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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:09:27+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <updated>2023-12-26T19:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a1153.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-12-26T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 31 décembre 2023. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838296-53431731.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Nous la célébrons toujours dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B et du 22 décembre 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A : « Se convertir non en paroles, mais en actes »</title>
   <updated>2023-09-26T21:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-26e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Se-convertir-non-en-paroles-mais-en-actes_a1139.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-09-26T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A 1 octobre 2023 par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes : Ezékiel 18, 25-28, Philippiens 2, 1-5 et Mathieu 21, 28-32.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/74927093-52310330.jpg?v=1693923353" alt="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A : « Se convertir non en paroles, mais en actes »" title="Homélie pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A : « Se convertir non en paroles, mais en actes »" />
     </div>
     <div>
      Les textes des lectures d’aujourd’hui et de l’évangile nous placent au cœur du Royaume de Dieu parmi nous. Ce Royaume n’est plus seulement annoncé par Jésus. Il est là. Il nous revient de le recevoir. Jésus dans l’évangile présente deux façons de le recevoir qu’il applique par la suite à ses interlocuteurs.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux réponses </span>       <br />
              <br />
       Comme souvent, Jésus, ici encore, donne son enseignement en racontant une histoire, une parabole. Celle d’aujourd’hui est très courte et très simple. Elle met en scène deux fils qui répondent de façon différente à leur père qui leur demande d’aller travailler à sa vigne.       <br />
              <br />
       Le premier fils se montre récalcitrant devant la demande de son père.  Il répond tout de suite qu’il refuse. Mais il n’est pas satisfait de sa réponse. On imagine qu’il mijote les raisons de la demande et qu’il se pose des questions sur sa réponse trop rapide. On pourrait dire qu’il se met en état de discernement face à cet appel qu’il n’attendait peut-être pas. Finalement il change sa réponse pour un oui en allant travailler à la vigne de son père.       <br />
              <br />
       Le second est plutôt sympathique au premier abord. Il a l’air généreux et répond sans hésitation à son père qu’il ira faire le travail demandé.  Mais une fois cette promesse faite il ne se présente pas sur le terrain. A-t-il oublié ? S’est-il lancé dans d’autres travaux ? L’histoire ne le dit pas. Quoiqu’il en soit, il reste qu’il fait faux bond à son père. Il n’est pas fiable. Il se contente de sauver la face. Il est une manière de « yes man » dans l’argot québécois ou de « béni oui-oui » dans l’argot français. Il s’évertue à plaire aux autorités pour faire belle figure. Il n’y a aucune profondeur dans ses choix. C’est seulement la façade, l’extérieur qui compte.       <br />
              <br />
       Le second fils reste dans le monde des apparences. Il ne pense qu’à sauver sa face. Le premier fils est plus mûr. Il hésite. De prime abord, il n’est pas intéressé, mais à la réflexion il passe de la parole de refus à des gestes qui restaurent le lien avec son père et répondent à sa demande.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Jésus commente ce récit en demandant à ses auditeurs « Lequel des deux a fait la volonté du père? - Le premier, disent-ils ». Et Jésus, en partant de cette réponse qui loue l’attitude du premier fils qui s’est rebuté d’abord mais qui a changé de comportement en faisant la volonté de son père comme celui-ci le désirait, explique à ses auditeurs que le second fils représente les pharisiens qui, comme ce fils, se contentent de sauver la face, qui se complaisent dans les gestes extérieurs sans y mettre leur cœur, qui manquent de cohérence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font.        <br />
              <br />
       C’est ce qui le fera les traiter par Jésus de « sépulcres blanchis » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 23, 27). Ils ont entendu la prédication des prophètes annonçant la venue du Royaume de Dieu. Ils écoutent celle de Jésus qui leur proclame que le Royaume de Dieu est déjà là, mais ils font la sourde oreille et se réfugient dans leurs pratiques extérieures.        <br />
              <br />
       Leur cœur reste fermé, tandis que c’est le contraire chez ceux et celles que Jésus appellent les publicains et les courtisanes, deux catégories de personnes loin des pharisiens. Les publicains souvent volent les gens en collectant les impôts pour les Romains et les courtisanes sont des filles de mauvaise vie.        <br />
              <br />
       Jésus les compare ici au premier fils en les louant, non de leurs fautes, mais de leur conversion et de leur acceptation de l’invitation du Père du ciel que représente le père des deux fils.  « Je vous le dis en vérité, les publicains et les courtisanes vous devancent dans le Royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n'avez pas cru en lui; mais les publicains et les courtisanes ont cru en lui; et vous, qui avez vu, vous ne vous êtes pas repentis même par la suite pour croire en lui ». Le prophète Ezékiel fait dire à Dieu quelque chose de semblable dans la première lecture : « Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas ».       <br />
              <br />
       La véritable conversion ne se réalise pas par des paroles uniquement, mais par des actes. Jésus dira un jour : « Ce n’est pas en me disant : ‘Seigneur, Seigneur !’ qu’on entrera dans le Royaume des cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.» (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 7, 21). C’est que font ces publicains et ces courtisanes convertis par la parole de Jésus.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons, à la suite de ce message de Jésus qui s’adresse d’abord aux personnes qui l'écoutent faire un pas de plus et nous demander quelle sorte d’auditeur ou d’auditrice nous sommes.       <br />
              <br />
       La question est tout à fait pertinente, car il y a en nous un mélange,  dans des proportions variables, des deux fils et  de leurs réponses, des pharisiens et des publicains. Nous avons à combattre pour laisser se manifester le meilleur en nous. Saint Paul dira aux chrétiens de Rome qu’il fait le mal qu’il ne voudrait pas et qu’il ne fait pas le bien qu’il voudrait (<span style="font-style:italic">Romains</span> 7, 19).       <br />
              <br />
       La demande du Père du ciel d’aller à sa vigne retentit toujours pour nous. Elle nous est transmise par Jésus lorsqu’il nous dit « Vous êtes le sel de la terre… vous êtes la lumière du monde » (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 5, 13-14). C’est une invitation qui s’adresse à toutes et à tous quelles que soient nos situations personnelles de péché qui nous éloignent de Dieu.  Malgré nos fautes, nos erreurs, nos petitesses, Dieu nous regarde et nous dit comme le père des deux fils : « Allez à ma vigne ».       <br />
              <br />
       Cette invitation nous est faite avec douceur, avec miséricorde, car c’est le cœur que Dieu regarde et il n’est jamais trop tard pour aller à sa vigne, pour faire sa volonté.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Cette Eucharistie que nous célébrons ensemble nous met en action pour entrer de mieux en mieux dans la volonté de Dieu sur nous et sur le monde. Nous sommes soutenus dans cette démarche par la certitude de la présence réelle de Jésus qui, ressuscité, est toujours vivant.         <br />
              <br />
       À travers les signes du Pain et du Vin nous le recevons comme le Fils Premier-Né qui nous donne l’exemple de l’accomplissement parfait de la volonté de notre Père des cieux non seulement en paroles, mais en actes. C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       26 septembre 2023       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de celle du 26 septembre 2017-->       <br />
              <br />
              <br />
           <!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 26e dimanche du temps ordinaire Année A</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Si le méchant se détourne de sa méchanceté, il sauvera sa vie » (Ez 18, 25-28)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           « Vous dites :       <br />
       ‘La conduite du Seigneur n’est pas la bonne’.       <br />
       Écoutez donc, fils d’Israël :       <br />
       est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ?       <br />
       N’est-ce pas plutôt la vôtre ?       <br />
           Si le juste se détourne de sa justice,       <br />
       commet le mal, et meurt dans cet état,       <br />
       c’est à cause de son mal qu’il mourra.       <br />
           Si le méchant se détourne de sa méchanceté       <br />
       pour pratiquer le droit et la justice,       <br />
       il sauvera sa vie.       <br />
           Il a ouvert les yeux       <br />
       et s’est détourné de ses crimes.       <br />
       C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 24 (25), 4-5ab, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse. (Ps 24, 6a)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;       <br />
       dans ton amour, ne m’oublie pas.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (Ph 2, 1-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres,       <br />
       si l’on s’encourage avec amour,       <br />
       si l’on est en communion dans l’Esprit,       <br />
       si l’on a de la tendresse et de la compassion,       <br />
           alors, pour que ma joie soit complète,       <br />
       ayez les mêmes dispositions,       <br />
       le même amour,       <br />
       les mêmes sentiments ;       <br />
       recherchez l’unité.       <br />
           Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,       <br />
       mais ayez assez d’humilité       <br />
       pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.       <br />
           Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;       <br />
       pensez aussi à ceux des autres.       <br />
              <br />
           Ayez en vous les dispositions       <br />
       qui sont dans le Christ Jésus :       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       il ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       Ou bien, lecture brève :       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (Ph 2, 1-5)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres,       <br />
       si l’on s’encourage avec amour,       <br />
       si l’on est en communion dans l’Esprit,       <br />
