. Ce langage qu’a adopté saint François de Sales, nous invite à nous pencher vers ceux et celles qui sont dans la pauvreté, l’humiliation et la souffrance. « Puisque la personne blessée est l’image de Dieu, ne devrions-nous pas, dit-il, nous jeter sur son visage, le caresser et pleurer d’amour pour elle » ? « Le Fils de l’homme est maître du Sabbat ».        <br />
              <br />
       AMEN.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-amour-au-coeur-de-l-evangelisation-Homelie-de-Mgr-Gaetan-Proulx-pour-la-fete-de-saint-Francois-de-Sales-au-Seminaire_a513.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2017-12-31T18:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Demeurez-dans-mon-amour-Homelie-pour-la-messe-anniversaire-du-deces-de-l-abbe-Gaston-Savard-pretre-agrege-du-Seminaire_a325.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1848304-2525603.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-30T19:32:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Gaston Savard (décédé le 2 février 2009) célébrée le 30 janvier 2010 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général au Séminaire de Québec, le samedi, 30 janvier 2010. Textes de l'Écriture: I Jean 3,14.16-20 et Jean 15, 9-17.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1848304-2525603.jpg?v=1289459878" alt="«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec" title="«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Nous venons d’entendre deux lectures qui illustrent très bien le fond l’âme de notre confrère l’abbé Gaston Savard, votre frère, votre oncle, votre ami. Mettre cette célébration sous le signe de l’amour me paraît être un geste des plus appropriés. L’abbé Savard a su en vivre et le traduire de mille façons jusque dans son testament où il léguait une somme d’argent pour que l’on célèbre des messes aux intentions des membres de sa famille dont il était si proche.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’amour : un chemin de vie</span>       <br />
              <br />
       La première lecture que nous avons entendue, celle de la lettre de saint Jean, nous indique que le chemin de l’amour est un chemin de vie.  « Parce que nous aimons nos frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas reste dans la mort ».        <br />
              <br />
       En effet, aimer n’est pas seulement un sentiment, une passion parfois, aimer c’est une proximité, c’est s’approcher de quelqu’un, c’est vivre en sa présence, l’avoir dans son cœur, dans sa pensée, dans ses  préoccupations. C’est en somme prendre du temps avec la personne, c’est aussi de cheminer avec elle, de s’intéresser à elle « non pas avec des paroles et des discours » seulement, mais « par des actes et en vérité ».       <br />
              <br />
       Mère Teresa et Jean Vanier en donnent de magnifiques exemples. Ce dernier à la Retraite internationale des prêtres en septembre 2009 à laquelle j'ai eu le bonheur de participer invitait les prêtres à refaire en silence, au terme de son enseignement, le geste du lavement des pieds. Ce geste pour Jean Vanier concrétise tout le « Aimons-nous les uns les autres ». C'est l'amour en acte et en vérité. C'est  un geste d'amour. « Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'à l'extrême » (Jean 13, 1). .En lavant les pieds de ses disciples, Jésus, dit Jean Vanier,  a montré à chacun d'eux qu'il avait du prix à ses yeux. Il nous invite ainsi à reconnaître en chaque personne le Temple de l'Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Notre confrère Gaston a su vivre ce chemin de l’amour d’une façon simple et continue. Sa famille a été le témoin privilégié de son attachement, de ses attentions et de son affection. Et ses élèves et ses confrères se rappellent avec émotion un homme discret, mais toujours à l’écoute et sans cesse préoccupé de l’autre. Il était toujours prêt à se mettre à genoux et à laver les pieds de ses frères et soeurs.        <br />
              <br />
       Oui, l’amour ne se réduit pas aux sentiments, il dessine pour chacun et chacune un chemin de vie, un parcours de vie avec ses hauts et ses bas, mais toujours habité de gestes, de pensées et de proximité.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un chemin qui résume tout</span>       <br />
              <br />
       Ce chemin de vie qu’est l’amour vécu n’est pas seulement un parcours, mais avec le temps il s’élargit au point de prendre toute la place et se transforme en un lieu où il fait bon demeurer. Le sommet de l’amour c’est d’y être incrusté au point où il n’y a plus d’autres réalités plus importantes. Tout passe par l’amour et tout se résume dans l’amour.        <br />
              <br />
       C’est ainsi que je comprends la phrase de l’Évangile que je viens de lire : « Demeurez dans mon amour ». L’amour ne passe pas. Il transforme tout dès maintenant, avant de s’épanouir pour toujours en vie éternelle, car il vient de Dieu. il est l'amour-agapè comme le nomme saint Jean. Il est plus que l'attirance et l'amitié, il est charité, vie de Dieu répandue en nous. Il est ce regard de Dieu en nous qui maintient l'orientation vers le but et la fin : « ...l'espérance ne déçoit point, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné » (Romains 5, 5). Cet « amour de Dieu » est l'amour dont Dieu nous aime et dont l'Esprit-Saint est un gage. Il est grâce et faveur de vivre dans l'amitié divine. Il produit un « état de grâce » : un « état » rempli de la grâce, de la tendresse, de la faveur de Dieu. Telle est la plénitude que fait surgir l'amour de charité, l'amour-agapè: une plénitude où il fait bon demeurer, une vie à demeure, une vie éternelle.       <br />
              <br />
       En effet, la vie éternelle n’est pas autre que celle que nous vivons déjà. Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean nous invite à vivre maintenant ce que nous vivrons tout le temps : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père je vous l’ai fait connaître » : « Dieu est Amour »       <br />
