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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:24:28+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A : « La Samaritaine : l'eau vive, image du Baptême »</title>
   <updated>2026-03-04T20:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2026-03-04T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 3e dimanche du Carême Année A 08 mars 2023. Textes: Exode 17, 3-7, Romains 5, 1-2.5-8 et Jean 4, 5-42.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      À partir du troisième dimanche du Carême cette année (année liturgique A), les lectures  dominicales nous invitent à entrer dans un itinéraire baptismal. En effet du 3e au 5e dimanche du Carême on lit, dans l’évangile de saint Jean, les trois grands évangiles de l'initiation catéchuménale : la Samaritaine (<span style="font-style:italic">Jean</span> 4, 5-42); la guérison de l'aveugle-né  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 9, 1-41) ; la résurrection de Lazare  (<span style="font-style:italic">Jean</span> 11, 1-45). Ces évangiles servent depuis les débuts de l’Église à la formation des futurs baptisés à Pâques. Ceux-ci sont appelés « catéchumènes » et sont de plus en plus en plus nombreux aujourdhui.        <br />
              <br />
       Même si nous sommes baptisés depuis longtemps, entrons dans l’itinéraire baptismal qui nous est proposé. Faisons comme les catéchumènes, écoutons et regardons la scène qui vient d’être racontée.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène du puits</span>       <br />
              <br />
       Deux personnages sont au premier plan : Jésus et une femme, la Samaritaine.       <br />
              <br />
       Jésus est fatigué. Il s’assoit sur le bord d’un puits pour se reposer. Ses disciples s’en vont acheter des provisions. Il est seul. Le soleil le réchauffe. Il se laisse aller à ses pensées. Il ne se rend pas compte tout de suite de l’arrivée d’une femme.       <br />
              <br />
       Celle-ci dont on ne connait pas le nom vient puiser de l’eau pour sa maisonnée. Elle a un seau qu’elle désire descendre dans le puits. Mais la présence de Jésus la surprend et l’empêche de le faire. Ce qui la surprend encore plus c’est la question de Jésus « Donne-moi à boire ». Elle riposte sur le champ et lui dit : « Comment! Toi un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » Et Jésus de répondre : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ’Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ».       <br />
              <br />
       Quel renversement ! Toute une réponse. La suite du dialogue de Jésus avec cette femme est pour l’évangéliste saint Jean une occasion de nous livrer une conversation qui aboutit à la révélation de la proximité particulière de Jésus avec Dieu. En effet, en réponse à la femme qui lui dit « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand  il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses», Jésus lui dit « Je le suis, moi qui te parle. »        <br />
              <br />
       Cette révélation tombe à point pour  ceux et celles qui reçoivent le baptême. En effet, c’est par Jésus qu’est apportée et donnée  aux personnes baptisées la vie nouvelle en Dieu, qui les fait passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Cette vie nouvelle reçue au baptême est symbolisée par l’eau du puits. Celle-ci est  une image très parlante du sacrement du Baptême que recevront les catéchumènes adultes dans la Nuit pascale et que nous avons reçu à notre naissance, pour la plupart d'entre nous.        <br />
              <br />
       Que nous enseigne cette image de l'eau vive pour les futures personnes baptisées et pour les personnes baptisées que nous sommes ?         <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les fruits du baptême</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu, le signe de l'eau qui est versée sur la tête dans le sacrement du Baptême nous aide à comprendre que la grâce de Dieu purifie le baptisé. C'est le propre de l'eau de laver, de nettoyer, de purifier. L’eau du Baptême purifie. « Les baptisés ont " revêtu le Christ " (Ga 3, 27). Par l’Esprit Saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie (cf. 1 Co 6, 11 ; 12, 13) » écrit le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l'Église catholique</span> au numéro 1227. Le sacrement du Baptême vient nous purifier des péchés  qui ont obscurci le regard de l'humanité et qui pèsent sur tous, même si nous n'en sommes pas les auteurs. Notre humanité a besoin d'être rétablie dans sa beauté originelle. C'est ce que fait le Baptême par lequel Dieu nous dit que nous sommes son enfant, qu'il nous aime et qu'il nous aimera toujours, car son amour est éternel. « Tu as du prix à mes yeux et je t'aime » dit-il à chaque nouveau baptisé.       <br />
              <br />
       En deuxième lieu, le signe de l'eau invite à nous laisser remplir par la vie même de Dieu qui nous est donnée par le Baptême. Comme le dit Jésus à la Samaritaine « celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ».  L'eau du Baptême étanche toutes les soifs. Notre vie est remplie de toutes sortes de soifs comme la soif d’être aimé, la soif d’être reconnu, la soif de pouvoir être utile dans le monde etc. et par-dessus tout la soif de Dieu. Certaines soifs cependant sont des pièges comme l’argent, la débauche, la rancune, l’envie etc.  Jésus vient par l’eau du baptême combler les plus belles soifs qui sont dans les personnes. Par le Baptême, le chrétien est rempli de la grâce de Dieu. À la suite du Christ qui est passé de la mort à la vie, dans sa Passion et sa Résurrection, il entre dans une  vie nouvelle. Il peut dire comme le fait saint Paul « Ma vie c'est le Christ » (<span style="font-style:italic">Galates</span> 2, 20).       <br />
              <br />
       La troisième chose à retenir du signe de l'eau vive que nous pouvons appliquer au Baptême à partir de la conversation de Jésus avec la Samaritaine, c'est que l'eau donnée par le Jésus est une eau « jaillissant en vie éternelle ». Elle est source de vie éternelle. Comme le dit saint Paul, par le Baptême le chrétien reçoit les prémices (les arrhes) de la vie éternelle (II <span style="font-style:italic">Corinthiens</span> 5, 5). La grâce de la vie nouvelle qui est reçue au Baptême est la vie éternelle déjà commencée. La vie nouvelle qu’apporte le baptême va bien au-delà de ce que l’on peut toucher du doigt. Il s’agit d’une transformation totale de notre être qui est un commencement jamais terminé. C’est la vie de Dieu qui s’actualise au jour le jour dans la personne baptisée que nous sommes, vivant pour Dieu comme le Christ et avec le Christ avant de le rencontrer dans la gloire céleste lorsque nous le verrons face à face comme dit saint Paul.        <br />
              <br />
       Voici trois beaux fruits du Baptême  représentés par le signe de l'eau vive        <br />
       - qui nous purifie et qui fait resplendir notre beauté d'enfant de Dieu (Tu as du prix à mes yeux)       <br />
       - qui apaise les soifs d'amour de toutes sortes en nous unissant au Christ dans une vie nouvelle (Tu n'auras plus jamais soif)       <br />
       - et qui est une vie éternelle déjà commencée ici-bas  (Vous avez reçu les prémices de la vie éternelle).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment laisser l'eau vive de notre Baptême produire tous ses fruits en nous ? Pour le faire, nous sommes invités à retenir l'enseignement qui se dégage de la première lecture car nous sommes un peu comme Moïse, remplis de doutes et d'hésitations. Le Seigneur nous dit comme il le dit à Moïse « Moi je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ».       <br />
              <br />
       L’eau vive est là. Elle peut sortir du rocher. Mais il est important de la désirer, de frapper le rocher. Comme la Samaritaine, disons à Jésus ce matin « Seigneur donne-moi à boire… Seigneur donne-moi de cette eau que je n’aie plus soif ».        <br />
              <br />
       Notre Carême est pour nous cette année un itinéraire baptismal. Nous sommes invités à renouveler nos engagements de personnes baptisées en affirmant notre foi en Jésus et en faisant de notre mieux pour le suivre selon nos vocations comme époux ou épouse, comme parents, comme enfants, comme bénévoles en pastorale, comme célibataires, comme travailleurs, comme responsables de services etc. Demandons au Seigneur que le chemin du Carême cette année soit pour nous un chemin de conversion et de renouveau dans notre vie de personne baptisée.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe nous rapproche de  Jésus qui nous a montré le chemin en donnant sa vie pour nous alors que nous étions pécheurs. Comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs ». Avec lui, par l'eau du Baptême, nous sommes morts au péché et ressuscités à une vie nouvelle d'amour, de joie, de paix, de partage et de don.        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mars 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 10 mars 2020-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Donne-nous de l’eau à boire » (Ex 17, 3-7)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           dans le désert, le peuple, manquant d’eau,       <br />
       souffrit de la soif.       <br />
       Il récrimina contre Moïse et dit :       <br />
       « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?       <br />
       Était-ce pour nous faire mourir de soif       <br />
       avec nos fils et nos troupeaux ? »       <br />
           Moïse cria vers le Seigneur :       <br />
       « Que vais-je faire de ce peuple ?       <br />
       Encore un peu, et ils me lapideront ! »       <br />
           Le Seigneur dit à Moïse :       <br />
       « Passe devant le peuple,       <br />
       emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,       <br />
       prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,       <br />
       et va !       <br />
       Moi, je serai là, devant toi,       <br />
       sur le rocher du mont Horeb.       <br />
       Tu frapperas le rocher,       <br />
       il en sortira de l’eau,       <br />
       et le peuple boira ! »       <br />
       Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.       <br />
              <br />
           Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)       <br />
       et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),       <br />
       parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,       <br />
       et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :       <br />
       « Le Seigneur est-il au milieu de nous,       <br />
       oui ou non ? »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)       <br />
       R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,       <br />
       mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)       <br />
              <br />
       Venez, crions de joie pour le Seigneur,       <br />
       acclamons notre Rocher, notre salut !       <br />
       Allons jusqu’à lui en rendant grâce,       <br />
       par nos hymnes de fête acclamons-le !       <br />
              <br />
       Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,       <br />
       adorons le Seigneur qui nous a faits.       <br />
       Oui, il est notre Dieu ;       <br />
       nous sommes le peuple qu’il conduit.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?       <br />
       « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,       <br />
       où vos pères m’ont tenté et provoqué,       <br />
       et pourtant ils avaient vu mon exploit. »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 1-2.5-8)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
           Alors que nous n’étions encore capables de rien,       <br />
       le Christ, au temps fixé par Dieu,       <br />
       est mort pour les impies que nous étions.       <br />
           Accepter de mourir pour un homme juste,       <br />
       c’est déjà difficile ;       <br />
       peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.       <br />
           Or, la preuve que Dieu nous aime,       <br />
       c’est que le Christ est mort pour nous,       <br />
       alors que nous étions encore pécheurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-42)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !       <br />
       Donne-moi de l’eau vive :       <br />
       que je n’aie plus soif.       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Sagesse éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?       <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Va, appelle ton mari, et reviens. »       <br />
           La femme répliqua :       <br />
       « Je n’ai pas de mari. »       <br />
       Jésus reprit :       <br />
       « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :       <br />
                   des maris, tu en a eu cinq,       <br />
       et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;       <br />
       là, tu dis vrai. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
           À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;       <br />
       ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.       <br />
       Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »       <br />
       ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »       <br />
              <br />
           La femme, laissant là sa cruche,       <br />
       revint à la ville et dit aux gens :       <br />
           « Venez voir un homme       <br />
       qui m’a dit tout ce que j’ai fait.       <br />
       Ne serait-il pas le Christ ? »       <br />
           Ils sortirent de la ville,       <br />
       et ils se dirigeaient vers lui.       <br />
              <br />
           Entre-temps, les disciples l’appelaient :       <br />
