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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:59:24+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »</title>
   <updated>2025-12-05T21:09:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-11-25T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 1er dimanche de l'Avent 30 novembre 2025 Année A Textes: Isaïe 2, 1-5, Romains 13, 11-14a et Mathieu 24, 37-44.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757157-64417674.jpg?v=1666878320" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" />
     </div>
     <div>
      Les magasins proposent depuis quelques temps, décorations, cadeaux, vêtements pour Noël. Noël s’approche. Cela veut dire quelque chose pour vous dans cette célébration à l’église? Oui! vous y avez pensé. C’est le premier dimanche de l’Avent (Non pas AVANT avec un « A », mais AVENT  avec un « E ». qui vient du mot latin ADVENTUS qui veut dire VENUE). Il y a quatre dimanches de l'Avent d'ici Noël, la fête de la Venue, de la Nativité de Jésus. Une nouvelle année liturgique commence. Et nos regards de  personnes baptisées se tournent vers Noël.        <br />
              <br />
       La couleur liturgique des vêtements du  président est le violet. Cette couleur nous rappelle la nécessaire conversion qui nous permet de renaître à la joie et à l’espérance de la rencontre de Jésus qui continue d’être présent au cœur de notre monde.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un avenir joyeux et ouvert</span>       <br />
              <br />
       Les textes des lectures nous présentent un avenir où Dieu a sa place et nous invitent à l’espérance. C’est ce qui est dit dans l’extrait du prophète Isaïe que nous avons comme première lecture. Nous y entendons le prophète proclamer cette bonne nouvelle qui pourrait se résumer ainsi : « Oui, il y a un avenir. Marchons à la lumière du Seigneur».  Il n’est pas interdit de regarder en avant, au contraire c’est en regardant en avant qu’on trouve l’élan et la force de vivre le présent. Même lorsque les situations sont difficiles, le pessimisme n’est pas la solution.        <br />
              <br />
       Le pape François, de regrettée mémoire, en est une illustration remarquable. Il a écrit une <span style="font-style:italic">Exhortation apostoliqu</span>e en 2013 au début de son pontificat. Elle commence ainsi : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudium</span>  n. 1)       <br />
              <br />
       Les paroles du prophète Isaïe que nous venons d'entendre disent  la même chose avec l'image de la montagne du Seigneur : «  Il arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du Seigneur sera placée à la tête des montagnes et dominera les collines. Toutes les nations afflueront vers elle. »       <br />
              <br />
       Voilà le ton qui est donné pour le temps de l’Avent cette année. « La nuit est bientôt finie, écrit saint Paul aux Romains, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. » (Deuxième lecture).        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les écueils</span>       <br />
              <br />
       Ce beau message qui nous séduit ne peut nous empêcher de jeter autour de nous un regard inquiet parfois.        <br />
              <br />
       Les situations de violence, les affrontements, les petitesses, l’exploitation des uns par les autres etc. nous sautent aux yeux. On n’a qu’à lire les journaux et à écouter la télévision pour constater que notre monde a du chemin à faire pour aller vers la justice et la paix, vers la compassion et la miséricorde, vers l’ouverture et vers le don.        <br />
              <br />
       Reve nons à cette <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> dont je vous parlais  : « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, écrivait le pape François, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudiumn</span>. 1).       <br />
              <br />
       On pourrait se décourager devant une telle situation. Puisque Dieu est venu, pourquoi les temps nouveaux tardent-ils? Pourquoi les temps anciens ne sont-ils pas disparus? C’est le mystère de la venue de Dieu parmi nous. Le Verbe s’est fait chair, dit l’évangile de saint Jean au chapitre premier, mais les siens ne l’ont pas reçu (Jean 1, 11).       <br />
              <br />
       Et pourtant, l’évangile de ce jour est clair. Il nous dit qu’un monde nouveau apparaîtra un jour. L’avenir du monde c’est Dieu lui-même, car le Seigneur Jésus que nous recevons dans nos cœurs est déjà là, il est venu et il continue de venir en nous et dans le monde.        <br />
              <br />
       Il faut donc veiller. Veiller, en aimant, en pardonnant, en étant attentifs aux autres, en compatissant aux malheurs et aux peines de nos frères et soeurs humains surtout les plus pauvres. En somme veiller c’est vivre l’évangile de Jésus Christ de la façon la plus intense possible, sans se lasser.        <br />
              <br />
       Le texte de l'évangile par ses images comme celle du déluge ou celle des deux femmes insiste pour nous montrer qu'il est urgent de se mettre en marche derrière Jésus. On risque de réaliser en arrivant au bout de notre chemin  qu’on a perdu notre temps pour des préoccupations inutiles et passagères. Pourquoi ne pas vivre dès maintenant  l’Évangile le mieux possible, selon nos possibilités et selon notre état de vie, pour goûter à la vie qui nous est donnée par Dieu?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">L’Eucharistie réalise cette venue du Christ</span>       <br />
              <br />
       Après la consécration le prêtre dit « Il est grand le mystère de la foi » et l'assemblée répond « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus; nous proclamons ta résurrection ; nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Eh oui! nous vivons déjà, avec le Christ qui est là, en cette vie qui nous a été donnée par Dieu. Demeurons unis au Christ, présence du Seigneur qui est venu dans notre monde pour l’illuminer et le rendre beau, qui a habité parmi nous, qui y a fait sa place Oui! Il y a un avenir pour l’humanité et Dieu en fait partie. Jésus ressuscité est cet avenir.       <br />
               <br />
       Dans cette célébration de l’Eucharistie dominicale avec nos frères et sœurs du monde entier nous adhérons à ce mystère de la présence vivante du Christ toujours. Nous pouvons dire avec les mots du psaume 121(122) qui suivaient la première lecture : « Quelle joie quand on m'a dit : ' Nous irons à la maison du Seigneur! '…A cause de mes frères et de mes proches, je dirai : " Paix sur toi !". A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien. » Le Christ mort et ressuscité inspire notre avenir, c'est pourquoi nous avançons avec confiance.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique nous aide à entrer dans une vraie préparation à Noël pendant le temps de l’Avent qui commence aujourd’hui. Bien sûr que cette préparation inclut l’achat de cadeaux, les décorations, les arbres de Noël, les repas avec la famille, les collègues de travail, les amis etc. Permettez-moi cependant de souhaiter que cette préparation à Noël aille au-delà des préparatifs matériels et qu'elle vous fasse entrer aussi dans un véritable moment de conversion et d’accueil renouvelé de la présence de Jésus dans votre vie et dans notre monde. C’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        25 novembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 22 novembre 2016 et du 23 novembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu (Is 2, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Parole d’Isaïe,       <br />
       – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.       <br />
              <br />
           Il arrivera dans les derniers jours       <br />
       que la montagne de la maison du Seigneur       <br />
       se tiendra plus haut que les monts,       <br />
       s’élèvera au-dessus des collines.       <br />
       Vers elle afflueront toutes les nations       <br />
           et viendront des peuples nombreux.       <br />
       Ils diront : « Venez !       <br />
       montons à la montagne du Seigneur,       <br />
       à la maison du Dieu de Jacob !       <br />
       Qu’il nous enseigne ses chemins,       <br />
       et nous irons par ses sentiers. »       <br />
       Oui, la loi sortira de Sion,       <br />
       et de Jérusalem, la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           Il sera juge entre les nations       <br />
       et l’arbitre de peuples nombreux.       <br />
       De leurs épées, ils forgeront des socs,       <br />
       et de leurs lances, des faucilles.       <br />
       Jamais nation contre nation       <br />
       ne lèvera l’épée ;       <br />
       ils n’apprendront plus la guerre.       <br />
              <br />
           Venez, maison de Jacob !       <br />
       Marchons à la lumière du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus,       <br />
       les tribus du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là qu’Israël doit rendre grâce       <br />
       au nom du Seigneur.       <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
              <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment !       <br />
       Que la paix règne dans tes murs,       <br />
       le bonheur dans tes palais ! »       <br />
              <br />
       À cause de mes frères et de mes proches,       <br />
       je dirai : « Paix sur toi ! »       <br />
       À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,       <br />
       je désire ton bien.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le salut est plus près de nous » (Rm 13, 11-14a)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous le savez : c’est le moment,       <br />
       l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil.       <br />
       Car le salut est plus près de nous maintenant       <br />
       qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.       <br />
           La nuit est bientôt finie,       <br />
       le jour est tout proche.       <br />
       Rejetons les œuvres des ténèbres,       <br />
       revêtons-nous des armes de la lumière.       <br />
           Conduisons-nous honnêtement,       <br />
       comme on le fait en plein jour,       <br />
       sans orgies ni beuveries,       <br />
       sans luxure ni débauches,       <br />
       sans rivalité ni jalousie,       <br />
           mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Veillez pour être prêts (Mt 24, 37-44)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
       Alléluia. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Comme il en fut aux jours de Noé,       <br />
       ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.       <br />
           En ces jours-là, avant le déluge,       <br />
       on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,       <br />
       jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;       <br />
           les gens ne se sont doutés de rien,       <br />
       jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis :       <br />
       telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.       <br />
           Alors deux hommes seront aux champs :       <br />
       l’un sera pris, l’autre laissé.       <br />
           Deux femmes seront au moulin en train de moudre :       <br />
       l’une sera prise, l’autre laissée.       <br />
           Veillez donc,       <br />
       car vous ne savez pas quel jour       <br />
       votre Seigneur vient.       <br />
           Comprenez-le bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,       <br />
       il aurait veillé       <br />
       et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Tenez-vous donc prêts, vous aussi :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » </title>
   <updated>2025-11-10T04:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Batir-sur-du-solide_a1272.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-11-11T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 novembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Malachie 3, 19-20, Thessaloniciens 3, 7-12 et Luc 21, 5-19     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379967-63200400.jpg?v=1666662231" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " />
     </div>
     <div>
      Les disciples me font penser aux touristes du Vieux-Québec et… à nous aussi regardant cette belle ville, la parcourant et admirant les édifices et les monuments. On dit que le temple de Jérusalem au temps de Jésus était considéré comme la 7e merveille du monde. C'était le second temple construit par Hérode le Grand et détruit par les Romains en 66 après Jésus-Christ lors de la chute de Jérusalem.        <br />
              <br />
       Se souvenant de leurs visites au temple, les disciples, après la mort de Jésus, se sont rappelés un certain nombre de paroles que Jésus leur a dites en ces occasions.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Un fait inéluctable</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc nous en livre une aujourd'hui dans l'évangile qui vient d'être lu. C'est une parole qui constate un fait inévitable, inéluctable : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit ».  Voilà une phrase qui met l'accent sur la fragilité des monuments, des institutions, du monde, des vies humaines etc.  En d'autres mots : « À vrai dire, tout ce que vous trouvez solide, c’est fragile ».       <br />
              <br />
       Comme les disciples émerveillés par la beauté du Temple de Jérusalem, nous sommes fiers et rassurés de nos plans d’épargne-retraite, du filet de sécurité sociale, de notre taux d’espérance de vie etc. Et pourtant que de fragilité dans tout cela. Les disparités entre les riches et les pauvres sont un danger pour l’équilibre du monde et pour la paix. Nous sommes plus vulnérables qu’il n’y paraît : un tremblement de terre, un ouragan, un verglas, le terrorisme international, une maladie, une séparation, un échec etc. tout peut basculer en un instant. Jésus nous conjure de chercher à bâtir sur du solide.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le roc solide</span>       <br />
              <br />
       Où trouver ce roc solide pour passer à travers la fragilité de ce qui ne demeurera pas comme le temple de Jérusalem qui sera détruit par les envahisseurs romains?       <br />
              <br />
       C’est là que la première lecture tirée du prophète Malachie nous éclaire : « Voici, dit celui-ci, que vient le jour du Seigneur...pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement ».  C'est la confiance dans la puissance du Seigneur - « vous qui craignez mon nom » - qui est le roc dont nous avons besoin. Le Seigneur vient. Il est avec nous aujourd'hui et maintenant.       <br />
              <br />
       Pour nous qui croyons en Jésus-Christ, Fils de Dieu, le Jour du Seigneur n’est plus seulement un « ad-venir », un « a-venir », mais il est ici et maintenant. Il nous touche, corps et âme, de son rayonnement. À chaque messe, après la consécration, le président dit : « Il est grand le mystère de la foi ». Et l’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Jésus hier, aujourd’hui et demain, c’est tout un. L’avenir est dans le présent comme le passé y est aussi. Ce qui compte alors c’est maintenant. C’est maintenant le Jour du Seigneur. « Le Royaume de Dieu est parmi nous » (Luc 17, 21).  En effet, la Bonne Nouvelle, le message de Jésus, est pour aujourd’hui : c’est dans ce monde qui est le nôtre que nous avons à le recevoir et à témoigner du Dieu de la vie en paroles et en actes.       <br />
              <br />
       Voilà ! À partir d’une visite touristique, je dirais, Jésus amène ses disciples à aller plus en profondeur. En constatant la fragilité des édifices, il les dirige vers un fond solide qui passe par la foi et la certitude de la présence vivante de Dieu qui est déjà là dans nos vies ici et maintenant.        <br />
              <br />
       En somme, dit jésus, ne regardez pas l’avenir, mais vivez le présent. C’est maintenant que le Seigneur vient. Bien des malheurs arriveront, des guerres, des tremblements de terre, des persécutions, mais le Seigneur sera toujours présent et « pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » (verset 18).        <br />
              <br />
       Quelle belle promesse ! Quelle proximité de notre Dieu ! Quelle présence réconfortante !       <br />
               <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le témoignage</span>       <br />
              <br />
       Comment témoigner de cette Bonne Nouvelle que Dieu est avec nous dans un monde qui change, dans nos vies qui passent, dans notre Église blessée souvent persécutée et méprisée ? Ce n’est pas toujours facile. Confrontés à l’indifférence et aux préjugés de notre époque, nous pouvons être tentés de lâcher et de baisser les bras. Mais, sachons que Jésus qui fait de nous ses témoins, ne nous laisse pas seuls dans cette mission : « Mettez-vous donc dans l'esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense, dit-il aux disciples. C'est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s'opposer » (versets 14-15).       <br />
              <br />
       L’évangile se termine sur ce beau mot d’encouragement : « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique dominicale nous aide à nous retrouver ensemble aux sources de la vie en célébrant Celui qui nous a fait renaître de l’eau et de l’Esprit et qui à travers son Corps et son Sang versé fait de notre vie d’ici une vie éternelle déjà commencée où le Seigneur vient à chaque instant.        <br />
              <br />
       « Maranatha : oui, Seigneur viens! » (I Corinthiens 16, 22)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 novembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 8 novembre 2022, du 8 novembre 2016 et de celle du 8 novembre 2022       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pour vous, le Soleil de justice se lèvera » (Ml 3, 19-20a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Voici que vient le jour du Seigneur,       <br />
       brûlant comme la fournaise.       <br />
       Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété,       <br />
       seront de la paille.       <br />
       Le jour qui vient les consumera,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       il ne leur laissera ni racine ni branche.       <br />
       Mais pour vous qui craignez mon nom,       <br />
       le Soleil de justice se lèvera :       <br />
       il apportera la guérison dans son rayonnement.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9)       <br />
       R/ Il vient, le Seigneur,       <br />
       gouverner les peuples avec droiture. (cf. Ps 97, 9)       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur sur la cithare,       <br />
       sur la cithare et tous les instruments ;       <br />
       au son de la trompette et du cor,       <br />
       acclamez votre roi, le Seigneur !       <br />
              <br />
       Que résonnent la mer et sa richesse,       <br />
       le monde et tous ses habitants ;       <br />
       que les fleuves battent des mains,       <br />
       que les montagnes chantent leur joie.       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, car il vient       <br />
       pour gouverner la terre,       <br />
       pour gouverner le monde avec justice       <br />
       et les peuples avec droiture !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Th 3, 7-12)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous savez bien, vous,       <br />
       ce qu’il faut faire pour nous imiter.       <br />
       Nous n’avons pas vécu parmi vous       <br />
       de façon désordonnée ;       <br />
           et le pain que nous avons mangé,       <br />
       nous ne l’avons pas reçu gratuitement.       <br />
       Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour,       <br />
       nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.       <br />
           Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge,       <br />
       mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.       <br />
           Et quand nous étions chez vous,       <br />
       nous vous donnions cet ordre :       <br />
       si quelqu’un ne veut pas travailler,       <br />
       qu’il ne mange pas non plus.       <br />
           Or, nous apprenons que certains d’entre vous       <br />
       mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire.       <br />
           À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ       <br />
       cet ordre et cet appel :       <br />
       qu’ils travaillent dans le calme       <br />
       pour manger le pain qu’ils auront gagné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 5-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Redressez-vous et relevez la tête,       <br />
       car votre rédemption approche.       <br />
       Alléluia. (Lc 21, 28)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple,       <br />
       des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,       <br />
       Jésus leur déclara :       <br />
           « Ce que vous contemplez,       <br />
       des jours viendront       <br />
       où il n’en restera pas pierre sur pierre :       <br />
       tout sera détruit. »       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Maître, quand cela arrivera-t-il ?       <br />
       Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,       <br />
       car beaucoup viendront sous mon nom,       <br />
       et diront : ‘C’est moi’,       <br />
       ou encore : ‘Le moment est tout proche.’       <br />
       Ne marchez pas derrière eux !       <br />
           Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,       <br />
       ne soyez pas terrifiés :       <br />
       il faut que cela arrive d’abord,       <br />
       mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »       <br />
           Alors Jésus ajouta :       <br />
       « On se dressera nation contre nation,       <br />
       royaume contre royaume.       <br />
           Il y aura de grands tremblements de terre       <br />
       et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;       <br />
       des phénomènes effrayants surviendront,       <br />
       et de grands signes venus du ciel.       <br />
              <br />
           Mais avant tout cela,       <br />
       on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;       <br />
       on vous livrera aux synagogues et aux prisons,       <br />
       on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,       <br />
       à cause de mon nom.       <br />
           Cela vous amènera à rendre témoignage.       <br />
           Mettez-vous donc dans l’esprit       <br />
       que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.       <br />
           C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse       <br />
       à laquelle tous vos adversaires ne pourront       <br />
       ni résister ni s’opposer.       <br />
           Vous serez livrés même par vos parents,       <br />
       vos frères, votre famille et vos amis,       <br />
       et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.       <br />
           Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.       <br />
           Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.       <br />
           C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Batir-sur-du-solide_a1272.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »</title>
   <updated>2025-10-01T13:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Foi-confiante-et-humilite_a1265.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379375-63200194.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-30T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C le 5 octobre 2025 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Habacuc 1, 2-3 ; 2, 2-4. 2 Timothée 1, 6-8.13-14 et Luc 17, 5-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379375-63200194.jpg?v=1655307901" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      L'évangile qui vient d'être lu nous invite dans la première partie à vivre une foi confiante et dans la seconde à servir avec humilité. Ce sont deux messages clairs qui sont donnés par Jésus dans ces extraits de sa prédication.        <br />
              <br />
       Jésus a le don de présenter des conseils simples qui vont au cœur de la vie de ses disciples. Il a passé trois ans à les former et à leur inculquer son esprit pour qu'ils puissent à leur tour le faire avec ceux et celles qu'ils rejoindront dans leur prédication après la résurrection.       <br />
              <br />
       Les deux attitudes préconisées ici, la foi confiante et le service humble, ne vont pas de soi. Dans les deux cas, elles perturbent nos façons habituelles de faire et nous provoquent.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La foi confiante</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la foi confiante.       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus sont bien connues : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l'arbre que voici 'Déracine-toi et va te planter dans la mer' et il vous aurait obéi ». J'ai entendu des gens qui prétendaient mettre cela en pratique en demandant au Seigneur n'importe quoi sans discernement. J'en étais surpris et l’on me répondait avec cette phrase de l'évangile. Voilà pourquoi, j'ai toujours eu de la difficulté à bien comprendre ce que Jésus veut dire ici.       <br />
              <br />
       Quand je m'y arrête un peu plus, je me dis que Jésus ne souhaite sûrement pas une foi magique comme celle des gens dont je viens de parler, une foi qui serait comme un truc pour obtenir tout ce qu'on veut.        <br />
              <br />
       Ce genre de foi a été dénoncé dans l'Ancien Testament. C'est ce genre de foi qui a amené le peuple hébreu à se créer des idoles et à délaisser l'Alliance avec Dieu pour se complaire dans ses aspirations de pouvoir et de puissance au lieu de se laisser habiter par la présence de son Dieu, le Dieu de l'Alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, prêché par les prophètes dont le dernier est Jean-Baptiste qui annonce la venue de Jésus qui renouvellera l'Alliance ancienne par une Nouvelle Alliance dans sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Vous voyez que tout au cours de l’histoire du salut la foi confiante se vit dans une relation personnelle avec Dieu, elle n'est pas une foi magique ou intéressée. Elle exprime ses demandes et ses désirs bien sûr, mais ce qui la caractérise c'est que ses demandes et ses désirs sont calqués sur ceux de Dieu. Ils ne sont pas « mes » demandes et « mes » désirs. Ils sont les demandes et les désirs de Dieu.       <br />
              <br />
       On comprend dès lors que Jésus dise de ne pas avoir peur de demander, de développer notre foi car en la développant elle nous fait entrer dans l'intimité de Dieu. Elle ouvre un espace, un monde où tout est possible, bien au-delà de ce que l'on peut imaginer avec nos réflexes humains.        <br />
              <br />
       C'est le monde du mystère de l'amour de Dieu pour l'humanité, pour chacun et chacune d'entre nous quelles que soit nos limites et nos faiblesses. Ce mouvement de l'amour de Dieu vers nous se nomme l'amour-agapè. C'est l'amour qui est en Dieu répandu dans nos cœurs et partagé avec nos frères et sœurs dans le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       La foi confiante ne peut se séparer de l'amour. Une foi sans amour est une foi morte. Elle dépérit. L'amour est la mesure de la foi.  Si on a ce genre de foi, oui alors! tout devient possible, car tout est possible à l'amour. Une foi même minuscule accomplit sur le plan spirituel des choses incomparables.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité du service</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à la seconde attitude demandée par Jésus : l'humilité dans le service.       <br />
              <br />
       Le récit de saint  Luc demande quelques explications. En effet, il décrit un type de relations entre maître et serviteurs qui n'a plus cours aujourd'hui...si ce n'est dans des séries télévisées comme Downtown Abbey où le mur entre les classes sociales est infranchissable. Les positions de chacun : maître et serviteurs sont figées et inchangeables.       <br />
              <br />
       Il en est un peu comme cela dans ce que Jésus raconte. La situation des personnes est une donnée qui n'est pas remise en cause. Et Jésus loin de le faire, nous surprend en déclarant que les serviteurs doivent se considérer inutiles et sans importance pour le maître.       <br />
              <br />
       C’est vraiment déroutant, n'est-ce pas? Essayons, si vous le voulez bien, d'entendre ces paroles non plus dans le contexte des usages du temps, mais dans le contexte de la vie de l'Église dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Appliquée à l'Église, ces paroles lui rappellent qu'elle ne peut jamais se comporter comme si elle était au centre de tout, mais qu'elle doit toujours regarder vers Celui qui l'anime et la fait vivre : Jésus, le Serviteur parfait.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle sera, elle aussi, toujours en service et au service de toute l'humanité et elle se rappellera que ce service n'est pas le sien, qu'il est le service que Dieu lui-même donne en son Fils Jésus qui vient pour sauver toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Comme membres de l'Église nous sommes invités alors à reconnaître que nous sommes interchangeables, pas nécessaires, inutiles non pas par manque de talent, mais inutiles parce nous passons et que d'autres viendront. Nous sommes devant Dieu totalement dépendants de Lui sans droits spéciaux que nous pourrions revendiquer.       <br />
              <br />
       C'est donc ici une invitation à l'humilité qu'adresse Jésus à tous ses disciples en présentant cette scène du maître et des serviteurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre prière aujourd'hui soit une prière désintéressée qui nous centre sur le Seigneur, car comme le dit saint Paul aux chrétiens de Philippes : « c'est Dieu qui fait en vous et le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant » (Philippiens 2, 13).        <br />
              <br />
