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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:24:15+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde </title>
   <updated>2024-06-16T02:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1181.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-06-11T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 16 juin 2024. Textes : Ézékiel 17, 22-24, 2 Corinthiens 5, 6-10 et Marc 4, 26-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601919-57034095.jpg?v=1617902019" alt="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " title="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " />
     </div>
     <div>
      « Il ne leur disait rien sans paraboles, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. » Voilà comment Jésus prêchait. Il nous est resté un grand nombre de ces paraboles que jésus utilisait. Comme vous le savez les paraboles sont des histoires ou des comparaisons qui nous donnent un message. <!--L' enseignement de Jésus a inspiré ses disciples de Jésus et il peut encore nous inspirer, nous les disciples d’aujourd’hui.-->       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l’évangile de saint Marc un bon nombre de paraboles qui ont été conservées. Nous en lisons  deux dans l'évangile d'aujourd'hui : la semence mise en terre et la graine de moutarde. Les images sont parlantes.        <br />
              <br />
       Essayons, si vous le voulez bien, d’en comprendre le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le Règne de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par voir sur quel sujet portent ces deux paraboles. Jésus est clair là-dessus. « Parlant à la foule, Jésus disait : Il en est du Règne de Dieu comme… » Il disait encore :« À quoi allons-nous comparer le Règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »       <br />
              <br />
       Vous voyez, le but des deux paraboles est de nous donner un message concernant le Règne de Dieu.       <br />
              <br />
       Un petit mot tout d’abord sur le terme  « Règne de Dieu ». Souvent on a le terme « Royaume de Dieu » à la place de « Règne de Dieu ». Les deux termes nous renvoient à la volonté de Dieu qui désire faire partager sa vie et son amour avec l’humanité. Nous le demandons chaque fois que nous disons le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> : « Notre Père qui est aux cieux…Que ton Règne vienne. »       <br />
              <br />
       La nouvelle traduction de la Bible que la liturgie utilise a préféré le terme « Règne de Dieu » à celui de « Royaume de Dieu » pour montrer que celui-ci n’est pas limité par des cadres géographiques ou dans le temps comme les royaumes humains. C’est pourquoi, Jésus a dit « Mon Royaume n’est pas de ce monde» devant Pilate qui lui posait la question « Es-tu roi? » (Jean 18, 36).         <br />
              <br />
       Voyons maintenant comment les paraboles de la semence mise en terre et la graine de moutarde nous aident à mieux comprendre ce qu’est le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La « pointe » des paraboles</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut saisir où est la « pointe de la parabole ». En effet, dans toute parabole, comme disait mon professeur d’Écriture Sainte au Grand Séminaire, il y a une « pointe » c’est-à-dire une visée bien précise.        <br />
              <br />
       Ici dans nos deux paraboles, cette visée est évidente. Ce qui intéresse Jésus dans les images qu'il emploie c’est la vie, la vie qu’il y a dans la semence ou la vie qu'il y a dans la graine de moutarde, une vie qui ne se voit pas de prime abord, mais qui est là. Comme disait le Petit Prince dans le conte d'Antoine de Saint-Exupéry « L'essentiel est invisible pour les yeux. ».       <br />
              <br />
       Jésus insiste pour faire comprendre que même si le semeur ne s’occupe pas de sa semence, la vie qu'il y a dedans se développe. Jésus reconnaît la même chose dans le cas de la graine de moutarde qui va grandir et produire des fruits.       <br />
              <br />
       <!--Dans une autre parabole, la parabole du semeur (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 13, 1-23), Jésus insistera pour montrer que toute semence a besoin de soin pour se développer, ce que savent tous les jardiniers.--> Ici, Jésus, en parlant de la semence ou du plant de moutarde, sans mettre de côté le besoin de soin pour leur croissance, insiste sur le fait qu’il y a à l’intérieur de la semence et de la graine de moutarde toute une vie qui échappe au premier regard, « invisible pour les yeux », comme dit St-Exupéry, mais qui est pleine de possibilités de toutes sortes.       <br />
              <br />
       Ceci est un message des plus encourageants pour nous, car il dit que le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu a en lui toute la force nécessaire pour se développer. Nous sommes invités à le reconnaître et à le croire fermement dans la foi. Si nous nous contentons d’un regard purement humain, ce Règne de Dieu semble bien malmené aujourd’hui, et pourtant, la vie de Dieu est là dans notre monde et elle est la semence dont il a besoin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Pour notre bénéfice personnel, on pourrait résumer le message  des paraboles de  l’évangile d’aujourd’hui  sur le Règne de Dieu ou Royaume de Dieu par trois mots : vie, croissance et fruits.       <br />
              <br />
       Un. Le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu est vie, c’est-à-dire une réalité spirituelle qui ne se voit pas, mais qui est très agissante. Cette vie est la vie de Dieu en nous. Avec Jésus Ressuscité nous appartenons à Dieu qui nous remplit de sa vie par le Baptême. Voilà notre foi.       <br />
