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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:58:50+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »</title>
   <updated>2025-08-07T15:05:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-07-29T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C le 3 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Qohéleth 1, 2 ; 2, 21-23, Colossiens 3, 1-5.9-11 et Luc 12, 13-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379258-63200140.jpg?v=1652458263" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" />
     </div>
     <div>
      Je suis un « ramasseux » comme on dit au Québec. Je me sens mis en cause par l’évangile qu’on vient de lire. Est-ce que je dois changer mes habitudes de prévoyance et cesser de faire des réserves de toutes sortes ?  L'homme de l'histoire que Jésus raconte dans notre évangile dit   « Je n’ai pas de place pour mettre ma récolte. Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire :je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Prévoir avant de bâtir</span>       <br />
              <br />
       Pour m’éclairer et bien comprendre ce que Jésus veut dire je me suis rappelé, à ma décharge et comme pour me justifier, peut-être, que Jésus, ailleurs dans l’Évangile, insiste pour qu’on prenne le temps de penser avant de construire, de s’asseoir si on veut bâtir et de  calculer la dépense.        <br />
              <br />
       « Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, dit Jésus dans l’évangile de saint Luc, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” » (Luc 14, 28-30) Il en va ainsi pour le Royaume de Dieu. Jésus insiste ici sur le devoir d’une saine prévoyance dans notre cheminement spirituel, dans l’annonce de l’Évangile et dans la vie de l’Église.       <br />
       <!--Ailleurs, encore dans l’Évangile, je sais qu’il dit qu’on peut vivre comme lui sans avoir même une pierre pour poser sa tête et rester libres de tout comme les oiseaux de ciel en s’en remettant à notre Père des cieux. « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père  céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?  (Mathieu 6, 26-27)-->       <br />
       Cette insistance ne va pas en contradiction avec le message de Jésus ce matin qui nous invite à fuir les attachements qui écrasent et détruisent la vraie vie. <!-- C’est tout un questionnement pour moi que d’entendre ce dernier texte, mais je sais que c’est une vocation particulière que certains vivent comme saint François d’Assise l’a fait.-->« Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance,ne dépend pas de ce qu’il possède ». Et Jésus illustre son message avec la parabole de l'homme riche qui amasse sans retenue.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Amasser pour qui, pourquoi</span>       <br />
              <br />
       Dans le texte que nous venons d'entendre, lorsque Jésus parle d’amasser, il pose en filigrane la question du « pour qui » et du « pourquoi » on amasse ? Voilà! c’est cela que Jésus veut nous mettre dans la tête.        <br />
              <br />
       Il ne dénonce pas la juste prévoyance à laquelle il nous invite dans l’établissement du Royaume de Dieu comme je l’ai souligné il  y a un instant. Il ne dénonce pas non plus, par exemple,  la planification pour sa retraite ni les programmes sociaux de toutes sortes que nos sociétés ont instaurés au fil des ans etc.        <br />
              <br />
       Jésus ici demande de se questionner pour voir si le goût d’amasser devient trop important dans sa vie, si on sait garder et mettre les choses à la bonne place, si on pense à sa vie dans toutes ses dimensions : physique, humaine, sociale, professionnelle, spirituelle et surtout à sa rencontre  avec Dieu qui est le centre de la vie du disciple de Jésus.         <br />
              <br />
       Pour Jésus, pas de doute, cette rencontre avec Dieu prend les devants au point où tout le reste passe au second plan. Devant le dénuement final que tous connaîtront devant la mort, il n’y a plus de distinctions et les possessions ne valent rien de plus pour l’un ou pour l’autre. C’est l’amour que tu as mis dans ta vie qui compte.        <br />
              <br />
       Voilà comment remplir ses greniers et s’enrichir de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien que le message de Jésus aujourd’hui nous invite à regarder en avant en nous rappelant que cet en avant, vers où tout le monde se dirige, il est déjà là maintenant. Il ne sert à rien de se le cacher en se barricadant dans des possessions inutiles en elles-mêmes que nous devrons tous un jour ou l’autre quitter. « Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » Comme le dit un dicton québécois bien connu : « Le coffre-fort ne suit pas le corbillard ».  Le fameux «  Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité !  » de la première lecture dit la même chose.       <br />
              <br />
       L’histoire que Jésus raconte aujourd’hui est une sensibilisation à ce qu’il a répété souvent. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu  et le reste vous sera donné par surcroît ». (Luc 12, 31)       <br />
              <br />
       Comme je l’ai dit, cela ne nous empêche pas d’être des « ramasseux » comme moi, mais cela nous invite à une liberté totale vis-à-vis tout ce qui est possession matérielle, monétaire, intellectuelle, économique et même politique.       <br />
              <br />
       Jésus n’exclut pas la prévoyance, mais dans le bon sens comme le rappelle le premier texte que je vous ai cité en commençant. Le chrétien, en effet, n’est pas un insignifiant qui se laisse aller à tous le courants. Il sait en qui il a mis sa confiance. C’est Jésus ressuscité qui est son modèle et qui anime sa vie. « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut  » dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Avec Lui il remet sa vie à Dieu en tenant compte de son état de vie et de ses possibilités. Il participe et développe une présence dans la société, dans sa famille, dans l’Église. Il se donne en même temps les moyens de réaliser ce qui est le plan de Dieu sur le monde pour en faire un monde meilleur où tous et toutes peuvent vivre libres et heureux comme des enfants bien-aimés du Père des cieux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous ce matin un heureuse pause dans nos occupations ordinaires et qu’elle nous permette de remettre les pendules à l’heure, si nécessaire, en revoyant ce qui est le plus important dans nos vies ou ce qui devrait l’être.        <br />
              <br />
       Et demandons au Seigneur de nous pardonner tous les retards à le reconnaître et à le recevoir comme notre unique Sauveur en faisant parfois comme l'homme riche de l’évangile se disant : « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».        <br />
              <br />
       Non, ce n’est pas demain que le Seigneur nous attend, c’est aujourd’hui maintenant dans le présent. <!--Jean Vanier récemment décédé confiait à un journaliste quelques mois avant de mourir alors qu'il se savait condamné : « Mon principe, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai plus de futur, mais je suis heureux dans l’instant présent. À chaque moment ».--> Efforçons-nous de vivre le moment présent. <!--, car comme l'écrit une de mes auteurs préférées sur la retraite  « La seule occupation spécifiquement pertinente a qui vieillit, est tout ce qui se passe à l'instant  » ( Sister Joan Chichister dans Vieillir et se réaliser pleinement.) --> C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       29 juillet 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 août 2019 et du 26 juillet 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       -------------------------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Encore aujourd’hui dans l’épisode de l’évangile que nous venons de lire, on voit Jésus sur la route en train de prêcher. Et on voit sa façon de faire. Il part souvent de situations courantes.       <br />
              <br />
       Ici, il profite de la question de quelqu’un pour donner un enseignement, dire sa pensée : « Gardez-vous de toute âpreté au gain, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses richesses. »       <br />
              <br />
       Et comme un bon pédagogue, un bon éducateur, il va essayer de faire comprendre ce qu’il veut dire en racontant un fait assez courant de son temps j’imagine.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le fait</span>       <br />
              <br />
       Regardez, dit-il, cet homme qui a une bonne terre, de bonnes récoltes. Il vit bien. Mais il en veut toujours plus. De nouvelles granges. Plus de profit. Plus de sécurité pour être à l’abri des imprévus, pour l’avenir.       <br />
              <br />
       On peut se demander : qu’y a-t-il de mal à cela?        <br />
              <br />
       En effet, on peut dire : « C’est sage. C’est bien de se construire un patrimoine, de faire des placements, de préparer l’avenir des enfants, de se donner une sécurité pour sa retraite. » Et vous avez raison. Ce sont toutes de bonnes choses.        <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas condamner la possession de biens. Il ne vient pas nous dire qu’il faut n’avoir rien, ne pas prévoir sa retraite.        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> L’enseignement</span>       <br />
              <br />
       Alors qu’est-ce qui ne va pas chez notre homme riche qui engrange? Où le bât blesse-t-il?       <br />
              <br />
       Écoutez : « Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on te redemandera ta vie. Et ce que tu auras mis de côté qui l’aura?’ Voilà, conclut Jésus, ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