       Oui, Seigneur, augmente en nous la foi et fais de nous des serviteurs et des servantes humbles dans l'exercice de leurs dons et charismes au service de l'Église.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, nous nous retrouvons autour d'une table à nulle autre pareille : il n'y a plus de maître et de serviteur, mais des amis comme le dit Jésus le soir du Jeudi Saint : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître» (Jean 15, 15).        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       30 septembre 2025       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 juillet 2016 et 27 septembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379375-63200195.jpg?v=1655308256" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le juste vivra par sa fidélité » (Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4)       <br />
       Lecture du livre du prophète Habacuc       <br />
              <br />
       Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler,       <br />
       sans que tu entendes ?       <br />
       crier vers toi : « Violence ! »,       <br />
       sans que tu sauves ?       <br />
       Pourquoi me fais-tu voir le mal       <br />
       et regarder la misère ?       <br />
       Devant moi, pillage et violence ;       <br />
       dispute et discorde se déchaînent.       <br />
              <br />
            Alors le Seigneur me répondit :       <br />
       Tu vas mettre par écrit une vision,       <br />
       clairement, sur des tablettes,       <br />
       pour qu’on puisse la lire couramment.       <br />
           Car c’est encore une vision pour le temps fixé ;       <br />
       elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas.       <br />
       Si elle paraît tarder, attends-la :       <br />
       elle viendra certainement, sans retard.       <br />
              <br />
           Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,       <br />
       mais le juste vivra par sa fidélité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur » (2 Tm 1, 6-8.13-14)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu       <br />
       ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.       <br />
           Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,       <br />
       mais un esprit de force, d’amour et de pondération.       <br />
           N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur,       <br />
       et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;       <br />
       mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances       <br />
       liées à l’annonce de l’Évangile.       <br />
           Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides       <br />
       que tu m’as entendu prononcer       <br />
       dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
           Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,       <br />
       avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Si vous aviez de la foi ! » (Lc 17, 5-10)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La parole du Seigneur demeure pour toujours ;       <br />
       c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Apôtres dirent au Seigneur :       <br />
       « Augmente en nous la foi ! »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Si vous aviez de la foi,       <br />
       gros comme une graine de moutarde,       <br />
       vous auriez dit à l’arbre que voici :       <br />
       ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,       <br />
       et il vous aurait obéi.       <br />
              <br />
           Lequel d’entre vous,       <br />
       quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,       <br />
       lui dira à son retour des champs :       <br />
       ‘Viens vite prendre place à table’ ?       <br />
           Ne lui dira-t-il pas plutôt :       <br />
       ‘Prépare-moi à dîner,       <br />
       mets-toi en tenue pour me servir,       <br />
       le temps que je mange et boive.       <br />
       Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?       <br />
           Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur       <br />
       d’avoir exécuté ses ordres ?       <br />
           De même vous aussi,       <br />
       quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,       <br />
       dites :       <br />
       ‘Nous sommes de simples serviteurs :       <br />
       nous n’avons fait que notre devoir’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Foi-confiante-et-humilite_a1265.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5</title>
   <updated>2025-05-25T15:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix-Jean-14-23-29-5_a1242.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85952794-61196588.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C le 25 mai 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 15, 1-2.2-29, Apocalypse 21,10-14.22-23, Jean, 14, 23-29.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952794-61196588.jpg?v=1461677280" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C - « Un discernement porteur de paix »  (Jean 14, 23-29)5" />
     </div>
     <div>
      vous avez sûrement entendu le terme &quot;synodalité&quot; car on en a beaucoup parlé ces dernières années. Ce terme veut dire simplement qu'il encourage tous les catholiques quelle que soit leur origine ou leurs compétences à travailler ensemble.        <br />
              <br />
       Cet effort pour travailler ensemble - l'esprit de &quot;synodalité&quot;- on le voit à l'oeuvre dans une rencontre célébre au début de l'Église  qu'on a appelée &quot;le Concile de Jérusalem&quot; et qui nous est décrite dans la lecture d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le Concile de Jérusalem : une première expérience de discernement communautaire</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe dans le récit du &quot;Concile de Jérusalem&quot; c'est l'effort consacré au discernement . Cette « approche » de discernement dans l’Église a commencé très tôt, comme on le voit, car, dès les débuts de  l'Église,  les questions posées n’étaient pas faciles. C’est ce que nous raconte la première lecture où on se demandait  vers l’an 50 après Jésus-Christ s’il fallait obliger tout le monde à continuer de suivre les lois culinaires des juifs, comme se priver  de manger du porc, continuer de faire la circoncision aux enfants et l'imposer aux païens convertis. Le problème divisait la communauté.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’on a fait? On a procédé à un discernement communautaire. Saint Paul, le grand prédicateur, est monté à Jérusalem avec Barnabé pour rencontrer les autres apôtres et les fidèles. On a prié, on a dialogué, on a échangé, on a pesé le pour et le contre et finalement on a pris une décision avec l’aide de l’Esprit Saint, car le discernement n'est pas seulement une analyse mais il implique un choix pour l'agir.        <br />
              <br />
       On a donc proposé une ligne de conduite claire et précise qui a été acceptée par la communauté et qui a amené la paix : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage. »       <br />
              <br />
       Cette démarche est connue sous le nom de &quot;Concile de Jérusalem&quot; et est regardée comme le premier concile de l’histoire chrétienne.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’Église</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode nous est rappelé aujourd’hui dans le sillage de Pâques et dans notre préparation à la fête de la Pentecôte pour nous permettre de suivre nous aussi le chemin du discernement des signes de l'Esprit et de vivre aujourd’hui dans la confiance et l’abandon à l’action de l’Esprit dans nos communautés et dans l’Église.       <br />
              <br />
       Celle-ci, comme les images de la seconde lecture le disent de façon symbolique, est le rassemblement des personnes croyantes autour du Christ Seigneur, l’Agneau qui est au milieu non seulement comme celui qui trône dans sa gloire, mais comme celui qui continue de faire vivre son Corps qu’est l’Église dont il est « la source de lumière ». L’Église en effet, est un mystère qui dépasse les discussions, les prises de position, les échanges. Elle est une réalité spirituelle qui est reliée au Christ d’une façon spéciale reposant « sur [les] douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau ». C’est par le Christ Ressuscité qu’elle vit. C’est par Lui qu’elle existe. C’est par Lui qu’elle agit, ce qu'on expérimente de façon particulière dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, les sacrements de l’initiation chrétienne.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Église est chanté par l’Apocalypse de saint Jean sous une forme poétique. Il est toujours en action. On le voit au début de l'histoire de l'Église dans ce &quot;Concile de Jérusalem&quot;. On le voit dans les gestes quotidiens des chrétiens et chrétiennes qui marchent à la suite de Jésus et qui donnent le témoignage d’une vie comme il le souhaite dans l’Évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le don de la paix : un don qui se transforme en joie</span>       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile que nous venons de lire nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne;  ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés ».        <br />
              <br />
       Une paix  qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. Une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui, ô surprise, engendre la joie, une joie qui ne se mesure pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».       <br />
              <br />
       Laissons notre coeur s'ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd'hui au moment de l'échange d'un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit  après l'Agneau de Dieu « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu'il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe comme le geste de serrer la main, ou une accolade ou un mouvement de salutation de la tête etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, comme le souhaite Jésus, prions l’Esprit Saint, notre Défenseur, de nous garder dans la bonne voie - « Lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » - et de nous inspirer dans les discernements que nous avons à faire dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité aux appels de Dieu.       <br />
              <br />
       Que notre communauté rassemblée autour de la Parole et du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, se laisse emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel (cf. Hébreux 7, 25).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       20 mai 2025</span>       <br />
              <br />
              <br />
       &lt;!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 26 avril 2016--&gt;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lectures de la messe       <br />
       Première lecture       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
              <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix-Jean-14-23-29-5_a1242.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »</title>
   <updated>2024-11-11T02:49:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Le-figuier-qui-verdit_a1204.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602509-57034379.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-12T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B le 17 novembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Daniel 12, 1-3, Hébreux 10, 11-14.18 et Marc 13, 24-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602509-57034379.jpg?v=1633354042" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »" title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »" />
     </div>
     <div>
      Les jeunes, et les moins jeunes aussi, de nos jours aiment bien regarder des vidéos ou des films qui racontent des histoires remplies de péripéties. Les effets techniques sont au rendez-vous.<!-- comme dans le dernier James Bond « Mourir peut attendre » qui vient de sortir sur nos écrans.--> Ce sont les voitures qui se poursuivent, des personnages qui changent d’aspect, des mondes inconnus qui apparaissent sur les écrans etc. Ce sont bien sûr des images et on aime les regarder.  Pourquoi?  Pour en ressentir une émotion, pour sortir de son quotidien, pour vivre des choses nouvelles ou inconnues, que sais-je?        <br />
              <br />
       Ce mot d’introduction vise à nous faire mieux entrer dans les lectures que la Parole de Dieu nous propose aujourd’hui. Ces lectures, celle du prophète Daniel et celle de l’évangile selon saint Marc, sont du même genre que les vidéos ou les films dont je parlais il y un instant. Ce sont des images qui sont là pour nous faire entrer dans des émotions et dans un monde nouveau qui est celui de la Révélation divine. <span style="font-style:italic">Voir la note à la fin sur le style apocalyptique</span>.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Le prophète Daniel</span>       <br />
              <br />
       Commençons par le prophète Daniel. Ce qui est décrit vise la situation des juifs en ce temps-là. Ils ont persécutés par un roi qui veut les éliminer, Antiochus Épiphane vers 175 avant Jésus-Christ. Ils vivent dans la détresse. Ils sont écrasés. Certains remettent en cause leur foi. C’est une détresse qui apparaît insurmontable.        <br />
              <br />
       Et le message que le prophète apporte c’est qu’il y a une issue qui, même si elle n’est pas visible maintenant, sera un jour de joie et un jour de libération.        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le bien triomphera du mal. La victoire <!--des bons comme dans la plupart de films de cowboys ou dans les films de James Bond--> est assurée. Les péripéties engagent la vie maintenant, mais au final  elles ne n’empêcheront pas le bien de triompher. C’est un message que les juifs reçurent avec joie. Et leur foi fut récompensée plus tard lorsque  vint Celui qu’ils attendaient, Jésus le Sauveur du monde, le Messie.       <br />
              <br />
       L’action de Dieu dans le monde ne se laisse jamais arrêter quoiqu’il en soit des tourmentes de l’Histoire. Elles seront toujours passagères. C'est l’amour de Dieu qui triomphera.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’évangile</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement rejoint celui de l’évangile. Les images de Jésus sont fortes. « Après une grande détresse, dit Jésus, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées ». Le monde est transformé.  C’est la fin d’un monde.        <br />
              <br />
       Et apparaît Celui qui le renouvelle totalement :  Le Fils de l’Homme, Jésus, le Christ, qui viendra « dans les nuées avec grande puissance et avec gloire ».        <br />
              <br />
       Pour nous faire mieux entrer dans cette nouveauté remplie d’espérance, Jésus nous donne l’image du figuier, un arbre de Palestine qui  lorsqu'il entre en dormance semble mort, alors qu’à la saison suivante les bourgeons éclatent et lui redonnent vigueur et beauté.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi de ce qui est vécu par la communauté de Rome à laquelle saint Marc s’adresse dans son évangile.  Au moment où il leur écrit ce récit, les chrétiens et les chrétiennes de Rome, comme les juifs du temps d’Antiochus Épiphane,  connaissent eux aussi les persécutions. C’est l’époque de l’empereur Néron. Les chrétiens sont hors-la-loi  et pourchassés.  Les paroles de Jésus seront pour eux un soutien inestimable dans leur résistance et dans leur résilience. Non! ils ne se laisseront pas abattre, car comme le figuier ils reverront la lumière.        <br />
              <br />
       Oui! Encore ici, le message donné par Jésus est un message d’espoir comme celui de Daniel.  Le mal a beau nous entourer, il ne triomphera pas. C’est le bien, l’amour qui aura le dernier mot. Se lèvera un monde nouveau où Dieu « essuiera toute larme de [nos] yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 21,4).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous ne sommes plus « en ce temps-là » bien sûr, au temps d'Antiochus Épiphane ou de Néron , nous vivons « en ce temps-ci ». Et comme « en ce temps-là » cependant,  les nuages sont importants dans le monde d’aujourd’hui. Les croyants et l’Église connaissent de durs moments : désaffectation des personnes, mise au rancart de la religion, séquelles des abus sexuels etc. pour n’en nommer que quelques-uns.        <br />
              <br />
       Mais l’horizon n’est pas rempli que de problèmes à résoudre avec sagesse, il nous montre aussi la place de tous ceux et celles qui témoignent dans leur vie de la présence du Fils de l’homme, le Christ, déjà là Ressuscité et vivant pour nous sauver. Même si on ne la voit pas extérieurement, l'action de Dieu habite ceux et celles qui se remettent à Lui avec foi comme nos devanciers des temps perturbés d'autrefois.       <br />
              <br />
       Les baptisés attendent le Retour du Christ dans l’espérance. Cette attente ne les sort pas des réalités présentes qu'ils vivent dans la foi. Malgré les détresses, les malheurs, les difficultés, ils ont la promesse que l’amour aura le dernier mot, que le monde nouveau viendra.        <br />
              <br />
       C’est vers ce monde que tous et toutes nous nous dirigeons. Il n’empêche pas de vivre dans celui-ci. Au contraire, c’est parce que nous sommes bien insérés dans celui-ci que nous pouvons, comme le figuier, voir des pousses nouvelles apparaître.       <br />
              <br />
       Le monde à  venir est déjà commencé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        Quelle belle leçon et quel beau message nous sont livrés aujourd’hui à travers des images dignes des vidéos et films d’action. Oui! Nous en avons l’assurance, le bien est plus fort que le mal, la vie est plus forte que la mort.        <br />
              <br />
       Faisons cette prière :  « Seigneur Jésus, nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de ton Retour, mais nous t’attendons et nous sommes sûrs que tes paroles ne passeront pas. Que ton Esprit nous fasse comprendre à quel point elles donnent sens aux événements de notre vie, les plus marquants comme les plus simples. À travers ceux-ci, nous apprenons l’amour du Père qui fait de toi notre Sauveur et nous désirons demeurer unis à toi maintenant et pour l’éternité ».        <br />
              <br />
       Soulignons en terminant que ce dimanche, le 33e dimanche du temps ordinaire avant la fête du Christ-Roi, à la demande du pape François est devenu la <span style="font-style:italic">Journée Mondiale des Pauvres</span>. La première édition de la <span style="font-style:italic">Journée Mondiale des Pauvres</span> a eu lieu le 19 novembre 2017 et cette année la <span style="font-style:italic">8ème Journée Mondiale des Pauvres </span> a lieu  le dimanche 17 novembre 2024.         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       <a class="link" href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/20210613-messaggio-v-giornatamondiale-poveri-2021.html">Cliquez ici pour lire le texte du pape François</a> Ils sont 12, comme les apôtres… 12 évêques ou cardinaux issus des cinq continents, 12 successeurs des apôtres qui ont choisi d’organiser des <a class="link" href="http://wearefratello.org/">évènements emblématiques </a> dans leur diocèse à l’occasion de la 2e Journée mondiale des pauvres dont le cardinal Lacroix, à Québec.  Le thème en 2018 est « Un pauvre crie, Dieu entend ». <a class="link" href="https://www.ecdq.org/wp-content/uploads/2018/10/Messe_journee-mondiale-des-pauvres-2018.pdf--">Proposition d’une célébration eucharistique provenant du Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière au Québec </a>>       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       12 novembre 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du13 novembre 2018 et 14 novembre 2021-->       <br />
              <br />
       _________________________        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur le style apocalyptique </span>       <br />
              <br />
       Le style apocalyptique utilise de nombreux symboles pour produire une émotion et un message. Chaque détail symbolique contribue à la recherche d'une signification d’ensemble sur le plan de la foi. L’apocalyptique aime accumuler les métaphores et les images. Le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) qui signifie « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation ». Ce genre littéraire est particulièrement approprié pour décrire les réalités divines transcendantes, en révéler la richesse et la profondeur. Le modèle du genre se trouve dans le livre de Daniel dans l'Ancien Testament et dans le livre de l'Apocalypse du Nouveau Testament.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En ce temps-ci, ton peuple sera délivré » (Dn 12, 1-3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Daniel       <br />
              <br />
           En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges,       <br />
       celui qui se tient auprès des fils de ton peuple.       <br />
       Car ce sera un temps de détresse       <br />
       comme il n’y en a jamais eu       <br />
       depuis que les nations existent,       <br />
       jusqu’à ce temps-ci.       <br />
       Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré,       <br />
       tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre.       <br />
           Beaucoup de gens qui dormaient       <br />
       dans la poussière de la terre       <br />
       s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle,       <br />
       les autres pour la honte et la déchéance éternelles.       <br />
           Ceux qui ont l’intelligence resplendiront       <br />
       comme la splendeur du firmament,       <br />
       et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude       <br />
       brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11)       <br />
       R/ Garde-moi, mon Dieu,       <br />
       j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)       <br />
              <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie » (He 10, 11-14.18)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Dans l’ancienne Alliance,       <br />
           tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint       <br />
       pour le service liturgique,       <br />
       et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices,       <br />
       qui ne peuvent jamais enlever les péchés.       <br />
              <br />
           Jésus Christ, au contraire,       <br />
       après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice,       <br />
       s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.       <br />
           Il attend désormais       <br />
       que ses ennemis soient mis sous ses pieds.       <br />
           Par son unique offrande,       <br />
       il a mené pour toujours à leur perfection       <br />
       ceux qu’il sanctifie.       <br />
              <br />
           Or, quand le pardon est accordé,       <br />
       on n’offre plus le sacrifice pour le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il rassemblera les élus des quatre coins du monde » (Mc 13, 24-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Restez éveillés et priez en tout temps :       <br />
       ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 21, 36)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus parlait à ses disciples de sa venue :       <br />
           « En ces jours-là,       <br />
       après une grande détresse,       <br />
       le soleil s’obscurcira       <br />
       et la lune ne donnera plus sa clarté ;       <br />
           les étoiles tomberont du ciel,       <br />
       et les puissances célestes seront ébranlées.       <br />
           Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées       <br />
       avec grande puissance et avec gloire.       <br />
           Il enverra les anges       <br />
       pour rassembler les élus des quatre coins du monde,       <br />
       depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.       <br />
              <br />
           Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier :       <br />
       dès que ses branches deviennent tendres       <br />
       et que sortent les feuilles,       <br />
       vous savez que l’été est proche.       <br />
           De même, vous aussi,       <br />
       lorsque vous verrez arriver cela,       <br />
       sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       cette génération ne passera pas       <br />
       avant que tout cela n’arrive.       <br />
           Le ciel et la terre passeront,       <br />
       mes paroles ne passeront pas.       <br />
           Quant à ce jour et à cette heure-là,       <br />
       nul ne les connaît,       <br />
       pas même les anges dans le ciel,       <br />
       pas même le Fils,       <br />
       mais seulement le Père. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Le-figuier-qui-verdit_a1204.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »</title>
   <updated>2024-10-22T19:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Fils-de-David-aie-pitie-de-moi_a1201.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602504-57034362.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-22T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B le 27 octobre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Jérémie 31, 7-9, Hébreux 5, 1-6 et Marc 10, 46b-52 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602504-57034362.jpg?v=1632088528" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" />
     </div>
     <div>
      Dans l’évangile de ce jour, on voit Jésus à l’œuvre et que fait-il? Il fait voir un aveugle, il fait resplendir pour lui la lumière du jour.  Dieu agit de même avec l’Église et avec chaque personne. Ce sera le thème de notre méditation aujourd’hui : « Le Seigneur fait resplendir la lumière ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un soutien tenace qui ne se dément pas </span>       <br />
              <br />
       Regardons pour commencer le texte de  Jérémie qui annonce une éclaircie lumineuse pour le peuple d’Israël qui vient de connaître 70 ans de ténèbres dans l’exil à Babylone. Le texte lu se termine ainsi : « Je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné ». Le retour des Juifs exilés à Babylone est un moment d’allégresse et de joie. C’est la lumière d’un jour nouveau qui se lève.        <br />
              <br />
       Par les prophètes de l'Ancien Testament, Dieu annonce qu’il fait une alliance nouvelle, une alliance dans les cœurs. « Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair »  dit-il par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel (Ézéchiel 36, 26).       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, le psalmiste chante dans le psaume 125 qui a été choisi comme psaume responsorial : « Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. »       <br />
              <br />
       Vous voyez combien l’action du Seigneur dans la vie des siens fait resplendir en eux une lumière qui les pénètre, les remplit de joie et de confiance. Ainsi le Seigneur en se montrant proche d’eux les invite à aller de l’avant sur un chemin d’amour qui rassemble  « l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée » comme le dit le prophète Jérémie et on pourrait continuer « le jeune et le vieux, l’homme et la femme, les parents et les enfants, les riches et les pauvres etc. » Rassemblés, ils ne formeront désormais qu’une seule famille dont Dieu est le Père.       <br />
              <br />
       Ce beau texte de la première lecture tirée du prophète Jérémie permet de relire celui de l’évangile « avec des yeux nouveaux ».       <br />
              <br />
        II – <span style="font-style:italic">Un aveugle qui voit</span>       <br />
              <br />
       En effet, l’aveugle de Jéricho, le fils de Timée, Bartimée, que Jésus rencontre sur son chemin vers Jérusalem c’est chacun et chacune de nous, c’est aussi la communauté des fidèles, l’Église.       <br />
              <br />
       Regardons la scène de plus près. L’aveugle au bord de la route saisit que le brouhaha qui l’entoure est dû à quelque chose de spécial. On lui dit que c’est Jésus qui passe. Il en a entendu parler et que fait-il? Il se met à crier sa foi en lui. Il l’interpelle dans sa détresse en lui demandant de le soutenir. « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
              <br />
       Le brouhaha devient plus grand. On tente de le faire taire et Jésus dit « Appelez-le ». L’aveugle court vers Jésus et lorsque celui-ci lui demande « Que veux-tu que je fasse pour toi? », il s’écrie : « Rabbouni c’est-à-dire Maître, que je vois ». Jésus lui répond « Va, ta foi t’a sauvé » et, guéri, l’homme suit Jésus.       <br />
              <br />
       La réponse de Jésus éclaire toute cette scène qui n’est pas une guérison banale car elle nous transporte sur le registre de l’Alliance avec Dieu qui se réalise en Jésus. Cette alliance qui guérit les corps comme ici, est premièrement une alliance qui guérit les cœurs et le chemin pour y entrer est celui de la foi.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une foi qui éclaire</span>       <br />
              <br />
       Comme les yeux de l’aveugle se sont ouverts sur la lumière, la foi ouvre en nous un espace de lumière qui resplendit. Cette lumière de la foi n’est pas comme la lumière naturelle. Elle dépend de nos choix et de notre liberté. C’est à nous de crier vers Dieu comme Bartimée « Seigneur, aie pitié de moi », de Lui présenter nos limites, nos pauvretés, nos péchés, Sans cette implication de notre part, il manque un partenaire à l’alliance que Dieu propose.        <br />
              <br />
       La lumière de la foi aussi est porteuse de liens non seulement avec Dieu et avec Jésus son Envoyé, mais entre nous, croyants et non-croyants, « gens du centre et gens de périphéries », comme le dit le pape François, car aucune personne n’est mise de côté par le Père.        <br />
              <br />
       Enfin, elle construit la communauté des croyants. En effet, un chrétien n’est jamais seul dans sa foi. Il la reçoit comme une bénédiction et la partage avec ses frères et sœurs comme nous le faisons en ce moment. Sans la communauté, impossible de durer dans sa foi car celle-ci est toujours celle de l’Église que je partage avec mes frères et sœurs et avec les pasteurs que sont le pape, les évêques et les prêtres.       <br />
               <br />
       C’est ainsi que le Seigneur fait resplendir sa lumière, une lumière dont notre monde a tant besoin. Dans les tracas et les questionnements, face aux dérives possibles et réelles, devant les guerres et les conflits, le chrétien et sa communauté peuvent regarder avec confiance vers leur Dieu qui, comme il l’a fait autrefois,  peut faire revenir et rassembler ceux et celles qui sont éloignés.       <br />