       si l’on a de la tendresse et de la compassion,       <br />
           alors, pour que ma joie soit complète,       <br />
       ayez les mêmes dispositions,       <br />
       le même amour,       <br />
       les mêmes sentiments ;       <br />
       recherchez l’unité.       <br />
           Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,       <br />
       mais ayez assez d’humilité       <br />
       pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.       <br />
           Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;       <br />
       pensez aussi à ceux des autres.       <br />
              <br />
           Ayez en vous les dispositions       <br />
       qui sont dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « S’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 28-32)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;       <br />
       moi, je les connais, et elles me suivent.       <br />
       Alléluia. (Jn 10, 27)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :       <br />
           « Quel est votre avis ?       <br />
       Un homme avait deux fils.       <br />
       Il vint trouver le premier et lui dit :       <br />
       ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’       <br />
           Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’       <br />
       Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.       <br />
           Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière.       <br />
       Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’       <br />
       et il n’y alla pas.       <br />
           Lequel des deux a fait la volonté du père ? »       <br />
       Ils lui répondent :       <br />
       « Le premier. »       <br />
              <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Amen, je vous le déclare :       <br />
       les publicains et les prostituées       <br />
       vous précèdent dans le royaume de Dieu.       <br />
           Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice,       <br />
       et vous n’avez pas cru à sa parole ;       <br />
       mais les publicains et les prostituées y ont cru.       <br />
       Tandis que vous, après avoir vu cela,       <br />
       vous ne vous êtes même pas repentis plus tard       <br />
       pour croire à sa parole. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » </title>
   <updated>2023-01-14T13:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69669425-48683430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-10T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A 15 janvier 2023. Textes: Isaïe 49, 3.5-6, I Corinthiens1, 1-3 et Jean 1, 29-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69669425-48683430.jpg?v=1671765212" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " />
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      L’évangile  de saint Jean ne raconte rien de la vie de Jésus avant sa rencontre avec son cousin Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain. Ce qui nous est présenté aujourd’hui au début du récit de la vie et de la prédication de Jésus, c’est le moment où la vie de Jésus a pris un tournant qui sera sans retour en arrière et qui le mènera jusqu’à la  Passion où il mourra sur la croix pour ressusciter trois jours plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons d’un peu plus près ce qu’a été ce tournant fondamental dans la vie de Jésus       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Un jeune juif comme les autres </span>       <br />
              <br />
       Nous savons par les autres évangélistes, notamment, saint Luc, que Jésus a été élevé à Nazareth auprès de son père, Joseph, et de sa mère, Marie  et avec la nombreuse parenté dont parlent les évangiles en plusieurs endroits.. C’est là, qu’après son adolescence dont saint Luc raconte un épisode, celui de la disparition et du recouvrement de Jésus au Temple de Jérusalem  lors d’un pèlerinage (<span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-50), il a grandi  « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes  » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 52).       <br />
              <br />
       Il semblerait qu’il soit demeuré avec ses parents comme un bon enfant juif. Il exerçait le même métier que son père Joseph : le métier de charpentier (<span style="font-style:italic">Marc</span> 6, 3  et <span style="font-style:italic">Mathieu </span>13, 55).       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui va l’amener à quitter Nazareth pour venir se faire baptiser par Jean-Baptiste? On peut penser qu’il s’agit d’une décision mûrement réfléchie. Jésus est vraisemblablement dans la trentaine. Ses perceptions de la religion juive qu’il connaît bien et qu’il pratique avec ferveur lui indiquent une voie qui le rejoint et qui éveille ce qui est déjà en lui par la main de Dieu. Il se sent destiné à autre chose qu'au métier de charpentier.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut penser qu’après une bonne réflexion et un bon discernement, il décide, en ces jours où il entend parler de son cousin qui prêche sur les bords du Jourdain, de prendre son courage à deux mains, pourrait-on dire, et de se lancer sans filet de secours, de s'engager dans un tournant où il accepte d’avance de ne  revenir en arrière pour aucune raison.       <br />
              <br />
       Nous avons donc devant nous un homme mûr, dans la trentaine, qui décide par lui-même de se manifester comme serviteur de Dieu. Il est enflammé par le désir de consacrer sa vie au service du Dieu de l'Alliance avec Abraham, du Dieu de son peuple, du Dieu qui remplit sa vie depuis toujours. Il le fait de son plein gré. C’est une décision humaine généreuse comme chez bien d’autres personnes avant lui.        <br />
              <br />
        Ce qui est différent ce sont les résultats immédiats de cette décision que l’évangile nous présente.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La manifestation de l’Esprit en Jésus</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons le témoignage de Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu … si je suis venu baptiser dans l’eau c’est pour qu’il soit manifesté à Israël... J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit ‘ Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint. Moi, j’ai vu et je rends témoignage que c’est lui le Fils de Dieu ».       <br />
              <br />
       « C’est lui le Fils de Dieu ». Le jeune juif de Nazareth, venu humblement se consacrer à Dieu, entend cette révélation extraordinaire. Il ne peut qu’en être bouleversé au plus haut point. Le tournant qui l’a amené sur les bords du Jourdain prend une direction qui lui donne un éclairage nouveau sur ce qu’il est et ce que Dieu attend de Lui. Ces mots résonnent pour lui comme quelque chose qu’il sentait en lui depuis longtemps. Ils sont une confirmation de ce qu’il vit dans son être profond.       <br />
              <br />
       Il ne s’agit plus d’un tournant comme un changement de carrière, il s’agit ici d’un tournant qui touche l’être même de la personne. Vous avez peut-être déjà vécu des situations un peu semblables. Par exemple, vous vous rapprochez d’une personne ou vous fréquentez un groupe, vous vous y engagez et hop ! vous avez la vocation, vous avez le feu sacré, vous êtes dans votre élément, vous êtes comblés. C’est un exemple, mais qui est encore bien loin de ce que Jésus vit sur les bords du Jourdain. Il n’est pas seulement comblé. Son être est profondément touché. Il l’est au point où il sera pour toujours consacré à faire la volonté de son Père et à la manifester à ses contemporains et au monde entier par ses disciples après la Pentecôte.        <br />
              <br />
       Comme le dit Jean-Baptiste, c’est lui le Fils de Dieu et nul ne pourra connaître le Père si ce n’est par lui (<span style="font-style:italic">Jean</span> 10, 30). En ce moment, tout est là, mais c’est au cours des années à venir que cette réalité se laissera mieux découvrir par Jésus et qu’elle le mènera sur les chemins de la Palestine pour annoncer l’amour de Dieu, son Père, pour l’humanité tout entière. Comme l'annonce le prophète Isaïe dans la première lecture en mettant les paroles suivantes dans la bouche du Seigneur : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Après avoir médité sur la venue de Dieu à la crèche de Bethléem dans un enfant nouveau-né, nous sommes maintenant invités à regarder non plus un enfant, mais un homme adulte qui se lance dans un chemin inédit et qui décide d’aller jusqu’au bout sur ce chemin.       <br />
              <br />
       Le jeune juif de Nazareth s’est transformé en un homme qui se sent investi par l’Esprit d’une mission à nulle autre pareille : révéler au monde l'amour d’un Dieu Père qui amènera à leur achèvement les promesses de l’Alliance faite  avec Abraham, Isaac et Jacob, avec le peuple d'Israël.        <br />
              <br />
       Son message risque de créer des peurs ou des oppositions. C’est ce qui se passera au cours des années de la vie publique et de la prédication de Jésus, comme nous le verrons dans les dimanches qui viennent, avant de culminer dans le drame de la Passion où l’Agneau sera immolé.       <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à fixer nos  yeux sur Jésus, à le regarder avec attention dans ses gestes d'homme qui nous révèlent les attentes de Dieu sur lui et sur ceux et celles qui voudront bien le suivre.        <br />
              <br />
       L’appel à le suivre retentit encore de nos jours. Sommes-nous  prêts nous aussi à prendre les tournants que Dieu nous prépare? Ils peuvent être de toutes sortes : réconciliation, pardon, acceptation d’une maladie, d’une diminution, de la mort, de l’incompréhension, de la venue d'un enfant, du départ de ses parents pour une résidence de personnes âgées etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène. Soyons assurés que dans nos décisions de prendre les tournants qui se présentent dans nos vies, l’Esprit de Jésus sera toujours là et que notre abandon permettra à Dieu de transformer ce qui doit l’être et de faire grandir en nous celui ou celle qu’il a aimé de toute éternité, car, comme le dit si bien le prophète Isaïe dans la première lecture, c’est Lui qui nous a façonné de toute éternité . <!--Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène et soyons sûr de la présence assurée de l'Esprit qui repose sur nous comme il reposait sur Jésus pour qu'à son exemple nous nous abandonnions totalement à la volonté de Dieu sur nous. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       <!--homélie du 15 publiée le 10 janvier 2017 et le 14 janvier 2020-->       <br />
       10 janvier 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Commentaire reçu d'un fidèle lecteur       <br />
              <br />
