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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:25:59+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » </title>
   <updated>2020-06-09T18:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-La-multitude-que-nous-sommes_a955.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2020-06-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête du Très Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, la Fête-Dieu 14 juin 2020. Textes : Deutéronome 8, 2-3.14b-16a; I Corinthiens 10, 16-17 et Jean 6, 51-58.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/45085466-36568076.jpg?v=1587434884" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » " title="Homélie pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A  « La multitude que nous sommes est un seuI corps » " />
     </div>
     <div>
      La fête du Corpus Christi, la Fête-Dieu, est une fête qui remonte au XIIIe siècle (voir à la fin). Elle s’est développée pour mettre en valeur la dévotion à la Sainte Eucharistie. Elle s’est employée à célébrer la présence toute spéciale de Jésus à travers les signes que sont le pain et le vin qui deviennent à chaque messe le Corps et le Sang du Christ. Présence incroyable, présence mystérieuse, accessible dans la foi au Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.       <br />
              <br />
       À partir des textes de l’Écriture qui nous ont été lus, essayons dans un court moment de nous laisser habiter par ce mystère de la présence eucharistique.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">I –  Une nourriture spéciale</span>       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous donne une clé intéressante pour comprendre ce mystère. Celui-ci est à situer dans le prolongement de l’Alliance de Dieu avec son peuple. Cette Alliance ne se résume pas à des mots. Elle est une façon de vivre, elle est une vie nouvelle. C’est pourquoi, Dieu ne se contente pas d’écouter et de protéger son peuple, il le nourrit. Il lui donne ce qui le fait vivre et cette nourriture est spéciale, elle n’est pas comme les autres nourritures, elle remplit non seulement le corps, mais elle remplit le cœur. Elle n’est semblable à aucune autre. Moïse l’appelle la « manne » « cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te faire découvrir que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »       <br />
              <br />
       Voilà le don de Dieu à son peuple, celui d’une nourriture spirituelle qui vient apaiser nos faims de toutes sortes : faim d’amour, faim d’être reconnu et apprécié, faim d’absolu. La nourriture du ciel dont parle Moïse permet au peuple d’aller plus loin, de continuer son chemin à travers les embûches et les défis du désert vers la terre promise.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II – La Chair et le Sang du Christ</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’évangile que nous venons de lire nous fait faire un pas de plus. C’est Jésus lui-même qui le propose à ses disciples après le miracle de la multiplication des pains. Voici en résumé ce qu’il propose.        <br />
              <br />
       Vous avez bien mangé, dit-il, mais attendez un peu avant de partir, je veux vous dire quelque chose d’important. Comme Moïse l’a fait comprendre au peuple, le Dieu de l’Alliance est généreux et il s’occupe de donner à son peuple la nourriture dont il a besoin pour vivre spirituellement et avancer dans la connaissance et l’amour de Dieu.  Mais ce n’est pas tout, cette nourriture n’est plus la « manne », mais elle est désormais mon Corps et mon Sang.        <br />
              <br />
       C’est un peu fort se disent certains de ceux qui entendent ces paroles. Et en vérité, c’est un mystère profond que <!--celui de la nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous.C’est --> ce mystère de la nouvelle Alliance qui est célébré dans le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, cette nouvelle Alliance inaugurée par Jésus où Dieu se fait tellement proche de nous qu’il prend un corps humain et qu’il verse son sang sur la croix pour le salut de tous. Oui, Jésus peut dire avec raison« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ». Dieu à travers Jésus descend dans nos vies. <!--Il se fait proche de chacun et de chacune comme un Père pour ses enfants.--> Jésus se fait nourriture spirituelle dans le pain et le vin que nous partageons. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure ne lui ».        <br />
              <br />
       Quelle beauté que cette union si intime entre Jésus et moi. Les mots sont forts « mange ma chair » et « boit mon sang ». Il ne s'agit pas de cannibalisme. Ces mots ne sont pas à prendre au pied de la lettre quoiqu'ils signifient une présence réelle. Ils expriment, en effet,  la profondeur et la nouveauté de cette union avec Dieu que Jésus rend possible, qui accomplit les promesses de l’Ancienne Alliance.       <br />
              <br />
