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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:09:46+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année C : « Comme un violent coup de vent » </title>
   <updated>2025-05-27T14:46:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-06-03T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le dimanche de la Pentecôte Année C le 8 juin 2025. Textes : Actes 2, 1-11, Romains 8, 8-17 et Jean 14, 15-16.23b-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/87600866-62122261.jpg?v=1648655103" alt="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année C : « Comme un violent coup de vent » " title="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année C : « Comme un violent coup de vent » " />
     </div>
     <div>
      La fête de la Pentecôte – mot qui veut dire en grec le cinquantième jour - conclut officiellement le temps de Pâques qui a été consacré à célébrer et approfondir la mystère de la Mort et de la Résurrection du Christ qu’on nomme le « Mystère pascal » qui est le cœur et le centre de notre foi.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui la fête de la Pentecôte marque les débuts de la mission de l’Église commencée avec cet événement et qui se continue encore aujourd’hui : annoncer la bonne nouvelle de la résurrection du Christ à toutes les nations.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic"> Un temps nouveau </span>       <br />
              <br />
       Ce temps nouveau qui commence, qu’on a appelé le « temps de l’Église », n’est pas un recommencement sans la présence de Jésus qui a quitté physiquement ses disciples à l'Ascension, c’est au contraire un temps rempli de sa présence par l’action de l’Esprit qui est envoyé, le Défenseur, comme il est appelé dans l’évangile, l’Esprit de vérité qui enseigne tout et fait se souvenir de tout ce que Jésus a dit (Jean 14, 26).       <br />
              <br />
       Ce « temps de l’Église » que nous vivons n’est donc pas une simple attente, c’est le temps de la mission, de la Bonne nouvelle à porter jusqu’aux extrémités de la terre. C’est le message principal de cet événement de la Pentecôte représenté par le «  don des langues » et par les « langues de feu » qui se posent sur chacun comme le raconte la première lecture. En d’autres termes, il s’agit de l’universalité du message évangélique qui s’adresse à toutes les personnes de bonne volonté. Ce message ne vient pas des apôtres eux-mêmes, ils en sont porteurs et témoins par l’action de l’Esprit.       <br />
              <br />
       Nous sommes nous aussi porteurs et témoins aujourd’hui de l’universalité du message évangélique. Chacun et chacune reçoit des dons particuliers pour le faire. On appelle ces dons des charismes que nos frères et sœurs reconnaissent : celui du service, celui d’une parole qui réconforte, celui d’un enseignement qui éclaire etc. Saint Paul énumère les principaux dans sa lettre aux Romains et il en donne une autre liste dans la deuxième lettre aux Corinthiens. Je ne reprends pas ici ces listes, car elles ne sont pas exhaustives. Ce qui est important c’est de reconnaître ce que l’Esprit a mis en nous pour le service de nos communautés chrétiennes et de l’Église.         <br />
              <br />
       En effet, le Concile Vatican II reconnaît cette action de l’Esprit et ces dons lorsqu’il dit dans son <span style="font-style:italic"> Décret sur l’apostolat des laïcs</span> au numéro 3 : « De la réception de ces charismes, même les plus simples, résulte pour chacun des croyants le droit et le devoir d’exercer ces dons dans l’Église et dans le monde, pour le bien des hommes et l’édification de l’Église, dans la liberté du Saint-Esprit qui ’souffle où il veut’ (Jean 3, 8) »        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> L’Esprit qui se manifeste</span>       <br />
              <br />
       Comment reconnaître les manifestations de l’Esprit chez nous et dans le monde? Ce n’est pas une question facile.        <br />
              <br />
       Vous vous souvenez de la conversation de Jésus avec ce notable juif appelé Nicodème où Jésus lui explique qu’il faut naître de nouveau. Et la question de Nicodème est celle de tous  les disciples de Jésus : Comment cela se fera-t-il? Vais-je devoir rentrer dans le sein de ma mère » Et Jésus de répondre l’Esprit est là et personne ne sais où il va, il est comme un souffle  (Jean 3, 8ss.).       <br />
              <br />
       Dans cette réponse Jésus assume toute la tradition de la Bible et nous mets devant les yeux la réalité même de l’Esprit qui se définit comme un souffle, une respiration, un air ambiant. En effet, la racine hébraïque du mot Esprit est « ruah » qui veut dire soit l’air qui est en dedans de nous qui remplit les poumons qui nous donne du souffle et qui fait vivre soit l’air qui est autour de nous et des créatures qui habitent l’univers, une souffle qui remplit l'univers.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc que les manifestations de l’Esprit peuvent se situer à divers niveaux, mais toujours nous sommes sur le registre du « souffle » un souffle de vie qui crée toutes choses nouvelles, un souffle qui remplit le cœur des personnes, un souffle qui porte  vers les autres, décentre de soi-même et rend accueillant au don de Dieu qui fait de nous ses enfants :  « Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! » (Romains 8, 15-16)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nouvelle Pentecôte aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Pentecôte aujourd’hui est pour nous et pour nos communautés non seulement un mémorial, un rappel, elle est une nouvelle Pentecôte qui nous est proposée.       <br />
              <br />
       En effet, l’action de l’Esprit, ce « Souffle divin », n’est pas à court de moyens et l’Esprit réserve à ceux et celles qui l’appelle des surprises bien souvent. Hélas! on voit trop de fidèles qui semblent ne plus y croire. Je l’ai constaté, avec regret, lors de diverses réunions où l’on s’interrogeait sur l’avenir de notre Église du Québec et de certaines de ses institutions. Dans ces réunions – ce qui n’est pas le cas partout – dans ces réunions, dis-je, aucun moment de prière, aucune intervention pour éveiller à la recherche des signes des temps et ouvrir à l’action de l’Esprit, un seul but : la planification bien faite pour des résultats précis et chiffrés.  On était loin des Actes des Apôtres.       <br />
              <br />
       Prions pour que notre Église dans son ensemble, laïcs, prêtres et évêques, sache découvrir les signes de la présence toujours agissante de l’Esprit et qu’elle soit ainsi pour le monde un signe parmi les nations. Ce souhait rejoint aussi chaque communauté chrétienne et chaque institution qui se réclament de Jésus afin qu’elles soient de plus en plus le « sel de la terre » et la « lumière du monde ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie remplie de la présence vivifiante de l’Esprit nous nourrisse spirituellement et nous aide à vivre de plus en plus en enfants de Dieu, en fils et des filles de Dieu qui poussés par cet Esprit crient vers le Père en l’appelant : « Abba! » qui est le terme araméen pour dire « Père »  ou plus exactement « Papa ».       <br />
              <br />
       En terminant, unissons-nous dans cette belle prière à l'Esprit Saint d'un prêtre français :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Saint-Esprit, montre-nous le chemin vers notre avenir.        <br />
       Tu as porté le salut dans l`Église de Jésus-Christ.        <br />
       Ouvre nos oreilles, que nous puissions entendre la Parole et comprendre tes conseils.       <br />
       Donne-nous inspiration et compréhension pour que nous puissions connaître ce que tu veux de nous en ce moment.       <br />
       Guide-nous, Esprit Saint, et aide-nous à connaître la volonté du Père.       <br />
       Ouvre nos yeux aux besoins de notre temps et aux besoins de l`Église, pour que nous puissions participer ensemble à la mission que nous avons reçue du Christ.       <br />
       Libère-nous de tout ce qui nous empêche de suivre ce chemin.       <br />
       Reste avec nous pour que nous puissions trouver notre unité en servant, ensemble le Corps du Christ.       <br />
       Viens, Esprit Saint, donne-nous la vie nouvelle. Amen.       <br />
       </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">P. Philippe Doumenge, vicaire épiscopal accompagnateur du diocèse de Périgueux et Sarlat        <br />
       (Périgord, France)       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       3 juin 2025</span>       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 22 mai 2022 et du 12 mai 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DU JOUR       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues » (Ac 2, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Quand arriva le jour de la Pentecôte,       <br />
       au terme des cinquante jours après Pâques,       <br />
       ils se trouvaient réunis tous ensemble.       <br />
           Soudain un bruit survint du ciel       <br />
       comme un violent coup de vent :       <br />
       la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.       <br />
           Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,       <br />
       qui se partageaient,       <br />
       et il s’en posa une sur chacun d’eux.       <br />
           Tous furent remplis d’Esprit Saint :       <br />
       ils se mirent à parler en d’autres langues,       <br />
       et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.       <br />
              <br />
           Or, il y avait, résidant à Jérusalem,       <br />
       des Juifs religieux,       <br />
       venant de toutes les nations sous le ciel.       <br />
           Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,       <br />
       ils se rassemblèrent en foule.       <br />
       Ils étaient en pleine confusion       <br />
       parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte       <br />
       ceux qui parlaient.       <br />
           Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :       <br />
       « Ces gens qui parlent       <br />
       ne sont-ils pas tous Galiléens ?       <br />
           Comment se fait-il que chacun de nous les entende       <br />
       dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?       <br />
           Parthes, Mèdes et Élamites,       <br />
       habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,       <br />
       de la province du Pont et de celle d’Asie,       <br />
           de la Phrygie et de la Pamphylie,       <br />
       de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,       <br />
       Romains de passage,       <br />
           Juifs de naissance et convertis,       <br />
       Crétois et Arabes,       <br />
       tous nous les entendons       <br />
       parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)       <br />
       R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit       <br />
       qui renouvelle la face de la terre !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Ps 103, 30)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand !       <br />
       Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !       <br />
       la terre s’emplit de tes biens.       <br />
              <br />
       Tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
       et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       Gloire au Seigneur à tout jamais !       <br />
       Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !       <br />
       Que mon poème lui soit agréable ;       <br />
       moi, je me réjouis dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Rm 8, 8-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ       <br />
       ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort       <br />
       à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre,       <br />
       puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           Ainsi donc, frères, nous avons une dette,       <br />
       mais elle n’est pas envers la chair       <br />
       pour devoir vivre selon la chair.       <br />
           Car si vous vivez selon la chair,       <br />
       vous allez mourir ;       <br />
       mais si, par l’Esprit,       <br />
       vous tuez les agissements de l’homme pécheur,       <br />
       vous vivrez.       <br />
           En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,       <br />
       ceux-là sont fils de Dieu.       <br />
           Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves       <br />
       et vous ramène à la peur ;       <br />
       mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;       <br />
       et c’est en lui que nous crions       <br />
       « Abba ! », c’est-à-dire : Père !       <br />
           C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit       <br />
       que nous sommes enfants de Dieu.       <br />
           Puisque nous sommes ses enfants,       <br />
       nous sommes aussi ses héritiers :       <br />
       héritiers de Dieu,       <br />
       héritiers avec le Christ,       <br />
       si du moins nous souffrons avec lui       <br />
       pour être avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Viens, Esprit Saint, en nos cœurs       <br />
       et envoie du haut du ciel       <br />
       un rayon de ta lumière.       <br />
              <br />
       Viens en nous, père des pauvres,       <br />
       viens, dispensateur des dons,       <br />
       viens, lumière de nos cœurs.       <br />
              <br />
       Consolateur souverain,       <br />
       hôte très doux de nos âmes,       <br />
       adoucissante fraîcheur.       <br />
              <br />
       Dans le labeur, le repos ;       <br />
       dans la fièvre, la fraîcheur ;       <br />
       dans les pleurs, le réconfort.       <br />
              <br />
       Ô lumière bienheureuse,       <br />
       viens remplir jusqu’à l’intime       <br />
       le cœur de tous tes fidèles.       <br />
              <br />
       Sans ta puissance divine,       <br />
       il n’est rien en aucun homme,       <br />
       rien qui ne soit perverti.       <br />
              <br />
       Lave ce qui est souillé,       <br />
       baigne ce qui est aride,       <br />
       guéris ce qui est blessé.       <br />
              <br />
       Assouplis ce qui est raide,       <br />
       réchauffe ce qui est froid,       <br />
       rends droit ce qui est faussé.       <br />
              <br />
       À tous ceux qui ont la foi       <br />
       et qui en toi se confient       <br />
       donne tes sept dons sacrés.       <br />
              <br />
       Donne mérite et vertu,       <br />
       donne le salut final,       <br />
       donne la joie éternelle. Amen       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’Esprit Saint vous enseignera tout » (Jn 14, 15-16.23b-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Viens, Esprit Saint !       <br />
       Emplis le cœur de tes fidèles !       <br />
       Allume en eux le feu de ton amour !       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si vous m’aimez,       <br />
       vous garderez mes commandements.       <br />
           Moi, je prierai le Père,       <br />
       et il vous donnera un autre Défenseur       <br />
       qui sera pour toujours avec vous.       <br />
           Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-de-la-Pentecote-Annee-C-Comme-un-violent-coup-de-vent_a1248.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »</title>
   <updated>2025-02-25T22:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-8e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Trois-images-ou-paraboles_a1227.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961808-60625967.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 2 mars 2025. Textes: Siracide 27, 4-7, 1 Corinthiens 15, 54-58 et Luc 6, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961808-60625967.jpg?v=1642423633" alt="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »" title="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »" />
     </div>
     <div>
      Nous continuons à écouter les conseils de Jésus dans le <span style="font-style:italic">Discours ou Sermon sur la montagne</span> que saint Luc a retenus. À la différence des autres évangélistes, saint Luc le situe  « sur un terrain plat » cf. Luc 6,17. Ce matin saint Luc nous présente des images que Jésus  utilisait pour enseigner à ses disciples et à ceux et à celles qui venaient l’entendre, car il leur parlait souvent ainsi. Les évangiles appellent ces images des paraboles. « Il leur disait en parabole… » écrit saint Luc ici. Les paraboles sont des images ou des histoires qui apportent un enseignement que Jésus veut que les gens comprennent et qu’ils retiennent.        <br />
              <br />
       Ce matin nous avons trois images ou paraboles : celle des deux aveugles, celle de la poutre et de la paille puis celle de l'arbre et de son fruit. Comment les comprendre et quoi en retenir?       <br />
              <br />
       On pense que saint Luc utilisait ces paraboles pour enseigner les nouveaux baptisés lorsqu’il prêchait avec saint Paul. Je ne sais comment saint Luc les commentait. Mais je vais faire un peu comme lui ce matin. Je vais y aller de mon commentaire personnel pour nous qui sommes tous et toutes d’une certaine façon des nouveaux baptisés car nous n’avons jamais été au fond des richesses de notre baptême et du message de Jésus. Nous avons toujours à  découvrir et à vivre des choses nouvelles.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les aveugles</span>       <br />
              <br />
       Commençons avec la première parabole. « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? » dit Jésus. Cette observation est on  ne peut plus évidente. Elle est très parlante et porteuse de sens.        <br />
              <br />
       Tout d’abord, elle nous dit qu’on doit choisir qui on suit. Si on suit tout un chacun, celui ou celle qui parle le plus fort, celui ou celle qui ne veut que plaire à nos désirs, sans discernement, on risque de « tomber dans le trou » comme dit Jésus. La première leçon de cette petite parabole est donc  une invitation au discernement.  Dans nos vies, il est important de prendre le temps de s’arrêter un peu, de temps à autre, pour regarder où notre vie s’en va, pour se laisser éclairer par la lumière de l’Esprit de Dieu en nous. C'est dans la prière que se réalise le mieux ce temps d'arrêt qui favorise l'écoute.       <br />
              <br />
       L’autre enseignement de cette petite parabole est contenu dans la deuxième phrase : « Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître ». Toute personne qui se  lance dans la vie et qui cherche à se réaliser a besoin de guides et de mentors comme on dit aujourd’hui.  Encore là,  il faut choisir un bon maitre, lui il nous formera et alors nous pourrons aller de l’avant par nous-même. Bien entendu, saint Luc pense à Jésus comme ce Maître idéal. Si nous le suivons, il nous formera et nous pourrons par nous-même faire face aux aléas de la vie et avancer sans tomber dans les fossés et les ravins. Il sera lui-même notre chemin comme il le dit dans l’évangile de saint Jean  « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». (Jean 14, 6)       <br />
              <br />
       II  - <span style="font-style:italic">La poutre et la paille</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à l’image de la poutre et de la paille. Cette image est très connue. Et elle est tellement bien choisie qu’elle n’a presque pas besoin d’explication. Tout le monde la comprend. Le message est le suivant « Avant de mettre les responsabilités sur autrui commence par te regarder ».        <br />
              <br />
       Cette invitation  si elle était suivie éviterait bien des conflits dans les familles et les couples, dans les groupes de toutes sortes, n’est-ce pas? Elle est un gage de réalisme et de vérité dans son regard sur  soi et sur les autres.        <br />
              <br />
       Nous avons tendance à minimiser nos travers et à grossir ceux des autres. La nature humaine est faite ainsi. Jésus nous met en garde. Cette image nous invite à mettre toujours dans notre regard sur les autres de la miséricorde et de la compassion comme le fait Dieu quand il nous regarde.        <br />
              <br />
       « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » rapporte saint Luc quelques versets avant le passage que nous venons de lire. Ce regard miséricordieux est encore plus nécessaire si nous sommes d'une façon ou de l'autre en position d’autorité  comme les sont les parents, les enseignants, les pasteurs. Il est facile de se rabattre sans discernement sur des normes ou des règles sans regarder ce qu’il y dans le cœur des personnes.        <br />
              <br />
       Jésus nous invite ici ajuster notre regard sur la réalité des personnes en respectant leur dignité et leur originalité.  Car les personnes ne sont pas toutes pareilles. Nous avons besoin d’en tenir compte dans nos jugements et nos contacts avec elles       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">L’arbre et son fruit</span>       <br />
              <br />
       La troisième image, celle de l’arbre et de son fruit, me suggère de souligner, comme un jardinier que je suis dans mes temps libres, que les arbres fruitiers, en particulier, ont besoin de soins suivis et d’attention pour que leurs fruits soient beaux.  Ce qui est important c’est cette attention à soigner l’arbre lui-même, car « c’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre » comme le note si bien le passage du livre de Ben Sira le Sage lu dans la première lecture.  Les fruits sont le résultat de ces soins.  Plusieurs mettent la charrue devant les bœufs et ne pensent qu’aux fruits à récolter. Ils oublient de prendre soin de l’arbre qui porte les fruits        <br />
              <br />
       Cette leçon est très riche pour nous. Dans notre vie il est beaucoup mieux de laisser le Seigneur s’occuper des fruits, il fera sortir « du trésor de notre cœur qui est bon » comme le dit l'évangile. Quant à nous nous avons à mettre les efforts pour préparer le terreau où les arbres vont pousser. Comme de bons jardiniers nous ensemencerons, nous abriterons les pousses au besoin, nous couperons et émonderons l’arbre parfois, nous le nourrirons aussi avec soin. Cet arbre c’est notre vie et notre communauté chrétienne.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien par mes commentaires que les images de Jésus retenues par saint Luc, ces  trois petites paraboles, peuvent encore aujourd’hui entraîner des applications  concrètes. En effet, les paroles de l’Évangile et  des Écritures Saintes en général sont esprit et vie. Elles ne sont pas des paroles vaines mais des paroles qui peuvent nous inspirer si nous prenons la peine de les écouter  et de les méditer.       <br />