              <br />
       Ce chemin d’éternité qu’est l’amour est proposé à quiconque veut y entrer. C’est un don qui est fait sans mérite de notre part « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis. »       <br />
              <br />
       Si nous acceptons d’y entrer, comme l’a fait notre confrère Gaston, nous pouvons être sûrs que les fruits fleuriront et qu’ils demeureront.       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous faire entre de plus en plus dans ce chemin de l’amour qui ouvre sur un Dieu qui « est plus grand que notre cœur ».        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En refaisant les gestes de Jésus à la dernière Cène, nous nous unissons à Lui, le Ressuscité, établi pour toujours auprès du Père dans la demeure éternelle où l’Amour règne et s’épanouit en plénitude. Nous commençons dans l’amour que nous avons les uns pour les autres une vie qui n’aura pas de fin et que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       30 janvier 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>« L'esprit de douceur, de charité et de zèle apostolique » de saint François de Sales - Homélie pour sa fête en 2010</title>
   <updated>2010-06-29T02:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-esprit-de-douceur-de-charite-et-de-zele-apostolique-de-saint-Francois-de-Sales-Homelie-pour-sa-fete-en-2010_a324.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1846402-2522535.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-29T14:18:00+01:00</published>
   <author><name>Mgr Paul Lortie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec (24 janvier), par Mgr Paul Lortie, évêque auxiliaire à Québec, célérée de façon différée en la chapelle du Séminaire le 27 janvier 2010. Textes de l'Écriture :Deutoronome 6, 3-9 et Mathieu 11, 25-30.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1846402-2522535.jpg?v=1289459878" alt="« L'esprit de douceur, de charité et de zèle apostolique » de saint François de Sales - Homélie pour sa fête en 2010" title="« L'esprit de douceur, de charité et de zèle apostolique » de saint François de Sales - Homélie pour sa fête en 2010" />
     </div>
     <div>
      Dans l’évangile, Jésus dit : « Père, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté » (Mt 11, 25-26). En cette fête de saint François de Sales, ayons un cœur d’enfant pour découvrir le grand amour de Dieu dans notre vie personnelle. Laissons-nous toucher par la vie exemplaire de François de Sales.        <br />
              <br />
       Né en 1567 en Savoie, près d’Annecy, ses parents lui offrent de poursuivre de solides études de philosophie, de théologie et de droit. A 26 ans, il est ordonné prêtre. Face à Calvin qui, depuis 28 ans, s’imposait avec tant de puissance, François devient un témoin et un défenseur de la foi de l’Église. Son intelligence, son équilibre, sa bonté, son humilité et sa douceur ont permis le retour à la foi catholique de beaucoup de fidèles.       <br />
              <br />
       Sa douceur a été l’un des traits dominants de sa riche personnalité. La liturgie du jour le souligne avec à-propos : à la prière d’ouverture, nous avons prié : « Fais que soutenus par l’exemple de François, nous donnions une preuve de ta douce charité en nous dévouant pour nos sœurs et nos frères » et à la prière après la communion, je prierai en votre nom : « Dieu tout-puissant, accorde-nous d’imiter la douceur et la charité de saint François ». En s’appuyant sur la grâce de Dieu, François a réussi à obtenir une meilleure maîtrise de son tempérament. Il écrit : « j’ai fait un traité avec moi-même de ne jamais parler quand je me sens touché de colère ».  Il n’est pas surprenant que toutes ses relations humaines ont été imprégnées de cordialité, de bonté, de tendresse et de douceur. Ses propos inspirants mettent en lumière que le fondement de la religion est basé sur l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Un feu d’amour brûlait le cœur de ce grand apôtre. Que les paroles de ce pasteur rempli de mansuétude touchent notre cœur : « il n’est rien d’impossible à l’amour »; « Donnez-vous à Jésus sans partage et il se donnera à vous sans mesure »; « Le monde est né de l’amour, il est soutenu par l’amour, il va vers l’amour et il entre dans l’amour ». Ces pensées profondes s’inspirent d’un cœur imprégné par la Parole de Dieu. François s’inscrit dans la dynamique du livre du Deutéronome, où le peuple de Dieu, sous le gouvernement de Moïse, prend conscience que son histoire est une histoire sainte, une histoire sacrée, une histoire d’amour : Dieu fait alliance avec son peuple : « Écoute Israël, [écoute Église du Christ à Québec], le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute âme et de toute ta force » (Dt 6, 4-5).        <br />
              <br />
       Un deuxième trait de son ministère pastoral a été de travailler à la formation des laïcs et de leur proposer une spiritualité adaptée à leur condition de vie. Il écrit dans son introduction à la vie dévote : « La dévotion doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l’artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée; et non seulement cela, mais il faut accommoder la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier » et il ajoute : « Où que  nous soyons nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite » Liturgie des Heures, I, p. 1363. Cet ardent témoin de la foi a été un messager zélé et constant pour mettre à la portée des laïcs la richesse de la Parole de Dieu et de celle du magistère de l’Église. Sa largeur de vue, son souci du concret et son amour contagieux ont permis à bien des fidèles de vivre une relation amoureuse avec le Seigneur et de développer un grand amour du prochain. Il a proposé aux chrétiens une voie de sainteté sûre, facile et douce, tout imprégnée de son expérience spirituelle avec Jésus doux et humble de cœur (Mt 11, 30).        <br />
              <br />