              <br />
       Deux. Le Règne de Dieu ou le  Royaume de Dieu comme toute vie est en croissance continuelle. Il grandit et se développe. « Regardez la graine de moutarde » dit Jésus. Il aurait pu dire « Regardez vos enfants ». Ceux-ci tout petits ont reçu de leurs parents la vie qui est en eux ou en elles. Cette vie prendra un certain temps à se manifester pleinement. Elle les accompagnera au fil des ans et produira de beaux fruits.       <br />
              <br />
       Trois. « De beaux fruits » c’est le troisième mot à retenir pour le message de l’évangile d’aujourd’hui. La première lecture prend une autre image pour le dire en comparant le peuple hébreu à une tige de cèdre du Liban qui devient à son tour un cèdre magnifique. On peut souhaiter comme les parents avec leurs enfants voir ces fruits de nos yeux. C’est au Seigneur d’en décider. Nous, nous sommes invités à faire confiance et à marcher dans la foi. « Tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » comme le dit si bien saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre messe aujourd’hui soit l’occasion de nous en remettre au Seigneur dans un acte de foi en la force et la puissance de la vie qu’il met dans le monde, en nous et dans l’Église.        <br />
              <br />
       Son Règne est arrivé en Jésus qui l’a inauguré par sa Mort et sa Résurrection, mais il est comme une semence, pleine de vie.       <br />
              <br />
       Nous accueillons cette semence dans la foi, et nous prions en disant avec cœur, à chaque fois que l'on récite le <span style="font-style:italic">Notre Père</span>  « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       11 juin 2024       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 17 juin 2018 et 13 juin 2021 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je relève l’arbre renversé » (Ez 17, 22-24)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       « À la cime du grand cèdre,       <br />
       je prendrai une tige ;       <br />
       au sommet de sa ramure,       <br />
       j’en cueillerai une toute jeune,       <br />
       et je la planterai moi-même       <br />
       sur une montagne très élevée.       <br />
       Sur la haute montagne d’Israël       <br />
       je la planterai.       <br />
       Elle portera des rameaux, et produira du fruit,       <br />
       elle deviendra un cèdre magnifique.       <br />
       En dessous d’elle habiteront tous les passereaux       <br />
       et toutes sortes d’oiseaux,       <br />
       à l’ombre de ses branches ils habiteront.       <br />
       Alors tous les arbres des champs sauront       <br />
       que Je suis le Seigneur :       <br />
       je renverse l’arbre élevé       <br />
       et relève l’arbre renversé,       <br />
       je fais sécher l’arbre vert       <br />
       et reverdir l’arbre sec.       <br />
       Je suis le Seigneur, j’ai parlé,       <br />
       et je le ferai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. 91, 2a)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits.       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur » (2 Co 5, 6-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       nous gardons toujours confiance,       <br />
       tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,       <br />
       tant que nous demeurons dans ce corps ;       <br />
       en effet, nous cheminons dans la foi,       <br />
       non dans la claire vision.       <br />
       Oui, nous avons confiance,       <br />
       et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps       <br />
       pour demeurer près du Seigneur.       <br />
       Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,       <br />
       notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.       <br />
       Car il nous faudra tous apparaître à découvert       <br />
       devant le tribunal du Christ,       <br />
       pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,       <br />
       soit en bien soit en mal,       <br />
       pendant qu’il était dans son corps.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La semence est la parole de Dieu ;       <br />
       le semeur est le Christ ;       <br />
       celui qui le trouve demeure pour toujours.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       parlant à la foule, Jésus disait :       <br />
       « Il en est du règne de Dieu       <br />
       comme d’un homme qui jette en terre la semence :       <br />
       nuit et jour,       <br />
       qu’il dorme ou qu’il se lève,       <br />
       la semence germe et grandit,       <br />
       il ne sait comment.       <br />
       D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,       <br />
       puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.       <br />
       Et dès que le blé est mûr,       <br />
       il y met la faucille,       <br />
       puisque le temps de la moisson est arrivé. »       <br />
              <br />
       Il disait encore :       <br />
       « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?       <br />
       Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?       <br />
       Il est comme une graine de moutarde :       <br />
       quand on la sème en terre,       <br />
       elle est la plus petite de toutes les semences.       <br />
       Mais quand on l’a semée,       <br />
       elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;       <br />