              <br />
        Demandons au Seigneur de recevoir ces paroles aujourd’hui avec un cœur ouvert. Nourris par ces paroles, nous pouvons maintenant nous tourner vers Celui qui est la Parole de Dieu incarnée présent parmi nous par son Corps et son Sang que nous vénérons dans le Pain et Vin consacrés.        <br />
              <br />
       Qu’il soit pour nous le Maître par qui nous nous laissons former afin de devenir à sa suite de plus en plus ajustés à la volonté de Dieu sur nous et sur notre communauté.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 février 2025        <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26 février 2019 et 22 février 2022 -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé » (Si 27, 4-7)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ;       <br />
       de même, les petits côtés d’un homme       <br />
       apparaissent dans ses propos.       <br />
           Le four éprouve les vases du potier ;       <br />
       on juge l’homme en le faisant parler.       <br />
           C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ;       <br />
       ainsi la parole fait connaître les sentiments.       <br />
           Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé,       <br />
       c’est alors qu’on pourra le juger.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. Ps 91, 2)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits !       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Co 15, 54-58)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       au dernier jour,       <br />
           quand cet être périssable       <br />
       aura revêtu ce qui est impérissable,       <br />
       quand cet être mortel       <br />
       aura revêtu l’immortalité,       <br />
       alors se réalisera la parole de l’Écriture :       <br />
       La mort a été engloutie dans la victoire.       <br />
           Ô Mort, où est ta victoire ?       <br />
       Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?       <br />
           L’aiguillon de la mort,       <br />
       c’est le péché ;       <br />
       ce qui donne force au péché,       <br />
       c’est la Loi.       <br />
           Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés,       <br />
       soyez fermes, soyez inébranlables,       <br />
       prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur,       <br />
       car vous savez que, dans le Seigneur,       <br />
       la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » (Lc 6, 39-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous brillez comme des astres dans l’univers       <br />
       en tenant ferme la parole de vie.       <br />
       Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples en parabole :       <br />
       « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?       <br />
       Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?       <br />
           Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;       <br />
       mais une fois bien formé,       <br />
       chacun sera comme son maître.       <br />
              <br />
           Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,       <br />
       alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,       <br />
       tu ne la remarques pas ?       <br />
           Comment peux-tu dire à ton frère :       <br />
       ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’,       <br />
       alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?       <br />
       Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;       <br />
       alors tu verras clair       <br />
       pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.       <br />
              <br />
           Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;       <br />
       jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.       <br />
           Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :       <br />
       on ne cueille pas des figues sur des épines ;       <br />
       on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.       <br />
           L’homme bon tire le bien       <br />
       du trésor de son cœur qui est bon ;       <br />
       et l’homme mauvais tire le mal       <br />
       de son cœur qui est mauvais :       <br />
       car ce que dit la bouche,       <br />
       c’est ce qui déborde du cœur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-8e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Trois-images-ou-paraboles_a1227.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »</title>
   <updated>2025-02-07T21:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-aujourd-hui-de-la-Parole-de-Dieu_a1224.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961769-60625942.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 janvier 2025. Dimanche de la Parole de Dieu. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Néhémie 8, 1-4a.5-6.8-10, I Corinthiens 12, 12-30, Luc 1, 1-4; 4, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961769-60625942.jpg?v=1642368771" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »" title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Les lectures d'aujourd'hui sont d'une telle richesse qu'on souhaiterait pouvoir reprendre chacune pour elle-même et la commenter longuement. Comme elles sont été choisies pour accompagner notre liturgie de ce dimanche  qui est le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole</span>, essayons d'en voir les applications qui s'en dégagent pour nous et notre assemblée. Notre fil conducteur sera le livre ouvert.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une lecture qui surprend</span>       <br />
              <br />
       Lorsque Jésus ouvre le livre à la synagogue, il lit un passage des plus importants qui décrit par avance sa mission avec les mots du prophète Isaïe.  « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur  ». On s'imagine facilement tout l'émoi qu'il a ressenti en prononçant ces paroles. Il ne pouvait  pas ne pas en être touché à ce moment-là.       <br />
              <br />
       Saint Luc continue de nous faire suivre  Jésus sur les chemins de Galilée. Celui-ci  s'est éloigné de sa famille et il a commencé à prêcher la Bonne Nouvelle.  Il a été baptisé par Jean-Baptiste comme on l'a célébré l'avant-dernier dimanche. Il a déjà appelé quelques disciples et les foules le suivent pour l'entendre et pour lui présenter leurs maladies car il opère de nombreuses guérisons. Il fait déjà figure de personnage hors  norme. Il revient dans son village.       <br />
              <br />
       Le texte d'Isaïe qu'il lit s'applique à lui parfaitement. Les gens ne sont pas sans se rendre compte qu'ils sont devant quelque chose de nouveau et d’inédit. Avec Jésus il se passe quelque chose de spécial. Il est déjà celui qui libère les pauvres, qui fait voir les aveugles, qui fait entendre les sourds, comme le proclame Isaïe.        <br />
              <br />
       Jésus en ouvrant le livre s'inscrit dans une histoire et recueille un héritage. Sa mission en est une qui rejoint les attentes de son peuple. Il n'est plus seulement le fils du village. Il est le porteur du salut pour son peuple et pour l'humanité. Il en est maintenant très conscient. Tous ont les yeux fixés sur lui. Il n'hésite pas et il plonge. Il leur dit : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ». Voilà!       <br />
              <br />
       Cet épisode que saint Luc nous raconte campe dès les débuts de la prédication de Jésus un personnage rempli d'assurance, décidé à accomplir la volonté de Dieu sur lui quelle qu'en soit l'issue. Il vit dans l'aujourd'hui  de Dieu.       <br />
               <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La célébration d'Esdras</span>       <br />
              <br />
       La première lecture nous présente un temps fort de cet aujourd'hui de Dieu lors du retour des juifs de leur exil à Babylone (vers 459 avant Jésus-Christ). C'est un des leurs, Esdras qui se charge d'en faire la célébration qui nous est rapportée avec plein de détails.  Nous avons ici un autre moment charnière de l'histoire du salut où dans le livre ouvert comme à Nazareth se rencontrent les espoirs et les attentes d’un peuple, son héritage et son avenir.        <br />
              <br />
       Le prêtre et scribe Esdras dresse un podium pour que la proclamation de la Parole de Dieu retrouvée dans le livre de la Parole de Dieu (le livre de la Loi) soit entendue de tout le monde. L’ouverture du livre de la Parole de Dieu est tout un cérémonial. Le livre est ouvert en grande pompe pour que les personnes se laissent rejoindre par ce qu’elles entendront. « Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : " Amen ! Amen !" ».        <br />
              <br />
       Dans cette célébration, c’est l'ouverture à la Parole de Dieu qui est ce qui est le plus important. Esdras lit un passage dans le livre de la Loi (de la Parole de Dieu), puis les Lévites (ses assistants) traduisent, donnent le sens, et l’on peut comprendre.       <br />
              <br />
       Traduire, donner le sens et faire comprendre, des mots qui s’appliquent encore aujourd’hui à notre lecture de la Parole de Dieu.  Car celle-ci n’est pas une lettre morte, mais une parole vivante qui contient toujours des choses nouvelles. Comme au temps d’Esdras, la Parole de Dieu est notre album de famille qui contient les récits des événements importants de l’histoire de la rencontre de Dieu avec l’humanité à travers de grands témoins de ces rencontres comme Abraham, Moïse, David et les prophètes de l’Ancien Testament. Ils sont suivis du précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, puis des apôtres avec au premier rang saint Pierre et saint Paul dont on a conservé de nombreuses lettres que nous lisons encore aujourd’hui à la messe. Ces lettres s'ajoutent aux autres écrits du Nouveau Testament notamment les évangiles qui rapportent les faits et gestes de Jésus qu’on a recueillis après sa Résurrection.       <br />
              <br />
       Tous ces récits et ces textes sont pour nous les sources principales de notre foi. C’est pourquoi, il est important de se le dire et de se le redire souvent, de les ouvrir et de les écouter dans la foi.       <br />
              <br />
       III -<span style="font-style:italic"> Le Corps Mystique</span>       <br />
              <br />
       La meilleure façon de le faire  est de se rassembler ensemble pour, comme au temps d’Esdras et de Jésus, entendre la Parole de Dieu ensemble. Celle-ci a une force particulière lorsqu’elle est proclamée et célébrée en communauté. Les juifs le faisaient à la synagogue comme on le voit dans la scène qui nous est racontée par saint Luc ce matin. Les premiers chrétiens, eux,  le faisaient en se réunissant dans les maisons des uns et des autres et même parfois dans les catacombes (des lieux de sépulture souterrains où ils ensevelissaient leurs morts dont plusieurs peuvent encore être visitées à Rome).         <br />
              <br />
       Encore de nos jours, le livre de la Parole de Dieu, continue de rassembler. Ouvrons le livre de la Parole de Dieu chez nous ou avec des contacts par Zoom ou Facebook, par exemple ou dans des maisonnées virtuelles.  Lorsque nous célébrons en "présentiel" comme on dit, on porte  <span style="font-style:italic">Livre de la Parole</span> avec respect, on le montre à l'assemblée, on le baise. La liturgie nous en fournit des extraits bien choisis à chaque dimanche dans cette partie de la messe qu’on appelle la <span style="font-style:italic">Liturgie de la Parole</span>.        <br />
              <br />
       C’est dans l’écoute de la Parole de Dieu que se forme et que vit ce corps dont parle saint Paul qui est l’assemblée des personnes croyantes, l’Église. La Parole de Dieu rassemble et nourrit chaque membre du Corps mystique du Christ qui est l’Église<!--       <br />
       Les retombées de la lecture et de l'écoute de la Parole de Dieu sont décrites par saint Paul en développant l’image des membres d'un corps--> où tous sont sur un pied d'égalité et ont la même importance. « [Dieu] a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.  Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, que ces scènes du livre ouvert des Écritures, de la Parole de Dieu soient pour nous une invitation à nous tourner toujours de plus en plus vers Jésus, Parole de Dieu incarnée.  Comme le dit le début de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> c'est toujours par Lui que Dieu parle aujourd'hui comme alors : « À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes ».       <br />
              <br />
       « En ces jours où nous sommes  »... Jésus, le Fils du Père est bien au milieu de nous ce matin par sa Parole et par le Pain et le Vin consacrés. En ce dimanche de la Parole de Dieu pour lequel le pape François  a choisi comme devise les paroles du psalmiste : « J'espère en ta parole» ( Psaume 119, 74), accueillons Jésus avec un cœur aimant et avec une foi totale..       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       21 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 22 janvier 2019 et 18 janvier 2022--`>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Il y a dans l'évangile qui vient d'être lu deux extraits de l'évangile de saint Luc des plus intéressants et éclairants pour comprendre la mission de Jésus dans le monde. Le premier extrait est tiré du commencement de l'écrit de saint Luc qui présente son propos et le second nous relate la visite de Jésus à Nazareth après son baptême par Jean-Baptiste au moment où il commence sa prédication du Royaume de Dieu et se lance dans ce qu'on a appelé sa vie publique. Ces deux extraits sont accompagnés d'une première lecture qui est  un des très beaux moments de l'histoire du peuple hébreu raconté par un personnage qui a été très important dans le Retour d'exil du peuple hébreu. Il s'appelle Néhémie.       <br />
              <br />
       Un fil conducteur relie ces trois textes : c'est celui de la Parole de Dieu qui est toujours à l'oeuvre, en action.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L'exorde de l'évangile de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       De ce point de vue là, celui de la Parole de Dieu qui est toujours à l'oeuvre, la présentation que fait saint Luc de son travail d'évangéliste est fascinante. Saint Luc nous dit que son propos est de faire un exposé le plus précis possible pour  mettre les gens en contact avec un riche enseignement, celui de Jésus de Nazareth.        <br />
              <br />
       Relisons ce passage : "Beaucoup ont entrepris, écrit saint Luc, de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. " (Luc 1, 1-4)       <br />
              <br />
       Qu'est-ce que se propose saint Luc ? Rendre compte de la solidité des enseignements reçus et en faire un exposé suivi. En d'autres mots, saint Luc se propose bien sûr de de raconter ce qu'il a recueilli auprès de ceux et celles qui ont connu Jésus et qu'il a interrogé notamment Marie, la mère de Jésus. Il va se fier à ces témoins privilégiés car, lui, il n'a pas connu Jésus. On sait qu'il a été converti par saint Paul, qu'il était médecin (Colossiens 4, 14), qu'il l'a suivi jusqu'à sa mort. Saint Luc recueille donc et transmet le message reçu des premiers témoins des enseignements de Jésus qui est la Parole de Dieu parmi nous. Il s'en fait ainsi lui-même le témoin.        <br />
              <br />
       Ce qui est important ici c'est de retenir que saint Luc nous présente dans son évangile le témoignage d'une Parole de Dieu toujours vivante et toujours nouvelle. Et dans l'autre extrait de l'évangile de saint Luc que nous avons entendu, celui-ci nous montre que c'est cette Parole de Dieu qui a été pleinement agissante en Jésus.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Cette Parole s'accomplit aujourd'hui</span>       <br />
              <br />
       C'est ce que nous voyons dans cette visite de Jésus à Nazareth que saint Luc commente en écrivant "Aujourd'hui la Parole de Dieu s'accomplit".        <br />
              <br />
       Saint Luc raconte l'événement en détail, ce qui montre qu'il a de bonnes sources. Cette visite arrive lorsque Jésus revient en Galilée et à Nazareth où il avait grandi précise saint Luc. Sa présence à la prière dans la synagogue n'est pas surprenante. Jésus se mêle à ses concitoyens. Il va prier avec eux le jour du sabbat. Il est invité à lire l'Écriture. Saint Luc fait comme une photographie de Jésus à ce moment-là : il se lève, on lui présente le livre, il l'ouvre, il lit, puis referme le livre, le rend au servant et s'assoit. Jusque-là on pourrait dire que saint Luc est un bon journaliste, mais ce serait se méprendre, car saint Luc introduit dans cette scène un extrait des Écritures saintes  que Jésus reprend à son compte et qui révèle la mission qui sera la sienne : apporter le salut de Dieu à l'humanité.        <br />
              <br />
       Le texte que saint Luc fait lire à Jésus est tiré du prophète Isaïe dans l'Ancien Testament qui annonce dans ce passage  que Dieu enverra à son peuple un Sauveur, qu'il a consacré. Et que fera celui-ci ? Il apportera la Bonne Nouvelle. À qui ? Aux pauvres, aux prisonniers, aux aveugles, aux opprimés. Cette Bonne Nouvelle sera libératrice, elle apportera la lumière, elle sera remplie de bienfaits. Ce Sauveur c'est Jésus qui est là. "Cette parole de l'Écriture c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit" leur dit Jésus.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>        <br />
              <br />
       Jésus est lui-même la Parole de Dieu. Cette Parole s'est manifesté auparavant dans l'Ancienne Alliance dont la première lecture nous donne un des moments forts. L'assemblée du peuple autour de la Parole retrouvée après l'exil du peuple d'iIraël à Babylon est une assemblée non seulement joyeuse, mais reconnaissante de cette présence de Dieu au milieu de lui. Le prêtre Esdras s'écrie : "Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu. Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart!". La Parole de Dieu remplit de joie et envoie.       <br />
              <br />
       Encore aujourd'hui, la Parole de Dieu continue de vivre dans les disciples de Jésus, dans l'Église et dans le monde. Cette Parole est proclamée par des hommes et des femmes qui se penchent vers les pauvres, qui visitent les prisonniers, qui aident les démunis de toutes sortes. Ils se rappellent la parole de Jésus : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs" (Marc 2, 17).        <br />
              <br />
       Ils se laissent envahir par l'élan du message de Jésus qui a donné l'exemple en donnant sa vie pour ses frères et soeurs leur permettant ainsi de devenir fils et filles de Dieu appelés à devenir avec lui membres d'un Corps dont il est la Tête et dont ils sont les membres comme l'explique saint Paul aux Corinthiens dans le texte de la seconde lecture : "Nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps... Vous êtes le Corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps"       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu n'a pas fini de produire des fruits chez nous, dans nos assemblées et dans le monde malgré les déchirures et les blessures qui s'y rencontrent : haine, violence, oppressions de toutes sortes etc. Elle a maintenant pour nous un visage de chair en Jésus. C'est lui qui est la Parole. Regardons-le agir et nous trouverons le vrai chemin pour aller à Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie est un jalon sur notre route. Elle nous permet de vivre ensemble l'écoute de la Parole et de célébrer Celui qui est la Parole de Dieu faite chair. Son Corps et son Sang qu'il nous a laissés en partage sous les signes du Pain et du Vin nous accompagnent dans la route qui est la nôtre et nous permettent d'aller de l'avant dans la joie et l'action de grâces comme le recommandait le prêtre Esdras en disant "la joie du Seigneur est votre rempart".       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 janvier 2025       <br />
       -->       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tout le peuple écoutait la lecture de la Loi » (Ne 8, 2-4a.5-6.8-10)       <br />
       Lecture du livre de Néhémie       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le prêtre Esdras apporta le livre de la Loi       <br />
       en présence de l’assemblée,       <br />
       composée des hommes, des femmes,       <br />
       et de tous les enfants en âge de comprendre.       <br />
       C’était le premier jour du septième mois.       <br />
           Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux,       <br />
       fit la lecture dans le livre,       <br />
       depuis le lever du jour jusqu’à midi,       <br />
       en présence des hommes, des femmes,       <br />
       et de tous les enfants en âge de comprendre :       <br />
       tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.       <br />
           Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois,       <br />
       construite tout exprès.       <br />
           Esdras ouvrit le livre ;       <br />
       tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée.       <br />
       Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.       <br />
           Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand,       <br />
       et tout le peuple, levant les mains, répondit :       <br />
       « Amen ! Amen ! »       <br />
       Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur,       <br />
       le visage contre terre.       <br />
           Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu,       <br />
       puis les Lévites traduisaient, donnaient le sens,       <br />
       et l’on pouvait comprendre.       <br />
              <br />
           Néhémie le gouverneur,       <br />
       Esdras qui était prêtre et scribe,       <br />
       et les Lévites qui donnaient les explications,       <br />
       dirent à tout le peuple :       <br />
       « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu !       <br />
       Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! »       <br />
       Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.       <br />
           Esdras leur dit encore :       <br />
       « Allez, mangez des viandes savoureuses,       <br />
       buvez des boissons aromatisées,       <br />
       et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt.       <br />
       Car ce jour est consacré à notre Dieu !       <br />
       Ne vous affligez pas :       <br />
       la joie du Seigneur est votre rempart ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 9, 10, 15)       <br />
       R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit       <br />
       et elles sont vie. (cf. Jn 6, 63c)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Accueille les paroles de ma bouche,       <br />
       le murmure de mon cœur ;       <br />
       qu’ils parviennent devant toi,       <br />
       Seigneur, mon rocher, mon défenseur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 12-30)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           prenons une comparaison :       <br />
       notre corps ne fait qu’un,       <br />
       il a pourtant plusieurs membres ;       <br />
       et tous les membres, malgré leur nombre,       <br />
       ne forment qu’un seul corps.       <br />
       Il en est ainsi pour le Christ.       <br />
           C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous,       <br />
       Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres,       <br />
       nous avons été baptisés pour former un seul corps.       <br />
       Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.       <br />
           Le corps humain se compose non pas d’un seul,       <br />
       mais de plusieurs membres.       <br />
              <br />
           Le pied aurait beau dire :       <br />
       « Je ne suis pas la main,       <br />
       donc je ne fais pas partie du corps »,       <br />
       il fait cependant partie du corps.       <br />
           L’oreille aurait beau dire :       <br />
       « Je ne suis pas l’œil,       <br />
       donc je ne fais pas partie du corps »,       <br />
       elle fait cependant partie du corps.       <br />
           Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux,       <br />
       comment pourrait-on entendre ?       <br />
       S’il n’y avait que les oreilles,       <br />
       comment pourrait-on sentir les odeurs ?       <br />
           Mais, dans le corps,       <br />
       Dieu a disposé les différents membres       <br />
       comme il l’a voulu.       <br />
           S’il n’y avait en tout qu’un seul membre,       <br />
       comment cela ferait-il un corps ?       <br />
           En fait, il y a plusieurs membres,       <br />
       et un seul corps.       <br />
           L’œil ne peut pas dire à la main :       <br />
       « Je n’ai pas besoin de toi » ;       <br />
       la tête ne peut pas dire aux pieds :       <br />
       « Je n’ai pas besoin de vous ».       <br />
           Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates       <br />
       sont indispensables.       <br />
           Et celles qui passent pour moins honorables,       <br />
       ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ;       <br />
       celles qui sont moins décentes,       <br />
       nous les traitons plus décemment ;       <br />
           pour celles qui sont décentes,       <br />
       ce n’est pas nécessaire.       <br />
       Mais en organisant le corps,       <br />
       Dieu a accordé plus d’honneur       <br />
       à ce qui en est dépourvu.       <br />
           Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps,       <br />
       mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.       <br />
           Si un seul membre souffre,       <br />
       tous les membres partagent sa souffrance ;       <br />
       si un membre est à l’honneur,       <br />
       tous partagent sa joie.       <br />
              <br />
           Or, vous êtes corps du Christ       <br />
       et, chacun pour votre part,       <br />
       vous êtes membres de ce corps.       <br />
              <br />
           Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église,       <br />
       il y a premièrement des apôtres,       <br />
       deuxièmement des prophètes,       <br />
       troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ;       <br />
       ensuite, il y a les miracles,       <br />
       puis les dons de guérison,       <br />
       d’assistance, de gouvernement,       <br />
       le don de parler diverses langues mystérieuses.       <br />
           Tout le monde évidemment n’est pas apôtre,       <br />
       tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ;       <br />
       tout le monde n’a pas à faire des miracles,       <br />
           à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 12-14.27)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           prenons une comparaison :       <br />
       notre corps ne fait qu’un,       <br />
       il a pourtant plusieurs membres ;       <br />
       et tous les membres, malgré leur nombre,       <br />
       ne forment qu’un seul corps.       <br />
       Il en est ainsi pour le Christ.       <br />
           C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous,       <br />
       Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres,       <br />
       nous avons été baptisés pour former un seul corps.       <br />
       Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.       <br />
           Le corps humain se compose non pas d’un seul,       <br />
       mais de plusieurs membres.       <br />
              <br />
           Or, vous êtes corps du Christ       <br />
       et, chacun pour votre part,       <br />
       vous êtes membres de ce corps.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture » (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Seigneur m’a envoyé,       <br />
       porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,       <br />
       annoncer aux captifs leur libération.       <br />
       Alléluia. (Lc 4, 18cd)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Beaucoup ont entrepris de composer un récit       <br />
       des événements qui se sont accomplis parmi nous,       <br />
           d’après ce que nous ont transmis       <br />
       ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires       <br />
       et serviteurs de la Parole.       <br />
           C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi,       <br />
       après avoir recueilli avec précision des informations       <br />
       concernant tout ce qui s’est passé depuis le début,       <br />
       d’écrire pour toi, excellent Théophile,       <br />
       un exposé suivi,       <br />
           afin que tu te rendes bien compte       <br />
       de la solidité des enseignements que tu as entendus.       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit,       <br />
       revint en Galilée,       <br />
       sa renommée se répandit dans toute la région.       <br />
           Il enseignait dans les synagogues,       <br />
       et tout le monde faisait son éloge.       <br />
       Il vint à Nazareth, où il avait été élevé.       <br />
       Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat,       <br />
       et il se leva pour faire la lecture.       <br />
           On lui remit le livre du prophète Isaïe.       <br />
       Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :       <br />
           L’Esprit du Seigneur est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,       <br />
       annoncer aux captifs leur libération,       <br />
       et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue,       <br />
       remettre en liberté les opprimés,       <br />
           annoncer une année favorable       <br />
       accordée par le Seigneur.       <br />
           Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit.       <br />
       Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.       <br />
           Alors il se mit à leur dire :       <br />
       « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture       <br />
       que vous venez d’entendre »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-aujourd-hui-de-la-Parole-de-Dieu_a1224.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » </title>
   <updated>2023-01-14T13:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69669425-48683430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-10T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A 15 janvier 2023. Textes: Isaïe 49, 3.5-6, I Corinthiens1, 1-3 et Jean 1, 29-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69669425-48683430.jpg?v=1671765212" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " />
     </div>
     <div>
      L’évangile  de saint Jean ne raconte rien de la vie de Jésus avant sa rencontre avec son cousin Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain. Ce qui nous est présenté aujourd’hui au début du récit de la vie et de la prédication de Jésus, c’est le moment où la vie de Jésus a pris un tournant qui sera sans retour en arrière et qui le mènera jusqu’à la  Passion où il mourra sur la croix pour ressusciter trois jours plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons d’un peu plus près ce qu’a été ce tournant fondamental dans la vie de Jésus       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Un jeune juif comme les autres </span>       <br />
              <br />
       Nous savons par les autres évangélistes, notamment, saint Luc, que Jésus a été élevé à Nazareth auprès de son père, Joseph, et de sa mère, Marie  et avec la nombreuse parenté dont parlent les évangiles en plusieurs endroits.. C’est là, qu’après son adolescence dont saint Luc raconte un épisode, celui de la disparition et du recouvrement de Jésus au Temple de Jérusalem  lors d’un pèlerinage (<span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-50), il a grandi  « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes  » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 52).       <br />
              <br />
       Il semblerait qu’il soit demeuré avec ses parents comme un bon enfant juif. Il exerçait le même métier que son père Joseph : le métier de charpentier (<span style="font-style:italic">Marc</span> 6, 3  et <span style="font-style:italic">Mathieu </span>13, 55).       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui va l’amener à quitter Nazareth pour venir se faire baptiser par Jean-Baptiste? On peut penser qu’il s’agit d’une décision mûrement réfléchie. Jésus est vraisemblablement dans la trentaine. Ses perceptions de la religion juive qu’il connaît bien et qu’il pratique avec ferveur lui indiquent une voie qui le rejoint et qui éveille ce qui est déjà en lui par la main de Dieu. Il se sent destiné à autre chose qu'au métier de charpentier.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut penser qu’après une bonne réflexion et un bon discernement, il décide, en ces jours où il entend parler de son cousin qui prêche sur les bords du Jourdain, de prendre son courage à deux mains, pourrait-on dire, et de se lancer sans filet de secours, de s'engager dans un tournant où il accepte d’avance de ne  revenir en arrière pour aucune raison.       <br />
              <br />
       Nous avons donc devant nous un homme mûr, dans la trentaine, qui décide par lui-même de se manifester comme serviteur de Dieu. Il est enflammé par le désir de consacrer sa vie au service du Dieu de l'Alliance avec Abraham, du Dieu de son peuple, du Dieu qui remplit sa vie depuis toujours. Il le fait de son plein gré. C’est une décision humaine généreuse comme chez bien d’autres personnes avant lui.        <br />
              <br />
        Ce qui est différent ce sont les résultats immédiats de cette décision que l’évangile nous présente.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La manifestation de l’Esprit en Jésus</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons le témoignage de Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu … si je suis venu baptiser dans l’eau c’est pour qu’il soit manifesté à Israël... J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit ‘ Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint. Moi, j’ai vu et je rends témoignage que c’est lui le Fils de Dieu ».       <br />
              <br />
       « C’est lui le Fils de Dieu ». Le jeune juif de Nazareth, venu humblement se consacrer à Dieu, entend cette révélation extraordinaire. Il ne peut qu’en être bouleversé au plus haut point. Le tournant qui l’a amené sur les bords du Jourdain prend une direction qui lui donne un éclairage nouveau sur ce qu’il est et ce que Dieu attend de Lui. Ces mots résonnent pour lui comme quelque chose qu’il sentait en lui depuis longtemps. Ils sont une confirmation de ce qu’il vit dans son être profond.       <br />
              <br />
       Il ne s’agit plus d’un tournant comme un changement de carrière, il s’agit ici d’un tournant qui touche l’être même de la personne. Vous avez peut-être déjà vécu des situations un peu semblables. Par exemple, vous vous rapprochez d’une personne ou vous fréquentez un groupe, vous vous y engagez et hop ! vous avez la vocation, vous avez le feu sacré, vous êtes dans votre élément, vous êtes comblés. C’est un exemple, mais qui est encore bien loin de ce que Jésus vit sur les bords du Jourdain. Il n’est pas seulement comblé. Son être est profondément touché. Il l’est au point où il sera pour toujours consacré à faire la volonté de son Père et à la manifester à ses contemporains et au monde entier par ses disciples après la Pentecôte.        <br />
              <br />
       Comme le dit Jean-Baptiste, c’est lui le Fils de Dieu et nul ne pourra connaître le Père si ce n’est par lui (<span style="font-style:italic">Jean</span> 10, 30). En ce moment, tout est là, mais c’est au cours des années à venir que cette réalité se laissera mieux découvrir par Jésus et qu’elle le mènera sur les chemins de la Palestine pour annoncer l’amour de Dieu, son Père, pour l’humanité tout entière. Comme l'annonce le prophète Isaïe dans la première lecture en mettant les paroles suivantes dans la bouche du Seigneur : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Après avoir médité sur la venue de Dieu à la crèche de Bethléem dans un enfant nouveau-né, nous sommes maintenant invités à regarder non plus un enfant, mais un homme adulte qui se lance dans un chemin inédit et qui décide d’aller jusqu’au bout sur ce chemin.       <br />
              <br />
       Le jeune juif de Nazareth s’est transformé en un homme qui se sent investi par l’Esprit d’une mission à nulle autre pareille : révéler au monde l'amour d’un Dieu Père qui amènera à leur achèvement les promesses de l’Alliance faite  avec Abraham, Isaac et Jacob, avec le peuple d'Israël.        <br />
              <br />
       Son message risque de créer des peurs ou des oppositions. C’est ce qui se passera au cours des années de la vie publique et de la prédication de Jésus, comme nous le verrons dans les dimanches qui viennent, avant de culminer dans le drame de la Passion où l’Agneau sera immolé.       <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à fixer nos  yeux sur Jésus, à le regarder avec attention dans ses gestes d'homme qui nous révèlent les attentes de Dieu sur lui et sur ceux et celles qui voudront bien le suivre.        <br />
              <br />
       L’appel à le suivre retentit encore de nos jours. Sommes-nous  prêts nous aussi à prendre les tournants que Dieu nous prépare? Ils peuvent être de toutes sortes : réconciliation, pardon, acceptation d’une maladie, d’une diminution, de la mort, de l’incompréhension, de la venue d'un enfant, du départ de ses parents pour une résidence de personnes âgées etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène. Soyons assurés que dans nos décisions de prendre les tournants qui se présentent dans nos vies, l’Esprit de Jésus sera toujours là et que notre abandon permettra à Dieu de transformer ce qui doit l’être et de faire grandir en nous celui ou celle qu’il a aimé de toute éternité, car, comme le dit si bien le prophète Isaïe dans la première lecture, c’est Lui qui nous a façonné de toute éternité . <!--Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène et soyons sûr de la présence assurée de l'Esprit qui repose sur nous comme il reposait sur Jésus pour qu'à son exemple nous nous abandonnions totalement à la volonté de Dieu sur nous. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       <!--homélie du 15 publiée le 10 janvier 2017 et le 14 janvier 2020-->       <br />
       10 janvier 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Commentaire reçu d'un fidèle lecteur       <br />
              <br />
       Bonjour Hermann, ce  texte d’homélie me rappelle à un travail de collégial que j’avais intitulé</span> La foi de Jésus.<span style="font-style:italic">Mon professeur m’avait indiqué que c’était une bizarre d’idée de parler ainsi de Jésus comme un croyant puisqu’il était Fils de Dieu. Cependant de lire les évangiles avec l’intention de tenter de lire la foi de cet homme-là, juif, croyant, spirituel, bien ancré dans la réalité de son temps, visionnaire aussi, et de le voir se découvrir fils, au fil des jours, fils de Dieu tout en étant fils de Marie et Joseph. Et il a tenu des propos révolutionnaires sur la justice, la recherche de vérité, la relation intime  au Père (Quand tu veux prier, entre dans ta chambre , ferme la porte. N’en fais pas l’étalage pour être vu), l’attention au plus petit, le jugement sur la profondeur des actes posés, tant de propos qui culminent dans les béatitudes. J’ai depuis longtemps pensé que ce n’est pas un petit enfant qu’on rencontre dans la crèche, mais l’espoir qu’on met en lui : l’attente n’est pas finie, elle commence, déjà là, mais  encore à venir. Et ce regard me porte à penser que c’est le même regard qu’il faut porter sur soi-même et notre prochain. Bonne journée. Alain</span>        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur m’a dit :       <br />
       « Tu es mon serviteur, Israël,       <br />
       en toi je manifesterai ma splendeur. »       <br />
           Maintenant le Seigneur parle,       <br />
       lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère       <br />
       pour que je sois son serviteur,       <br />
       que je lui ramène Jacob,       <br />
       que je lui rassemble Israël.       <br />
       Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,       <br />
       c’est mon Dieu qui est ma force.       <br />
           Et il dit :       <br />
       « C’est trop peu que tu sois mon serviteur       <br />
       pour relever les tribus de Jacob,       <br />
       ramener les rescapés d’Israël :       <br />
       je fais de toi la lumière des nations,       <br />
       pour que mon salut parvienne       <br />
       jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)       <br />
       R/ Me voici, Seigneur,       <br />
       je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
              <br />
       Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,       <br />
       tu as ouvert mes oreilles ;       <br />
       tu ne demandais ni holocauste ni victime,       <br />
       alors j’ai dit : « Voici, je viens. »       <br />
              <br />
       Dans le livre, est écrit pour moi       <br />
       ce que tu veux que je fasse.       <br />
       Mon Dieu, voilà ce que j’aime :       <br />
       ta loi me tient aux entrailles.       <br />
              <br />
       Vois, je ne retiens pas mes lèvres,       <br />
       Seigneur, tu le sais.       <br />
       J’ai dit ton amour et ta vérité       <br />
       à la grande assemblée.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Paul, appelé par la volonté de Dieu       <br />
       pour être apôtre du Christ Jésus,       <br />
       et Sosthène notre frère,       <br />
           à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,       <br />
       à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus       <br />
       et sont appelés à être saints       <br />
       avec tous ceux qui, en tout lieu,       <br />
       invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       leur Seigneur et le nôtre.       <br />
              <br />
           À vous, la grâce et la paix,       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Le Verbe s’est fait chair,       <br />
       il a établi parmi nous sa demeure.       <br />
       À tous ceux qui l’ont reçu,       <br />
       il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           voyant Jésus venir vers lui,       <br />
       Jean le Baptiste déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde ;       <br />
           c’est de lui que j’ai dit :       <br />
       L’homme qui vient derrière moi       <br />
       est passé devant moi,       <br />
       car avant moi il était.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas ;       <br />
       mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,       <br />
       c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »       <br />
           Alors Jean rendit ce témoignage :       <br />
       « J’ai vu l’Esprit       <br />
       descendre du ciel comme une colombe       <br />
       et il demeura sur lui.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas,       <br />
       mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :       <br />
       ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,       <br />
       celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’       <br />
           Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :       <br />
       c’est lui le Fils de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année C : « Comme un violent coup de vent » </title>
   <updated>2022-06-05T13:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-de-la-Pentecote-Annee-C-Comme-un-violent-coup-de-vent_a1067.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/63417551-45722986.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-31T15:51:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le dimanche de la Pentecôte Année C le 5 juin 2022. Textes : Actes 2, 1-11, Romains 8, 8-17 et Jean 14, 15-16.23b-26,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/63417551-45722986.jpg?v=1648655103" alt="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année C : « Comme un violent coup de vent » " title="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année C : « Comme un violent coup de vent » " />
