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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:24:09+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)</title>
   <updated>2016-06-05T04:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Ne-pleure-pas-Luc-7-11-17_a714.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2016-05-31T19:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C le 5 juin 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : I Rois 17, 17-24, Galates 1, 11-19 et Luc 7, 11-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471653-15194895.jpg?v=1463404052" alt="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)" title="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)" />
     </div>
     <div>
      Je vais commencer par une phrase à la manière de Charles Péguy. « Ce n'est pas votre peine et votre malheur que je veux, mais votre bonheur » dit Dieu. Comment peut-il alors abandonner cette pauvre veuve dont le seul soutien était un fils en santé, jeune et plein d'énergie? Et pourtant, la voici derrière son cercueil avec sa famille et des amis pour le porter en terre.       <br />
              <br />
       Jésus passe par là. Il est remué par ce cortège. Ce n'est sûrement pas la première fois qu'il voit un cortège funèbre, mais, cette fois-ci, il s'arrête. Regardons-le faire et entrons dans le message que le signe de la résurrection du fils de la veuve de Naïm nous révèle. Ce message tient en  un mot : miséricorde. Jésus transmet ici à travers ce signe une image de Dieu que le mot miséricorde illustre parfaitement.  Dans cette année jubilaire que le  pape François a consacré à la miséricorde, arrêtons-nous pour essayer de nous imprégner de celle-ci à la suite de Jésus.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le mot miséricorde</span>       <br />
              <br />
       La miséricorde descend de l’amour comme les enfants descendent des parents. Il ne peut y avoir d’amour sans miséricorde. C’est pourquoi Dieu qui est Amour est aussi Miséricorde. En effet dans le sein de la Trinité où l’amour est tout,  les « entrailles » de Dieu » [c’est le sens premier du mot hébreu <span style="font-style:italic">hesed</span> et du mot grec <span style="font-style:italic">eleios</span> qu’on a traduits par le mot miséricorde] sont celles d’un Père regardant son Fils qu’il aime et engendre dans l’amour qui est l’Esprit Saint. Dans ce mouvement d’amour naît comme une chaleur et une affection qui est la miséricorde. C’est « l’amour viscéral de Dieu » écrit le Père Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale depuis 30 ans [voir la référence à la fin du texte].        <br />
              <br />
       La miséricorde ne peut se séparer du mouvement d’amour en Dieu. « La miséricorde n’est rien d’autre qu’une nuance particulière de l’amour » précise le Père Cantalamessa [voir la référence à la fin du texte]. Ainsi lorsque l’amour de Dieu rejoint les êtres humains que nous sommes, il les enveloppe toujours de miséricorde.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, Jésus, le Fils de Dieu, dans ses gestes humains va montrer en plusieurs occasions, comme ici devant le cortège des funérailles du fils de la veuve de Naïm, son cœur miséricordieux. Jésus se fait un témoin et un messager de Dieu dont le nom est Amour et Miséricorde. Ses paroles «  Ne pleure pas » à la mère éplorée l’illustrent à merveille. Son cœur est touché et ému devant la douleur de cette femme. Il ne peut passer sans s’arrêter.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les gestes de miséricorde</span>       <br />
              <br />
       Et que va-t-il faire ? Il pose un geste de miséricorde. Ce geste a un côté spectaculaire, car il s’agit de ramener quelqu’un à la vie, ce qui n’est pas peu dire. Mais le geste de Jésus ne vise pas ici à manifester sa puissance divine. Il est un geste de proximité humaine et fraternelle. Il est saisi de pitié.       <br />
              <br />
       Jésus dit par ce geste : « Écoutez, je suis à côté d’une misère que je puis soulager. Je laisse non seulement mon cœur être touché, mais je joins le geste à la parole. Et je dis ‘Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi’ pour que le voyant revenu à la vie, vous sachiez vous retourner vers vos frères et sœurs et ramener à la vie ceux et celles qui sont dans la peine et le malheur, à l’exemple du prophète Élie invoquant le Seigneur pour le fils de la veuve chez qui il logeait et le lui rendant vivant ».       <br />
              <br />
       Tels sont les gestes de miséricorde qui sont des gestes concrets qui nous rendent miséricordieux à l’image du Dieu Amour et Miséricorde que nous aimons et vénérons.       <br />
              <br />
