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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:09:32+02:00</updated>
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   <title>"La voie de la fidélité" - Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 24 mars 2010 - Mercredi de la 5e semaine du Carême Année C</title>
   <updated>2010-09-25T19:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-voie-de-la-fidelite-Homelie-pour-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-24-mars-2010-Mercredi-de-la_a335.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2010-03-25T01:41:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec lors de l' Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand le 24 mars 2010. Textes de l'Écriture: Daniel 3, 14-20.91-92.95 et Jn, 8, 31-42 (Mercredi de la 5e semaine du Carême Année C).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1962386-2702041.jpg?v=1289459880" alt=""La voie de la fidélité" - Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 24 mars 2010 - Mercredi de la 5e semaine du Carême Année C" title=""La voie de la fidélité" - Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 24 mars 2010 - Mercredi de la 5e semaine du Carême Année C" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur de mon homélie en ce jour de l’anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec, m’a été inspiré par le thème de l’Année sacerdotale « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre ». Fidélité est un mot riche de multiples sens. Il renvoie à la responsabilité devant ses obligations, à la constance dans ses attitudes et ses choix. Les deux textes que nous venons de lire célèbrent chacun à leur façon les mérites de la fidélité.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La fidélité de Dieu qui  sauve</span>       <br />
              <br />
       Les trois jeunes hommes du récit de Daniel, manifestent une détermination qui surprend le roi. Celui-ci pense bien arriver à les faire changer d’avis, mais c’est peine perdue. Il ordonne alors de leur imposer un choix extrême. C’est leur vie elle?même qui sera mise en jeu. Et en se mettant à la place des trois jeunes hommes, on est surpris de les voir réaliser en figure et par anticipation la parole de Jésus « Qui veut sauver sa vie la perdra; mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera » (Mathieu 16, 25).       <br />
               <br />
       C’est bien l’enjeu qui est celui des trois jeunes hommes ici. Point d’hésitation pour eux : « Nous ne lâcherons pas le Seigneur. Nous ne servirons pas tes dieux ».       <br />
              <br />
       Cette fidélité étonne et surprend le roi. Et, elle est marquée par  une réponse de Dieu qui parlera à toutes les générations de croyantes et de croyants au cours des siècles et qui inspirera les martyrs des Macchabées aux premiers martyrs chrétiens jusqu’aux martyrs du 20e siècle que Jean-Paul II honoraient dans une célébration historique au cours de l’an 2000 au Colisée de Rome : la fidélité de Dieu sauve ceux qui mettent leur confiance en lui.       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous fait toucher du doigt que la fidélité des personnes provoque celle de Dieu qui se manifeste dans le fait raconté par Daniel avec un éclat incomparable. Le feu entoure les jeunes gens. Il ne les brûle pas. Et les témoins ne peuvent que reconnaître la fidélité du Seigneur qui n’abandonne jamais.       <br />
               <br />
       Dans les situations les plus dramatiques et dans les causes qui semblent perdues le chrétien, comme les trois jeunes hommes,  peut être sûr de la fidélité inébranlable de son Dieu qui l’a montrée tout au cours de l’Histoire du Salut à partir d’Abraham jusqu’à nous et qui continuera de le faire jusqu’au jour du Retour en gloire de son Fils Bien-aimé. Avec Jésus commence cependant une ère nouvelle.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La fidélité du chrétien : une fidélité d’enfant de Dieu et non d’esclave</span>       <br />
              <br />
       En effet, avec l’incarnation du Fils de Dieu, avec la venue du Verbe fait chair – « Et Verbum caro factum est » - nous sommes entrés dans un monde où la relation avec Dieu, n’est plus seulement une fidélité à des devoirs et à des obligations comme le pensent les Juifs avec qui Jésus polémique dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu. Cette polémique nous montre qu’il y a un monde entre cette mentalité qui est une mentalité d’esclave et celle que Jésus invite à adopter, une mentalité de fils et de fille de Dieu. Il ne s’agit pas seulement d’une invitation, mais bien de la proclamation d’une vérité qui rend libre.       <br />
              <br />
       En effet, le cœur de la liberté du chrétien c’est la relation à une personne à laquelle il adhère de tout son être et de toute son âme. Cette personne, Jésus, connaît Dieu du dedans, si je puis dire, il est le Verbe de Dieu « …c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. » (Jean 8, 48)  C’est à lui que le Père a dit : « Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. » (Psaume 2, 7) Et cette parole retentit pour chacun et chacune, pour ceux et celles qui accueillent le message de Jésus. « Tu es mon fils, ma fille, tu as du pris à mes yeux et je t’aime » (cf. Isaïe 43, 4 et ss). En effet, écrira saint Paul aux Romains : « Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende esclave et vous ramène à la peur, mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba,  Père. Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » (Romains, 8, 15-16)        <br />