              <br />
       Pour vivre la communauté, la communion fraternelle, nous pouvons compter, comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> dans la seconde lecture, sur un grand prêtre, le Christ Jésus, qui est « en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement », qui est lui aussi rempli de faiblesse, mais qui a reçu de Dieu la mission d’intercéder toujours pour nous auprès du Père. Nous avons ainsi l’assurance que nous ne sommes jamais abandonnés quoiqu’il arrive.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre célébration eucharistique dominicale nous fait entrer dans ce mouvement d’offrande du Christ à son Père. C’est en nous unissant à lui par le Pain et le Vin devenus son Corps et son Sang que nous pouvons nous aussi offrir nos vies à la gloire de Dieu et ainsi permettre que la lumière de Dieu resplendisse autour de nous.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment de remise à Dieu avec une confiance comme celle de l’aveugle de Jéricho. Et je suis sûr que nous entendrons alors le Seigneur nous dire « Va ta foi t’a sauvé ».       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 octobre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 19 octobre 2021 et du 23 octobre 2018-->        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Canada, Afrique, Luxembourg, Suisse       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir » (Jr 31, 7-9)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
           Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Poussez des cris de joie pour Jacob,       <br />
       acclamez la première des nations !       <br />
       Faites résonner vos louanges et criez tous :       <br />
       « Seigneur, sauve ton peuple,       <br />
       le reste d’Israël ! »       <br />
           Voici que je les fais revenir du pays du nord,       <br />
       que je les rassemble des confins de la terre ;       <br />
       parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux,       <br />
       la femme enceinte et la jeune accouchée :       <br />
       c’est une grande assemblée qui revient.       <br />
           Ils avancent dans les pleurs et les supplications,       <br />
       je les mène, je les conduis vers les cours d’eau       <br />
       par un droit chemin où ils ne trébucheront pas.       <br />
       Car je suis un père pour Israël,       <br />
       Éphraïm est mon fils aîné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Tout grand prêtre est pris parmi les hommes ;       <br />
       il est établi pour intervenir en faveur des hommes       <br />
       dans leurs relations avec Dieu ;       <br />
       il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.       <br />
           Il est capable de compréhension       <br />
       envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement,       <br />
       car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ;       <br />
           et, à cause de cette faiblesse,       <br />
       il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés       <br />
       comme pour ceux du peuple.       <br />
           On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même,       <br />
       on est appelé par Dieu, comme Aaron.       <br />
              <br />
           Il en est bien ainsi pour le Christ :       <br />
       il ne s’est pas donné à lui-même       <br />
       la gloire de devenir grand prêtre ;       <br />
       il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit :       <br />
       Tu es mon Fils,       <br />
       moi, aujourd’hui, je t’ai engendré,       <br />
           car il lui dit aussi dans un autre psaume :       <br />
       Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek       <br />
       pour l’éternité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort,       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis que Jésus sortait de Jéricho       <br />
       avec ses disciples et une foule nombreuse,       <br />
       le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,       <br />
       était assis au bord du chemin.       <br />
           Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,       <br />
       il se mit à crier :       <br />
       « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
           Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,       <br />
       mais il criait de plus belle :       <br />
       « Fils de David, prends pitié de moi ! »       <br />
           Jésus s’arrête et dit :       <br />
       « Appelez-le. »       <br />
       On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :       <br />
       « Confiance, lève-toi ;       <br />
       il t’appelle. »       <br />
           L’aveugle jeta son manteau,       <br />
       bondit et courut vers Jésus.       <br />
           Prenant la parole, Jésus lui dit :       <br />
       « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »       <br />
       L’aveugle lui dit :       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »       <br />
           Et Jésus lui dit :       <br />
       « Va, ta foi t’a sauvé. »       <br />
       Aussitôt l’homme retrouva la vue,       <br />
       et il suivait Jésus sur le chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Fils-de-David-aie-pitie-de-moi_a1201.html" />
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »</title>
   <updated>2024-08-19T04:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Voulez-vous-partir-vous-aussi_a1191.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-08-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 25 août 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Josué 24, 1-2a.15-17.18b, Éphésiens 5, 21-32 et Jean 6, 60-69.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602288-57034210.jpg?v=1625837256" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : Sur le texte d’Éphésiens « Soyez soumis les uns aux autres : les femmes à leur mari etc ». Est-ce que saint Paul utiliserait aujourd’hui les mêmes formules qu’il emploie dans cette lettre à l’Église d’Éphèse?  Je ne le pense pas. Il utiliserait d’autres formules. Ce qui est important de retenir c’est l’idée que le Christ a aimé l’Église et qu’il s’est livré pour elle et que sans le Christ l’Église est une institution purement humaine et vide. Il y a un lien unique, étroit, entre le Christ et l’Église comme celui qu’il y a entre les époux.       <br />
              <br />
       Revenons à l’évangile maintenant.        <br />
              <br />
       Ce dimanche nous avons la conclusion de ces quatre dimanches qui ont précédés sur le pain de vie où la foi des apôtres – et la nôtre – est mise à l’épreuve.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous allons simplement retenir deux points qui me semblent importants pour notre cheminement dans la rencontre de Jésus.       <br />
              <br />
       1-<span style="font-style:italic">Foi et confiance</span>       <br />
              <br />
       Premièrement : avoir la foi en Jésus ce n’est pas tout comprendre       <br />
              <br />
       Regardez en effet. Jésus n’explique pas comment il se fera chair et sang, loin de là, il en rajoute même en annonçant sa résurrection : « Et quand vous verrez le Fils de  l’homme monter là où il était auparavant? ». Il met ses disciples au pied du mur. Les autres qui l’écoutent s’en vont : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter. ». Et Jésus demande aux douze apôtres : « Voulez-vous partir, vous aussi? »       <br />
              <br />
       C’est une question claire un peu comme celle d’un époux qui demande à sa conjointe ou d’une épouse qui demande à son conjoint : « M’aimes-tu? » avec en sous-entendu « M’aimes-tu moi tel, telle que je suis, as-tu confiance en moi? » On n’attend pas des explications, ni une longue discussion, mais une réponse claire : un oui ou un non qui se manifeste par une parole, un geste ou un regard – peu importe – ce qui compte c’est qu’il y a une réponse claire. Le « oui » c’est la confiance en une personne.        <br />
              <br />
       Ainsi saint Pierre et les apôtres restent avec Jésus parce qu’ils ont foi en lui, ils ont une confiance totale en lui. Tout comprendre n’est pas une exigence de la foi, mais faire confiance à Jésus l’envoyé de Dieu qui ne peut me tromper voilà la foi que Jésus demande.        <br />
              <br />
       2- <span style="font-style:italic">Cheminer avec Jésus</span>       <br />
              <br />
       Deuxièmement : croire c’est aussi rester, demeurer avec Jésus       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus parce qu’on le veut. Dieu nous laisse libres. On peut partir comme le Juifs… Ne pas croire, c’est cela, c’est partir.       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire qu’on désire le fréquenter, que notre foi va cheminer, va s’approfondir, va changer même. On ne fait pas confiance à quelqu’un de la même façon à 8 ans, à 15 ans, à 40 ans, à 60 ans.        <br />
              <br />
       Et c’est ici qu’’il y a pour nous baptisés croyants en Jésus tout un cheminement à faire à mesure que l’on vieillit. Si on continue de rester avec Jésus, il y a peut-être des choses à changer ou encore à améliorer. Il y a même certains risques, car suivre quelqu’un peut nous réserver des surprises, nous engager sur des chemins inconnus. Tout au cours de la vie, il y a des choix à refaire. On recommence tous les jours comme dans le mariage où on doit se marier tous les jours.        <br />
              <br />
       3-<span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes comme chrétiens en cheminement. Notre foi nous  invite à découvrir le côté caché, invisible de l’existence. Nous y avons accès par la foi. Nous sommes comme les apôtres qui voient, par la foi, en Jésus qu’ils touchent et avec qui ils mangent « le Saint, le Saint de Dieu » comme il est dit à la fin de notre évangile.        <br />
              <br />
       Dans son conte célèbre, <span style="font-style:italic">Le Petit Prince</span>, Antoine de Saint-Exupéry fait dire au renard : « Adieu, voici mon secret, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Ainsi, dans la foi on arrive à l’essentiel qui est spirituel, invisible, caché bien souvent, que si on y met tout notre cœur.       <br />
              <br />
       Mais ce n'est pas facile, on le voit dans notre évangile où plusieurs refuse les paroles de Jésus. Ils ne veulent pas entrer en relation avec lui.  « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas…  À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner ». Il n’est pas question pour eux de  servir  ce Maître.        <br />
              <br />
       Les autres disciples, même s’ils n’ont pas encore tout compris, font confiance. Ils s'ouvrent à l'invisible, à ce qu'ils ne comprennent pas. Ils ne se regardent pas eux-mêmes. Leurs regards, leurs pensées et leurs actions se laissent inspirer par les paroles de Jésus. «  Tu as les paroles de la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à faire de même et à dire «  Tu as les paroles de la vie éternelle »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette participation à l’Eucharistie, au Corps et au Sang du Christ, nous aide à découvrir, comme les apôtres, cet essentiel, invisible pour les yeux, qui est la personne même de Jésus qui a les paroles de la vie éternelle. « Croire et rester avec Jésus, ne pas croire et partir, C’est le point tournant du dialogue entre Dieu et nous » (Ghislaine Salvail)        <br />
              <br />
       En nous levant et en utilisant la profession de foi contenue dans le « Je crois en Dieu », redisons à Jésus qu’il est l’essentiel de notre vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
        20  août 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 19  août 201 et 22  août 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;        <br />
       puis il appela les anciens d’Israël,        <br />
       avec les chefs, les juges et les scribes ;        <br />
       ils se présentèrent devant Dieu.        <br />
           Josué dit alors à tout le peuple :        <br />
           « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,        <br />
       choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :        <br />
       les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,        <br />
       ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.        <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »        <br />
           Le peuple répondit :        <br />
       « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur        <br />
       pour servir d’autres dieux !        <br />
           C’est le Seigneur notre Dieu        <br />
       qui nous a fait monter, nous et nos pères,        <br />
       du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;        <br />
       c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes        <br />
       et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,       <br />
       chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.       <br />
           Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,        <br />
       car c’est lui notre Dieu. »       <br />
              <br />
            – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16-17, 20-21, 22-23)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur affronte les méchants       <br />
       pour effacer de la terre leur mémoire.       <br />
              <br />
       Malheur sur malheur pour le juste,       <br />
       mais le Seigneur chaque fois le délivre.       <br />
       Il veille sur chacun de ses os :       <br />
       pas un ne sera brisé.       <br />
              <br />
       Le mal tuera les méchants ;       <br />
       ils seront châtiés d’avoir haï le juste.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           par respect pour le Christ,        <br />
       soyez soumis les uns aux autres ;        <br />
           les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;       <br />
           car, pour la femme, le mari est la tête,        <br />
       tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,        <br />
       lui qui est le Sauveur de son corps.        <br />
           Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,        <br />
       qu’il en soit toujours de même pour les femmes        <br />
       à l’égard de leur mari.       <br />
              <br />
           Vous, les hommes,        <br />
       aimez votre femme à l’exemple du Christ :        <br />
       il a aimé l’Église,        <br />
       il s’est livré lui-même pour elle,        <br />
           afin de la rendre sainte        <br />
       en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,       <br />
       accompagné d’une parole ;        <br />
           il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,        <br />
       resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;        <br />
       il la voulait sainte et immaculée.        <br />
           C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :        <br />
       comme leur propre corps.        <br />
       Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.        <br />
           Jamais personne n’a méprisé son propre corps :        <br />
       au contraire, on le nourrit, on en prend soin.        <br />
              <br />
       C’est ce que fait le Christ pour l’Église,        <br />
           parce que nous sommes les membres de son corps.        <br />
       Comme dit l’Écriture :        <br />
           À cause de cela,        <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,        <br />
       il s’attachera à sa femme,        <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.        <br />
           Ce mystère est grand :        <br />
       je le dis en référence au Christ et à l’Église.        <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus avait donné un enseignement        <br />
       dans la synagogue de Capharnaüm.       <br />
           Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :        <br />
       « Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
           Jésus savait en lui-même        <br />
       que ses disciples récriminaient à son sujet.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Cela vous scandalise ?        <br />
           Et quand vous verrez le Fils de l’homme        <br />
       monter là où il était auparavant !...        <br />
           C’est l’esprit qui fait vivre,        <br />
       la chair n’est capable de rien.        <br />
       Les paroles que je vous ai dites sont esprit        <br />
       et elles sont vie.        <br />
           Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »        <br />
       Jésus savait en effet depuis le commencement        <br />
       quels étaient ceux qui ne croyaient pas,        <br />
       et qui était celui qui le livrerait.        <br />
           Il ajouta :        <br />
       « Voilà pourquoi je vous ai dit        <br />
       que personne ne peut venir à moi        <br />
       si cela ne lui est pas donné par le Père. »        <br />
              <br />
           À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent        <br />
       et cessèrent de l’accompagner.        <br />
           Alors Jésus dit aux Douze :        <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi ? »        <br />
           Simon-Pierre lui répondit :        <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ?        <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.        <br />
           Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Voulez-vous-partir-vous-aussi_a1191.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »</title>
   <updated>2024-08-13T19:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-L-Eucharistie-une-vraie-nourriture_a1190.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602287-57034208.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-08-13T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 18 août 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Proverbes 9, 1-6, Éphésiens 5, 15-20 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602287-57034208.jpg?v=1714843810" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année B : « L’Eucharistie : une vraie nourriture »" />
     </div>
     <div>
      La semaine dernière un de mes amis a fait une indigestion. Manifestement, il avait pris une nourriture que ne lui allait pas, une mauvaise nourriture pour lui.       <br />
              <br />
       Et je me suis demandé en pensant à l’évangile d’aujourd’hui où Jésus dit que sa chair est une vraie nourriture  qu’est-ce qui fait une bonne, une vraie nourriture?        <br />
              <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les effets de la nourriture matérielle</span>       <br />
              <br />
       Je regardais autour de moi.       <br />
              <br />
       a) Je voyais des jeunes à qui on disait « Viens manger, si tu veux grandir ». Je voyais des adolescents engouffrer tranche de pain sur tranche de pain et j’entendais les parents dire « À cet âge, on ce sont de vrais goinfres. Ils n’ont pas de fond. ». Et je me disais : «  Bien sûr, une vraie nourriture, cela fait croître, cela développe l’organisme, cela donne des forces, de l’énergie »       <br />
              <br />
       b) Je voyais aussi des gens plus vieux et je constatais que même si rendu à un certain âge, si on n’est plus en période de croissance, la nourriture est bien nécessaire pour conserver ses forces et les refaire. Si on perd l’appétit, si on ne mange plus, on se détériore, on perd son énergie, on commence à dépérir.       <br />
              <br />
       c) Et je voyais aussi autre chose. Je constatais que la plupart du temps la nourriture nous rassemble dans la joie. Je voyais les réunions de famille ou d’amis autour d’une table, les cafés et les gâteaux de fin de soirée etc. et je me disais : « Bien sûr, une vraie nourriture cela favorise les contacts, le partage, l’amitié, ça rassemble. »        <br />
              <br />
       En un mot une nourriture matérielle cela développe le corps, cela conserve les forces et cela rassemble.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Application à la nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie</span>       <br />
              <br />
       Eh bien! Lorsque Jésus nous dit que sa chair est une vraie nourriture et son sang un vrai breuvage (boisson), je me dis que cela doit être un peu comme dans le cas de la nourriture terrestre, matérielle.  Ainsi on peut faire les applications suivantes.       <br />
              <br />
       a) Le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe augmentent nos forces, nous font nous développer spirituellement comme les repas généreux de l’adolescent qui sont nécessaires à sa croissance. Le pain et le vin eucharistiques, corps et sang du Christ, soutiennent notre croissance comme disciple de Jésus et comme enfant de Dieu. Ils nourrissent notre vie de baptisé dans le monde où nous vivons.       <br />
              <br />
       b) Le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe conservent aussi nos forces et nous refont spirituellement. Ils entretiennent une vie spirituelle vivante et agissante.       <br />
              <br />
       c) Enfin, le corps et le sang du Christ reçu dans le sacrement de l’Eucharistie à chaque messe nous rassemblent pour former le Corps du Christ.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nourriture qui transforme</span>       <br />
              <br />
       Voilà une analogie intéressante qui nous fait mieux comprendre les paroles de Jésus aujourd’hui, mais il faut souligner une grosse différence entre la nourriture matérielle et la nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Lorsque nous nous nourrissons à chaque jour, ce que nous mangeons est transformé par notre organisme, mais lorsque nous communions et mangeons le Corps du Christ à la messe, c’est le Christ qui nous transforme en lui, nous devenons ce que nous mangeons : « Celui qui mange ma chair, dit-il, et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui... Celui qui me mangera vivra par moi».       <br />
              <br />
       Lorsque nous nous approchons de l’Eucharistie, lorsque nous communions nous faisons un geste qui ouvre la porte de notre cœur à Jésus. Ainsi nous lui permettons de nous rendre de plus en plus semblables à lui dans tous les aspects de notre vie : ouverts, miséricordieux, patients, sensibles à la souffrance autour de nous, heureux de partager, d’accueillir etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En conclusion, retenons que la chair et le sang du Christ <b>nous développent, nous conservent et nous rassemblent</b>. Et, petit à petit, nous font devenir de plus en plus comme Jésus.       <br />
              <br />
       La chair et le sang du Christ ouvrent nos cœurs, nos  yeux, élargissent nos horizons. Ils ne sont pas une nourriture de plus. Ils sont une nourriture  sans laquelle toutes les autres nourritures perdent leur sens. Ils sont la nourriture qui ne passe pas : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour ».        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       13 août 2024       <br />
              <br />
       <!! reprise de l'homélie du 13 août 2015-->       <br />
              <br />
       <!--Nous continuons ce dimanche-ci à recevoir dans la Parole de Dieu des images ou des paraboles tirées de l'Ancien Testament qui nous permettent d'écouter avec des oreilles encore plus attentives la suite du Discours de Jésus sur le Pain de vie qui suit comme vous le savez la multiplication des pains.       <br />
              <br />
       Ce matin le thème avancé par la lecture du Livre de la Sagesse est très concret. On pourrait le résumer en eux mots : Manger et buvez       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'invitation du livre de la Sagesse</span>       <br />
              <br />
       Manger et boire, n'y-a-t-il rien de plus terre à terre? On est renvoyé non seulement à l'action de manger ou de boire, mais à tout ce qui prépare les repas où on se sustente, à l'alimentation  saine et suffisante, aux suites et aux conséquences du boire et du manger etc.       <br />
              <br />
       Vous voyez que l'invitation du live de la Sagesse va couvrir un large éventail de possibilités.       <br />
              <br />
       Il en va ainsi dans la vie des êtres humains. Leur vie s'appuie sur le boire et le manger. On passe des heures à préparer les repas, à cultiver la terre pour se nourrir, à déguster ensemble les produits de la terre, à servir le vin qui réjouit le cœur etc...       <br />
              <br />
       Vous voyez que ce thème est très riche. Il est appliqué dans notre lecture à la Sagesse car la Sagesse est Dieu lui-même.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les paroles de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Le même thème est repris dans l’évangile. Dans l’évangile Jésus invite à manger et à boire lui aussi.  On n’est sur le même registre car la nourriture dont il parle vient de Dieu, elle est descendue du ciel. Mais, ce n’est plus de la Sagesse dont il parle c’est de sa chair et de son sang donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
       Il est important de faire ce lien entre le don que Jésus fait de sa vie et la nourriture qu’il devient pour nous. En effet, Dieu nous a montré son amour en nous donnant son Fils. Il veut que nous le recevions comme son Fils, mais il veut aussi que nous marchions sur ses traces. Pour ce faire, il partage avec nous ce qu’il a mis en lui, son amour et sa tendresse.        <br />
              <br />
       Ainsi manger la chair de Jésus et boire son sang ne constituent pas seulement un geste quelconque quand nous allons à la messe le dimanche ou en  d’autre temps.  Manger la chair du Christ et boire son sang signifie entrer en communion avec lui dans ce don qu’il fait de lui-même pour notre vie à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       L’Eucharistie ainsi est le sacrement de l’amour de Dieu répandu en nous et dans le monde. Car il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux et celles qu’on aime.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Les effets</span>       <br />
              <br />
       Cette nourriture spirituelle qu’est l’Eucharistie, comme tout ce que nous mangeons et buvons, a des conséquences. Elle nous fait vivre spirituellement. Elle nous ouvre aux autres. Elle crée la communauté des croyants. Elle annonce les merveilles de Dieu et promet un futur ensoleillé.        <br />
              <br />
       Mais comme dans le cas de la nourriture humaine, physique, pour  que ces bonnes conséquences se manifestent, il faut apporter notre contribution. Une nourriture mal préparée ou viciée, comme vous le savez, fait plus de mal que de bien. Il peut en arriver ainsi si nous nous approchons du corps et du sang du Christ sans apporter les bonnes intentions. Il nous revient de nous disposer à les recevoir avec un cœur attentif et un esprit ouvert.       <br />
              <br />
       Si vous le faites, vous verrez que votre vie sera transformée car c’est le propre d’une bonne nourriture que d’opérer d’incroyables bienfaits. Le corps et le sang de Jésus ouvrent nos cœurs. Ils élargissent les horizons. Ils rassemblent. Ils sont la nourriture par excellence sans laquelle toutes les autres nourritures deviennent fades Ils ne sont pas une nourriture de plus. Ils sont la nourriture qui ne passe pas : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où nous sommes rassemblés par la présence de Jésus dans son Corps et dans son Sang, par sa présence aussi dans sa Parole fasse de nous des disciples toujours plus proches de Lui et prêts à aller le dire autour d’eux.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       13 août 2024       <br />
       -->       <br />
        <!-- Reprise avec correction de l'homélie du 14 août 2018-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé » (Pr 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       La Sagesse a bâti sa maison,       <br />
       elle a taillé sept colonnes.       <br />
           Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin,        <br />
       puis a dressé la table.       <br />
           Elle a envoyé ses servantes, elle appelle       <br />
       sur les hauteurs de la cité :       <br />
       « Vous, étourdis, passez par ici ! »       <br />
       À qui manque de bon sens, elle dit :       <br />
           « Venez, mangez de mon pain,        <br />
       buvez le vin que j’ai préparé.       <br />
           Quittez l’étourderie et vous vivrez,       <br />
       prenez le chemin de l’intelligence. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 10-11, 12-13, 14-15)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Saints du Seigneur, adorez-le :       <br />
       rien ne manque à ceux qui le craignent.       <br />
       Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;       <br />
       qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.       <br />
              <br />
       Venez, mes fils, écoutez-moi,       <br />
       que je vous enseigne la crainte du Seigneur.       <br />
       Qui donc aime la vie       <br />
       et désire les jours où il verra le bonheur ?       <br />
              <br />
       Garde ta langue du mal       <br />
       et tes lèvres des paroles perfides.       <br />
       Évite le mal, fais ce qui est bien,       <br />
       poursuis la paix, recherche-la.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5, 15-20)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,        <br />
           prenez bien garde à votre conduite :        <br />
       ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages.        <br />
           Tirez parti du temps présent,        <br />
       car nous traversons des jours mauvais.        <br />
           Ne soyez donc pas insensés,        <br />
       mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.        <br />
           Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ;        <br />
       soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint.        <br />
           Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés,        <br />
       chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur.        <br />