       La tradition de l’Église en a fait une liste que le pape François nous invite à fréquenter : « La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples  » écrit-il dans <span style="font-style:italic">Misericordiae Vultus</span>, Bulle d’Indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde 11 avril 2015 au numéro 15. Cette liste comprend quatorze gestes qu’on appelle les œuvres de miséricorde. Ils sont répartis en sept gestes de miséricorde corporelle  et sept gestes de miséricorde spirituelle.        <br />
              <br />
       Les œuvres de miséricorde corporelles sont :       <br />
       - donner à manger aux affamés,        <br />
       - donner à boire à ceux qui ont soif,        <br />
       - vêtir ceux qui sont nus,        <br />
       - accueillir les étrangers,        <br />
       - assister les malades,        <br />
       - visiter les prisonniers,        <br />
       - ensevelir les morts.        <br />
              <br />
       Et les œuvres de miséricorde spirituelles sont:        <br />
       - conseiller ceux qui sont dans le doute,        <br />
       - enseigner les ignorants,        <br />
       - avertir les pécheurs,        <br />
       - consoler les affligés,        <br />
       - pardonner les offenses,        <br />
       - supporter patiemment les personnes ennuyeuses,        <br />
       - prier Dieu pour les vivants et pour les morts.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui où l’on voit Jésus miséricordieux nous stimule à être nous aussi selon le thème du <span style="font-style:italic">Jubilé extraordinaire de la miséricorde</span> : « Miséricordieux comme le Père ». Cet évangile et cette année jubilaire nous invitent à poser des gestes. La miséricorde n’est pas un concept ou une idée, elle n’a rien d’abstrait, elle se pratique dans la vie concrète. C’est autour de nous qu’on rencontre ceux et celles qui sont dans le doute, ceux et celles qui sont étrangers, ceux et celles qui sont malades etc. Il y a un espace d'application très vaste pour les cœurs miséricordieux.       <br />
              <br />
       À l’exemple de sainte Faustine Kowalska (190 5-1938), qui a reçu de Jésus la mission de développer la dévotion à la miséricorde divine, laissons-nous imprégner de cette miséricorde divine en répétant comme elle nous l’a enseigné dans son <span style="font-style:italic">Journal</span> : « Jésus, j’ai confiance en toi » [en polonais « Jezu Ufam Tobie »]. C’est lui qui par son cœur miséricordieux, le Sacré-Cœur, que nous avons fêté vendredi dernier, nous fera voir les gestes à poser selon nos possibilités et selon les circonstances        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Messe aujourd’hui ouvre nos cœurs à ce mouvement d’amour et de miséricorde issu du cœur de Dieu qui nous a donné son Fils pour que nous puissions à notre tour devenir des fils et des filles de Dieu vivant dans l’action de grâces à la suite de Jésus sur les chemins du monde et reprenons ce refrain d’un vieux cantique encore bien populaire au Québec : « O Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ».        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       31 mai 2016       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Raniero Cantalamessa o.f.m. cap., Le regard de la miséricorde. Petit traité sur la miséricorde de Dieu et celle de l’homme, Éditions des Béatitude, Paris, Paris, 2016, p. 21 et p. 9
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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   <title>« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles </title>
   <updated>2012-09-17T21:51:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
   <published>2012-01-22T20:07:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour les funérailles d'un défunt en l'église de St-Joseph-de-Beauce le 21 janvier 2012 par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec .Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 11,17-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3700136-5467882.jpg?v=1327256675" alt="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " title="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " />
     </div>
     <div>
      Je suis arrêté souhaiter  la Bonne Année au défunt le samedi 7 janvier quelques jours avant son décès. Il m’a entretenu avec charme de ses premières années dans son commerce en me racontant comme il l’avait mis sur pied en 1938 et en se rappelant ses premières rencontres avec son épouse. Il me disait qu’il refaisait souvent le parcours de sa vie qu’il ne voyait plus très longue, ce qui est bien normal quand on approche de 97 ans, et il concluait : « Tu sais, tout compte fait, j’ai eu une belle vie. »  Il était serein et en paix.        <br />
              <br />
       Oui, il a eu une belle vie, une vie qui ne fut pas sans épreuves, sans sacrifices, mais une vie comme la vie des justes dont parle la première lecture, une vie « dans la main de Dieu »       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La foi,  une lumière sur la route </span>       <br />