       « Rabbi, viens manger. »       <br />
           Mais il répondit :       <br />
       « Pour moi, j’ai de quoi manger :       <br />
       c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »       <br />
           Les disciples se disaient entre eux :       <br />
       « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « Ma nourriture,       <br />
       c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé       <br />
       et d’accomplir son œuvre.       <br />
           Ne dites-vous pas :       <br />
       ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?       <br />
       Et moi, je vous dis :       <br />
       Levez les yeux       <br />
       et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.       <br />
       Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :       <br />
       il récolte du fruit pour la vie éternelle,       <br />
       si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.       <br />
           Il est bien vrai, le dicton :       <br />
       ‘L’un sème, l’autre moissonne.’       <br />
           Je vous ai envoyés moissonner       <br />
       ce qui ne vous a coûté aucun effort ;       <br />
       d’autres ont fait l’effort,       <br />
       et vous en avez bénéficié. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,       <br />
       à cause de la parole de la femme       <br />
       qui rendait ce témoignage :       <br />
       « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,       <br />
       près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.       <br />
           Là se trouvait le puits de Jacob.       <br />
       Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.       <br />
       C’était la sixième heure, environ midi.       <br />
           Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Donne-moi à boire. »       <br />
           – En effet, ses disciples étaient partis à la ville       <br />
       pour acheter des provisions.       <br />
           La Samaritaine lui dit :       <br />
       « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,       <br />
       à moi, une Samaritaine ? »       <br />
       – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Si tu savais le don de Dieu       <br />
       et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,       <br />
       c’est toi qui lui aurais demandé,       <br />
       et il t’aurait donné de l’eau vive. »       <br />
           Elle lui dit :       <br />
       « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,       <br />
       et le puits est profond.       <br />
       D’où as-tu donc cette eau vive ?         <br />
           Serais-tu plus grand que notre père Jacob       <br />
       qui nous a donné ce puits,       <br />
       et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Quiconque boit de cette eau       <br />
       aura de nouveau soif ;       <br />
           mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai       <br />
       n’aura plus jamais soif ;       <br />
       et l’eau que je lui donnerai       <br />
       deviendra en lui une source d’eau       <br />
       jaillissant pour la vie éternelle. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Seigneur, donne-moi de cette eau,       <br />
       que je n’aie plus soif,       <br />
       et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.       <br />
           Je vois que tu es un prophète !...       <br />
           Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,       <br />
       et vous, les Juifs, vous dites       <br />
       que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Femme, crois-moi :       <br />
       l’heure vient       <br />
       où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem       <br />
       pour adorer le Père.       <br />
           Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;       <br />
       nous, nous adorons ce que nous connaissons,       <br />
       car le salut vient des Juifs.       <br />
           Mais l’heure vient – et c’est maintenant –       <br />
       où les vrais adorateurs       <br />
       adoreront le Père en esprit et vérité :       <br />
       tels sont les adorateurs que recherche le Père.       <br />
           Dieu est esprit,       <br />
       et ceux qui l’adorent,       <br />
       c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »       <br />
           La femme lui dit :       <br />
       « Je sais qu’il vient, le Messie,       <br />
       celui qu’on appelle Christ.       <br />
       Quand il viendra,       <br />
       c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Je le suis,       <br />
       moi qui te parle. »       <br />
              <br />
           Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,       <br />
       ils l’invitèrent à demeurer chez eux.       <br />
       Il y demeura deux jours.       <br />
           Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire       <br />
       à cause de sa parole à lui,       <br />
           et ils disaient à la femme :       <br />
       « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit       <br />
       que nous croyons :       <br />
       nous-mêmes, nous l’avons entendu,       <br />
       et nous savons que c’est vraiment lui       <br />
       le Sauveur du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-Careme-Annee-A-La-Samaritaine-l-eau-vive-image-du-Bapteme_a1109.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <updated>2025-01-15T02:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961910-60626064.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-21T13:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11. Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961910-60626064.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »</title>
   <updated>2025-01-07T19:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-C-Toi-tu-es-mon-Fils-bien-aime_a1214.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989917-59469565.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-07T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C le 12 janvier 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Isaïe 40, 1-5.9-11, Tite 1,11-14; 3,4-7 et Luc 3, 15-16.21-22.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989917-59469565.jpg?v=1636163759" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons vécu dimanche dernier la fête de l'Épiphanie. Aujourd'hui avec la solennité du Baptême du Seigneur, nous célébrons une  théophanie (du grec théos – Dieu et phanein – éclairer) c'est-à-dire une manifestation de Dieu, une illumination ou un éclairage sur ce qu'il fait pour nous.  <!--Pour méditer cette belle scène que l’évangile selon saint Luc vient de nous raconter, retenons trois mots qui la résument bien : désert, eau et paroles-->       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La prédication de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Cette scène se produit au désert où prêche <!--Commençons par le désert. J’ai retenu ce mot à cause de--> Jean-Baptiste qui est celui qu’annonce le prophète Isaïe que  nous avons entendu dans la première lecture lorsqu’il dit : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu ».       <br />
              <br />
       C’est la mission de Jean-Baptiste de préparer le chemin du Seigneur, de tracer une route pour notre Dieu qui vient sauver son Peuple en lui envoyant son Fils Bien-Aimé, que le prophète Isaïe dans ses enseignements appelle « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu-avec-nous » (Isaïe 7, 1).  Jean-Baptiste a été consacré dès sa naissance pour cette mission de préparation du chemin du Seigneur.        <br />
              <br />
       Devenu adulte, il s’isole dans les déserts autour de Jérusalem qui bordent le fleuve le Jourdain. On nous le présente ailleurs dans l’évangile comme quelqu’un de détaché de lui-même, tout entier à sa mission, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage, vêtu de poil de chameaux avec une ceinture de cuir autour des reins (Marc 1, 6), à l’écoute des signes que Dieu lui fait. Il est bien conscient qu’il doit attendre Celui que Dieu envoie et qui n’est pas lui-même : « Il est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales ».       <br />
              <br />
       Le désert où il vit est le lieu de toutes les possibilités. C’est à travers le désert que Dieu a fait cheminer son Peuple pour l’amener à la Terre promise et c’est dans le désert que Jean-Baptiste appelle à la conversion. Éloignés de la vie ordinaire, les gens qui le rejoignent se laissent interpeller. Ils ne sont pas surpris de son enseignement car, comme lui, ils attendent Celui qui doit venir.        <br />
              <br />
       Pour vivre cette attente, un geste important leur est proposé par Jean-Baptiste : le baptême.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un geste de conversion : le baptême</span>       <br />
              <br />
       <!--C’est là qu’intervient l’eau qui est le deuxième mot que j’ai retenu-->Le baptême de Jean consiste à inviter les gens à entrer dans l’eau du Jourdain qui est versée sur les personnes acceptant ainsi de se laisser purifier par Dieu pour que  leur attente de Celui qui vient soit dégagée des égoïsmes, des orgueils et des vanités qui risquent de les enfermer dans leur satisfaction de faire partie du Peuple élu. Le baptême de Jean-Baptiste est un geste de conversion.       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste en reprenant les paroles d’Isaïe invite au changement d'attitudes,  à la « métanoia », à un nouveau départ : « Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! »       <br />
              <br />
       Ce message de conversion retentit avec force, car Jean-Baptiste dans sa vie dépouillée est l’image parfaite du juif croyant qui n'a pas d’autre attente que celle de voir l'Envoyé de son Seigneur, le Messie attendu. Vivant à une époque où Israël est sous la domination de Rome, il ne cherche pas de chef militaire ou politique. Il s’inscrit dans le message des prophètes d’Israël qui annoncent la venue d’un Messie-Serviteur qui transforme l’histoire d’Israël.<!-- et que Dieu a choisi de toute éternité.-->       <br />
              <br />
       Et au moment où il donne le baptême à Jésus qui s’est mêlé simplement aux personnes présentes, le choix de Dieu retentit. Des paroles se font entendre, et un signe matériel sous la forme d’une colombe se produit.        <br />
              <br />
       Le voilà le Messie-Serviteur, l'Élu de Dieu.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La théophanie </span>       <br />
              <br />
       Cet agencement du récit de saint Luc s’appelle une théophanie, une manifestation de Dieu, comme nous l'avons dit en commençant. Ce qui était un baptême parmi d’autres devient un événement qui  marquera la vie de Jésus de façon indélébile. Au sortir de son baptême, il prend conscience qu’il est particulièrement aimé de Dieu. Il fait partie des personnes que Jean baptise, mais il s’en distingue par cette attention que lui porte Dieu et qu’exprime, dans le récit de saint Luc,  une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ».       <br />
              <br />
       Cette voix n’est pas faite de sons uniquement, elle exprime une réalité fondamentale dans la mission de Jésus. L’image de la colombe renvoie à l’Esprit Saint qui en est la source. Ainsi dans cette théophanie, Jésus sort de l’ombre car il est Celui qui doit venir, le Fils même de Dieu qu’il appellera son Père car il y a entre Dieu et lui un lien unique comme celui d'un père qui regarde son fils : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ». Cette révélation se complète dans l'affirmation qui l’accompagne « en toi, je trouve ma joie ». Cette joie c’est le débordement de l’amour de Dieu, cet amour par lequel Dieu s’aime lui-même et ce qui est extérieur à lui qu’on appelle « agapè » ou « charité ». Cet « agapè » remplira totalement  Jésus au point qu’il dira avant de mourir : «  Il n’y a pas de plus grand amour de que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». (Jean 15, 13)        <br />
              <br />
       Les disciples de saint Paul avaient bien compris le sens de la mission de Jésus et le texte de la <span style="font-style:italic">Lettre à Tite</span> en donne un résumé saisissant en mettant notre baptême en relation avec celle-ci. Je me contenterai de relire la fin de ce passage que nous fournit la deuxième lecture ce matin et qui est on ne peut plus clair.  Voici ce passage : « Lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,    il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. »       <br />
              <br />
       Voilà où aboutit la mission de Jésus qui s’inaugure aujourd’hui par son baptême dans le Jourdain : « nous rendre justes par la grâce de Dieu et nous faire devenir héritiers de la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans chaque Eucharistie nous nous unissions de façon réelle à Jésus dans sa mission que nous partageons. Baptisés en Lui, avec Lui nous vivons tout entiers pour Dieu. La célébration de sa Mort et de sa Résurrection sous les signes du Pain et du Vin consacrés est une proclamation qu’il est toujours vivant. Nous en témoignons aujourd’hui, chacun et chacune à notre façon dans nos vies quotidiennes, par une foi renouvelée et agissante « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Corinthiens 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 janvier 2025       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 8 janvier 2019 et  4 janvier 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur se révélera, et tout être de chair verra » (Is 40, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Consolez, consolez mon peuple,       <br />
       – dit votre Dieu –       <br />