       Écoutons le grand théologien saint Thomas D'Aquin qui le dit tellement bien dans dans le poème appelé séquence <span style="font-style:italic">Lauda Sion Salvatorem</span> que nous venons de lire après le chant de méditation : "Ce dogme est donné aux chrétiens : le pain se change en chair, et le vin en sang. Ce que tu ne comprends ni ne vois, une ferme foi te l'assure, hors de l'ordre naturel. Sous diverses espèces, signes seulement et non réalités, des réalités sublimes se cachent. La chair est une nourriture, le sang un breuvage, pourtant le Christ total demeure sous l'une et l'autre espèce."       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">III– Une vie de communion</span>       <br />
              <br />
       La vie de Dieu en nous développée par la nourriture spirituelle qu’est le Christ lui-même dans son Corps et dans son Sang ne se limite pas à l’individu qui est rejoint. Bien sûr, c’est l’individu qui s’avance pour recevoir le Corps du Christ à chaque messe, mais il y a quelque chose de plus dans cette démarche que nous faisons lorsque nous nous avançons pour communier.       <br />
              <br />
       Saint Paul dans la deuxième lecture nous ouvre les yeux sur les retombées communautaires de l’Eucharistie que nous partageons en groupe chaque dimanche : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain ».        <br />
              <br />
       Voilà! À chaque messe, à chaque célébration eucharistique, je me joins à une communauté de croyantes et de croyants qui forment le Corps mystique du Christ. Je ne suis pas isolé dans la vie et dans mon chemin vers Dieu. Je fais partie d’une multitude de gens qui se reconnaissent frères et sœurs, disciples d’un même Maître et serviteurs de leurs frères et sœurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour terminer ces quelques réflexions, disons qu’on comprend mieux que la Fête-Dieu ait parcouru tant de chemin depuis le temps où elle est apparue. Nous n’avons plus ici, sauf en de rares occasions, les processions que nous avons connues autrefois, mais le message reste toujours là : le Corps et le Sang du Christ présent dans l’Eucharistie nous sont données «  pour que le monde ait la vie ».        <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       9 juin 2020       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       reprise et retouches de l'homélie du 21 juin 2014 utilisée en 2017       <br />
        -->       <br />
       _______________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Les origines de la Fête-Dieu       <br />
       </b>       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes tirées de Wikipedia</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Une hostie aurait suinté du sang. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto en Italie.  Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où il renouvela la constitution d'Urbain IV.</span>       <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour la Fête-Dieu, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ  Année A</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu t’a donné cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue » (Dt 8, 2-3.14b-16a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple d’Israël :       <br />
           « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite       <br />
       pendant quarante années dans le désert ;       <br />
       le Seigneur ton Dieu te l’a imposée       <br />
       pour te faire passer par la pauvreté ;       <br />
       il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur :       <br />
       allais-tu garder ses commandements, oui ou non ?       <br />
           Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim,       <br />
       et il t’a donné à manger la manne       <br />
       – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue –       <br />
       pour que tu saches que l’homme       <br />
       ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.       <br />
           N’oublie pas le Seigneur ton Dieu       <br />
       qui t’a fait sortir du pays d’Égypte,       <br />
       de la maison d’esclavage.       <br />
           C’est lui qui t’a fait traverser ce désert,       <br />
       vaste et terrifiant,       <br />
       pays des serpents brûlants et des scorpions,       <br />
       pays de la sécheresse et de la soif.       <br />
       C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau       <br />
       de la roche la plus dure.       <br />
           C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne       <br />
       – cette nourriture inconnue de tes pères. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)       <br />
              <br />
       R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! (Ps 147, 12a)       <br />
              <br />
       Glorifie le Seigneur, Jérusalem !       <br />
       Célèbre ton Dieu, ô Sion !       <br />
       Il a consolidé les barres de tes portes,       <br />
       dans tes murs il a béni tes enfants.       <br />
              <br />
       Il fait régner la paix à tes frontières,       <br />
       et d’un pain de froment te rassasie.       <br />
       Il envoie sa parole sur la terre :       <br />
       rapide, son verbe la parcourt.       <br />
              <br />