              <br />
       Le défunt était de la race de ces croyantes et croyants pour qui la foi n’était pas seulement une convention encore moins une fuite dans l’imaginaire, mais une lumière constante sur leur route. comme le dit le psaume « Une lampe sur mes pas, ta Parole, une lumière sur ma route&quot; (Ps 118 [119], 105), une rencontre entretenue avec Dieu dans la vie quotidienne par la prière, l’attention à ses proches, par la fidélité à ce qu’on on appelé souvent le « devoir d’état ».       <br />
              <br />
       Je ne sais si notre ami lisait la Bible souvent, mais sa présence constante jusqu’à un âge avancé à la messe le dimanche, son attention aux homélies le remplissaient de la Parole de Dieu. Il reprendrait volontiers, j’en suis sûr, les paroles de Marthe à Jésus dans l’Évangile : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11, 27).       <br />
              <br />
       Vous voyez cette profession de foi de Marthe est celle que tous les chrétiens sont invités à faire de diverses façons au cours d’une vie. Professer sa foi n’est pas d’abord en faire étalage et s’en glorifier en rabaissant les autres, Professer sa foi c’est accepter de vivre une rencontre avec Jésus, de le questionner comme Marthe, de chercher des réponses et de rester ouverts à l’amour de Dieu qui nous rejoints tous qui que nous soyons.  Ainsi, c’est Dieu lui-même qui nous rend croyant, « juste » comme le dit la première lecture.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Professer sa foi aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Mais, me demanderez-vous, comment professer sa foi aujourd’hui?       <br />
              <br />
       Avoir la foi et la professer c’est d’abord témoigner de ce qui nous fait vivre dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans la suite du Christ. Ainsi, la foi ne s’impose pas, elle se propose. « Aujourd’hui, comme le répète souvent notre nouvel archevêque Mgr Lacroix, je n’ai pas envie d’imposer ma foi à quiconque, je veux seulement donner le témoignage de quelqu’un qui est heureux à la suite du Christ, qui remplit ma vie. C’est ça pour moi évangéliser aujourd’hui. »       <br />
              <br />
       L’attachement à la personne de Jésus voilà le cœur de la foi. Et pour le chrétien-croyant, ce Jésus qu’il suit n’est pas disparu pour toujours, non! Il est toujours vivant, il est ressuscité. Il est au milieu de nous : il est là dans le pauvre, le malade, le prisonnier, le délaissé. Rappelez-vous cette phrase de l’évangile de saint Mathieu : J’étais malade et vous m’avez visité, j’étais affamé et vous m’avez donné à manger…venez les bénis de mon Père.  « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (<span style="font-style:italic">Matthieu 25, 40</span>).       <br />
              <br />
       Notre ami décédé a su tout au cours de sa vie, mais surtout dans les 10 dernières années reconnaître le Christ dans son épouse malade et diminuée qu’il a accompagnée et soutenue sans jamais se décourager et avec un amour admirable. C’est Jésus qu’il a servi en elle. Il a entendu maintenant, j’en suis sûr, Jésus lui dire « Viens, béni de mon Père ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, comme je le disais au début de la messe, la mort est d’une certaine façon une « nouvelle naissance ». Mais cette « nouvelle naissance » est préparée. Nous vivrons pour toujours ce que nous avons commencé à vivre aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, prenons conscience à travers les signes du Pain et du Vin, présence réelle de Jésus, que la vie éternelle est déjà présente et qu’à la suite du Christ nous sommes entrés dans une vie nouvelle qui ne se terminera pas par la mort mais qui se transformera en vie éternelle…que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 21 janvier 2012
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)</title>
   <updated>2011-01-04T19:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-appel-et-la-vocation-Homelie-pour-une-messe-anniversaire-de-deces-d-un-pretre-Marc-2-13-17-La-vocation-de-Mathieu_a321.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2010-01-16T14:36:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Anicet Greco le 16 janvier 2010 à 10h30 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec, à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand. Textes de l'Écriture: Romains 8, 14-17 et Marc 2, 13-17 (la vocation de Mathieu).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1819937-2481759.jpg?v=1289459877" alt="«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)" title="«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)" />
     </div>
     <div>