     </div>
     <div>
      La fête de la Pentecôte – mot qui veut dire en grec le cinquantième jour - conclut officiellement le temps de Pâques qui a été consacré à célébrer et approfondir la mystère de la Mort et de la Résurrection du Christ qu’on nomme le « Mystère pascal » qui est le cœur et le centre de notre foi.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui la fête de la Pentecôte marque les débuts de la mission de l’Église commencée avec cet événement et qui se continue encore aujourd’hui : annoncer la bonne nouvelle de la résurrection du Christ à toutes les nations.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic"> Un temps nouveau </span>       <br />
              <br />
       Ce temps nouveau qui commence, qu’on a appelé le « temps de l’Église », n’est pas un recommencement sans la présence de Jésus qui a quitté physiquement ses disciples à l'Ascension, c’est au contraire un temps rempli de sa présence par l’action de l’Esprit qui est envoyé, le Défenseur, comme il est appelé dans l’évangile, l’Esprit de vérité qui enseigne tout et fait se souvenir de tout ce que Jésus a dit (Jean 14, 26).       <br />
              <br />
       Ce « temps de l’Église » que nous vivons n’est donc pas une simple attente c’est le temps de la mission, de la Bonne nouvelle à porter jusqu’aux extrémités de la terre. C’est le message principal de cet événement de la Pentecôte représenté par le «  don des langues » et par les « langues de feu » qui se posent sur chacun comme le raconte la première lecture. En d’autres termes, il s’agit de l’universalité du message évangélique qui s’adresse à toutes les personnes de bonne volonté. Ce message ne vient pas des apôtres eux-mêmes, ils en sont porteurs et témoins par l’action de l’Esprit.       <br />
              <br />
       Nous sommes nous aussi porteurs et témoins aujourd’hui de l’universalité du message évangélique, ce que le pape François fait admirablement. Chacun et chacune reçoit des dons particuliers pour le faire. On appelle ces dons des charismes que nos frères et sœurs reconnaissent : celui du service, celui d’une parole qui réconforte, celui d’un enseignement qui éclaire etc. Saint Paul énumère les principaux dans sa lettre aux Romains et il en donne une autre liste dans la deuxième lettre aux Corinthiens. Je ne reprends pas ici ces listes, car elles ne sont pas exhaustives. Ce qui est important c’est de reconnaître ce que l’Esprit a mis en nous pour le service de nos communautés chrétiennes et de l’Église.         <br />
              <br />
       En effet, le Concile Vatican II reconnaît cette action de l’Esprit et ces dons lorsqu’il dit dans son <span style="font-style:italic"> Décret sur l’apostolat des laïcs</span> au numéro 3 : « De la réception de ces charismes, même les plus simples, résulte pour chacun des croyants le droit et le devoir d’exercer ces dons dans l’Église et dans le monde, pour le bien des hommes et l’édification de l’Église, dans la liberté du Saint-Esprit qui ’souffle où il veut’ (Jean 3, 8) »        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> L’Esprit qui se manifeste</span>       <br />
              <br />
       Comment reconnaître les manifestations de l’Esprit chez nous et dans le monde? Ce n’est pas une question facile.        <br />
              <br />
       Vous vous souvenez de la conversation de Jésus avec ce notable juif appelé Nicodème où Jésus lui explique qu’il faut naître de nouveau. Et la question de Nicodème est celle de tous  les disciples de Jésus : Comment cela se fera-t-il? Vais-je devoir rentrer dans le sein de ma mère » Et Jésus de répondre l’Esprit est là et personne ne sais où il va, il est comme un souffle  (Jean 3, 8ss.).       <br />
              <br />
       Dans cette réponse Jésus assume toute la tradition de la Bible et nous mets devant les yeux la réalité même de l’Esprit qui se définit comme un souffle, une respiration, un air ambiant. En effet, la racine hébraïque du mot Esprit est « ruah » qui veut dire soit l’air qui est en dedans de nous qui remplit les poumons qui nous donne du souffle et qui fait vivre soit l’air qui est autour de nous et des créatures qui habitent l’univers, une souffle qui remplit l'univers.       <br />
              <br />
       Vous voyez donc que les manifestations de l’Esprit peuvent se situer à divers niveaux, mais toujours nous sommes sur le registre du « souffle » un souffle de vie qui crée toutes choses nouvelles, un souffle qui remplit le cœur des personnes, un souffle qui porte  vers les autres, décentre de soi-même et rend accueillant au don de Dieu qui fait de nous ses enfants :  « Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! » (Romains 8, 15-16)       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nouvelle Pentecôte aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Pentecôte aujourd’hui est pour nous et pour nos communautés non seulement un mémorial, un rappel, elle est une nouvelle Pentecôte qui nous est proposée.       <br />
              <br />
       En effet, l’action de l’Esprit, ce « Souffle divin », n’est pas à court de moyens et l’Esprit réserve à ceux et celles qui l’appelle des surprises bien souvent. Hélas! on voit trop de fidèles qui semblent ne plus y croire. Je l’ai constaté, avec regret, lors de diverses réunions où l’on s’interrogeait sur l’avenir de notre Église du Québec et de certaines de ses institutions. Dans ces réunions – ce qui n’est pas le cas partout – dans ces réunions, dis-je, aucun moment de prière, aucune intervention pour éveiller à la recherche des signes des temps et ouvrir à l’action de l’Esprit, un seul but : la planification bien faite pour des résultats précis et chiffrés.  On était loin des Actes des Apôtres.       <br />
              <br />
       Prions pour que notre Église dans son ensemble, laïcs, prêtres et évêques, sache découvrir les signes de la présence toujours agissante de l’Esprit et qu’elle soit ainsi pour le monde un signe parmi les nations. Ce souhait rejoint aussi chaque communauté chrétienne et chaque institution qui se réclament de Jésus afin qu’elles soient de plus en plus le « sel de la terre » et la « lumière du monde ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie remplie de la présence vivifiante de l’Esprit nous nourrisse spirituellement et nous aide à vivre de plus en plus en enfants de Dieu, en fils et des filles de Dieu qui poussés par cet Esprit crient vers le Père en l’appelant : « Abba! » qui est le terme araméen pour dire « Père »  ou plus exactement « Papa ».       <br />
              <br />
       En terminant, unissons-nous dans cette belle prière à l'Esprit Saint d'un prêtre français :       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Saint-Esprit, montre-nous le chemin vers notre avenir.        <br />
       Tu as porté le salut dans l`Église de Jésus-Christ.        <br />
       Ouvre nos oreilles, que nous puissions entendre la Parole et comprendre tes conseils.       <br />
       Donne-nous inspiration et compréhension pour que nous puissions connaître ce que tu veux de nous en ce moment.       <br />
       Guide-nous, Esprit Saint, et aide-nous à connaître la volonté du Père.       <br />
       Ouvre nos yeux aux besoins de notre temps et aux besoins de l`Église, pour que nous puissions participer ensemble à la mission que nous avons reçue du Christ.       <br />
       Libère-nous de tout ce qui nous empêche de suivre ce chemin.       <br />
       Reste avec nous pour que nous puissions trouver notre unité en servant, ensemble le Corps du Christ.       <br />
       Viens, Esprit Saint, donne-nous la vie nouvelle. Amen.       <br />
       </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">P. Philippe Doumenge, vicaire épiscopal accompagnateur du diocèse de Périgueux et Sarlat        <br />
       (Périgord, France)       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       31 mai 2022</span>       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 12 mai 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DU JOUR       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues » (Ac 2, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Quand arriva le jour de la Pentecôte,       <br />
       au terme des cinquante jours après Pâques,       <br />
       ils se trouvaient réunis tous ensemble.       <br />
           Soudain un bruit survint du ciel       <br />
       comme un violent coup de vent :       <br />
       la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.       <br />
           Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,       <br />
       qui se partageaient,       <br />
       et il s’en posa une sur chacun d’eux.       <br />
           Tous furent remplis d’Esprit Saint :       <br />
       ils se mirent à parler en d’autres langues,       <br />
       et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.       <br />
              <br />
           Or, il y avait, résidant à Jérusalem,       <br />
       des Juifs religieux,       <br />
       venant de toutes les nations sous le ciel.       <br />
           Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,       <br />
       ils se rassemblèrent en foule.       <br />
       Ils étaient en pleine confusion       <br />
       parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte       <br />
       ceux qui parlaient.       <br />
           Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :       <br />
       « Ces gens qui parlent       <br />
       ne sont-ils pas tous Galiléens ?       <br />
           Comment se fait-il que chacun de nous les entende       <br />
       dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?       <br />
           Parthes, Mèdes et Élamites,       <br />
       habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,       <br />
       de la province du Pont et de celle d’Asie,       <br />
           de la Phrygie et de la Pamphylie,       <br />
       de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,       <br />
       Romains de passage,       <br />
           Juifs de naissance et convertis,       <br />
       Crétois et Arabes,       <br />
       tous nous les entendons       <br />
       parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)       <br />
       R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit       <br />
       qui renouvelle la face de la terre !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Ps 103, 30)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand !       <br />
       Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !       <br />
       la terre s’emplit de tes biens.       <br />
              <br />
       Tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
       et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       Gloire au Seigneur à tout jamais !       <br />
       Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !       <br />
       Que mon poème lui soit agréable ;       <br />
       moi, je me réjouis dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Rm 8, 8-17)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ       <br />
       ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort       <br />
       à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre,       <br />
       puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           Ainsi donc, frères, nous avons une dette,       <br />
       mais elle n’est pas envers la chair       <br />
       pour devoir vivre selon la chair.       <br />
           Car si vous vivez selon la chair,       <br />
       vous allez mourir ;       <br />
       mais si, par l’Esprit,       <br />
       vous tuez les agissements de l’homme pécheur,       <br />
       vous vivrez.       <br />
           En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu,       <br />
       ceux-là sont fils de Dieu.       <br />
           Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves       <br />
       et vous ramène à la peur ;       <br />
       mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;       <br />
       et c’est en lui que nous crions       <br />
       « Abba ! », c’est-à-dire : Père !       <br />
           C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit       <br />
       que nous sommes enfants de Dieu.       <br />
           Puisque nous sommes ses enfants,       <br />
       nous sommes aussi ses héritiers :       <br />
       héritiers de Dieu,       <br />
       héritiers avec le Christ,       <br />
       si du moins nous souffrons avec lui       <br />
       pour être avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Viens, Esprit Saint, en nos cœurs       <br />
       et envoie du haut du ciel       <br />
       un rayon de ta lumière.       <br />
              <br />
       Viens en nous, père des pauvres,       <br />
       viens, dispensateur des dons,       <br />
       viens, lumière de nos cœurs.       <br />
              <br />
       Consolateur souverain,       <br />
       hôte très doux de nos âmes,       <br />
       adoucissante fraîcheur.       <br />
              <br />
       Dans le labeur, le repos ;       <br />
       dans la fièvre, la fraîcheur ;       <br />
       dans les pleurs, le réconfort.       <br />
              <br />
       Ô lumière bienheureuse,       <br />
       viens remplir jusqu’à l’intime       <br />
       le cœur de tous tes fidèles.       <br />
              <br />
       Sans ta puissance divine,       <br />
       il n’est rien en aucun homme,       <br />
       rien qui ne soit perverti.       <br />
              <br />
       Lave ce qui est souillé,       <br />
       baigne ce qui est aride,       <br />
       guéris ce qui est blessé.       <br />
              <br />
       Assouplis ce qui est raide,       <br />
       réchauffe ce qui est froid,       <br />
       rends droit ce qui est faussé.       <br />
              <br />
       À tous ceux qui ont la foi       <br />
       et qui en toi se confient       <br />
       donne tes sept dons sacrés.       <br />
              <br />
       Donne mérite et vertu,       <br />
       donne le salut final,       <br />
       donne la joie éternelle. Amen       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’Esprit Saint vous enseignera tout » (Jn 14, 15-16.23b-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Viens, Esprit Saint !       <br />
       Emplis le cœur de tes fidèles !       <br />
       Allume en eux le feu de ton amour !       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si vous m’aimez,       <br />
       vous garderez mes commandements.       <br />
           Moi, je prierai le Père,       <br />
       et il vous donnera un autre Défenseur       <br />
       qui sera pour toujours avec vous.       <br />
           Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »</title>
   <updated>2022-03-03T03:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-8e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Trois-images-ou-paraboles_a1051.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2022-02-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 27 février 2022. Textes: Siracide 27, 4-7, 1 Corinthiens 15, 54-58 et Luc 6, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60159116-44062568.jpg?v=1642423633" alt="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »" title="Homélie pour le 8e dimanche du temps ordinaire Année C « Trois images ou paraboles »" />
     </div>
     <div>
      Nous continuons à écouter les conseils de Jésus dans le <span style="font-style:italic">Discours ou Sermon sur la montagne</span> que saint Luc a retenus. À la différence des autres évangélistes, saint Luc le situe  « sur un terrain plat » cf. Luc 6,17. Ce matin saint Luc nous présente des images que Jésus  utilisait pour enseigner à ses disciples et à ceux et à celles qui venaient l’entendre, car il leur parlait souvent ainsi. Les évangiles appellent ces images des paraboles. « Il leur disait en parabole… » écrit saint Luc ici. Les paraboles sont des images ou des histoires qui apportent un enseignement que Jésus veut que les gens comprennent et qu’ils retiennent.        <br />
              <br />
       Ce matin nous avons trois images ou paraboles : celle des deux aveugles, celle de la poutre et de la paille puis celle de l'arbre et de son fruit. Comment les comprendre et quoi en retenir?       <br />
              <br />
       On pense que saint Luc utilisait ces paraboles pour enseigner les nouveaux baptisés lorsqu’il prêchait avec saint Paul. Je ne sais comment saint Luc les commentait. Mais je vais faire un peu comme lui ce matin. Je vais y aller de mon commentaire personnel pour nous qui sommes tous et toutes d’une certaine façon des nouveaux baptisés car nous n’avons jamais été au fond des richesses de notre baptême et du message de Jésus. Nous avons toujours à  découvrir et à vivre des choses nouvelles.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les aveugles</span>       <br />
              <br />
       Commençons avec la première parabole. « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? » dit Jésus. Cette observation est on  ne peut plus évidente. Elle est très parlante et porteuse de sens.        <br />
              <br />
       Tout d’abord, elle nous dit qu’on doit choisir qui on suit. Si on suit tout un chacun, celui ou celle qui parle le plus fort, celui ou celle qui ne veut que plaire à nos désirs, sans discernement, on risque de « tomber dans le trou » comme dit Jésus. La première leçon de cette petite parabole est donc  une invitation au discernement.  Dans nos vies, il est important de prendre le temps de s’arrêter un peu, de temps à autre, pour regarder où notre vie s’en va, pour se laisser éclairer par la lumière de l’Esprit de Dieu en nous. C'est dans la prière que se réalise le mieux ce temps d'arrêt qui favorise l'écoute.       <br />
              <br />
       L’autre enseignement de cette petite parabole est contenu dans la deuxième phrase : « Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître ». Toute personne qui se  lance dans la vie et qui cherche à se réaliser a besoin de guides et de mentors comme on dit aujourd’hui.  Encore là,  il faut choisir un bon maitre, lui il nous formera et alors nous pourrons aller de l’avant par nous-même. Bien entendu, saint Luc pense à Jésus comme ce Maître idéal. Si nous le suivons, il nous formera et nous pourrons par nous-même faire face aux aléas de la vie et avancer sans tomber dans les fossés et les ravins. Il sera lui-même notre chemin comme il le dit dans l’évangile de saint Jean  « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». (Jean 14, 6)       <br />
              <br />
       II  - <span style="font-style:italic">La poutre et la paille</span>       <br />
              <br />
       Passons maintenant à l’image de la poutre et de la paille. Cette image est très connue. Et elle est tellement bien choisie qu’elle n’a presque pas besoin d’explication. Tout le monde la comprend. Le message est le suivant « Avant de mettre les responsabilités sur autrui commence par te regarder ».        <br />
              <br />
       Cette invitation  si elle était suivie éviterait bien des conflits dans les familles et les couples, dans les groupes de toutes sortes, n’est-ce pas? Elle est un gage de réalisme et de vérité dans son regard sur  soi et sur les autres.        <br />
              <br />
       Nous avons tendance à minimiser nos travers et à grossir ceux des autres. La nature humaine est faite ainsi. Jésus nous met en garde. Cette image nous invite à mettre toujours dans notre regard sur les autres de la miséricorde et de la compassion comme le fait Dieu quand il nous regarde.        <br />
              <br />
       « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » rapporte saint Luc quelques versets avant le passage que nous venons de lire. Ce regard miséricordieux est encore plus nécessaire si nous sommes d'une façon ou de l'autre en position d’autorité  comme les sont les parents, les enseignants, les pasteurs. Il est facile de se rabattre sans discernement sur des normes ou des règles sans regarder ce qu’il y dans le cœur des personnes.        <br />
              <br />
       Jésus nous invite ici ajuster notre regard sur la réalité des personnes en respectant leur dignité et leur originalité.  Car les personnes ne sont pas toutes pareilles. Nous avons besoin d’en tenir compte dans nos jugements et nos contacts avec elles       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">L’arbre et son fruit</span>       <br />
              <br />
       La troisième image, celle de l’arbre et de son fruit, me suggère de souligner, comme un jardinier que je suis dans mes temps libres, que les arbres fruitiers, en particulier, ont besoin de soins suivis et d’attention pour que leurs fruits soient beaux.  Ce qui est important c’est cette attention à soigner l’arbre lui-même, car « c’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre » comme le note si bien le passage du livre de Ben Sira le Sage lu dans la première lecture.  Les fruits sont le résultat de ces soins.  Plusieurs mettent la charrue devant les bœufs et ne pensent qu’aux fruits à récolter. Ils oublient de prendre soin de l’arbre qui porte les fruits        <br />
              <br />
       Cette leçon est très riche pour nous. Dans notre vie il est beaucoup mieux de laisser le Seigneur s’occuper des fruits, il fera sortir « du trésor de notre cœur qui est bon » comme le dit l'évangile. Quant à nous nous avons à mettre les efforts pour préparer le terreau où les arbres vont pousser. Comme de bons jardiniers nous ensemencerons, nous abriterons les pousses au besoin, nous couperons et émonderons l’arbre parfois, nous le nourrirons aussi avec soin. Cet arbre c’est notre vie et notre communauté chrétienne.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez bien par mes commentaires que les images de Jésus retenues par saint Luc, ces  trois petites paraboles, peuvent encore aujourd’hui entraîner des applications  concrètes. En effet, les paroles de l’Évangile et  des Écritures Saintes en général sont esprit et vie. Elles ne sont pas des paroles vaines mais des paroles qui peuvent nous inspirer si nous prenons la peine de les écouter  et de les méditer.       <br />
              <br />
        Demandons au Seigneur de recevoir ces paroles aujourd’hui avec un cœur ouvert. Nourris par ces paroles, nous pouvons maintenant nous tourner vers Celui qui est la Parole de Dieu incarnée présent parmi nous par son Corps et son Sang que nous vénérons dans le Pain et Vin consacrés.        <br />