              <br />
       Voilà, nous sommes dans un monde autre. Finie la fidélité oppressive basée sur l’exactitude dans la réalisation des obligations de la Loi. Bienvenue la liberté des enfants de Dieu qui, dégagés des chaines du péché par la victoire du Christ, peuvent se tourner vers Dieu avec confiance, sûrs de sa fidélité qui répondra à la leur d’une manière surprenante parfois, toujours constante au fil des jours.       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">La fidélité à nos racines et à  notre fondateur</span>       <br />
              <br />
       Le fil conducteur de la fidélité qui relie les deux lectures peut servir d’inspiration pour l’anniversaire que nous célébrons, celui de la fondation du Séminaire par le bienheureux François de Laval le 26 mars 1663. En effet, le retour d’un anniversaire comme celui-là ne peut faire autrement que de nous faire voir nos racines comme communauté de prêtres et comme communauté de séminaristes et nous inviter à leur rester fidèles dans les circonstances qui sont celles de notre Église aujourd’hui.        <br />
              <br />
       La créativité de François de Laval dans la fondation du Séminaire est reconnue de tous. Il a voulu, comme il est écrit au dos du feuillet de la célébration, qu’il serve de clergé à cette nouvelle Église et qu’il puisse fournir des sujets pour « aller à toutes rencontres ». Son séminaire était l’assise principale d’une Église locale inspirée des premières communautés chrétiennes. Il ne voulait pas reproduire ici en Nouvelle-France les vieilles Églises d’Europe. Il se sentait libre vis-à-vis les systèmes établis et les règles existantes qui alourdissaient l’Église en France. Il a voulu pour son Église une liberté qui lui permette de se laisser imprégner de l’Évangile dans tout son radicalisme et il a témoigné lui-même d’une fidélité sans faille dans un abandon total qui est le trait le plus marquant de son expérience spirituelle.       <br />
              <br />
       L’histoire du Séminaire, bien sûr, a connu des hauts et des bas. Les attentes du fondateur n’ont peut-être pas toujours été satisfaites, mais le souci de fidélité à son intuition première a toujours animé nos prédécesseurs. Nous sommes les héritiers d’une lignée de personnes qui ont constamment recherché la plus grande gloire de Dieu dans les œuvres et les missions qu’ils ont acceptées et réalisées au service de l’Église qui est à Québec.       <br />
              <br />
       Que  le même esprit continue de nous habiter aujourd’hui, c’est mon souhait le plus cher. Bien sûr qu’il y aura encore des discernements difficiles à faire parfois, mais nous pouvons être sûrs que la fidélité du Seigneur ne nous fera jamais défaut.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, sacrement de la fidélité de Dieu pour son peuple qu’il nourrit et soutient constamment par le don de Celui qu’il a exalté au-dessus de tout nom, nous permette de suivre la voie de la liberté des enfants de Dieu avec Jésus, par Lui et en Lui.       <br />
               <br />
       Amen !       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
              <br />
       Le 24 mars 2010       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)</title>
   <updated>2013-03-05T04:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Le-bon-pasteur-donne-sa-vie-pour-ses-brebis-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Georges-Marceau-23-decembre-2009_a318.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2009-12-23T23:01:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux funérailles de l'abbé Georges Marceau, prêtre agrégé de la Société des prêtres du Séminaire de Québec depuis 1974, à la Basilique-cathédrale Nortre-Dame de Québec, le 23 décembre 2009 par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H.. Textes de l'Écriture: Ph 1, 8-11.19-21; Le bon pasteur Jn 10, 14-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1779686-2419257.jpg?v=1289459876" alt="«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)" title="«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)" />
     </div>
     <div>
      Au mois de janvier dernier, lorsque l’abbé Marceau m’a annoncé qu’il était atteint de cancer et que ses jours étaient comptés, il m’a dit : « Je veux continuer mon ministère de prêtre le plus longtemps possible. C’est ce qui me fait vivre. »  Sa réflexion a suscité mon admiration. Ce qui fut dit fut fait. Lorsque les souffrances et les douleurs ont commencées au cours de l’été, Georges a continué courageusement jusqu'à quelques semaines de la fin.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous avons choisi comme texte de l’évangile, l’épisode du Bon Pasteur, ce que fut Georges admirablement.       <br />
              <br />