           À tout moment et pour toutes choses,        <br />
       au nom de notre Seigneur Jésus Christ,        <br />
       rendez grâce à Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 56)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à la foule :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,        <br />
       qui est descendu du ciel :        <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,        <br />
       il vivra éternellement.        <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,        <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :        <br />
       « Comment celui-là        <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »        <br />
           Jésus leur dit alors :        <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :        <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,        <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,        <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.        <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang        <br />
       a la vie éternelle ;        <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.        <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,        <br />
       et mon sang est la vraie boisson.        <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang        <br />
       demeure en moi,        <br />
       et moi, je demeure en lui.        <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,        <br />
       et que moi je vis par le Père,        <br />
       de même celui qui me mange,        <br />
       lui aussi vivra par moi.        <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :        <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.        <br />
       Eux, ils sont morts ;        <br />
       celui qui mange ce pain vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »</title>
   <updated>2024-06-25T14:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1183.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602230-57034172.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-25T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 30 juin 2024 . Textes : Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24, 2Corinthiens 8, 7.9.13-15 et Marc 5, 21-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602230-57034172.jpg?v=1618256908" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" />
     </div>
     <div>
      Quelles scènes, dignes d’une vidéo qui ferait fureur sur Instagram ou Facebook, j’en suis sûr. Mais au-delà du caractère spectaculaire de ces deux guérisons, il y a un message important. En effet, saint Marc dans son évangile qui s’adresse aux premiers chrétiens, en leur racontant la vie de Jésus, désire ici leur montrer que le Jésus que les apôtres ont connu, qu'ils ont touché, avec qui ils ont mangé est non seulement un prédicateur recherché, mais qu'aussi il répand et donne la vie autour de lui comme Dieu le fait depuis toujours. Voilà le message à retenir ce matin.       <br />
              <br />
       Pour illustrer ce message saint Marc nous raconte deux épisodes révélateurs avec des gens bien en chair et en os qui sont comme les acteurs de notre vidéo : Jésus, un père éploré, une vieille femme découragée et une jeune fille disparue trop vite.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Reprenons-les dans l’ordre.       <br />
              <br />
       Jésus : il est ici en plein ministère. Il revient de l’autre côté de la mer de Galilée, du pays des Géraséniens. Cette région se trouve aujourd’hui en Jordanie. Il retrouve sa région familière de ce côté-ci du lac en Israël maintenant pas loin de Capharnaüm. Il est entouré de gens de toutes sortes qui l’accueillent et qui se pressent autour de lui. Son ministère qui dure depuis quelque temps commence à porter fruit. Il attire de plus en plus de monde. Jésus enseigne. Il passe son message, mais aussi il montre par ses gestes, ses miracles, qu'il a une relation particulière avec Dieu. C’est ce qu’il fait ici avec cette vieille dame et cette jeune fille.       <br />
              <br />
       La vieille femme découragée : celle-ci souffre dans corps depuis 12 ans. Quelle épreuve ! Elle a tout essayé pour soulager son mal. Rien n’y fait, elle n’en peut plus. Elle a entendu parler de Jésus et se dit « si jamais je peux lui parler ou même seulement toucher son vêtement peut-être que ce sera la fin de mon épreuve » car elle perçoit que Jésus a un côté divin, hors du commun des mortels. Elle se glisse dans la foule en poussant et en forçant son chemin jusqu’à Jésus dont elle touche le vêtement.       <br />
              <br />
       Le père éploré : c’est un chef religieux, il s’occupe de la synagogue où se fait la prière des Juifs. Il est aussi un bon père de famille. Il ne sait plus quoi faire pour sa fille qui parait avoir rendu l’âme. Comme d'autres il se tourne vers Jésus. Il le supplie avec une foi totale de venir la guérir.       <br />
              <br />
       La jeune fille : elle est étendue sans vie apparente. Comment est-ce arrivé ? Nul ne le sait même pas son père. Elle ne dit rien, mais elle sera l’objet d’une tendresse de Jésus à nulle autre pareille       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’action</span>       <br />
              <br />
       Une fois le décor planté, regardons qu’est-ce qui se passe.       <br />
              <br />
       L’action se concentre autour des gestes et des paroles de Jésus.       <br />
              <br />
       Dans le cas de la vieille femme, Jésus, après s’être senti touché par quelqu’un, intervient en demandant qui c’est. On lui répond qu’il y a tellement de monde que ça peut être n’importe qui. Pourtant Jésus sait que c’est la vielle femme malade, car il connaît sa foi en lui par qui Dieu répand la vie. Et il lui dit « Ma fille ta foi t'a sauvée ». Et elle est guérie sur le champ.       <br />
              <br />
       Avec le chef de la synagogue qui apprend que sa fille est morte, Jésus prend l’initiative de répondre à la demande qu’il lui avait faite. Il va chez lui avec Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. «  Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : ’Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort ‘ ». Et il lui prend la main et le miracle se produit. Elle se lève. Elle revient à la vie à la surprise de tous.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La leçon</span>       <br />
              <br />
       Ces deux faits qui prennent place dans la prédication de Jésus sont rapportés par saint Marc dans un but particulier que j'ai signalé au début de mon homélie. En racontant ces deux faits, il veut qu’on retienne que Jésus en répondant aux demandes de ces deux personnes, par les deux miracles, se présente comme l'Envoyé de Dieu, Dispensateur de la vie, comme celui qui vient de Dieu pour répandre et donner la vie.       <br />
              <br />
       Le message qu’il y a dans ces deux guérisons est clair, c’est que notre Dieu n’est pas du côté de la mort et du mal. Il est pour la vie. La première lecture tirée du Livre de la Sagesse, attribué à Salomon et écrit deux cent ans avant Jésus, le disait déjà dans ces mots : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie ».       <br />
              <br />
       Ce message est présenté ici dans un décor particulier qui pourrait risquer de nous arrêter sur les détails de l’intervention de Jésus, sur le côté miraculeux, mais justement ces détails sont là pour nous dire que Jésus n’est pas un homme comme les autres. À travers lui, Dieu se manifeste de façon extraordinaire et répand la vie à ceux et celles qui croient en lui. C'est le cas de Jaïre, le père de la jeune fille, ainsi que de la vieille dame qui sont pour nous des modèles de foi totale en Jésus.       <br />
              <br />
       Regardez Jaïre. Lorsque Jésus répond à sa demande de venir chez lui pour voir sa fille qui est mal en point, il l’invite à un acte de foi totale. «  Jésus dit au chef de synagogue : ‘ Ne crains pas, crois seulement’ ». Quant à la vieille dame, Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ».       <br />
              <br />
       Dans les deux cas, on le voit, c’est la foi qui amorce la guérison, qui permet à Dieu de se manifester à travers Jésus comme le Dispensateur de la vie. Quel beau message ce dimanche-ci ! Jésus nous manifeste que Dieu donne la vie en abondance à ceux et celles qui se tournent vers Lui avec foi, car « tout est possible à Dieu ». (Marc 10, 27)       <br />
              <br />
       Nous sommes des hommes et des femmes qui croient que la vie triomphe de la mort, des hommes et des femmes qui ne se laissent jamais écrasés, des hommes et des femmes qui mettent leur confiance en Celui qui est le Dispensateur de la vie et qui ainsi luttent et œuvrent de diverses façons pour que les forces de vie triomphent sur les forces de mort dans le monde, dans nos familles, autour de nous et en nous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre été soit l'occasion de rencontres, de promenades, de contacts avec les parents et les amis. Que ce soit aussi pour nous l’occasion de rendre grâces à Dieu pour le don de la vie qui se manifeste en nous, dans nos enfants, dans nos activités de toutes sortes.        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu » dit saint Paul aux chrétiens et chrétiennes de l'Église de Corinthe (I Corinthiens 10, 31).       <br />
       -->       <br />
       C'est ce que nous faisons dans cette Eucharistie qui est l’action de grâces par excellence avec Jésus le Dispensateur de vie et notre chemin vers Dieu car il est, comme il l'a dit,  le Chemin, la Vérité et la Vie  (Jean 14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       25 juin 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 26 juin 2018 et 22 juin 2021 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde » (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Dieu n’a pas fait la mort,       <br />
       il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.       <br />
       Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;       <br />
       ce qui naît dans le monde est porteur de vie :       <br />
       on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.       <br />
       La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,       <br />
       car la justice est immortelle.       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,       <br />
       il a fait de lui une image de sa propre identité.       <br />
       C’est par la jalousie du diable       <br />
       que la mort est entrée dans le monde ;       <br />
       ils en font l’expérience,       <br />
       ceux qui prennent parti pour lui.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)       <br />
       R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,       <br />
       tu m’épargnes les rires de l’ennemi.       <br />
       Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme       <br />
       et revivre quand je descendais à la fosse.       <br />
              <br />
       Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,       <br />
       rendez grâce en rappelant son nom très saint.       <br />
       Sa colère ne dure qu’un instant,       <br />
       sa bonté, toute la vie.       <br />
              <br />
       Avec le soir, viennent les larmes,       <br />
       mais au matin, les cris de joie.       <br />
       Tu as changé mon deuil en une danse,       <br />
       mes habits funèbres en parure de joie.       <br />
              <br />
       Que mon cœur ne se taise pas,       <br />
       qu’il soit en fête pour toi,       <br />
       et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,       <br />
       je te rende grâce !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce que vous avez en abondance comblera les besoins des frères pauvres » (2Co 8, 7.9.13-15)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       puisque vous avez tout en abondance,       <br />
       la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,       <br />
       toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,       <br />
       qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !       <br />
       Vous connaissez en effet le don généreux       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne       <br />
       en soulageant les autres,       <br />
       il s’agit d’égalité.       <br />
       Dans la circonstance présente,       <br />
       ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,       <br />
       afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance       <br />
       puisse combler vos besoins,       <br />
       et cela fera l’égalité,       <br />
       comme dit l’Écriture à propos de la manne :       <br />
       Celui qui en avait ramassé beaucoup       <br />
       n’eut rien de trop,       <br />
       celui qui en avait ramassé peu       <br />
       ne manqua de rien.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus regagna en barque l’autre rive,       <br />
       et une grande foule s’assembla autour de lui.       <br />
       Il était au bord de la mer.       <br />
       Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.       <br />
       Voyant Jésus, il tombe à ses pieds       <br />
       et le supplie instamment :       <br />
       « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.       <br />
       Viens lui imposer les mains       <br />
       pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »       <br />
       Jésus partit avec lui,       <br />
       et la foule qui le suivait       <br />
       était si nombreuse qu’elle l’écrasait.       <br />
              <br />
       Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…       <br />
       – elle avait beaucoup souffert       <br />
       du traitement de nombreux médecins,       <br />
       et elle avait dépensé tous ses biens       <br />
       sans avoir la moindre amélioration ;       <br />
       au contraire, son état avait plutôt empiré –       <br />
       … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,       <br />
       vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.       <br />
       Elle se disait en effet :       <br />
       « Si je parviens à toucher seulement son vêtement,       <br />
       je serai sauvée. »       <br />
       À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,       <br />
       et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.       <br />
       Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.       <br />
       Il se retourna dans la foule, et il demandait :       <br />
       « Qui a touché mes vêtements ? »       <br />
       Ses disciples lui répondirent :       <br />
       « Tu vois bien la foule qui t’écrase,       <br />
       et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »       <br />
       Mais lui regardait tout autour       <br />
       pour voir celle qui avait fait cela.       <br />
       Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,       <br />
       sachant ce qui lui était arrivé,       <br />
       vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.       <br />
       Jésus lui dit alors :       <br />
       « Ma fille, ta foi t’a sauvée.       <br />
       Va en paix et sois guérie de ton mal. »       <br />
              <br />
       Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,       <br />
       le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :       <br />
       « Ta fille vient de mourir.       <br />
       À quoi bon déranger encore le Maître ? »       <br />
       Jésus, surprenant ces mots,       <br />
       dit au chef de synagogue :       <br />
       « Ne crains pas, crois seulement. »       <br />
       Il ne laissa personne l’accompagner,       <br />
       sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.       <br />
       Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.       <br />
       Jésus voit l’agitation,       <br />
       et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.       <br />
       Il entre et leur dit :       <br />
       « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?       <br />
       L’enfant n’est pas morte : elle dort. »       <br />
       Mais on se moquait de lui.       <br />
       Alors il met tout le monde dehors,       <br />
       prend avec lui le père et la mère de l’enfant,       <br />
       et ceux qui étaient avec lui ;       <br />
       puis il pénètre là où reposait l’enfant.       <br />
       Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :       <br />
       « Talitha koum »,       <br />
       ce qui signifie :       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »       <br />
       Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher       <br />
       – elle avait en effet douze ans.       <br />
       Ils furent frappés d’une grande stupeur.       <br />
       Et Jésus leur ordonna fermement       <br />
       de ne le faire savoir à personne ;       <br />
       puis il leur dit de la faire manger.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1183.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »</title>
   <updated>2023-08-16T23:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-cananeenne-qui-crie-apres-Jesus_a1133.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/73493773-51147543.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-08-15T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 20 août 2023. Textes : Isaïe 56, 1.6-7, Romains 11, 13-15.29-32 et Mathieu 15, 21-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/73493773-51147543.jpg?v=1688072358" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A :  « La cananéenne qui crie après Jésus »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant raconter ce fait divers de l’évangile aujourd’hui, je me disais « Mais pourquoi l’a-t-on conservé? Pourquoi les disciples et les apôtres en ont-ils gardé le souvenir? ». En effet, il s’est passé bien des choses dans la vie de Jésus. On a en a oublié plusieurs, mais le souvenir de cette femme qui crie après Jésus n’a pas été oublié. Et c'est heureux pour nous, car ce fait nous donne un enseignement des plus importants sur le but de la mission de Jésus dans le monde.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
        I – <span style="font-style:italic">Le fait commenté</span>       <br />
              <br />
       De quoi s’agit-il ? Jésus se retire dans le territoire de Tyr et de Sidon (Tayz et Saida dans le Liban d'aujourd’hui. Saida est à 48 km de Beyrouth). Jésus n’est presque jamais sorti de la Palestine. Il a rarement foulé le sol d’un territoire païen. En allant sur le territoire de deux villes de commerce situées sur le bord de la mer, il s’en va à l’étranger, en pays païen.       <br />
              <br />
       C'est au cours de son voyage qu’il rencontre cette femme cananéenne qui le connaît de  nom, qui connaît sa réputation, qui a entendu parler de lui et qui s’organise pour attirer son attention et lui recommander sa fille qui est très malade. Elle le fait parce qu'elle a compris déjà ce que bien des Juifs n’ont pas compris :  Jésus est le Messie, l'Envoyé de Dieu. C'est pour cela qu'elle l’appelle « Fils de David ».       <br />
              <br />
       Continuons de suivre la scène. Il semble bien que Jésus, habitué d'entendre crier après lui, ne fait pas trop attention et qu’il continue son chemin avec son groupe. La femme cananéenne se met à les suivre et continue à crier. Les disciples sont agacés et demandent à Jésus de la renvoyer.        <br />
              <br />
       Que va faire Jésus ? C’est là que ça devient très important, pas seulement pour la femme mais pour nous aussi. <!--Jésus va-t-il offrir le salut seulement aux Juifs? Va-t-il offrir le salut à tous les peuples de la terre, aux païens c’est-à dire aux autres que le juifs?--> Écoutez bien le message, l’enseignement qui ressort des réponses de Jésus aux disciples et ensuite à la femme.        <br />
              <br />
       Aux disciples qui s’approchent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! », Jésus répond dans un premier temps : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Et à la femme qui continue de le supplier il dit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Celle-ci a alors cette réponse renversante par la foi et la confiance qu’elle met en Jésus. Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ».        <br />
              <br />
       Et Jésus est interloqué par cette réponse. C'est alors que, dans un second temps, il perçoit que le salut de Dieu n'est pas réservé aux seuls juifs et il répond : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » À l’heure même, sa fille est guérie. Pour Jésus le salut n'est pas offert seulement aux juifs, il est offert aussi à d'autres que les juifs, aux  païens notamment, en somme, à tous les peuples de la terre. C'est ce qu'on appelle l'universalité du salut offert par Dieu à toute personne qui accepte de le recevoir dans la foi et la confiance comme cette femme cananéenne.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Message</span>       <br />
              <br />
       Jésus, comme  un bon Juif, savait par l’Ancien Testament que Dieu a choisi le peuple élu, Israël, pour rassembler tous les peuples. C’est à Israël que Dieu s’est révélé par Abraham, Isaac et Jacob, leurs pères dans la foi. C'est ce que  Jésus exprime, dans un premier temps, quand il réagit brusquement en disant « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ».       <br />
              <br />
       Mais. dans un deuxième temps. Jésus dans sa réponse à l’insistance de la femme - « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » -  va plus loin et il nous révèle que ceux et celles qui sont le vrai peuple élu ce ne sont pas seulement les juifs, mais tous ceux et celles qui croient en Jésus et en sa mission de Sauveur. Désormais celui qui croit en Jésus de quelque peuple, de quelque milieu, de quelque couleur qu’il soit peut être sauvé.       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament, comme nous le montre ce passage du prophète Isaïe que nous avons lu dans la première lecture, annonçait déjà l'universalité du salut : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte, je les comblerai de joie dans ma maison de prière ». Saint Paul reflétant cette ouverture du prophète Isaïe et la leçon de l’évangile d’aujourd’hui dira aux Galates : « Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus  ». (<span style="font-style:italic">Galates</span> 3, 26-28) Toutes et tous peuvent être sauvés, comme cette femme cananéenne qui a cru en Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ici, Jésus modifie sa première réaction parce qu’il  comprend que Dieu offre son salut à toutes et à tous. C'est le message qu'il va s'employer à répandre désormais. Cette universalité du salut a souvent été difficile à accepter. Pourtant Dieu n’a pas de préférence parmi les nations, les catégories d’âge etc. Dieu n’exclut personne.  L’exclusion c’est nous qui la faisons bien souvent, qui mettons des étiquettes. L’Église, nous toutes et tous,  a encore beaucoup à faire aujourd’hui sur ce plan. Il y a toujours des tentations d’exclure, de mettre des barrières.       <br />
              <br />
        Autrefois on disait « Hors de l’Église, pas de salut ». L’évangile d’aujourd’hui nous invite à ne pas nous considérer comme une élite à qui Dieu se révèle et qui est à part. Nous sommes invités à regarder le cœur, la foi des personnes et non leurs allures extérieures, leurs possessions, leur qualifications ou leurs provenances.  En résumé,  notre foi c’est de reconnaître la mission universelle de l’Église et d’y travailler de toutes nos forces.  Alors Jésus pourra nous dire à nous aussi « Ta foi  est grande. Que tout se fasse comme tu veux ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de ne pas céder à l’exclusion et à l’intolérance. Comme la cananéenne redisons notre foi totale en Jésus et proclamons-la en récitant le <span style="font-style:italic">Symbole des apôtres</span>.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       15 août 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 11 août 2020 qui s'Inspirait de celle       <br />
              <br />
        du 15 août 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Les étrangers, je les conduirai à ma montagne sainte » (Is 56, 1.6-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Observez le droit,       <br />
       pratiquez la justice,       <br />
       car mon salut approche, il vient,       <br />
       et ma justice va se révéler.       <br />
              <br />
           Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur       <br />
       pour l’honorer, pour aimer son nom,       <br />
       pour devenir ses serviteurs,       <br />
       tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner       <br />
       et tiennent ferme à mon alliance,       <br />
           je les conduirai à ma montagne sainte,       <br />
       je les comblerai de joie dans ma maison de prière,       <br />
       leurs holocaustes et leurs sacrifices       <br />
       seront agréés sur mon autel,       <br />
       car ma maison s’appellera       <br />
       « Maison de prière pour tous les peuples. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que ton visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À l’égard d’Israël, les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance » (Rm 11, 13-15.29-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes :       <br />
       dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations,       <br />
       j’honore mon ministère,       <br />
           mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair,       <br />
       et d’en sauver quelques-uns.       <br />
           Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu       <br />
       quand ils ont été mis à l’écart,       <br />
       qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ?       <br />
       Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !       <br />
              <br />
           Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.       <br />
           Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu,       <br />
       et maintenant, par suite de leur refus de croire,       <br />
       vous avez obtenu miséricorde ;       <br />
           de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,       <br />
       par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,       <br />
       mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.       <br />
           Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire       <br />
       pour faire à tous miséricorde.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Femme, grande est ta foi ! » (Mt 15, 21-28)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           partant de Génésareth,       <br />
       Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.       <br />
           Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :       <br />
       « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !       <br />
       Ma fille est tourmentée par un démon. »       <br />
           Mais il ne lui répondit pas un mot.       <br />
       Les disciples s’approchèrent pour lui demander :       <br />
       « Renvoie-la,       <br />
       car elle nous poursuit de ses cris ! »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »       <br />
           Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :       <br />
       « Seigneur, viens à mon secours ! »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants       <br />
       et de le jeter aux petits chiens. »       <br />
       Elle reprit :       <br />
       « Oui, Seigneur ;       <br />
       mais justement, les petits chiens mangent les miettes       <br />
       qui tombent de la table de leurs maîtres. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Femme, grande est ta foi,       <br />
       que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »       <br />
       Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-cananeenne-qui-crie-apres-Jesus_a1133.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »</title>
   <updated>2023-06-20T23:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-12e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Soyez-donc-sans-crainte_a1125.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/72762983-50614360.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-20T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaires Année A le 25 juin 2023 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Jérémie 20, 10-13, Romains 5, 12-15 et Mathieu 10, 26-33.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72762983-50614360.jpg?v=1683805885" alt="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »" title="Homélie pour le 12e dimanche du temps ordinaire Année A : « Soyez donc sans crainte »" />
     </div>
     <div>
      L’évangile d’aujourd’hui met ensemble des conseils que  Jésus a donnés en diverses occasions. On pourrait leur donner comme thème les mots « Soyez sans crainte. »  Ces mots nous invitent tout d’abord à regarder avec confiance ce qui est en nous.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Ce qui ne se voit pas</span>       <br />
              <br />
       Ce qui est en nous n’est pas toujours visible au grand jour. Les débuts d’une semence sont modestes, cachés. Combien de Mozart, de futurs ingénieurs, d’hommes d’affaires talentueux dans ces jeunes qui sont ici. On ne voit pas ce qu’il y a en eux, et pourtant ils ont cette semence.        <br />
              <br />
       Combien d’amour se cache dans le rôle des parents, dans le soin qu’ils donnent à leur enfants, que de générosité. Ce qui est dans le secret, même si on ne le voit pas, il est là. C’est souvent là que se vit la vraie vie.  Le secret de nos cœurs, de notre générosité, de notre amour sera révélé un jour, nous dit Jésus :  « Ne craignez pas d’aimer, de semer de belles choses, ayez confiance. La confiance chasse la crainte. Soyez positifs. » . Et Jésus ajoute cela sera révélé autour de vous, Cela se verra un jour ou l’autre. Ayez confiance.       <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Pas de crainte de notre Dieu</span>       <br />
              <br />
       Après nous avoir permis de regarder ce qu’il y a en nous avec confiance, le « Soyez sans crainte » nous tourne maintenant vers Dieu lui-même. « Ne craignez pas, nous dit Jésus ce matin.  votre Dieu, celui en qui vous croyez, à lui aussi vous pouvez faire confiance. »        <br />