       En cette année sacerdotale où l’Église universelle propose un renouveau spirituel des prêtres et des évêques et une promotion dynamique, fidèle et audacieuse des vocations consacrées et sacerdotales par tous les baptisés, il me semble que la grande figure de saint François de Sales demeure une source d’inspiration et d’engagement. Ne serait-ce que toutes nos relations humaines soient imprégnées de douceur et de bonté à l’exemple de Jésus qui est doux et humble de cœur.  Pouvons-nous suivre l’exemple de François de Sales qui a laissé de nombreux écrits. Osons écrire notre récit de vocation de baptisé, de prêtre ou de consacré. Faites-vous ce cadeau pour rendre grâce au Seigneur qui vous a aimés personnellement et vous a choisis pour une mission particulière. Découvrez par votre histoire sacrée comment la Parole de Dieu a séduit votre cœur, et comment de fidèles témoins de la foi ont influencé votre cheminement spirituel et vocationnel. Partagez vos récits entre vous et surtout faites cette confidence à des jeunes adultes pour les aider à discerner plus facilement des signes de la présence de Dieu dans leur vie. Moi-même, j’ai vécu cette expérience et j’ai vécu une belle expérience spirituelle. Irons-nous jusqu’à publier un livre? L’avenir nous le dira!       <br />
               <br />
              <br />
       En poursuivant notre Eucharistie, prenons conscience du précieux héritage spirituel accordé au Séminaire de Québec d’avoir comme second patron François de Sales grâce à l’heureuse initiative de Mgr de St-Vallier en 1698, année de l’établissement des missions du Séminaire de Québec au Mississipi. Aujourd’hui, non seulement nous écrivons une autre page de cette histoire sainte, mais nous affirmons publiquement que le Christ est toujours vivant et qu’il prend soin de nous. Nous nous unissions à la foi de nos ancêtres pour prier humblement François de Sales de nous accorder l’esprit de douceur, de charité et de zèle apostolique dont son âme était remplie et sollicitons sa bénédiction sur notre ministère sacré. 	 Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Paul Lortie       <br />
       Évêque auxiliaire à Québec       <br />
              <br />
       le 27 janvier 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>La vocation du prêtre : une réflexion toujours actuelle de Mgr Jean-Baptiste Montini futur Paul VI</title>
   <updated>2010-03-23T20:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-vocation-du-pretre-une-reflexion-toujours-actuelle-de-Mgr-Jean-Baptiste-Montini-futur-Paul-VI_a312.html</id>
   <category term="Année sacerdotale" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1719340-2326972.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-22T02:36:00+01:00</published>
   <author><name>Mgr Jean-Baptiste Montini (Paul VI)</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En cette Anné sacerdotale proposée par Benoît XVI à toute l'Égise, quelle fraîcheur se découvre dans la préface de Mgr Montini, alors Pro-Secrétaire d'État aux affaires ordinaires, pour le livre de Mgr Veuillot qui, sous le titre "Notre Sacerdoce", rassemblait les textes des papes depuis Léon XIII. L'abbé Laurent Côté du Séminaire de Québec, professeur retraité de liturgie à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval, en extrait un passage sur la vocation qu'il commente dans cet exposé aux responsables des régions pastorales de l'Amiante et de Lotbinière/Bois-Francs (diocèse de Québec) sur l'Eucharistie à partir des parties de la messe. Bonne lecture.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1719340-2326972.jpg?v=1289459875" alt="La vocation du prêtre : une réflexion toujours actuelle de Mgr Jean-Baptiste Montini futur Paul VI" title="La vocation du prêtre : une réflexion toujours actuelle de Mgr Jean-Baptiste Montini futur Paul VI" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Voici un résumé de cette intervention par Linda Pelletier, animatrice régionale, région de Lotbinière/Bois-Francs, parue dans le journal « Au coeur des  Appalaches » (Février 2008 Vol. 2,  N° 3) suivi du texte de Mgr Montini, futur Paul VI  <a href="#francais">en français</a> et <a href="#italien">en italien</a> que cite l'abbé Côté.</span>       <br />
              <br />
       Le prêtre préside la messe; pasteur, il avance portant avec lui tous les baptisés rassemblés. Dorénavant, mon regard sur cet homme sera différent. Tout semblable à un autre, car un homme respire derrière la fonction, le prêtre s'incline profondément devant son Seigneur, vers quelqu'un Autre et il baise l'autel signe du seul véritable prêtre, le Christ lui-même.        <br />
              <br />
       Une définition que je veux garder dans mon coeur : portée par l’Esprit, la vocation est,  selon l’abbé Côté citant Paul VI (voir le texte plus bas) : 1) Un tourment (et non tournant) intérieur. 2)  Une préoccupation qui amène a une réflexion profonde et a une remise à jour continuelle. 3) Un amour sans repos. Tant qu'il y aura des gens à aimer, le Seigneur invite à aimer. 4) Une assurance dans la faiblesse. Une certitude habite celui qui est faible, l'assurance d'être se­couru. 5) Un commandement libérateur. C'est libérateur de savoir que la responsabilité première revient au Maître qui appelle, qui est à l’origine de  toute vocation.       <br />
              <br />
       Avant d'annoncer ou commenter la Parole, en­core faut-il croire en ceux à qui elle est adressée. À méditer : croire avant de parler. Le Seigneur juge les baptisés dignes de recevoir la Parole de Dieu, il ne faut donc pas leur communiquer une Parole qui s'adresserait à des païens.        <br />
              <br />
       Avec l’offrande des dons, le Seigneur prend ce qui lui est apporté, le travail humain sous les apparences du pain et du vin. Le tout est transfiguré par la Résurrection du Christ et redonné. Chacun devient don de Dieu pour la vie du monde.        <br />
              <br />