       et elle étend de longues branches,       <br />
       si bien que les oiseaux du ciel       <br />
       peuvent faire leur nid à son ombre. »       <br />
              <br />
       Par de nombreuses paraboles semblables,       <br />
       Jésus leur annonçait la Parole,       <br />
       dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.       <br />
       Il ne leur disait rien sans parabole,       <br />
       mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »</title>
   <updated>2024-06-03T12:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a1180.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-06-04T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B le 9 juin 2024. Textes : Genèse 3, 9-15, 2 Co 4, 13 – 5,1 et Marc 3, 20-35.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601918-57034093.jpg?v=1711503406" alt="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »" title="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année B :  « Un combat jamais fini »" />
     </div>
     <div>
      Vous remarquerez que le président de la célébration porte une chasuble verte. La couleur verte synonyme d’espérance nous accompagnera pour le reste de l’année liturgique jusqu’au temps de l’Avent.       <br />
              <br />
       Les dimanches se succéderont avec dans chaque cas des textes de la Parole de Dieu qui nous permettront d’approfondir notre foi et notre rencontre de Jésus Ressuscité. En général, la première lecture et celle de l’évangile nous donnent le thème de notre réflexion. C’est le cas aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Ce matin, les lectures mettent devant nos yeux une réalité assez dure, mais constante dans la Parole de Dieu et dans l'enseignement de Jésus. Cette réalité est celle du combat, de la lutte contre les forces du mal à l'œuvre dans le monde et dans nos vies.  Voilà le fil conducteur que nous suivrons. Je l'éclairerai avec la première lecture où Adam est en scène et avec les réflexions de Jésus sur Satan, le leader des forces du mal qu'il nomme Belzébul et sur le péché contre l'Esprit Saint.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le combat perdu de notre père Adam</span>       <br />
              <br />
       La Bible nous présente dans la réponse d’Adam et Êve aux sollicitations du Serpent une forme de réponse à la question « d’où vient la mal » ? Une question qui touche tout le monde et qui est aussi une question qui de tout temps a été posée par les générations qui se sont succédées.        <br />
              <br />
       Toute une question, me direz-vous. Ce n’est pas ici que j’y répondrai en détail, mais je ne puis l’éviter puisque le récit de la Genèse nous apporte une explication qui a nourri la foi des Hébreux dans l’Ancien Testament et qui nourrit encore notre foi aujourd’hui.       <br />
              <br />
       En deux mots : le mal qui est en nous ne vient pas de Dieu, il est entré en nous par un choix libre de notre père Adam. Ce choix a obscurci la beauté de la nature créée par Dieu et a mis une ombre réelle dans la vie de ses créatures  qui se retrouvent ainsi forcées de le combattre à répétition.        <br />
              <br />
       On voit dans notre lecture que le péché d’Adam et Ève entraîne  un changement  qui est comme une peine qu’ils doivent porter  et que, nous dit notre foi, ils transmettent à leurs descendants et descendantes. Saint Augustin a fait de cette réalité la base de sa théologie et de sa prédication.        <br />
              <br />
       Pour nous disciples de Jésus, on retient ce que saint Paul dit aux Romains : « En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste ». (Romains 5, 19)  Le mal est entré dans le monde par un seul  et il est vaincu par un seul, le Christ.  Le rôle de Sauveur de Jésus ne se comprend qui si on porte notre regard sur cette réalité du mal et de son origine.       <br />
              <br />
       II - Les forces du mal à l'œuvre        <br />
              <br />
       Dans l’évangile de ce jour, la discussion que Jésus a avec les pharisiens, nous permet de faire un pas de plus et manifeste que le mal n’est pas seulement en nous par notre choix, il est aussi l’œuvre du Malin, de Satan, de Belzébul. Le mal a une origine extérieure à nous. Il se propage par toutes sortes d’artifices. Satan met à l’œuvre des forces mystérieuses qui s’en font les moteurs.        <br />
              <br />
       Cette action est celle de Satan. Jésus apparaît ici comme celui qui est capable de les reconnaitre. C’est pourquoi, il les dénonce et les confronte. Il est ainsi présenté par saint Marc comme le vainqueur de Satan.        <br />
              <br />
       Jésus ne se contente pas de dénoncer le mal, il l’écrase par son action, par ses miracles.       <br />
              <br />
       Les pharisiens reconnaissent cette puissance à l’œuvre, mais ils se trompent de cible en l’attribuant à Satan lui-même. Jésus leur répond de façon adroite que ce ne peut être le cas car ainsi, Satan travaillerait contre lui-même.  C'est par la puissance de Dieu que je fais toutes ces guérisons et ces libérations dit Jésus.       <br />
              <br />
       III – Le refus du salut        <br />
              <br />
       Il y a une libération qui parait quasi impossible à faire. Jésus l’appelle le « péché contre l’Esprit Saint ». De quoi s’agit-il?       <br />
              <br />