       Il révèle sa parole à Jacob,       <br />
       ses volontés et ses lois à Israël.       <br />
       Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;       <br />
       nul autre n’a connu ses volontés.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1 Co 10, 16-17)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           la coupe de bénédiction que nous bénissons,       <br />
       n’est-elle pas communion au sang du Christ ?       <br />
       Le pain que nous rompons,       <br />
       n’est-il pas communion au corps du Christ ?       <br />
           Puisqu’il y a un seul pain,       <br />
       la multitude que nous sommes est un seul corps,       <br />
       car nous avons tous part à un seul pain.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Séquence       <br />
       ()       <br />
              <br />
       Cette séquence (ad libitum) peut être dite intégralement ou sous une forme abrégée à partir de : « Le voici, le pain des anges ».       <br />
              <br />
              <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
       Amen.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51.58)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux foules des Juifs :       <br />
           « Moi, je suis le pain vivant,       <br />
       qui est descendu du ciel :       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain,       <br />
       il vivra éternellement.       <br />
       Le pain que je donnerai, c’est ma chair,       <br />
       donnée pour la vie du monde. »       <br />
           Les Juifs se querellaient entre eux :       <br />
       « Comment celui-là       <br />
       peut-il nous donner sa chair à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit alors :       <br />
       « Amen, amen, je vous le dis :       <br />
       si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,       <br />
       et si vous ne buvez pas son sang,       <br />
       vous n’avez pas la vie en vous.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       a la vie éternelle ;       <br />
       et moi, je le ressusciterai au dernier jour.       <br />
           En effet, ma chair est la vraie nourriture,       <br />
       et mon sang est la vraie boisson.       <br />
           Celui qui mange ma chair et boit mon sang       <br />
       demeure en moi,       <br />
       et moi, je demeure en lui.       <br />
           De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,       <br />
       et que moi je vis par le Père,       <br />
       de même celui qui me mange,       <br />
       lui aussi vivra par moi.       <br />
           Tel est le pain qui est descendu du ciel :       <br />
       il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.       <br />
       Eux, ils sont morts ;       <br />
       celui qui mange ce pain       <br />
       vivra éternellement. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-la-fete-du-Saint-Sacrement-du-Corps-et-du-Sang-du-Christ-Annee-A-La-multitude-que-nous-sommes_a955.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2016-12-30T07:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-fete-de-la-Sainte-Famille-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a227.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1144699-1471485.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-26T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les prêtres du Séminaire de Québec célèbrent leur patronne principale le jour de la fête de la Sainte Famille qui a lieu le dimanche qui suit Noël. En 2016, comme il n'y a pas de dimanche entre Noël et le Jour de l'An, elle aura lieu le 30 décembre. C'est leur fondateur saint François de Laval qui leur a donné la Sainte Famille comme patronne. Celui-ci nourrissait une grande dévotion à la Sainte Famille et il s'en est fait le promoteur en Nouvelle-France.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1144699-1471485.jpg?v=1386731495" alt="La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec" title="La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <!--Les prêtres sont invités à concélébrer avec leurs confrères du Chapitre des chanoines à la messe de 9h30 à la Basilique-cathédrale Notre-Dame. La concélébration sera suivie d'une santé et d'un repas festif au réfectoire du Séminaire.-->       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/index.php?action=article&numero=15">Homélie pour la fête de la Sainte Famille</a>  par le Supérieur général du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Autrefois, le rituel au Séminaire était le suivant : « Pendant l’octave [de la fête de la Sainte Famille], il y a salut tous les soirs à la Basilique… Le dimanche de l’octave, jour de solennité, il y a congé depuis le déjeuner jusqu’à cinq heure et demie, heure du salut à la chapelle du Petit Séminaire ou du Grand Séminaire. Il y a une indulgence plénière à gagner dans la chapelle du Petit Séminaire. Il y a leçon de chant comme à l’ordinaire, suivie de la récitation du chapelet à la chapelle. » Archives SME 8 / GS-38A, p. 80. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La Société des prêtres du Séminaire de Québec a été fondée en 1663 sous le nom de &quot;Séminaire des Missions-Étrangères établi à Québec sous le vocable de la Sainte Famille&quot;. Quelques années plus tard, saint François de Laval approuvait  le 14 mars 1665, la confrérie de la Sainte Famille que le père Chaumonot avait mise sur pied à Montréal. Cette confrérie existe encore aujourd'hui dans certaines paroisses, notamment à la paroisse Notre-Dame de Québec, la plus vielle paroisse en Amérique du Nord excluant le Mexique..       <br />