       Enfin dans la communion, il nous faut venir chercher et tendre la main pour recevoir notre propre résurrection.       <br />
              <br />
       À l'envoi, à la fin de la messe, il est dit à chacun: <span class="dq_open">«</span>&nbsp;Lève-toi et marche&nbsp;<span class="dq_close">»</span>.        <br />
              <br />
       Je suis restée conquise par le sujet et par l'humour de la personne-ressource. Tous mes remerciements à monsieur l’abbé Laurent  Côté qui a le don de rendre à notre Dieu la première place dans la messe et dans la vie       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Linda Pelletier, animatrice régionale, Région de Lotbinière/Bois-Francs (Diocèse de Québec</span>       <br />
       <span class="dq_open">«</span>&nbsp;&nbsp;<span class="dq_close">»</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <a name="francais"></a>       <br />
       <span style="font-style:italic">"La vocation du prêtre" par Mgr Jean-Baptiste Montini devenu le pape PAUL VI (21 juin 1963 au 6 août 1978) dans la préface au livre de Mgr Pierre VEUILLOT, </span> Notre sacerdoce<span style="font-style:italic">,  Documents pontificaux de Pie X à Pie XII, 2 vol., Paris, 1954, pages XIII et XV. La préface est une lettre de Mgr Montini, Pro-Secrétaire d’État aux affaires ordinaires à ce moment et qui était un collègue de travail du Mgr Veuilot.</span>       <br />
              <br />
       Le prêtre doit être un homme au-dessus de l'ordinaire: ce n'est pas certes que l'efficacité essentielle de son ministère dépende de ses qualités, de ses vertus, mais ses fonctions sont telles, tels ses devoirs, que toute sa psychologie, toute son âme, toutes ses actions y doivent correspondre. Le prêtre doit être saint. Quant à savoir quelle est la sainteté correspondant à l'exercice du sacerdoce c'est là question de grande importance et de non moindre complexité. Exhortations, enseignements, conseils, monitions se multiplient pour donner à la figure du prêtre son relief moral le plus haut. L'imitation du Christ ou mieux l'assimilation au Christ enrichit de valeur mystique cet aspect de la formation sacerdotale...       <br />
              <br />
       ...Le sacerdoce est un service social, il existe pour les autres. Il est l'organe du Corps Mystique destiné à distribuer la grâce et la doctrine, il est le guide sauveur. Sacerdoce et égoïsme sont termes antithétiques. Sacerdoce et charité coïncident. Les mots jaillissent sans fin sous la plume: apôtre, missionnaire, père, pasteur, maître, frère, serviteur et victime. La plus attirante et la plus difficile des entreprises, celle de former les autres, de leur inculquer une certaine façon de penser, de prier, d'agir, de sentir, telle est la mission du prêtre. D'où une aptitude extrême à se distinguer et à se mêler, à influer et à patienter, à parler et à écouter. Il est lumière, il est sel. C'est dire qu'il est élément actif, opérant, il pénètre dans les âmes avec un infini respect, pour les libérer, les affranchir, les réunir dans l'unité du Christ. S'il ne fait pas cela, qu'est-il? Et c'est pourquoi il doit être d'une souveraine habileté. Artiste, ouvrier spécialisé, médecin indispensable, initié aux subtiles et profondes phénoménologies de l'esprit, homme d'étude, homme de parole, homme de goût, homme de tact, de sensibilité, de finesse, de force. A quel travail sur lui-même ne doit pas s'appliquer le prêtre pour devenir apte au travail sur les autres! Et fout ceci dans la simplicité du vrai, dans l'humilité de l'amour, sans fallacieux artifices, sans viles timidités! Redoutant d'être jamais ou de paraître même intéressé, de recevoir sans donner, de commander sans servir. Art difficile, très difficile, qui suggère au magistère d'innombrables, d'incomparables enseignements.       <br />
              <br />
       Comme il arrive souvent à l'examen approfondi des divers aspects du christianisme, on aura également, dans cette analyse du sacerdoce, l'impression de l'inaccessible, l'idéal est trop élevé, l'homme a eu trop d'audace, il manquera son but. Oui, la chose est possible et c'est terrible : rien n'est plus proche du parfait que le ridicule, rien n’y correspond tant, en le contrefaisant, que le monstrueux, et malheureusement, pour tomber de haut, il suffit de bien peu. Mais le tableau ne serait pas complet si les forces capables de produire ce miracle qu'est le sacerdoce n'étaient pas elles aussi indiquées,' <span class="fluo_jaune">l'une, humble et courageuse, qui s'appelle vocation, c'est-à-dire tourment intérieur, amour sans repos, assurance dans la faiblesse, commandement libérateur. L'autre, ineffable et puissante, qui pénètre la pâte humaine et lui imprime un sceau nouveau, la haussant à des pouvoirs transcendants, elle s'appelle la grâce</span>, cette grâce qu'un sacrement spécial, l'Ordre sacré, confère solennellement.       <br />
              <br />
       * C’est nous qui soulignons
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <a name="italien"></a>       <br />
       Il Sacerdote dev'essere un uomo tutto speciale : non certo l'efficacia essenziale del sua ministero dipende dalle sue qualità, dalle sue virtù, ma tali sono le sue funzioni, tali i suai doveri, che tutta la sua psicologia, tutta la sua anima, tutte le sue azioni vi devono corrispondere. Il Sacerdote dev'essere santo. Quale poi sia la santità confacente all'esercizio del sacerdozio è questione di grande importanza e di non minore complesità. Esortazioni, insegnamenti, consigli, ammonimenti si moltiplicano per dare alla figura del sacerdote il sua migliore risalto morale. L'imi tazione, anzi l'assimilazione a Cristo arricchisce di valore mistico questa parte della formazione sacerdotale...        <br />
              <br />