       On peut penser qu’il s’agit ici d’un choix de vie réfléchi qui ouvre la porte au mal de façon continue et sans remord. Un choix qui s’inscrit comme un refus conscient du salut. Voilà le péché contre l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Il est difficile d’aller plus loin, car cette phrase de Jésus reste mystérieuse. Elle se veut toutefois une mise en garde qui a un côté dramatique et une interpellation à enregistrer dans notre mémoire.       <br />
              <br />
       Bien sûr la miséricorde de Dieu ne souffre pas de limites, mais ici Jésus laisse entendre que cette miséricorde peut trouver un tel refus qu’elle cesse d’être active et laisse la personne à ses seules ressources humaines.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       En terminant, retenons que le mal ne vient pas de Dieu. Les forces du mal se concrétisent dans l’action du Malin et de ses subordonnés. Mais elles restent sans effet si le sujet n’y donne pas son acquiescement.         <br />
              <br />
       Le parcours du mal se dessine dans la vie du monde et dans nos vies personnelles. Il est toujours là comme tapi derrière la porte, prêt à se manifester.       <br />
              <br />
       C’est ce qui arrive trop souvent. Dans la nouvelle version du Notre Père, on dit à Dieu  « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».  Cette traduction moderne du « Ne nous induisez pas en tentation »    d'autrefois met le doigt sur ce qui nous est nécessaire dans tous les aspects de notre vie : un discernement qui nous permet de reconnaître le mal lorsqu’il se pointe.        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur que Jésus soit pour nous Celui vers qui nous nous tournons avec confiance en lui redisant la prière ancienne dite Prière de Jésus « Jésus Christ. Fils de Dieu Sauveur, aie pitié de moi pécheur ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
              <br />
       4 juin 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 5 juin 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance » (Gn 3, 9-15)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Lorsqu’Adam eut mangé du fruit de l’arbre,       <br />
         le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :       <br />
       « Où es-tu donc ? »       <br />
         Il répondit :       <br />
       « J’ai entendu ta voix dans le jardin,       <br />
       j’ai pris peur parce que je suis nu,       <br />
       et je me suis caché. »       <br />
         Le Seigneur reprit :       <br />
       « Qui donc t’a dit que tu étais nu ?       <br />
       Aurais-tu mangé de l’arbre       <br />
       dont je t’avais interdit de manger ? »       <br />
         L’homme répondit :       <br />
       « La femme que tu m’as donnée,       <br />
       c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,       <br />
       et j’en ai mangé. »       <br />
         Le Seigneur Dieu dit à la femme :       <br />
       « Qu’as-tu fait là ? »       <br />
       La femme répondit :       <br />
       « Le serpent m’a trompée,       <br />
       et j’ai mangé. »       <br />
         Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :       <br />
       « Parce que tu as fait cela,       <br />
       tu seras maudit parmi tous les animaux       <br />
       et toutes les bêtes des champs.       <br />
       Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière       <br />
       tous les jours de ta vie.       <br />
         Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,       <br />
       entre ta descendance et sa descendance :       <br />
       celle-ci te meurtrira la tête,       <br />
       et toi, tu lui meurtriras le talon. »       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur, est l’amour ;                <br />
       près de lui, abonde le rachat. (129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons » (2 Co 4, 13 – 5, 1)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
         l’Écriture dit :       <br />
       J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé.       <br />
       Et nous aussi, qui avons le même esprit de foi,       <br />
       nous croyons,       <br />
       et c’est pourquoi nous parlons.       <br />
         Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus       <br />
       nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,       <br />
       et il nous placera près de lui avec vous.       <br />
         Et tout cela, c’est pour vous,       <br />
       afin que la grâce, plus largement répandue       <br />
       dans un plus grand nombre,       <br />
       fasse abonder l’action de grâce       <br />
       pour la gloire de Dieu.       <br />
         C’est pourquoi nous ne perdons pas courage,       <br />
       et même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine,       <br />
       l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.       <br />
         Car notre détresse du moment présent est légère       <br />
       par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle       <br />
       qu’elle produit pour nous.       <br />
         Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit,       <br />
       mais à ce qui ne se voit pas ;       <br />
       ce qui se voit est provisoire,       <br />
       mais ce qui ne se voit pas est éternel.       <br />
         Nous le savons, en effet,       <br />
       même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre,       <br />
       est détruit,       <br />
       nous avons un édifice construit par Dieu,       <br />
       une demeure éternelle dans les cieux       <br />
       qui n’est pas l’œuvre des hommes.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’en est fini de Satan » (Mc 3, 20-35)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       et moi, quand j’aurai été élevé de terre,       <br />