           parlez au cœur de Jérusalem.       <br />
       Proclamez que son service est accompli,       <br />
       que son crime est expié,       <br />
       qu’elle a reçu de la main du Seigneur       <br />
       le double pour toutes ses fautes.       <br />
              <br />
           Une voix proclame :       <br />
       « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;       <br />
       tracez droit, dans les terres arides,       <br />
       une route pour notre Dieu.       <br />
           Que tout ravin soit comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline abaissées !       <br />
       que les escarpements se changent en plaine,       <br />
       et les sommets, en large vallée !       <br />
           Alors se révélera la gloire du Seigneur,       <br />
       et tout être de chair verra       <br />
       que la bouche du Seigneur a parlé. »       <br />
              <br />
           Monte sur une haute montagne,         <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.       <br />
       Élève la voix avec force,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.       <br />
       Élève la voix, ne crains pas.       <br />
       Dis aux villes de Juda :       <br />
       « Voici votre Dieu ! »       <br />
               Voici le Seigneur Dieu !       <br />
       Il vient avec puissance ;       <br />
       son bras lui soumet tout.       <br />
       Voici le fruit de son travail avec lui,       <br />
       et devant lui, son ouvrage.       <br />
           Comme un berger, il fait paître son troupeau :       <br />
       son bras rassemble les agneaux,       <br />
       il les porte sur son cœur,       <br />
       il mène les brebis qui allaitent.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 103 (104), 1c-3a, 3bc-4, 24-25, 27-28, 29-30)       <br />
       R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! (Ps 103, 1)       <br />
              <br />
       Revêtu de magnificence,       <br />
       tu as pour manteau la lumière !       <br />
       Comme une tenture, tu déploies les cieux,       <br />
       tu élèves dans leurs eaux tes demeures.       <br />
              <br />
       Des nuées, tu te fais un char,       <br />
       tu t’avances sur les ailes du vent ;       <br />
       tu prends les vents pour messagers,       <br />
       pour serviteurs, les flammes des éclairs.       <br />
              <br />
       Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !       <br />
       Tout cela , ta sagesse l’a fait ;       <br />
            la terre s’emplit de tes biens.       <br />
       Voici l’immensité de la mer,       <br />
       son grouillement innombrable d’animaux grands et petits.       <br />
              <br />
       Tous, ils comptent sur toi       <br />
       pour recevoir leur nourriture au temps voulu.       <br />
       Tu donnes : eux, ils ramassent ;       <br />
       tu ouvres la main : ils sont comblés.       <br />
              <br />
       Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ;       <br />
       tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
             et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint » (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           Lorsque Dieu, notre Sauveur,       <br />
       a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,       <br />
           il nous a sauvés,       <br />
       non pas à cause de la justice de nos propres actes,       <br />
       mais par sa miséricorde.       <br />
       Par le bain du baptême, il nous a fait renaître       <br />
       et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.       <br />
           Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,       <br />
       par Jésus Christ notre Sauveur,       <br />
           afin que, rendus justes par sa grâce,       <br />
       nous devenions en espérance       <br />
       héritiers de la vie éternelle.       <br />
              <br />
        – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit » (Lc 3, 15-16.21-22)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici venir un plus fort que moi,       <br />
       proclame Jean Baptiste ;       <br />
       c’est lui qui vous baptisera       <br />
       dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes       <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »       <br />
              <br />
           Comme tout le peuple se faisait baptiser       <br />
       et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,       <br />
       le ciel s’ouvrit.       <br />
           L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,       <br />
       descendit sur Jésus,       <br />
       et il y eut une voix venant du ciel :       <br />
       « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;       <br />
       en toi, je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-C-Toi-tu-es-mon-Fils-bien-aime_a1214.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »</title>
   <updated>2023-03-12T21:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-A-L-aveugle-ne-voir-et-croire_a1110.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238277-49012639.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-03-14T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche du Carême (Année A) 19 mars 2023. Textes: 1 Samuel 16, 1b.6-7.10-13a, Ephésiens 5, 8-14 et Jean 9, 1-41.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238277-49012639.jpg?v=1675690497" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année A : « L’aveugle-né : voir et croire »" />
     </div>
     <div>
      En ce 4e dimanche du Carême, la liturgie continue de nous proposer une catéchèse sur le baptême. Ce matin c’est le miracle de la guérison de l’aveugle-né dont nous avons écouté le récit très coloré et très théâtral.  Comme tous les miracles de Jésus celui-ci est un signe. Le récit qui en est fait est assez long et il est difficile de commenter des textes aussi longs que celui-ci. Dans une homélie, il faut veiller à en rechercher l’application pour aujourd’hui. C’est ce que nous allons faire en suivant le parcours que l’aveugle-né a suivi pour arriver à dire « Je crois, Seigneur ».       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le contexte de l’action : des ténèbres à la lumière</span>       <br />
              <br />
       L’aveugle-né enfermé dans sa cécité depuis sa naissance représente l’humanité refermée sur elle-même par le mal et par le péché d’Adam.        <br />
              <br />
       Pour saint Ambroise, Jésus qui est la lumière du monde amène cette lumière au sein de la boue avec laquelle il guérit l'aveugle, image de la boue dont se sert son Père afin de créer l'Homme dans le livre de la Genèse. Le Christ envoie l'aveugle se laver. Ce geste devient ainsi  le signe du baptême, sacrement par lequel Dieu donne sa lumière à l'humanité qui la réclame à grands cris.  Par la guérison de l'aveugle-né, Jésus donne la vue aux aveugles que nous sommes.       <br />
              <br />
       L’humanité sortie de Dieu dans toute sa beauté a été corrompue par l’Adversaire de Dieu, Satan, en se laissant dévier de ce qu’elle est dans la pensée et l’amour de Dieu. Créature intelligente, la personne humaine a été dotée de la liberté par Dieu, une liberté qui lui permet de sortir des ténèbres et de voir la lumière qui est en elle par la grâce de Dieu.       <br />
              <br />
       Ainsi, elle passe de la cécité intérieure à la lumière intérieure de l’amour de Dieu pour les personnes qui comme l’aveugle-né crient vers lui. Jésus vient ouvrir les yeux du cœur. Il fait découvrir l’Autre qui est Dieu et l’autre que sont nos frères et sœurs. L’illumination intérieure se traduit par un regard extérieur renouvelé.  C’est ce que les pharisiens se refusent à faire.       <br />
              <br />
       C’est ce que les futurs baptisés font ce matin dans une cérémonie qu’on appelle un scrutin (voir note à la fin). C’est ce que nous sommes invités à faire nous aussi : « Sortir de nos ténèbres et laisser entrer la lumière du Christ en nous ». Certes nous l’avons déjà fait, mais il faut continuellement le refaire. Le temps du Carême à chaque année est là pour cela.        <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La scène </span>       <br />
              <br />
       Revenons à l’aveugle-né. Les yeux de l’aveugle-né s’ouvrent comment?        <br />
              <br />
       Par des gestes que Jésus fait et des paroles qu’il dit. Jésus fait de la boue, il la met sur les  yeux de l’aveugle et il lui dit « Va te laver à la piscine de Siloé. » L’aveugle se laisse appliquer la boue sur les yeux et il entend les paroles de Jésus. Ces paroles sont celles du Messager de Dieu, du Fils de Dieu, qui en l’envoyant à la piscine de Siloé le recrée, le refait,  lui donne la vie en plénitude. Dieu fait irruption dans sa vie et le bouscule.       <br />
               <br />
       Une fois sa vision retrouvée, l’aveugle-né est confronté à l’incrédulité des autorités : les pharisiens qui le questionnent et ne croient pas à son témoignage. Enfermés dans leurs lois et leurs règlements ils refusent de voir l’action de Dieu dans cet homme.       <br />
               <br />
       Voir n’est pas seulement une fonction physique. Voir c’est aussi une  vision spirituelle, une vision qui envahit le cœur et l’intelligence.  C’est ce qui se produit dans le Baptême chrétien qu’on appelait  dans les premiers siècles de l’Église une « illumination » .       <br />
              <br />
       Comme à l’aveugle-né, Jésus me demande : « Crois-tu au Fils de l’homme ? ». Et si je lui dis : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus me répondra: « Tu le vois, et c’est lui qui te parle ».  À l’exemple de l’aveugle-né, comme baptisés, nous sommes invités à refaire notre profession de foi en disant nous aussi « Je crois, Seigneur ! ».        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic">L’illumination de la foi</span>       <br />
               <br />
       La foi n’est pas d’abord un ensemble de dogmes et de vérités à croire (bien qu’elle en contienne plusieurs), mais, avant tout, elle est la rencontre et l’adhésion à une personne à qui je fais confiance totalement. Cette personne c’est Jésus. Il l’affirme clairement au début de notre évangile lorsqu’il dit « aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (verset 5).        <br />
              <br />
       Que faisons-nous de cette lumière, de cette « illumination » ?        <br />
              <br />
       Nous sommes renvoyés à notre liberté reçue de Dieu dans sa création de l’humanité. C’est grâce à un choix libre accessible à tous et à toutes  que nous pouvons recevoir la lumière, l'«illumination» en ouvrant notre cœur à celui est la « vraie Lumière » et en croyant en lui.        <br />
              <br />
       Les pharisiens ont refusé Jésus et ils sont carrément condamnés. « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » demandent-ils à Jésus. Et Jésus leur répond : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure ». En d’autres termes : « Si vous reconnaissiez vos ténèbres et votre besoin d’illumination intérieure, vous seriez comme des gens en recherche, mais lorsque vous dites ‘nous voyons', vous fermez la porte à toute recherche et à toute écoute, vous prenez votre cécité pour de la lumière ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Carême, éclairé par les paroles et les exemples de Jésus que la liturgie nous propose, nous donne une foi encore plus agissante et vivante. À chaque jour, au volant de notre voiture, en bus ou en métro, dans les moments de pause, prenons un moment pour lui dire qu’il est celui qui nous éclaire et que nous désirons le suivre généreusement. Ravivons en nous le don reçu au baptême, cette flamme qui risque parfois d'être étouffée. Nourrissons-la de la prière et de l'amour du prochain       <br />
              <br />
       Personnes limitées, pécheurs, les aveuglements nous guettent toujours, mais nous pouvons compter sur la grâce du Christ pour nous donner ou nous redonner la lumière intérieure qu’il est venu apporter au monde.        <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 21 mars 2017-->       <br />
              <br />
       ---------------------------------       <br />
              <br />
       Dans le vocabulaire ecclésial, le mot "scrutin" rassemble trois sens : c’est une célébration au cours de laquelle le candidat au baptême est appelé à se placer devant la grandeur de l’appel de Dieu, examiné sur sa progression dans la vie chrétienne et encouragé à lutter contre le mal.       <br />
              <br />
       Pendant la période du Carême qui est l’ultime préparation au Baptême à la Vigile pascale, l’Église offre aux catéchumènes trois rites pénitentiels que l’on appelle « scrutins ». Le mot évoque le discernement entre la lumière et les ténèbres. Les « appelés » sont invités à la conversion, à se tourner vers le Seigneur pour se voir à sa lumière.       <br />
              <br />
       Le rituel recommande de célébrer ces trois scrutins, solennellement, les 3ème, 4ème et 5ème dimanches de carême où on on a rétabli pour l’année A, les évangiles traditionnels de l’initiation chrétienne : Samaritaine, Aveugle-né, Lazare ressuscité. Les   baptisés ont à vivre cette dimension de conversion avec les catéchumènes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       David reçoit l’onction comme roi d’Israël (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)       <br />
       Lecture du premier livre de Samuel       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !       <br />
       Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,       <br />
       car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »       <br />
           Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,       <br />