       ...Il sacerdozio è un servizio sociale. E' per gli altri. E' l'organo del Corpo mistico destinato a dis tribuire la grazia e la dottrina e la guida sal vatrice. Sacerdozio e egoismo sono termini antitetici. Sacerdozio e carità coincidono. l ter mini sgorgano da non finire : apostolo, missionario, padre, pastore, maestro, fratello, servo e vittima. La più attraente e la più dif ficile delle imprese, quella di formare gli altri, di dare loro un modo di pensare, di pregare, di agire, di sentire, questa è la mis sione del Sacerdote. Quindi un'estrema capacità di distinguersi e di confondersi, di influire e di pazientare, di parlare e di ascoltare. E' luce, è sale. Cioè elemento attivo, operante; entra nelle anime, con infinita riverenza, per compaginarle all'unità di Cristo. Se non fa questo, che è? E percio egli dev'essere immensamente abile. Un artista, un operaio specializzato, un medico indispensabile, un iniziato aIle sottili e profonde fenomenologie della spirito : uomo di studio, uomo di parola, uomo di gusto, uomo di tatto, di sensibilità, di finezza, di forza. Quanto lavoro su se stesso deve il sacerdote esercitare per abilitarsi a lavorare su gli altri! E tutto questo nella semplicità deI vera, nell'umiltà dell'amore, senza artificiosi infingimenti, senza viIi timidezze! Timoroso se mai d'essere, o a'apparire interessato, di ricevere senza dare, di comandare senza servire. Arte difficile, difficilissima, che suggerisce al sommo magistero innumerevoli, impareggiabili insegnamenti.       <br />
              <br />
       Come spesso avviene all'esame approfondito dei vari aspetti del cristianesimo, anche a questa analisi deI sacerdozio si avrà l'impressione dell'inarrivabile : l'ideale è troppo alto; l'uomo ha osato troppo; fallirà il segno. Sl, è possibile; ed è terribile : nulla è più vicino al perfetto quanta il ridicolo, nulla tanto vi corrisponde, contraddicendolo, quanto il mostruoso; e, pur troppo, a cadere dall'alto basta poco. Ma il, quadro non sarebbe completo, se le forze capaci di produrre un tale prodigio, qual'è il sacerdozio, non frossero esse pure indicate; <span class="fluo_jaune">una, umile e coraggiosa, che si chiama vocazione, cioè tormento interiore, amore che non dà pace, sicurezza nella debolezza, comando liberatore. L'altra, ineffabile e potente, che investe la creta umana e le imprime un sigillo nuovo, la solleva a potestà trascendenti; e si chiama la grazia</span>, quella grazia che un sacramento speciale, l'ordine sacra, conferisce solennemente.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-vocation-du-pretre-une-reflexion-toujours-actuelle-de-Mgr-Jean-Baptiste-Montini-futur-Paul-VI_a312.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint</title>
   <updated>2011-06-18T03:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Faites-cela-en-memoire-de-moi-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint_a265.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1313039-1728064.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-07T15:50:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère à la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, Jeudi Saint, le 9 avril 2009 au Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26; Jn 13, 1-15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1313039-1728064.jpg?v=1289459851" alt="« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint" title="« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint" />
     </div>
     <div>
      I- <span style="font-style:italic">Des gestes enracinés dans une histoire</span>       <br />
              <br />
       « Faites cela en mémoire de moi »,  écrit saint Paul dans le récit qu’il rapporte de la dernière Cène (1 Co 11, 24). « En mémoire de moi » ne peut se séparer de la mémoire d’Israël comme nous invite à le faire le choix de la première lecture tirée du livre de l’Exode où la première Pâque est racontée et présentée comme un mémorial de l’Alliance, une fête de pèlerinage où le Peuple en marche continue d’avancer sous la protection de celui qui le conduit et l’illumine.        <br />
              <br />
       En l’an 28 de notre ère, plus ou moins, Jésus célébrait, le soir de ce qui est devenu pour nous le Jeudi-Saint, la Pâque juive avec ses apôtres l’anticipant de quelques jours.        <br />
              <br />
       On le voit c’est la mémoire de l’Alliance de Dieu avec son Peuple qui le fait passer de l’esclavage à la liberté, de la mort à la vie, qui inspire les gestes de Jésus qui reprend le rituel de la tradition d’Israël. En centrant les gestes des disciples sur ce que Jésus a fait le Jeudi Saint comme l’enseigne saint Paul, on ne peut couper ces gestes de toute l’histoire où ils s’inscrivent.        <br />
              <br />
       La Cène, prend place dans l’histoire du Salut comme un moment d’un ensemble qui l’explique et lui donne sens. Le sacrement de l’Eucharistie est ainsi le sommet d’une histoire où Dieu se donne dans son Fils et ce don se réactualise à chaque fois que nous répétons les gestes et les paroles de Jésus à la dernière Cène.        <br />
              <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une Alliance Nouvelle</span>       <br />
              <br />
       En effet, le soir de la Cène de Jésus avec ses apôtres, les choses anciennes, les gestes et les rites prennent un tour nouveau dans les paroles de Jésus que Paul rapporte : « Ceci est mon corps » « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. »       <br />
              <br />
       L’Ancienne Alliance se transforme en Alliance nouvelle. L’Agneau immolé n’est plus un animal, mais il est le Fils Bien-aimé. L' Alliance s’étend maintenant non seulement à Israël, à un  peuple élu, mais à toutes les nations, jusqu’aux extrémités de la terre. Le sang répandu de l’Agneau sauve toute l’humanité.        <br />
              <br />
       Quelle nouveauté! Quelle surprise pour les commensaux de la Cène autour de Jésus!        <br />
              <br />