       Bonjour Hermann, ce  texte d’homélie me rappelle à un travail de collégial que j’avais intitulé</span> La foi de Jésus.<span style="font-style:italic">Mon professeur m’avait indiqué que c’était une bizarre d’idée de parler ainsi de Jésus comme un croyant puisqu’il était Fils de Dieu. Cependant de lire les évangiles avec l’intention de tenter de lire la foi de cet homme-là, juif, croyant, spirituel, bien ancré dans la réalité de son temps, visionnaire aussi, et de le voir se découvrir fils, au fil des jours, fils de Dieu tout en étant fils de Marie et Joseph. Et il a tenu des propos révolutionnaires sur la justice, la recherche de vérité, la relation intime  au Père (Quand tu veux prier, entre dans ta chambre , ferme la porte. N’en fais pas l’étalage pour être vu), l’attention au plus petit, le jugement sur la profondeur des actes posés, tant de propos qui culminent dans les béatitudes. J’ai depuis longtemps pensé que ce n’est pas un petit enfant qu’on rencontre dans la crèche, mais l’espoir qu’on met en lui : l’attente n’est pas finie, elle commence, déjà là, mais  encore à venir. Et ce regard me porte à penser que c’est le même regard qu’il faut porter sur soi-même et notre prochain. Bonne journée. Alain</span>        <br />
              <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur m’a dit :       <br />
       « Tu es mon serviteur, Israël,       <br />
       en toi je manifesterai ma splendeur. »       <br />
           Maintenant le Seigneur parle,       <br />
       lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère       <br />
       pour que je sois son serviteur,       <br />
       que je lui ramène Jacob,       <br />
       que je lui rassemble Israël.       <br />
       Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,       <br />
       c’est mon Dieu qui est ma force.       <br />
           Et il dit :       <br />
       « C’est trop peu que tu sois mon serviteur       <br />
       pour relever les tribus de Jacob,       <br />
       ramener les rescapés d’Israël :       <br />
       je fais de toi la lumière des nations,       <br />
       pour que mon salut parvienne       <br />
       jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)       <br />
       R/ Me voici, Seigneur,       <br />
       je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
              <br />
       Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,       <br />
       tu as ouvert mes oreilles ;       <br />
       tu ne demandais ni holocauste ni victime,       <br />
       alors j’ai dit : « Voici, je viens. »       <br />
              <br />
       Dans le livre, est écrit pour moi       <br />
       ce que tu veux que je fasse.       <br />
       Mon Dieu, voilà ce que j’aime :       <br />
       ta loi me tient aux entrailles.       <br />
              <br />
       Vois, je ne retiens pas mes lèvres,       <br />
       Seigneur, tu le sais.       <br />
       J’ai dit ton amour et ta vérité       <br />
       à la grande assemblée.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Paul, appelé par la volonté de Dieu       <br />
       pour être apôtre du Christ Jésus,       <br />
       et Sosthène notre frère,       <br />
           à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,       <br />
       à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus       <br />
       et sont appelés à être saints       <br />
       avec tous ceux qui, en tout lieu,       <br />
       invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       leur Seigneur et le nôtre.       <br />
              <br />
           À vous, la grâce et la paix,       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Le Verbe s’est fait chair,       <br />
       il a établi parmi nous sa demeure.       <br />
       À tous ceux qui l’ont reçu,       <br />
       il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           voyant Jésus venir vers lui,       <br />
       Jean le Baptiste déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde ;       <br />
           c’est de lui que j’ai dit :       <br />
       L’homme qui vient derrière moi       <br />
       est passé devant moi,       <br />
       car avant moi il était.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas ;       <br />
       mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,       <br />
       c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »       <br />
           Alors Jean rendit ce témoignage :       <br />
       « J’ai vu l’Esprit       <br />
       descendre du ciel comme une colombe       <br />
       et il demeura sur lui.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas,       <br />
       mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :       <br />
       ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,       <br />
       celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’       <br />
           Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :       <br />
       c’est lui le Fils de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »</title>
   <updated>2020-12-26T13:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Famille-Annee-B-27-decembre-2020-La-famille-de-Dieu-inclut-toutes-les-familles_a985.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2020-12-22T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B le 27 décembre 2020. Textes : Genèse 15,1-6; 21,1-3, Hébreux 11, 8.11-12.17-19 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51127355-39317090.jpg?v=1604587690" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Famille Année B  27 décembre 2020  « La famille de Dieu inclut toutes les familles »" />
     </div>
     <div>
      <!--Ce dimanche de la fête de la Sainte Famille nous garde dans l’esprit de Noël. C’est toujours le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu qui est devant nos yeux.        <br />
              <br />
       Les textes des lectures et de l’Évangile de ce jour mettent en scène des personnes qui ont en commun une foi à toute épreuve dans la Parole de Dieu. Abraham et Sara dans la première et la seconde lecture sont enracinés dans une attente ouverte dont ils ne connaissent pas les contours de réalisation. Siméon et Anne, dans l’évangile touchent de leurs mains le salut de Dieu dans l’enfant que Marie et Joseph portent au temple.       <br />
              <br />
       C’est la beauté et la richesse de cette fête de la Sainte Famille que de nous permettre d’entrer par la foi dans la grande famille de Dieu où nous vivons en relation avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       Regardons les modèles proposés ce matin pour en tirer des leçons pour nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Abraham et Sara, Marie et Joseph</span>       <br />
              <br />
       Vous connaissez en gros l’histoire de celui qu’on nomme le père des croyants : Abraham. L’auteur de la Lettre aux Hébreux retient trois points tournants de l’histoire d’Abraham : son départ de Mésopotamie, d’Ur en Chaldée (l’Iraq d’aujourd’hui), l’annonce qu’il aura une descendance malgré son grand âge et enfin le geste d’offrir son fils à Dieu. Ces rappels s’inscrivent dans le mouvement de l’Alliance qu’Abraham vit avec son Dieu.       <br />
              <br />
       Celle-ci est basée sur une foi qui remet tout à Dieu, éclairée par les promesses d’une grande famille à venir. Voilà où mène l’Alliance. Elle est une Alliance qui crée un peuple choisi, une famille de Dieu, dont l’histoire a ses beaux et se mauvais côtés, une famille durable qui accueillera le Messie promis, Jésus.       <br />
              <br />
       Celui-ci prendra corps dans une famille humaine exceptionnelle bâtie sur la foi comme dans le cas d’Abraham : la foi de Marie qui répond à l’Ange de l’Annonciation « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole », la foi de Joseph qui, gardant Marie près de lui, entre dans le plan de Dieu avec une confiance comparable à celle d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Siméon et Anne</span>       <br />
              <br />
       L’évangile nous présente deux autres modèles de foi liés à la reconnaissance de la venue de Dieu parmi nous : le vieillard Siméon et la prophétesse Anne. Malgré leur âge avancé, ils se sentent encore partie prenante de la famille de Dieu. Ils ont consacré leurs vies à servir le Seigneur. Comme croyants, ils savent que c’est dans cette famille qu’apparaitra le salut pour tous et toutes. Ils l’ont espéré.        <br />
              <br />
       Dans cette famille qu’est le peuple choisi par Dieu pour apporter au monde une lumière à nulle autre pareille, ils reconnaissent la présence du Salut dans un petit enfant parmi des milliers qui se retrouvent au Temple avec leurs parents pour accomplir les rites habituels qui suivent toute nouvelle naissance : présentation de trois colombes et offrande de l’enfant au Seigneur.        <br />
              <br />
       Siméon entonnera un chant de louange disant « Mes yeux ont vu le Salut, je puis maintenant m’en aller en paix. » Il est le modèle d’une foi tenace qui ne s’est jamais éteinte. La prophétesse Anne est dans le même cas.       <br />
              <br />
       Voilà deux autres modèles à suivre dans nos parcours de vie de croyants et croyantes. Ne jamais se décourager, attendre avec confiance et reconnaître les passages de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Cette année nous sommes invités par les textes de l’Écriture en ce jour de la fête de la Sainte Famille à un sursaut de foi.        <br />
              <br />
       Les familles d’aujourd’hui en ont bien besoin. Leurs visages sont nombreux. La famille comme unique noyau de rencontre et de relations est éclatée. Les parents et les enfants vivent parfois des éloignements et des tensions qui les accablent.  Il n’est plus rare qu’un enfant, en plus de son père et de sa mère, ait dans le décor le conjoint de sa mère ou la conjointe de son père et que dire des enfants avec deux pères ou deux mères.        <br />
              <br />
       Les figures de la famille changent inexorablement. Une chose demeure pour les personnes croyantes, la famille de Dieu inclut toutes les familles si différentes soient-elles. Voilà le regard de foi que nous pouvons développer à l’image de celui d’Abraham et Sara, de Marie et de Joseph, de Siméon et Anne.        <br />
              <br />
       Tendus vers en avant, grâce à la foi, nous avançons sur des chemins que nous ne connaissons pas en détail. Mais une chose demeure, c’est la présence du Dieu de l’Alliance qui se continue dans nos vies dans un réseau de relations vivantes avec nos proches et avec ceux et celles qui forment notre famille restreinte ou élargie.        <br />
              <br />
       La foi nous permet de vivre nos relations familiales dans le respect, la confiance et l’amour. C’est ce que les lectures de ce jour nous inspirent.  Prenons le temps de recevoir ce message et essayons de l’appliquer en partageant avec les personnes près de nous, avec nos enfants, nos petits-enfants, avec nos voisins et voisines etc.. Comme le vieillard Siméon, nous avons vu le Salut de Dieu, soyons dans l’action de grâces et partageons simplement notre joie d’être fils et filles de Dieu dans la grande famille des enfants de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille était chère au premier évêque de Québec, <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/lavalndc.html">saint François de Laval</a>, qui a fondé la Congrégation de la Sainte Famille qui existe encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Que sa dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph nous aide à nous enraciner encore plus profondément dans la famille de Dieu et que le Fils unique, le Seigneur Jésus, nous entraîne derrière lui au banquet éternel où nous nous retrouverons tous ensemble comme famille autour du Père céleste.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