       il se dit :       <br />
       « Sûrement, c’est lui le messie,       <br />
       lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »       <br />
           Mais le Seigneur dit à Samuel :       <br />
       « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,       <br />
       car je l’ai écarté.       <br />
       Dieu ne regarde pas comme les hommes :       <br />
       les hommes regardent l’apparence,       <br />
       mais le Seigneur regarde le cœur. »       <br />
           Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,       <br />
       et Samuel lui dit :       <br />
       « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »       <br />
           Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « N’as-tu pas d’autres garçons ? »       <br />
       Jessé répondit :       <br />
       « Il reste encore le plus jeune,       <br />
       il est en train de garder le troupeau. »       <br />
       Alors Samuel dit à Jessé :       <br />
       « Envoie-le chercher :       <br />
       nous ne nous mettrons pas à table       <br />
       tant qu’il ne sera pas arrivé. »       <br />
           Jessé le fit donc venir :       <br />
       le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.       <br />
       Le Seigneur dit alors :       <br />
       « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »       <br />
           Samuel prit la corne pleine d’huile,       <br />
       et lui donna l’onction au milieu de ses frères.       <br />
       L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)       <br />
       R/ Le Seigneur est mon berger :       <br />
       rien ne saurait me manquer. (cf. Ps 22, 1)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est mon berger :       <br />
       je ne manque de rien.       <br />
       Sur des prés d’herbe fraîche,       <br />
       il me fait reposer.       <br />
              <br />
       Il me mène vers les eaux tranquilles       <br />
       et me fait revivre ;       <br />
       il me conduit par le juste chemin       <br />
       pour l’honneur de son nom.       <br />
              <br />
       Si je traverse les ravins de la mort,       <br />
       je ne crains aucun mal,       <br />
       car tu es avec moi :       <br />
       ton bâton me guide et me rassure.       <br />
              <br />
       Tu prépares la table pour moi       <br />
       devant mes ennemis ;       <br />
       tu répands le parfum sur ma tête,       <br />
       ma coupe est débordante.       <br />
              <br />
       Grâce et bonheur m’accompagnent       <br />
       tous les jours de ma vie ;       <br />
       j’habiterai la maison du Seigneur       <br />
       pour la durée de mes jours.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera » (Ep 5, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           autrefois, vous étiez ténèbres ;       <br />
       maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;       <br />
       conduisez-vous comme des enfants de lumière       <br />
           – or la lumière       <br />
       a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –       <br />
           et sachez reconnaître       <br />
       ce qui est capable de plaire au Seigneur.       <br />
           Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,       <br />
       elles ne produisent rien de bon ;       <br />
       démasquez-les plutôt.       <br />
           Ce que ces gens-là font en cachette,       <br />
       on a honte même d’en parler.       <br />
           Mais tout ce qui est démasqué       <br />
       est rendu manifeste par la lumière,       <br />
           et tout ce qui devient manifeste est lumière.       <br />
       C’est pourquoi l’on dit :       <br />
       Réveille-toi, ô toi qui dors,       <br />
       relève-toi d’entre les morts,       <br />
       et le Christ t’illuminera.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1-41)       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus. !       <br />
       Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui me suit aura la lumière de la vie.       <br />
       Gloire et louange à toi       <br />
       Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Ses disciples l’interrogèrent :       <br />
       « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,       <br />
       pour qu’il soit né aveugle ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Ni lui, ni ses parents n’ont péché.       <br />
       Mais c’était pour que les œuvres de Dieu       <br />
       se manifestent en lui.       <br />
           Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,       <br />
       tant qu’il fait jour ;       <br />
       la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.       <br />
           Aussi longtemps que je suis dans le monde,       <br />
       je suis la lumière du monde. »       <br />
           Cela dit, il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           Et on lui demandait :       <br />
       « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,       <br />
       il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :       <br />
       ‘Va à Siloé et lave-toi.’       <br />
       J’y suis donc allé et je me suis lavé ;       <br />
       alors, j’ai vu. »       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       « Et lui, où est-il ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Je ne sais pas. »       <br />
              <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
           Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Or, les Juifs ne voulaient pas croire       <br />
       que cet homme avait été aveugle       <br />
       et que maintenant il pouvait voir.       <br />
       C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents       <br />
           et leur demandèrent :       <br />
       « Cet homme est bien votre fils,       <br />
       et vous dites qu’il est né aveugle ?       <br />
       Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »       <br />
           Les parents répondirent :       <br />
       « Nous savons bien que c’est notre fils,       <br />
       et qu’il est né aveugle.       <br />
           Mais comment peut-il voir maintenant,       <br />
       nous ne le savons pas ;       <br />
       et qui lui a ouvert les yeux,       <br />
       nous ne le savons pas non plus.       <br />
       Interrogez-le,       <br />
       il est assez grand pour s’expliquer. »       <br />
           Ses parents parlaient ainsi       <br />
       parce qu’ils avaient peur des Juifs.       <br />
       En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord       <br />
       pour exclure de leurs assemblées       <br />
       tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.       <br />
           Voilà pourquoi les parents avaient dit :       <br />
       « Il est assez grand, interrogez-le ! »       <br />
              <br />
           Pour la seconde fois,       <br />
       les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,       <br />
       et ils lui dirent :       <br />
       « Rends gloire à Dieu !       <br />
       Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Est-ce un pécheur ?       <br />
       Je n’en sais rien.       <br />
       Mais il y a une chose que je sais :       <br />
       j’étais aveugle, et à présent je vois. »       <br />
           Ils lui dirent alors :       <br />
       « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »       <br />
           Il leur répondit :       <br />
       « Je vous l’ai déjà dit,       <br />
       et vous n’avez pas écouté.       <br />
       Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?       <br />
       Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »       <br />
           Ils se mirent à l’injurier :       <br />
       « C’est toi qui es son disciple ;       <br />
       nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.       <br />
           Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;       <br />
       mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »       <br />
           L’homme leur répondit :       <br />
       « Voilà bien ce qui est étonnant !       <br />
       Vous ne savez pas d’où il est,       <br />
       et pourtant il m’a ouvert les yeux.       <br />
           Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,       <br />
       mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.       <br />
           Jamais encore on n’avait entendu dire       <br />
       que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.       <br />
           Si lui n’était pas de Dieu,       <br />
       il ne pourrait rien faire. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           Jésus dit alors :       <br />
       « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :       <br />
       que ceux qui ne voient pas       <br />
       puissent voir,       <br />
       et que ceux qui voient       <br />
       deviennent aveugles. »       <br />
           Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui       <br />
       entendirent ces paroles et lui dirent :       <br />
       « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Si vous étiez aveugles,       <br />
       vous n’auriez pas de péché ;       <br />
       mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,       <br />
       votre péché demeure. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       en sortant du Temple,       <br />
           Jésus vit sur son passage       <br />
       un homme aveugle de naissance.       <br />
           Il cracha à terre       <br />
       et, avec la salive, il fit de la boue ;       <br />
       puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Va te laver à la piscine de Siloé »       <br />
       – ce nom se traduit : Envoyé.       <br />
       L’aveugle y alla donc, et il se lava ;       <br />
       quand il revint, il voyait.       <br />
              <br />
           Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant       <br />
       – car il était mendiant –       <br />
       dirent alors :       <br />
       « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »       <br />
           Les uns disaient :       <br />
       « C’est lui. »       <br />
       Les autres disaient :       <br />
       « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »       <br />
       Mais lui disait :       <br />
       « C’est bien moi. »       <br />
           On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.       <br />
       Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue       <br />
       et lui avait ouvert les yeux.       <br />
           À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.       <br />
       Il leur répondit :       <br />
       « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,       <br />
       et je vois. »       <br />
           Parmi les pharisiens, certains disaient :       <br />
       « Cet homme-là n’est pas de Dieu,       <br />
       puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »       <br />
       D’autres disaient :       <br />
       « Comment un homme pécheur       <br />
       peut-il accomplir des signes pareils ? »       <br />
       Ainsi donc ils étaient divisés.       <br />
           Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :       <br />
       « Et toi, que dis-tu de lui,       <br />
       puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »       <br />
       Il dit :       <br />
       « C’est un prophète. »       <br />
           Ils répliquèrent :       <br />
       « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,       <br />
       et tu nous fais la leçon ? »       <br />
       Et ils le jetèrent dehors.       <br />
              <br />
           Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.       <br />
       Il le retrouva et lui dit :       <br />
       « Crois-tu au Fils de l’homme ? »       <br />
           Il répondit :       <br />
       « Et qui est-il, Seigneur,       <br />
       pour que je croie en lui ? »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu le vois,       <br />
       et c’est lui qui te parle. »       <br />
           Il dit :       <br />
       « Je crois, Seigneur ! »       <br />
       Et il se prosterna devant lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-A-L-aveugle-ne-voir-et-croire_a1110.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <updated>2023-01-03T04:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60107185-44032944.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-11T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60107185-44032944.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
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       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » </title>
   <updated>2023-01-14T13:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69669425-48683430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-10T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A 15 janvier 2023. Textes: Isaïe 49, 3.5-6, I Corinthiens1, 1-3 et Jean 1, 29-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69669425-48683430.jpg?v=1671765212" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " />
     </div>
     <div>
      L’évangile  de saint Jean ne raconte rien de la vie de Jésus avant sa rencontre avec son cousin Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain. Ce qui nous est présenté aujourd’hui au début du récit de la vie et de la prédication de Jésus, c’est le moment où la vie de Jésus a pris un tournant qui sera sans retour en arrière et qui le mènera jusqu’à la  Passion où il mourra sur la croix pour ressusciter trois jours plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons d’un peu plus près ce qu’a été ce tournant fondamental dans la vie de Jésus       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Un jeune juif comme les autres </span>       <br />