       Et pour bien marquer cette nouveauté, l’évangile selon saint Jean nous raconte qu’au cours de cette Pâque de Jésus, celui-ci ne s’est pas contenté de laisser un signe de cette Alliance nouvelle. Il l’a mise en pratique sur place.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, il s’est ceint les reins d’un linge et a lavé les pieds des apôtres. Le Fils Bien-aimé, le Maître, qui se fait le serviteur obéissant en tout au Père. Le Fils Bien-aimé qui ne sauve pas par la puissance, par la gloire, par les institutions, par la Loi, mais qui sauve par l’amour qui le fait se mettre au service de tous, en se faisant humble et serviteur.  « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » chantons-nous en cette soirée bénie : « Là où est la charité et l’amour, Dieu est présent. »       <br />
              <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nouveauté toujours actuelle</span>       <br />
              <br />
       La célébration de la messe en mémoire de la Cène du Seigneur nous permet de plonger dans la profondeur de l’Alliance nouvelle en refaisant ce soir et à tous les jours la mémoire de ce que Jésus a fait le soir du Jeudi-Saint.        <br />
              <br />
       En effet, ce soir, nous ne faisons pas que célébrer la mémoire de la Cène du Seigneur, mais nous célébrons le mystère de l’Histoire du salut où Dieu instaure une Alliance nouvelle, un second Testament comme disent les exégètes d’aujourd’hui, un second Testament qui n’enlève rien du premier, mais qui le porte à sa perfection. « Je ne suis pas venu abolir la Loi et les Prophètes, mais les accomplir.»  « Je vous donne une Loi nouvelle, chantons-nous souvent, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimé ».        <br />
              <br />
       C’est dans cette lumière de l’Alliance Nouvelle que l’Église continue de célébrer les gestes du Seigneur, que nous répondons au « Faites cela en mémoire de moi ». Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous entrons dans la Pâque du Seigneur, nous rappelons sa mort, nous célébrons sa résurrection et nous annonçons sa venue dans la Gloire.       <br />
              <br />
       En ce repas pascal de la Cène du Seigneur, la Pâque d’Israël devient la Pâque personnelle de Jésus qui offre sa vie et scelle la nouvelle Alliance. Dans le sacrement de l’Eucharistie, notre Pâque personnelle se réalise comme pour Jésus. Notre Pâque se concrétise chaque fois que nous refaisons les gestes de Jésus « en mémoire de lui ». Ainsi,  comme Lui nous passons de ce monde au Père. Comme Lui nous offrons notre vie en offrande agréable à Dieu. Comme Lui nous annonçons le monde qui vient.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre célébration de ce soir nous rende un peu plus semblables à celui qui s’est fait le serviteur de tous pour être fidèle à la volonté du Père et qui ainsi nous est passé de la mort à la vie. Faison notre ces riches paroles de la prière eucharistique pour des circonstances particulières n. 3 : &quot;Regarde avec bonté, Seigneur, l'offrande de ton Église qui te présente par nos mains ce qu'elle a reçu de toi, le sacrifice de louange, la Pâque du Christ. Que la force de ton Esprit fasse de nous, dès maintenant et pour toujours, les membres de ton Fils ressuscité, par notre communion à son corps et à son sang.&quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       Le 9 avril 2009.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>La signature de l'absolu de l'Amour de Dieu - Homélie pour la fête de saint François de Sales (janvier 2007) </title>
   <updated>2009-11-01T02:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-signature-de-l-absolu-de-l-Amour-de-Dieu-Homelie-pour-la-fete-de-saint-Francois-de-Sales-janvier-2007_a93.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/548619-670045.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-01-27T16:00:00+01:00</published>
   <author><name>Pierre-André Fournier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Pierre-André Fournier pour la fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec le 24 janvier 2007     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/548619-670045.jpg?v=1289459898" alt="La signature de l'absolu de l'Amour de Dieu - Homélie pour la fête de saint François de Sales (janvier 2007) " title="La signature de l'absolu de l'Amour de Dieu - Homélie pour la fête de saint François de Sales (janvier 2007) " />
     </div>
     <div>
      Au printemps 1996, sept moines trappistes du monastère de Tibhrine en Algérie ont été assassinés sauvagement. Suite aux sérieuses menaces qui leur avaient été faites, le prieur Dom Christian avait écrit son testament. Il y fait référence à l'influence que saint François de Sales avait eue sur lui. 
<br />
<br />

<I>« Tout recevoir d’humeur égale »</I>
<br />
<br />
« Saint François de Sales disait qu'il nous faut ' tout recevoir d'humeur égale  parce que tout peut contribuer à la gloire de Dieu'. [...]L’Église, c'est l'incarnation continuée [...]. Dans notre Règle, saint Benoît a, dans un chapitre, cette petite phrase: ' afin qu'en tout Dieu soit glorifié ' ». 
On y retrouve des airs de saint Paul aux Romains: « Nous savons du reste que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein ». Et du A.M.D.G. des Jésuites, Ro 8, 28 « Ad majorem Dei gloriam ». « Pour la plus grande gloire de Dieu ». C'est cette sérénité  de cet apôtre qui fait que « quand sainte Jeanne de Chantal tombe malade, cinq semaines après que saint François eut fondé avec elle l'ordre de la Visitation et que tout reposait sur elle, il ne se trouble pas. L'œuvre n'est pas la sienne, mais celle de Dieu ». (<I>L'ami du clergé</I>, 23-12-65). 
<br />
<br />
<I>
Le secret de la sérénité</I>
<br />
<br />
D'où tient-il le secret de cette remarquable sérénité? Dans sa foi en la nouvelle Alliance qui est la signature de l'absolu de l'amour de Dieu. Dans la lettre aux Hébreux que l’on vient d’entendre: « Voici quelle sera l'Alliance que je conclurai avec eux [...]. Je mettrai mes lois dans leur cœur [...]. Je ne me rappellerai plus leurs péchés. » C'est une déclaration d'amour, une parole d' amour tellement forte qu'elle a pris chair. 