              <br />
       <b>Voici le texte du décret de saint  François de Laval qui institue la Confrérie de la Sainte Famille.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Décret qui institue la Confrérie de la Sainte Famille, 14 mars 1665.</span>       <br />
              <br />
       Nous François, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège, évêque de Pétrée, Vicaire Apostolique en la Nouvelle-France, nommé par le Roi premier Évêque du dit pays, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut en Notre-Seigneur.       <br />
              <br />
       Ayant plu à la divine Providence Nous charger de la conduite de cette nouvelle Église, Nous sommes obligé de veiller sans cesse au salut des âmes qu'elle a confiées à nos soins; ce qui nous aurait fait chercher des moyens pour inspirer une véritable et solide piété à toutes les familles chrétiennes, à quoi Nous désirons travailler avec d'autant plus de fidélité que Nous savons qu'elles doivent, selon les desseins de Dieu, servir à la conversion des infidèles de ce pays par l'exemple d'une vie irréprochable. Dans cette vue, Nous n'avons pas estimé pouvoir faire choix d'un moyen plus efficace et plus solide pour le salut et la sanctification de toute sorte de personnes, que de leur imprimer vivement dans le cœur un amour véritable et une dévotion spéciale tant envers la très sainte et très sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph qu'à l'égard de tous les saints Anges.       <br />
              <br />
       Il semble que Dieu ait pris plaisir à rendre lui-même cette dévotion recommandable en plusieurs villes d'Europe, dans ces dernières années, par quelques événements qui tiennent quelque chose du miracle, pendant qu'il donnait en Canada de très fortes inspirations à beaucoup de bonnes âmes de se dévouer au culte de cette sainte Famille et de Nous prier instamment, pour rendre la chose plus stable et plus utile, d'établir dans Québec et autres lieux de notre juridiction quelques assemblées de femmes et de filles, où on les instruirait plus en détail des choses qu'elles sont obligées de savoir pour vivre saintement dans leur condition, à l'exemple de la sainte Famille qu'elles se proposent pour modèle avec les saints Anges.       <br />
              <br />
       Nous, à ces causes, pour procurer la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien des âmes, et spécialement pour le grand désir que nous avons de graver et accroître, autant qu'il est en notre pouvoir, dans les cœurs de tous les peuples que Dieu, par sa divine providence, a commis à notre conduite, l'amour et la dévotion envers cette sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph et les saints Anges, permettons, agréons et approuvons les dites assemblées être faites à Québec et tous autres lieux de notre juridiction, pour être les dites assemblées toutes unies à celles de notre principale résidence, sous la conduite des ecclésiastiques faisant les fonctions curiales ou autres à notre choix, lesquels Nous exhortons et tous ceux qui sont appliqués aux saints ministères, d'inspirer et augmenter, autant qu'il sera en eux, l'amour et la dévotion envers la dite sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph et des saints Anges, comme étant une source inépuisable de grâces et de bénédictions pour toutes les âmes qui y auront une sincère confiance, et de contribuer de tout leur pouvoir à l'établissement, progrès et perfection des dites assemblées.       <br />
              <br />
       Et afin de rendre cette association plus permanente et plus solide, nous avons bien voulu Nous-même dresser les règlements que Nous voulons y être observés, sans qu'il soit permis à qui que ce soit d'y rien ajouter, retrancher ou changer sans notre permission.       <br />
              <br />
       Donné à Québec en notre demeure ordinaire, sous notre sceau et seing de notre secrétaire, le quatorzième de mars mil six cent soixante et cinq.       <br />
              <br />
              <br />
       Altera nova positio pp. 224-225       <br />
              <br />
       ___________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Les origines de la dévotion à la Saint-Famille chez nous</b>       <br />
       tiré du <span style="font-style:italic">Journal paroissial paroissial de Boucherville</span> , vol. 1, n. 4       <br />
              <br />
       par Jean-Pierre Camerlain, prêtre, décembre 1998       <br />
              <br />
              <br />
       Que notre paroisse, fondée par Mgr François de Laval, porte le nom de Sainte-Famille qu'il a aussi attribué à une paroisse de l'Île d'Orléans, cela manifeste la grande dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph qu'avait le premier évêque de Québec, dévotion qui a son origine dans l'Europe du XV11é siècle.       <br />