       En effet, l’homme solitaire qu’il était, était loin d’être refermé sur lui-même, Il était sans cesse à l’écoute de ses ouailles et se dévouait à leur service avec une assiduité et une générosité sans égale.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le berger demeure avec ses brebis</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on évoque l’image du pasteur, du berger pour reprendre les termes de l’Évangile, on s’attache souvent à cette phrase : « Le berger connaît ses brebis ». Ce qui est tout à fait juste, Cependant, l’occupation du berger ne se résume pas à cet aspect de sa vie.        <br />
              <br />
       Les témoignages de ceux qui,  encore aujourd’hui en Europe et en Orient, exercent ce vieux métier, nous soulignent tous que le berger est celui qui vit un enracinement continu dans sa tâche. Il fréquente les mêmes pâturages, il refait les mêmes gestes auprès des brebis malades, il ne peut être là en passant, il est là en permanence. C’est à longueur de temps qu’il crée les liens et qu’il persévère dans ce soin de tous les instants.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est cet aspect de l’enracinement et de la fidélité que j’ai remarqué chez notre confrère Georges depuis toujours. Georges en homme discipliné était quelqu’un sur qui on pouvait compter en tout temps. Il a accompli ses divers ministères au Petit Séminaire et dans la pastorale paroissiale avec une application et un soin qui ne sont jamais démentis. Pour lui, il s’agissait non seulement de durer, mais d’être au service. Il était très fier des ses 31 ans passé au service de la Desserte de Shannon qu’il a voulu desservir jusqu’à la fin.Voilà un bon berger qui demeure avec ses brebis quoiqu’il arrive.        <br />
              <br />
       Comme enracinement, on peut noter encore son attachement à l’Académie de Québec où il avait étudié et à la communauté des prêtres du Séminaire qui s’exprimait dans les conversations, mais aussi dans des réalisations dont nous lui sommes redevables : comme celles concernant les horloges de parquet du Séminaire, l’histoire du Séminaire en photos, les parcours de visite, les édifices du Séminaire, le Grand Escalier et concernant combien de sujets qui lui ont fait parcourir assidument le Journal et les Archives du Séminaire. Cet enracinement et cet attachement lui inspiraient une grande dévotion à notre fondateur, le bienheureux François de Laval dont il a traduit en anglais le site internet qui lui est consacré.       <br />
              <br />
       Voilà un bon pasteur, un bon berger, qui ne se lasse pas de penser aux autres, d’utiliser ses ressources et ses talents pour servir à la manière de Jésus qui n’eut d’autre volonté que d’être Serviteur et qui est allé jusqu’à donner sa vie pour ses amis.       <br />
              <br />
       On peut dire, sans exagération, que l’abbé Marceau a réellement donné sa vie au service de l’Évangile et au service des autres avec une générosité et une constance qui lui font honneur.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Ma vie, c'est le Christ</span>       <br />
              <br />
       Mais où puisait-il cet élan et cette constance, me direz-vous? La question n’est pas saugrenue.        <br />
              <br />
       La première lecture nous donne une piste de réponse. Pour ceux qui ont bien connu Georges, la foi en Jésus-Christ faisait partie de lui comme une seconde nature: « Oui, ma vie c’est le Christ » aurait-il peut dire comme saint Paul à fin de ce beau texte de la lettre aux Philippiens qui a été lu comme première lecture.       <br />
              <br />
       Cette foi a été soumise au crible d’un esprit scientifique et rationnel qui n’avait pas peur des questions. Son intérêt pour les recherches sur le Saint Suaire de Turin en est la preuve. Être croyant, pour lui, ne voulait pas dire être ignorant, ni mettre de côté la science d’aujourd’hui. Comment a-t-il su réconcilier foi et raison? C’est le mystère de son âme. Mais en bon disciple de Thomas d’Aquin, il a toujours su unir les deux sans sacrifier ni l’une ni l’autre, car comme le dit l’adage célèbre de saint Anselme que commente saint Thomas « la foi cherche à comprendre » (« Fides quaerens intellectum ») et elle ne laisse pas les questionnements de côté (« Cum assensione cogitare»).       <br />
              <br />
       La vie de Georges reflétait bien dans son dépouillement son total attachement au Christ. Je me plaisais, chaque fois que j’entrais dans ses appartements, à lui dire que je me sentais comme chez le Curé d’Ars. Un dépouillement et une sobriété se dégageaient de ces lieux, sans pour autant mettre de côté ses goûts pour les horloges, pour la musique et pour l’informatique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ému d’avoir à accompagner avec vous ce confrère qui fut un grand ami au Grand Séminaire, je prie le Seigneur que notre célébration de l’Eucharistie, nous rapproche les uns des autres comme le font les brebis autour de leur Berger suprême : le Christ Jésus et que les gestes que nous posons en présentant le pain et le vin dans la foi soient pour nous un gage de vie éternelle… ce que je souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       23 décembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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