<br />
<br />
Cette parole d’amour me fait penser ici à à la façon avec laquelle Amélie Proulx, qui est décédée récemment dans un accident de scooter en Colombie, déclarait son amour à ses proches: <I>« Je t'aime, mais ce que tu penses lorsque je te dis ces mots n'est rien à côté de la force de la réalité »</I> (trois fois). 
<br />
<br />
Ça nous fait penser à l'absolu de l'amour de Dieu pour nous, à cette conviction qui a opéré le miracle de la douce charité en saint François de Sales. 

<br />
<br />
<I>Et qu’en est-il de nous ?</I>
<br />
<br />
Accueillons-nous l'amour de Jésus pour nous dans une bonne terre? Comment réagissons-nous devant toutes les métamorphoses de la culture ambiante? Avec sérénité? Croyons-nous avec force que l'Esprit Saint a encore bien en main la vie de l'Église? On peut comparer le pouvoir gigantesque des médias, le relativisme des opinions, les embûches à l'unité, les tentations de la consommation et du défaitisme aux obstacles dont parle l'Évangile. Ces obstacles peuvent aujourd'hui étouffer la croissance de l'amour de Jésus en nous. 
<br />
<br />
Cet accueil de l'amour divin a aidé saint François non seulement dans sa vie spirituelle mais aussi dans sa vie sacerdotale et pastorale. « Si j'ai eu le bonheur de ramener quelques hérétiques, dit-il, c'est la douceur qui en a fait la conquête. L'amour a plus d'emprise sur les âmes -je ne dis pas que la rigueur - mais que la force même des raisons ».
<br />
<br />
À un moment où nous cherchons le langage qui convient à la modernité, l'évêque de Genève nous rappelle que celui de la charité demeurera toujours le plus fécond. Il nous invite à nous pencher vers ceux et celles qui sont dans la pauvreté, l'humiliation et la souffrance. « Puisque la personne blessée est l'image de Dieu, ne devrions-nous pas, dit-il, nous jeter sur son visage, la caresser et pleurer d'amour sur elle »? 

<br />
<br />
<I>Au service de la sainteté du peuple de Dieu</I>
<br />
<br />
Saint François de Sales a aussi puisé son zèle apostolique dans cette Alliance, en particulier sa conviction en l'appel à la sainteté de tous les baptisés. Cette conviction nourrit les pages de son « <I>Introduction à la vie dévote</I> ». En ces années où nous parlons de formation de catéchètes, de membres d'équipe d'animation locale, voilà une inspiration pertinente pour nous.  Sa vie est un témoignage d' amour reçu et donné sous le signe de l'Alliance nouvelle entre Dieu et Son peuple. Dans cette Eucharistie, nous vivons à nouveau le sacrifice de cette étonnante Alliance. Nous prions pour la fraternité de prêtres qui nous accueillent avec tant d'hospitalité et pour leurs oeuvres. Nous prions pour les hommes, les femmes, les enfants qui nous sont confiés, pour que la béatitude de la douceur soit ferment d'unité entre les églises chrétiennes.
<br />
<br />

<I>Conclusion</I>
<br />
<br />
J’aimerais terminer avec une très belle citation du Document de base pour le Congrès eucharistique international de 2008, citation que je trouve très appropriée en cette fête qui nous rassemble, prêtres du Séminaire et séminaristes, prêtres invités de la région pastorale de la Chaudière et de Charlevoix-Orléans. La voici :
<br />
<br />
 « Au point culminant de la prière de l'anaphore, l'Église met cette exclamation dans la bouche de son ministre: « Il est grand, le mystère de la foi!» Ce cri de jubilation reconnaît l'événement qui est en train de se produire, à savoir la conversion du pain et du vin au corps et au sang du Christ par la puissance de l'Esprit Saint. Il reconnaît aussi le mystère de la nouvelle alliance, la rencontre nuptiale du Christ-Époux qui se donne et de l'Église-Épouse qui l'accueille et qui s'unit à son offrande. Par la puissance de sa Parole et de l'épiclèse sur les espèces eucharistiques, le Christ vivant, dont nous annonçons la mort jusqu'à ce qu'il vienne, s'unit la communauté ecclésiale comme son corps et son épouse. Il transforme l'offrande de la communauté rassemblée en son propre corps et il lui donne en communion son corps eucharistique comme cadeau nuptial ». (<I>L'Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde</I>, p. 34) 
<br />
<br />

Amen. 