              <br />
       La confrérie de la Sainte-Famille fut fondée à Montréal en 1663 par le Père Pierre Chaumonot, jésuite. Dans sa jeunesse, il a été converti par un pèlerinage à Lorette, en Italie, au sanctuaire où l'on vénérait une maison provenant, disait-on, de Nazareth et dans laquelle aurait vécu la Sainte Famille.       <br />
              <br />
       Le P. Chaumonot, que Mgr Laval avait envoyé aider la jeune colonie de Montréal, y avait rencontré Mme D'Ailleboust, veuve de l'ancien gouverneur de la Nouvelle-France. Tous deux avaient initié une confrérie où les hommes imitant saint Joseph, les femmes la Vierge Marie et les enfants l'Enfant Jésus pourraient contribuer à faire des familles du pays de saintes familles. Après une période d'essai, Mgr Laval approuva la confrérie et obtint pour ses membres des indulgences de la part du pape.       <br />
              <br />
       Par la suite, il institua pour son diocèse la fête liturgique de la Sainte Famille, il fit composer une messe en son honneur (la musique serait de l'abbé Charles Martin, fils d'Abraham Martin, le propriétaire initial des célèbres &quot; plaines d'Abraham &quot; et le deuxième prêtre originaire du Canada). Peu à peu, la célébration liturgique de la fête de la Sainte Famille s'étendit à tout le monde catholique et, jusqu'à la réforme du bréviaire au Concile Vatican ! l'office de la Sainte Famille mentionnait que son origine provenait du diocèse de Québec ! Mgr de Laval fit aussi placer son séminaire de Québec sous la protection de la Sainte -Famille et ordonna qu'on distribue partout dans les foyers des images de Jésus, Marie et Joseph, ce qui contribua à répandre cette dévotion.       <br />
              <br />
       La bienheureuse Marie de l'Incarnation, dans ses lettres à des correspondants en Europe, mentionne à plusieurs reprises combien les familles d'ici ont des pratiques de dévotion en l'honneur de la Sainte- Famille. Il y avait même un &quot; chapelet de la Sainte-Famille &quot;, avec trois dizaines (pour les trente ans de vie de Jésus au foyer de Nazareth) d'invocations &quot; Jésus, Marie, Joseph (on y joignait parfois Joachim et Anne), intercédez pour nous&quot; &quot; Sainte Marguerite Bourgeoys aussi avait beaucoup d'estime pour la Sainte Famille, elle qui travaillait à former celles qui deviendraient des mères de familles.       <br />
              <br />
       Il faut donc être fiers, à Sainte-Famille, d'un si bel héritage spirituel.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-fete-de-la-Sainte-Famille-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a227.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un peu d'histoire : Notre Dame de Recouvrance et la Nouvelle-France</title>
   <updated>2011-01-05T23:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Un-peu-d-histoire-Notre-Dame-de-Recouvrance-et-la-Nouvelle-France_a371.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2463378-3469356.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-07T02:32:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il existe une église consacrée à Notre Dame de Recouvrance à Québec et à la suite d'une demande d'un groupe de paroissiens qui veulent relancer la dévotion à Notre Dame de Recouvrance, j'ai mis par écrit ces notes que je leur ai transmises. Elles pourront intéresser l'une ou l'autre personne qui fréquente notre site. Bonne lecture!  Mgr Hermann Giguère P.H. Supérieur général du Séminaire de Québec 6 novembre 2010     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2463378-3458710.jpg?v=1289459895" alt="Un peu d'histoire : Notre Dame de Recouvrance et la Nouvelle-France" title="Un peu d'histoire : Notre Dame de Recouvrance et la Nouvelle-France" />
     </div>
     <div>
      Samuel de Champlain après avoir dû laisser ses installations de Québec aux frères Kirke qui les prirent au nom de l'Angleterre en 1629 fit le vœu qu’il construirait une chapelle dédiée à Notre Dame de Recouvrance si la petite colonie revenait à la France. C’est ce qui arriva en 1632 par le traité de St-Germain-en-Laye. À son retour, Champlain accomplit son vœu en édifiant, en 1633, une chapelle sur le site occupé actuellement par la Basilique-cathédrale. Cette chapelle fut détruite dans l’incendie de 1640 et remplacée par l’église Notre-Dame-de-la-Paix en 1647. Cette église devient, en 1664, la première église paroissiale en Amérique du Nord que Mgr de Laval consacre et dédie à l'Immaculée Conception. En 1674, l’église est élevée au rang de cathédrale.        <br />
              <br />
       Il faut dire ici que la dévotion à Notre Dame de Recouvrance était bien répandue en Normandie. Les épouses de marin la priaient pour « recouvrer » leurs maris partis en mer. Dans le diocèse de Séez qui couvre une grande partie de la Normandie existait depuis le Moyen Âge un sanctuaire dédié à Notre Dame de Recouvrance à Tourailles (canton d'Athis dans le département de l’Orne). Plusieurs familles du Québec : Gagnon, Mercier, Lessard, Giguère etc. sont originaires de cette région. Le sanctuaire existe encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Voici quelques notes historiques sur ce sanctuaire reprises du site du <a class="link" href="http://diocesedeseez.cef.fr/-Basilique-N-Dame-de-Recouvrance-.html">diocèse de Séez</a>       <br />