              <br />
       C’est un Dieu de majesté, grand, qui sait juger ce qu’il y a en nous, qui rétribue nos bons coups et qui est juste, mais c’est aussi un Père, proche et familier dont les pères et les mères de la terre sont comme le visage       <br />
              <br />
       Comme eux, il nous soutient il croit en nous  il veut notre bien. Il ne cherche pas à nous écraser, au contraire, il s’intéresse à tout…même à nos cheveux…nos plus petits soucis ne lui sont pas étrangers.        <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus ici respirent la confiance et la paix. Il ne propose pas un Dieu de peur, mais un Dieu de bonté et de miséricorde.       <br />
              <br />
       III. <span style="font-style:italic"> Application : les disciples</span>       <br />
              <br />
       Après nous être regardés et avoir aussi levés les yeux vers Celui qui est notre Père à tous et à toutes revenons à nous comme disciples de Jésus. C’est la 3e partie de l’évangile d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       « Ne craignez pas dit Jésus de vous prononcer pour moi devant le monde, de témoigner de votre foi, de vos valeurs, de ce qui est beau et grand pour vous. Dites-le, même si parfois ce n'est pas entendu ». C’est cela « confesser Jésus-Christ ». « Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ».       <br />
              <br />
       « Bien sûr, écrit un auteur spirituel québécois, décédé il n’y a pas très longtemps, l’abbé Jules Beaulac, nous ne subirons sans doute pas le martyre pour le simple fait que nous sommes baptisés, mais il peut nous arriver d’éprouver toutes sortes d’ennuis à cause de notre foi à la face du monde. Ainsi venir à la messe le dimanche, faire baptiser ses enfants, participer à la préparation de leur première communion etc. peut en faire sourire quelques-uns qui ne croient pas à ces démarches. Sans verser dans l’ostentation spectaculaire, n’ayons pas peur de montrer que nous sommes chrétiens et heureux de l’être. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est mon souhait le plus cher. Que cette messe nous rende plus forts, plus accueillants et plus heureux d’être disciples de Jésus.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 20 juin 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Texte de l'homélie du 20  juin 2017 inspiré de celle de 1997-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Dans les évangiles qui sont des écrits qui veulent nous résumer l’activité et le message de Jésus, on suit un certain plan et on vise aussi certaines clientèles. L’évangile de saint Mathieu a eu plusieurs versions, semble-t-il, et celle qui nous est restée s’adresse avant tout aux juifs convertis à la foi chrétienne.       <br />
              <br />
       Dans le texte qui nous est présenté aujourd'hui par la liturgie nous reprenons une lecture suivie de cet évangile pour les prochains dimanches. Nous sommes arrivés dans le plan de saint Mathieu à ce que les experts appellent le « Discours aux disciples ». On y a rassemblé dans un discours - un long entretien - plusieurs observations prononcées en diverses circonstances concernant l’attitude des disciples dans leur mission de porter la Bonne Nouvelle aux extrémités du monde.       <br />
               <br />
       L’évangile d’aujourd'hui met ensemble des conseils que  Jésus a donnés en diverses occasions.  Ces conseils pourraient avoir  comme thème « Ne craignez pas, soyez sans crainte ». Les paroles de Jésus nous projettent dans des situations inédites qui attendent ses disciples. Il les a envoyés proclamer la Bonne nouvelle du Salut, mais il tient à les avertir des difficultés et des murs qu'ils rencontreront. « Le disciple n'est pas au-dessus du maître ». (<span style="font-style:italic">Lu</span>c 6, 40)       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Ce qui ne se voit pas</span>       <br />
              <br />
       En ce qui concerne les disciples, les paroles de Jésus invitent à faire confiance à ce qui est en eux comme don de Dieu. « Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière » avons-nous entendu il y a un instant. En d'autres termes, ce qui est là n’est pas toujours visible au grand jour. Les débuts d’une semence sont modestes, cachés. Combien de Mozart, de futurs ingénieurs, d’hommes d’affaires talentueux dans ces jeunes qui sont ici ? Ce qu'il y a en eux n'est pas encore révélé, et pourtant la semence est là. Il en est ainsi de la Bonne nouvelle lorsqu'elle a été accueillie comme une semence. On n'en voit pas toujours les fruits. Parfois même, elle semble écrasée. Elle suscite les oppositions. Elle provoque. Mais elle est bien présente. Elle est là.       <br />
              <br />
       Ce qui est là dans le secret, même si on ne le voit pas,  est présent. C’est souvent là que se vit la vraie vie. Le secret de nos cœurs, de notre générosité, de notre amour sera révélé un jour. « Ne craignez pas, dit Jésus d’aimer, de semer de belles choses, ayez confiance. La confiance, la foi, chasse la crainte. Cela sera révélé autour de vous. Cela se verra un jour ou l’autre ».       <br />
              <br />
       On pourrait en témoigner pour plusieurs d’entre nous par rapport à nos parents. Leur amour de couple a été une inspiration, leur dévouement pour leur famille  aussi. Et combien d'autres personnes de divers horizons, de diverses conditions, d'époques différentes. La Vierge Marie en est un bel exemple. Elle a simplement été elle-même. Une jeune fille choisie par Dieu pour être la mère de son Fils, une épouse attentive, une mère présente jusqu'à la fin.       <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Pas de crainte de notre Dieu</span>       <br />
              <br />
       Dans cet univers changeant et instable, il y a un roc solide. Le Seigneur notre Dieu est le rocher sur lequel on peut s'appuyer en tout temps. Comme  le prophète Jérémie persécuté dont fait était la première lecture nous pouvons dire : « le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable ». Après nous avoir permis de regarder ce qu’il y a en nous avec confiance, le « N’ayez pas peur » de Jésus  nous tourne maintenant vers Dieu lui-même. « Ne craignez pas, nous répète Jésus ce matin, votre Dieu, celui en qui vous croyez, est un Dieu de bonté et de miséricorde. Vous  pouvez vous fier à lui en tout temps et lui faire confiance ».       <br />
              <br />
       Notre Dieu n'est pas seulement un Dieu de majesté, un Dieu grand, qui sait juger ce qu’il y a en nous, qui rétribue nos bons coups et qui est juste, mais il est aussi un Père, proche et familier. Il nous soutient. Il croit en nous. Il veut notre bien. Il ne cherche pas à nous écraser, au contraire, il s’intéresse à tout…même à nos cheveux…nos plus petits soucis ne lui sont pas étrangers.  « Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux ». (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 10, 30-31)       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus ici respirent la confiance et l'abandon sans crainte.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application : les disciples</span>       <br />
              <br />
       Dans la troisième partie de l’évangile d'aujourd'hui, Jésus nous fait une promesse.   « Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ».       <br />
              <br />
       En d'autres mots, Jésus nous dit : « Ne craignez pas  de vous prononcer pour moi dans vos milieux de vies, au travail, dans vos familles, à la maison. Ne craignez pas  de témoigner de votre foi, de vos valeurs, de ce qui est beau et grand pour vous. Dites-le, même si parfois ce n'est pas entendu ». C’est cela « confesser Jésus-Christ ».        <br />
              <br />
       « Bien sûr, écrit un auteur spirituel, décédé il y a quelques années, l’abbé Jules Beaulac, nous ne subirons sans doute pas le martyre pour le simple fait que nous sommes baptisés, mais il peut nous arriver d’éprouver toutes sortes d’ennuis à cause de notre foi à la face du monde. Ainsi venir à la messe le dimanche, faire baptiser ses enfants, participer à la préparation de leur première communion etc. peut en faire sourire quelques-uns qui ne croient pas à ces démarches... Sans verser dans l’ostentation spectaculaire, n’ayons pas peur de montrer que nous sommes chrétiens et heureux de l’être ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est mon souhait le plus cher. Que cette messe nous rende plus forts, plus accueillants et plus heureux d’être disciples de Jésus.       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 juin 2023       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec ajouts de l'homélie du 25  juin 2017 et de celle du 16 juin 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il a délivré le malheureux de la main des méchants » (Jr 20, 10-13)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Moi Jérémie,       <br />
           j’entends les calomnies de la foule :       <br />
       « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer,       <br />
       celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. »       <br />
       Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent :       <br />
       « Peut-être se laissera-t-il séduire...       <br />
       Nous réussirons,       <br />
       et nous prendrons sur lui notre revanche ! »       <br />
           Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable :       <br />
       mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas.       <br />
       Leur défaite les couvrira de honte,       <br />
       d’une confusion éternelle, inoubliable.       <br />
              <br />
           Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste,       <br />
       toi qui vois les reins et les cœurs,       <br />
       fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras,       <br />
       car c'est à toi que j’ai remis ma cause.       <br />
              <br />
           Chantez le Seigneur, louez le Seigneur :       <br />
       il a délivré le malheureux de la main des méchants.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 68 (69), 8-10, 14.17, 33-35)       <br />
       R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)       <br />
              <br />
       C’est pour toi que j’endure l’insulte,       <br />
       que la honte me couvre le visage :       <br />
       je suis un étranger pour mes frères,       <br />
       un inconnu pour les fils de ma mère.       <br />
       L’amour de ta maison m’a perdu ;       <br />
       on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.       <br />
              <br />
       Et moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
            car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse, regarde-moi.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
       Que le ciel et la terre le célèbrent,       <br />
       les mers et tout leur peuplement !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le don gratuit de Dieu et la faute n’ont pas la même mesure » (Rm 5, 12-15)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
              <br />
           Mais il n'en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme,       <br />
       Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 26-33)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit de vérité        <br />
       rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.       <br />
       Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 15, 26b-27a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses Apôtres :       <br />
           « Ne craignez pas les hommes ;       <br />
       rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,       <br />
       rien n’est caché qui ne sera connu.       <br />
           Ce que je vous dis dans les ténèbres,       <br />
       dites-le en pleine lumière ;       <br />
       ce que vous entendez au creux de l’oreille,       <br />
       proclamez-le sur les toits.       <br />
           Ne craignez pas ceux qui tuent le corps       <br />
       sans pouvoir tuer l’âme ;       <br />
       craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne       <br />
       l’âme aussi bien que le corps.       <br />
           Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?       <br />
       Or, pas un seul ne tombe à terre       <br />
       sans que votre Père le veuille.       <br />
           Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.       <br />
           Soyez donc sans crainte :       <br />
       vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.       <br />
           Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,       <br />
       moi aussi je me déclarerai pour lui       <br />
       devant mon Père qui est aux cieux.       <br />
           Mais celui qui me reniera devant les hommes,       <br />
       moi aussi je le renierai       <br />
       devant mon Père qui est aux cieux. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-12e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Soyez-donc-sans-crainte_a1125.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »</title>
   <updated>2022-11-21T13:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Un-avenir-joyeux-et-ouvert_a1092.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68014241-47960626.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-11-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 1er dimanche de l'Avent 27 novembre 2022 Année A Textes: Isaïe 2, 1-5, Romains 13, 11-14a et Mathieu 24, 37-44.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68014241-47960626.jpg?v=1666878320" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent Année A : « Un avenir joyeux et ouvert »" />
     </div>
     <div>
      Les magasins proposent depuis quelques temps, décorations, cadeaux, vêtements pour Noël. Noël s’approche. Cela veut dire quelque chose pour vous dans cette célébration à l’église? Oui! vous y avez pensé. C’est le premier dimanche de l’Avent (Non pas AVANT avec un « A », mais AVENT  avec un « E ». qui vient du mot latin ADVENTUS qui veut dire VENUE). Il y a quatre dimanches de l'Avent d'ici Noël, la fête de la Nativité de Jésus. Une nouvelle année liturgique commence. Et nos regards de baptisés se tournent vers Noël.        <br />
              <br />
       La couleur liturgique des vêtements du  président est le violet. Cette couleur nous rappelle la nécessaire conversion qui nous permet de renaître à la joie et à l’espérance de la rencontre de Jésus qui continue d’être présent au cœur de notre monde.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un avenir joyeux et ouvert</span>       <br />
              <br />
       Les textes des lectures nous présentent un avenir où Dieu a sa place et nous invitent à l’espérance. C’est ce qui est dit dans l’extrait du prophète Isaïe que nous avons comme première lecture. Nous y entendons le prophète proclamer cette bonne nouvelle qui pourrait se résumer ainsi : « Oui, il y a un avenir. Marchons à la lumière du Seigneur».  Il n’est pas interdit de regarder en avant, au contraire c’est en regardant en avant qu’on trouve l’élan et la force de vivre le présent. Même lorsque les situations sont difficiles, le pessimisme n’est pas la solution.        <br />
              <br />
       Notre pape François en est une illustration remarquable. Il a écrit une <span style="font-style:italic">Exhortation apostoliqu</span>e en 2013 au début de son pontificat. Elle commence ainsi : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudium</span>  n. 1)       <br />
              <br />
       Il reprendrait volontiers à son compte ces paroles du prophète Isaïe : «  Il arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du Seigneur sera placée à la tête des montagnes et dominera les collines. Toutes les nations afflueront vers elle. »       <br />
              <br />
       Voilà le ton qui est donné pour le temps de l’Avent cette année. « La nuit est bientôt finie, écrit saint Paul aux Romains, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière. »(Deuxième lecture).        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les écueils</span>       <br />
              <br />
       Ce beau message qui nous séduit ne peut nous empêcher de jeter autour de nous un regard inquiet parfois.        <br />
              <br />
       Les situations de violence, les affrontements, les petitesses, l’exploitation des uns par les autres etc. nous sautent aux yeux. On n’a qu’à lire les journaux et à écouter la télévision pour constater que notre monde a du chemin à faire pour aller vers la justice et la paix, vers la compassion et la miséricorde, vers l’ouverture et vers le don.        <br />
              <br />
       Le pape François le dit clairement dans cette <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique</span> dont je vous parlais  : « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. » (<span style="font-style:italic">Evangelii Gaudiumn</span>. 1).       <br />
              <br />
       On pourrait se décourager devant une telle situation. Puisque Dieu est venu, pourquoi les temps nouveaux tardent-ils? Pourquoi les temps anciens ne sont-ils pas disparus? C’est le mystère de la venue de Dieu parmi nous. Le Verbe s’est fait chair, dit l’évangile de saint Jean au chapitre premier, mais les siens ne l’ont pas reçu (Jean 1, 11).       <br />
              <br />
       Et pourtant, l’évangile de ce jour est clair. Il nous dit qu’un monde nouveau apparaîtra un jour. L’avenir du monde c’est Dieu lui-même, car le Seigneur Jésus que nous recevons dans nos cœurs est déjà là, il est venu et il continue de venir en nous et dans le monde.        <br />
              <br />
       Il faut donc veiller. Veiller, en aimant, en pardonnant, en étant attentifs aux autres, en compatissant aux malheurs et aux peines de nos frères et soeurs humains surtout les plus pauvres. En somme veiller c’est vivre l’évangile de Jésus Christ de la façon la plus intense possible, sans se lasser.        <br />
              <br />
       Le texte de l'évangile par ses images comme celle du déluge ou celle des deux femmes insiste pour nous montrer qu'il est urgent de se mettre en marche derrière Jésus. On risque de réaliser en arrivant au bout de notre chemin  qu’on a perdu notre temps pour des préoccupations inutiles et passagères. Pourquoi ne pas vivre dès maintenant  l’Évangile le mieux possible, selon nos possibilités et selon notre état de vie, pour goûter à la vie qui nous est donnée par Dieu?       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">L’Eucharistie réalise cette venue du Christ</span>       <br />
              <br />
       Après la consécration le prêtre dit « Il est grand le m mystère de la foi » et l'assemblée répond « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus; nous proclamons ta résurrection ; nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Eh oui! nous vivons déjà, avec le Christ qui est là, cette vie qui nous a été donnée par Dieu. Demeurons unis au Christ, présence du Seigneur qui est venu dans notre monde pour l’illuminer et le rendre beau, qui a habité parmi nous, qui y a fait sa place Oui! Il y a un avenir pour l’humanité et Dieu en fait partie. Jésus ressuscité est cet avenir.       <br />
               <br />
       Dans cette célébration de l’Eucharistie dominicale avec nos frères et sœurs du monde entier nous adhérons à ce mystère de la présence vivante du Christ toujours. Nous pouvons dire avec les mots du psaume 121(122) qui suivaient la première lecture : « Quelle joie quand on m'a dit : ' Nous irons à la maison du Seigneur! '…A cause de mes frères et de mes proches, je dirai : " Paix sur toi !". A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien. » Le Christ mort et ressuscité inspire notre avenir, c'est pourquoi nous avançons avec confiance.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique nous aide à entrer dans une vraie préparation à Noël pendant le temps de l’Avent qui commence aujourd’hui. Bien sûr que cette préparation inclut l’achat de cadeaux, les décorations, les arbres de Noël, les repas avec la famille, les collègues de travail, les amis en respectant les règles de protection contre la Covid : distanciation, masques, lavage de mains etc. Permettez-moi cependant de souhaiter que cette préparation à Noël aille au-delà des préparatifs matériels et qu'elle vous fasse entrer aussi dans un véritable moment de conversion et d’accueil renouvelé de la présence de Jésus dans votre vie et dans notre monde. C’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 novembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 22 novembre 2016 -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu (Is 2, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Parole d’Isaïe,       <br />
       – ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.       <br />
              <br />
           Il arrivera dans les derniers jours       <br />
       que la montagne de la maison du Seigneur       <br />
       se tiendra plus haut que les monts,       <br />
       s’élèvera au-dessus des collines.       <br />
       Vers elle afflueront toutes les nations       <br />
           et viendront des peuples nombreux.       <br />
       Ils diront : « Venez !       <br />
       montons à la montagne du Seigneur,       <br />
       à la maison du Dieu de Jacob !       <br />
       Qu’il nous enseigne ses chemins,       <br />
       et nous irons par ses sentiers. »       <br />
       Oui, la loi sortira de Sion,       <br />
       et de Jérusalem, la parole du Seigneur.       <br />
              <br />
           Il sera juge entre les nations       <br />
       et l’arbitre de peuples nombreux.       <br />
       De leurs épées, ils forgeront des socs,       <br />
       et de leurs lances, des faucilles.       <br />
       Jamais nation contre nation       <br />
       ne lèvera l’épée ;       <br />
       ils n’apprendront plus la guerre.       <br />
              <br />
           Venez, maison de Jacob !       <br />
       Marchons à la lumière du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dans la joie, nous irons       <br />
       à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)       <br />
              <br />
       Quelle joie quand on m’a dit :       <br />
       « Nous irons à la maison du Seigneur ! »       <br />
       Maintenant notre marche prend fin       <br />
       devant tes portes, Jérusalem !       <br />
              <br />
       Jérusalem, te voici dans tes murs :       <br />
       ville où tout ensemble ne fait qu’un !       <br />
       C’est là que montent les tribus,       <br />
       les tribus du Seigneur.       <br />
              <br />
       C’est là qu’Israël doit rendre grâce       <br />
       au nom du Seigneur.       <br />
       C’est là le siège du droit,       <br />
       le siège de la maison de David.       <br />
              <br />
       Appelez le bonheur sur Jérusalem :       <br />
       « Paix à ceux qui t’aiment !       <br />
       Que la paix règne dans tes murs,       <br />
       le bonheur dans tes palais ! »       <br />
              <br />
       À cause de mes frères et de mes proches,       <br />
       je dirai : « Paix sur toi ! »       <br />
       À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,       <br />
       je désire ton bien.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le salut est plus près de nous » (Rm 13, 11-14a)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous le savez : c’est le moment,       <br />
       l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil.       <br />
       Car le salut est plus près de nous maintenant       <br />
       qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.       <br />
           La nuit est bientôt finie,       <br />
       le jour est tout proche.       <br />
       Rejetons les œuvres des ténèbres,       <br />
       revêtons-nous des armes de la lumière.       <br />
           Conduisons-nous honnêtement,       <br />
       comme on le fait en plein jour,       <br />
       sans orgies ni beuveries,       <br />
       sans luxure ni débauches,       <br />
       sans rivalité ni jalousie,       <br />
           mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Veillez pour être prêts (Mt 24, 37-44)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,       <br />
       et donne-nous ton salut.       <br />
       Alléluia. (Ps 84, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Comme il en fut aux jours de Noé,       <br />
       ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.       <br />
           En ces jours-là, avant le déluge,       <br />
       on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,       <br />
       jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;       <br />
           les gens ne se sont doutés de rien,       <br />
       jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis :       <br />
       telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.       <br />
           Alors deux hommes seront aux champs :       <br />
       l’un sera pris, l’autre laissé.       <br />
           Deux femmes seront au moulin en train de moudre :       <br />
       l’une sera prise, l’autre laissée.       <br />
           Veillez donc,       <br />
       car vous ne savez pas quel jour       <br />
       votre Seigneur vient.       <br />
           Comprenez-le bien :       <br />
       si le maître de maison       <br />
       avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,       <br />
       il aurait veillé       <br />
       et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.       <br />
           Tenez-vous donc prêts, vous aussi :       <br />
       c’est à l’heure où vous n’y penserez pas       <br />
       que le Fils de l’homme viendra. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Un-avenir-joyeux-et-ouvert_a1092.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » </title>
   <updated>2025-06-17T19:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Batir-sur-du-solide_a1090.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68014059-47960515.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-11-08T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 novembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Malachie 3, 19-20, Thessaloniciens 3, 7-12 et Luc 21, 5-19     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68014059-47960515.jpg?v=1666662231" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " />
     </div>
     <div>
      Les disciples me font penser aux touristes du Vieux-Québec et… à nous aussi regardant cette belle ville, la parcourant et admirant les édifices et les monuments. On dit que le temple de Jérusalem au temps de Jésus était considéré comme la 7e merveille du monde. C'était le second temple construit par Hérode le Grand et détruit par les Romains en 66 après Jésus-Christ lors de la chute de Jérusalem.        <br />
              <br />
       Se souvenant de leurs visites au temple, les disciples, après la mort de Jésus, se sont rappelés un certain nombre de paroles que Jésus leur a dites en ces occasions.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Un fait inéluctable</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc nous en livre une aujourd'hui dans l'évangile qui vient d'être lu. C'est une parole qui constate un fait inévitable, inéluctable : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit ».  Voilà une phrase qui met l'accent sur la fragilité des monuments, des institutions, du monde, des vies humaines etc.  En d'autres mots : « À vrai dire, tout ce que vous trouvez solide, c’est fragile ».       <br />
              <br />
       Comme les disciples émerveillés par la beauté du Temple de Jérusalem, nous sommes fiers et rassurés de nos plans d’épargne-retraite, du filet de sécurité sociale, de notre taux d’espérance de vie etc. Et pourtant que de fragilité dans tout cela. Les disparités entre les riches et les pauvres sont un danger pour l’équilibre du monde et pour la paix. Nous sommes plus vulnérables qu’il n’y paraît : un tremblement de terre, un ouragan, un verglas, le terrorisme international, une maladie, une séparation, un échec etc. tout peut basculer en un instant. Jésus nous conjure de chercher à bâtir sur du solide.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le roc solide</span>       <br />
              <br />
       Où trouver ce roc solide pour passer à travers la fragilité de ce qui ne demeurera pas comme le temple de Jérusalem qui sera détruit par les envahisseurs romains?       <br />
              <br />
       C’est là que la première lecture tirée du prophète Malachie nous éclaire : « Voici, dit celui-ci, que vient le jour du Seigneur...pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement ».  C'est la confiance dans la puissance du Seigneur - « vous qui craignez mon nom » - qui est le roc dont nous avons besoin. Le Seigneur vient. Il est avec nous aujourd'hui et maintenant.       <br />
              <br />
       Pour nous qui croyons en Jésus-Christ, Fils de Dieu, le Jour du Seigneur n’est plus seulement un « ad-venir », un « a-venir », mais il est ici et maintenant. Il nous touche, corps et âme, de son rayonnement. À chaque messe, après la consécration, le président dit : « Il est grand le mystère de la foi ». Et l’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Jésus hier, aujourd’hui et demain, c’est tout un. L’avenir est dans le présent comme le passé y est aussi. Ce qui compte alors c’est maintenant. C’est maintenant le Jour du Seigneur. « Le Royaume de Dieu est parmi nous » (Luc 17, 21).  En effet, la Bonne Nouvelle, le message de Jésus, est pour aujourd’hui : c’est dans ce monde qui est le nôtre que nous avons à le recevoir et à témoigner du Dieu de la vie en paroles et en actes.       <br />
              <br />
       Voilà ! À partir d’une visite touristique, je dirais, Jésus amène ses disciples à aller plus en profondeur. En constatant la fragilité des édifices, il les dirige vers un fond solide qui passe par la foi et la certitude de la présence vivante de Dieu qui est déjà là dans nos vies ici et maintenant.        <br />
              <br />
       En somme, dit jésus, ne regardez pas l’avenir, mais vivez le présent. C’est maintenant que le Seigneur vient. Bien des malheurs arriveront, des guerres, des tremblements de terre, des persécutions, mais le Seigneur sera toujours présent et « pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » (verset 18).        <br />
              <br />
       Quelle belle promesse ! Quelle proximité de notre Dieu ! Quelle présence réconfortante !       <br />