       Ce qui « cloche » ici pour l’homme riche c’est qu’il se laisse enfermer par ses possessions matérielles. C’est son attachement à celles-ci.       <br />
              <br />
       Voilà! Ce n’est pas de les utiliser, mais c’est de ne regarder que cela, de se laisser fermer le coeur par ses biens, par ses possessions de toutes sortes. C’est contre cela que Jésus nous met en garde.       <br />
              <br />
       Il nous dit : « Faites de la place à autre chose que les biens matériels, à des biens spirituels qui sont plus importants, qui ne s’achètent pas : le regard d’un enfant, l’amour d’une épouse, la main qui aide le démuni, la paix que vous cultivez, tout cela ce sont des richesses aussi, et des richesses plus importantes que les richesses matérielles.        <br />
              <br />
       C’est cela qui vous enrichit en vue de Dieu. C’est cela « s’enrichir de Dieu ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Un exercice</span>       <br />
              <br />
       Faisons un petit exercice et regardons dans notre vie, pour nous       <br />
              <br />
       - ce qui est superflu       <br />
       - ce qui est utile       <br />
       - ce qui est important       <br />
       - ce qui est nécessaire et essentiel.       <br />
              <br />
       Cet exercice que nous pouvons faire au cours de la semaine, nous renseignera sur nos priorités et nous aidera sûrement à les mettre à la bonne place.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à élever notre cœur vers les biens spirituels, vers les réalités spirituelles qui ne s’achètent pas, mais qui font vivre et que notre communion au Corps du Christ nous nourrisse de cette nourriture spirituelle dont nous avons tant besoin. Amen.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2016       <br />
              <br />
       reprise d'un homélie du 1 août 2004       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Que reste-t-il à l’homme de toute sa peine ? » (Qo 1, 2 ; 2, 21-23)       <br />
       Lecture du livre de Qohèleth       <br />
              <br />
       Vanité des vanités, disait Qohèleth.       <br />
       Vanité des vanités, tout est vanité !       <br />
              <br />
       Un homme s’est donné de la peine ;       <br />
       il est avisé, il s’y connaissait, il a réussi.       <br />
       Et voilà qu’il doit laisser son bien       <br />
       à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité,       <br />
           c’est un grand mal !       <br />
              <br />
       En effet, que reste-t-il à l’homme       <br />
       de toute la peine et de tous les calculs       <br />
       pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?       <br />
       Tous ses jours sont autant de souffrances,       <br />
       ses occupations sont autant de tourments :       <br />
       même la nuit, son cœur n’a pas de repos.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut ; c’est là qu’est le Christ » (Col 3, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si donc vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
           Faites donc mourir en vous       <br />
       ce qui n’appartient qu’à la terre :       <br />
       débauche, impureté, passion, désir mauvais,       <br />
       et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.       <br />
           Plus de mensonge entre vous :       <br />
       vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous       <br />
       et de ses façons d’agir,       <br />
           et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau       <br />
       qui, pour se conformer à l’image de son Créateur,       <br />
       se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.       <br />
           Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis,       <br />
       il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ;       <br />
       mais il y a le Christ :       <br />
       il est tout, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 13-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :       <br />
       « Maître, dis à mon frère       <br />
       de partager avec moi notre héritage. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Homme, qui donc m’a établi       <br />
       pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »       <br />
           Puis, s’adressant à tous :       <br />
       « Gardez-vous bien de toute avidité,       <br />
       car la vie de quelqu’un,       <br />
       même dans l’abondance,       <br />
       ne dépend pas de ce qu’il possède. »       <br />
           Et il leur dit cette parabole :       <br />
       « Il y avait un homme riche,       <br />
       dont le domaine avait bien rapporté.       <br />
           Il se demandait :       <br />
       ‘Que vais-je faire ?       <br />
       Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.’       <br />
           Puis il se dit :       <br />
       ‘Voici ce que je vais faire :       <br />
       je vais démolir mes greniers,       <br />
       j’en construirai de plus grands       <br />
       et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.       <br />
           Alors je me dirai à moi-même :       <br />
       Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,       <br />
       pour de nombreuses années.       <br />
       Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’       <br />
           Mais Dieu lui dit :       <br />
       ‘Tu es fou :       <br />
       cette nuit même, on va te redemander ta vie.       <br />
       Et ce que tu auras accumulé,       <br />
       qui l’aura ?’       <br />
           Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,       <br />
       au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Amasser-pour-qui-et-pour-quoi_a1256.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024</title>
   <updated>2024-12-27T04:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-C-le-29-decembre-2024_a1212.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989909-59469553.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-24T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024.Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: 1 Samuel 1, 20-22.24-28, Jean 3, 1-2.21-24 et Luc 2,41-52.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989909-59469553.jpg?v=1635964573" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 29 décembre 2024" />
     </div>
     <div>
      Nous fêtons aujourd’hui la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. L’évangile nous présente un épisode des plus intéressants de la vie familiale de Jésus avec ses parents. C’est d’ailleurs le seul qui nous est rapporté avant qu’il ne quitte sa famille pour aller prêcher sur les routes de Palestine.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette scène de Jésus au Temple pour en tirer une nourriture spirituelle pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La scène de Jésus au Temple</span>       <br />
              <br />
       Je ne sais si vous êtes comme moi, mais, de prime abord, je suis surpris de cette scène. Ce n’est pas tous les adolescents du temps de Jésus qui se sentaient le goût de rencontrer des gens avertis dans leur foi et des maîtres comme ceux que saint Luc appelle les docteurs de la Loi. Par quels détours Jésus est-il passé pour arriver à cette rencontre ? On peut imaginer divers stratagèmes pour ce faire, mais on ne sait vraiment pas comment Jésus a fait pour se rendre auprès des docteurs de la Loi.        <br />
              <br />
       Pour moi, là n'est pas la question. La question importante est plutôt pourquoi cette démarche lui tenait-elle à cœur ? Voilà la question qui m'a intéressé. Pour y répondre j'ai vu un jeune Jésus, un jeune comme les autres, imprégné des usages juifs et de la Parole de Dieu qu’il écoutait tous les sabbats à Nazareth. En passant à l’adolescence. comme la plupart des adolescents, il se posait des questions sur ce qu’il deviendrait. Il connaissait l’histoire de Samuel - racontée dans la première lecture  - offert par ses parents au service du Seigneur à sa naissance et qui devint un grand prophète, celle aussi d'autres prophètes comme Isaïe, Ézéchiel ou Jérémie. Lui, Jésus, que deviendrait-il?        <br />
              <br />
       Ce cheminement se faisait dans le silence éclairé par la lumière que Dieu avait mise en lui depuis sa naissance. J’imagine que déjà Jésus comprenait qu’il était appelé à une mission spéciale. Et sa réponse à ses parents qui le retrouvent après des jours de recherche en donne l’essentiel : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
              <br />
       Reconnaissons dans cette réponse que saint Luc met dans la bouche du jeune Jésus la perception et l’affirmation d’un lien particulier avec Dieu, un lien d’intimité et d’union qui se démarque des images d’un Dieu vengeur, culpabilisant ou justicier au profit d’un Dieu proche et miséricordieux comme un père. On voit déjà poindre la figure du père de l’enfant prodigue qui sera au coeur de l'enseignement de Jésus. Et sur la croix  une de ses dernières paroles sera adressée à son Père: « Père entre tes mains, je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réaction de Marie et de Joseph</span>       <br />
              <br />