              <br />
       Au début du IX° siècle, il y avait aux Tourailles un petit monastère au hameau de la Monnerie (des moines). La paroisse devait alors être confiée à des ermites. A la fin du IX° siècle, lors de l’invasion normande, le petit monastère et le sanctuaire de Marie furent détruits. Mais les Normands, convertis, rebâtirent les sanctuaires. Saint Adelin, évêque de Séez, secondait le zèle des nouveaux convertis. L’église des Tourailles y figure. La tradition rapporte que la statue de la Vierge, qui avait été cachée en terre, fut retrouvée miraculeusement et replacée dans l’église paroissiale. On vint en foule la vénérer et invoquer la mère de Dieu sous le titre de Notre-Dame de Recouvrance.         <br />
              <br />
       Vers la fin du XVI° siècle, le pèlerinage avait une telle célébrité qu’on y venait de très loin. En 1590, Henri IV, qui faisait le siège de Falaise, vint, bien que protestant, demander à Dieu par l’intercession de Notre Dame, la pacification de son royaume. A l’heure des guerres de religion, Notre Dame intervint, épargnant la Normandie. C’est pourquoi on l’invoque pour la paix.       <br />
              <br />
       La plus remarquable faveur obtenue en ce sanctuaire est la naissance en 1601 de saint Jean Eudes, à la suite d’un vœu de ses parents.  En 1600, M. et Mme Eudes qui habitaient Ri, près d’Argentan, firent le vœu d’y venir en pèlerinage à pied si, par l’intercession de Notre Dame de Recouvrance, ils obtenaient la naissance d’un enfant.        <br />
              <br />
       L’histoire du sanctuaire continue après la Révolution française. En 1821, la confrérie de l’Immaculée-Conception fondée par l’abbé Durand, curé des Tourailles, fut approuvée par Mgr Saussol, évêque de Séez, le 25 octobre. En 1848, Pie IX enrichit d’indulgences cette confrérie.       <br />
              <br />
       Le sanctuaire fut consacré par Mgr Pasquet, le 22 août 1932, et le couronnement de la Vierge eut lieu le 17 août 1939 par le cardinal Suhard, archevêque de Paris. Aujourd’hui, le sanctuaire est toujours un lieu de pèlerinage fréquenté par les gens de la région.       <br />
              <br />
              <br />
       Notons qu’en 1929, lorsque l’archevêque de Québec décida de créer une nouvelle paroisse dans Québec-Est, il lui donna le nom de Notre Dame de Recouvrance pour célébrer le 3e centenaire du Vœu de Samuel de Champlain en 1629 que nous avons rappelé au début.        <br />
              <br />
       De plus, il est bon de savoir qu’on trouve du côté gauche de la nef à l’arrière de la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec une statue de Notre Dame de Recouvrance qui reproduit celle du sanctuaire de Tourailles dans sa nouvelle version de 1903.        <br />
              <br />
       Voici quelques notes historiques sur les origines de cette statue. La statue de Notre Dame de Recouvrance, qu'on pouvait voir dans l'ancienne chapelle à Tourailles daterait du 14ème siècle. La tradition rapporte que la statue de la Vierge fut retrouvée miraculeusement par une brebis, dans les rochers de Sainte-Honorine-la-Guillaume. Elle fut brisée à la Révolution de 1789 et les morceaux furent cachés dans le cimetière. Les têtes, le bras droit de la Vierge, celui de l'enfant Jésus disparurent dans la tourmente. Réparée sommairement, on habilla la statue, à la mode des madones italiennes, pour cacher ses cicatrices, et c'est sous cet aspect qu'elle reçut, au cours du 19ème siècle, les hommages des dévots. La statue que l'on peut voir dans l'actuelle basilique est l'oeuvre du sculpteur parisien Joseph Lefèvre. La translation de la nouvelle statue eut lieu le 2 juin 1903, elle fut couronnée le 17 août 1939 (&quot;Notre-Dame de la Recouvrance, aux Tourailles (Orne) - Notice sur le Pélerinage&quot;, 1888 - &quot;Les Tourailles Dix siècles de Pèlerinage à Notre-Dame de la Recouvrance&quot;,  par E. Béchet et C. Roger, éd. 1972).       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Voici la prière qu’on propose au sanctuaire Notre Dame de Recouvrance à Tourailles :       <br />
               <br />
              <br />
       PRIÈRE À NOTRE DAME DE RECOUVRANCE       <br />
              <br />
       O bonne Mère, vous qui tant de fois dans ce sanctuaire,       <br />
       avez pris soin de justifier le vocable de Notre Dame de Recouvrance,       <br />
       en faisant retrouver la santé aux malades,       <br />
       la consolation à ceux qui souffrent,       <br />
       et la paix de l’âme aux pécheurs,       <br />
       nous vous invoquons avec une grande confiance        <br />
       sous ce titre qui vous est si cher et nous vous prions,        <br />
       par cette joie ineffable que vous avez ressentie,        <br />
       lorsque vous avez retrouvé Jésus au temple,        <br />
       de nous obtenir les grâces spirituelles et temporelles        <br />