              <br />
       Qu’il soit pour nous le Maître par qui nous nous laissons former afin de devenir à sa suite de plus en plus ajustés à la volonté de Dieu sur nous et sur notre communauté.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 février 2022        <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26 février 2019-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé » (Si 27, 4-7)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ;       <br />
       de même, les petits côtés d’un homme       <br />
       apparaissent dans ses propos.       <br />
           Le four éprouve les vases du potier ;       <br />
       on juge l’homme en le faisant parler.       <br />
           C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ;       <br />
       ainsi la parole fait connaître les sentiments.       <br />
           Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé,       <br />
       c’est alors qu’on pourra le juger.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)       <br />
       R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! (cf. Ps 91, 2)       <br />
              <br />
       Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,       <br />
       de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,       <br />
       d’annoncer dès le matin ton amour,       <br />
       ta fidélité, au long des nuits !       <br />
              <br />
       Le juste grandira comme un palmier,       <br />
       il poussera comme un cèdre du Liban ;       <br />
       planté dans les parvis du Seigneur,       <br />
       il grandira dans la maison de notre Dieu.       <br />
              <br />
       Vieillissant, il fructifie encore,       <br />
       il garde sa sève et sa verdeur       <br />
       pour annoncer : « Le Seigneur est droit !       <br />
       Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Co 15, 54-58)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       au dernier jour,       <br />
           quand cet être périssable       <br />
       aura revêtu ce qui est impérissable,       <br />
       quand cet être mortel       <br />
       aura revêtu l’immortalité,       <br />
       alors se réalisera la parole de l’Écriture :       <br />
       La mort a été engloutie dans la victoire.       <br />
           Ô Mort, où est ta victoire ?       <br />
       Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?       <br />
           L’aiguillon de la mort,       <br />
       c’est le péché ;       <br />
       ce qui donne force au péché,       <br />
       c’est la Loi.       <br />
           Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés,       <br />
       soyez fermes, soyez inébranlables,       <br />
       prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur,       <br />
       car vous savez que, dans le Seigneur,       <br />
       la peine que vous vous donnez n’est pas perdue.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » (Lc 6, 39-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Vous brillez comme des astres dans l’univers       <br />
       en tenant ferme la parole de vie.       <br />
       Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus disait à ses disciples en parabole :       <br />
       « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?       <br />
       Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?       <br />
           Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;       <br />
       mais une fois bien formé,       <br />
       chacun sera comme son maître.       <br />
              <br />
           Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,       <br />
       alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,       <br />
       tu ne la remarques pas ?       <br />
           Comment peux-tu dire à ton frère :       <br />
       ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’,       <br />
       alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?       <br />
       Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;       <br />
       alors tu verras clair       <br />
       pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.       <br />
              <br />
           Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;       <br />
       jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.       <br />
           Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :       <br />
       on ne cueille pas des figues sur des épines ;       <br />
       on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.       <br />
           L’homme bon tire le bien       <br />
       du trésor de son cœur qui est bon ;       <br />
       et l’homme mauvais tire le mal       <br />
       de son cœur qui est mauvais :       <br />
       car ce que dit la bouche,       <br />
       c’est ce qui déborde du cœur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »</title>
   <updated>2022-01-24T21:44:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2022-01-18T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C le 23 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Néhémie 8, 1-4a.5-6.8-10, I Corinthiens 12, 12-30, Luc 1, 1-4; 4, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60107186-44032946.jpg?v=1642368771" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »" title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année C : « L'aujourd'hui de la Parole de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Les lectures d'aujourd'hui sont d'une telle richesse qu'on souhaiterait pouvoir reprendre chacune pour elle-même et la commenter longuement. Comme elles sont été choisies pour accompagner notre liturgie de ce dimanche qui est le <span style="font-style:italic">Dimanche de la Parole</span>, essayons d'en voir les applications qui s'en dégagent pour nous et notre assemblée. Notre fil conducteur sera le livre ouvert.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une lecture qui surprend</span>       <br />
              <br />
       Lorsque Jésus ouvre le livre à la synagogue, il lit un passage des plus importants qui décrit par avance sa mission avec les mots du prophète Isaïe.  « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur  ». On s'imagine facilement tout l'émoi qu'il a ressenti en prononçant ces paroles. Il ne pouvait  pas ne pas en être touché à ce moment-là.       <br />
              <br />
       Saint Luc continue de nous faire suivre  Jésus sur les chemins de Galilée. Celui-ci  s'est éloigné de sa famille et il a commencé à prêcher la Bonne Nouvelle.  Il a été baptisé par Jean-Baptiste comme on l'a célébré l'avant-dernier dimanche. Il a déjà appelé quelques disciples et les foules le suivent pour l'entendre et pour lui présenter leurs maladies car il opère de nombreuses guérisons. Il fait déjà figure de personnage hors  norme. Il revient dans son village.       <br />
              <br />
       Le texte d'Isaïe qu'il lit s'applique à lui parfaitement. Les gens ne sont pas sans se rendre compte qu'ils sont devant quelque chose de nouveau et d’inédit. Avec Jésus il se passe quelque chose de spécial. Il est déjà celui qui libère les pauvres, qui fait voir les aveugles, qui fait entendre les sourds, comme le proclame Isaïe.        <br />
              <br />
       Jésus en ouvrant le livre s'inscrit dans une histoire et recueille un héritage. Sa mission en est une qui rejoint les attentes de son peuple. Il n'est plus seulement le fils du village. Il est le porteur du salut pour son peuple et pour l'humanité. Il en est maintenant très conscient. Tous ont les yeux fixés sur lui. Il n'hésite pas et il plonge. Il leur dit : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ». Voilà!       <br />
              <br />
       Cet épisode que saint Luc nous raconte campe dès les débuts de la prédication de Jésus un personnage rempli d'assurance, décidé à accomplir la volonté de Dieu sur lui quelle qu'en soit l'issue. Il vit dans l'aujourd'hui  de Dieu.       <br />
               <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La célébration d'Esdras</span>       <br />
              <br />
       La première lecture nous présente un temps fort de cet aujourd'hui de Dieu lors du retour des juifs de leur exil à Babylone (vers 459 avant Jésus-Christ). C'est un des leurs, Esdras qui se charge d'en faire la célébration qui nous est rapportée avec plein de détails.  Nous avons ici un autre moment charnière de l'histoire du salut où dans le livre ouvert comme à Nazareth se rencontrent les espoirs et les attentes d’un peuple, son héritage et son avenir.        <br />
              <br />
       Le prêtre et scribe Esdras dresse un podium pour que la proclamation de la Parole de Dieu retrouvée dans le livre de la Parole de Dieu (le livre de la Loi) soit entendue de tout le monde. L’ouverture du livre de la Parole de Dieu est tout un cérémonial. Le livre est ouvert en grande pompe pour que les personnes se laissent rejoindre par ce qu’elles entendront. « Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : " Amen ! Amen !" ».        <br />
              <br />
       Dans cette célébration, c’est l'ouverture à la Parole de Dieu qui est ce qui est le plus important. Esdras lit un passage dans le livre de la Loi (de la Parole de Dieu), puis les Lévites (ses assistants) traduisent, donnent le sens, et l’on peut comprendre.       <br />
              <br />
       Traduire, donner le sens et comprendre, trois mots qui s’appliquent encore aujourd’hui à notre lecture de la Parole de Dieu.  Car celle-ci n’est pas une lettre morte, mais une parole vivante qui contient toujours des choses nouvelles. Comme au temps d’Esdras, la Parole de Dieu est notre album de famille qui contient les récits des événements importants de l’histoire de la rencontre de Dieu avec l’humanité à travers de grands témoins de ces rencontres comme Abraham, Moïse, David et les prophètes de l’Ancien Testament. Ils sont suivis du précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, puis des apôtres avec au premier rang saint Pierre et saint Paul dont on a conservé de nombreuses lettres que nous lisons encore aujourd’hui à la messe. Ces lettres s'ajoutent aux autres écrits du Nouveau Testament notamment les évangiles qui rapportent les faits et gestes de Jésus qu’on a recueillis après sa Résurrection.       <br />
              <br />
       Tous ces récits et ces textes sont pour nous les sources principales de notre foi. C’est pourquoi, il est important de se le dire et de se le redire souvent, de les ouvrir et de les écouter dans la foi.       <br />
              <br />
       III -<span style="font-style:italic"> Le Corps Mystique</span>       <br />
              <br />
       La meilleure façon de le faire  est de se rassembler ensemble pour, comme au temps d’Esdras et de Jésus, entendre la Parole de Dieu ensemble. Celle-ci a une force particulière lorsqu’elle est proclamée et célébrée en communauté. Les juifs le faisaient à la synagogue comme on le voit dans la scène qui nous est racontée par saint Luc ce matin. Les premiers chrétiens, eux,  le faisaient en se réunissant dans les maisons des uns et des autres et même parfois dans les catacombes (des lieux de sépulture souterrains où ils ensevelissaient leurs morts dont plusieurs peuvent encore être visitées à Rome).         <br />
              <br />
       Encore de nos jours, le livre de la Parole de Dieu, continue de rassembler. En ce temps de pandémie, cela est encore pus évident puisque les célébrations dans les églises de plusieurs pays sont soit très limitées soit même interdites. Ouvrons le livre de la Parole de Dieu chez nous ou avec des contacts par Zoom ou Facebook, par exemple ou dans des maisonnées virtuelles.        <br />
              <br />
       Lorsque nous célébrons en "présentiel" comme on dit, on porte  <span style="font-style:italic">Livre de la Parole</span> avec respect, on le montre à l'assemblée, on le baise. La liturgie nous en fournit des extraits bien choisis à chaque dimanche dans cette partie de la messe qu’on appelle la <span style="font-style:italic">Liturgie de la Parole</span>.        <br />
              <br />
       C’est dans l’écoute de la Parole de Dieu que se forme et que vit ce corps dont parle saint Paul qui est l’assemblée des personnes croyantes, l’Église. La Parole de Dieu rassemble et nourrit chaque membre du Corps mystique du Christ qui est l’Église<!--       <br />
       Les retombées de la lecture et de l'écoute de la Parole de Dieu sont décrites par saint Paul en développant l’image des membres d'un corps--> où tous sont sur un pied d'égalité et ont la même importance. « [Dieu] a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.  Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, que ces scènes du livre ouvert des Écritures, de la Parole de Dieu soient pour nous une invitation à nous tourner toujours de plus en plus vers Jésus, Parole de Dieu incarnée.  Comme le dit le début de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux</span> c'est toujours par Lui que Dieu parle aujourd'hui comme alors : « À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes ».       <br />
              <br />
       « En ces jours où nous sommes  »... Jésus, le Fils du Père est bien au milieu de nous ce matin par sa Parole et par le Pain et le Vin consacrés. Accueillons-le avec un cœur aimant et avec une foi totale.       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       18 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 22 janvier 2019--`>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Il y a dans l'évangile qui vient d'être lu deux extraits de l'évangile de saint Luc des plus intéressants et éclairants pour comprendre la mission de Jésus dans le monde. Le premier extrait est tiré du commencement de l'écrit de saint Luc qui présente son propos et le second nous relate la visite de Jésus à Nazareth après son baptême par Jean-Baptiste au moment où il commence sa prédication du Royaume de Dieu et se lance dans ce qu'on a appelé sa vie publique. Ces deux extraits sont accompagnés d'une première lecture qui est  un des très beaux moments de l'histoire du peuple hébreu raconté par un personnage qui a été très important dans le Retour d'exil du peuple hébreu. Il s'appelle Néhémie.       <br />
              <br />
       Un fil conducteur relie ces trois textes : c'est celui de la Parole de Dieu qui est toujours à l'oeuvre, en action.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L'exorde de l'évangile de saint Luc</span>       <br />
              <br />
       De ce point de vue là, celui de la Parole de Dieu qui est toujours à l'oeuvre, la présentation que fait saint Luc de son travail d'évangéliste est fascinante. Saint Luc nous dit que son propos est de faire un exposé le plus précis possible pour  mettre les gens en contact avec un riche enseignement, celui de Jésus de Nazareth.        <br />
              <br />
       Relisons ce passage : "Beaucoup ont entrepris, écrit saint Luc, de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. " (Luc 1, 1-4)       <br />
              <br />
       Qu'est-ce que se propose saint Luc ? Rendre compte de la solidité des enseignements reçus et en faire un exposé suivi. En d'autres mots, saint Luc se propose bien sûr de de raconter ce qu'il a recueilli auprès de ceux et celles qui ont connu Jésus et qu'il a interrogé notamment Marie, la mère de Jésus. Il va se fier à ces témoins privilégiés car, lui, il n'a pas connu Jésus. On sait qu'il a été converti par saint Paul, qu'il était médecin (Colossiens 4, 14), qu'il l'a suivi jusqu'à sa mort. Saint Luc recueille donc et transmet le message reçu des premiers témoins des enseignements de Jésus qui est la Parole de Dieu parmi nous. Il s'en fait ainsi lui-même le témoin.        <br />
              <br />
       Ce qui est important ici c'est de retenir que saint Luc nous présente dans son évangile le témoignage d'une Parole de Dieu toujours vivante et toujours nouvelle. Et dans l'autre extrait de l'évangile de saint Luc que nous avons entendu, celui-ci nous montre que c'est cette Parole de Dieu qui a été pleinement agissante en Jésus.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Cette Parole s'accomplit aujourd'hui</span>       <br />
              <br />
       C'est ce que nous voyons dans cette visite de Jésus à Nazareth que saint Luc commente en écrivant "Aujourd'hui la Parole de Dieu s'accomplit".        <br />
              <br />
       Saint Luc raconte l'événement en détail, ce qui montre qu'il a de bonnes sources. Cette visite arrive lorsque Jésus revient en Galilée et à Nazareth où il avait grandi précise saint Luc. Sa présence à la prière dans la synagogue n'est pas surprenante. Jésus se mêle à ses concitoyens. Il va prier avec eux le jour du sabbat. Il est invité à lire l'Écriture. Saint Luc fait comme une photographie de Jésus à ce moment-là : il se lève, on lui présente le livre, il l'ouvre, il lit, puis referme le livre, le rend au servant et s'assoit. Jusque-là on pourrait dire que saint Luc est un bon journaliste, mais ce serait se méprendre, car saint Luc introduit dans cette scène un extrait des Écritures saintes  que Jésus reprend à son compte et qui révèle la mission qui sera la sienne : apporter le salut de Dieu à l'humanité.        <br />
              <br />
       Le texte que saint Luc fait lire à Jésus est tiré du prophète Isaïe dans l'Ancien Testament qui annonce dans ce passage  que Dieu enverra à son peuple un Sauveur, qu'il a consacré. Et que fera celui-ci ? Il apportera la Bonne Nouvelle. À qui ? Aux pauvres, aux prisonniers, aux aveugles, aux opprimés. Cette Bonne Nouvelle sera libératrice, elle apportera la lumière, elle sera remplie de bienfaits. Ce Sauveur c'est Jésus qui est là. "Cette parole de l'Écriture c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit" leur dit Jésus.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>        <br />
              <br />
       Jésus est lui-même la Parole de Dieu. Cette Parole s'est manifesté auparavant dans l'Ancienne Alliance dont la première lecture nous donne un des moments forts. L'assemblée du peuple autour de la Parole retrouvée après l'exil du peuple d'iIraël à Babylon est une assemblée non seulement joyeuse, mais reconnaissante de cette présence de Dieu au milieu de lui. Le prêtre Esdras s'écrie : "Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu. Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart!". La Parole de Dieu remplit de joie et envoie.       <br />
              <br />
       Encore aujourd'hui, la Parole de Dieu continue de vivre dans les disciples de Jésus, dans l'Église et dans le monde. Cette Parole est proclamée par des hommes et des femmes qui se penchent vers les pauvres, qui visitent les prisonniers, qui aident les démunis de toutes sortes. Ils se rappellent la parole de Jésus : " Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs" (Marc 2, 17).        <br />
              <br />
       Ils se laissent envahir par l'élan du message de Jésus qui a donné l'exemple en donnant sa vie pour ses frères et soeurs leur permettant ainsi de devenir fils et filles de Dieu appelés à devenir avec lui membres d'un Corps dont il est la Tête et dont ils sont les membres comme l'explique saint Paul aux Corinthiens dans le texte de la seconde lecture : "Nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps... Vous êtes le Corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps"       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu n'a pas fini de produire des fruits chez nous, dans nos assemblées et dans le monde malgré les déchirures et les blessures qui s'y rencontrent : haine, violence, oppressions de toutes sortes etc. Elle a maintenant pour nous un visage de chair en Jésus. C'est lui qui est la Parole. Regardons-le agir et nous trouverons le vrai chemin pour aller à Dieu.       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie est un jalon sur notre route. Elle nous permet de vivre ensemble l'écoute de la Parole et de célébrer Celui qui est la Parole de Dieu faite chair. Son Corps et son Sang qu'il nous a laissés en partage sous les signes du Pain et du Vin nous accompagnent dans la route qui est la nôtre et nous permettent d'aller de l'avant dans la joie et l'action de grâces comme le recommandait le prêtre Esdras en disant "la joie du Seigneur est votre rempart".       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       18 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 20 janvier 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tout le peuple écoutait la lecture de la Loi » (Ne 8, 2-4a.5-6.8-10)       <br />
       Lecture du livre de Néhémie       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           le prêtre Esdras apporta le livre de la Loi       <br />
       en présence de l’assemblée,       <br />
       composée des hommes, des femmes,       <br />
       et de tous les enfants en âge de comprendre.       <br />
       C’était le premier jour du septième mois.       <br />
           Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux,       <br />
       fit la lecture dans le livre,       <br />
       depuis le lever du jour jusqu’à midi,       <br />
       en présence des hommes, des femmes,       <br />
       et de tous les enfants en âge de comprendre :       <br />
       tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.       <br />
           Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois,       <br />
       construite tout exprès.       <br />
           Esdras ouvrit le livre ;       <br />
       tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée.       <br />
       Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.       <br />
           Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand,       <br />
       et tout le peuple, levant les mains, répondit :       <br />
       « Amen ! Amen ! »       <br />
       Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur,       <br />
       le visage contre terre.       <br />
           Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu,       <br />
       puis les Lévites traduisaient, donnaient le sens,       <br />
       et l’on pouvait comprendre.       <br />
              <br />
           Néhémie le gouverneur,       <br />
       Esdras qui était prêtre et scribe,       <br />
       et les Lévites qui donnaient les explications,       <br />
       dirent à tout le peuple :       <br />
       « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu !       <br />
       Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! »       <br />
       Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.       <br />
           Esdras leur dit encore :       <br />
       « Allez, mangez des viandes savoureuses,       <br />
       buvez des boissons aromatisées,       <br />
       et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt.       <br />
       Car ce jour est consacré à notre Dieu !       <br />
       Ne vous affligez pas :       <br />
       la joie du Seigneur est votre rempart ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 18 (19), 8, 9, 10, 15)       <br />
       R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit       <br />
       et elles sont vie. (cf. Jn 6, 63c)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables.       <br />
              <br />
       Accueille les paroles de ma bouche,       <br />
       le murmure de mon cœur ;       <br />
       qu’ils parviennent devant toi,       <br />
       Seigneur, mon rocher, mon défenseur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 12-30)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           prenons une comparaison :       <br />
       notre corps ne fait qu’un,       <br />
       il a pourtant plusieurs membres ;       <br />
       et tous les membres, malgré leur nombre,       <br />
       ne forment qu’un seul corps.       <br />
       Il en est ainsi pour le Christ.       <br />
           C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous,       <br />
       Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres,       <br />
       nous avons été baptisés pour former un seul corps.       <br />
       Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.       <br />
           Le corps humain se compose non pas d’un seul,       <br />
       mais de plusieurs membres.       <br />
              <br />
           Le pied aurait beau dire :       <br />
       « Je ne suis pas la main,       <br />
       donc je ne fais pas partie du corps »,       <br />
       il fait cependant partie du corps.       <br />
           L’oreille aurait beau dire :       <br />
       « Je ne suis pas l’œil,       <br />
       donc je ne fais pas partie du corps »,       <br />
       elle fait cependant partie du corps.       <br />
           Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux,       <br />
       comment pourrait-on entendre ?       <br />
       S’il n’y avait que les oreilles,       <br />
       comment pourrait-on sentir les odeurs ?       <br />
           Mais, dans le corps,       <br />
       Dieu a disposé les différents membres       <br />
       comme il l’a voulu.       <br />
           S’il n’y avait en tout qu’un seul membre,       <br />
       comment cela ferait-il un corps ?       <br />
           En fait, il y a plusieurs membres,       <br />
       et un seul corps.       <br />
           L’œil ne peut pas dire à la main :       <br />
       « Je n’ai pas besoin de toi » ;       <br />
       la tête ne peut pas dire aux pieds :       <br />
       « Je n’ai pas besoin de vous ».       <br />
           Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates       <br />
       sont indispensables.       <br />
           Et celles qui passent pour moins honorables,       <br />
       ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ;       <br />
       celles qui sont moins décentes,       <br />
       nous les traitons plus décemment ;       <br />
           pour celles qui sont décentes,       <br />
       ce n’est pas nécessaire.       <br />
       Mais en organisant le corps,       <br />
       Dieu a accordé plus d’honneur       <br />
       à ce qui en est dépourvu.       <br />
           Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps,       <br />
       mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.       <br />
           Si un seul membre souffre,       <br />
       tous les membres partagent sa souffrance ;       <br />
       si un membre est à l’honneur,       <br />
       tous partagent sa joie.       <br />
              <br />
           Or, vous êtes corps du Christ       <br />
       et, chacun pour votre part,       <br />
       vous êtes membres de ce corps.       <br />
              <br />
           Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église,       <br />
       il y a premièrement des apôtres,       <br />
       deuxièmement des prophètes,       <br />
       troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ;       <br />
       ensuite, il y a les miracles,       <br />
       puis les dons de guérison,       <br />
       d’assistance, de gouvernement,       <br />
       le don de parler diverses langues mystérieuses.       <br />
           Tout le monde évidemment n’est pas apôtre,       <br />
       tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ;       <br />
       tout le monde n’a pas à faire des miracles,       <br />
           à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 12-14.27)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           prenons une comparaison :       <br />
       notre corps ne fait qu’un,       <br />
       il a pourtant plusieurs membres ;       <br />
       et tous les membres, malgré leur nombre,       <br />
       ne forment qu’un seul corps.       <br />
       Il en est ainsi pour le Christ.       <br />
           C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous,       <br />
       Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres,       <br />
       nous avons été baptisés pour former un seul corps.       <br />
       Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.       <br />
           Le corps humain se compose non pas d’un seul,       <br />
       mais de plusieurs membres.       <br />
              <br />
           Or, vous êtes corps du Christ       <br />
       et, chacun pour votre part,       <br />
       vous êtes membres de ce corps.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture » (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Seigneur m’a envoyé,       <br />
       porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,       <br />
       annoncer aux captifs leur libération.       <br />
       Alléluia. (Lc 4, 18cd)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Beaucoup ont entrepris de composer un récit       <br />
       des événements qui se sont accomplis parmi nous,       <br />
           d’après ce que nous ont transmis       <br />
       ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires       <br />
       et serviteurs de la Parole.       <br />
           C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi,       <br />
       après avoir recueilli avec précision des informations       <br />
       concernant tout ce qui s’est passé depuis le début,       <br />
       d’écrire pour toi, excellent Théophile,       <br />
       un exposé suivi,       <br />
           afin que tu te rendes bien compte       <br />
       de la solidité des enseignements que tu as entendus.       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
       lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit,       <br />
       revint en Galilée,       <br />
       sa renommée se répandit dans toute la région.       <br />
           Il enseignait dans les synagogues,       <br />
       et tout le monde faisait son éloge.       <br />
       Il vint à Nazareth, où il avait été élevé.       <br />
       Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat,       <br />
       et il se leva pour faire la lecture.       <br />
           On lui remit le livre du prophète Isaïe.       <br />
       Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :       <br />
           L’Esprit du Seigneur est sur moi       <br />
       parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.       <br />
       Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,       <br />
       annoncer aux captifs leur libération,       <br />
       et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue,       <br />
       remettre en liberté les opprimés,       <br />
           annoncer une année favorable       <br />
       accordée par le Seigneur.       <br />
           Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit.       <br />
       Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.       <br />
           Alors il se mit à leur dire :       <br />
       « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture       <br />
       que vous venez d’entendre »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-aujourd-hui-de-la-Parole-de-Dieu_a1046.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C  « Il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit »</title>
   <updated>2019-05-25T14:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-de-Paques-Annee-C-Il-vous-fera-souvenir-de-tout-ce-que-je-vous-ai-dit_a893.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/31440855-29648746.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-05-21T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 26 mai 2019. Textes : Actes 15, 1-2.22-29, Apocalypse 21,10-14.22-23 et Jean 14, 23-29     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/31440855-29648746.jpg?v=1552521555" alt="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C  « Il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit »" title="Homélie pour le 6e dimanche de Pâques Année C  « Il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit »" />
     </div>
     <div>
      Le pape François depuis son élection comme évêque de Rome, successeur de saint Pierre, le 13 mars 2013 exerce un ministère qui retient l’attention des médias. Il est le pasteur d’une Église que nous connaissons bien puisque nous en faisons partie, mais est-ce que nous la connaissons si bien que cela ?       <br />
              <br />
       Les textes des lectures et de l’évangile d’aujourd’hui nous permettent de rafraîchir ce que nous savons déjà et peut-être d’aller plus loin dans notre connaissance de l’Église à laquelle nous appartenons et dont nous sommes les membres.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une institution au service de l’Évangile</span>       <br />
              <br />
       On réfère d’habitude au texte des Actes de Apôtres que nous venons d’entendre en parlant du Concile de Jérusalem qui serait ainsi le premier concile. Le terme concile est exagéré, mais pourtant il s’agit bien d’un rencontre des responsables des communautés sous le patronage de saint Pierre.       <br />
              <br />
       Cette rencontre a un but bien particulier, un certain nombre de responsables sont convoqués, un temps de discernement est observé et une décision est prise. C’est ce que les conciles qui auront lieu par la suite mettront en pratique.        <br />
              <br />
       En effet, l’Église qui  est le Corps mystique du Christ est aussi une institution humaine. C’est  ce qui ressort de cette rencontre de Jérusalem. Elle s’occupe de régler un problème de façon prudente et sage pour que les communautés ne se divisent pas.       <br />
              <br />
       Pourtant, elles partagent le même message et la même foi, mais les conséquences ne sont pas jugées de la même façon. C’est cela le côté humain de l’Église. Elle est faite d’hommes et de femmes qui se reconnaissent disciples de Jésus, qui le suivent le mieux possible et qui veulent témoigner de sa présence dans leurs vies et dans le monde qui les entoure.        <br />
              <br />
       C’est déjà très beau de partager un tel trésor et une telle richesse. Mais les premiers évangélisateurs comme saint Pierre et saint Paul ont perçu que  la prédication et le message de Jésus ne pourraient se transmettre aux générations qui viendraient après eux sans lui donner un cadre de transmission. C’est l’institution humaine qu’est l’Église avec ses rituels,  son clergé, ses ancrages: paroisses et diocèses, son  héritage artistique, ses possessions matérielles etc. Ce visage humain de l’Église peut changer.       <br />
              <br />
       Vous comme moi nous savons que cette figure de l’Église n’est  pas toute l'Église, qui est aussi une réalité spirituelle et non seulement  humaine.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L’Église, don de l’Esprit</span>       <br />
              <br />
       C’est la deuxième lecture qui vient à notre secours pour nous rappeler cette réalité spirituelle de l’Église. Cette réalité explique les images choisies par l’auteur de l’Apocalypse pour décrire la Ville sainte, Jérusalem, qui est ici le symbole de l’Église.       <br />
              <br />
       On y met de l’avant son ouverture. Elle est décrite avec des portes qui s’ouvrent de tous les côtés : « Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident ». Quelle belle façon de décrire l’universalité de l’Église, ce que dans le <span style="font-style:italic">Crédo</span>, le <span style="font-style:italic">Je crois en Dieu</span>,  on appelle sa <b>catholicité</b>. L'Église est toujours catholique, c'est-à-dire universelle. L’image suivante de la muraille qui est fondée sur les douze apôtres marque ce que notre <span style="font-style:italic">Crédo</span> appelle l'<b>apostolicité</b> de l'Église.        <br />
              <br />
       Et quelles sont les deux autres caractéristiques de l’Église d’après le <span style="font-style:italic">Crédo</span> : <b>Une</b> et <b>Sainte</b>.  En effet nous disons chaque dimanche « Je crois en l’Église une sainte, catholique et apostolique ».        <br />
              <br />
       L’Église <b>Une</b> est représentée par l’image de l’Apocalypse qui fait référence à la lumière unique qui éclaire la Jérusalem du ciel, la lumière de l’Agneau qui suffit sans qu’il soit nécessaire qu’il y en ait d’autres comme le soleil ou la lune. C’est l’Agneau, le Christ, un avec le Père (cf. Jean 15, ) qui lui donne son unité comme le Père le veut.       <br />
              <br />
       La <b>sainteté</b> de l’Église, elle, est bien exprimée lorsque l’auteur écrit « Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ». La sainteté de l'Église c'est la sainteté de Dieu qui est en elle. Ce n'est pas une sainteté qu'elle se donne ou gagne comme un trophée, mais c’est la présence de Dieu en elle qui est toujours là.        <br />
              <br />
       Le mystère de l'Église nous est mis devant les yeux ce matin : une Église humaine et divine en même temps, une Église faite de membres pécheurs, mais sainte de la sainteté de Dieu, une Église au-delà de l’histoire, mais, en même temps,  une Église insérée dans son temps. C’est ce qui rend difficile tout discours sur l’Église.       <br />
              <br />
       Les médias en perçoivent le côté humain et c’est bien. Les personnes croyantes en vivent la réalité spirituelle, d’autre part. Si on demande aux observateurs de respecter ce qu’ils ne voient pas et de ne pas s'arrêter seulement à ce qu’ils voient, c’est une demande qui peut les dépasser, mais c’est tout à fait approprié pour les personnes croyantes. Dans le contexte actuel nous sommes confrontés à bien des révélations qui mettent notre Église sur la sellette et qui en révèle les limites humaines. Cette situation nous touche profondément. Elle provoque même des démissions retentissantes ou des départs. Elle est aussi un questionnement pour les personnes croyantes.        <br />
              <br />
       Et pourtant comme le pape François le rappelle souvent, l’Église ne se restreint pas aux personnes qui la constituent, elle les dépasse. Elle est une réalité reçue de Dieu. C’est pourquoi le pape François invite à la prière et à la conversion pour que cette réalité spirituelle de l’Église soit bien manifestée autour de nous. Comment le faire ?       <br />
               <br />
       III – <span style="font-style:italic">L’assistance de l’Esprit</span>       <br />
              <br />
       Il n’y a pas de chemin magique, mais la route à entreprendre est celle d’un retour à l’Évangile car l’Église n’existe pas pour elle-même. Elle est, comme le dit le Concile Vatican II, le signe de Dieu parmi les nations, « le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (<span style="font-style:italic">Constitution dogmatique sur l’Église</span> n. 1). Elle se nourrit de la vie du Christ Ressuscité et de la foi des personnes croyantes en Jésus.        <br />
              <br />
       C’est l’Évangile qui est leur vie, et qui doit être leur vie. François d’Assise l’avait bien compris et le pape François en choisissant le nom de François nous incite à avoir le même regard. Jésus n’est pas venu fonder une Église, dit-on avec raison, mais il est venu annoncer la Bonne Nouvelle et donner sa vie. C’est pourquoi Dieu l’a ressuscité et il est devenu celui en qui nous avons la vie même de Dieu par la foi.        <br />
              <br />
       Les paroles de Jésus que l’Évangile nous laisse ce matin ont été dites avant sa mort sur la croix, elles sont un testament précieux. Jésus y promet l’Esprit Saint «  le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit ».       <br />
              <br />
       Nous pouvons compter sur cette assistance qui est toujours là. C’est l’Esprit qui nous permettra de répondre aux défis de l’institution qu’est notre Église comme il l’a permis aux apôtres réunis à Jérusalem. C'est l’Esprit qui donne la vie à notre Église comme il l’a fait pour les premières communautés chrétiennes créées par saint Paul. C‘est encore l’Esprit qui maintenant aujourd’hui en 2019 est celui sur qui s’appuyer car il nous redira ce que Jésus attend de nous.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       J’espère que cette méditation ne sera pas comme un écrasement, mais au contraire qu’elle suscitera un regain d’espérance. Si on peut être sévère vis-à-vis l’Église institution  comme  cet abbé suisse, Dom Martin Werlen, qui a écrit un livre intitulé TROP TARD, on ne doit jamais oublier qu'elle est une réalité spirituelle qui nous dépasse. L'Église est en même temps divine et humaine comme le dit Vatican II  : «  Cette société organisée hiérarchiquement d’une part et le corps mystique d’autre part, l’ensemble discernable aux yeux et la communauté spirituelle, l’Église terrestre et l’Église enrichie des biens célestes ne doivent pas être considérées comme deux choses, elles constituent au contraire une seule réalité complexe, faite d’un double élément humain et divin ». Fin de la citation. (<span style="font-style:italic">Constitution dogmatique sur l’Église</span> n. 8)       <br />
              <br />
        Prions ce matin pour l’Église et pour tous les membres de notre communauté  afin qu’ils deviennent de plus en plus des personnes dociles à l’Esprit et que les pasteurs de notre Église se laissent eux aussi renouveler par l'action de l’Esprit.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       21 mai 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Lien pour le livre de Dom Martin Werlen, ancien Abbé d'Einsiedeln, sur son livre <a class="link" href="https://www.cath.ch/newsf/martin-werlen-ancien-abbe-deinsiedeln-lance-une-nouvelle-provocation-pour-leglise/">Trop tard !</a> – Une provocation pour l’Église – Une espérance pour tous.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--L'Eglise en action  - Militante 1ère lecture       <br />
              <br />
       L'Église rêvée  - Triomphante Apocalypse       <br />
       -       <br />
       L'accompagnement l'Esprit - le climat : la paix       <br />
              <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       ______________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 6e dimanche de Pâques Année C  </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci qui s’imposent » (Ac 15, 1-2.22-29)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           des gens, venus de Judée à Antioche,       <br />
       enseignaient les frères en disant :       <br />
       « Si vous n’acceptez pas la circoncision       <br />
       selon la coutume qui vient de Moïse,       <br />
       vous ne pouvez pas être sauvés. »       <br />
           Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion       <br />
       engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là.       <br />
       Alors on décida que Paul et Barnabé,       <br />
       avec quelques autres frères,       <br />
       monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens       <br />
       pour discuter de cette question.       <br />
           Les Apôtres et les Anciens       <br />
       décidèrent avec toute l’Église       <br />
       de choisir parmi eux       <br />
       des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.       <br />
       C’étaient des hommes       <br />
       qui avaient de l’autorité parmi les frères :       <br />
       Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.       <br />
           Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :       <br />
       « Les Apôtres et les Anciens, vos frères,       <br />
       aux frères issus des nations,       <br />
       qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,       <br />
       salut !       <br />
           Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,       <br />
       sont allés, sans aucun mandat de notre part,       <br />
       tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,       <br />
           nous avons pris la décision, à l’unanimité,       <br />
       de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,       <br />
       avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,       <br />
           eux qui ont fait don de leur vie       <br />
       pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
           Nous vous envoyons donc Jude et Silas,       <br />
       qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :       <br />
           L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé       <br />
       de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations       <br />
       que celles-ci, qui s’imposent :       <br />
           vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,       <br />
       du sang,       <br />
       des viandes non saignées       <br />
       et des unions illégitimes.       <br />
       Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.       <br />
       Bon courage ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)       <br />
              <br />
       R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu’ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       ou : Alléluia. (Ps 66, 4)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       La terre a donné son fruit ;       <br />