              <br />
       Nous savons par les autres évangélistes, notamment, saint Luc, que Jésus a été élevé à Nazareth auprès de son père, Joseph, et de sa mère, Marie  et avec la nombreuse parenté dont parlent les évangiles en plusieurs endroits.. C’est là, qu’après son adolescence dont saint Luc raconte un épisode, celui de la disparition et du recouvrement de Jésus au Temple de Jérusalem  lors d’un pèlerinage (<span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-50), il a grandi  « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes  » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 52).       <br />
              <br />
       Il semblerait qu’il soit demeuré avec ses parents comme un bon enfant juif. Il exerçait le même métier que son père Joseph : le métier de charpentier (<span style="font-style:italic">Marc</span> 6, 3  et <span style="font-style:italic">Mathieu </span>13, 55).       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui va l’amener à quitter Nazareth pour venir se faire baptiser par Jean-Baptiste? On peut penser qu’il s’agit d’une décision mûrement réfléchie. Jésus est vraisemblablement dans la trentaine. Ses perceptions de la religion juive qu’il connaît bien et qu’il pratique avec ferveur lui indiquent une voie qui le rejoint et qui éveille ce qui est déjà en lui par la main de Dieu. Il se sent destiné à autre chose qu'au métier de charpentier.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut penser qu’après une bonne réflexion et un bon discernement, il décide, en ces jours où il entend parler de son cousin qui prêche sur les bords du Jourdain, de prendre son courage à deux mains, pourrait-on dire, et de se lancer sans filet de secours, de s'engager dans un tournant où il accepte d’avance de ne  revenir en arrière pour aucune raison.       <br />
              <br />
       Nous avons donc devant nous un homme mûr, dans la trentaine, qui décide par lui-même de se manifester comme serviteur de Dieu. Il est enflammé par le désir de consacrer sa vie au service du Dieu de l'Alliance avec Abraham, du Dieu de son peuple, du Dieu qui remplit sa vie depuis toujours. Il le fait de son plein gré. C’est une décision humaine généreuse comme chez bien d’autres personnes avant lui.        <br />
              <br />
        Ce qui est différent ce sont les résultats immédiats de cette décision que l’évangile nous présente.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La manifestation de l’Esprit en Jésus</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons le témoignage de Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu … si je suis venu baptiser dans l’eau c’est pour qu’il soit manifesté à Israël... J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit ‘ Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint. Moi, j’ai vu et je rends témoignage que c’est lui le Fils de Dieu ».       <br />
              <br />
       « C’est lui le Fils de Dieu ». Le jeune juif de Nazareth, venu humblement se consacrer à Dieu, entend cette révélation extraordinaire. Il ne peut qu’en être bouleversé au plus haut point. Le tournant qui l’a amené sur les bords du Jourdain prend une direction qui lui donne un éclairage nouveau sur ce qu’il est et ce que Dieu attend de Lui. Ces mots résonnent pour lui comme quelque chose qu’il sentait en lui depuis longtemps. Ils sont une confirmation de ce qu’il vit dans son être profond.       <br />
              <br />
       Il ne s’agit plus d’un tournant comme un changement de carrière, il s’agit ici d’un tournant qui touche l’être même de la personne. Vous avez peut-être déjà vécu des situations un peu semblables. Par exemple, vous vous rapprochez d’une personne ou vous fréquentez un groupe, vous vous y engagez et hop ! vous avez la vocation, vous avez le feu sacré, vous êtes dans votre élément, vous êtes comblés. C’est un exemple, mais qui est encore bien loin de ce que Jésus vit sur les bords du Jourdain. Il n’est pas seulement comblé. Son être est profondément touché. Il l’est au point où il sera pour toujours consacré à faire la volonté de son Père et à la manifester à ses contemporains et au monde entier par ses disciples après la Pentecôte.        <br />
              <br />
       Comme le dit Jean-Baptiste, c’est lui le Fils de Dieu et nul ne pourra connaître le Père si ce n’est par lui (<span style="font-style:italic">Jean</span> 10, 30). En ce moment, tout est là, mais c’est au cours des années à venir que cette réalité se laissera mieux découvrir par Jésus et qu’elle le mènera sur les chemins de la Palestine pour annoncer l’amour de Dieu, son Père, pour l’humanité tout entière. Comme l'annonce le prophète Isaïe dans la première lecture en mettant les paroles suivantes dans la bouche du Seigneur : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Après avoir médité sur la venue de Dieu à la crèche de Bethléem dans un enfant nouveau-né, nous sommes maintenant invités à regarder non plus un enfant, mais un homme adulte qui se lance dans un chemin inédit et qui décide d’aller jusqu’au bout sur ce chemin.       <br />
              <br />
       Le jeune juif de Nazareth s’est transformé en un homme qui se sent investi par l’Esprit d’une mission à nulle autre pareille : révéler au monde l'amour d’un Dieu Père qui amènera à leur achèvement les promesses de l’Alliance faite  avec Abraham, Isaac et Jacob, avec le peuple d'Israël.        <br />
              <br />
       Son message risque de créer des peurs ou des oppositions. C’est ce qui se passera au cours des années de la vie publique et de la prédication de Jésus, comme nous le verrons dans les dimanches qui viennent, avant de culminer dans le drame de la Passion où l’Agneau sera immolé.       <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à fixer nos  yeux sur Jésus, à le regarder avec attention dans ses gestes d'homme qui nous révèlent les attentes de Dieu sur lui et sur ceux et celles qui voudront bien le suivre.        <br />
              <br />
       L’appel à le suivre retentit encore de nos jours. Sommes-nous  prêts nous aussi à prendre les tournants que Dieu nous prépare? Ils peuvent être de toutes sortes : réconciliation, pardon, acceptation d’une maladie, d’une diminution, de la mort, de l’incompréhension, de la venue d'un enfant, du départ de ses parents pour une résidence de personnes âgées etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène. Soyons assurés que dans nos décisions de prendre les tournants qui se présentent dans nos vies, l’Esprit de Jésus sera toujours là et que notre abandon permettra à Dieu de transformer ce qui doit l’être et de faire grandir en nous celui ou celle qu’il a aimé de toute éternité, car, comme le dit si bien le prophète Isaïe dans la première lecture, c’est Lui qui nous a façonné de toute éternité . <!--Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène et soyons sûr de la présence assurée de l'Esprit qui repose sur nous comme il reposait sur Jésus pour qu'à son exemple nous nous abandonnions totalement à la volonté de Dieu sur nous. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       <!--homélie du 15 publiée le 10 janvier 2017 et le 14 janvier 2020-->       <br />
       10 janvier 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Commentaire reçu d'un fidèle lecteur       <br />
              <br />
       Bonjour Hermann, ce  texte d’homélie me rappelle à un travail de collégial que j’avais intitulé</span> La foi de Jésus.<span style="font-style:italic">Mon professeur m’avait indiqué que c’était une bizarre d’idée de parler ainsi de Jésus comme un croyant puisqu’il était Fils de Dieu. Cependant de lire les évangiles avec l’intention de tenter de lire la foi de cet homme-là, juif, croyant, spirituel, bien ancré dans la réalité de son temps, visionnaire aussi, et de le voir se découvrir fils, au fil des jours, fils de Dieu tout en étant fils de Marie et Joseph. Et il a tenu des propos révolutionnaires sur la justice, la recherche de vérité, la relation intime  au Père (Quand tu veux prier, entre dans ta chambre , ferme la porte. N’en fais pas l’étalage pour être vu), l’attention au plus petit, le jugement sur la profondeur des actes posés, tant de propos qui culminent dans les béatitudes. J’ai depuis longtemps pensé que ce n’est pas un petit enfant qu’on rencontre dans la crèche, mais l’espoir qu’on met en lui : l’attente n’est pas finie, elle commence, déjà là, mais  encore à venir. Et ce regard me porte à penser que c’est le même regard qu’il faut porter sur soi-même et notre prochain. Bonne journée. Alain</span>        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur m’a dit :       <br />
       « Tu es mon serviteur, Israël,       <br />
       en toi je manifesterai ma splendeur. »       <br />
           Maintenant le Seigneur parle,       <br />
       lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère       <br />
       pour que je sois son serviteur,       <br />
       que je lui ramène Jacob,       <br />
       que je lui rassemble Israël.       <br />
       Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,       <br />
       c’est mon Dieu qui est ma force.       <br />
           Et il dit :       <br />
       « C’est trop peu que tu sois mon serviteur       <br />
       pour relever les tribus de Jacob,       <br />
       ramener les rescapés d’Israël :       <br />
       je fais de toi la lumière des nations,       <br />
       pour que mon salut parvienne       <br />
       jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)       <br />
       R/ Me voici, Seigneur,       <br />
       je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
              <br />
       Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,       <br />
       tu as ouvert mes oreilles ;       <br />
       tu ne demandais ni holocauste ni victime,       <br />
       alors j’ai dit : « Voici, je viens. »       <br />
              <br />
       Dans le livre, est écrit pour moi       <br />
       ce que tu veux que je fasse.       <br />
       Mon Dieu, voilà ce que j’aime :       <br />
       ta loi me tient aux entrailles.       <br />
              <br />
       Vois, je ne retiens pas mes lèvres,       <br />
       Seigneur, tu le sais.       <br />
       J’ai dit ton amour et ta vérité       <br />
       à la grande assemblée.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Paul, appelé par la volonté de Dieu       <br />
       pour être apôtre du Christ Jésus,       <br />
       et Sosthène notre frère,       <br />
           à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,       <br />
       à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus       <br />
       et sont appelés à être saints       <br />
       avec tous ceux qui, en tout lieu,       <br />
       invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       leur Seigneur et le nôtre.       <br />
              <br />
           À vous, la grâce et la paix,       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Le Verbe s’est fait chair,       <br />
       il a établi parmi nous sa demeure.       <br />
       À tous ceux qui l’ont reçu,       <br />
       il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           voyant Jésus venir vers lui,       <br />
       Jean le Baptiste déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde ;       <br />
           c’est de lui que j’ai dit :       <br />
       L’homme qui vient derrière moi       <br />
       est passé devant moi,       <br />
       car avant moi il était.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas ;       <br />
       mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,       <br />
       c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »       <br />
           Alors Jean rendit ce témoignage :       <br />
       « J’ai vu l’Esprit       <br />
       descendre du ciel comme une colombe       <br />
       et il demeura sur lui.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas,       <br />
       mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :       <br />
       ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,       <br />
       celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’       <br />
           Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :       <br />
       c’est lui le Fils de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »</title>
   <updated>2022-01-06T19:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-C-Toi-tu-es-mon-Fils-bien-aime_a1044.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60059336-44011159.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-01-04T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C le 9 janvier 2022 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Isaïe 40, 1-5.9-11, Tite 1,11-14; 3,4-7 et Luc 3, 15-16.21-22.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60059336-44011159.jpg?v=1636163759" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année C : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons vécu dimanche dernier la fête de l'Épiphanie. Aujourd'hui avec la solennité du Baptême du Seigneur, nous célébrons une  théophanie (du grec théos – Dieu et phanein – éclairer) c'est-à-dire une manifestation de Dieu, une illumination ou un éclairage sur ce qu'il fait pour nous.  <!--Pour méditer cette belle scène que l’évangile selon saint Luc vient de nous raconter, retenons trois mots qui la résument bien : désert, eau et paroles-->       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> La prédication de Jean-Baptiste</span>       <br />
              <br />