      Monsieur l’abbé Greco avec son humour que vous avez bien connu disait souvent : « Je n’ai rien choisi des fonctions que j’ai exercées durant ma vie de prêtre. C’est le Seigneur qui a choisi pour moi. » Aussi, lorsque j’ai lu le passage de l’Évangile de Mathieu racontant l’appel et la vocation de celui-ci, je me suis dit :  « Quelle belle lecture pour cette messe anniversaire du décès de l’abbé Greco ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le mystère d’une vocation </span>       <br />
              <br />
       En effet, un prêtre demeure toujours quelqu’un qui se souvient avec émotion de cette parole de Jésus : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis » (Jean 15, 16). Devenir prêtre suppose toujours un choix et ce choix est d’abord une vocation, un appel.       <br />
              <br />
       C’est ce qu’illustre ce moment particulier où le publicain Lévi attire l’attention de Jésus : « En passant, Jésus aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts) ». Celui-ci est appelé par Jésus  qui lui dit : « Suis moi ». Lévi entend l’appel de Jésus et y répond sur le champ. « L'homme se leva et le suivit » (verset 14).        <br />
              <br />
       Sa réponse est pleine et entière et elle change toute sa vie. Il modifiera même son nom et on le connaîtra désormais sous le nom de Mathieu. Sa réponse l’engage dans une suite de Jésus qui l’amènera avec lui sur les routes de Galilée, puis en fera un témoin de la résurrection et un missionnaire proclamant dans les écrits qui lui sont attribués, l’Évangile selon saint Mathieu, la Seigneurie de son Maître bien-aimé.        <br />
              <br />
       Une très ancienne tradition nous dit que saint Mathieu prêcha surtout aux Juifs, qu’il écrivit pour eux son Évangile en araméen, la langue que parlait Jésus et que cet évangile fut traduit très tôt en grec. Saint Mathieu serait mort martyr en Éthiopie vers l’an 61 et on vénère ses restes à Salerne sur la  Côte amalfitaine en Italie où ils auraient été retrouvés au Xe siècle (4 mai 954).       <br />
              <br />
       Vous voyez comment une vocation comme celle de l’apôtre Mathieu et comme celle du prêtre c’est d’abord un appel qui engendre une réponse et une suite du Christ qui engage toute la vie. « Je vous ai choisis ».        <br />
              <br />
       Notre confrère et ami, Anicet, dans sa simplicité et son humilité n’avait pas peur de reconnaître qu’il portait dans son ministère la trace d’un Autre qui lui donnait vie et saveur, qui l’inspirait et qui le faisait rayonner. Soyez sûrs que la source de son ministère de prêtre n’a jamais été autre chose que ce désir de répondre le mieux possible à cet appel de sa vocation, traduit tout au cours de sa vie par de multiples appels auxquels il a répondu comme saint Mathieu « Me voici. »       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1819937-2481760.jpg?v=1289459877" alt="«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)" title="«  L’appel et la vocation » - Homélie pour une messe anniversaire de décès d`'un prêtre (Marc 2, 13-17 : La vocation de Mathieu)" />
     </div>
     <div>
      II – <span style="font-style:italic">Une destinée d’enfant de Dieu, cohéritier du Christ </span>       <br />
              <br />
       Peut-on aller plus loin dans le mystère d’une vie de prêtre toute entière mise au service de Dieu dans des circonstances difficiles parfois, mais toujours avec confiance et dans la joie ?       <br />
              <br />
       Il me semble que oui. En effet, toutes les vocations particulières dans l’Église s’appuient sur une seule et unique vocation qui rejoint tous les états de vie et les catégories de personnes : prêtres, diacres, évêque, gens mariés, jeunes, vieux, hommes, femmes, enfants,  Juifs, Grecs, noirs, blancs etc.        <br />
              <br />
       Cette vocation fondamentale et irremplaçable que Jésus nous a révélée est celle d’enfant de Dieu. Et saint Paul dans l’extrait choisi de sa lettre aux Romains qui a été lu dans la première lecture le rappelle avec force et du plus profond de son cœur : « L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : ‘ Abba !’ »       <br />
              <br />
       Oui, cet Esprit qui nous a été donnée est l’Esprit de Jésus qui nous a enseigné à prier en disant à Dieu « Notre Père » et qui avant de mourir sur la croix s’adresse à lui une dernière fois en disant : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23, 46). C’est cette phrase qui orne la fresque qui entoure la porte de la crypte des prêtres du Séminaire de Québec à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec : « In manus tuas, Domine, commendo spirituum meum. »       <br />
              <br />