       Regardons maintenant Marie et Joseph. Ils sont très près de leur fils. Ils le connaissent  bien, mais là ils sont mystifiés en entendant une  réponse qu'ils ne comprennent pas. En effet, ils sont de bons parents. Ils sont revenus sur leurs pas pour retrouver leur fils. Ils ne sont pas loin de penser à une fugue. Mais ils découvrent tout autre chose. Un adolescent qui, épris de la Parole de Dieu, a voulu la connaître encore mieux à l’écoute de ceux qui la proclament avec autorité.  Et dans le temps qu'il passe avec eux, il se laisse aller à partager ce qu’il en vit. Et ô surprise! les savants sont fascinés par cet adolescent. Ils lui posent leurs questions. Ils écoutent ses réponses.         <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus, de son côté, est surpris de lui-même. Et c’est dans cette rencontre avec les docteurs de la Loi que saint Luc situe l’éveil messianique de Jésus qui se découvre une vocation qui dépasse le contexte familial habituel. Il entrevoit qu’il est le Fils bien-aimé de Dieu. Cette révélation mûrira pendant de nombreuses années, mais elle ne disparaîtra jamais de son esprit et de sa vie.        <br />
              <br />
       Remercions saint Luc de nous avoir gardé le souvenir de cette première irruption de Dieu Père dans la vie de Jésus, une irruption qui laissera de nombreuses traces dans sa prédication plus tard et qu’il mettra au cœur de sa prière et de celle de ses disciples dont nous sommes à qui il dit : « Quand vous priez, dites :  Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.  » (Luc 11, 2)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quel lien avec la fête de la Saint Famille pouvons-nous faire à partir de ces considérations ? C’est une bonne question.        <br />
              <br />
       Une première réponse pourrait être que dans toute famille la priorité est aux relations entre les personnes, des relations d’intimité et de respect comme on le voit dans cette scène où Marie et Joseph respectent la réponse de Jésus même s'ils ne la comprennent pas encore. La vie de la famille fournit une voie pour aller à Dieu. C’est à l’intérieur de sa famille humaine que le jeune Jésus chemine et qu’il découvre sa mission. Il est respecté dans ses choix et il est aimé par son père et sa mère. Il en est de même encore aujourd'hui pour nos jeunes.       <br />
              <br />
       Deuxième réponse : la famille n’est pas exempte de tensions et de moments difficiles parfois, comme les craintes et les peurs qu’ont vécues Marie et Joseph en constatant la disparition de leur fils et en le cherchant jusqu'à Jérusalem. La vie familiale est faite de hauts et de bas. C’est pourquoi, la prière et le dialogue sont une nécessité dans toute vie familiale : les parents avec les enfants, les enfants entre  eux, avec d’autres familles lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       La troisième réponse nous amène sur le terrain des vocations de chaque personne dans les familles. Il est essentiel que chaque personne dans la famille soit reconnue pour elle-même avec ses qualités et ses limites aussi,  qu’elle soit soutenue et surtout qu’elle ne soit jamais dévalorisée par des comparaisons blessantes. La couleur particulière de chaque personne enrichit la famille qui ainsi devient de plus en plus en plus l’image de la richesse de l’amour de Dieu pour ses enfants : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » nous dit la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Bien sûr, ces trois réponses présentent un idéal de vie familiale. La réalité concrète est  souvent plus contrastée, mais ne laissons pas celle-ci nous enlever le goût de mettre nos efforts pour arriver à une vie familiale sur le modèle de celle de Jésus, Marie et Joseph que l’Église nous invite à célébrer même si nous n’en connaissons pas les circonstances concrètes hormis cet épisode de Jésus au Temple.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas une raison pour nous priver de l’imaginer et de prier pour que nous soyons de plus en plus comme Jésus  « chez notre Père », car Dieu est notre famille.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille a été très importante au Québec jusqu’à tout récemment. Elle prenait place au milieu des célébrations familiales du temps des Fêtes et du Jour de l’An. Elle était l’occasion d’échanges et de réjouissances.  Les plus anciens s’en rappellent avec joie. Les temps ont changé. Les familles sont parfois éclatées ou sont reconstituées. Cela ne doit pas nous empêcher d’y mettre ce qui est au cœur de toutes nos relations : l’amour.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous nourrit au Sacrement de l’amour nous en remplisse et que nous devenions pour tous ceux et celles que nous fréquentons des frères et des sœurs, car nous sommes tous et toutes, fils et filles d’un même Père des cieux, appelés enfants de Dieu comme le dit saint Paul.       <br />
               <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       24 décembre 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 18 décembre 2021 et 26 décembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Samuel demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie » (1 S 1, 20-22.24-28)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       Elcana s’unit à Anne sa femme,       <br />
       et le Seigneur se souvint d’elle.       <br />
           Anne conçut       <br />
       et, le temps venu, elle enfanta un fils ;       <br />
       elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce)       <br />
       car, disait-elle,       <br />
       « Je l’ai demandé au Seigneur. »       <br />
           Elcana, son mari, monta au sanctuaire       <br />
       avec toute sa famille       <br />
       pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel       <br />
       et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant.       <br />
           Mais Anne n’y monta pas.       <br />
       Elle dit à son mari :       <br />
       « Quand l’enfant sera sevré,       <br />
       je l’emmènerai :       <br />
       il sera présenté au Seigneur,       <br />
       et il restera là pour toujours. »       <br />
           Lorsque Samuel fut sevré,       <br />
       Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;       <br />
       l’enfant était encore tout jeune.       <br />
       Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,       <br />
       un sac de farine et une outre de vin.       <br />
           On offrit le taureau en sacrifice,       <br />
       et on amena l’enfant au prêtre Éli.       <br />
           Anne lui dit alors :       <br />
       « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !       <br />
       Aussi vrai que tu es vivant,       <br />
       je suis cette femme qui se tenait ici près de toi       <br />
       pour prier le Seigneur.       <br />
           C’est pour obtenir cet enfant que je priais,       <br />
       et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.       <br />
           À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.       <br />
       Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »       <br />
       Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10)       <br />
       R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! (Ps 83, 5a)       <br />
              <br />
       De quel amour sont aimées tes demeures,       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers.       <br />
       Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;       <br />
       mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !       <br />
              <br />
       Heureux les habitants de ta maison :       <br />
       ils pourront te chanter encore !       <br />
       Heureux les hommes dont tu es la force :       <br />
       des chemins s’ouvrent dans leur cœur !       <br />
              <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;       <br />
       écoute, Dieu de Jacob.       <br />
       Dieu, vois notre bouclier,       <br />
       regarde le visage de ton messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1-2.21-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
           Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
           Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
           Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
              <br />
           Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
           Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur, ouvre notre cœur       <br />
       pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem       <br />
       pour la fête de la Pâque.       <br />
           Quand il eut douze ans,       <br />
       ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.       <br />
           À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,       <br />
       le jeune Jésus resta à Jérusalem       <br />
       à l’insu de ses parents.       <br />
           Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,       <br />
       ils firent une journée de chemin       <br />
       avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.       <br />
           Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,       <br />
       en continuant à le chercher.       <br />
              <br />
           C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,       <br />
       assis au milieu des docteurs de la Loi :       <br />
       il les écoutait et leur posait des questions,       <br />
           et tous ceux qui l’entendaient       <br />
       s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.       <br />
           En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,       <br />
       et sa mère lui dit :       <br />
       « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?       <br />
       Vois comme ton père et moi,       <br />
       nous avons souffert en te cherchant ! »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?       <br />
       Ne saviez-vous pas       <br />
       qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
           Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.       <br />
              <br />
           Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,       <br />
       et il leur était soumis.       <br />
       Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.       <br />
           Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce,       <br />
       devant Dieu et devant les hommes.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-C-le-29-decembre-2024_a1212.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »</title>
   <updated>2022-07-26T20:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Amasser-pour-qui-et-pour-quoi_a1075.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228938-46109444.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-26T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C le 31 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Qohéleth 1, 2 ; 2, 21-23, Colossiens 3, 1-5.9-11 et Luc 12, 13-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228938-46109444.jpg?v=1652458263" alt="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" title="Homélie pour le 18e dimanche du temps ordinaire Année C : « Amasser pour qui et pour quoi »" />
     </div>
     <div>
      Je suis un « ramasseux » comme on dit au Québec. Je me sens mis en cause par l’évangile qu’on vient de lire. Est-ce que je dois changer mes habitudes de prévoyance et cesser de faire des réserves de toutes sortes ?  L'homme de l'histoire que Jésus raconte dans notre évangile dit   « Je n’ai pas de place pour mettre ma récolte. Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire :je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Prévoir avant de bâtir</span>       <br />
              <br />
       Pour m’éclairer et bien comprendre ce que Jésus veut dire je me suis rappelé, à ma décharge et comme pour me justifier, peut-être, que Jésus, ailleurs dans l’Évangile, insiste pour qu’on prenne le temps de penser avant de construire, de s’asseoir si on veut bâtir et de  calculer la dépense.        <br />
              <br />
       « Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, dit Jésus dans l’évangile de saint Luc, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” » (Luc 14, 28-30) Il en va ainsi pour le Royaume de Dieu. Jésus insiste ici sur le devoir d’une saine prévoyance dans notre cheminement spirituel, dans l’annonce de l’Évangile et dans la vie de l’Église.       <br />
       <!--Ailleurs, encore dans l’Évangile, je sais qu’il dit qu’on peut vivre comme lui sans avoir même une pierre pour poser sa tête et rester libres de tout comme les oiseaux de ciel en s’en remettant à notre Père des cieux. « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père  céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?  (Mathieu 6, 26-27)-->       <br />
       Cette insistance ne va pas en contradiction avec le message de Jésus ce matin qui nous invite à fuir les attachements qui écrasent et détruisent la vraie vie. <!-- C’est tout un questionnement pour moi que d’entendre ce dernier texte, mais je sais que c’est une vocation particulière que certains vivent comme saint François d’Assise l’a fait.-->« Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance,ne dépend pas de ce qu’il possède ». Et Jésus illustre son message avec la parabole de l'homme riche qui amasse sans retenue.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Amasser pour qui, pourquoi</span>       <br />
              <br />
       Dans le texte que nous venons d'entendre, lorsque Jésus parle d’amasser, il pose en filigrane la question du « pour qui » et du « pourquoi » on amasse ? Voilà! c’est cela que Jésus veut nous mettre dans la tête.        <br />
              <br />
       Il ne dénonce pas la juste prévoyance à laquelle il nous invite dans l’établissement du Royaume de Dieu comme je l’ai souligné il  y a un instant. Il ne dénonce pas non plus, par exemple,  la planification pour sa retraite ni les programmes sociaux de toutes sortes que nos sociétés ont instaurés au fil des ans etc.        <br />
              <br />
       Jésus ici demande de se questionner pour voir si le goût d’amasser devient trop important dans sa vie, si on sait garder et mettre les choses à la bonne place, si on pense à sa vie dans toutes ses dimensions : physique, humaine, sociale, professionnelle, spirituelle et surtout à sa rencontre  avec Dieu qui est le centre de la vie du disciple de Jésus.         <br />
              <br />
       Pour Jésus, pas de doute, cette rencontre avec Dieu prend les devants au point où tout le reste passe au second plan. Devant le dénuement final que tous connaîtront devant la mort, il n’y a plus de distinctions et les possessions ne valent rien de plus pour l’un ou pour l’autre. C’est l’amour que tu as mis dans ta vie qui compte.        <br />
              <br />
       Voilà comment remplir ses greniers et s’enrichir de Dieu.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien que le message de Jésus aujourd’hui nous invite à regarder en avant en nous rappelant que cet en avant, vers où tout le monde se dirige, il est déjà là maintenant. Il ne sert à rien de se le cacher en se barricadant dans des possessions inutiles en elles-mêmes que nous devrons tous un jour ou l’autre quitter. « Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » Comme le dit un dicton québécois bien connu : « Le coffre-fort ne suit pas le corbillard ».  Le fameux «  Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité !  » de la première lecture dit la même chose.       <br />
              <br />
       L’histoire que Jésus raconte aujourd’hui est une sensibilisation à ce qu’il a répété souvent. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu  et le reste vous sera donné par surcroît ». (Luc 12, 31)       <br />
              <br />
       Comme je l’ai dit, cela ne nous empêche pas d’être des « ramasseux » comme moi, mais cela nous invite à une liberté totale vis-à-vis tout ce qui est possession matérielle, monétaire, intellectuelle, économique et même politique.       <br />
              <br />
       Jésus n’exclut pas la prévoyance, mais dans le bon sens comme le rappelle le premier texte que je vous ai cité en commençant. Le chrétien, en effet, n’est pas un insignifiant qui se laisse aller à tous le courants. Il sait en qui il a mis sa confiance. C’est Jésus ressuscité qui est son modèle et qui anime sa vie. « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut  » dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Avec Lui il remet sa vie à Dieu en tenant compte de son état de vie et de ses possibilités. Il participe et développe une présence dans la société, dans sa famille, dans l’Église. Il se donne en même temps les moyens de réaliser ce qui est le plan de Dieu sur le monde pour en faire un monde meilleur où tous et toutes peuvent vivre libres et heureux comme des enfants bien-aimés du Père des cieux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous ce matin un heureuse pause dans nos occupations ordinaires et qu’elle nous permette de remettre les pendules à l’heure, si nécessaire, en revoyant ce qui est le plus important dans nos vies ou ce qui devrait l’être.        <br />
              <br />
       Et demandons au Seigneur de nous pardonner tous les retards à le reconnaître et à le recevoir comme notre unique Sauveur en faisant parfois comme l'homme riche de l’évangile se disant : « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».        <br />
              <br />
       Non, ce n’est pas demain que le Seigneur nous attend, c’est aujourd’hui maintenant dans le présent. <!--Jean Vanier récemment décédé confiait à un journaliste quelques mois avant de mourir alors qu'il se savait condamné : « Mon principe, c’est qu’aujourd’hui, je n’ai plus de futur, mais je suis heureux dans l’instant présent. À chaque moment ».--> Efforçons-nous de vivre le moment présent. <!--, car comme l'écrit une de mes auteurs préférées sur la retraite  « La seule occupation spécifiquement pertinente a qui vieillit, est tout ce qui se passe à l'instant  » ( Sister Joan Chichister dans Vieillir et se réaliser pleinement.) --> C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 août 2019-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       -------------------------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
       Encore aujourd’hui dans l’épisode de l’évangile que nous venons de lire, on voit Jésus sur la route en train de prêcher. Et on voit sa façon de faire. Il part souvent de situations courantes.       <br />
              <br />
       Ici, il profite de la question de quelqu’un pour donner un enseignement, dire sa pensée : « Gardez-vous de toute âpreté au gain, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses richesses. »       <br />
              <br />
       Et comme un bon pédagogue, un bon éducateur, il va essayer de faire comprendre ce qu’il veut dire en racontant un fait assez courant de son temps j’imagine.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le fait</span>       <br />
              <br />
       Regardez, dit-il, cet homme qui a une bonne terre, de bonnes récoltes. Il vit bien. Mais il en veut toujours plus. De nouvelles granges. Plus de profit. Plus de sécurité pour être à l’abri des imprévus, pour l’avenir.       <br />
              <br />
       On peut se demander : qu’y a-t-il de mal à cela?        <br />
              <br />
       En effet, on peut dire : « C’est sage. C’est bien de se construire un patrimoine, de faire des placements, de préparer l’avenir des enfants, de se donner une sécurité pour sa retraite. » Et vous avez raison. Ce sont toutes de bonnes choses.        <br />
              <br />
       Jésus ne vient pas condamner la possession de biens. Il ne vient pas nous dire qu’il faut n’avoir rien, ne pas prévoir sa retraite.        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> L’enseignement</span>       <br />
              <br />
       Alors qu’est-ce qui ne va pas chez notre homme riche qui engrange? Où le bât blesse-t-il?       <br />
              <br />