       Cette scène se produit au désert où prêche <!--Commençons par le désert. J’ai retenu ce mot à cause de--> Jean-Baptiste qui est celui qu’annonce le prophète Isaïe que  nous avons entendu dans la première lecture lorsqu’il dit : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu ».       <br />
              <br />
       C’est la mission de Jean-Baptiste de préparer le chemin du Seigneur, de tracer une route pour notre Dieu qui vient sauver son Peuple en lui envoyant son Fils Bien-Aimé, que le prophète Isaïe dans ses enseignements appelle « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu-avec-nous » (Isaïe 7, 1).  Jean-Baptiste a été consacré dès sa naissance pour cette mission de préparation du chemin du Seigneur.        <br />
              <br />
       Devenu adulte, il s’isole dans les déserts autour de Jérusalem qui bordent le fleuve le Jourdain. On nous le présente ailleurs dans l’évangile comme quelqu’un de détaché de lui-même, tout entier à sa mission, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage, vêtu de poil de chameaux avec une ceinture de cuir autour des reins (Marc 1, 6), à l’écoute des signes que Dieu lui fait. Il est bien conscient qu’il doit attendre Celui que Dieu envoie et qui n’est pas lui-même : « Il est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales ».       <br />
              <br />
       Le désert où il vit est le lieu de toutes les possibilités. C’est à travers le désert que Dieu a fait cheminer son Peuple pour l’amener à la Terre promise et c’est dans le désert que Jean-Baptiste appelle à la conversion. Éloignés de la vie ordinaire, les gens qui le rejoignent se laissent interpeller. Ils ne sont pas surpris de son enseignement car, comme lui, ils attendent Celui qui doit venir.        <br />
              <br />
       Pour vivre cette attente, un geste important leur est proposé par Jean-Baptiste : le baptême.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un geste de conversion : le baptême</span>       <br />
              <br />
       <!--C’est là qu’intervient l’eau qui est le deuxième mot que j’ai retenu-->Le baptême de Jean consiste à inviter les gens à entrer dans l’eau du Jourdain qui est versée sur les personnes acceptant ainsi de se laisser purifier par Dieu pour rendre leur attente de Celui qui vient dégagée des égoïsmes, des orgueils et des vanités qui risquent de les enfermer dans leur satisfaction de faire partie du Peuple élu. Le baptême de Jean-Baptiste est un geste de conversion.       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste en reprenant les paroles d’Isaïe invite au changement d'attitudes,  à la « métanoia », à un nouveau départ : « Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! »       <br />
              <br />
       Ce message de conversion retentit avec force, car Jean-Baptiste dans sa vie dépouillée est l’image parfaite du juif croyant qui n'a pas d’autre attente que celle de voir l'Envoyé de son Seigneur, le Messie attendu. Vivant à une époque où Israël est sous la domination de Rome, il ne cherche pas de chef militaire ou politique. Il s’inscrit dans le message des prophètes d’Israël qui annoncent la venue d’un Messie-Serviteur qui transforme l’histoire d’Israël.<!-- et que Dieu a choisi de toute éternité.-->       <br />
              <br />
       Et au moment où il donne le baptême à Jésus qui s’est mêlé simplement aux personnes présentes, le choix de Dieu retentit. Des paroles se font entendre, et un signe matériel sous la forme d’une colombe se produit.        <br />
              <br />
       Le voilà le Messie-Serviteur, l'Élu de Dieu.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La théophanie </span>       <br />
              <br />
       Cet agencement du récit de saint Luc s’appelle une théophanie, une manifestation de Dieu, comme nous l'avons dit en commençant. Ce qui était un baptême parmi d’autres devient un événement qui  marquera la vie de Jésus de façon indélébile. Au sortir de son baptême, il prend conscience qu’il est particulièrement aimé de Dieu. Il fait partie des personnes que Jean baptise, mais il s’en distingue par cette attention que lui porte Dieu et qu’exprime, dans le récit de saint Luc,  une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ».       <br />
              <br />
       Cette voix n’est pas faite de sons uniquement, elle exprime une réalité fondamentale dans la mission de Jésus. L’image de la colombe renvoie à l’Esprit Saint qui en est la source. Ainsi dans cette théophanie, Jésus sort de l’ombre car il est Celui qui doit venir, le Fils même de Dieu qu’il appellera son Père car il y a entre Dieu et lui un lien unique comme celui d'un père qui regarde son fils : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ». Cette révélation se complète dans l'affirmation qui l’accompagne « en toi, je trouve ma joie ». Cette joie c’est le débordement de l’amour de Dieu, cet amour par lequel Dieu s’aime lui-même et ce qui est extérieur à lui qu’on appelle « agapè » ou « charité ». Cet « agapè » remplira totalement  Jésus au point qu’il dira avant de mourir : «  Il n’y a pas de plus grand amour de que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». (Jean 15, 13)        <br />
              <br />
       Les disciples de saint Paul avaient bien compris le sens de la mission de Jésus et le texte de la <span style="font-style:italic">Lettre à Tite</span> en donne un résumé saisissant en mettant notre baptême en relation avec celle-ci. Je me contenterai de relire la fin de ce passage que nous fournit la deuxième lecture ce matin et qui est on ne peut plus clair.  Voici ce passage : « Lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,    il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. »       <br />
              <br />
       Voilà où aboutit la mission de Jésus qui s’inaugure aujourd’hui par son baptême dans le Jourdain : « nous rendre justes par la grâce de Dieu et nous faire devenir héritiers de la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans chaque Eucharistie nous nous unissions de façon réelle à Jésus dans sa mission que nous partageons. Baptisés en Lui, avec Lui nous vivons tout entiers pour Dieu. La célébration de sa Mort et de sa Résurrection sous les signes du Pain et du Vin consacrés est une proclamation qu’il est toujours vivant. Nous en témoignons aujourd’hui, chacun et chacune à notre façon dans nos vies quotidiennes, par une foi renouvelée et agissante « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Corinthiens 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
        4 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 8 janvier 2019-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur se révélera, et tout être de chair verra » (Is 40, 1-5.9-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Consolez, consolez mon peuple,       <br />
       – dit votre Dieu –       <br />
           parlez au cœur de Jérusalem.       <br />
       Proclamez que son service est accompli,       <br />
       que son crime est expié,       <br />
       qu’elle a reçu de la main du Seigneur       <br />
       le double pour toutes ses fautes.       <br />
              <br />
           Une voix proclame :       <br />
       « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;       <br />
       tracez droit, dans les terres arides,       <br />
       une route pour notre Dieu.       <br />
           Que tout ravin soit comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline abaissées !       <br />
       que les escarpements se changent en plaine,       <br />
       et les sommets, en large vallée !       <br />
           Alors se révélera la gloire du Seigneur,       <br />
       et tout être de chair verra       <br />
       que la bouche du Seigneur a parlé. »       <br />
              <br />
           Monte sur une haute montagne,         <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.       <br />
       Élève la voix avec force,       <br />
       toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.       <br />
       Élève la voix, ne crains pas.       <br />
       Dis aux villes de Juda :       <br />
       « Voici votre Dieu ! »       <br />
               Voici le Seigneur Dieu !       <br />
       Il vient avec puissance ;       <br />
       son bras lui soumet tout.       <br />
       Voici le fruit de son travail avec lui,       <br />
       et devant lui, son ouvrage.       <br />
           Comme un berger, il fait paître son troupeau :       <br />
       son bras rassemble les agneaux,       <br />
       il les porte sur son cœur,       <br />
       il mène les brebis qui allaitent.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 103 (104), 1c-3a, 3bc-4, 24-25, 27-28, 29-30)       <br />
       R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! (Ps 103, 1)       <br />
              <br />
       Revêtu de magnificence,       <br />
       tu as pour manteau la lumière !       <br />
       Comme une tenture, tu déploies les cieux,       <br />
       tu élèves dans leurs eaux tes demeures.       <br />
              <br />
       Des nuées, tu te fais un char,       <br />
       tu t’avances sur les ailes du vent ;       <br />
       tu prends les vents pour messagers,       <br />
       pour serviteurs, les flammes des éclairs.       <br />
              <br />
       Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !       <br />
       Tout cela , ta sagesse l’a fait ;       <br />
            la terre s’emplit de tes biens.       <br />
       Voici l’immensité de la mer,       <br />
       son grouillement innombrable d’animaux grands et petits.       <br />
              <br />
       Tous, ils comptent sur toi       <br />
       pour recevoir leur nourriture au temps voulu.       <br />
       Tu donnes : eux, ils ramassent ;       <br />
       tu ouvres la main : ils sont comblés.       <br />
              <br />
       Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ;       <br />
       tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
             et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint » (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
            la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           Lorsque Dieu, notre Sauveur,       <br />
       a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,       <br />
           il nous a sauvés,       <br />
       non pas à cause de la justice de nos propres actes,       <br />
       mais par sa miséricorde.       <br />
       Par le bain du baptême, il nous a fait renaître       <br />
       et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.       <br />
           Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,       <br />
       par Jésus Christ notre Sauveur,       <br />
           afin que, rendus justes par sa grâce,       <br />
       nous devenions en espérance       <br />
       héritiers de la vie éternelle.       <br />
              <br />
        – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit » (Lc 3, 15-16.21-22)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici venir un plus fort que moi,       <br />
       proclame Jean Baptiste ;       <br />
       c’est lui qui vous baptisera       <br />
       dans l’Esprit Saint et le feu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,       <br />
       et tous se demandaient en eux-mêmes       <br />
       si Jean n’était pas le Christ.       <br />
           Jean s’adressa alors à tous :       <br />
       « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;       <br />
       mais il vient, celui qui est plus fort que moi.       <br />
       Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.       <br />
       Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »       <br />
              <br />
           Comme tout le peuple se faisait baptiser       <br />
       et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,       <br />
       le ciel s’ouvrit.       <br />
           L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,       <br />
       descendit sur Jésus,       <br />
       et il y eut une voix venant du ciel :       <br />
       « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;       <br />
       en toi, je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-C-Toi-tu-es-mon-Fils-bien-aime_a1044.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »</title>
   <updated>2024-01-09T14:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-B-Une-inauguration-a-nulle-autre-pareille_a1160.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/76400495-54595007.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-01-05T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B. Cette année la fête ne pouvant se faire le dimanche elle est reportée au lundi 8 janvier 2023. Textes : Isaïe 55, 1-11, 1 Jean 5, 1-9 et Marc 1, 7-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/76400495-54595007.jpg?v=1606083023" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez probablement participé à une inauguration d'un monument, d'un édifice ou du mandat de quelqu’un pour une nouvelle fonction : député, maire etc. Tous ces événements ont en commun un format particulier, à quelques exceptions près. En premier lieu, on rappelle le chemin qui a mené là, en deuxième lieu, on présente l'événement en l'entourant soit d'un décorum particulier soit d'éléments d'animation comme une vidéo par exemple, enfin, en troisième lieu, une inauguration nous projette en avant dans un avenir en partie inconnu.       <br />
              <br />
       Ce format s'applique admirablement au Baptême du Seigneur, le Baptême de Jésus dans le Jourdain, que nous fêtons aujourd'hui. Cet événement est un événement inaugural, l’inauguration du ministère de Jésus. C'est ainsi que le voit l'évangéliste saint Marc qui le place au tout début de son évangile Reprenons, si vous le voulez bien, les trois aspects d'une inauguration signalés il y a un instant.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : un événement attendu</span>       <br />