       -->       <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 26 décembre 2017-->       <br />
              <br />
       La fête de la Sainte Famille intégrée au calendrier liturgique en 1921 n'est rattachée à la semaine de Noël que depuis 1969. Cette fête se situe pour nous aujourd'hui au lendemain de Noël. Nous la célébrons donc dans la lumière de la Nativité. Nous découvrons ainsi que le signe donné par Dieu aux Bergers dans la nuit, le Fils, lumière du monde, vient réaliser toute la promesse faite à Abraham en s’immergeant dans la condition humaine générale, mais aussi en se liant de façon spéciale à une cellule familiale formée de Lui-même et de Marie et Joseph.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Sainte Famille</span>       <br />
              <br />
       Avez-vous remarqué que dans les prières et les invocations nous nommons rarement la Sainte Famille? Nous ne disons pas Très Sainte Famille, priez pour nous, mais bien Jésus, Marie, Joseph priez pour nous, aidez-nous. « J.M.J. A.N. » (pour Jésus, Marie, Joseph aidez-nous) écrivaient autrefois les élèves soigneux au début de leur copie de travaux avec à la fin le « A.M.D.G. » ignatien (pour Ad Majorem Dei Gloriam - Pour la plus grande gloire de Dieu).       <br />
              <br />
       «  Jésus, Marie, Joseph aidez-nous » n’est-ce pas un indice éclairant pour comprendre la dévotion à la Sainte Famille? En effet, celle-ci nous centre sur des personnes et sur les relations qu’elles entretiennent entre elles. La famille n’est pas une réalité abstraite, mais une réalité vivante. C’est pourquoi elle peut revêtir plusieurs configurations selon les cultures ou selon les époques, mais toujours elle souligne et met en avant la solidarité de personnes qui se lient ensemble pour croître, grandir, se soutenir, s’entraider, s’aimer et se perpétuer dans le temps et l’espace.       <br />
              <br />
       Voilà le « mystère » que nous célébrons aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Ce qui est important ici, c’est de bien voir que la Sainte Famille n’est pas seulement la représentation d’une famille idéale, mais bien plutôt un idéal de relations jamais atteint. Un idéal de relations où tout est possible.       <br />
              <br />
       II -<span style="font-style:italic">La foi qui rend tout possible</span>       <br />
              <br />
       Cette Famille, la Sainte Famille, où toutes les avenues demeurent ouvertes, où l’imprévu de la grâce et de l’action de Dieu trouve un terrain d’ancrage particulier : « Qu’il me soit fait selon ta parole », cette Famille, dis-je, nous est présentée par les textes de la célébration d’aujourd’hui sous le signe de la foi au Dieu de l’impossible.       <br />
              <br />
       Comme Abraham, Jésus a connu des moments d’hésitations, Marie s’est demandée comment cela se ferait et Joseph a songé à couper les liens avec Marie en apprenant sa grossesse.       <br />
              <br />
       Et pourtant, que s’est-il passé? Tous ont plongé dans une foi dépassant leurs certitudes personnelles pour se fier à la Parole d’un Dieu qui s’est fait l’Emmanuel, le Dieu-parmi-nous. Tous ont vécu un abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà un message qui aujourd’hui peut nous inspirer.       <br />
              <br />
       Dans les conditions qui sont les nôtres au Québec, les avenues d’avenir paraissent bloquées à certains moments, l’élan de la communauté ecclésiale manque de vigueur, le renouvellement du noyau de croyants et croyantes se fait parcimonieusement, et pourtant la force et la puissance de la Parole de Dieu, du Dieu-parmi-nous, ne font pas défaut. Nous sommes renvoyés comme la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph à une foi qui croit à l’impossible, à une confiance qui ne s’appuie pas sur nos certitudes personnelles, mais sur Celui qui ne nous fait jamais défaut, Celui qui nous accompagne hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment alors ne pas célébrer avec coeur cette fête de la Sainte Famille ? Célébrons dans la foi la présence de Celui qui continue de se faire l’un de nous et qui nous donne de vivre plus près les uns des autres dans un abandon confiant à Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22 décembre 2020       <br />
              <br />
       <!- homélie reprise avec corrections de celle du 30 décembre 2005 Année B-->       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour la fête de la Sainte Famille</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision :       <br />
       « Ne crains pas, Abram !       <br />
       Je suis un bouclier pour toi.       <br />
       Ta récompense sera très grande. »       <br />
       Abram répondit :       <br />
       « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ?       <br />
       Je m’en vais sans enfant,       <br />
       et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. »       <br />
       Abram dit encore :       <br />
       « Tu ne m’as pas donné de descendance,       <br />
       et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »       <br />
       Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :       <br />
       « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier,       <br />
       mais quelqu’un de ton sang. »       <br />
       Puis il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
       Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
       Le Seigneur visita Sara       <br />
       comme il l’avait annoncé ;       <br />
       il agit pour elle comme il l’avait dit.       <br />
       Elle devint enceinte,       <br />
       et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse,       <br />
       à la date que Dieu avait fixée.       <br />
       Et Abraham donna un nom       <br />
       au fils que Sara lui avait enfanté :       <br />
       il l’appela Isaac.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)       <br />
       R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;       <br />
       il s’est toujours souvenu de son alliance.       <br />
         (104, 7a.8a)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,       <br />
       annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;       <br />
       chantez et jouez pour lui,       <br />
       redites sans fin ses merveilles.       <br />
              <br />
       Glorifiez-vous de son nom très saint :       <br />
       joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !       <br />
       Cherchez le Seigneur et sa puissance,       <br />
       recherchez sans trêve sa face.       <br />
              <br />
       Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,       <br />
       de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,       <br />
       vous, la race d’Abraham son serviteur,       <br />
       les fils de Jacob, qu’il a choisis.       <br />
              <br />
       Il s’est toujours souvenu de son alliance,       <br />
       parole édictée pour mille générations :       <br />
       promesse faite à Abraham,       <br />
       garantie par serment à Isaac.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu :       <br />
       il partit vers un pays       <br />
       qu’il devait recevoir en héritage,       <br />
       et il partit sans savoir où il allait.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge,       <br />
       fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance       <br />
       parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses.       <br />
       C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort,       <br />
       a pu naître une descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       une multitude innombrable.       <br />
              <br />
       Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve,       <br />
       Abraham offrit Isaac en sacrifice.       <br />
       Et il offrait le fils unique,       <br />
       alors qu’il avait reçu les promesses       <br />
       et entendu cette parole :       <br />
       C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.       <br />
       Il pensait en effet       <br />
       que Dieu est capable même de ressusciter les morts ;       <br />
       c’est pourquoi son fils lui fut rendu :       <br />
       il y a là une préfiguration.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées les pensées       <br />
       qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       ou lecture brève       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22.39-40)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année A « Les secrets de Dieu »</title>
   <updated>2020-07-04T02:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-secrets-de-Dieu_a958.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/45619833-36760118.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-06-30T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 5 juillet 2020. Textes : Zacharie 9, 9-10, Romains 8, 9.11-13 et Mathieu 11, 25-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/45619833-36760118.jpg?v=1591300889" alt="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année A « Les secrets de Dieu »" title="Homélie pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année A « Les secrets de Dieu »" />
     </div>
     <div>
      Si c’était nécessaire, je donnerais comme titre à cette homélie : « les secrets de Dieu ». Il représenterait bien, je pense, le message de l’évangile d’aujourd’hui qui nous parle de Dieu et de notre relation à lui.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Un secret</span>       <br />
              <br />
       Un secret ? Qu'est-ce que c’est ?  Ça peut être deux choses.       <br />
              <br />
       D’abord, cela peut être quelque chose qu’on veut cacher, qu'on ne veut pas que les autres sachent : le montant de son salaire, par exemple pour prendre un exemple anodin. Cela peut aussi être plus sérieux parfois.       <br />
              <br />
        Un secret, aussi ça peut être quelque chose de très intime, personnel, qu’on ne dit pas à tout le monde. On le partage seulement avec ses amis, sa famille, ceux et celles qu’on aime. Et aussi quand on le partage, on s’attend que l’autre personne soit responsable, qu’elle ne rit pas de nous, qu’elle nous respecte.       <br />
              <br />
       Cela m’est arrivé souvent comme conseilleur spirituel, de partager ainsi des secrets. Parfois après plusieurs rencontres avec un séminariste, dans la confiance, il me révélait ce qui le faisait souffrir, le manque d’amour de son père, ses difficultés pour étudier, son manque d’argent …que sais-je… des choses encore plus intimes parfois.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le lien avec l’évangile</span>       <br />