               <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le témoignage</span>       <br />
              <br />
       Comment témoigner de cette Bonne Nouvelle que Dieu est avec nous dans un monde qui change, dans nos vies qui passent, dans notre Église blessée souvent persécutée et méprisée ? Ce n’est pas toujours facile. Confrontés à l’indifférence et aux préjugés de notre époque, nous pouvons être tentés de lâcher et de baisser les bras. Mais, sachons que Jésus qui fait de nous ses témoins, ne nous laisse pas seuls dans cette mission : « Mettez-vous donc dans l'esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense, dit-il aux disciples. C'est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s'opposer » (versets 14-15).       <br />
              <br />
       L’évangile se termine sur ce beau mot d’encouragement : « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique dominicale nous aide à nous retrouver ensemble aux sources de la vie en célébrant Celui qui nous a fait renaître de l’eau et de l’Esprit et qui à travers son Corps et son Sang versé fait de notre vie d’ici une vie éternelle déjà commencée où le Seigneur vient à chaque instant.        <br />
              <br />
       « Maranatha : oui, Seigneur viens! » (I Corinthiens 16, 22)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 novembre 2022       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 8 novembre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pour vous, le Soleil de justice se lèvera » (Ml 3, 19-20a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Voici que vient le jour du Seigneur,       <br />
       brûlant comme la fournaise.       <br />
       Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété,       <br />
       seront de la paille.       <br />
       Le jour qui vient les consumera,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       il ne leur laissera ni racine ni branche.       <br />
       Mais pour vous qui craignez mon nom,       <br />
       le Soleil de justice se lèvera :       <br />
       il apportera la guérison dans son rayonnement.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9)       <br />
       R/ Il vient, le Seigneur,       <br />
       gouverner les peuples avec droiture. (cf. Ps 97, 9)       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur sur la cithare,       <br />
       sur la cithare et tous les instruments ;       <br />
       au son de la trompette et du cor,       <br />
       acclamez votre roi, le Seigneur !       <br />
              <br />
       Que résonnent la mer et sa richesse,       <br />
       le monde et tous ses habitants ;       <br />
       que les fleuves battent des mains,       <br />
       que les montagnes chantent leur joie.       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, car il vient       <br />
       pour gouverner la terre,       <br />
       pour gouverner le monde avec justice       <br />
       et les peuples avec droiture !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Th 3, 7-12)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous savez bien, vous,       <br />
       ce qu’il faut faire pour nous imiter.       <br />
       Nous n’avons pas vécu parmi vous       <br />
       de façon désordonnée ;       <br />
           et le pain que nous avons mangé,       <br />
       nous ne l’avons pas reçu gratuitement.       <br />
       Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour,       <br />
       nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.       <br />
           Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge,       <br />
       mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.       <br />
           Et quand nous étions chez vous,       <br />
       nous vous donnions cet ordre :       <br />
       si quelqu’un ne veut pas travailler,       <br />
       qu’il ne mange pas non plus.       <br />
           Or, nous apprenons que certains d’entre vous       <br />
       mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire.       <br />
           À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ       <br />
       cet ordre et cet appel :       <br />
       qu’ils travaillent dans le calme       <br />
       pour manger le pain qu’ils auront gagné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 5-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Redressez-vous et relevez la tête,       <br />
       car votre rédemption approche.       <br />
       Alléluia. (Lc 21, 28)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple,       <br />
       des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,       <br />
       Jésus leur déclara :       <br />
           « Ce que vous contemplez,       <br />
       des jours viendront       <br />
       où il n’en restera pas pierre sur pierre :       <br />
       tout sera détruit. »       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Maître, quand cela arrivera-t-il ?       <br />
       Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,       <br />
       car beaucoup viendront sous mon nom,       <br />
       et diront : ‘C’est moi’,       <br />
       ou encore : ‘Le moment est tout proche.’       <br />
       Ne marchez pas derrière eux !       <br />
           Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,       <br />
       ne soyez pas terrifiés :       <br />
       il faut que cela arrive d’abord,       <br />
       mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »       <br />
           Alors Jésus ajouta :       <br />
       « On se dressera nation contre nation,       <br />
       royaume contre royaume.       <br />
           Il y aura de grands tremblements de terre       <br />
       et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;       <br />
       des phénomènes effrayants surviendront,       <br />
       et de grands signes venus du ciel.       <br />
              <br />
           Mais avant tout cela,       <br />
       on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;       <br />
       on vous livrera aux synagogues et aux prisons,       <br />
       on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,       <br />
       à cause de mon nom.       <br />
           Cela vous amènera à rendre témoignage.       <br />
           Mettez-vous donc dans l’esprit       <br />
       que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.       <br />
           C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse       <br />
       à laquelle tous vos adversaires ne pourront       <br />
       ni résister ni s’opposer.       <br />
           Vous serez livrés même par vos parents,       <br />
       vos frères, votre famille et vos amis,       <br />
       et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.       <br />
           Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.       <br />
           Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.       <br />
           C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Batir-sur-du-solide_a1090.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »</title>
   <updated>2022-09-22T15:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Foi-confiante-et-humilite_a1084.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2022-09-27T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C le 2 octobre 2022 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Textes : Habacuc 1, 2-3 ; 2, 2-4. 2 Timothée 1, 6-8.13-14 et Luc 17, 5-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368488-46656732.jpg?v=1655307901" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      L'évangile qui vient d'être lu nous invite dans la première partie à vivre une foi confiante et dans la seconde à servir avec humilité. Ce sont deux messages clairs qui sont donnés par Jésus dans ces extraits de sa prédication.        <br />
              <br />
       Jésus a le don de présenter des conseils simples qui vont au cœur de la vie de ses disciples. Il a passé trois ans à les former et à leur inculquer son esprit pour qu'ils puissent à leur tour le faire avec ceux et celles qu'ils rejoindront dans leur prédication après la résurrection.       <br />
              <br />
       Les deux attitudes préconisées ici, la foi confiante et le service humble, ne vont pas de soi. Dans les deux cas, elles perturbent nos façons habituelles de faire et nous provoquent.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La foi confiante</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la foi confiante.       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus sont bien connues : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l'arbre que voici 'Déracine-toi et va te planter dans la mer' et il vous aurait obéi ». J'ai entendu des gens qui prétendaient mettre cela en pratique en demandant au Seigneur n'importe quoi sans discernement. J'en étais surpris et l’on me répondait avec cette phrase de l'évangile. Voilà pourquoi, j'ai toujours eu de la difficulté à bien comprendre ce que Jésus veut dire ici.       <br />
              <br />
       Quand je m'y arrête un peu plus, je me dis que Jésus ne souhaite sûrement pas une foi magique comme celle des gens dont je viens de parler, une foi qui serait comme un truc pour obtenir tout ce qu'on veut.        <br />
              <br />
       Ce genre de foi a été dénoncé dans l'Ancien Testament. C'est ce genre de foi qui a amené le peuple hébreu à se créer des idoles et à délaisser l'Alliance avec Dieu pour se complaire dans ses aspirations de pouvoir et de puissance au lieu de se laisser habiter par la présence de son Dieu, le Dieu de l'Alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, prêché par les prophètes dont le dernier est Jean-Baptiste qui annonce la venue de Jésus qui renouvellera l'Alliance ancienne par une Nouvelle Alliance dans sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Vous voyez que tout au cours de l’histoire du salut la foi confiante se vit dans une relation personnelle avec Dieu, elle n'est pas une foi magique ou intéressée. Elle exprime ses demandes et ses désirs bien sûr, mais ce qui la caractérise c'est que ses demandes et ses désirs sont calqués sur ceux de Dieu. Ils ne sont pas « mes » demandes et « mes » désirs. Ils sont les demandes et les désirs de Dieu.       <br />
              <br />
       On comprend dès lors que Jésus dise de ne pas avoir peur de demander, de développer notre foi car en la développant elle nous fait entrer dans l'intimité de Dieu. Elle ouvre un espace, un monde où tout est possible, bien au-delà de ce que l'on peut imaginer avec nos réflexes humains.        <br />
              <br />
       C'est le monde du mystère de l'amour de Dieu pour l'humanité, pour chacun et chacune d'entre nous quelles que soit nos limites et nos faiblesses. Ce mouvement de l'amour de Dieu vers nous se nomme l'amour-agapè. C'est l'amour qui est en Dieu répandu dans nos cœurs et partagé avec nos frères et sœurs dans le « aimez-vous les uns les autres ».       <br />
              <br />
       La foi confiante ne peut se séparer de l'amour. Une foi sans amour est une foi morte. Elle dépérit. L'amour est la mesure de la foi.  Si on a ce genre de foi, oui alors! tout devient possible, car tout est possible à l'amour. Une foi même minuscule accomplit sur le plan spirituel des choses incomparables.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'humilité du service</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à la seconde attitude demandée par Jésus : l'humilité dans le service.       <br />
              <br />
       Le récit de saint  Luc demande quelques explications. En effet, il décrit un type de relations entre maître et serviteurs qui n'a plus cours aujourd'hui...si ce n'est dans des séries télévisées comme Downtown Abbey où le mur entre les classes sociales est infranchissable. Les positions de chacun : maître et serviteurs sont figées et inchangeables.       <br />
              <br />
       Il en est un peu comme cela dans ce que Jésus raconte. La situation des personnes est une donnée qui n'est pas remise en cause. Et Jésus loin de le faire, nous surprend en déclarant que les serviteurs doivent se considérer inutiles et sans importance pour le maître.       <br />
              <br />
       C’est vraiment déroutant, n'est-ce pas? Essayons, si vous le voulez bien, d'entendre ces paroles non plus dans le contexte des usages du temps, mais dans le contexte de la vie de l'Église dont nous sommes.       <br />
              <br />
       Appliquée à l'Église, ces paroles lui rappellent qu'elle ne peut jamais se comporter comme si elle possédait la vérité, mais qu'elle doit toujours regarder vers Celui qui l'anime et la fait vivre : Jésus, le Serviteur parfait.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle sera, elle aussi, toujours en service et au service de toute l'humanité et elle se rappellera que ce service n'est pas le sien, qu'il est le service que Dieu lui-même donne en son Fils Jésus qui vient pour sauver toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Comme membres de l'Église nous sommes invités alors à reconnaître que nous sommes interchangeables, pas nécessaires, inutiles non pas par manque de talent, mais inutiles parce nous passons et que d'autres viendront. Nous sommes devant Dieu totalement dépendants de Lui sans droits spéciaux que nous pourrions revendiquer.       <br />
              <br />
       C'est donc ici une invitation à l'humilité qu'adresse Jésus à tous ses disciples en présentant cette scène du maître et des serviteurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre prière aujourd'hui soit une prière désintéressée qui nous centre sur le Seigneur, car comme le dit saint Paul aux chrétiens de Philippes : « c'est Dieu qui fait en vous et le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant » (Philippiens 2, 13).        <br />
              <br />
       Oui, Seigneur, augmente en nous la foi et fais de nous des serviteurs et des servantes humbles dans l'exercice de leurs dons et charismes au service de l'Église.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, nous nous retrouvons autour d'une table à nulle autre pareille : il n'y a plus de maître et de serviteur, mais des amis comme le dit Jésus le soir du Jeudi Saint : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître» (Jean 15, 15).        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
              <br />
       27 septembre 2022       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 5 juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/65368488-46656756.jpg?v=1655308256" alt="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" title="Homélie pour le 27e dimanche du temps ordinaire Année C : « Foi confiante et humilité »" />
     </div>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Le juste vivra par sa fidélité » (Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4)       <br />
       Lecture du livre du prophète Habacuc       <br />
              <br />
       Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler,       <br />
       sans que tu entendes ?       <br />
       crier vers toi : « Violence ! »,       <br />
       sans que tu sauves ?       <br />
       Pourquoi me fais-tu voir le mal       <br />
       et regarder la misère ?       <br />
       Devant moi, pillage et violence ;       <br />
       dispute et discorde se déchaînent.       <br />
              <br />
            Alors le Seigneur me répondit :       <br />
       Tu vas mettre par écrit une vision,       <br />
       clairement, sur des tablettes,       <br />
       pour qu’on puisse la lire couramment.       <br />
           Car c’est encore une vision pour le temps fixé ;       <br />
       elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas.       <br />
       Si elle paraît tarder, attends-la :       <br />
       elle viendra certainement, sans retard.       <br />
              <br />
           Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite,       <br />
       mais le juste vivra par sa fidélité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur » (2 Tm 1, 6-8.13-14)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu       <br />
       ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.       <br />
           Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,       <br />
       mais un esprit de force, d’amour et de pondération.       <br />
           N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur,       <br />
       et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;       <br />
       mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances       <br />
       liées à l’annonce de l’Évangile.       <br />
           Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides       <br />
       que tu m’as entendu prononcer       <br />
       dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.       <br />
           Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,       <br />
       avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Si vous aviez de la foi ! » (Lc 17, 5-10)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La parole du Seigneur demeure pour toujours ;       <br />
       c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.       <br />
       Alléluia. (cf. 1 P 1, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les Apôtres dirent au Seigneur :       <br />
       « Augmente en nous la foi ! »       <br />
           Le Seigneur répondit :       <br />
       « Si vous aviez de la foi,       <br />
       gros comme une graine de moutarde,       <br />
       vous auriez dit à l’arbre que voici :       <br />
       ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’,       <br />
       et il vous aurait obéi.       <br />
              <br />
           Lequel d’entre vous,       <br />
       quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,       <br />
       lui dira à son retour des champs :       <br />
       ‘Viens vite prendre place à table’ ?       <br />
           Ne lui dira-t-il pas plutôt :       <br />
       ‘Prépare-moi à dîner,       <br />
       mets-toi en tenue pour me servir,       <br />
       le temps que je mange et boive.       <br />
       Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?       <br />
           Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur       <br />
       d’avoir exécuté ses ordres ?       <br />
           De même vous aussi,       <br />
       quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné,       <br />
       dites :       <br />
       ‘Nous sommes de simples serviteurs :       <br />
       nous n’avons fait que notre devoir’ »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-27e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Foi-confiante-et-humilite_a1084.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »</title>
   <updated>2022-05-20T20:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Un-discernement-porteur-de-paix_a1063.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2022-05-17T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C le 22 mai 2022. Textes : Actes des Apôtres 15, 1-2.2-29, Apocalypse 21,10-14.22-23, Jean, 14, 23-29.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62256407-45177990.jpg?v=1645711636" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C : « Un discernement porteur de paix »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François, en bon jésuite, lorsqu'il traite des problèmes et des questions qui se posent aujourd’hui aborde souvent  ces points dans une perspective de discernement. <!--Il exerce ainsi sa mission de discerner où Dieu désire conduire ses enfants et son Église. -->Cette « approche » de discernement n’est pas nouvelle dans l’Église. Elle a commencé très tôt car, dès les débuts de  l'Église, les questions posées n’étaient pas faciles.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le Concile de Jérusalem : une première expérience de discernement communautaire</span>       <br />
              <br />
       La première lecture nous en donne un exemple parlant. On se demandait  alors, vers l’an 50, après Jésus-Christ s’il fallait obliger tout le monde à continuer de suivre les lois culinaires des juifs, comme se priver  de manger du porc, continuer de faire la circoncision aux enfants et l'imposer aux païens convertis. Le problème divisait la communauté.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’on a fait? On a procédé à un discernement communautaire. Saint Paul, le grand prédicateur, est monté à Jérusalem avec Barnabé pour rencontrer les autres apôtres et les fidèles. On a prié, on a dialogué, on a échangé, on a pesé le pour et le contre et finalement on a pris une décision avec l’aide de l’Esprit Saint, car le discernement n'est pas seulement une analyse mais il implique un choix pour l'agir.        <br />
              <br />
       On a donc proposé une ligne de conduite claire et précise qui a été acceptée par la communauté et qui a amené la paix : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent : vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage. »       <br />
              <br />
       Cette démarche est connue sous le nom de Concile de Jérusalem et est regardé comme le premier concile de l’histoire chrétienne.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’Église</span>       <br />
              <br />
       Cet épisode nous est rappelé aujourd’hui dans le sillage de Pâques et dans notre préparation à la fête de l'Ascension pour nous permettre de suivre nous aussi le chemin du discernement des signes de l'Esprit et de vivre aujourd’hui dans la confiance et l’abandon à l’action de l’Esprit dans nos communautés et dans l’Église.       <br />
              <br />
       Celle-ci comme les images de la seconde lecture le disent de façon symbolique est le rassemblement des personnes croyantes autour du Christ Seigneur, l’Agneau qui est au milieu non seulement comme celui qui trône dans sa gloire, mais comme celui qui continue de faire vivre son Corps qu’est l’Église dont il est « la source de lumière ». L’Église en effet, est un mystère qui dépasse les discussions, les prises de position, les échanges. Elle est une réalité spirituelle qui est reliée au Christ d’une façon spéciale reposant « sur [les] douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau ». C’est par le Christ Ressuscité qu’elle vit. C’est par Lui qu’elle existe. C’est par Lui qu’elle agit, ce qu'on expérimente de façon particulière dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Eucharistie, les sacrements de l’initiation chrétienne.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Église est chanté par l’Apocalypse de saint Jean sous une forme poétique. Il est toujours en action. On le voit au début de l'histoire de l'Église dans ce Concile de Jérusalem. On le voit dans les gestes quotidiens des chrétiens et chrétiennes qui marchent à la suite de Jésus et qui donnent le témoignage d’une vie comme il le souhaite dans l’Évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le don de la paix : un don qui se transforme en joie</span>       <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus rapportées dans l’évangile que nous venons de lire nous orientent vers ce qui rend belle et précieuse la vie de l'Église avec Jésus : la paix reçue et partagée entre nous et autour de nous. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne;  ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés ».        <br />
              <br />
       Une paix  qui n’est pas le confort béat et le laisser faire. Une paix remplie de présence, d’attention et de partage. Une paix qui assume les deuils et les départs, les craintes et les échecs et qui, ô surprise, engendre la joie, une joie qui ne se mesure pas sur les possessions et les sentiments uniquement, mais une joie qui vient du fond de l’âme où Dieu est toujours présent, où il demeure. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».       <br />
              <br />
       Laissons notre coeur s'ouvrir à ce don de la paix tout particulièrement aujourd'hui au moment de l'échange d'un signe de cette paix que nous recevons du Seigneur dans chaque Eucharistie lorsque le célébrant nous dit  après l'Agneau de Dieu « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » et lorsqu'il nous invite à transmettre autour de nous cette paix reçue du Seigneur par une signe comme le geste de serrer la main, ou une accolade ou un mouvement de salutation de la tête etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En terminant, comme le souhaite Jésus, prions l’Esprit Saint, notre Défenseur, de nous garder dans la bonne voie - « Lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » - et de nous inspirer dans les discernements que nous avons à faire dans notre vie de tous les jours pour répondre avec générosité aux appels de Dieu.       <br />
              <br />
       Que notre communauté rassemblée autour de la Parole et du Pain et du Vin, Corps et Sang de Jésus, se laisse emporter dans le mystère de l’Église, Corps du Christ, en union avec Lui qui est toujours vivant et intercédant pour nous dans la gloire du ciel (cf. Hébreux 7, 25).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 mai 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26 avril 2016-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »</title>
   <updated>2021-11-07T21:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Le-figuier-qui-verdit_a1034.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2021-11-09T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B le 14 novembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Daniel 12, 1-3, Hébreux 10, 11-14.18 et Marc 13, 24-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58887471-43368120.jpg?v=1633354042" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »" title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année B : « Le figuier qui verdit »" />
     </div>
     <div>
      Les jeunes, et les moins jeunes aussi, de nos jours aiment bien regarder des vidéos ou des films qui racontent des histoires remplies de péripéties. Les effets techniques sont au rendez-vous comme dans le dernier James Bond « Mourir peut attendre » qui vient de sortir sur nos écrans. Ce sont les voitures qui se poursuivent, des personnages qui changent d’aspect, des mondes inconnus qui apparaissent sur les écrans etc. Ce sont bien sûr des images et on aime les regarder.  Pourquoi?  Pour en ressentir une émotion, pour sortir de son quotidien, pour vivre des choses nouvelles ou inconnues, que sais-je?        <br />
              <br />
       Ce mot d’introduction vise à nous faire mieux entrer dans les lectures que la Parole de Dieu nous propose aujourd’hui. Ces lectures, celle du prophète Daniel et celle de l’évangile selon saint Marc, sont du même genre que les vidéos ou les films dont je parlais il y un instant. Ce sont des images qui sont là pour nous faire entrer dans des émotions et dans un monde nouveau qui est celui de la Révélation divine. <span style="font-style:italic">Voir la note à la fin sur le style apocalyptique</span>.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Le prophète Daniel</span>       <br />
              <br />
       Commençons par le prophète Daniel. Ce qui est décrit vise la situation des juifs en ce temps-là. Ils ont persécutés par un roi qui veut les éliminer, Antiochus Épiphane vers 175 avant Jésus-Christ. Ils vivent dans la détresse. Ils sont écrasés. Certains remettent en cause leur foi. C’est une détresse qui apparaît insurmontable.        <br />
              <br />
       Et le message que le prophète apporte c’est qu’il y a une issue qui, même si elle n’est pas visible maintenant, sera un jour de joie et un jour de libération.        <br />
              <br />
       En d’autres termes, le bien triomphera du mal. La victoire <!--des bons comme dans la plupart de films de cowboys ou dans les films de James Bond--> est assurée. Les péripéties engagent la vie maintenant, mais au final  elles ne n’empêcheront pas le bien de triompher. C’est un message que les juifs reçurent avec joie. Et leur foi fut récompensée plus tard lorsque  vint Celui qu’ils attendaient, Jésus le Sauveur du monde, le Messie.       <br />
              <br />
       L’action de Dieu dans le monde ne se laisse jamais arrêter quoiqu’il en soit des tourmentes de l’Histoire. Elles seront toujours passagères. C'est l’amour de Dieu qui triomphera.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’évangile</span>       <br />
              <br />
       Cet enseignement rejoint celui de l’évangile. Les images de Jésus sont fortes. « Après une grande détresse, dit Jésus, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées ». Le monde est transformé.  C’est la fin d’un monde.        <br />
              <br />
       Et apparaît Celui qui le renouvelle totalement :  Le Fils de l’Homme, Jésus, le Christ, qui viendra « dans les nuées avec grande puissance et avec gloire ».        <br />
              <br />
       Pour nous faire mieux entrer dans cette nouveauté remplie d’espérance, Jésus nous donne l’image du figuier, un arbre de Palestine qui  lorsqu'il entre en dormance semble mort, alors qu’à la saison suivante les bourgeons éclatent et lui redonnent vigueur et beauté.        <br />
              <br />
       Il en est ainsi de ce qui est vécu par la communauté de Rome à laquelle saint Marc s’adresse dans son évangile.  Au moment où il leur écrit ce récit, les chrétiens et les chrétiennes de Rome, comme les juifs du temps d’Antiochus Épiphane,  connaissent eux aussi les persécutions. C’est l’époque de l’empereur Néron. Les chrétiens sont hors-la-loi  et pourchassés.  Les paroles de Jésus seront pour eux un soutien inestimable dans leur résistance et dans leur résilience. Non! ils ne se laisseront pas abattre, car comme le figuier ils reverront la lumière.        <br />
              <br />
       Oui! Encore ici, le message donné par Jésus est un message d’espoir comme celui de Daniel.  Le mal a beau nous entourer, il ne triomphera pas. C’est le bien, l’amour qui aura le dernier mot. Se lèvera un monde nouveau où Dieu « essuiera toute larme de [nos] yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 21,4).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous ne sommes plus « en ce temps-là » bien sûr, au temps d'Antiochus Épiphane ou de Néron , nous vivons « en ce temps-ci ». Et comme « en ce temps-là » cependant,  les nuages sont importants dans le monde d’aujourd’hui. Les croyants et l’Église connaissent de durs moments : désaffectation des personnes, mise au rancart de la religion, séquelles des abus sexuels etc. pour n’en nommer que quelques-uns.        <br />