       Dieu, notre Dieu, nous bénit.       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il me montra la Ville sainte qui descendait du ciel » (Ap 21, 10-14.22-23)       <br />
              <br />
       Lecture de l’Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Moi, Jean, j’ai vu un ange.       <br />
           En esprit, il m’emporta       <br />
       sur une grande et haute montagne ;       <br />
       il me montra la Ville sainte, Jérusalem,       <br />
       qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu :       <br />
           elle avait en elle la gloire de Dieu ;       <br />
       son éclat était celui d’une pierre très précieuse,       <br />
       comme le jaspe cristallin.       <br />
           Elle avait une grande et haute muraille,       <br />
       avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ;       <br />
       des noms y étaient inscrits :       <br />
       ceux des douze tribus des fils d’Israël.       <br />
           Il y avait trois portes à l’orient,       <br />
       trois au nord,       <br />
       trois au midi,       <br />
       et trois à l’occident.       <br />
           La muraille de la ville reposait sur douze fondations       <br />
       portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.       <br />
           Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire,       <br />
       car son sanctuaire,       <br />
       c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers,       <br />
       et l’Agneau.       <br />
           La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer,       <br />
       car la gloire de Dieu l’illumine :       <br />
       son luminaire, c’est l’Agneau.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;       <br />
       mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Si quelqu’un m’aime,       <br />
       il gardera ma parole ;       <br />
       mon Père l’aimera,       <br />
       nous viendrons vers lui       <br />
       et, chez lui, nous nous ferons une demeure.       <br />
           Celui qui ne m’aime pas       <br />
       ne garde pas mes paroles.       <br />
       Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :       <br />
       elle est du Père, qui m’a envoyé.       <br />
           Je vous parle ainsi,       <br />
       tant que je demeure avec vous ;       <br />
           mais le Défenseur,       <br />
       l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,       <br />
       lui, vous enseignera tout,       <br />
       et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.       <br />
              <br />
           Je vous laisse la paix,       <br />
       je vous donne ma paix ;       <br />
       ce n’est pas à la manière du monde       <br />
       que je vous la donne.       <br />
       Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.       <br />
           Vous avez entendu ce que je vous ai dit :       <br />
       Je m’en vais,       <br />
       et je reviens vers vous.       <br />
       Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie       <br />
       puisque je pars vers le Père,       <br />
       car le Père est plus grand que moi.       <br />
           Je vous ai dit ces choses maintenant,       <br />
       avant qu’elles n’arrivent ;       <br />
       ainsi, lorsqu’elles arriveront,       <br />
       vous croirez. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <!--       <br />
       Mais l'Évangile est toujours jeune. Il n'est pas cantonné dans l'institution de l'Église. Il continue sa course, tourné vers l'avenir, hors frontières et hors de tout cadre religieux. Il est vécu en pleine modernité, porté par des femmes et des hommes libres, solidaires des plus démunis.       <br />
              <br />
       Mgr Jaques Gaillot       <br />
              <br />
        Mgr Jacques Gaillot : « L'Église est appelée à renaître »       <br />
       L'évêque rebelle, devenu rare dans les médias, nous a accordé une interview sur la crise actuelle au sein du catholicisme. Iconoclaste. Propos recueillis par Jérôme Cordelier       <br />
       Publié le 12/03/2019 à 06:53 | Le Point.fr       <br />
       -------       <br />
       article L’Église va-t-elle vraiment si mal ? de Jean Duchesne 21 mars 2019 dans Aleteia       <br />
              <br />
       extrait       <br />
              <br />
       La fidélité est donc d’abord celle du Christ. L’Église est son épouse. Tout ce qu’il a dit sur l’alliance et le mariage donne l’assurance qu’il ne la répudiera pas et ne consentira jamais au divorce, quels que soient les trahisons, les rejets et les humiliations auxquels il s’est exposé dans sa Passion et qu’il continue de subir  jusqu’à la fin des temps. C’est aussi la fidélité du Père des cieux, qui est tel parce qu’il ne reniera jamais ses enfants dont son Fils a fait les membres de son Corps, ses frères et ses sœurs. C’est enfin la fidélité de l’Esprit : de même qu’il unit le Père et le Fils, il donne d’entrer dans leur communion aux hommes qui l’accueillent et se laissent guider par lui. Cette fidélité du Dieu unique en trois personnes est ainsi ce qui rend possible la fidélité dans la foi et en fait un besoin.       <br />
              <br />
       Jacques Duchesne dans Aleteia du 2i mars 2019       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »</title>
   <updated>2022-02-02T14:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Laissant-tout-ils-le-suivirent_a878.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2019-02-05T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 10 février 2019. Textes: Isaïe 6, 1-2a.3-8, I Corinthiens 15, 1-11 et Luc 5, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/29468716-28507285.jpg?v=1546695129" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C  « Laissant tout, ils le suivirent »" />
     </div>
     <div>
      Les ados d’aujourd’hui comme ceux d’hier se demandent tous un jour ou l’autre ce qu’ils feront dans la vie. C’est une question qu’ils porteront pendant de nombreuses années pour certains et certaines. Pour d’autres la voie est toute tracée.  Leur choix ne les préoccupe pas. Ils suivront les traces d’un père ou d’une mère. Ils se lanceront dans un domaine qui les passionne déjà. Pour plusieurs, le chemin sera plus long. Il se fera à travers des hauts et des bas. Des essais et des échecs. C’est la vie dira-t-on… Nous sommes ici sur le terrain du choix d’un travail ou d’une profession.        <br />
              <br />
       Il en va ainsi pour la personne croyante qui désire découvrir son chemin, sa vocation car, comme le dit le Concile Vatican II, chacun et chacune a un appel personnel de Dieu à vivre, une vocation personnelle (<span style="font-style:italic">Constitution sur l’Église</span>  nos 40 et 41), ce que le pape François décrit ainsi : « Ce qui importe, écrit-il, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui (cf. 1 Co 12, 7) et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. » (Exhortation <span style="font-style:italic">Gaudete et Exsultate</span> sur la sainteté n. 11)        <br />
              <br />
       Nous avons dans les trois textes des lectures d’aujourd’hui trois récits de vocations qui ont été vécues par des personnes comme nous qui ont été l’objet d’un choix particulier de Dieu. À cause de circonstances particulières, le chemin déjà poursuivi a pris pour elles une direction nouvelle et inattendue. C’est ce qui est arrivé à Isaïe, à saint Paul et aux apôtres Pierre, Jacques et Jean.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La vocation du prophète Isaïe</span>       <br />
              <br />
       Commençons par Isaïe. Quelle description flamboyante que celle de la vocation du prophète Isaïe! On sait qu’il a vécu au temps du roi Ozias (ou Aazrias) vers 760 avant Jésus-Christ. Il était un juif pieux, dévoué pour les autres et sa vie se déroulait paisiblement. C'est alors qu’est survenu ce moment de rencontre avec Dieu où il entend un appel qu’il ne peut refuser.       <br />
              <br />
       Le cadre de cet appel le situe au service de son peuple que Dieu veut stimuler pour qu’il vive mieux l’Alliance conclue avec Abraham. Il sera comme le tisonnier qui ranime la flamme. Il devra parler haut et fort au nom de Dieu, une mission qu’il n’avait jamais entrevue, une mission pour laquelle il se sent démuni.       <br />
              <br />
       Et pourtant le Seigneur l’a choisi. Comme plusieurs autres avant lui , notamment le prophète Samuel (cf. <span style="font-style:italic">Samuel</span> 3, 9-10) sa réponse sera « Me voici : envoie-moi ! »       <br />
              <br />
       Sa vie aura basculé pour toujours. Il sera un des quatre grands prophètes de l’Ancien Testament qui sont, en plus de lui,  Jérémie, Ézéchiel et Daniel.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Le cas de saint Paul</span>       <br />
              <br />
       La deuxième vocation particulière qui nous est présentée aujourd'hui est celle de saint Paul comme prédicateur de l'Évangile, un ministère qu'il a rempli pendant de nombreuses années autour de la Méditerranée avant d’être amené à Rome comme prisonnier et d’y être mis à mort.       <br />
              <br />
       Son histoire que vous connaissez commence avec une implication comme jeune juif pharisien consacré à l’étude de la Loi et des Écritures Saintes. Il semble y avoir pris beaucoup de plaisir. Et c'est pour défendre cette Loi qu’il devient persécuteur des juifs convertis au message de Jésus, les chrétiens,  qui apportent le message d’une Loi Nouvelle reçue d’un certain Jésus de Nazareth. Puis c’est la rencontre de ce Jésus sur le chemin de Damas. Il en sera transformé pour le restant de sa vie. Il deviendra l’apôtre des païens et il passera son temps désormais à annoncer la Bonne Nouvelle reçue en Jésus, son Évangile qui devient sa seule raison de vivre cf. I <span style="font-style:italic">Corinthiens </span>9, 16, <span style="font-style:italic">Philippien</span>s 3, 3-8.         <br />
              <br />
       Il sera le plus grand des évangélisateurs, des missionnaires de la religion chrétienne qui nous inspire encore aujourd’hui par ses lettres que nous lisons à chaque dimanche.  Humblement mais fièrement, il revendique le nom d'Apôtre au même titre que les Douze choisis par Jésus. La deuxième lecture que nous venons d'entendre  en témoigne : « Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi ».       <br />
              <br />
       III  - <span style="font-style:italic">Les apôtres Pierre, Jacques et Jean</span>       <br />
              <br />
       Venons maintenant à l'évangile qui nous raconte un appel particulier pour les  trois apôtres dont il est question dans ce récit de la pêche miraculeuse que nous venons d'entendre. Ce sont Pierre qui s’appelait Simon avant que Jésus le nomme Pierre pour signifier qu’il est le roc sur lequel les autres pourront s’appuyer et les deux frères,  Jacques et Jean, remplis d’énergie dont le surnom était « Boanergès » (Marc 3, 17)  qui veut dire « fils du tonnerre ».       <br />
              <br />
        Ces trois pêcheurs se connaissent depuis longtemps. Ils œuvrent ensemble et se donnent la main pour leur métier. Ils ont déjà rencontré Jésus auparavant en fréquentant Jean-Baptiste. Ils ont décidé de suivre Jésus tout en continuant leur métier. La belle-mère de Pierre a été guérie par Jésus qui fréquentait la maison de Pierre à Capharnaüm. Ce ne sont donc pas des étrangers pour Jésus. Ils sont déjà des gens qui ont choisi de le suivre. Ils ont une totale confiance en lui et sur sa parole ils relancent leurs filets : « Maître, dit Pierre, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »        <br />
              <br />
       Tout surpris, Ils ramènent plein de poissons. Pour Jésus cette pêche miraculeuse est le signe de ce qu'il attend d'eux.  Il dit alors à Pierre « « Sois sans crainte,  désormais ce sont des hommes que tu prendras. »  »,  Jésus renvoie ainsi Pierre, Jacques et Jean à l’image de leur métier, mais il en change la teneur. Ils parcourrons la mer du monde pour y rencontrer les gens de toutes nations, de toutes cultures et de tous pays et leur annoncer la Bonne Nouvelle.       <br />
              <br />
       Ce qui se passe dans cet épisode de la pêche miraculeuse est un virage majeur que prend leur vie qui ne sera plus jamais la même : leur vocation désormais sera celle d’être apôtres, protagonistes et diffuseurs du message de Jésus.  « Et, laissant tout, ils le suivirent ».        <br />
              <br />
       Ce qu’ils ont fait avec cœur puisqu’après la Pentecôte ils sont partis chacun de son côté et ils ont jeté les bases de l’Église que nous connaissons aujourd’hui. Ils sont vénérés par tous les chrétiens comme les piliers de l’Église. C’est leur témoignage de la Résurrection de Jésus qu’ils avaient suivi sur les routes de Galilée qui  allumera la foi de leurs compatriotes puis des générations subséquentes. L’Évangile grâce à eux et à leurs successeurs se répandra dans le monde entier selon le souhait de leur Maître « « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création ». (Marc 16, 15)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces trois récits présentent des vocations spéciales, qui peuvent nous inspirer nous aussi dans la découverte de notre vocation personnelle. Comme Isaïe, Paul, Pierre, Jacques et Jean nous pouvons être ou devenir des personnes qui répondent avec empressement à des appels clairs de Dieu dans nos vies. Ces appels ne sont peut-être pas  aussi éclatants que ceux d’Isaïe, de Paul ou de Pierre, Jacques et Jean, mais ils sont bien là. Si on prend le temps d’écouter la voix de l’Esprit en nous, nous découvrirons comment vivre aujourd’hui dans l’amour de Dieu avec confiance et avec conviction. Point n'est besoin de quitter son emploi ou de laisser son foyer. Il suffit de vivre l’instant présent sous le regard de Dieu.         <br />
              <br />
       Pour ce faire, je vous conseille, une pratique qui consiste à répéter une ou des phrases qui nous inspirent comme « À toi Seigneur, la gloire, l’honneur et la louange » ou encore la prière dite la prière de Jésus « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur » ou encore « Je te rends grâce, Seigneur, pour telle personne que je viens de rencontrer, pour le soleil qui brille aujourd’hui, pour…  etc. »       <br />
              <br />
       Que notre messe soit pour nous une action de grâces pour ce que Dieu fait en nous et un moment où nous lui redisons notre disponibilité pour le servir de la façon qu’il a prévue pour nous.  « Seigneur me voici! »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       5 février 2019       <br />
       ______________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe  pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       L’année de la mort du roi Ozias,       <br />
       je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ;       <br />
       les pans de son manteau remplissaient le Temple.       <br />
           Des séraphins se tenaient au-dessus de lui.       <br />
           Ils se criaient l’un à l’autre :       <br />
       « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers !       <br />
       Toute la terre est remplie de sa gloire. »       <br />
           Les pivots des portes se mirent à trembler       <br />
       à la voix de celui qui criait,       <br />
       et le Temple se remplissait de fumée.       <br />
           Je dis alors :       <br />
       « Malheur à moi ! je suis perdu,       <br />
       car je suis un homme aux lèvres impures,       <br />
       j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :       <br />
       et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »       <br />
           L’un des séraphins vola vers moi,       <br />
       tenant un charbon brûlant       <br />
       qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.       <br />
           Il l’approcha de ma bouche et dit :       <br />
       « Ceci a touché tes lèvres,       <br />
       et maintenant ta faute est enlevée,       <br />
       ton péché est pardonné. »       <br />
           J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :       <br />
       « Qui enverrai-je ?       <br />
       qui sera notre messager ? »       <br />
       Et j’ai répondu :       <br />
       « Me voici :       <br />
       envoie-moi ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8)       <br />
              <br />
       R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)       <br />
              <br />
       De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :       <br />
       tu as entendu les paroles de ma bouche.       <br />
       Je te chante en présence des anges,       <br />
       vers ton temple sacré, je me prosterne.       <br />
              <br />
       Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,       <br />
       car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.       <br />
       Le jour où tu répondis à mon appel,       <br />
       tu fis grandir en mon âme la force.       <br />
              <br />
       Tous les rois de la terre te rendent grâce       <br />
       quand ils entendent les paroles de ta bouche.       <br />
       Ils chantent les chemins du Seigneur :       <br />
       « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »       <br />
              <br />
       Ta droite me rend vainqueur.       <br />
       Le Seigneur fait tout pour moi !       <br />
       Seigneur, éternel est ton amour :       <br />
       n’arrête pas l’œuvre de tes mains.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       je vous rappelle la Bonne Nouvelle       <br />
       que je vous ai annoncée ;       <br />
       cet Évangile, vous l’avez reçu ;       <br />
       c’est en lui que vous tenez bon,       <br />
           c’est par lui que vous serez sauvés       <br />
       si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;       <br />
       autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.       <br />
              <br />
           Avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,       <br />
       je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,       <br />
       puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.       <br />
           Mais ce que je suis,       <br />
       je le suis par la grâce de Dieu,       <br />
       et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile.       <br />
       Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;       <br />
       à vrai dire, ce n’est pas moi,       <br />
       c’est la grâce de Dieu avec moi.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 3-8.11)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           avant tout, je vous ai transmis ceci,       <br />
       que j’ai moi-même reçu :       <br />
       le Christ est mort pour nos péchés       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           et il fut mis au tombeau ;       <br />
       il est ressuscité le troisième jour       <br />
       conformément aux Écritures,       <br />
           il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;       <br />
           ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois       <br />
       – la plupart sont encore vivants,       <br />
       et quelques-uns sont endormis dans la mort –,       <br />
           ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.       <br />
           Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.       <br />
              <br />
           Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,       <br />
       voilà ce que nous proclamons,       <br />
       voilà ce que vous croyez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Venez à ma suite, dit le Seigneur,       <br />
       et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »       <br />
       Alléluia. (Mt 4, 19)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           la foule se pressait autour de Jésus       <br />
       pour écouter la parole de Dieu,       <br />
       tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.       <br />
           Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;       <br />
       les pêcheurs en étaient descendus       <br />
       et lavaient leurs filets.       <br />
           Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,       <br />
       et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.       <br />
       Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.       <br />
           Quand il eut fini de parler,       <br />
       il dit à Simon :       <br />
       « Avance au large,       <br />
       et jetez vos filets pour la pêche. »       <br />
           Simon lui répondit :       <br />
       « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;       <br />
       mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »       <br />
           Et l’ayant fait,       <br />
       ils capturèrent une telle quantité de poissons       <br />
       que leurs filets allaient se déchirer.       <br />
           Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque       <br />
       de venir les aider.       <br />
       Ceux-ci vinrent,       <br />
       et ils remplirent les deux barques,       <br />
       à tel point qu’elles enfonçaient.       <br />
           à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,       <br />
       en disant :       <br />
       « Éloigne-toi de moi, Seigneur,       <br />
       car je suis un homme pécheur. »       <br />
           En effet, un grand effroi l’avait saisi,       <br />
       lui et tous ceux qui étaient avec lui,       <br />
       devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;       <br />
           et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,       <br />
       les associés de Simon.       <br />
       Jésus dit à Simon :       <br />
       « Sois sans crainte,       <br />
       désormais ce sont des hommes que tu prendras. »       <br />
           Alors ils ramenèrent les barques au rivage       <br />
       et, laissant tout, ils le suivirent.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Laissant-tout-ils-le-suivirent_a878.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)</title>