              <br />
       Hé bien! C’est ce genre de secret, cette intimité, que Dieu veut partager avec nous. Il ne veut rien nous cacher, mais il attend pour se révéler,  nous révéler son amour, que se crée avec lui une confiance, une intimité, un partage. C’est ce que dit le texte de l’évangile lorsqu’on y lit : « Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » Et la suite : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ».        <br />
              <br />
       Bien sûr pour pouvoir entrer dans les secrets de Dieu, il faut le vouloir, il faut chercher…et pas seulement avec sa tête (les savants dont parle Jésus), avec son argent et ses influences (les puissants  et les sages), mais d’abord et avant tout avec son cœur. C’est pourquoi, ce passage extraordinaire de l’évangile de saint Mathieu est au cœur de l’enseignement et de la prédication de Jésus. Dieu se révèle aux tout-petits. Et qui que nous soyons, devant Dieu nous sommes toujours des tout-petits, nous avons besoin de lui.       <br />
              <br />
       Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dont la popularité dans le peuple de Dieu ne se dément pas l’avait bien compris. Pour Thérèse, nous n'avons pas à devenir petits, nous le sommes. Et c'est là que l'amour de Dieu nous rejoint et nous rencontre. Thérèse sait qu'elle est petite. Et elle prend conscience que Dieu aime ceux qui sont assez petits pour reconnaître qu'ils manquent de quelque chose       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       La problématique aujourd’hui dans notre société riche exalte la performance et la réussite personnelle. Cette orientation - qui n’est pas mauvaise en soi - peut entraîner hélas! un manque d’ouverture à Dieu, aux choses spirituelles. On a presque tout : le confort, des biens en grand nombre, des connaissances. On risque de s'y enfermer et ainsi de ne plus désirer autre chose. On n’a plus besoin de Dieu. On ne reconnaît pas sa petitesse, sa pauvreté car, comme le souligne souvent le pape François, les petits et les pauvres s’en remettent plus facilement à Dieu.        <br />
              <br />
       C’est ce qu’un confrère missionnaire de retour du Paraguay en Amérique du Sud me confiait en me disant comment il trouvait cela dur depuis son retour au Québec. Je lui demandais pourquoi et il me répondait  que là-bas les gens sont pauvres et démunis, mais ils se tournent facilement vers Dieu. Ils ne sont pas plus saints que nous autres, mais ils aiment partager, prier, manifester leur foi. La foi en Dieu fait partie intégrante de leur vie.       <br />
              <br />
       Ses réflexions me faisaient penser à l’évangile d’aujourd’hui et je me disais, oui, ici au Québec, peut-être qu'on se pense  trop savants, trop fins, trop performants, trop bons. C’est pourquoi on ne sent plus le besoin de s’ouvrir à Dieu, d'aller vers des valeurs non uniquement matérielles,  mais spirituelles comme l’amour, le pardon, la bonté, le partage, la foi en Dieu.       <br />
              <br />
       En tout cas, l’évangile d’aujourd’hui nous invite à faire confiance à l’amour de Dieu pour nous dans notre vie. Dieu  s’attend qu’on lui partage nos secrets car il nous respecte dans ce que nous sommes. « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, notre relation à Dieu est comme celle qu’on a avec quelqu’un dont on partage les secrets. On se confie à lui, on vit une intimité avec lui et on lui fait confiance en tout.       <br />
              <br />
       Que cette messe soit l’occasion d’ouvrir à Dieu notre cœur et nous pouvons être sûrs qu’en retour Dieu nous apportera la paix, la joie, le repos. C’est ce que je vous souhaite à toutes et à tous       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       1 juillet 2020       <br />
              <br />
       <!--inspiré de l'homélie du 4 juillet 1993-->       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 14e dimanche du temps ordinaire Année A </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici ton roi qui vient à toi : il est pauvre » (Za 9, 9-10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Zacharie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion !       <br />
       Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem !       <br />
       Voici ton roi qui vient à toi :       <br />
       il est juste et victorieux,       <br />
       pauvre et monté sur un âne,       <br />
       un ânon, le petit d’une ânesse.       <br />
              <br />
       Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre,       <br />
       et de Jérusalem les chevaux de combat ;       <br />
       il brisera l’arc de guerre,       <br />
       et il proclamera la paix aux nations.       <br />
       Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre,       <br />
       et de l’Euphrate à l’autre bout du pays. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Roi,       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais !  ou :  Alléluia ! (Ps 144, 1)       <br />
              <br />
       Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi ;       <br />
       je bénirai ton nom toujours et à jamais !       <br />
       Chaque jour je te bénirai,       <br />
       je louerai ton nom toujours et à jamais.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est tendresse et pitié,       <br />
       lent à la colère et plein d’amour.       <br />
       La bonté du Seigneur est pour tous,       <br />
       sa tendresse, pour toutes ses œuvres.       <br />
              <br />
       Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce       <br />
       et que tes fidèles te bénissent !       <br />
       Ils diront la gloire de ton règne,       <br />
       ils parleront de tes exploits.       <br />
              <br />
       Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,       <br />
       fidèle en tout ce qu’il fait.       <br />
       Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,       <br />
       il redresse tous les accablés.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez » (Rm 8, 9.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ       <br />
       ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
           Ainsi donc, frères, nous avons une dette,       <br />
       mais elle n’est pas envers la chair       <br />
       pour devoir vivre selon la chair.       <br />
           Car si vous vivez selon la chair,       <br />
       vous allez mourir ;       <br />
       mais si, par l’Esprit,       <br />
       vous tuez les agissements de l’homme pécheur,       <br />
       vous vivrez.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 25-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tu es béni, Père,       <br />
       Seigneur du ciel et de la terre,       <br />
       tu as révélé aux tout-petits       <br />
       les mystères du Royaume !       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus prit la parole et dit :       <br />
       « Père, Seigneur du ciel et de la terre,       <br />
       je proclame ta louange :       <br />
       ce que tu as caché aux sages et aux savants,       <br />
       tu l’as révélé aux tout-petits.       <br />
           Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.       <br />
           Tout m’a été remis par mon Père ;       <br />
       personne ne connaît le Fils, sinon le Père,       <br />
       et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,       <br />
       et celui à qui le Fils veut le révéler.       <br />
              <br />
           Venez à moi,       <br />
       vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,       <br />
       et moi, je vous procurerai le repos.       <br />
           Prenez sur vous mon joug,       <br />
       devenez mes disciples,       <br />
       car je suis doux et humble de cœur,       <br />
       et vous trouverez le repos pour votre âme.       <br />
           Oui, mon joug est facile à porter,       <br />
       et mon fardeau, léger. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-14e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Les-secrets-de-Dieu_a958.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A - Les noms de Dieu</title>
   <updated>2020-06-06T17:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-A-Les-noms-de-Dieu_a954.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/44922382-36505738.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-06-02T19:10:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour la fête de la Sainte Trinité 7 juin 2020. Textes : Exode 34, 4b-6.8-9, 2 Corinthiens 13, 11-13 et Jean 3, 16-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/44922382-36505738.jpg?v=1587065589" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A - Les noms de Dieu" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année A - Les noms de Dieu" />
     </div>
     <div>
      «  Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient avec vous » nous a dit saint Paul dans la deuxième lecture. C’est le souhait qu’il faisait en terminant sa seconde lettre aux chrétiens de Corinthe.       <br />
              <br />
       Cette petite phrase résume toute la foi de l’Église que nous partageons et que nous redisons chaque dimanche dans le « Je crois en Dieu ». Le Dieu des chrétiens est un Dieu unique en trois personnes, ce qui lui donne une couleur particulière que je vais essayer de mieux découvrir avec vous.       <br />
               <br />
       Essayer de mieux le découvrir? Est-ce possible? La Sainte Trinité est un mystère avons-nous appris. Et un mystère, on ne peut pas le comprendre.        <br />
              <br />
       Vous avez raison. Mais quand vous dites « un mystère on ne peut pas le comprendre », vous vous placez sur le registre de la raison humaine. Et  sur ce plan, toutes nos explications, toutes nos recherches, ne pourront jamais nous faire entrer dans le mystère. Elles nous en montreront les contours. Elles en décriront l’essentiel, mais elles ne l’expliqueront pas.        <br />
              <br />
       Alors, on s'arrête là ?  Non, car il y a une autre voie pour mieux découvrir le mystère de la Sainte Trinité, c’est d’y entrer avec son cœur et non avec sa raison. Je vous invite à le faire avec moi en suivant le chemin des noms de Dieu dans la Bible.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le nom de Dieu dans l'Ancien Testament</span>        <br />
               <br />
       Dans l’Ancien Testament, Dieu se présente, non pas divisé, éparpillé dans diverses créatures ou leurs représentations. Il est  le Créateur. Il se présente Un et unique (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span>  6,4), toujours le même, à Abraham, Isaac et Jacob, et à leur descendance croyante (<span style="font-style:italic">Exode</span> 3, 6). Le nom du Dieu unique est «JE SUIS». Le juifs ne le prononcent pas et disent plutôt « LE SEIGNEUR » ou « ADONAÏ ».  On dit parfois Yahweh ou Yahvé. (<span style="font-style:italic">Exode</span> 3, 6 cf. aussi 34, 5-6)       <br />