              <br />
       Le premier aspect : quel est le chemin qui a mené jusque-là ?       <br />
              <br />
       Le Baptême de Jésus s'est préparé depuis longtemps. En effet, les prophètes et le dernier de ceux-ci, Jean-Baptiste, qui précède Jésus sur les bords du Jourdain espéraient et annonçaient la venue d'un Sauveur. Leur foi ne se laissait pas ébranler même lorsque tout paraissait perdu. Isaïe en témoigne ici dans la première lecture. « Consolez mon peuple…Voici votre Dieu… Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. »       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste, lui, reconnaît que les temps sont venus où Dieu va manifester de façon éclatante son amour pour ses enfants en leur envoyant son Fils lui-même. C'est le grand mérite de Jean-Baptiste d'avoir su reconnaître en Jésus l'Envoyé du Père, celui qu'on attendait. « Moi, je vous baptise avec de l’eau : mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. » lit-on dans l’évangile qui vient d’être proclamé.       <br />
              <br />
       Liturgiquement, cette solennité du Baptême du Seigneur arrive à la fin du temps de Noël et dans le sillage de l'Épiphanie, la manifestation du Christ aux nations. Elle est, elle aussi, une manifestation de la mission de Jésus pour le salut du monde dont elle marque l’inauguration publique de façon percutante.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : une scène puissante et resplendissante</span>       <br />
              <br />
       Comment se passe cette inauguration du ministère de Jésus? C'est le deuxième aspect que je voudrais développer maintenant en suivant le texte de saint Marc..       <br />
              <br />
       Regardons le récit de saint Marc. Jésus arrive de Nazareth. Il vient vers Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Jean-Baptiste, textuellement « Jean le Baptiseur »,  donne depuis quelque temps, dans l’eau du Jourdain, un baptême de conversion qui invite les gens à changer leur cœur et à se tourner résolument vers Dieu, « à préparer à travers le désert le chemin du Seigneur… une route aplanie pour Dieu » comme le souhaitait Isaïe.       <br />
              <br />
       Pour Jean-Baptiste, Jésus est le Sauveur promis « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi  ». Pour lui Jésus n'a pas besoin de ce genre de conversion. Cependant, en se mêlant à tout le peuple, Jésus fait comprendre à Jean-Baptiste qu'il désire être baptisé lui aussi, non parce qu'il a besoin de se convertir, mais parce qu'il porte les péchés et le poids des souffrances de ses frères et sœurs qu'il est venu libérer et sauver. Jésus en entrant dans le Jourdain assume cette mission extraordinaire qui sera la sienne : donner sa vie pour la multitude. Il sera ce Serviteur souffrant dont a parlé le prophète Isaïe (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 53, 1-12). Il ira jusqu'au bout et mourra sur une croix pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       La scène du Baptême de Jésus telle que racontée par saint Marc prend une allure théophanique. Elle revêt un éclat particulier. Des symboles l'accompagnent : les cieux se déchirent, l'Esprit descend sous la forme d'une colombe et une voix se fait entendre. Ces trois symboles viennent confirmer à Jean-Baptiste qu'il a vu juste.        <br />
       <!--La scène fait lever nos regards vers les cieux où Dieu réside. Les cieux se déchirent. La colombe, elle,  qui dans la Bible représente l'Esprit Saint nous renvoie à la création racontée dans le livre de la Genèse où il est dit que l'Esprit, le Souffle, de Dieu planait sur les eaux (<span style="font-style:italic">Genèse</span> 1, 2). Le même Esprit descend ici sur Jésus pour  inaugurer une création nouvelle dégagée du péché et de la mort, toute habitée par Dieu et remplie de son amour et de sa miséricorde de Père.  Et en troisième lieu, nous avons la voix qui se fait entendre. C'est de Dieu que vient cette voix qui  proclame : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». -->       <br />
       Voilà comment se passe l'inauguration du ministère de Jésus. Venons-en maintenant au troisième aspect d'une inauguration que nous retrouvons dans la scène du Baptême de Jésus.       <br />
       <!--Quel destin et quel avenir! Nous les verrons se déployer pour nous dans la suite de l'Année liturgique pendant le temps du Carême, le temps pascal et le temps de la Pentecôte qui nous feront revivre les mystères de la vie de Jésus.-->       <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : un commencement</span>       <br />
              <br />
       Le troisième aspect d'une inauguration, comme on l'a dit au début, ouvre sur un avenir qu'on espère, mais qui n'est pas exempt d'inconnu. Il en est ainsi du Baptême de Jésus. Jésus en descendant dans l'eau du Jourdain s'engage à suivre le chemin que Dieu son Père lui a tracé. Il dit déjà dans son cœur de qu'il dira au Jardin des Oliviers lors de son agonie : « Père que ta volonté se fasse et non la mienne ». (<span style="font-style:italic">Luc</span> 22,42).       <br />
              <br />
       Jésus sait que la route ne sera pas toujours facile, mais il accepte de la prendre avec générosité et sans regarder en arrière. Il gardera ses oreilles attentives aux paroles entendues « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré  ». Soutenu par cette conviction et par cette assurance, il ira de l'avant dans la voie d'un amour fou pour ses frères et sœurs. Il rétablira la créature blessée dans sa beauté originelle et, comme l’explique saint Paul aux Romains, par le baptême il fera de toute personne qui le suit une créature nouvelle « vivant pour Dieu ». « Car [le Christ] qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. » (<span style="font-style:italic">Romains </span>6, 10-11).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quelle belle fête que cette solennité du Baptême du Seigneur. Elle fixe notre regard sur Jésus quittant sa vie tranquille d'humble artisan à Nazareth pour celle du prédicateur, du messager de l'amour de Dieu pour l'humanité toute entière. Nous le voyons répondre avec confiance à cette vocation qui est la sienne et qu'il suivra sans faillir même dans les pires souffrances. Et ainsi il deviendra par sa mort et sa résurrection le Premier-né d'une multitude de frères et de sœurs. Demandons-lui de nous garder, comme Lui, confiants en Dieu qui dit aujourd'hui à chacun et à chacune de nous : « Tu es mon fils bien-aimé, ma fille bien-aimée et je t'aime ».       <br />
              <br />
       Redisons, en terminant, les mots que nous avions dans la Prière d’ouverture : « Dieu éternel et tout-puissant, quand le Christ fut baptisé dans le Jourdain, et que l’Esprit Saint reposa sur lui, tu l’as désigné comme ton Fils bien-aimé, accorde à tes fils et filles  adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 janvier 2024       <br />
              <br />
       <!---reprise avec corrections de l'homélie du 5 janvier 2016 et 5 janvier 2021-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/76400495-54595008.jpg?v=1606083057" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le Baptême du Seigneur Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez, voici de l’eau ! Écoutez, et vous vivrez » (Is 55, 1-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Vous tous qui avez soif,       <br />
       venez, voici de l’eau !       <br />
       Même si vous n’avez pas d’argent,       <br />
       venez acheter et consommer,       <br />
       venez acheter du vin et du lait       <br />
       sans argent, sans rien payer.       <br />
       Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,       <br />
       vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?       <br />
       Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,       <br />
       vous vous régalerez de viandes savoureuses !       <br />
       Prêtez l’oreille ! Venez à moi !       <br />
       Écoutez, et vous vivrez.       <br />
       Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :       <br />
       ce sont les bienfaits garantis à David.       <br />
       Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,       <br />
       pour les peuples, un guide et un chef.       <br />
       Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;       <br />
       une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,       <br />
       à cause du Seigneur ton Dieu,       <br />
       à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.       <br />
              <br />
       Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;       <br />
       invoquez-le tant qu’il est proche.       <br />
       Que le méchant abandonne son chemin,       <br />
       et l’homme perfide, ses pensées !       <br />
       Qu’il revienne vers le Seigneur       <br />
       qui lui montrera sa miséricorde,       <br />
       vers notre Dieu       <br />
       qui est riche en pardon.       <br />
       Car mes pensées ne sont pas vos pensées,       <br />
       et vos chemins ne sont pas mes chemins,       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,       <br />
       autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,       <br />
       et mes pensées, au-dessus de vos pensées.       <br />
              <br />
       La pluie et la neige qui descendent des cieux       <br />
       n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,       <br />
       sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,       <br />
       donnant la semence au semeur       <br />
       et le pain à celui qui doit manger ;       <br />
       ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,       <br />
       ne me reviendra pas sans résultat,       <br />
       sans avoir fait ce qui me plaît,       <br />
       sans avoir accompli sa mission.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       CANTIQUE       <br />
       (Is 12, 2, 4bcd, 5-6)       <br />
       R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut ! (Is 12, 3)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits !       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
              <br />
              <br />
       DEUXIÊME LECTURE       <br />
       « L’Esprit, l’eau et le sang » (1 Jn 5, 1-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
       En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,       <br />
       l’Esprit, l’eau et le sang,       <br />
       et les trois n’en font qu’un.       <br />
       Nous acceptons bien le témoignage des hommes ;       <br />
       or, le témoignage de Dieu a plus de valeur,       <br />
       puisque le témoignage de Dieu,       <br />
       c’est celui qu’il rend à son Fils.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 7-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voyant Jésus venir à lui, Jean déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde. »       <br />
       Alléluia. (Jn 1, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jean le Baptiste proclamait :       <br />
       « Voici venir derrière moi       <br />
       celui qui est plus fort que moi ;       <br />
       je ne suis pas digne de m’abaisser       <br />
       pour défaire la courroie de ses sandales.       <br />
       Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;       <br />
       lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,       <br />
       et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.       <br />
       Et aussitôt, en remontant de l’eau,       <br />
       il vit les cieux se déchirer       <br />
       et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.       <br />
       Il y eut une voix venant des cieux :       <br />
       « Tu es mon Fils bien-aimé ;       <br />
       en toi, je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-B-Une-inauguration-a-nulle-autre-pareille_a1160.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »</title>
   <updated>2021-01-06T03:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-B-Une-inauguration-a-nulle-autre-pareille_a987.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2021-01-05T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le le Baptême du Seigneur Année B le 10 janvier 2021. Textes : Isaïe 55, 1-11, 1 Jean 5, 1-9 et Marc 1, 7-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51708124-39623094.jpg?v=1606083023" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      Vous avez probablement participé à une inauguration d'un monument, d'un édifice ou du mandat de quelqu’un pour une nouvelle fonction : député, maire etc. Tous ces événements ont en commun un format particulier, à quelques exceptions près. En premier lieu, on rappelle le chemin qui a mené là, en deuxième lieu, on présente l'événement en l'entourant soit d'un décorum particulier soit d'éléments d'animation comme une vidéo par exemple, enfin, en troisième lieu, une inauguration nous projette en avant dans un avenir en partie inconnu.       <br />
              <br />
       Ce format s'applique admirablement au Baptême du Seigneur, le Baptême de Jésus dans le Jourdain, que nous fêtons aujourd'hui. Cet événement est un événement inaugural, l’inauguration du ministère de Jésus. C'est ainsi que le voit l'évangéliste saint Marc qui le place au tout début de son évangile Reprenons, si vous le voulez bien, les trois aspects d'une inauguration signalés il y a un instant.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : un événement attendu</span>       <br />
              <br />
       Le premier aspect : quel est le chemin qui a mené jusque-là ?       <br />
              <br />