       Je suis sûr que l’abbé Greco a vécu profondément cette belle réalité d’enfant de Dieu tout au cours de sa vie. Il l’a manifesté dans un abandon à Dieu comme un enfant dans des dernières années parmi nous, il l’a manifesté dans une piété fidèle et continuelle, il l’a manifesté dans sa compassion pour toutes les misères humaines qui l’émouvaient au plus haut point.       <br />
              <br />
       Entré par le baptême dans la famille des enfants de Dieu, le prêtre demeure dans son ministère un frère parmi les frères et les sœurs, un ami, un membre de la famille. Il n’est pas séparé, il est « avec ». C’est pourquoi, à la suite du Christ, il peut espérer partager l’héritage du Fils bien-aimé : « Puisque nous sommes enfants [de Dieu] nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » Héritiers avec le Christ, oui, nous sommes des cohéritiers.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ayant vécu le passage où cette vie qui est nôtre se transforme en vie éternelle, notre confrère et ami, Anicet, jouit déjà de cet héritage des filles et fils de Dieu que nous attendons dans la foi.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, comme le dit la si belle prière de saint Thomas d’Aquin, dans ce banquet sacré où l'on reçoit le Christ : « On célèbre le mémorial de sa passion, l'âme est remplie de grâce et, le gage de la gloire future nous est donné », cette gloire future que je vous souhaite à toutes et à tous.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       16 janvier 2010</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      __________________________       <br />
               <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Latin</span>       <br />
       O sacrum convivium!        <br />
       in quo Christus sumitur:        <br />
       recolitur memoria passionis ejus:        <br />
       mens impletur gratia:        <br />
       et futurae gloriae nobis pignus datur.        <br />
       Alleluia.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Français</span>       <br />
       O banquet sacré        <br />
       où l'on reçoit le Christ !        <br />
       On célèbre le mémorial de sa passion,        <br />
       l'âme est remplie de grâce et,        <br />
       de la gloire future,        <br />
       le gage nous est donné.        <br />
       Alleluia        <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-appel-et-la-vocation-Homelie-pour-une-messe-anniversaire-de-deces-d-un-pretre-Marc-2-13-17-La-vocation-de-Mathieu_a321.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles</title>
   <updated>2010-11-04T00:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Nous-serons-pour-toujours-avec-le-Seigneur-Homelie-pour-des-funerailles_a114.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/622691-760083.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-04-30T01:44:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/622691-760083.jpg?v=1289459899" alt="«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles" title="«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles" />
     </div>
     <div>
      Homélie pour un défunt, église de Sts-Anges (Beauce), 28 avril 2007. Textes de l'Écriture:  2 Thess,  4, 13-14, 17d-18; Lc,  24, 13-35; lecture brève 24, 13-16, 28-35.       <br />
              <br />
       Je commence par cette phrase d’un grand historien, Jean Delumeau, qui peut éclairer avec bonheur notre rassemblement autour de la dépouille de celui qui nous a quitté. « Parce que le christianisme donne à Jésus sa plus grande dimension, parce que la résurrection du Sauveur donne un sens et un avenir à notre parcours terrestre, si difficile soit-il parfois, je continue à m’attacher à lui. » (p. 14) Quelle belle profession de foi.  Une foi que plusieurs parmi nous partagent, même s’ils n’ont pas les mots savants de Jean Delumeau.       <br />
              <br />
       Oui, tous ces croyantes et croyants sont de la race de ceux que nous avons rencontrés en lisant l’extrait de l’évangile de saint Jean qui nous raconte l’épisode des disciples d’Emmaüs. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I- Un deuil et une séparation incontournables</span>       <br />
              <br />
       Les disciples d’Emmaüs témoignent d’une rencontre du Ressuscité bien particulière. Leur attachement à lui, qu’ils expriment avec coeur et en abondance, se voit confronté au mystère de l’absence. Ils ont beau parler de lui, se rappeler les moments heureux qu’ils ont vécus avec lui, son absence leur pèse lourd. Les mots restent bien en deçà de la rencontre de personne à personne qu’ils ont connue avec Jésus avant sa mort.       <br />
              <br />
       Ne sont-ils pas ainsi un peu comme nous avec ceux et celles que nous aimons et qui quittent pour toujours notre regard? Nos mots les font revivre, mais ils ne sont jamais que le rappel d’une absence qui nous va droit au cœur et que nous vivons dans le deuil et la séparation incontournables.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- Une rencontre inexprimable, mais bien réelle</span>       <br />