       dont nous avons le plus besoin.       <br />
              <br />
       Regardez nous avec bonté, ô Notre Dame de Recouvrance,        <br />
       et montrez que vous êtes notre Mère,        <br />
       en nous protégeant pendant la vie,        <br />
       en nous assistant à l’heure de la mort,       <br />
       afin que nous ayons le bonheur de vous voir un jour au ciel        <br />
       et de vous louer dans les siècles des siècles.        <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.  Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       6 novembre 2010</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2463378-3458734.jpg?v=1289459895" alt="Un peu d'histoire : Notre Dame de Recouvrance et la Nouvelle-France" title="Un peu d'histoire : Notre Dame de Recouvrance et la Nouvelle-France" />
     </div>
     <div>
      Basilique Notre-Dame de la Recouvrance terminée en 1939 à Tourailles où se trouve la madone de Notre Dame de Recouvrance qu’on y vénère depuis des siècles.        <br />
       Tourailles se trouve à quelques kilomètres entre Orléans et Tours.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2463378-3469356.jpg?v=1289459895" alt="Un peu d'histoire : Notre Dame de Recouvrance et la Nouvelle-France" title="Un peu d'histoire : Notre Dame de Recouvrance et la Nouvelle-France" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Un-peu-d-histoire-Notre-Dame-de-Recouvrance-et-la-Nouvelle-France_a371.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Une dévotion qui nous fait entrer dans le mystère du salut</title>
   <updated>2010-06-29T02:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Une-devotion-qui-nous-fait-entrer-dans-le-mystere-du-salut_a89.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/514057-628158.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2006-12-09T04:47:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie du Supérieur général à l’occasion du renouvellement du Vœu de l’Immaculée fait depuis 1665 en la fête de l’Immaculée Conception et accueil de trois nouveaux membres agrégés dans la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, le 8 décembre 2006 Textes de l'Écriture: 	Gen 3, 9-15,20; Eph 3,-6, 11-12; Lc 1, 28-42.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/514057-628158.jpg?v=1289459898" alt="Une dévotion qui nous fait entrer dans le mystère du salut" title="Une dévotion qui nous fait entrer dans le mystère du salut" />
     </div>
     <div>
      Cette année encore la fête de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie nous permet de nous ressourcer aux origines du Séminaire de Québec et de nous laisser imprégner de l’esprit qui a présidé à sa fondation. C’est l’occasion pour les prêtres agrégés de renouveler le Vœu de l’Immaculée en vue de l’évangélisation que le bienheureux François de Laval a fait pour la première fois avec le noyau initial des prêtres du Séminaire le 8 décembre 1665. C’est aussi l’occasion cette année d’accueillir dans la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, trois nouveaux membres agrégés : MM. les abbé Claude Jobin, Louis-André Naud et André Gagné qui signeront leur engagement à la suite de l’homélie.
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Comme vous le savez, le bienheureux François de Laval, notre fondateur, avait une dévotion toute spéciale à Marie et en particulier à l’Immaculée Conception. Arrêtons-nous un peu à considérer les manifestations de cette dévotion pour en retirer tous les fruits possibles pour nous aujourd’hui. 
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<I>Un regard sur Marie qui rejoint celui du Concile Vatican II</I>
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Ce qui frappe en premier lieu dans la dévotion mariale de François de Laval, c’est qu’elle a pour nous un caractère actuel. Elle nous amène sur un terrain qui nous est familier depuis le Concile Vatican II. Celui-ci, en effet, après une profonde révision des pratiques de dévotion envers Marie, a resitué la dévotion à Marie dans le mystère du dessein de Dieu dans le chapitre VI de la Constitution du l’Église. En résumé, l’intention de Vatican II a été de "mettre soigneusement en lumière la fonction de la bienheureuse Marie dans le mystère du Verbe incarné et du Corps Mystique" 
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Incontestablement, la présence de Marie dans la vie de François de Laval répond à cette orientation avec éclat. Nous ne sommes pas en face d’une dévotion particulière avec ses pratiques et ses rites. Nous entrons avec François de Laval dans le mystère du Christ et de l’Église. 
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En effet, formé auprès de Monsieur de Bernières à l'Ermitage de Caen et orienté vers la fondation d'une nouvelle Église, il a porté toute sa vie un idéal de sainteté qui pour lui s'est confondu avec sa mission de pasteur au service de l'Évangile.  L'unité et l'harmonie de sa vie se sont  faites autour du soutien des communautés chrétiennes sur place et de l’annonce de la Bonne nouvelle « aux habitants de ce pays ».  Et Marie s’est  glissée dans cet horizon tout naturellement.