       Le Baptême de Jésus s'est préparé depuis longtemps. En effet, les prophètes et le dernier de ceux-ci, Jean-Baptiste, qui précède Jésus sur les bords du Jourdain espéraient et annonçaient la venue d'un Sauveur. Leur foi ne se laissait pas ébranler même lorsque tout paraissait perdu. Isaïe en témoigne ici dans la première lecture. « Consolez mon peuple…Voici votre Dieu… Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. »       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste, lui, reconnaît que les temps sont venus où Dieu va manifester de façon éclatante son amour pour ses enfants en leur envoyant son Fils lui-même. C'est le grand mérite de Jean-Baptiste d'avoir su reconnaître en Jésus l'Envoyé du Père, celui qu'on attendait. « Moi, je vous baptise avec de l’eau : mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. » lit-on dans l’évangile qui vient d’être proclamé.       <br />
              <br />
       Liturgiquement, cette solennité du Baptême du Seigneur arrive à la fin du temps de Noël et dans le sillage de l'Épiphanie, la manifestation du Christ aux nations. Elle est, elle aussi, une manifestation de la mission de Jésus pour le salut du monde dont elle marque l’inauguration publique de façon percutante.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : une scène puissante et resplendissante</span>       <br />
              <br />
       Comment se passe cette inauguration du ministère de Jésus? C'est le deuxième aspect que je voudrais développer maintenant en suivant le texte de saint Marc..       <br />
              <br />
       Regardons le récit de saint Marc. Jésus arrive de Nazareth. Il vient vers Jean-Baptiste pour se faire baptiser. Jean-Baptiste, textuellement « Jean le Baptiseur »,  donne depuis quelque temps, dans l’eau du Jourdain, un baptême de conversion qui invite les gens à changer leur cœur et à se tourner résolument vers Dieu, « à préparer à travers le désert le chemin du Seigneur… une route aplanie pour Dieu » comme le souhaitait Isaïe.       <br />
              <br />
       Pour Jean-Baptiste, Jésus est le Sauveur promis « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi  ». Pour lui Jésus n'a pas besoin de ce genre de conversion. Cependant, en se mêlant à tout le peuple, Jésus fait comprendre à Jean-Baptiste qu'il désire être baptisé lui aussi, non parce qu'il a besoin de se convertir, mais parce qu'il porte les péchés et le poids des souffrances de ses frères et sœurs qu'il est venu libérer et sauver. Jésus en entrant dans le Jourdain assume cette mission extraordinaire qui sera la sienne : donner sa vie pour la multitude. Il sera ce Serviteur souffrant dont a parlé le prophète Isaïe (<span style="font-style:italic">Isaïe</span> 53, 1-12). Il ira jusqu'au bout et mourra sur une croix pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       La scène du Baptême de Jésus telle que racontée par saint Marc prend une allure théophanique. Elle revêt un éclat particulier. Des symboles l'accompagnent : les cieux se déchirent, l'Esprit descend sous la forme d'une colombe et une voix se fait entendre. Ces trois symboles viennent confirmer à Jean-Baptiste qu'il a vu juste.        <br />
       <!--La scène fait lever nos regards vers les cieux où Dieu réside. Les cieux se déchirent. La colombe, elle,  qui dans la Bible représente l'Esprit Saint nous renvoie à la création racontée dans le livre de la Genèse où il est dit que l'Esprit, le Souffle, de Dieu planait sur les eaux (<span style="font-style:italic">Genèse</span> 1, 2). Le même Esprit descend ici sur Jésus pour  inaugurer une création nouvelle dégagée du péché et de la mort, toute habitée par Dieu et remplie de son amour et de sa miséricorde de Père.  Et en troisième lieu, nous avons la voix qui se fait entendre. C'est de Dieu que vient cette voix qui  proclame : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». -->       <br />
       Voilà comment se passe l'inauguration du ministère de Jésus. Venons-en maintenant au troisième aspect d'une inauguration que nous retrouvons dans la scène du Baptême de Jésus.       <br />
       <!--Quel destin et quel avenir! Nous les verrons se déployer pour nous dans la suite de l'Année liturgique pendant le temps du Carême, le temps pascal et le temps de la Pentecôte qui nous feront revivre les mystères de la vie de Jésus.-->       <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le Baptême de Jésus : un commencement</span>       <br />
              <br />
       Le troisième aspect d'une inauguration, comme on l'a dit au début, ouvre sur un avenir qu'on espère, mais qui n'est pas exempt d'inconnu. Il en est ainsi du Baptême de Jésus. Jésus en descendant dans l'eau du Jourdain s'engage à suivre le chemin que Dieu son Père lui a tracé. Il dit déjà dans son cœur de qu'il dira au Jardin des Oliviers lors de son agonie : « Père que ta volonté se fasse et non la mienne ». (<span style="font-style:italic">Luc</span> 22,42).       <br />
              <br />
       Jésus sait que la route ne sera pas toujours facile, mais il accepte de la prendre avec générosité et sans regarder en arrière. Il gardera ses oreilles attentives aux paroles entendues « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré  ». Soutenu par cette conviction et par cette assurance, il ira de l'avant dans la voie d'un amour fou pour ses frères et sœurs. Il rétablira la créature blessée dans sa beauté originelle et, comme l’explique saint Paul aux Romains, par le baptême il fera de toute personne qui le suit une créature nouvelle « vivant pour Dieu ». « Car [le Christ] qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. » (<span style="font-style:italic">Romains </span>6, 10-11).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Quelle belle fête que cette solennité du Baptême du Seigneur. Elle fixe notre regard sur Jésus quittant sa vie tranquille d'humble artisan à Nazareth pour celle du prédicateur, du messager de l'amour de Dieu pour l'humanité toute entière. Nous le voyons répondre avec confiance à cette vocation qui est la sienne et qu'il suivra sans faillir même dans les pires souffrances. Et ainsi il deviendra par sa mort et sa résurrection le Premier-né d'une multitude de frères et de sœurs. Demandons-lui de nous garder, comme Lui, confiants en Dieu qui dit aujourd'hui à chacun et à chacune de nous : « Tu es mon fils bien-aimé, ma fille bien-aimée et je t'aime ».       <br />
              <br />
       Redisons, en terminant, les mots que nous avions dans la Prière d’ouverture : « Dieu éternel et tout-puissant, quand le Christ fut baptisé dans le Jourdain, et que l’Esprit Saint reposa sur lui, tu l’as désigné comme ton Fils bien-aimé, accorde à tes fils et filles  adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 janvier 2021       <br />
              <br />
       <!---reprise avec corrections de l'homélie du 5 janvier 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51708124-39623099.jpg?v=1606083057" alt="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" title="Homélie pour le Baptême du Seigneur Année B « Une inauguration à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le Baptême du Seigneur Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Venez, voici de l’eau ! Écoutez, et vous vivrez » (Is 55, 1-11)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Vous tous qui avez soif,       <br />
       venez, voici de l’eau !       <br />
       Même si vous n’avez pas d’argent,       <br />
       venez acheter et consommer,       <br />
       venez acheter du vin et du lait       <br />
       sans argent, sans rien payer.       <br />
       Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,       <br />
       vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?       <br />
       Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,       <br />
       vous vous régalerez de viandes savoureuses !       <br />
       Prêtez l’oreille ! Venez à moi !       <br />
       Écoutez, et vous vivrez.       <br />
       Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :       <br />
       ce sont les bienfaits garantis à David.       <br />
       Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,       <br />
       pour les peuples, un guide et un chef.       <br />
       Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;       <br />
       une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,       <br />
       à cause du Seigneur ton Dieu,       <br />
       à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.       <br />
              <br />
       Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;       <br />
       invoquez-le tant qu’il est proche.       <br />
       Que le méchant abandonne son chemin,       <br />
       et l’homme perfide, ses pensées !       <br />
       Qu’il revienne vers le Seigneur       <br />
       qui lui montrera sa miséricorde,       <br />
       vers notre Dieu       <br />
       qui est riche en pardon.       <br />
       Car mes pensées ne sont pas vos pensées,       <br />
       et vos chemins ne sont pas mes chemins,       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
       Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,       <br />
       autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,       <br />
       et mes pensées, au-dessus de vos pensées.       <br />
              <br />
       La pluie et la neige qui descendent des cieux       <br />
       n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,       <br />
       sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,       <br />
       donnant la semence au semeur       <br />
       et le pain à celui qui doit manger ;       <br />
       ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,       <br />
       ne me reviendra pas sans résultat,       <br />
       sans avoir fait ce qui me plaît,       <br />
       sans avoir accompli sa mission.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       CANTIQUE       <br />
       (Is 12, 2, 4bcd, 5-6)       <br />
       R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux       <br />
       aux sources du salut ! (Is 12, 3)       <br />
              <br />
       Voici le Dieu qui me sauve :       <br />
       j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.       <br />
       Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;       <br />
       il est pour moi le salut.       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur,       <br />
       proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits !       <br />
       Redites-le : « Sublime est son nom ! »       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,       <br />
       et toute la terre le sait.       <br />
       Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,       <br />
       car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !       <br />
              <br />
              <br />
       DEUXIÊME LECTURE       <br />
       « L’Esprit, l’eau et le sang » (1 Jn 5, 1-9)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       celui qui croit que Jésus est le Christ,       <br />
       celui-là est né de Dieu ;       <br />
       celui qui aime le Père qui a engendré       <br />
       aime aussi le Fils qui est né de lui.       <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous aimons les enfants de Dieu :       <br />
       lorsque nous aimons Dieu       <br />
       et que nous accomplissons ses commandements.       <br />
       Car tel est l’amour de Dieu :       <br />
       garder ses commandements ;       <br />
       et ses commandements ne sont pas un fardeau,       <br />
       puisque tout être qui est né de Dieu       <br />
       est vainqueur du monde.       <br />
       Or la victoire remportée sur le monde,       <br />
       c’est notre foi.       <br />
       Qui donc est vainqueur du monde ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui croit       <br />
       que Jésus est le Fils de Dieu ?       <br />
       C’est lui, Jésus Christ,       <br />
       qui est venu par l’eau et par le sang :       <br />
       non pas seulement avec l’eau,       <br />
       mais avec l’eau et avec le sang.       <br />
       Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,       <br />
       car l’Esprit est la vérité.       <br />
       En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,       <br />
       l’Esprit, l’eau et le sang,       <br />
       et les trois n’en font qu’un.       <br />
       Nous acceptons bien le témoignage des hommes ;       <br />
       or, le témoignage de Dieu a plus de valeur,       <br />
       puisque le témoignage de Dieu,       <br />
       c’est celui qu’il rend à son Fils.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 7-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voyant Jésus venir à lui, Jean déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde. »       <br />
       Alléluia. (Jn 1, 29)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jean le Baptiste proclamait :       <br />
       « Voici venir derrière moi       <br />
       celui qui est plus fort que moi ;       <br />
       je ne suis pas digne de m’abaisser       <br />
       pour défaire la courroie de ses sandales.       <br />
       Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;       <br />
       lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,       <br />
       et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.       <br />
       Et aussitôt, en remontant de l’eau,       <br />
       il vit les cieux se déchirer       <br />
       et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.       <br />
       Il y eut une voix venant des cieux :       <br />
       « Tu es mon Fils bien-aimé ;       <br />
       en toi, je trouve ma joie. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Bapteme-du-Seigneur-Annee-B-Une-inauguration-a-nulle-autre-pareille_a987.html" />
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