              <br />
       Le Nom divin ne peut être attribué à quoi que ce soit et à qui que ce soit d’autre que l’unique Dieu. C’est le sens du premier commandement de la Loi que Moïse a transmise de la part de Dieu (<span style="font-style:italic">Exode</span> 20, 3-4; <span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 5,7). Le deuxième, c'est  de ne pas invoquer le nom divin à tout propos, de façon insignifiante, ou même pour faire le mal (<span style="font-style:italic">Exode </span>20, 7; <span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 5, 11).        <br />
              <br />
       Tout cela exprime à la fois une proximité exclusive que Dieu veut créer avec son peuple et un respect  pour la sainteté du Dieu unique. Dans l’Ancien Testament, les actes et les paroles des croyants sont toujours guidés par l’amour du Nom divin. (<span style="font-style:italic">Deutéronome</span> 6,5)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La nouveauté apportée par Jésus</span>       <br />
              <br />
       C’est dans cette foi au Dieu unique, révélé à Abraham et à Moïse dans le Nom divin, que  Jésus a été élevé car il était juif et membre du peuple de l’Alliance. Sa mission fut d’accomplir et de porter à sa plénitude l’Alliance de Dieu avec Abraham et Moïse.        <br />
              <br />
       Jésus met de l'avant une nouvelle image de Dieu. Il donne à Dieu le beau nom de PÈRE (« Abba » en araméen qui se traduit littéralement par PAPA). Déjà à 12 ans au Temple devant les docteurs de la Loi lorsque ses parents le retrouvent il leur dit « Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ». (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 49)  La prière à Dieu qu'il donne à ses disciples et que nous répétons si souvent commence par « Notre Père ».  (<span style="font-style:italic">Mathieu</span> 6, 9)         <br />
              <br />
       Dans sa prédication, Jésus parle souvent de ses relations particulières avec Dieu. Il se dit même « FILS DE DIEU»., ce qui suscitera bien des incompréhensions. On l’accusera de blasphème  « Tu as dit : ‘Je suis Fils de Dieu’ » lui reproche le grand prêtre lors de son procès durant la Passion. (<span style="font-style:italic">Mathieu</span>  26, 62-65)       <br />
              <br />
       Pour compléter la révélation du Dieu Un et Trine, faite à Abraham et à Moïse, Jésus décrit le lien qu’il a avec son Père en le comparant au souffle qui nous fait vivre. Ce lien  c’est celui de  l’amour mutuel à nul autre pareil. Ce souffle de vie prend le nom d'ESPRIT SAINT, amour du Père pour le Fils et du Fils pour le Père.  Le Dieu unique est un Dieu en trois personnes,       <br />
              <br />
       Telle est la nouveauté apportée par Jésus. Le nom de Dieu n’est pas seulement « JE SUIS ».  Il est « JE SUIS PÈRE, FILS ET ESPRIT SAINT »,  un seul Dieu en trois personnes, ce qui veut dire qu’il est comme une famille. En lui nous pouvons nous reconnaître par les sentiments d’amour, de partage, de don qu’il met dans nos cœurs.        <br />
              <br />
       Même plus, Jésus nous dit qu’il habite en nous, qu’il n’est pas extérieur à nous, mais au fond de notre être même. « Si quelqu'un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. (<span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 23)       <br />
              <br />
       Voilà, en quelques mots, des pistes de méditation pour la fête de la Sainte Trinité où nous vénérons le Dieu Un et Trine au coeur de notre foi.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Les chrétiens ont depuis les tout débuts inscrit cette foi au Dieu Un et Trine dans leur vie et dans leurs célébrations de toutes sortes. Nous le faisons encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Chaque messe commence par le signe de Croix accompagné des paroles « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Nous  faisons spontanément la même chose lorsque nous nous mettons en prière à la chapelle, sur le bord de notre lit le soir, avant un repas ou avant le travail.       <br />
              <br />
       C’est encore « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » que le prêtre ou le diacre donne la bénédiction soit à la messe soit dans d’autres occasions.       <br />
              <br />
       Notre histoire de croyant est commencée à notre baptême où nous avons été plongés dans la mort et la résurrection du Christ « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », lorsque la personne qui nous a baptisé a dit en versant l’eau sur notre tête  « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe qui nous réunit « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » nous aide à entrer dans ce grand mouvement d’amour qui est au cœur de la Trinité qui veut se faire une demeure en nous  (Cf.  <span style="font-style:italic">Jean</span> 14, 23).  Ouvrons-lui la porte de notre coeur, car « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ». (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3,16)        <br />
              <br />
       Je vous refais en terminant le souhait de saint Paul : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint, soient avec vous ».        <br />
              <br />
       <!--Cet amour nous a donné le Fils de Dieu lui-même qui s’est incarné et s’est fait l’un de nous.  « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous  ». À chaque fois que nous célébrons la messe, nous rappelons que Dieu par Jésus nous amène à entrer de plus en plus en communion avec lui dans le mouvement d’amour de la Trinité qui veut se faire une demeure en nous  (Cf.  Jean 14, 23).       <br />
       -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       7 juin 2020       <br />
       <!--       <br />
       Texte du        <br />
       6 juin 2017       <br />
       retouché       <br />
       -->       <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures pour le dimanche de la Sainte Trinité</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Le Seigneur, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux » (Ex 34, 4b-6.8-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï       <br />
       comme le Seigneur le lui avait ordonné.       <br />
       Il emportait les deux tables de pierre.       <br />
           Le Seigneur descendit dans la nuée       <br />
       et vint se placer là, auprès de Moïse.       <br />
       Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR.       <br />
           Il passa devant Moïse et proclama :       <br />
       « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR,       <br />
       Dieu tendre et miséricordieux,       <br />
       lent à la colère, plein d’amour et de vérité. »       <br />
           Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna.       <br />
           Il dit :       <br />
       « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux,       <br />
       daigne marcher au milieu de nous.       <br />
       Oui, c’est un peuple à la nuque raide ;       <br />
       mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés,       <br />
       et tu feras de nous ton héritage. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Cantique       <br />
       (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)       <br />
              <br />
       R/ À toi, louange et gloire éternellement ! (Dn 3, 52)       <br />
              <br />
       Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/       <br />
              <br />
       Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/       <br />
              <br />
       Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/       <br />
              <br />
       Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « La grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit » (2 Co 13, 11-13)       <br />
              <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       soyez dans la joie,       <br />
       cherchez la perfection,       <br />
       encouragez-vous,       <br />
       soyez d’accord entre vous,       <br />
       vivez en paix,       <br />
       et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.       <br />
           Saluez-vous les uns les autres       <br />
       par un baiser de paix.       <br />
       Tous les fidèles vous saluent.       <br />
              <br />
           Que la grâce du Seigneur Jésus Christ,       <br />
       l’amour de Dieu       <br />
       et la communion du Saint-Esprit       <br />
       soient avec vous tous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-18)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (cf. Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
           Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
           Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour Noël, la Nativité de Jésus 2019 : « Les trois naissances du Seigneur »</title>
   <updated>2021-10-14T15:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-Noel-la-Nativite-de-Jesus-2019- Les-trois-naissances-du-Seigneur _a928.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/39391280-33918215.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-12-20T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la nuit de Noël à la Messe à la Chapelle du Lac Poulin 24 décembre 2019 à 20h30 par Mgr Hermann Giguère P. H, desservant de cette chapelle. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14 et Luc 2, 1-14.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/39391280-33918215.jpg?v=1573502827" alt="Homélie pour Noël, la Nativité de Jésus 2019 : « Les trois naissances du Seigneur »" title="Homélie pour Noël, la Nativité de Jésus 2019 : « Les trois naissances du Seigneur »" />
     </div>
     <div>
      Le nom officiel de la fête de Noël dans la liturgie catholique est la Nativité du Seigneur. En d’autres termes la naissance du Seigneur. Et nous pensons à celle de Jésus dans la crèche à Bethléem. Avec raison. Le chant du « Minuit chrétiens » nous l’a rappelé. Mais – ne soyez pas surpris -  il y a trois naissances du Seigneur. Celle de Bethléem est une des trois naissances du Seigneur.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Des naissances hors du commun</span>       <br />
              <br />
       La première naissance du Seigneur est celle du Fils de Dieu. Saint Jean dans son évangile l’appelle le Verbe de Dieu. Comme on le dit dans le « Je crois en Dieu », il est engendré par le Père de toute éternité. Il naît dans le ciel.       <br />
              <br />
       Voilà! Pour faire court résumons en disant que comme chrétiens nous croyons en un Dieu Père, Fils et Esprit Saint. C’est ce que nous avons proclamé au début de la messe en faisant le signe de la croix et en disant « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».       <br />
              <br />
       Pourquoi, je vous rappelle cela ? Parce que sans cette vision d'un seul Dieu en Trois personnes, on ne comprend pas la deuxième naissance du Seigneur qui  a lieu dans la crèche à Bethléem. En effet, comme l’a raconté saint Luc dans l'évangile que je viens de lire les bergers ont entendu les anges qui chantaient « Gloire à Dieu au plus haut des cieux » parce que l’enfant emmailloté qui était dans la crèche était le Fils de Dieu qui s’est fait l’un de nous.        <br />