   <updated>2019-03-26T01:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Suivre-et-regarder-en-avant-Luc-9-51-62_a717.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9471705-15194987.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-06-21T19:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C le 26 juin 2016 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471705-15194987.jpg?v=1463406975" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année C : « Suivre et regarder en avant »  (Luc 9, 51-62)" />
     </div>
     <div>
      « Suivre sa vocation » tel pourrait être le thème du passage de l’évangile de saint Luc qui vient d’être lu.        <br />
              <br />
       Jésus prend avec courage la route de Jérusalem. Dans l’évangile de saint Luc cet épisode de la vie de Jésus est un point tournant. Il monte à Jérusalem qui est dans les montagnes où il se doute qu’il sera trahi, qu’il  mourra, qu’il y  laissera sa vie.  Saint Luc nous présente Jésus au moment où il décide de se lancer, d’aller jusqu’au bout de sa vocation, de sa mission, d’être lui-même. Ce qui n’est pas facile.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Radicalisme et radicalismes</span>       <br />
              <br />
       On a entendu des témoignages de personnes comme des artistes ou des athlètes qui nous racontent comment ils ont à un moment donné décidé d’aller jusqu’au bout quelles qu’en soit les conséquences. Leurs aspirations, leur vocation demandaient qu’ils mettent ainsi tout leur potentiel dans la poursuite de cet objectif.       <br />
              <br />
       Il faut bien sûr noter ici que tous les objectifs ne sont pas interchangeables. On voit aujourd’hui des radicalismes religieux qui font peur. Ces gens nous disent qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout de leurs convictions eux aussi.       <br />
              <br />
       Quelle est la différence entre le choix de Jésus et ces choix qui font peur?       <br />
              <br />
       Une seule réponse : la motivation.       <br />
              <br />
       Chez Jésus, aucune motivation de performance personnelle ou de domination quelconque. Tout est dans le service : humble, constant et fidèle. Jésus se présente à ses concitoyens comme celui qui sert et non comme un maître dominateur. Il se présente comme un bon berger qui s’occupe de chaque personne avec attention, comme un père accueillant pour l’enfant prodigue, comme le défenseur miséricordieux de la femme adultère, comme l’éveilleur du cœur de la Samaritaine etc.       <br />
              <br />
       Rien à voir avec ces jeunes qui décident de tout bouleverser au nom d’une idéologie ou d’un radicalisme politique ou religieux         <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">Des pièges</span>       <br />
              <br />
       Comment conserver une motivation évangélique dans nos choix ? Malgré les hauts et les bas, il s’agit de tenir la route avec persévérance, de suivre Jésus et comme lui de toujours regarder en avant.  Dans cette suite et cette imitation de Jésus, celui-ci  en réponse aux apôtres  et à certains auditeurs nous indique ici quelques pièges à éviter.        <br />
              <br />
       Le premier c’est l’intolérance illustrée par l’attitude des apôtres Jacques et Jean qui sont prêts à faire venir la foudre sur les Samaritains « que le feu tombe du ciel pour les détruire ». Nous n’avons pas à devenir des disciples rigides et fermés. D’où l’interpellation vive de Jésus qui ne se reconnaît pas dans cette attitude.       <br />
              <br />
       Le deuxième piège que Jésus signale c’est celui de l’attachement désordonné aux biens de ce monde qui passe, aux biens terrestres. Jésus, le Fils de l’homme, n’a pas d’endroit où reposer sa tête. Il se garde libre en tout.       <br />
              <br />
       Le troisième piège c’est la remise à plus tard, la fameuse « procrastination ». « Laisse-moi d’abord» enterrer mon père, faire mes adieux, prendre du bon temps, penser à moi...  « Laisse-moi d’abord » quelle belle excuse pour ne rien faire maintenant.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une invitation</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui Jésus parle à notre cœur. Il nous interpelle de diverses façons. Ces appels ne sont pas toujours évidents, car nous sommes bien occupés au travail, sur les réseaux sociaux etc. et nos temps d’écoute se font rares parfois. Nous laissons aller la charrue en regardant en arrière alors qu’il faut regarder en avant pour avancer.        <br />
              <br />
       Un de mes amis agronome m’a expliqué que cette image de la charrue est très évocatrice pour lui car si on ne surveille pas la charrue continuellement elle peut piquer en terre et on se retrouve avec les manchons en l’air sur la gueule ou encore la charrue sort du sillon, s’en va de travers et il faut recommencer. Alors suivons Jésus en regardant en avant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C'est ce à quoi nous invite l’évangile d’aujourd’hui. Comme disciples de Jésus n'hésitons pas à mettre la main à la charrue en regardant en avant avec confiance pour suivre Jésus et le laisser devenir de plus en plus le Maître de toute notre vie. Nous témoignons ainsi que  Jésus est toujours vivant et présent dans notre monde.  On devient ainsi sans prétention le sel de la terre et la lumière du monde (Mathieu 5, 13-14). C’est ce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       <!--C'est Les autres voient Jésus à travers nous. Comme on le chante parfois « Vous êtes le Corps du Christ Vous êtes l’amour du Christ, alors qu’avez-vous fait de Lui ? »-->       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 juin 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>«  L’Esprit de vérité » -  Homélie pour le mercredi de la 6e semaine de Pâques Année B.</title>
   <updated>2012-09-17T21:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-Esprit-de-verite-Homelie-pour-le-mercredi-de-la-6e-semaine-de-Paques-Annee-B_a470.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/4144459-6292089.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-05-15T00:52:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux confrères de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec à l’occasion de la fête du Supérieur général. Chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand le 16 mai 2012. Mercredi de la 6e semaine de Pâques Année B. Textes de l'Écriture: Actes17, 16-34 5.22-18,1 (Paul à Athènes) et Jean 16, 12-15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/4144459-6292089.jpg?v=1336965228" alt="«  L’Esprit de vérité » -  Homélie pour le mercredi de la 6e semaine de Pâques Année B." title="«  L’Esprit de vérité » -  Homélie pour le mercredi de la 6e semaine de Pâques Année B." />
     </div>
     <div>
      Je me contenterai d’un petit commentaire sur l’évangile, car le merveilleux texte du passage de saint Paul à Athènes m’entraînerait trop loin.  J’ai d’ailleurs eu la chance de la commenter lors de l’anniversaire du Supérieur général en 2009. <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Annee-paulienne-Homelie-sur-le-discours-de-saint-Paul-a-Athenes-en-Actes-17-16-34-Mercredi-de-la-6e-semaine-de-Paques_a278.html">Lire le texte</a>.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Contextualisation</span>       <br />
              <br />
       Le texte de l’Évangile de saint Jean qui a été lu nous prépare à célébrer dans quelques semaines la fête de la Pentecôte.        <br />
              <br />
       Il est extrait du chapitre 15 de saint Jean qui fait partie de ce qu’on appelait autrefois le <span style="font-style:italic">Discours après la C</span>ène. Ce long texte de saint Jean (chapitres 13-17) est une méditation qui prend place plusieurs années après la mort de Jésus et après l’évènement lui-même de la Pentecôte. Comme vous le savez, saint Jean place cette méditation dans un long discours qu’il situe lui avant la Passion.        <br />
              <br />
       Retenons que le discours que Jean met dans la bouche de Jésus ne s’adresse pas uniquement aux apôtres qui sont ses interlocuteurs dans le récit. Il s’adresse à tous les croyants de tous les temps. Il s’agit d’une exhortation et d’une catéchèse pour aujourd’hui.        <br />
              <br />
       En effet, saint Jean et ses disciples désirent nous transmettre ce que Jésus a dit et ce qu’ils ont compris pour que les disciples que nous sommes en soient enrichis et s’en imprègnent. L’extrait de la liturgie d’aujourd’hui souligne le rôle de l’Esprit dans la vie du disciple de Jésus.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Naître d’en haut</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe dans ce court extrait c’est la nécessité de l’Esprit pour entrer dans le mystère de Jésus « Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître ».       <br />
              <br />
       Le message de Jésus ne se comprend pas d’abord par les raisonnements. Il entre en nous par l’action de l’Esprit de vérité, de Celui qui guide vers la vérité toute entière. Cette action se joue dans le cœur de chacun par une action mystérieuse. Jésus l’a comparée au vent lorsqu’il disait à Nicodème qu’il fallait qu’il renaisse de l’Esprit. « Ne t’étonne pas si je t’ai dit : ‘ Il vous faut naître d’en haut’. Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. » (Jean 3, 8)       <br />
              <br />
       C’est par l’Esprit que les apôtres ont connu, le jour de la Pentecôte, la réalité totale de Jésus ressuscité, qu’ils sont « nés d’en-haut ». Bien sûr, ils avaient connu Jésus au temps de sa vie terrestre. Ils avaient mangé avec lui. Ils l’avaient vu faire des guérisons. Ils l’avaient écouté avec avidité. Mais, ce n’est que dans la foi épurée par la Passion qu’ils ont compris la beauté de l’exaltation du Ressuscité par le Père. C’est dans la force que l’Esprit a mis en eux en leur révélant toute cette beauté qu’ils sont sortis du Cénacle et qu’ils ont partagé cette foi en Jésus, Seigneur et Sauveur.       <br />
              <br />
       Vous voyez le rôle essentiel de l’Esprit pour entrer dans le mystère de Jésus. Sans l’Esprit, nul ne peut « naître d’en-haut » et ainsi entrer dans le mystère de Jésus.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Devenir enfants de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Cette entrée dans le mystère de Jésus est aussi l’entrée dans le mystère de Dieu. Voilà la deuxième chose que nous révèle l’extrait du <span style="font-style:italic">Discours après la Cène</span> que nous venons de lire.       <br />
              <br />
       « Tout ce qui appartient au Père est à moi ». Jésus revendique son appartenance toute à fait particulière à Dieu. Il est un envoyé, mais il fait aussi partie de la famille de Dieu. Il vit dans  une proximité incroyable avec le Père et avec l’Esprit, une proximité telle qu’il est vraiment juste de dire qu’en Jésus, le Verbe de Dieu s’est fait chair, qu’il a habité parmi nous dans cette gloire « que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père » (Jean 1, 14).       <br />
              <br />
       Vous voyez ici un des leitmotivs de toute la littérature johannique qui met au centre du message de Jésus le mystère de l’Incarnation, qui est le mystère d’un Dieu Amour qui se donne sans compter, sans conditions, un Dieu Miséricordieux qui veut que tout homme soit sauvé et parvienne à la connaissance de la vérité.        <br />
              <br />
       Quelle bonne nouvelle! Toute personne est aimée de Dieu comme son enfant qu’elle quelle soit. L’amour de Dieu ne s’occupe pas des frontières, ni des systèmes humains que nous créons. Au contraire, cet amour-agapè transcende le temps et l’espace. Cette bonne nouvelle est toujours actuelle. C’est dans cette perspective que nous tentons aujourd’hui d’en témoigner et de la faire connaître de diverses façons. C’est la mission première des disciples.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le contexte québécois peut paraitre hostile à plusieurs, mais ne serait-il pas, au contraire, en attente d’un Parole qui libère, qui éclaire et qui fait grandir?       <br />
              <br />
       C’est ce que Paul avait compris et ce qui le faisait courir tout autour de la Méditerranée pour l’annoncer aux hommes et aux femmes de son temps. Que son exemple et l’action de l’Esprit nous donnent l’élan dont notre Église à tant besoin aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique raffermisse en nous les liens fraternels et qu’elle nous attache de plus en plus par l’Esprit à Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       16 mai 2012</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/L-Esprit-de-verite-Homelie-pour-le-mercredi-de-la-6e-semaine-de-Paques-Annee-B_a470.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques.</title>
   <updated>2009-11-15T18:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Annee-paulienne-Homelie-sur-le-discours-de-saint-Paul-a-Athenes-en-Actes-17-16-34-Mercredi-de-la-6e-semaine-de-Paques_a278.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1385704-1833521.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-05-19T17:08:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Ce que vous vénérez, sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer. » Homélie prononcée lors de la fête du Supérieur général par Mgr Hermann Giguère P.H. à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand, Séminaire de Québec, le 20 mai 2009. Textes de l'Écriture: Actes17, 15.22-18,1(discours de saint Paul à Athènes au complet : Actes 17, 16-34) et Jn 16, 12-15. Mercredi de la 6e semaine de Pâques.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1385704-1833521.jpg?v=1289459860" alt="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." title="Année paulienne : Homélie sur le discours de saint Paul à Athènes en Actes 17, 16-34 - Mercredi de la 6e semaine de Pâques." />
     </div>
     <div>
      Les lectures d’aujourd’hui demanderaient des commentaires assez développés, mais n’ayez crainte, je ne serai pas très long. Il reste qu’en cette année paulienne, le discours de saint Paul devant les Athéniens résonne à nos oreilles de façon interpellante. Le contenu de cette annonce de l’Évangile tranche avec celle de Pierre après la Pentecôte ou encore avec le discours de Paul à Antioche (Actes 13, 16-43) que nous avons lu au cours des dernières semaines. Il s’agit toujours du même Évangile bien sûr que Paul annonce, mais nous pouvons constater ici que Paul se préoccupe non seulement du contenu, mais aussi de la façon de transmettre ce contenu. Voilà pourquoi, ce discours de Paul aux Athéniens est des plus actuels pour nous.       <br />
              <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Contexte : le deuxième voyage missionnaire</span>       <br />
              <br />
       De l'an 49 à l'an 52, selon les spécialistes de saint Paul, celui-ci est engagé dans son deuxième voyage missionnaire qu’il commence à  Antioche dans les difficultés avec Barnabé qu’il laisse pour traverser la Turquie actuelle avec Silas (Actes 15, 36-40). Plus de mille kilomètres. Il retrouve les communautés déjà fondées notamment celle des Galates et rencontre Timothée qui l’accompagnera pour le reste du voyage. Le groupe s’embarque pour la Macédoine, poursuit sa route, évangélisant Thessalonique et Bérée et Paul se retrouve à Athènes, la capitale culturelle de la Grèce. Il y est seul attendant que Timothée et Silas viennent le rejoindre.       <br />
              <br />
       Transportons-nous dans cette capitale il y a presque 2000 ans en même temps que Paul. La ville est une des plus belles villes de l’époque, pleine d’animation, de culture comme le sont aujourd’hui Paris ou New-York. Parcourons la ville avec Paul. Admirons-y les magnifiques bâtiments, les riches maisons sculptées en pierre blanche, les théâtres et les fontaines. Avec Paul, au fil de notre promenade, nous découvrons aussi les nombreux temples où l'on adorait une multitude de divinités. Petits temples bien souvent avec colonnades et frontons sculptés et décorés. Chaque temple a son dieu ou sa déesse.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un discours exemplaire       <br />
       </span>       <br />
       Lorsqu’il commence à s’adresser aux gens réunis autour de lui à l’Aréopage, Paul se sert de cette visite pour en faire un point d’accrochage : « En effet, en parcourant la ville, et en observant vos monuments sacrés, j’y ai trouvé, en particulier, un autel portant cette inscription : ‘ Au dieu inconnu’ ».       <br />
              <br />
       Voilà le départ. Et le discours continue avec un souci remarquable de rejoindre les auditeurs. Cependant, remarquez-le, il y a plus qu’une technique de communication ici.       <br />
              <br />
       Autant, jusqu’ici on voyait Paul se faisant « juif avec les juifs », autant on le voit maintenant se faire « grec avec les grecs », autant on l’entendait citer plein de passages de l’Ancien Testament et se référer à l’histoire d’Israël, autant maintenant à Athènes on sent l’adaptation au milieu païen, mais le discours s’achève avec la proclamation de la résurrection de façon non équivoque. « [Dieu] a fixé le jour où il va juger l’univers avec justice, par un homme qu’il a désigné;  il en a donné la garantie à tous en ressuscitant cet homme d’entre les morts. »       <br />
              <br />
       L’ensemble de l’argumentation va dans le sens d’un effort pour rejoindre ceux à qui Paul s’adresse pour la proclamation de l’Évangile. Ce discours est vraiment remarquable du point de vue de la communication, mais il n’est pas seulement un effort de communicateur, il est aussi la parole d’un évangélisateur.       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application       <br />
       </span>       <br />
       On parle volontiers dans le Québec d’aujourd’hui de « nouvelle évangélisation ». La Montée des Jeunes qui a eu lieu en fin de semaine dernière avait comme thème : « Missionnaire, ose le style saint Paul. » On trouve dans le discours à Athènes, un bel exemple du « style saint Paul», d'une véritable méthode d'évangélisation.       <br />
              <br />
       Paul se trouve à Athènes dans une situation inédite : - il est seul, sans aide ni équipe. Qu’est-ce que Paul fait dans un tel contexte?  Premièrement, Paul commence par faire le tour de la ville pour prendre connaissance du milieu dans lequel il se trouve. Deuxièmement, il cherche des ponts par lesquels il peut, avec l’Évangile, rejoindre les Athéniens dans ce qu’ils croient. C’est pourquoi, Paul ne part pas, contrairement à l’accoutumée, des affirmations bibliques pour s’adresser aux Grecs. Il part des éléments connus de leur culture par lesquels il y a une porte d’entrée pour l’Évangile. Et, troisièmement, Paul proclame le kérigme : « Il est ressuscité, oui, cet homme est vraiment ressuscité » comme le chante notre liturgie pascale.        <br />
              <br />
       L'approche est différente de celle qu'il avait avec les juifs, mais son message ne change pas. Il demeure le même qu’à Antioche : Dieu a ressuscité Jésus pour en faire le Premier-Né d’une multitude de frères et sœurs, même si Paul sent que celui-ci est difficile à entendre pour les Grecs. En effet, on se moque de lui, mais ce n’est pas l’échec total, étant donné que naît à Athènes une petite communauté chrétienne : Denys, Damaris et quelques autres (Actes 17, 32- 34).       <br />
              <br />
       Le pape Paul VI écrivait  dans l' <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique « Evangelii nuntiandi »</span>  : « Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés.»        <br />
              <br />
       Et Jean-Paul II, faisant écho à ces paroles, écrit dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> : « Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! »        <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Cette méditation, plus longue que ce que je m’imaginais, nous garde, avec saint Paul, dans le sillage du texte de l’évangile de Jean qui nous invite à rester toujours attentifs à l’Esprit si nous voulons connaître et suivre Jésus. « Il reprend ce qui vient de moi, dit Jésus, pour vous le faire connaître. » (Jn 16,15)        <br />
              <br />
       Prions, chers amis, pour que nous sachions bien  discerner les voies de l’Esprit pour notre Église d’aujourd’hui, pour notre communauté et pour notre cheminement de vie personnel,       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous donne d’être, de plus en plus,  unis au Seigneur ressuscité comme des membres vivants et rayonnants de la beauté, de la bonté et de l’amour de Celui en qui « il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d’exister » (Actes 17, 28).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       20 mai 2009       <br />
              <br />
              <br />
       ____________________________________________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Citations       <br />
       </span>       <br />
       Le pape Paul VI, de regrettée mémoire,  a pris la peine de rappeler, dans son <span style="font-style:italic">Exhortation apostolique « Evangelii nuntiandi »</span> (8 décembre 1975)  la nécessité d’une annonce explicite de l’Évangile. Il écrivait au numéro 22 : «La Bonne Nouvelle proclamée par le témoignage de vie devra donc être tôt ou tard proclamée par la parole de vie. Il n’y a pas d’évangélisation vraie si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Règne, le mystère de Jésus de Nazareth Fils de Dieu ne sont pas annoncés. L’histoire de l’Église, depuis le discours de Pierre le matin de Pentecôte, s’entremêle et se confond avec l’histoire de cette annonce. À chaque nouvelle étape de l’histoire humaine, l’Église, constamment travaillée par le désir d’évangéliser, n’a qu’une hantise : qui envoyer annoncer le mystère de Jésus ? Dans quel langage annoncer ce mystère ? Comment faire pour qu’il retentisse et arrive à tous ceux qui doivent l’écouter ? »       <br />
              <br />
       Et Jean-Paul II faisant écho à ces paroles écrit dans <span style="font-style:italic">Novo millennio ineunte</span> (6 janvier 2001)  : « Nous nous interrogeons avec un optimisme confiant, sans pour autant sous-estimer les problèmes. Nous ne sommes certes pas séduits par la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! Il ne s'agit pas alors d'inventer un ‘nouveau programme’. Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste. C'est un programme qui ne change pas avec la variation des temps et des cultures, même s'il tient compte du temps et de la culture pour un dialogue vrai et une communication efficace. Ce programme de toujours est notre programme pour le troisième millénaire » (Numéro 29).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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