       Écoutez : « Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on te redemandera ta vie. Et ce que tu auras mis de côté qui l’aura?’ Voilà, conclut Jésus, ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
       Ce qui « cloche » ici pour l’homme riche c’est qu’il se laisse enfermer par ses possessions matérielles. C’est son attachement à celles-ci.       <br />
              <br />
       Voilà! Ce n’est pas de les utiliser, mais c’est de ne regarder que cela, de se laisser fermer le coeur par ses biens, par ses possessions de toutes sortes. C’est contre cela que Jésus nous met en garde.       <br />
              <br />
       Il nous dit : « Faites de la place à autre chose que les biens matériels, à des biens spirituels qui sont plus importants, qui ne s’achètent pas : le regard d’un enfant, l’amour d’une épouse, la main qui aide le démuni, la paix que vous cultivez, tout cela ce sont des richesses aussi, et des richesses plus importantes que les richesses matérielles.        <br />
              <br />
       C’est cela qui vous enrichit en vue de Dieu. C’est cela « s’enrichir de Dieu ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Un exercice</span>       <br />
              <br />
       Faisons un petit exercice et regardons dans notre vie, pour nous       <br />
              <br />
       - ce qui est superflu       <br />
       - ce qui est utile       <br />
       - ce qui est important       <br />
       - ce qui est nécessaire et essentiel.       <br />
              <br />
       Cet exercice que nous pouvons faire au cours de la semaine, nous renseignera sur nos priorités et nous aidera sûrement à les mettre à la bonne place.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à élever notre cœur vers les biens spirituels, vers les réalités spirituelles qui ne s’achètent pas, mais qui font vivre et que notre communion au Corps du Christ nous nourrisse de cette nourriture spirituelle dont nous avons tant besoin. Amen.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 juillet 2016       <br />
              <br />
       reprise d'un homélie du 1 août 2004       <br />
              <br />
       -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Que reste-t-il à l’homme de toute sa peine ? » (Qo 1, 2 ; 2, 21-23)       <br />
       Lecture du livre de Qohèleth       <br />
              <br />
       Vanité des vanités, disait Qohèleth.       <br />
       Vanité des vanités, tout est vanité !       <br />
              <br />
       Un homme s’est donné de la peine ;       <br />
       il est avisé, il s’y connaissait, il a réussi.       <br />
       Et voilà qu’il doit laisser son bien       <br />
       à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité,       <br />
           c’est un grand mal !       <br />
              <br />
       En effet, que reste-t-il à l’homme       <br />
       de toute la peine et de tous les calculs       <br />
       pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?       <br />
       Tous ses jours sont autant de souffrances,       <br />
       ses occupations sont autant de tourments :       <br />
       même la nuit, son cœur n’a pas de repos.       <br />
       Cela aussi n’est que vanité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)       <br />
       R/ D’âge en âge, Seigneur,       <br />
       tu as été notre refuge. (Ps 89, 1)       <br />
              <br />
       Tu fais retourner l’homme à la poussière ;       <br />
       tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »       <br />
       À tes yeux, mille ans sont comme hier,       <br />
       c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.       <br />
              <br />
       Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ;       <br />
       dès le matin, c’est une herbe changeante :       <br />
       elle fleurit le matin, elle change ;       <br />
       le soir, elle est fanée, desséchée.       <br />
              <br />
       Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :       <br />
       que nos cœurs pénètrent la sagesse.       <br />
       Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?       <br />
       Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.       <br />
              <br />
       Rassasie-nous de ton amour au matin,       <br />
       que nous passions nos jours dans la joie et les chants.       <br />
       Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !       <br />
       Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut ; c’est là qu’est le Christ » (Col 3, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si donc vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
           Faites donc mourir en vous       <br />
       ce qui n’appartient qu’à la terre :       <br />
       débauche, impureté, passion, désir mauvais,       <br />
       et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.       <br />
           Plus de mensonge entre vous :       <br />
       vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous       <br />
       et de ses façons d’agir,       <br />
           et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau       <br />
       qui, pour se conformer à l’image de son Créateur,       <br />
       se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.       <br />
           Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis,       <br />
       il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ;       <br />
       mais il y a le Christ :       <br />
       il est tout, et en tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 13-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux les pauvres de cœur,       <br />
       car le royaume des Cieux est à eux !       <br />
       Alléluia. (Mt 5, 3)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :       <br />
       « Maître, dis à mon frère       <br />
       de partager avec moi notre héritage. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Homme, qui donc m’a établi       <br />
       pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »       <br />
           Puis, s’adressant à tous :       <br />
       « Gardez-vous bien de toute avidité,       <br />
       car la vie de quelqu’un,       <br />
       même dans l’abondance,       <br />
       ne dépend pas de ce qu’il possède. »       <br />
           Et il leur dit cette parabole :       <br />
       « Il y avait un homme riche,       <br />
       dont le domaine avait bien rapporté.       <br />
           Il se demandait :       <br />
       ‘Que vais-je faire ?       <br />
       Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.’       <br />
           Puis il se dit :       <br />
       ‘Voici ce que je vais faire :       <br />
       je vais démolir mes greniers,       <br />
       j’en construirai de plus grands       <br />
       et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.       <br />
           Alors je me dirai à moi-même :       <br />
       Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,       <br />
       pour de nombreuses années.       <br />
       Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’       <br />
           Mais Dieu lui dit :       <br />
       ‘Tu es fou :       <br />
       cette nuit même, on va te redemander ta vie.       <br />
       Et ce que tu auras accumulé,       <br />
       qui l’aura ?’       <br />
           Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,       <br />
       au lieu d’être riche en vue de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-18e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Amasser-pour-qui-et-pour-quoi_a1075.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 26 décembre 2021</title>
   <updated>2021-12-25T15:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-C-le-26-decembre-2021_a1042.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60004942-43983969.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 26 décembre 2021.Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: 1 Samuel 1, 20-22.24-28, Jean 3, 1-2.21-24 et Luc 2,41-52.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60004942-43983969.jpg?v=1635964573" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 26 décembre 2021" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année C le 26 décembre 2021" />
     </div>
     <div>
      Nous fêtons aujourd’hui la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. L’évangile nous présente un épisode des plus intéressants de la vie familiale de Jésus avec ses parents. C’est d’ailleurs le seul qui nous est rapporté avant qu’il ne quitte sa famille pour aller prêcher sur les routes de Palestine.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette scène de Jésus au Temple pour en tirer une nourriture spirituelle pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La scène de Jésus au Temple</span>       <br />
              <br />
       Je ne sais si vous êtes comme moi, mais, de prime abord, je suis surpris de cette scène. Ce n’est pas tous les adolescents du temps de Jésus qui se sentaient le goût de rencontrer des gens avertis dans leur foi et des maîtres comme ceux que saint Luc appelle les docteurs de la Loi. Par quels détours Jésus est-il passé pour arriver à cette rencontre ? On peut imaginer divers stratagèmes pour ce faire, mais on ne sait vraiment pas comment Jésus a fait pour se rendre auprès des docteurs de la Loi.        <br />
              <br />
       Pour moi, là n'est pas la question. La question importante est plutôt pourquoi cette démarche lui tenait-elle à cœur ? Voilà la question qui m'a intéressé. Pour y répondre j'ai vu un jeune Jésus, un jeune comme les autres, imprégné des usages juifs et de la Parole de Dieu qu’il écoutait tous les sabbats à Nazareth. En passant à l’adolescence. comme la plupart des adolescents, il se posait des questions sur ce qu’il deviendrait. Il connaissait l’histoire de Samuel - racontée dans la première lecture  - offert par ses parents au service du Seigneur à sa naissance et qui devint un grand prophète, celle aussi d'autres prophètes comme Isaïe, Ézéchiel ou Jérémie. Lui, Jésus, que deviendrait-il?        <br />