       je les attirerai tous à moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 12, 31b-32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
                 En ce temps-là,       <br />
         Jésus revint à la maison,       <br />
       où de nouveau la foule se rassembla,       <br />
       si bien qu’il n’était même pas possible de manger.       <br />
         Les gens de chez lui, l’apprenant,       <br />
       vinrent pour se saisir de lui,       <br />
       car ils affirmaient :       <br />
       « Il a perdu la tête. »       <br />
              <br />
                 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :       <br />
       « Il est possédé par Béelzéboul ;       <br />
       c’est par le chef des démons       <br />
       qu’il expulse les démons. »       <br />
         Les appelant près de lui,       <br />
       Jésus leur dit en parabole :       <br />
       « Comment Satan peut-il expulser Satan ?       <br />
         Si un royaume est divisé contre lui-même,       <br />
       ce royaume ne peut pas tenir.       <br />
         Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,       <br />
       ces gens ne pourront pas tenir.       <br />
         Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,       <br />
       il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.       <br />
         Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort       <br />
       et piller ses biens,       <br />
       s’il ne l’a d’abord ligoté.       <br />
       Alors seulement il pillera sa maison.       <br />
         Amen, je vous le dis :       <br />
       Tout sera pardonné aux enfants des hommes :       <br />
       leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.       <br />
         Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,       <br />
       il n’aura jamais de pardon.       <br />
       Il est coupable d’un péché pour toujours. »       <br />
         Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :       <br />
       « Il est possédé par un esprit impur. »       <br />
              <br />
                 Alors arrivent sa mère et ses frères.       <br />
       Restant au-dehors, ils le font appeler.       <br />
         Une foule était assise autour de lui ;       <br />
       et on lui dit :       <br />
       « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :       <br />
       ils te cherchent. »       <br />
         Mais il leur répond :       <br />
       « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »       <br />
         Et parcourant du regard       <br />
       ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,       <br />
       il dit :       <br />
       « Voici ma mère et mes frères.       <br />
         Celui qui fait la volonté de Dieu,       <br />
       celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Un-combat-jamais-fini_a1180.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <updated>2023-12-26T19:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a1153.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75838296-53431731.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-26T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 31 décembre 2023. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838296-53431731.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Nous la célébrons toujours dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B et du 22 décembre 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a1153.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde </title>
   <updated>2021-06-17T02:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1012.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/55353960-41461620.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B le 13 juin 2021. Textes : Ézékiel 17, 22-24, 2 Corinthiens 5, 6-10 et Marc 4, 26-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/55353960-41461620.jpg?v=1617902019" alt="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " title="Homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire Année B : La semence et la graine de moutarde " />
     </div>
     <div>
      « Il ne leur disait rien sans paraboles, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. » Voilà comment Jésus prêchait. Il nous est resté un grand nombre de paraboles qui sont, comme vous le savez, des histoires ou des comparaisons qui nous donnent un message. <!--L' enseignement de Jésus a inspiré ses disciples de Jésus et il peut encore nous inspirer, nous les disciples d’aujourd’hui.-->       <br />
              <br />
       Nous trouvons dans l’évangile de saint Marc un bon nombre de paraboles. Nous en lisons  deux dans l'évangile d'aujourd'hui : la semence mise en terre et la graine de moutarde. Les images sont parlantes. Essayons, si vous le voulez bien, d’en comprendre le message.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le Règne de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Commençons par voir sur quel sujet portent ces deux paraboles. Jésus est clair là-dessus. « Parlant à la foule, Jésus disait : Il en est du Règne de Dieu comme… » Il disait encore :« À quoi allons-nous comparer le Règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »       <br />
              <br />
       Vous voyez, le but des deux paraboles est de nous donner un message concernant le Règne de Dieu.       <br />
              <br />