              <br />
       Saint Jean écrit dans le fameux prologue de son évangile : « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous », en d’autres mots : Le Fils de Dieu s’est fait humain comme vous et moi, il a eu un corps, une intelligence un cœur. Il a été enfant, puis un adulte.        <br />
              <br />
       Vous voyez que cette naissance du Seigneur dans la crèche à Bethléem est loin d’être banale. C’est pourquoi elle a été annoncée à Marie par l’ange qui lui a dit « l’enfant que tu portes est le Fils du Très-Haut » et à son mari, saint Joseph, un autre ange a révélé le nom de ce fils qui est Jésus c’est-à-dire « Le-Seigneur-sauve ».        <br />
              <br />
       Ceci étant dit, je vous vois qui vous demandez où est la troisième naissance du Seigneur. C’est deux-là dont nous venons de parler sont bien suffisantes, pourriez-vous me dire. Pourquoi une troisième naissance du Seigneur et où a-t-elle lieu ?       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La naissance du Verbe dans le cœur des baptisés</span>       <br />
              <br />
       Eh bien! La troisième naissance du Seigneur a lieu dans le cœur des baptisés qui le reçoivent dans la foi et dans l’amour comme l’ont reçu Marie et Joseph, les bergers et les Rois Mages.       <br />
              <br />
       Cette naissance du Seigneur dans les cœurs est l’essentiel pour moi de la fête de Noël.        <br />
              <br />
       Celle-ci est devenue une belle occasion de se laisser habiter par des sentiments de joie, de partage et d’entraide. C’est le côté festif de la fête de Noël avec le magasinage et les visites qu'on se fait. Mais pour les chrétiens qui veulent entrer plus à fond dans le mystère de la naissance du Seigneur dans la crèche à Bethléem, Noël c’est comme une nouvelle naissance de Jésus dans leurs cœurs et dans leurs vies.       <br />
              <br />
       Pourquoi ne pas s’arrêter un peu et prendre quelques instants pour dire intérieurement à Jésus qu’on lui fait de la place dans notre hôtellerie, Lui qui n’en a pas eu de son vivant et qui est né dans une crèche. Moment de silence!       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Permettez-moi, avant de terminer, de prolonger ce moment de méditation par ces phrases du pape François qui rejoignent très bien la naissance du Seigneur dans le cœur de chacune et chacun de nous. Je vous les livre sans commentaires. Je vous invite à en retenir une qui s'applique bien à vous.       <br />
              <br />
       Noël, c'est toi quand tu décides de renaître chaque jour et de laisser Dieu pénétrer ton âme.        <br />
              <br />
       Le sapin  de   Noël, c'est   toi  quand  tu   résistes   vigoureusement  aux vents  et aux obstacles de la vie.        <br />
              <br />
       Les décorations de Noël, c'est toi quand tes vertus sont les couleurs qui ornent ta vie.        <br />
              <br />
       La cloche qui sonne Noël, c'est toi quand tu invites à se rassembler, et tentes de réunir.        <br />
              <br />
       Tu es aussi la lumière de Noël quand tu éclaires de ta présence le chemin des autres par ta bonté, ta patience, ta joie et ta générosité.        <br />
              <br />
       Les anges de Noël, c'est toi quand tu chantes au monde un message de paix, de justice et d'amour.        <br />
              <br />
       L'étoile de Noël, c'est toi quand tu conduis quelqu'un à la rencontre du Seigneur.        <br />
              <br />
       Les vœux de Noël, c'est toi quand tu pardonnes et rétablis la paix, même si tu souffres.        <br />
              <br />
       Le réveillon de Noël, c'est toi quand tu rassasies de pain et d'espérance le pauvre qui est auprès de toi.        <br />
              <br />
       Tu es la nuit de Noël quand…tu reçois dans le silence de la nuit le Sauveur du monde sans bruit ni grande célébration        <br />
              <br />
       (Tiré du livre  <span style="font-style:italic">L'esprit de Noël : fraternité, tendresse, générosité</span> par le pape François, Michel Lafon, Paris, 2016).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       J’espère que ces quelques mots vous aideront à entrer dans l’esprit de  Noël, car comme l’a écrit un grand auteur : « Celui [ou celle] qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre ». (Dr Roy Lemond Smith 1887-1963,  historien et pasteur américain méthodiste)       <br />
              <br />
       Nous nous lèverons maintenant pour réciter ensemble le « Je crois en Dieu ». Après avoir dit « Je crois en Jésus-Christ… qui a été conçu du Saint Esprit et qui est né de la Vierge Marie » nous nous arrêterons et nous nous mettrons à genoux pendant un moment en adoration et en action de grâce pour le don que Dieu nous a fait en envoyant son Fils naître parmi nous.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       Poser des questions aux enfants.        <br />
       À la fin leur faire dire les trois naissances : dans le ciel, dans une crèche à Bethléem et dans notre coeur       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       20 décembre 2019        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
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              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       <b>LECTURES POUR LA MESSE DE LA NUIT DE NOËL</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le peuple qui marchait dans les ténèbres       <br />
       a vu se lever une grande lumière ;       <br />
       et sur les habitants du pays de l’ombre,       <br />
       une lumière a resplendi.       <br />
           Tu as prodigué la joie,       <br />
       tu as fait grandir l’allégresse :       <br />
       ils se réjouissent devant toi,       <br />
       comme on se réjouit de la moisson,       <br />
       comme on exulte au partage du butin.       <br />
           Car le joug qui pesait sur lui,       <br />
       la barre qui meurtrissait son épaule,       <br />
       le bâton du tyran,       <br />
       tu les as brisés comme au jour de Madiane.       <br />
           Et les bottes qui frappaient le sol,       <br />
       et les manteaux couverts de sang,       <br />
       les voilà tous brûlés :       <br />
       le feu les a dévorés.       <br />
              <br />
           Oui, un enfant nous est né,       <br />
       un fils nous a été donné !       <br />
       Sur son épaule est le signe du pouvoir ;       <br />
       son nom est proclamé :       <br />
       « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,       <br />
       Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »       <br />
           Et le pouvoir s’étendra,       <br />
       et la paix sera sans fin       <br />
       pour le trône de David et pour son règne       <br />
       qu’il établira, qu’il affermira       <br />
       sur le droit et la justice       <br />
       dès maintenant et pour toujours.       <br />
       Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)       <br />
       R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :       <br />
       c’est le Christ, le Seigneur. (cf. Lc 2, 11)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Joie au ciel ! Exulte la terre !       <br />
       Les masses de la mer mugissent,       <br />
       la campagne tout entière est en fête.       <br />
              <br />
       Les arbres des forêts dansent de joie       <br />
       devant la face du Seigneur, car il vient,       <br />
       car il vient pour juger la terre.       <br />
              <br />
       Il jugera le monde avec justice       <br />
       et les peuples selon sa vérité.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite       <br />
              <br />
       Bien-aimé,       <br />
           la grâce de Dieu s’est manifestée       <br />
       pour le salut de tous les hommes.       <br />
           Elle nous apprend à renoncer à l’impiété       <br />
       et aux convoitises de ce monde,       <br />
       et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,       <br />
       avec justice et piété,       <br />
           attendant que se réalise la bienheureuse espérance :       <br />
       la manifestation de la gloire       <br />
       de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.       <br />
           Car il s’est donné pour nous       <br />
       afin de nous racheter de toutes nos fautes,       <br />
       et de nous purifier       <br />
       pour faire de nous son peuple,       <br />
       un peuple ardent à faire le bien.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je vous annonce une grande joie :       <br />
       Aujourd’hui vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
       parut un édit de l’empereur Auguste,       <br />
       ordonnant de recenser toute la terre       <br />
           – ce premier recensement eut lieu       <br />
       lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.       <br />
           Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.       <br />
           Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,       <br />
       vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.       <br />
       Il était en effet de la maison et de la lignée de David.       <br />
           Il venait se faire recenser avec Marie,       <br />
       qui lui avait été accordée en mariage       <br />
       et qui était enceinte.       <br />
              <br />
           Or, pendant qu’ils étaient là,       <br />
       le temps où elle devait enfanter fut accompli.       <br />
           Et elle mit au monde son fils premier-né ;       <br />
       elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,       <br />
       car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.       <br />
           Dans la même région, il y avait des bergers       <br />
       qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs       <br />
       pour garder leurs troupeaux.       <br />
           L’ange du Seigneur se présenta devant eux,       <br />
       et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.       <br />
       Ils furent saisis d’une grande crainte.       <br />
           Alors l’ange leur dit :       <br />
       « Ne craignez pas,       <br />
       car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,       <br />
       qui sera une grande joie pour tout le peuple :       <br />
           Aujourd’hui, dans la ville de David,       <br />
       vous est né un Sauveur       <br />
       qui est le Christ, le Seigneur.       <br />
           Et voici le signe qui vous est donné :       <br />
       vous trouverez un nouveau-né       <br />
       emmailloté et couché dans une mangeoire. »       <br />
           Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,       <br />