              <br />
       Ce cheminement se faisait dans le silence éclairé par la lumière que Dieu avait mise en lui depuis sa naissance. J’imagine que déjà Jésus comprenait qu’il était appelé à une mission spéciale. Et sa réponse à ses parents qui le retrouvent après des jours de recherche en donne l’essentiel : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
              <br />
       Reconnaissons dans cette réponse que saint Luc met dans la bouche du jeune Jésus la perception et l’affirmation d’un lien particulier avec Dieu, un lien d’intimité et d’union qui se démarque des images d’un Dieu vengeur, culpabilisant ou justicier au profit d’un Dieu proche et miséricordieux comme un père. On voit déjà poindre la figure du père de l’enfant prodigue qui sera au coeur de l'enseignement de Jésus. Et sur la croix  une de ses dernières paroles sera adressée à son Père: « Père entre tes mains, je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La réaction de Marie et de Joseph</span>       <br />
              <br />
       Regardons maintenant Marie et Joseph. Ils sont très près de leur fils. Ils le connaissent  bien, mais là ils sont mystifiés en entendant une  réponse qu'ils ne comprennent pas. En effet, ils sont de bons parents. Ils sont revenus sur leurs pas pour retrouver leur fils. Ils ne sont pas loin de penser à une fugue. Mais ils découvrent tout autre chose. Un adolescent qui, épris de la Parole de Dieu, a voulu la connaître encore mieux à l’écoute de ceux qui la proclament avec autorité.  Et dans le temps qu'il passe avec eux, il se laisse aller à partager ce qu’il en vit. Et ô surprise! les savants sont fascinés par cet adolescent. Ils lui posent leurs questions. Ils écoutent ses réponses.         <br />
              <br />
       On peut penser que Jésus, de son côté, est surpris de lui-même. Et c’est dans cette rencontre avec les docteurs de la Loi que saint Luc situe l’éveil messianique de Jésus qui se découvre une vocation qui dépasse le contexte familial habituel. Il entrevoit qu’il est le Fils bien-aimé de Dieu. Cette révélation mûrira pendant de nombreuses années, mais elle ne disparaîtra jamais de son esprit et de sa vie.        <br />
              <br />
       Remercions saint Luc de nous avoir gardé le souvenir de cette première irruption de Dieu Père dans la vie de Jésus, une irruption qui laissera de nombreuses traces dans sa prédication plus tard et qu’il mettra au cœur de sa prière et de celle de ses disciples dont nous sommes à qui il dit : « Quand vous priez, dites :  Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.  » (Luc 11, 2)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Quel lien avec la fête de la Saint Famille pouvons-nous faire à partir de ces considérations ? C’est une bonne question.        <br />
              <br />
       Une première réponse pourrait être que dans toute famille la priorité est aux relations entre les personnes, des relations d’intimité et de respect comme on le voit dans cette scène où Marie et Joseph respectent la réponse de Jésus même s'ils ne la comprennent pas encore. La vie de la famille fournit une voie pour aller à Dieu. C’est à l’intérieur de sa famille humaine que le jeune Jésus chemine et qu’il découvre sa mission. Il est respecté dans ses choix et il est aimé par son père et sa mère. Il en est de même encore aujourd'hui pour nos jeunes.       <br />
              <br />
       Deuxième réponse : la famille n’est pas exempte de tensions et de moments difficiles parfois, comme les craintes et les peurs qu’ont vécues Marie et Joseph en constatant la disparition de leur fils et en le cherchant jusqu'à Jérusalem. La vie familiale est faite de hauts et de bas. C’est pourquoi, la prière et le dialogue sont une nécessité dans toute vie familiale : les parents avec les enfants, les enfants entre  eux, avec d’autres familles lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       La troisième réponse nous amène sur le terrain des vocations de chaque personne dans les familles. Il est essentiel que chaque personne dans la famille soit reconnue pour elle-même avec ses qualités et ses limites aussi,  qu’elle soit soutenue et surtout qu’elle ne soit jamais dévalorisée par des comparaisons blessantes. La couleur particulière de chaque personne enrichit la famille qui ainsi devient de plus en plus en plus l’image de la richesse de l’amour de Dieu pour ses enfants : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » nous dit la deuxième lecture.        <br />
              <br />
       Bien sûr, ces trois réponses présentent un idéal de vie familiale. La réalité concrète est  souvent plus contrastée, mais ne laissons pas celle-ci nous enlever le goût de mettre nos efforts pour arriver à une vie familiale sur le modèle de celle de Jésus, Marie et Joseph que l’Église nous invite à célébrer même si nous n’en connaissons pas les circonstances concrètes hormis cet épisode de Jésus au Temple.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas une raison pour nous priver de l’imaginer et de prier pour que nous soyons de plus en plus comme Jésus  « chez notre Père », car Dieu est notre famille.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille a été très importante au Québec jusqu’à tout récemment. Elle prenait place au milieu des célébrations familiales du temps des Fêtes et du Jour de l’An. Elle était l’occasion d’échanges et de réjouissances.  Les plus anciens s’en rappellent avec joie. Les temps ont changé. Les familles sont parfois éclatées ou sont reconstituées. Cela ne doit pas nous empêcher d’y mettre ce qui est au cœur de toutes nos relations : l’amour.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous nourrit au Sacrement de l’amour nous en remplisse et que nous devenions pour tous ceux et celles que nous fréquentons des frères et des sœurs, car nous sommes tous et toutes, fils et filles d’un même Père des cieux, appelés enfants de Dieu comme le dit saint Paul.       <br />
               <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 décembre 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 26 décembre 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Samuel demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie » (1 S 1, 20-22.24-28)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       Elcana s’unit à Anne sa femme,       <br />
       et le Seigneur se souvint d’elle.       <br />
           Anne conçut       <br />
       et, le temps venu, elle enfanta un fils ;       <br />
       elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce)       <br />
       car, disait-elle,       <br />
       « Je l’ai demandé au Seigneur. »       <br />
           Elcana, son mari, monta au sanctuaire       <br />
       avec toute sa famille       <br />
       pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel       <br />
       et s’acquitter du vœu pour la naissance de l’enfant.       <br />
           Mais Anne n’y monta pas.       <br />
       Elle dit à son mari :       <br />
       « Quand l’enfant sera sevré,       <br />
       je l’emmènerai :       <br />
       il sera présenté au Seigneur,       <br />
       et il restera là pour toujours. »       <br />
           Lorsque Samuel fut sevré,       <br />
       Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ;       <br />
       l’enfant était encore tout jeune.       <br />
       Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans,       <br />
       un sac de farine et une outre de vin.       <br />
           On offrit le taureau en sacrifice,       <br />
       et on amena l’enfant au prêtre Éli.       <br />
           Anne lui dit alors :       <br />
       « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie !       <br />
       Aussi vrai que tu es vivant,       <br />
       je suis cette femme qui se tenait ici près de toi       <br />
       pour prier le Seigneur.       <br />
           C’est pour obtenir cet enfant que je priais,       <br />
       et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.       <br />
           À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose.       <br />
       Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. »       <br />
       Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 83 (84), 2-3, 5-6, 9-10)       <br />
       R/ Heureux les habitants de ta maison, Seigneur ! (Ps 83, 5a)       <br />
              <br />
       De quel amour sont aimées tes demeures,       <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers.       <br />
       Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ;       <br />
       mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !       <br />
              <br />
       Heureux les habitants de ta maison :       <br />
       ils pourront te chanter encore !       <br />
       Heureux les hommes dont tu es la force :       <br />
       des chemins s’ouvrent dans leur cœur !       <br />
              <br />
       Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;       <br />
       écoute, Dieu de Jacob.       <br />
       Dieu, vois notre bouclier,       <br />
       regarde le visage de ton messie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous sommes appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jn 3, 1-2.21-24)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           voyez quel grand amour nous a donné le Père       <br />
       pour que nous soyons appelés enfants de Dieu       <br />
       – et nous le sommes.       <br />
       Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas :       <br />
       c’est qu’il n’a pas connu Dieu.       <br />
           Bien-aimés,       <br />
       dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,       <br />
       mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.       <br />
       Nous le savons : quand cela sera manifesté,       <br />
       nous lui serons semblables       <br />
       car nous le verrons tel qu’il est.       <br />
              <br />
           Bien-aimés,       <br />
       si notre cœur ne nous accuse pas,       <br />
       nous avons de l’assurance devant Dieu.       <br />
           Quoi que nous demandions à Dieu,       <br />
       nous le recevons de lui,       <br />
       parce que nous gardons ses commandements,       <br />
       et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.       <br />
              <br />
           Or, voici son commandement :       <br />
       mettre notre foi       <br />
       dans le nom de son Fils Jésus Christ,       <br />
       et nous aimer les uns les autres       <br />
       comme il nous l’a commandé.       <br />
           Celui qui garde ses commandements       <br />
       demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu en lui ;       <br />
       et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous,       <br />
       puisqu’il nous a donné part à son Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Seigneur, ouvre notre cœur       <br />
       pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem       <br />
       pour la fête de la Pâque.       <br />
           Quand il eut douze ans,       <br />
       ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.       <br />
           À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,       <br />
       le jeune Jésus resta à Jérusalem       <br />
       à l’insu de ses parents.       <br />
           Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,       <br />
       ils firent une journée de chemin       <br />
       avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.       <br />
           Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,       <br />
       en continuant à le chercher.       <br />
              <br />
           C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,       <br />
       assis au milieu des docteurs de la Loi :       <br />
       il les écoutait et leur posait des questions,       <br />
           et tous ceux qui l’entendaient       <br />
       s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.       <br />
           En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,       <br />
       et sa mère lui dit :       <br />
       « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?       <br />
       Vois comme ton père et moi,       <br />
       nous avons souffert en te cherchant ! »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?       <br />
       Ne saviez-vous pas       <br />
       qu’il me faut être chez mon Père ? »       <br />
           Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.       <br />
              <br />
           Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,       <br />
       et il leur était soumis.       <br />
       Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.       <br />
           Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce,       <br />
       devant Dieu et devant les hommes.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-C-le-26-decembre-2021_a1042.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche de Pâques (Année A) : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »</title>
   <updated>2017-05-11T19:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Je-suis-le-Chemin-la-Verite-et-la-Vie_a772.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/11367075-18954569.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-05-09T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 5e dimanche de Pâques (Année A) 14 mai 2017 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Actes des Apôtres 6, 1-7, I Pierre 2 4-9 et Jean 14, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/11367075-18954569.jpg?v=1489453737" alt="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques (Année A) : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »" title="Homélie pour le 5e dimanche de Pâques (Année A) : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »" />
     </div>
     <div>
      Quelle richesse dans les textes des lectures et de l’évangile de ce matin. Attardons-nous, si vous le voulez bien, sur la déclaration de Jésus dans l’évangile où il se présente comme « le Chemin, la Vérité et la Vie ». Cette affirmation aux disciples qui sont estomaqués, Philippe en particulier,  n’est pas seulement une révélation sur qui est Jésus, mais elle est aussi la révélation d’un cheminement dans lequel le disciple de Jésus découvre son Maitre et Seigneur.        <br />
       <!--Pour commenter ces paroles de Jésus, je vais revenir à la conversation elle-même de Jésus avec ses disciples qui est présentée dans l’évangile qui vient d’être lu.-->       <br />
       I – <span style="font-style:italic">Je suis le Chemin</span>       <br />
              <br />
       Commençons par l’affirmation « Je suis le Chemin ». On pense spontanément à des images de randonnées, de sentiers, de routes, de traces dans le sable, que sais-je? Ces images pour utiles qu’elles puissent être sont loin de la réalité qui est signifiée ici.       <br />
              <br />
       En effet, si Jésus se dit le « Chemin » c’est pour nous centrer sur son humanité. Il est le « Verbe de Dieu fait chair » comme le dit le prologue de l’Évangile de saint Jean. Son humanité assumée par la personne du Fils de Dieu est le moyen par lequel Dieu nous sauve et sauve le monde. Il n’y en a pas d’autres.        <br />
              <br />
       Jésus dans sa chair est l’un de nous, en tout semblable à nous sauf le péché. La merveilleuse Lettre aux Hébreux met dans la bouche du Verbe incarné cette parole « Tu m’as donné un corps pour faire ta volonté » (cf. Hébreux 10, 5). Jésus est l'unique médiateur entre Dieu et l'humanité, le seul Chemin.        <br />
              <br />
       Cette vérité essentielle au message de Jésus n’était pas encore parfaitement comprise des disciples qui se plaignaient de ne pas savoir où il s’en allait  et qui demandaient « comment pourrions-nous savoir le chemin? » Ils s’imaginaient sans doute qu’ils auraient un code de conduite précis, une carte routière, des indications pratiques.        <br />
              <br />
       Jésus se contente de leur répondre « C’est moi qui suis le Chemin ». En d’autres termes : « Approchez-vous de moi dans la foi, entrez dans le mystère de l’amour de Dieu qui se révèle en moi et vous trouverez le chemin vers la maison de mon Père où une demeure vous attend ».       <br />
              <br />
       Vous voyez la profondeur et la richesse qu’il y a dans cette image du « Chemin » appliquée à Jésus. La révélation de Jésus ne s’arrête pas là il ajoute qu’il est la « Vérité » et la « Vie ».       <br />
       <!--Ces deux mots nous font saisir comment cheminer avec Jésus dans notre vie de foi.-->       <br />
       II – <span style="font-style:italic">Je suis la Vérité</span>       <br />
              <br />
       Cheminer avec Jésus en nous unissant à lui, notre Chemin, avec qui nous partageons la même humanité c’est entrer dans le mystère du plan de Dieu sur nous et sur le monde. Si Jésus devient notre Chemin pour aller à Dieu, c'est parce que nous faisons l'effort de le connaître. C'est en le connaissant que l'on connaît le Père, dit-il.         <br />
              <br />
       Le cheminement du disciple ne se limite pas à l’émotion, à l’attachement sensible et sentimental à la personne de Jésus. Il suppose aussi la connaissance de ce qu’il est et de ce qu’il apporte au monde. On voit dans les évangiles plein de gens qui se limitent à regarder les miracles et les guérisons que fait Jésus. Il le leur reproche souvent. Souvenez-vous de ce reproche après la multiplication des pains où il leur dit : «  Vous me suivez parce que vous avez mangé à votre faim, moi j’ai une autre nourriture qui est celle de faire la volonté de mon Père » (cf. Jean 6, 24-25).       <br />
              <br />
       Notre foi a besoin de se dire dans des gestes et des paroles inspirées d’une vraie connaissance de Dieu qui nous est transmise dans l'enseignement de Jésus. C'est là que Jésus nous apparaît comme la Vérité. Une foi qui se refuse à la connaissance, à la vérité, est une foi morte.  « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu ».        <br />
              <br />
       Cette connaissance de la foi n’apporte pas toutes les réponses car elle est sans cesse en recherche comme le dit saint Thomas d’Aquin. Mais ce qui est important ici c’est de voir que  si on entre dans cet effort de connaissance,  Jésus nous mène au Père. Ceci se fera dans la prière, dans la fréquentation de la Parole de Dieu, des sacrements, dans les partages avec ses frères et sœurs, dans le service des plus pauvres, des blessés de la vie, des malades etc. sous le regard et l’inspiration de celui qui est la Vérité. Si nous négligeons cet effort, Jésus pourrait nous dire  comme il le fait pour l'apôtre Philippe : « Tu ne me connais pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Je suis la Vie</span>        <br />
              <br />
       La troisième image celle de la « Vie » est d’une telle richesse qu’il est difficile de la commenter en quelques mots.        <br />
              <br />
       Elle peut indiquer, par exemple, la source de la vie qui anime le disciple. Ainsi du Baptême qui est source de vie pour le baptisé, qui met en lui la vie même de Dieu.         <br />