              <br />
       Mais revenons aux disciples d’Emmaüs. À mesure qu’ils partagent avec l’étranger qui les a rejoints, ils sentent en eux non plus seulement des mots qui montent, mais un je ne sais quoi de plus. « Nos cœurs n’étaient-ils pas brûlants? » constateront-ils plus tard? » Eh oui! pour eux dans la suite du récit, les mots laissent place à  une relation de personne à personne, à une rencontre inexprimable, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Bien sûr que l’absence physique demeure, mais elle n’empêche  pas la présence de la personne aimée. Ayant vécu la fin tragique de Jésus qui les prive d’une présence physique qui soutenait leur attachement à lui, celui-ci en prend pour son compte. « Nous pensions qu’il était celui qui nous sauverait, qui rétablirait la gloire d’Israël ». Des rêves brisés. Privés de cette présence physique, la tristesse les envahit. L’être humain a besoin de sentir, de toucher, de voir pour entrer en relation avec les personnes. Les disciples d’Emmaüs ne sont pas différents. Et pourtant l’étranger qui marche avec eux leur révèle que tout ne finit pas avec la mort physique.        <br />
              <br />
       Les disciples d’Emmaüs confrontés à une absence physique sont amenés sur un chemin différent et combien déroutant : celui de la foi. Ils sont les premiers des croyants. Et à ceux qui les suivent au temps de saint Paul, les Thessaloniciens, celui-ci rappelle qu’« il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance, Jésus nous le croyons est mort et ressuscité. » Rappel qui vaut encore pour nous au XXIe siècle. Oui, je vous le dis moi aussi « il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance, Jésus nous le croyons est mort et ressuscité. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- Le chemin de la foi vécue</span>       <br />
              <br />
       Voilà le défi auquel nous sommes tous confrontés : celui de la mort et de l’absence physique. Le chrétien, sans avoir toutes les réponses, prend le beau risque de la foi comme cet historien que je citais au début. Ce « beau risque » c’est celui de l’attachement à la personne de Jésus que nous reconnaissons toujours vivant et que nous retrouvons de diverses manières : dans l’autre que je regarde comme un frère et une sœur - « Aimez-vous les uns les autres »-, dans le pain et le vin partagé dans l’Eucharistie, dans le souffle de l’Esprit au cœur du plus petit, dans l’étranger, dans l’enfant qui pleure, dans le jeune qui se cherche etc.         <br />
              <br />
       Quel beau risque de chercher Jésus et de le chercher sans se lasser. La vie d’un chrétien n’est pas une « assurance tous risques ». Elle comporte ses moments d’hésitations, de doutes, de retards, de lenteurs, mais elle est remplie d’une espérance fondée sur la foi en la Résurrection du Jésus. « Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. »       <br />
              <br />
       Ce « beau risque » dont je viens de faire la description de façon très sommaire, le défunt que nous accompagnons, y a été plongé dès son enfance dans une famille croyante. Il a vécu comme les gens de sa génération les pratiques d’une église, disons-le, raide et sévère. Plus tard, dans les années 60 et 70, il ne comprenait pas comment et pourquoi les choses changeaient autant. À chaque fois que je le rencontrais, il me faisait part de ses questionnements toujours intéressants, mais je puis témoigner que, le dernier dimanche avant de mourir, lorsque je l’ai visité à l’hôpital, nous avons longuement parlé de la mort et de la foi qu’il avait conservée, une foi vive et confiante.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Devant le mystère de la mort physique, nous affirmons notre espérance fondée sur notre attachement à Jésus. Et pour manifester cet attachement nous refaisons les gestes que Jésus a fait avec les disciples d’Emmaüs et à la dernière Cène, car comme le dit saint Paul « chaque fois que vous faites cela, vous annoncez la mort et la résurrection du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ». Que cette célébration ouvre nos cœurs à cette présence mystérieuse de Jésus au moment où la disparition physique d’un être cher nous invite à chercher et découvrir l’au-delà des apparences et de l’absence.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre, p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 28 avril 2007
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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<!-- remplacé par le javascript  qui précède le 25 janvier 2009

<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Nous-serons-pour-toujours-avec-le-Seigneur-Homelie-pour-des-funerailles_a114.html" />
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