       Un petit mot tout d’abord sur le terme  « Règne de Dieu ». Souvent on a le terme « Royaume de Dieu » à la place de « Règne de Dieu ». Les deux termes nous renvoient à la volonté de Dieu qui désire faire partager sa vie et son amour avec l’humanité. Nous le demandons chaque fois que nous disons le <span style="font-style:italic">Notre Père</span> : « Notre Père qui est aux cieux…Que ton Règne vienne. »       <br />
              <br />
       La nouvelle traduction de la Bible que la liturgie utilise a préféré le terme « Règne de Dieu » à celui de « Royaume de Dieu » pour montrer que celui-ci n’est pas limité par des cadres géographiques ou dans le temps comme les royaumes humains. C’est pourquoi, Jésus a dit « Mon Royaume n’est pas de ce monde» devant Pilate qui lui posait la question « Es-tu roi? » (Jean 18, 36).         <br />
              <br />
       Voyons maintenant comment les paraboles de la semence mise en terre et la graine de moutarde nous aident à mieux comprendre ce qu’est le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La « pointe » des paraboles</span>       <br />
              <br />
       Pour y arriver, il faut saisir où est la « pointe de la parabole ». En effet, toute parabole, comme disait mon professeur d’Écriture Sainte au Grand Séminaire, a une « pointe » c’est-à-dire une visée bien précise. Ici dans nos deux paraboles, cette visée est évidente. Ce qui intéresse Jésus dans les images qu'il emploie c’est la vie, la vie qu’il y a dans la semence ou la vie qu'il y a dans la graine de moutarde, une vie qui ne se voit pas de prime abord, mais qui est là. Comme disait le Petit Prince dans le conte d'Antoine de Saint-Exupéry « L'essentiel est invisible pour les yeux. ».       <br />
              <br />
       Jésus insiste pour faire comprendre que même si le semeur ne s’occupe pas de sa semence, la vie qu'il y a dedans se développe. Jésus reconnaît la même chose dans le cas de la graine de moutarde qui va grandir et produire des fruits.       <br />
              <br />
       Dans une autre parabole, la parabole du semeur (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 13, 1-23), Jésus insistera pour montrer que toute semence a besoin de soin pour se développer, ce que savent tous les jardiniers. Mais ici, en parlant de la semence ou du plant de moutarde, sans mettre de côté le besoin de soin pour leur croissance, Jésus insiste sur le fait qu’il y a à l’intérieur de la semence et de la graine de moutarde toute une vie qui échappe au premier regard, « invisible pour les yeux », comme dit St-Exupéry, mais qui est pleine de possibilités de toutes sortes.       <br />
              <br />
       Cela est un message des plus encourageants pour nous, car il dit que le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu a en lui toute la force nécessaire pour se développer. Nous sommes invités à le reconnaître et à le croire fermement dans la foi. Si nous nous contentons d’un regard purement humain, ce Règne de Dieu semble bien malmené aujourd’hui, et pourtant, la vie de Dieu est là dans notre monde et elle est la semence dont il a besoin.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Pour notre bénéfice personnel, on pourrait résumer le message  des paraboles de  l’évangile d’aujourd’hui  sur le Règne de Dieu ou Royaume de Dieu par trois mots : vie, croissance et fruits.       <br />
              <br />
       Un. Le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu est vie, c’est-à-dire une réalité spirituelle qui ne se voit pas, mais qui est très agissante. Cette vie est la vie de Dieu en nous. Avec Jésus Ressuscité nous appartenons à Dieu qui nous remplit de sa vie par le Baptême. Voilà notre foi.       <br />
              <br />
       Deux. Le Règne de Dieu ou le  Royaume de Dieu comme toute vie est en croissance continuelle. Il grandit et se développe. « Regardez la graine de moutarde » dit Jésus. Il aurait pu dire « Regardez vos enfants ». Ceux-ci tout petits ont reçu de leurs parents la vie qui est en eux ou en elles. Cette vie prendra un certain temps à se manifester pleinement. Elle les accompagnera au fil des ans et produira de beaux fruits.       <br />
              <br />
       Trois. « De beaux fruits » c’est le troisième mot à retenir pour le message de l’évangile d’aujourd’hui. La première lecture prend une autre image pour le dire en comparant le peuple hébreu à une tige de cèdre du Liban qui devient à son tour un cèdre magnifique. On peut souhaiter comme les parents avec leurs enfants voir ces fruits de nos yeux. C’est au Seigneur d’en décider. Nous, nous sommes invités à faire confiance et à marcher dans la foi. « Tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » comme le dit si bien saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre messe aujourd’hui soit l’occasion de nous en remettre au Seigneur dans un acte de foi en la force et la puissance de la vie qu’il met dans le monde, en nous et dans l’Église.        <br />
              <br />
       Son Règne est arrivé en Jésus qui l’a inauguré par sa Mort et sa Résurrection, mais il est encore comme une semence, pleine de vie.       <br />
              <br />
       Nous accueillons cette semence dans la foi, et nous prions en disant avec cœur « Que ton règne vienne! ».       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       13 juin 2021       <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 17 juin 2018-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je relève l’arbre renversé » (Ez 17, 22-24)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       « À la cime du grand cèdre,       <br />
       je prendrai une tige ;       <br />
       au sommet de sa ramure,       <br />
       j’en cueillerai une toute jeune,       <br />