              <br />
       Mais l’horizon n’est pas rempli que de problèmes à résoudre avec sagesse, il nous montre aussi la place de tous ceux et celles qui témoignent dans leur vie de la présence du Fils de l’homme, le Christ, déjà là Ressuscité et vivant pour nous sauver. Même si on ne la voit pas extérieurement, l'action de Dieu habite ceux et celles qui se remettent à Lui avec foi comme nos devanciers des temps perturbés d'autrefois.       <br />
              <br />
       Les baptisés attendent le Retour du Christ dans l’espérance. Cette attente ne les sort pas des réalités présentes qu'ils vivent dans la foi. Malgré les détresses, les malheurs, les difficultés, ils ont la promesse que l’amour aura le dernier mot, que le monde nouveau viendra.        <br />
              <br />
       C’est vers ce monde que tous et toutes nous nous dirigeons. Il n’empêche pas de vivre dans celui-ci. Au contraire, c’est parce que nous sommes bien insérés dans celui-ci que nous pouvons, comme le figuier, voir des pousses nouvelles apparaître.       <br />
              <br />
       Le monde à  venir est déjà commencé.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        Quelle belle leçon et quel beau message nous sont livrés aujourd’hui à travers des images dignes des vidéos et films d’action. Oui! Nous en avons l’assurance, le bien est plus fort que le mal, la vie est plus forte que la mort.        <br />
              <br />
       Faisons cette prière :  « Seigneur Jésus, nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de ton Retour, mais nous t’attendons et nous sommes sûrs que tes paroles ne passeront pas. Que ton Esprit nous fasse comprendre à quel point elles donnent sens aux événements de notre vie, les plus marquants comme les plus simples. À travers ceux-ci, nous apprenons l’amour du Père qui fait de toi notre Sauveur et nous désirons demeurer unis à toi maintenant et pour l’éternité ».        <br />
              <br />
       Soulignons en terminant que ce dimanche, le 33e dimanche du temps ordinaire avant la fête du Christ-Roi, à la demande du pape François est devenu la <span style="font-style:italic">Journée Mondiale des Pauvres</span>. La première édition de la <span style="font-style:italic">Journée Mondiale des Pauvres</span> a eu lieu le 19 novembre 2017 et cette année la <span style="font-style:italic">5ème Journée Mondiale des Pauvres </span>a lieu  le dimanche 14 novembre 2021. Le Pape François a publié le 13 juin 2021, message qui annonce le thème de cette journée : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous » (<span style="font-style:italic">Marc</span> 14,7).        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/poveri/documents/20210613-messaggio-v-giornatamondiale-poveri-2021.html">Cliquez ici pour lire le texte du pape François</a> <!--Ils sont 12, comme les apôtres… 12 évêques ou cardinaux issus des cinq continents, 12 successeurs des apôtres qui ont choisi d’organiser des <a class="link" href="http://wearefratello.org/">évènements emblématiques </a> dans leur diocèse à l’occasion de la 2e Journée mondiale des pauvres dont le cardinal Lacroix, à Québec.  Le thème en 2018 est « Un pauvre crie, Dieu entend ». <a class="link" href="https://www.ecdq.org/wp-content/uploads/2018/10/Messe_journee-mondiale-des-pauvres-2018.pdf--">Proposition d’une célébration eucharistique provenant du Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière au Québec </a>>       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       14 novembre 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du13 novembre 2018-->       <br />
              <br />
       _________________________        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur le style apocalyptique </span>       <br />
              <br />
       Le style apocalyptique utilise de nombreux symboles pour produire une émotion et un message. Chaque détail symbolique contribue à la recherche d'une signification d’ensemble sur le plan de la foi. L’apocalyptique aime accumuler les métaphores et les images. Le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) qui signifie « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation ». Ce genre littéraire est particulièrement approprié pour décrire les réalités divines transcendantes, en révéler la richesse et la profondeur. Le modèle du genre se trouve dans le livre de Daniel dans l'Ancien Testament et dans le livre de l'Apocalypse du Nouveau Testament.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « En ce temps-ci, ton peuple sera délivré » (Dn 12, 1-3)       <br />
       Lecture du livre du prophète Daniel       <br />
              <br />
           En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges,       <br />
       celui qui se tient auprès des fils de ton peuple.       <br />
       Car ce sera un temps de détresse       <br />
       comme il n’y en a jamais eu       <br />
       depuis que les nations existent,       <br />
       jusqu’à ce temps-ci.       <br />
       Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré,       <br />
       tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre.       <br />
           Beaucoup de gens qui dormaient       <br />
       dans la poussière de la terre       <br />
       s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle,       <br />
       les autres pour la honte et la déchéance éternelles.       <br />
           Ceux qui ont l’intelligence resplendiront       <br />
       comme la splendeur du firmament,       <br />
       et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude       <br />
       brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11)       <br />
       R/ Garde-moi, mon Dieu,       <br />
       j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)       <br />
              <br />
       Seigneur, mon partage et ma coupe :       <br />
       de toi dépend mon sort.       <br />
       Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;       <br />
       il est à ma droite : je suis inébranlable.       <br />
              <br />
       Mon cœur exulte, mon âme est en fête,       <br />
       ma chair elle-même repose en confiance :       <br />
       tu ne peux m’abandonner à la mort       <br />
       ni laisser ton ami voir la corruption.       <br />
              <br />
       Tu m’apprends le chemin de la vie :       <br />
       devant ta face, débordement de joie !       <br />
       À ta droite, éternité de délices !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie » (He 10, 11-14.18)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Dans l’ancienne Alliance,       <br />
           tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint       <br />
       pour le service liturgique,       <br />
       et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices,       <br />
       qui ne peuvent jamais enlever les péchés.       <br />
              <br />
           Jésus Christ, au contraire,       <br />
       après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice,       <br />
       s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.       <br />
           Il attend désormais       <br />
       que ses ennemis soient mis sous ses pieds.       <br />
           Par son unique offrande,       <br />
       il a mené pour toujours à leur perfection       <br />
       ceux qu’il sanctifie.       <br />
              <br />
           Or, quand le pardon est accordé,       <br />
       on n’offre plus le sacrifice pour le péché.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il rassemblera les élus des quatre coins du monde » (Mc 13, 24-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Restez éveillés et priez en tout temps :       <br />
       ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 21, 36)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus parlait à ses disciples de sa venue :       <br />
           « En ces jours-là,       <br />
       après une grande détresse,       <br />
       le soleil s’obscurcira       <br />
       et la lune ne donnera plus sa clarté ;       <br />
           les étoiles tomberont du ciel,       <br />
       et les puissances célestes seront ébranlées.       <br />
           Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées       <br />
       avec grande puissance et avec gloire.       <br />
           Il enverra les anges       <br />
       pour rassembler les élus des quatre coins du monde,       <br />
       depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.       <br />
              <br />
           Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier :       <br />
       dès que ses branches deviennent tendres       <br />
       et que sortent les feuilles,       <br />
       vous savez que l’été est proche.       <br />
           De même, vous aussi,       <br />
       lorsque vous verrez arriver cela,       <br />
       sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       cette génération ne passera pas       <br />
       avant que tout cela n’arrive.       <br />
           Le ciel et la terre passeront,       <br />
       mes paroles ne passeront pas.       <br />
           Quant à ce jour et à cette heure-là,       <br />
       nul ne les connaît,       <br />
       pas même les anges dans le ciel,       <br />
       pas même le Fils,       <br />
       mais seulement le Père. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Le-figuier-qui-verdit_a1034.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »</title>
   <updated>2021-10-18T03:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-30e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Fils-de-David-aie-pitie-de-moi_a1031.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2021-10-19T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B le 24 octobre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Jérémie 31, 7-9, Hébreux 5, 1-6 et Marc 10, 46b-52 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/58819022-43329048.jpg?v=1632088528" alt="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" title="Homélie pour le 30e dimanche du temps ordinaire Année B : « Fils de David, aie pitié de moi... »" />
     </div>
     <div>
      Dans l’évangile de ce jour, on voit Jésus à l’œuvre et que fait-il? Il fait voir un aveugle, il fait resplendir pour lui la lumière du jour.  Dieu agit de même avec l’Église et avec chaque personne. Ce sera le thème de notre méditation aujourd’hui : « Le Seigneur fait resplendir la lumière ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un soutien tenace qui ne se dément pas </span>       <br />
              <br />
       Regardons pour commencer le texte de  Jérémie qui annonce une éclaircie lumineuse pour le peuple d’Israël qui vient de connaître 70 ans de ténèbres dans l’exil à Babylone. Le texte lu se termine ainsi : « Je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné ». Le retour des Juifs exilés à Babylone est un moment d’allégresse et de joie. C’est la lumière d’un jour nouveau qui se lève.        <br />
              <br />
       Par les prophètes de l'Ancien Testament, Dieu annonce qu’il fait une alliance nouvelle, une alliance dans les cœurs. « Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair »  dit-il par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel (Ézéchiel 36, 26).       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, le psalmiste chante dans le psaume 125 qui a été choisi comme psaume responsorial : « Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. »       <br />
              <br />
       Vous voyez combien l’action du Seigneur dans la vie des siens fait resplendir en eux une lumière qui les pénètre, les remplit de joie et de confiance. Ainsi le Seigneur en se montrant proche d’eux les invite à aller de l’avant sur un chemin d’amour qui rassemble  « l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée » comme le dit le prophète Jérémie et on pourrait continuer « le jeune et le vieux, l’homme et la femme, les parents et les enfants, les riches et les pauvres etc. » Rassemblés, ils ne formeront désormais qu’une seule famille dont Dieu est le Père.       <br />
              <br />
       Ce beau texte de la première lecture tirée du prophète Jérémie permet de relire celui de l’évangile « avec des yeux nouveaux ».       <br />
              <br />
        II – <span style="font-style:italic">Un aveugle qui voit</span>       <br />
              <br />
       En effet, l’aveugle de Jéricho, le fils de Timée, Bartimée, que Jésus rencontre sur son chemin vers Jérusalem c’est chacun et chacune de nous, c’est aussi la communauté des fidèles, l’Église.       <br />
              <br />
       Regardons la scène de plus près. L’aveugle au bord de la route saisit que le brouhaha qui l’entoure est dû à quelque chose de spécial. On lui dit que c’est Jésus qui passe. Il en a entendu parler et que fait-il? Il se met à crier sa foi en lui. Il l’interpelle dans sa détresse en lui demandant de le soutenir. « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
              <br />
       Le brouhaha devient plus grand. On tente de le faire taire et Jésus dit « Appelez-le ». L’aveugle court vers Jésus et lorsque celui-ci lui demande « Que veux-tu que je fasse pour toi? », il s’écrie : « Rabbouni c’est-à-dire Maître, que je vois ». Jésus lui répond « Va, ta foi t’a sauvé » et, guéri, l’homme suit Jésus.       <br />
              <br />
       La réponse de Jésus éclaire toute cette scène qui n’est pas une guérison banale car elle nous transporte sur le registre de l’Alliance avec Dieu qui se réalise en Jésus. Cette alliance qui guérit les corps comme ici, est premièrement une alliance qui guérit les cœurs et le chemin pour y entrer est celui de la foi.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une foi qui éclaire</span>       <br />
              <br />
       Comme les yeux de l’aveugle se sont ouverts sur la lumière, la foi ouvre en nous un espace de lumière qui resplendit. Cette lumière de la foi n’est pas comme la lumière naturelle. Elle dépend de nos choix et de notre liberté. C’est à nous de crier vers Dieu comme Bartimée « Seigneur, aie pitié de moi », de Lui présenter nos limites, nos pauvretés, nos péchés, Sans cette implication de notre part, il manque un partenaire à l’alliance que Dieu propose.        <br />
              <br />
       La lumière de la foi aussi est porteuse de liens non seulement avec Dieu et avec Jésus son Envoyé, mais entre nous, croyants et non-croyants, « gens du centre et gens de périphéries », comme le dit le pape François, car aucune personne n’est mise de côté par le Père.        <br />
              <br />
       Enfin, elle construit la communauté des croyants. En effet, un chrétien n’est jamais seul dans sa foi. Il la reçoit comme une bénédiction et la partage avec ses frères et sœurs comme nous le faisons en ce moment. Sans la communauté, impossible de durer dans sa foi car celle-ci est toujours celle de l’Église que je partage avec mes frères et sœurs et avec les pasteurs que sont le pape, les évêques et les prêtres.       <br />
               <br />
       C’est ainsi que le Seigneur fait resplendir sa lumière, une lumière dont notre monde a tant besoin. Dans les tracas et les questionnements, face aux dérives possibles et réelles, devant les guerres et les conflits, le chrétien et sa communauté peuvent regarder avec confiance vers leur Dieu qui, comme il l’a fait autrefois,  peut faire revenir et rassembler ceux et celles qui sont éloignés.       <br />
              <br />
       Pour vivre la communauté, la communion fraternelle, nous pouvons compter, comme le dit la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> dans la seconde lecture, sur un grand prêtre, le Christ Jésus, qui est « en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement », qui est lui aussi rempli de faiblesse, mais qui a reçu de Dieu la mission d’intercéder toujours pour nous auprès du Père. Nous avons ainsi l’assurance que nous ne sommes jamais abandonnés quoiqu’il arrive.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre célébration eucharistique dominicale nous fait entrer dans ce mouvement d’offrande du Christ à son Père. C’est en nous unissant à lui par le Pain et le Vin devenus son Corps et son Sang que nous pouvons nous aussi offrir nos vies à la gloire de Dieu et ainsi permettre que la lumière de Dieu resplendisse autour de nous.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit pour nous un moment de remise à Dieu avec une confiance comme celle de l’aveugle de Jéricho. Et je suis sûr que nous entendrons alors le Seigneur nous dire « Va ta foi t’a sauvé ».       <br />
               <br />
        Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 octobre 2021       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie u 23 octobre 2018-->        <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Canada, Afrique, Luxembourg, Suisse       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « L’aveugle et le boiteux, je les fais revenir » (Jr 31, 7-9)       <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
           Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Poussez des cris de joie pour Jacob,       <br />
       acclamez la première des nations !       <br />
       Faites résonner vos louanges et criez tous :       <br />
       « Seigneur, sauve ton peuple,       <br />
       le reste d’Israël ! »       <br />
           Voici que je les fais revenir du pays du nord,       <br />
       que je les rassemble des confins de la terre ;       <br />
       parmi eux, tous ensemble, l’aveugle et le boiteux,       <br />
       la femme enceinte et la jeune accouchée :       <br />
       c’est une grande assemblée qui revient.       <br />
           Ils avancent dans les pleurs et les supplications,       <br />
       je les mène, je les conduis vers les cours d’eau       <br />
       par un droit chemin où ils ne trébucheront pas.       <br />
       Car je suis un père pour Israël,       <br />
       Éphraïm est mon fils aîné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité » (He 5, 1-6)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Tout grand prêtre est pris parmi les hommes ;       <br />
       il est établi pour intervenir en faveur des hommes       <br />
       dans leurs relations avec Dieu ;       <br />
       il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.       <br />
           Il est capable de compréhension       <br />
       envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement,       <br />
       car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ;       <br />
           et, à cause de cette faiblesse,       <br />
       il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés       <br />
       comme pour ceux du peuple.       <br />
           On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même,       <br />
       on est appelé par Dieu, comme Aaron.       <br />
              <br />
           Il en est bien ainsi pour le Christ :       <br />
       il ne s’est pas donné à lui-même       <br />
       la gloire de devenir grand prêtre ;       <br />
       il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit :       <br />
       Tu es mon Fils,       <br />
       moi, aujourd’hui, je t’ai engendré,       <br />
           car il lui dit aussi dans un autre psaume :       <br />
       Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek       <br />
       pour l’éternité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort,       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis que Jésus sortait de Jéricho       <br />
       avec ses disciples et une foule nombreuse,       <br />
       le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,       <br />
       était assis au bord du chemin.       <br />
           Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,       <br />
       il se mit à crier :       <br />
       « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »       <br />
           Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,       <br />
       mais il criait de plus belle :       <br />
       « Fils de David, prends pitié de moi ! »       <br />
           Jésus s’arrête et dit :       <br />
       « Appelez-le. »       <br />
       On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :       <br />
       « Confiance, lève-toi ;       <br />
       il t’appelle. »       <br />
           L’aveugle jeta son manteau,       <br />
       bondit et courut vers Jésus.       <br />
           Prenant la parole, Jésus lui dit :       <br />
       « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »       <br />
       L’aveugle lui dit :       <br />
       « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »       <br />
           Et Jésus lui dit :       <br />
       « Va, ta foi t’a sauvé. »       <br />
       Aussitôt l’homme retrouva la vue,       <br />
       et il suivait Jésus sur le chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »</title>
   <updated>2021-07-23T02:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Voulez-vous-partir-vous-aussi_a1022.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56745161-42187760.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-08-17T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 22 août 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Josué 24, 1-2a.15-17.18b, Éphésiens 5, 21-32 et Jean 6, 60-69.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56745161-42187760.jpg?v=1625837256" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année B : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Excursus</span> : Sur le texte d’Éphésiens « Soyez soumis les uns aux autres : les femmes à leur mari etc ». Est-ce que saint Paul utiliserait aujourd’hui les mêmes formules qu’il emploie dans cette lettre à l’Église d’Éphèse?  Je ne le pense pas. Il utiliserait d’autres formules. Ce qui est important de retenir c’est l’idée que le Christ a aimé l’Église et qu’il s’est livré pour elle et que sans le Christ l’Église est une institution purement humaine et vide. Il y a un lien unique, étroit, entre le Christ et l’Église comme celui qu’il y a entre les époux.       <br />
              <br />
       Revenons à l’évangile maintenant.        <br />
              <br />
       Ce dimanche nous avons la conclusion de ces quatre dimanches qui ont précédés sur le pain de vie où la foi des apôtres – et la nôtre – est mise à l’épreuve.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, il me semble qu’il y a trois choses à retenir du texte de l’évangile qui vient d’être lu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Premièrement : avoir la foi ce n’est pas tout comprendre</span>       <br />
              <br />
       Regardez en effet. Jésus n’explique pas comment il se fera chair et sang, loin de là, il en rajoute même en annonçant sa résurrection : « Et quand vous verrez le Fils de  l’homme monter là où il était auparavant? ». Il met ses disciples au pied du mur. Les autres qui l’écoutent s’en vont : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter. ». Et Jésus demande aux douze apôtres : « Voulez-vous partir, vous aussi? »       <br />
              <br />
       C’est une question claire un peu comme celle d’un époux qui demande à sa conjointe ou d’une épouse qui demande à son conjoint : « M’aimes-tu? » avec en sous-entendu « M’aimes-tu moi tel, telle que je suis, as-tu confiance en moi? » On n’attend pas des explications, ni une longue discussion, mais une réponse claire : un oui ou un non qui se manifeste par une parole, un geste ou un regard – peu importe – ce qui compte c’est qu’il y a une réponse claire. Le « oui » c’est la confiance en une personne.        <br />
              <br />
       Ainsi saint Pierre et les apôtres restent avec Jésus parce qu’ils ont foi en lui, ils ont une confiance totale en lui. Tout comprendre n’est pas une exigence de la foi, mais faire confiance à Jésus l’envoyé de Dieu qui ne peut me tromper voilà la foi que Jésus demande.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Deuxièmement : croire c’est aussi rester avec Jésus</span>       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus parce qu’on le veut. Dieu nous laisse libres. On peut partir comme le Juifs… Ne pas croire, c’est cela, c’est partir.       <br />
              <br />
       Rester avec Jésus qu’est-ce que cela veut dire? Cela veut dire qu’on désire le fréquenter, que notre foi va cheminer, va s’approfondir, va changer même. On ne fait pas confiance à quelqu’un de la même façon à 8 ans, à 15 ans, à 40 ans, à 60 ans.        <br />
              <br />
       Et c’est ici qu’’il y a pour nous baptisés croyants en Jésus tout un cheminement à faire à mesure que l’on vieillit. Si on continue de rester avec Jésus, il y a peut-être des choses à changer ou encore à améliorer. Il y a même certains risques, car suivre quelqu’un peut nous réserver des surprises, nous engager sur des chemins inconnus. Tout au cours de la vie, il y a des choix à refaire. On recommence tous les jours comme dans le mariage où on doit se marier tous les jours.        <br />
              <br />
       Premièrement: croire, avoir la foi, ce n’est pas tout comprendre et deuxièmement c’est rester avec Jésus même quand on est surpris. C’est cheminer avec Lui car il a les paroles de la vie éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Troisièmement : croire c’est changer petit à petit notre vision des choses</span>       <br />
              <br />
       En effet, le chrétien croyant cherche à découvrir le côté caché, invisible de l’existence. Il est comme les apôtres qui voient, par la foi, en Jésus qu’ils touchent et avec qui ils mangent « le Saint, le Saint de Dieu » comme il est dit à la fin de notre évangile. Dans son conte célèbre, <span style="font-style:italic">Le Petit Prince</span>, Antoine de Saint-Exupéry fait dire au Renard : « Adieu, voici mon secret, on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." Ainsi, dans la foi on arrive à l’essentiel qui est spirituel, invisible, caché bien souvent, que si on y met tout notre cœur.       <br />
              <br />
       Masi ce n'est pas facile, on le voit dans notre évangile où plusieurs refuse les paroles de Jésus. Ils ne veulent pas entrer en relation avec lui.  « Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas…  À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner ». Il n’est pas question pour eux de  servir  ce Maître.        <br />
              <br />
       Les autres disciples, même s’ils n’ont pas encore tout compris, font confiance. Ils s'ouvrent à l'invisible, à ce qu'ils ne comprennent pas. Ils ne se regardent pas eux-mêmes. Leurs regards, leurs pensées et leurs actions se laissent inspirer par les paroles de Jésus. «  Tu as les paroles de la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette participation à l’Eucharistie, au Corps et au Sang du Christ, nous aide à découvrir, comme les apôtres, cet essentiel, invisible pour les yeux, qui est la personne même de Jésus qui a les paroles de la vie éternelle. « Croire et rester avec Jésus, ne pas croire et partir, C’est le point tournant du dialogue entre Dieu et nous » (Ghislaine Salvail)        <br />
              <br />
       En nous levant et en utilisant la profession de foi contenue dans le « Je crois en Dieu », redisons à Jésus qu’il est l’essentiel de notre vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       22  août 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 19  août 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)       <br />
       Lecture du livre de Josué       <br />
              <br />
       En ces jours-là,        <br />
           Josué réunit toutes les tribus d’Israël à Sichem ;        <br />
       puis il appela les anciens d’Israël,        <br />
       avec les chefs, les juges et les scribes ;        <br />
       ils se présentèrent devant Dieu.        <br />
           Josué dit alors à tout le peuple :        <br />
           « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur,        <br />
       choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir :        <br />
       les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate,        <br />
       ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays.        <br />
       Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »        <br />
           Le peuple répondit :        <br />
       « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur        <br />
       pour servir d’autres dieux !        <br />
           C’est le Seigneur notre Dieu        <br />
       qui nous a fait monter, nous et nos pères,        <br />
       du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ;        <br />
       c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes        <br />
       et nous a protégés tout le long du chemin que nous avons parcouru,       <br />
       chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passés.       <br />
           Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur,        <br />
       car c’est lui notre Dieu. »       <br />
              <br />
            – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 33 (34), 2-3, 16-17, 20-21, 22-23)       <br />
       R/ Goûtez et voyez       <br />
       comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9)       <br />
              <br />
       Je bénirai le Seigneur en tout temps,       <br />
       sa louange sans cesse à mes lèvres.       <br />
       Je me glorifierai dans le Seigneur :       <br />
       que les pauvres m’entendent et soient en fête !       <br />
              <br />
       Le Seigneur regarde les justes,       <br />
       il écoute, attentif à leurs cris.       <br />
       Le Seigneur affronte les méchants       <br />
       pour effacer de la terre leur mémoire.       <br />
              <br />
       Malheur sur malheur pour le juste,       <br />
       mais le Seigneur chaque fois le délivre.       <br />
       Il veille sur chacun de ses os :       <br />
       pas un ne sera brisé.       <br />
              <br />
       Le mal tuera les méchants ;       <br />
       ils seront châtiés d’avoir haï le juste.       <br />
       Le Seigneur rachètera ses serviteurs :       <br />
       pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           par respect pour le Christ,        <br />
       soyez soumis les uns aux autres ;        <br />
           les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;       <br />
           car, pour la femme, le mari est la tête,        <br />
       tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,        <br />
       lui qui est le Sauveur de son corps.        <br />
           Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,        <br />
       qu’il en soit toujours de même pour les femmes        <br />
       à l’égard de leur mari.       <br />
              <br />
           Vous, les hommes,        <br />
       aimez votre femme à l’exemple du Christ :        <br />
       il a aimé l’Église,        <br />
       il s’est livré lui-même pour elle,        <br />
           afin de la rendre sainte        <br />
       en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,       <br />
       accompagné d’une parole ;        <br />
           il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,        <br />
       resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ;        <br />
       il la voulait sainte et immaculée.        <br />
           C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :        <br />
       comme leur propre corps.        <br />
       Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.        <br />
           Jamais personne n’a méprisé son propre corps :        <br />
       au contraire, on le nourrit, on en prend soin.        <br />
              <br />
       C’est ce que fait le Christ pour l’Église,        <br />
           parce que nous sommes les membres de son corps.        <br />
       Comme dit l’Écriture :        <br />
           À cause de cela,        <br />
       l’homme quittera son père et sa mère,        <br />
       il s’attachera à sa femme,        <br />
       et tous deux ne feront plus qu’un.        <br />
           Ce mystère est grand :        <br />
       je le dis en référence au Christ et à l’Église.        <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus avait donné un enseignement        <br />
       dans la synagogue de Capharnaüm.       <br />
           Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :        <br />
       « Cette parole est rude !        <br />
       Qui peut l’entendre ? »        <br />
           Jésus savait en lui-même        <br />
       que ses disciples récriminaient à son sujet.        <br />
       Il leur dit :        <br />
       « Cela vous scandalise ?        <br />
           Et quand vous verrez le Fils de l’homme        <br />
       monter là où il était auparavant !...        <br />
           C’est l’esprit qui fait vivre,        <br />
       la chair n’est capable de rien.        <br />
       Les paroles que je vous ai dites sont esprit        <br />
       et elles sont vie.        <br />
           Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »        <br />
       Jésus savait en effet depuis le commencement        <br />
       quels étaient ceux qui ne croyaient pas,        <br />
       et qui était celui qui le livrerait.        <br />
           Il ajouta :        <br />
       « Voilà pourquoi je vous ai dit        <br />
       que personne ne peut venir à moi        <br />
       si cela ne lui est pas donné par le Père. »        <br />
              <br />
           À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent        <br />
       et cessèrent de l’accompagner.        <br />
           Alors Jésus dit aux Douze :        <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi ? »        <br />
           Simon-Pierre lui répondit :        <br />
       « Seigneur, à qui irions-nous ?        <br />
       Tu as les paroles de la vie éternelle.        <br />
           Quant à nous, nous croyons,        <br />
       et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Voulez-vous-partir-vous-aussi_a1022.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »</title>
   <updated>2021-06-29T20:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1014.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/55448826-41504961.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-22T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 27 juin 2021 . Textes : Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24, 2Corinthiens 8, 7.9.13-15 et Marc 5, 21-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/55448826-41504961.jpg?v=1618256908" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" />
     </div>
     <div>
      Quelles scènes, dignes d’une vidéo qui ferait fureur sur Facebook, j’en suis sûr. Mais au-delà du caractère spectaculaire de ces deux guérisons, il y a un message plus important. En effet, saint Marc dans son évangile qui s’adresse aux premiers chrétiens, en leur racontant la vie de Jésus, désire ici leur montrer que le Jésus que les apôtres ont connu, qu'ils ont touché, avec qui ils ont mangé est non seulement un prédicateur recherché, mais aussi il répand et donne la vie autour de lui comme Dieu le fait depuis toujours. Voilà le message à retenir ce matin.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Pour illustrer ce message saint Marc nous raconte deux épisodes révélateurs avec des gens bien en chair et en os qui sont comme les acteurs de notre vidéo : Jésus, un père éploré, une vieille femme découragée et une jeune fille disparue trop vite.       <br />
              <br />
       Reprenons-les dans l’ordre.       <br />
              <br />
       Jésus : il est ici en plein ministère. Il revient de l’autre côté de la mer de Galilée, du pays des Géraséniens. Cette région se trouve aujourd’hui en Jordanie. Il retrouve sa région familière de ce côté-ci du lac en Israël maintenant pas loin de Capharnaüm. Il est entouré de gens de toutes sortes qui l’accueillent et qui se pressent autour de lui. Son ministère qui dure depuis quelque temps commence à porter fruit. Il attire de plus en plus de monde. Jésus enseigne. Il passe son message, mais aussi il montre par ses gestes, ses miracles, qu'il a une relation particulière avec Dieu. C’est ce qu’il fait ici avec cette vieille dame et cette jeune fille.       <br />
              <br />
       Le père éploré : c’est un chef religieux, il s’occupe de la synagogue où se fait la prière des Juifs. Il est aussi un bon père de famille. Il ne sait plus quoi faire pour sa fille qui parait avoir rendu l’âme. Comme d'autres il se tourne vers Jésus. Il le supplie avec une foi totale de venir la guérir.       <br />
              <br />
       La vieille femme découragée : celle-ci souffre dans corps depuis 12 ans. Quelle épreuve ! Elle a tout essayé pour soulager son mal. Rien n’y fait, elle n’en peut plus. Elle a entendu parler de Jésus et se dit « si jamais je peux lui parler ou même seulement toucher son vêtement peut-être que ce sera la fin de mon épreuve » car elle perçoit que Jésus a un côté divin, hors du commun des mortels. Elle se glisse dans la foule en poussant et en forçant son chemin jusqu’à Jésus dont elle touche le vêtement.       <br />
              <br />
       La jeune fille : elle est étendue sans vie apparente. Comment est-ce arrivé ? Nul ne le sait même pas son père. Elle ne dit rien, mais elle sera l’objet d’une tendresse de Jésus à nulle autre pareille       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’action</span>       <br />
              <br />
       Une fois le décor planté, regardons qu’est-ce qui se passe dans cette vidéo.       <br />
              <br />
       L’action se concentre autour des gestes et des paroles de Jésus.       <br />
              <br />
       Avec le chef de la synagogue qui apprend que sa fille est morte, Jésus prend l’initiative de répondre à la demande qu’il lui avait faite. Il va chez lui avec Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. «  Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : ’Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort ‘ ». Et il lui prend la main et le miracle se produit. Elle se lève. Elle revient à la vie à la surprise de tous.       <br />
              <br />
       Dans le cas de la vieille femme, Jésus, après s’être senti touché par quelqu’un, intervient en demandant qui c’est. On lui répond qu’il y a tellement de monde que ça peut être n’importe qui. Pourtant Jésus sait que c’est la vielle femme malade, car il connaît sa foi en lui par qui Dieu répand la vie. Et il lui dit « Ma fille ta foi t'a sauvée ». Et elle est guérie sur le champ.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La leçon</span>       <br />
              <br />
       Ces deux faits qui prennent place dans la prédication de Jésus sont rapportés par saint Marc dans un but particulier. En racontant ces deux faits, il veut qu’on retienne que Jésus en répondant aux demandes de ces deux personnes, par les deux miracles, se présente comme l'Envoyé de Dieu, Dispensateur de la vie, comme celui qui vient de Dieu pour donner la vie dans le monde.       <br />
              <br />
       Le message qu’il y a dans ces deux guérisons est clair, c’est que notre Dieu n’est pas du côté de la mort et du mal. Il est pour la vie. La première lecture tirée du Livre de la Sagesse, attribué à Salomon et écrit deux cent ans avant Jésus, le disait déjà dans ces mots : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie ».       <br />
              <br />
       Ce message est présenté ici dans un décor particulier qui pourrait risquer de nous arrêter sur les détails de l’intervention de Jésus, sur son côté miraculeux, mais justement ces détails sont là pour nous dire que Jésus n’est pas un homme comme les autres. À travers lui, Dieu se manifeste de façon extraordinaire et répand la vie à ceux et celles qui croient en lui. C'est le cas de Jaïre, le père de la jeune fille, ainsi que de la vieille dame qui sont pour nous des modèles de foi totale en Jésus.       <br />
              <br />
       Regardez Jaïre. Lorsque Jésus répond à sa demande de venir chez lui pour voir sa fille qui est mal en point, il l’invite à un acte de foi totale. «  Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : ‘ Ne crains pas, crois seulement’ ». Quant à la vieille dame, Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ».       <br />
              <br />
       Dans les deux cas, on le voit, c’est la foi qui amorce la guérison, qui permet à Dieu de se manifester à travers Jésus comme le Dispensateur de la vie. Quel beau message ce dimanche-ci ! Jésus nous manifeste que Dieu donne la vie en abondance à ceux et celles qui se tournent vers Lui avec foi, car « tout est possible à Dieu ». (Marc 10, 27)       <br />
              <br />
       Nous sommes des hommes et des femmes qui croient que la vie triomphe de la mort, des hommes et des femmes qui ne se laissent jamais écrasés, des hommes et des femmes qui mettent leur confiance en Celui qui est le Dispensateur de la vie et qui ainsi luttent et œuvrent de diverses façons pour que les forces de vie triomphent sur les forces de mort dans le monde, dans nos familles, autour de nous et en nous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre été où la COVID nous laisse respirer un peu soit l'occasion de reprendre - avec précautions - nos rencontres, nos promenades, nos contacts avec les parents et les amis. Que ce soit aussi pour nous l’occasion de rendre grâces à Dieu pour le don de la vie qui se manifeste en nous, dans nos enfants, dans nos activités de toutes sortes.        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu » dit saint Paul aux chrétiens et chrétiennes de l'Église de Corinthe (I Corinthiens 10, 31).       <br />
       -->       <br />
       C'est ce que nous faisons dans cette Eucharistie qui est l’action de grâces par excellence avec Jésus le Dispensateur de vie et notre chemin vers Dieu car il est, comme il l'a dit,  le Chemin, la Vérité et la Vie  (Jean 14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       22 juin 2021       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 26 juin 2018-->       <br />
              <br />
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      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde » (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Dieu n’a pas fait la mort,       <br />
       il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.       <br />
       Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;       <br />
       ce qui naît dans le monde est porteur de vie :       <br />
       on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.       <br />
       La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,       <br />
       car la justice est immortelle.       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,       <br />
       il a fait de lui une image de sa propre identité.       <br />
       C’est par la jalousie du diable       <br />
       que la mort est entrée dans le monde ;       <br />
       ils en font l’expérience,       <br />
       ceux qui prennent parti pour lui.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)       <br />
       R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,       <br />
       tu m’épargnes les rires de l’ennemi.       <br />
       Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme       <br />
       et revivre quand je descendais à la fosse.       <br />
              <br />
       Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,       <br />
       rendez grâce en rappelant son nom très saint.       <br />
       Sa colère ne dure qu’un instant,       <br />
       sa bonté, toute la vie.       <br />
              <br />
       Avec le soir, viennent les larmes,       <br />
       mais au matin, les cris de joie.       <br />
       Tu as changé mon deuil en une danse,       <br />
       mes habits funèbres en parure de joie.       <br />
              <br />
       Que mon cœur ne se taise pas,       <br />
       qu’il soit en fête pour toi,       <br />
       et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,       <br />
       je te rende grâce !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce que vous avez en abondance comblera les besoins des frères pauvres » (2Co 8, 7.9.13-15)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       puisque vous avez tout en abondance,       <br />
       la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,       <br />
       toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,       <br />
       qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !       <br />
       Vous connaissez en effet le don généreux       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne       <br />
       en soulageant les autres,       <br />
       il s’agit d’égalité.       <br />
       Dans la circonstance présente,       <br />
       ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,       <br />
       afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance       <br />
       puisse combler vos besoins,       <br />
       et cela fera l’égalité,       <br />
       comme dit l’Écriture à propos de la manne :       <br />
       Celui qui en avait ramassé beaucoup       <br />
       n’eut rien de trop,       <br />
       celui qui en avait ramassé peu       <br />
       ne manqua de rien.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus regagna en barque l’autre rive,       <br />
       et une grande foule s’assembla autour de lui.       <br />
       Il était au bord de la mer.       <br />
       Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.       <br />
       Voyant Jésus, il tombe à ses pieds       <br />
       et le supplie instamment :       <br />
       « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.       <br />
       Viens lui imposer les mains       <br />
       pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »       <br />
       Jésus partit avec lui,       <br />
       et la foule qui le suivait       <br />
       était si nombreuse qu’elle l’écrasait.       <br />
              <br />
       Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…       <br />
       – elle avait beaucoup souffert       <br />
       du traitement de nombreux médecins,       <br />
       et elle avait dépensé tous ses biens       <br />
       sans avoir la moindre amélioration ;       <br />
       au contraire, son état avait plutôt empiré –       <br />
       … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,       <br />
       vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.       <br />
       Elle se disait en effet :       <br />
       « Si je parviens à toucher seulement son vêtement,       <br />
       je serai sauvée. »       <br />
       À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,       <br />
       et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.       <br />
       Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.       <br />
       Il se retourna dans la foule, et il demandait :       <br />
       « Qui a touché mes vêtements ? »       <br />
       Ses disciples lui répondirent :       <br />
       « Tu vois bien la foule qui t’écrase,       <br />
       et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »       <br />
       Mais lui regardait tout autour       <br />
       pour voir celle qui avait fait cela.       <br />
       Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,       <br />
       sachant ce qui lui était arrivé,       <br />
       vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.       <br />
       Jésus lui dit alors :       <br />
       « Ma fille, ta foi t’a sauvée.       <br />
       Va en paix et sois guérie de ton mal. »       <br />
              <br />
       Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,       <br />
       le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :       <br />
       « Ta fille vient de mourir.       <br />
       À quoi bon déranger encore le Maître ? »       <br />
       Jésus, surprenant ces mots,       <br />
       dit au chef de synagogue :       <br />
       « Ne crains pas, crois seulement. »       <br />
       Il ne laissa personne l’accompagner,       <br />
       sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.       <br />
       Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.       <br />
       Jésus voit l’agitation,       <br />
       et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.       <br />
       Il entre et leur dit :       <br />
       « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?       <br />
       L’enfant n’est pas morte : elle dort. »       <br />
       Mais on se moquait de lui.       <br />
       Alors il met tout le monde dehors,       <br />
       prend avec lui le père et la mère de l’enfant,       <br />
       et ceux qui étaient avec lui ;       <br />
       puis il pénètre là où reposait l’enfant.       <br />
       Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :       <br />
       « Talitha koum »,       <br />
       ce qui signifie :       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »       <br />
       Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher       <br />
       – elle avait en effet douze ans.       <br />
       Ils furent frappés d’une grande stupeur.       <br />
       Et Jésus leur ordonna fermement       <br />
       de ne le faire savoir à personne ;       <br />
       puis il leur dit de la faire manger.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1014.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A « La cananéenne qui crie après Jésus »</title>
   <updated>2020-08-21T04:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-20e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-La-cananeenne-qui-crie-apres-Jesus_a964.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/47068197-37372500.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-08-11T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 16 août 2020. Textes : Isaïe 56, 1.6-7, Romains 11, 13-15.29-32 et Mathieu 15, 21-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/47068197-37372500.jpg?v=1592746373" alt="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A « La cananéenne qui crie après Jésus »" title="Homélie pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A « La cananéenne qui crie après Jésus »" />
     </div>
     <div>
      En écoutant raconter ce fait divers de l’évangile aujourd’hui, je me disais « Mais pourquoi l’a-t-on conservé? Pourquoi les disciples et les apôtres en ont-ils gardé le souvenir? ». En effet, il s’est passé bien des choses dans la vie de Jésus. On a en a oublié plusieurs, mais le souvenir de cette femme qui crie après Jésus n’a pas été oublié. Et c'est heureux pour nous, car ce fait nous donne un enseignement des plus importants sur le but de la mission de Jésus dans le monde.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
        I – <span style="font-style:italic">Le fait commenté</span>       <br />
              <br />
       De quoi s’agit-il ? Jésus se retire dans le territoire de Tyr et de Sidon (Tayz et Saida dans la le Liban d'aujourd’hui. Saida est à 48 km de Beyrouth.). Jésus n’est presque jamais sorti de la Palestine. Il a rarement foulé le sol d’un territoire païen. En allant sur le territoire de deux villes de commerce situées sur le bord de la mer, il s’en va à l’étranger, en pays païen.       <br />
              <br />
       C'est au cours de son voyage qu’il rencontre cette femme cananéenne qui le connaît de  nom, qui connaît sa réputation, qui a entendu parler de lui et qui s’organise pour attirer son attention et lui recommander sa fille qui est très malade. Elle le fait parce qu'elle a compris déjà ce que bien des Juifs n’ont pas compris :  Jésus est le Messie, l'Envoyé de Dieu. C'est pour cela qu'elle l’appelle « Fils de David ».       <br />
              <br />
       Continuons de suivre la scène. Il semble bien que Jésus, habitué d'entendre crier après lui, ne fait pas trop attention et qu’il continue son chemin avec son groupe. La femme cananéenne se met à les suivre et continue à crier. Les disciples sont agacés et demandent à Jésus de la renvoyer.        <br />
              <br />
       Que va faire Jésus ? C’est là que ça devient très important, pas seulement pour la femme mais pour nous aussi. <!--Jésus va-t-il offrir le salut seulement aux Juifs? Va-t-il offrir le salut à tous les peuples de la terre, aux païens c’est-à dire aux autres que le juifs?--> Écoutez bien le message, l’enseignement qui ressort des réponses de Jésus aux disciples et ensuite à la femme.        <br />
              <br />
       Aux disciples qui s’approchent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! », Jésus répond dans un premier temps : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Et à la femme qui continue de le supplier il dit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Celle-ci a alors cette réponse renversante par la foi et la confiance qu’elle met en Jésus. Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ».        <br />
              <br />
       Et Jésus est interloqué par cette réponse. C'est alors que, dans un second temps, il perçoit que le salut de Dieu n'est pas réservé aux seuls juifs et il répond : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » À l’heure même, sa fille est guérie. Pour Jésus le salut n'est pas offert seulement aux Juifs, il est offert aussi à d'autres que les juifs, aux  païens notamment, en somme, à tous les peuples de la terre. C'est ce qu'on appelle l'universalité du salut offert par Dieu à toute personne qui accepte de le recevoir dans la foi et la confiance comme cette femme cananéenne.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Message</span>       <br />
              <br />
       Jésus, comme  un bon Juif, savait par l’Ancien Testament que Dieu a choisi le peuple élu, Israël, pour rassembler tous les peuples. C’est à Israël que Dieu s’est révélé par Abraham, Isaac et Jacob, leurs pères dans la foi. C'est ce que  Jésus exprime, dans un premier temps, quand il réagit brusquement en disant « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ».       <br />
              <br />
       Mais. dans une deuxième temps. Jésus dans sa réponse à l’insistance de la femme - « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » -  va plus loin et il nous révèle que ceux et celles qui sont le vrai peuple élu ce ne sont pas seulement les Juifs, mais tous ceux et celles qui croient en Jésus et en sa mission de Sauveur. Désormais celui qui croit en Jésus de quelque peuple, de quelque milieu, de quelque couleur qu’il soit peut être sauvé.       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament, comme nous le montre ce passage du prophète Isaïe que nous avons lu dans la première lecture, annonçait déjà l'universalité du salut : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon alliance, je les conduirai à ma montagne sainte, je les comblerai de joie dans ma maison de prière ». Saint Paul reflétant cette ouverture du prophète Isaïe et la leçon de l’évangile d’aujourd’hui dira aux Galates : « Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus  ». (<span style="font-style:italic">Galates</span> 3, 26-28) Toutes et tous peuvent être sauvés, comme cette femme cananéenne qui a cru en Jésus.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ici, Jésus modifie sa première réaction parce qu’il  comprend que Dieu offre son salut à toutes et à tous. C'est le message qu'il va s'employer à répandre désormais. Cette universalité du salut a souvent été difficile à accepter. Pourtant Dieu n’a pas de préférence parmi les nations, les catégories d’âge etc. Dieu n’exclut personne.  L’exclusion c’est nous qui la faisons bien souvent, qui mettons des étiquettes. L’Église, nous toutes et tous,  a encore beaucoup à faire aujourd’hui sur ce plan. Il y a toujours des tentations d’exclure, de mettre des barrières.       <br />
              <br />
        Autrefois on disait « Hors de l’Église, pas de salut ». L’évangile d’aujourd’hui nous invite à ne pas nous considérer comme une élite à qui Dieu se révèle et qui est à part. Nous sommes invités à regarder le cœur, la foi des personnes et non leurs allures extérieures, leurs possessions, leur qualifications ou leurs provenances.  En résumé,  notre foi c’est de reconnaître la mission universelle de l’Église et d’y travailler de toutes nos forces.  Alors Jésus pourra nous dire à nous aussi « Ta foi  est grande. Que tout se fasse comme tu veux ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de ne pas céder à l’exclusion et à l’intolérance. Comme la cananéenne redisons notre foi totale en Jésus et proclamons-la en récitant le <span style="font-style:italic">Symbole des apôtres</span>.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 août 2020       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de celle du 15 août 2017-->       <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       15 août 2017
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 20e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « Les étrangers, je les conduirai à ma montagne sainte » (Is 56, 1.6-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Observez le droit,       <br />
       pratiquez la justice,       <br />
       car mon salut approche, il vient,       <br />
       et ma justice va se révéler.       <br />
              <br />
           Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur       <br />
       pour l’honorer, pour aimer son nom,       <br />
       pour devenir ses serviteurs,       <br />
       tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner       <br />
       et tiennent ferme à mon alliance,       <br />
           je les conduirai à ma montagne sainte,       <br />
       je les comblerai de joie dans ma maison de prière,       <br />
       leurs holocaustes et leurs sacrifices       <br />
       seront agréés sur mon autel,       <br />
       car ma maison s’appellera       <br />
       « Maison de prière pour tous les peuples. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que ton visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À l’égard d’Israël, les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance » (Rm 11, 13-15.29-32)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes :       <br />
       dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations,       <br />
       j’honore mon ministère,       <br />
           mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair,       <br />
       et d’en sauver quelques-uns.       <br />
           Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu       <br />
       quand ils ont été mis à l’écart,       <br />
       qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ?       <br />
       Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !       <br />
              <br />
           Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.       <br />
           Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu,       <br />
       et maintenant, par suite de leur refus de croire,       <br />
       vous avez obtenu miséricorde ;       <br />
           de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,       <br />
       par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,       <br />
       mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.       <br />
           Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire       <br />
       pour faire à tous miséricorde.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Femme, grande est ta foi ! » (Mt 15, 21-28)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,       <br />
       et guérissait toute maladie dans le peuple.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 4, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           partant de Génésareth,       <br />
       Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.       <br />
           Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :       <br />
       « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !       <br />
       Ma fille est tourmentée par un démon. »       <br />
           Mais il ne lui répondit pas un mot.       <br />
       Les disciples s’approchèrent pour lui demander :       <br />
       « Renvoie-la,       <br />
       car elle nous poursuit de ses cris ! »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »       <br />
           Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :       <br />
       « Seigneur, viens à mon secours ! »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants       <br />
       et de le jeter aux petits chiens. »       <br />
       Elle reprit :       <br />
       « Oui, Seigneur ;       <br />
       mais justement, les petits chiens mangent les miettes       <br />
       qui tombent de la table de leurs maîtres. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Femme, grande est ta foi,       <br />
       que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »       <br />
       Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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