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La dévotion à Marie de François de Laval aura donc toujours une orientation apostolique et pastorale. C'est pourquoi, elle s'est épanouie à l'aise au sein des Congrégations mariales où, pour les membres, la dévotion à Marie a «une place toute privilégiée parmi les moyens principaux de poursuivre leur oeuvre de charité et de zèle».  

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<I>La dévotion à l’Immaculée Conception</I>
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C’est dans ce contexte que la dévotion particulière au mystère de l’Immaculée-Conception de Marie se présente dans la vie de François de Laval comme un point de référence incontournable Celui-ci nourrit une dévotion solide à ce mystère de Marie. En voici les 
preuves.
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En 1658, François de Laval sera consacré évêque de Pétrée, Vicaire apostolique en Nouvelle France, en la fête de l'Immaculée.  Ce choix ne semble pas fortuit.  Dans la suite, il marquera de célébrations ou de fondations cette fête de l'Immaculée Conception.  
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La dévotion à l'Immaculée était à l’honneur dans la colonie.     François de Laval entre volontiers dans ce courant qui a marqué les origines de la Nouvelle France.  En 1664, le 15 septembre, il érige la paroisse de Québec sous le titre de l'Immaculée Conception, puis le 11 juillet 1666 il consacre la nouvelle cathédrale à l'Immaculée Conception et met tout son diocèse sous ce patronage.  En 1665, il reprend avec les prêtres de son Séminaire le voeu à l'Immaculée que les Pères jésuites faisaient depuis 1635.   Enfin en la vigile de la fête de l'Immaculée Conception le 7 décembre 1677, il inaugure le nouvel édifice du Séminaire de Québec. 
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<br />

Citons pour terminer cette énumération, ce merveilleux texte issu des missionnaires du Mississippi  à l’occasion du don d'un ciboire en or à la Mission des Illinois dont le P. Gravier s.j. remercie Mgr de Laval en écrivant: 
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« C'est votre mission, Monseigneur, puisqu'elle est sous la protection de l'Immaculée Conception de Notre Dame... Et quoique vous ayez toujours été le père de toutes nos missions, celle ci, Monseigneur, vous doit être attachée tout particulièrement et parce que c'est la mission de l'Immaculée Conception de la Vierge et par le beau présent que vous lui faites».
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<I>Application pour aujourd’hui</I>
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Que retenir de ce rapide parcours? 
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En cette fête de l’Immaculée Conception notre regard se tourne vers la richesse du salut apporté au monde, à notre monde par Jésus. Comme Marie c’est en le recevant nous-mêmes d’abord que nous serons ensuite en mesure de le partager avec ceux et celles qui nous sont confiés. La mission qui nous incombe avec urgence et qui incombe à tous les baptisés est celle d’une nouvelle évangélisation. Marie Immaculée peut être pour nous l’étoile de la nouvelle évangélisation, car elle a toujours su conduire à Jésus, le Sauveur comme elle l’a fait tout de suite après l’annonciation en se rendant visiter sa cousine Élisabeth. 
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<br />

Saint Bernard n’hésitait pas à lui donner un titre qui en latin est très évocateur. En effet, dans une homélie célèbre il la compare à une « aqueduc » aqua=eau ducere=conduire. N’est-elle pas celle qui conduit vers le Christ? N’est-elle pas la servante obéissante, qui se fait instrument au service du plan de salut de Dieu? N’est-elle pas ainsi le modèle de ceux et celles qui veulent servir? Le service peut prendre de multiples formes : auprès d’un époux ou d’une épouse, de ses enfants, dans la vie religieuse, dans la vie de prêtre? 
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<br />

Nos confrères qui signeront dans un instant leur engagement comme membres agrégés de la communauté des prêtres du Séminaire le font en offrant leur service à l’œuvre et à la mission du Séminaire pour répondre aux défis que rencontre l’annonce de l’Évangile aujourd’hui et en collaboration totale leur évêque.
 
<br />
<br />
<I>Conclusion</I>
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<br />

Voilà de belles raisons de célébrer le don de Dieu qui nous renouvelle sans cesse la présence de son Fils, Jésus dans le sacrement de l’Eucharistie. Présence vivante, présence toujours nouvelle, présence éternelle.
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<br />
Que Marie toujours attentive à son Fils et toujours tournée vers lui nous aide à laisser pénétrer en nous au cours de cette Eucharistie l’amour du Christ dont nul ne connaît la largeur, la hauteur ou la profondeur, cet amour fou qui lui fait donner sa vie toute entière pour faire la volonté de son Père.

<br /><br />
Amen ! 


<br /><br />
Hermann Giguère, prêtre<br />
Supérieur général du Séminaire de Québec <br />
Le 8 décembre 2006

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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