       et je la planterai moi-même       <br />
       sur une montagne très élevée.       <br />
       Sur la haute montagne d’Israël       <br />
       je la planterai.       <br />
       Elle portera des rameaux, et produira du fruit,       <br />
       elle deviendra un cèdre magnifique.       <br />
       En dessous d’elle habiteront tous les passereaux       <br />
       et toutes sortes d’oiseaux,       <br />
       à l’ombre de ses branches ils habiteront.       <br />
       Alors tous les arbres des champs sauront       <br />
       que Je suis le Seigneur :       <br />
       je renverse l’arbre élevé       <br />
       et relève l’arbre renversé,       <br />
       je fais sécher l’arbre vert       <br />
       et reverdir l’arbre sec.       <br />
       Je suis le Seigneur, j’ai parlé,       <br />
       et je le ferai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. 91, 2a)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits.       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur » (2 Co 5, 6-10)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       nous gardons toujours confiance,       <br />
       tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,       <br />
       tant que nous demeurons dans ce corps ;       <br />
       en effet, nous cheminons dans la foi,       <br />
       non dans la claire vision.       <br />
       Oui, nous avons confiance,       <br />
       et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps       <br />
       pour demeurer près du Seigneur.       <br />
       Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,       <br />
       notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.       <br />
       Car il nous faudra tous apparaître à découvert       <br />
       devant le tribunal du Christ,       <br />
       pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,       <br />
       soit en bien soit en mal,       <br />
       pendant qu’il était dans son corps.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       La semence est la parole de Dieu ;       <br />
       le semeur est le Christ ;       <br />
       celui qui le trouve demeure pour toujours.       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       parlant à la foule, Jésus disait :       <br />
       « Il en est du règne de Dieu       <br />
       comme d’un homme qui jette en terre la semence :       <br />
       nuit et jour,       <br />
       qu’il dorme ou qu’il se lève,       <br />
       la semence germe et grandit,       <br />
       il ne sait comment.       <br />
       D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,       <br />
       puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.       <br />
       Et dès que le blé est mûr,       <br />
       il y met la faucille,       <br />
       puisque le temps de la moisson est arrivé. »       <br />
              <br />
       Il disait encore :       <br />
       « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ?       <br />
       Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?       <br />
       Il est comme une graine de moutarde :       <br />
       quand on la sème en terre,       <br />
       elle est la plus petite de toutes les semences.       <br />
       Mais quand on l’a semée,       <br />
       elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;       <br />
       et elle étend de longues branches,       <br />
       si bien que les oiseaux du ciel       <br />
       peuvent faire leur nid à son ombre. »       <br />
              <br />
       Par de nombreuses paraboles semblables,       <br />
       Jésus leur annonçait la Parole,       <br />
       dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.       <br />
       Il ne leur disait rien sans parabole,       <br />
       mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-11e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-La-semence-et-la-graine-de-moutarde_a1012.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <updated>2020-12-26T13:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-27-decembre-2020-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a985.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51127355-39317090.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-12-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 27 décembre 2020. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51127355-39317090.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      <!--Ce dimanche de la fête de la Sainte Famille nous garde dans l’esprit de Noël. C’est toujours le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu qui est devant nos yeux.        <br />
              <br />
       Les textes des lectures et de l’Évangile de ce jour mettent en scène des personnes qui ont en commun une foi à toute épreuve dans la Parole de Dieu. Abraham et Sara dans la première et la seconde lecture sont enracinés dans une attente ouverte dont ils ne connaissent pas les contours de réalisation. Siméon et Anne, dans l’évangile touchent de leurs mains le salut de Dieu dans l’enfant que Marie et Joseph portent au temple.       <br />
              <br />
       C’est la beauté et la richesse de cette fête de la Sainte Famille que de nous permettre d’entrer par la foi dans la grande famille de Dieu où nous vivons en relation avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       Regardons les modèles proposés ce matin pour en tirer des leçons pour nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Abraham et Sara, Marie et Joseph</span>       <br />
              <br />