     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-signature-de-l-absolu-de-l-Amour-de-Dieu-Homelie-pour-la-fete-de-saint-Francois-de-Sales-janvier-2007_a93.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu».  «Écoute, Israël : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur et ton prochain comme toi-même.»</title>
   <updated>2009-11-01T02:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Tu-aimeras-le-Seigneur-ton-Dieu-Ecoute-Israel-tu-aimeras-le-Seigneur-ton-Dieu-de-tout-ton-coeur-et-ton-prochain-comme_a73.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/487626-596895.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2006-11-06T17:13:00+01:00</published>
   <author><name>Marc cardinal Ouellet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie du cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, à la messe télévisée avec la Conférence des Évêques catholiques de France à Lourdes le 5 novembre 2006 pour inviter au 49e Congrès eucharistique international de Québec en 2008.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/487626-596895.jpg?v=1289459897" alt="« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu».  «Écoute, Israël : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur et ton prochain comme toi-même.»" title="« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu».  «Écoute, Israël : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur et ton prochain comme toi-même.»" />
     </div>
     <div>
      C’est avec émotion et grande joie que j’ai l’honneur de saluer très fraternellement au nom des Québécois et des Canadiens nos chers cousins et cousines de la France. La Paix soit avec vous ! Je remercie vivement Monsieur le Cardinal Jean-Pierre Ricard, président de la Conférence des évêques de France, de son aimable invitation à prononcer, depuis Lourdes, l’homélie de cette messe télévisée.        <br />
              <br />
       Il y a deux ans, j’ai eu le privilège de participer avec lui, à New-York, à un dialogue judéo-chrétien qui portait précisément sur le passage de l’évangile de Saint Marc que nous venons d’entendre. Un scribe interroge Jésus au sujet du premier commandement et le dialogue se termine par ces mots du Seigneur : «Tu n’es pas loin du royaume de Dieu.» À New-York, nous avons approfondi en quelque sorte le sens et la portée de ce dialogue entre des rabbins et des cardinaux, ce qui nous a permis de mieux nous comprendre et de nous apprécier sans les interférences des préjugés et des malentendus. J’ai constaté à cette occasion la sincère reconnaissance que les juifs éprouvent à l’égard du pape Jean-Paul II qui a tellement travaillé en vue de la réconciliation et du dialogue entre juifs et chrétiens. Sa visite à la Synagogue de Rome en 1986, son voyage en Terre Sainte lors du Jubilé de l’an 2000, et ses multiples gestes de réparation et d’amitié à l’égard du peuple qui a survécu à la Shoah, témoignent de l’amour du prochain qui, dans l’évangile de ce jour, est rattaché par Jésus au premier commandement.        <br />
              <br />
       «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.»        <br />
              <br />
       L’unité de l’amour de Dieu et du prochain a été prêchée par le Christ, puis scellée définitivement par l’offrande de sa vie sur la Croix. Son sacrifice rédempteur a été agréé par le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts par la puissance du Saint-Esprit. Les chrétiens annoncent cette bonne nouvelle en célébrant la Sainte Eucharistie le dimanche et en s’efforçant de vivre quotidiennement le commandement d’amour du Seigneur.        <br />
              <br />
       L’esprit de dialogue, l’accueil de l’étranger et le souci du pauvre sont des traits caractéristiques de cet amour chrétien qui évangélise dans le respect des différences culturelles et religieuses. Samuel de Champlain a parlé de Jésus-Christ aux aborigènes de Québec lors de son premier voyage en 1603. Les saints martyrs canadiens, jésuites pour la plupart, ont témoigné du Christ en offrant leur vie pour l’évangile. Les bienheureuses Marie Guyart de l’Incarnation, ursuline, et Marie- Catherine de Saint-Augustin, augustine, se sont données à Dieu pour l’évangélisation des premières nations d’Amérique du Nord.        <br />
              <br />
       En juin 2008, le Congrès eucharistique international de Québec fera connaître au monde l’héritage de sainteté que la France a laissé en terre d’Amérique depuis la fondation de Québec. Je suis heureux et fier d’exprimer à la France la gratitude des héritiers et des héritières du Canada qui ont gardé un vif attachement à la foi, à la langue et à la culture de la Mère patrie. Cette reconnaissance s’est notamment manifestée à l’occasion d’événements dramatiques qui ont provoqué l’exode en terre canadienne de nombreuses personnalités religieuses dont notre pays a su bénéficier en offrant aussi la consolation d’un accueil fraternel.        <br />
              <br />
       Je saisis cette occasion pour inviter les catholiques de France à la prière et à la solidarité en vue de la commémoration du 400e de la fondation de Québec en 2008. J’invite en particulier les malades qui m’écoutent, les personnes handicapées et souffrantes, les prisonniers, les aînés et les personnes consacrées à prier pour la nouvelle évangélisation du Québec sécularisé d’aujourd’hui. Nous avons besoin d’un souffle évangélique et eucharistique semblable à celui du Congrès eucharistique international de Lourdes en 1981 pour relancer chez nous et partout l’évangélisation des mentalités et des cultures.        <br />
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       En 1984, Jean-Paul II a commencé son voyage apostolique au Canada à Québec en évoquant l’intercession providentielle de Notre-Dame de Rocamadour en faveur de la guérison des marins de Jacques Cartier atteints du scorbut. À Lourdes j’invoque avec vous, évêques et fidèles de France, l’intercession de Notre-Dame pour le renouveau de l’évangélisation par la Sainte Eucharistie, don de Dieu pour la Vie du monde, selon le thème du Congrès international de 2008.        <br />
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       Puisse l’Esprit de paix et de réconciliation pénétrer les consciences et nourrir la vie et l’espérance des nations. Puisse l’unité de l’amour de Dieu et du prochain fleurir en nos coeurs et dans nos communautés ecclésiales. Québec vous attend et vous remercie à l’avance de votre participation par la prière et le pèlerinage à sa grande mission eucharistique. Le Royaume de Dieu est au milieu de nous. Venez et communions à Son Amour.        <br />
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       Amen !        <br />
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       Marc Cardinal Ouellet        <br />
       Lourdes, 5 novembre 2006        <br />
       Messe télévisée avec la Conférence des Évêques catholiques de France       <br />
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       Source: ZENIT, Agence d'information - Le monde vu de Rome.        <br />
       ZF06110507 2006-11-05       <br />
       Assemblée des évêques de France à Lourdes : Homélie du card. Ouellet       <br />
       ROME, Dimanche 5 novembre 2006 (ZENIT.org) – Texte de l’homélie que le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, a prononcée ce dimanche en la basilique Notre-Dame du Rosaire, à Lourdes, dans le cadre de l’Assemblée plénière des évêques de France qui se déroule du 4 au 9 novembre 2006(cf. assembleepleniere.cef.fr) * * *        <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Tu-aimeras-le-Seigneur-ton-Dieu-Ecoute-Israel-tu-aimeras-le-Seigneur-ton-Dieu-de-tout-ton-coeur-et-ton-prochain-comme_a73.html" />
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