              <br />
       L'image de la "Vie" réfère souvent aussi à la Parole de Dieu ou à l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Dans notre extrait de l’évangile de saint Jean, Jésus met cette image de la « Vie » en lien plutôt avec ses fruits. « Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes » dit Jésus.        <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous n’est pas un trésor à sauvegarder pour soi. Elle se répand. Elle s’extériorise dans actes et des choix concrets. Ce que veut dire le mot « œuvres ». Il ne s’agit pas de constructions humaines, mais de réalisations dans la foi à la suite de Jésus.       <br />
              <br />
       Oh! Bien sûr, ces œuvres prendront forme dans un cadre humain, visible, mais elles seront avant tout l’action même de Dieu à l’oeuvre. Nous l’oublions souvent. Jésus nous le rappelle lorsqu’il dit : « le Père qui demeure en moi fais ses propres œuvres. » Et maintenant, c’est nous qui sommes envoyés pour continuer la mission de Jésus « qui part vers le Père ».  C’est nous qui sommes en service comme les personnes que les apôtres choisissent au début de l’Église tel que le raconte la première lecture. Nous devenons chacun et chacune à notre façon les pierres vivantes  qui entrent dans la construction de la demeure spirituelle de Dieu pour annoncer les merveilles de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière comme le dit si bien la Lettre de saint Pierre que nous avons entendue dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons avoir confiance que, malgré le départ visible de Jésus, il est toujours présent, car il est ressuscité.  Nous pouvons parler, partager et manger avec lui comme les disciples. C'est le même Jésus que nous retrouvons ensemble dans nos célébrations eucharistiques où il se fait pour nous nourriture spirituelle sous les espèces du Pain et du Vin.        <br />
              <br />
       Quand nous communions, nous communions à Jésus « Chemin, Vérité et Vie » et chaque fois que nous le faisons nous annonçons que Dieu est fidèle dans son amour et sa miséricorde pour nous et pour toute l’humanité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 mai 2017       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       __________________________       <br />
              <br />
       Pour saint Thomas d’Aquin la foi est une adhésion à une personne, l'entrée dans une connaissance de Dieu au-dessus des simples raisonnements humains. Cette adhésion n'exclut pas le questionnement. Il définit ainsi la foi : « assensus cum cogitatione » (II-II, q.2 a.1)        <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire (Année A) « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu »</title>
   <updated>2017-02-26T20:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-8e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Cherchez-d-abord-le-Royaume-de-Dieu_a759.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/10933433-18093540.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-02-21T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire (Année A) 26 février 2017 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Isaïe 49,14-15, I Corinthiens 4, 1-5 et Mathieu 6, 24-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/10933433-18093540.jpg?v=1484060499" alt="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire (Année A) « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu »" title="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire (Année A) « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      C’est la première lecture qui va guider notre méditation ce matin. Dans sa brièveté, elle dit tout. Je la reprends. Le prophète  Isaïe apporte l’image de la mère et de son nourrisson et il applique cette image à Dieu.  La mère « oublierait-elle le fruit des entrailles? ». « Même si elle l’oubliait,  moi je ne l’oublierais pas »  dit Dieu.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Les exemples de l’Évangile</span>       <br />
              <br />
       C’est en ayant à l’esprit ce lien que nous avons avec Dieu, celui d’être porté dans ses « entrailles » avec amour, que nous entendons et recevons ces phrases de Jésus dans cet évangile : « Ne vous souciez pas, pour votre vie,  de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez » ou « Regardez les oiseaux qui n’amassent pas dans des greniers… regardez  les lys des champs qui sont si bien habillés, ne vous faites pas tant de souci. »       <br />
              <br />
       Un grand saint comme <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/csp/nvmouvma.htm">saint François d’Assise</a> a pris ces exemples à la lettre. Il a laissé à 23 ans le commerce de tissu de son père et il s’est fait mendiant. Des amis l’on rejoint, en petit nombre au point de départ, puis en plus grand nombre au cours des dix premières années. Ils sont devenus, après l’approbation du pape Innocent III en 1210, les frères mineurs.        <br />
              <br />
       François avait compris ce que Jésus propose aujourd’hui : faire un choix réel et sans retour. Il l’a fait dans une vie de dépouillement extrême. Il nous fait voir que l’on peut prendre Dieu au mot, au pied de la lettre de l’Écriture. Il a décidé, avec ses amis, de suivre l’Évangile « sans glose », comme il disait, c’est-à-dire « sans compromission ».       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le choix d’un maître</span>       <br />
              <br />
       François d'Assise mettait ainsi en pratique ce qui est dit au début de notre texte de l’évangile d’aujourd’hui. « Nul ne peut servir deux maîtres ou bien il aimera l’un ou bien il haïra l’autre ».       <br />
              <br />
       À la suite de Jésus, il y a toujours un choix qui nous est laissé. Notre liberté est sollicitée, mais jamais forcée. C’est une des constantes de la prédication de Jésus. Il fait la proposition de son message, de son évangile.  Il annonce une voie nouvelle, un chemin de vie, mais il n’impose à personne l’adhésion à son message. Il ne force personne à emprunter cette voie.        <br />
              <br />
       C’est le « viens et suis-moi » qui retentit pour tous ceux et celles qui veulent se joindre à lui. Rappelez-vous l’épisode du jeune homme riche qui s’en alla tout triste (Marc 10, 17-22). Et le conseil aux 72 disciples de quitter aimablement la place lorsque les gens ne veulent pas les recevoir et les entendre (Luc 10, 10-11) .       <br />
              <br />
       L’argent et les biens matériels sont des tentations et des mondes qui se construisent souvent au détriment des personnes et de leurs besoins. Jésus en est conscient et il lie le choix  de le suivre que font les disciples à un chemin où l'argent et les biens matériels seront toujours au second plan, laissant toute la place à la dynamique du Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le chemin du Royaume</span>       <br />
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       « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu » dit Jésus et il continue « et le reste vous sera donné par surcroît ». Avouons que nous nous demandons souvent si ce surcroît nous est donné. Quand nous vivons des épreuves, des deuils, des malheurs, des accidents de toutes sortes, nous nous demandons « Dieu est-il là ? qu’est-ce qu’il fait? »       <br />
              <br />
       Je n’ai pas de réponse automatique à de telles questions, si ce n’est celle de Jésus : « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu ». En somme, on est renvoyé à la question du début : Est-ce que nous choisissions vraiment de suivre Jésus? Et si oui, est-ce que ce chemin sera sans obstacles? C'est loin d’être sûr. Jésus le premier n’a-t-il pas connu la passion et la croix ? En serions-nous dispensés? C'est en marchant à la suite de Jésus que nous entrons avec lui dans le Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       Mais  « à  chaque jour suffit sa peine » dit Jésus, nous invitant  par là à prendre patience avec nous-mêmes comme avait l'habitude de le dire <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/msp/frssales.htm">saint François de Sales</a> aux personnes qu'il accompagnait spirituellement. « On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même ». Nous pouvons être assurés que lorsque nous rencontrerons les épreuves et les difficultés de la vie, Dieu nous donnera toujours les grâces nécessaires pour les affronter avec confiance. Nous pouvons laisser de côté les soucis exagérés, car Dieu, même lorsque nous ne le sentons pas, sera toujours là pour nous. L’image des traces de pas sur le sable de deux personnes qui, tout à coup, se réduisent à celle d’une personne l’exprime bien. Le disciple voyant cette image demande à Dieu dans sa prière où il était puisqu’il n’y plus que les traces d’une personne. Et la réponse de Dieu est bien connue : « Mon fils, je te portais dans mes bras ».         <br />
              <br />
       Oui, frères et sœurs, ne nous laissons pas encombrer par les soucis inutiles ni abattre par les épreuves, notre Dieu qui s’occupe des oiseaux du ciel et des lys des champs, prend soin de nous aussi avec amour et avec grande bonté. Comme le dit saint Paul nous sommes « des auxiliaires du Christ  et des intendants des mystères de Dieu ».  Ce qui nous est demandé c’est d'être trouvés dignes de confiance.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur la grâce de chercher avec cœur le Royaume de Dieu. Demandons-lui de nous éclairer sur les gestes à poser, de dissiper les ténèbres de notre esprit et d’augmenter en nous la foi, l’espérance et la charité qui mènent sûrement à Dieu.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 21 février 2017       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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