       Vous connaissez en gros l’histoire de celui qu’on nomme le père des croyants : Abraham. L’auteur de la Lettre aux Hébreux retient trois points tournants de l’histoire d’Abraham : son départ de Mésopotamie, d’Ur en Chaldée (l’Iraq d’aujourd’hui), l’annonce qu’il aura une descendance malgré son grand âge et enfin le geste d’offrir son fils à Dieu. Ces rappels s’inscrivent dans le mouvement de l’Alliance qu’Abraham vit avec son Dieu.       <br />
              <br />
       Celle-ci est basée sur une foi qui remet tout à Dieu, éclairée par les promesses d’une grande famille à venir. Voilà où mène l’Alliance. Elle est une Alliance qui crée un peuple choisi, une famille de Dieu, dont l’histoire a ses beaux et se mauvais côtés, une famille durable qui accueillera le Messie promis, Jésus.       <br />
              <br />
       Celui-ci prendra corps dans une famille humaine exceptionnelle bâtie sur la foi comme dans le cas d’Abraham : la foi de Marie qui répond à l’Ange de l’Annonciation « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole », la foi de Joseph qui, gardant Marie près de lui, entre dans le plan de Dieu avec une confiance comparable à celle d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Siméon et Anne</span>       <br />
              <br />
       L’évangile nous présente deux autres modèles de foi liés à la reconnaissance de la venue de Dieu parmi nous : le vieillard Siméon et la prophétesse Anne. Malgré leur âge avancé, ils se sentent encore partie prenante de la famille de Dieu. Ils ont consacré leurs vies à servir le Seigneur. Comme croyants, ils savent que c’est dans cette famille qu’apparaitra le salut pour tous et toutes. Ils l’ont espéré.        <br />
              <br />
       Dans cette famille qu’est le peuple choisi par Dieu pour apporter au monde une lumière à nulle autre pareille, ils reconnaissent la présence du Salut dans un petit enfant parmi des milliers qui se retrouvent au Temple avec leurs parents pour accomplir les rites habituels qui suivent toute nouvelle naissance : présentation de trois colombes et offrande de l’enfant au Seigneur.        <br />
              <br />
       Siméon entonnera un chant de louange disant « Mes yeux ont vu le Salut, je puis maintenant m’en aller en paix. » Il est le modèle d’une foi tenace qui ne s’est jamais éteinte. La prophétesse Anne est dans le même cas.       <br />
              <br />
       Voilà deux autres modèles à suivre dans nos parcours de vie de croyants et croyantes. Ne jamais se décourager, attendre avec confiance et reconnaître les passages de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cette année nous sommes invités par les textes de l’Écriture en ce jour de la fête de la Sainte Famille à un sursaut de foi.        <br />
              <br />
       Les familles d’aujourd’hui en ont bien besoin. Leurs visages sont nombreux. La famille comme unique noyau de rencontre et de relations est éclatée. Les parents et les enfants vivent parfois des éloignements et des tensions qui les accablent.  Il n’est plus rare qu’un enfant, en plus de son père et de sa mère, ait dans le décor le conjoint de sa mère ou la conjointe de son père et que dire des enfants avec deux pères ou deux mères.        <br />
              <br />
       Les figures de la famille changent inexorablement. Une chose demeure pour les personnes croyantes, la famille de Dieu inclut toutes les familles si différentes soient-elles. Voilà le regard de foi que nous pouvons développer à l’image de celui d’Abraham et Sara, de Marie et de Joseph, de Siméon et Anne.        <br />
              <br />
       Tendus vers en avant, grâce à la foi, nous avançons sur des chemins que nous ne connaissons pas en détail. Mais une chose demeure, c’est la présence du Dieu de l’Alliance qui se continue dans nos vies dans un réseau de relations vivantes avec nos proches et avec ceux et celles qui forment notre famille restreinte ou élargie.        <br />
              <br />
       La foi nous permet de vivre nos relations familiales dans le respect, la confiance et l’amour. C’est ce que les lectures de ce jour nous inspirent.  Prenons le temps de recevoir ce message et essayons de l’appliquer en partageant avec les personnes près de nous, avec nos enfants, nos petits-enfants, avec nos voisins et voisines etc.. Comme le vieillard Siméon, nous avons vu le Salut de Dieu, soyons dans l’action de grâces et partageons simplement notre joie d’être fils et filles de Dieu dans la grande famille des enfants de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille était chère au premier évêque de Québec, <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/lavalndc.html">saint François de Laval</a>, qui a fondé la Congrégation de la Sainte Famille qui existe encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Que sa dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph nous aide à nous enraciner encore plus profondément dans la famille de Dieu et que le Fils unique, le Seigneur Jésus, nous entraîne derrière lui au banquet éternel où nous nous retrouverons tous ensemble comme famille autour du Père céleste.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
       -->       <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 26 décembre 2017-->       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Cette fête se situe pour nous aujourd'hui au lendemain de Noël. Nous la célébrons donc dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette Famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette Famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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