       qui louait Dieu en disant :       <br />
           « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,       <br />
       et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-Noel-la-Nativite-de-Jesus-2019- Les-trois-naissances-du-Seigneur _a928.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C  « Tout ce que possède le Père est à moi »</title>
   <updated>2022-03-31T17:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-Annee-C-Tout-ce-que-possede-le-Pere-est-a-moi_a897.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/31980362-29954791.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-06-11T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 16 juin 2019 à la Chapelle du Lac Poulin. Textes: Proverbes 8, 22-31, Romains 5, 1-5 et Jean 16, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/31980362-29954791.jpg?v=1553556688" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C  « Tout ce que possède le Père est à moi »" title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité Année C  « Tout ce que possède le Père est à moi »" />
     </div>
     <div>
      <!--La Sainte Trinité n’est pas seulement une vérité à croire, un dogme central de notre foi, c’est le cœur de la vie chrétienne. C'est pourquoi, on entre dans le mystère de la Sainte Trinité par le chemin de l’expérience intérieure et non pas par la simple réflexion théologique.-->       <br />
       On entre dans le mystère de la Sainte Trinité par le chemin de l’expérience intérieure et non pas par la simple réflexion théologique. La Trinité n’est pas seulement un mystère, une vérité à croire, un dogme central de notre foi, c’est le cœur de la vie chrétienne.         <br />
              <br />
       Notre expérience du mystère de la Sainte Trinité s'est commencée au moment de notre baptême. Lorsque quelqu’un est baptisé la personne qui célèbre dit « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». Par ces paroles et par l’eau qu’on verse sur son front, elle est comme plongé dans l’amour de Père, du Fils et du Saint Esprit.        <br />
              <br />
       Ce jour de la fête de la Sainte Trinité est donc une belle occasion de poursuivre ce qui a débuté à notre Baptême. Suivons le chemin que nous indique chacune des personnes de la Trinité : l'Esprit Saint, le Fils bien-aimé et le Père.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La personne de l’Esprit Saint</span>       <br />
              <br />
       Le chemin à prendre pour entrer dans le mystère de la Sainte Trinité commence avec l'Esprit Saint. C'est la personne de la Trinité qui est souvent oubliée, mais c'est peut-être la plus importante. L’Esprit Saint en effet est comme un souffle. (cf. Jean 3, 8)  Il ne donne pas des ordres comme un supérieur, un maître ou un surveillant. Il inspire les personnes. Il agit dans leur intérieur. Il ouvre leur cœur, il éclaire leur intelligence, il fortifie leur volonté dans les bons choix.       <br />
              <br />
       L’enseignement de l’Église a retenu comme signes de l'action de l’Esprit dans la vie des personnes baptisées la liste de sept dons qu’on appelle les dons du Saint Esprit. Je ne vous demande pas de les nommer – encore que certaines personnes, j’en suis sûr, pourraient le faire avec brio – mais je prends le temps de vous les énumérer : le don de sagesse, le don  d’intelligence, le don de science, le don de force, le don de conseil, le don de piété et le don de crainte de Dieu. Ces sept dons sont accompagnés des fruits de l'Esprit. Saint Paul dans sa lettre au Galates  résume ainsi les fruits de l’Esprit « Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi ». (Galates 5, 22-23).       <br />
              <br />
       Tous ces dons et ces fruits se résument dans celui de  l’amour- agapè qu’on nomme aussi la charité, cet amour qui, non seulement vient de Dieu, mais qui est en Dieu, qui est l’amour même du Père pour le Fils et l’Esprit, du Fils pour le Père et l’Esprit  et de l’Esprit pour le Père et le Fils car comme le dit l’Écriture : Dieu est Amour. Et « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » rappelle avec justesse saint Paul dans l’extrait de sa lettre au Galates que nous venons de lire dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">La personne du Fils</span>       <br />
              <br />
       Continuons notre chemin pour entrer dans le mystère de la Sainte Trinité avec le Fils bien aimé, la deuxième personne de la Trinité.  L'amour au sein de la Trinité dont on vient de parler s’est manifesté par la venue du Fils bien-aimé dans le monde. Celui-ci  s’est fait homme en Jésus sans quitter sa vie avec le Père et l’Esprit. C’est pourquoi, si souvent dans les évangiles et notamment dans l’évangile de saint Jean Jésus nous parle de son union avec le Père « Le Père et moi, nous sommes UN » (Jean 10, 30). L’évangile de ce matin nous le redit : « Tout ce que possède le Père est à moi ».       <br />
       <!--Ces paroles suscitaient bien des étonnements pour les gens qui les entendaient de la bouche de Jésus. Elles ne nous étonnent plus maintenant, mais en mesurons-nous toute la richesse? Le mystère de la Sainte Trinité est-il bien vivant en nous? -->       <br />
       Cette union de Jésus avec le Père a fait l’objet de nombreuses discussions de théologiens, surtout dans les premiers siècles de l’Église où deux Conciles se sont penchés sur cette question car il y avait des déviations. Certains voyaient Jésus comme étant le Fils de Dieu qui avait fait semblant d’être comme nous, un genre de robot humain, et d’autres ne voulaient pas que Jésus fut plus qu’un être humain. Ces hérésies ont été condamnées et on a toujours tenu que le mystère de la Trinité fait partie de la révélation du vrai Dieu qui se manifeste d’abord à Abraham comme un seul Dieu, puis qu’on découvre dans le Nouveau Testament, avec l’enseignement de Jésus, comme un Dieu Un et Trine, un seul Dieu en trois personnes.         <br />
              <br />
       Retenons que le Fils bien-aimé se fait l’un de nous tout en demeurant au sein de la Trinité. Jésus est vrai homme et vrai Dieu. Et  comme le dit saint Paul, « ayant la condition de Dieu, ( il ) ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes ». (Philippiens 2, 6-7)        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La personne du Père</span>       <br />
              <br />
       Au terme de notre chemin pour entrer dans le mystère de la Sainte Trinité, nous rencontrons la figure du Père éternel qui envoie son Fils dans le monde pour nous sauver en se faisant l’un de nous. C’est le mystère de l’Incarnation et en parlant de mystère de  l’Incarnation, on est amené à se tourner vers Dieu le Père car c’est lui qui est vu comme l’origine et le commencement de tout. Ce qui fait dire à saint Jean « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». (Jean 3, 16)       <br />
              <br />
       Ce don va permettre à Dieu de se révéler sous un jour encore jamais atteint avec le peuple d’Israël. Cette révélation est extraordinaire. Elle nous révèle que notre Dieu est Père. Dans la prédication de Jésus, en effet, celui-ci ne se contente pas de parler de son Père,  mais il enseigne à ses disciples à dire à Dieu  « Notre Père ». (Mathieu  6, 9 et ss.) La paternité de Dieu qui est représentée de façon particulière par Dieu le Père est une paternité qui se réalise dans le Fils bien-aimé, le Fils « par nature » disent les théologiens, et cette paternité se donne des fils et les filles « par adoption » que nous sommes. Saint Paul l’avait compris et le rappelait ainsi aux chrétiens de Rome : «  Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; nous crions ‘ Abba ! ‘ c’est-à-dire : Père ! » (Romains 8, 15)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête, car vous voyez que le mystère de la Trinité est inépuisable. Il n’est pas seulement un dogme de la foi que nous proclamons chaque dimanche dans le  <span style="font-style:italic">Je crois en Dieu</span> . <!--Nous avons à nous rappeler toujours que la foi que nous professons et que  nous proclamons ce ne sont pas des phrases et des formules, mais c'est  la Parole faite chair en Jss pour la gloire de Dieu le Père dans l'Esprit Saint. C'est-->Il est le chemin dans lequel depuis notre baptême nous sommes entrés et dans lequel nous avançons en reconnaissant, dans l'Esprit Saint, Jésus comme le Fils bien-aimé de Dieu, notre Père, jusqu’au jour où, comme dit saint Paul,  « nous le verrons face à face » (1 Corinthiens 13, 12). Ce que je nous souhaite à toutes et à tous.         <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 juin 2019        <br />
               <br />
              <br />
       _____________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe de la solennité de la Très Sainte Trinité</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       La Sagesse a été conçue avant l’apparition de la terre (Pr 8, 22-31)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Proverbes       <br />
              <br />
       Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu :       <br />
           « Le Seigneur m’a faite pour lui,       <br />
       principe de son action,       <br />
       première de ses œuvres, depuis toujours.       <br />
           Avant les siècles j’ai été formée,       <br />
       dès le commencement, avant l’apparition de la terre.       <br />
              <br />
           Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée,       <br />
       quand n’étaient pas les sources jaillissantes.       <br />
           Avant que les montagnes ne soient fixées,       <br />
       avant les collines, je fus enfantée,       <br />
           avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace,       <br />
       les éléments primitifs du monde.       <br />
              <br />
           Quand il établissait les cieux, j’étais là,       <br />
       quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,       <br />
           qu’il amassait les nuages dans les hauteurs       <br />
       et maîtrisait les sources de l’abîme,       <br />
           quand il imposait à la mer ses limites,       <br />
       si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre,       <br />
       quand il établissait les fondements de la terre.       <br />
           Et moi, je grandissais à ses côtés.       <br />
              <br />
       Je faisais ses délices jour après jour,       <br />
       jouant devant lui à tout moment,       <br />
           jouant dans l’univers, sur sa terre,       <br />
       et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Ô Seigneur, notre Dieu,       <br />
       qu’il est grand, ton nom,       <br />
       par toute la terre ! (Ps 8, 2)       <br />
              <br />
       À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,       <br />
       la lune et les étoiles que tu fixas,       <br />
       qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,       <br />
       le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?       <br />
              <br />
       Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,       <br />
       le couronnant de gloire et d’honneur ;       <br />
       tu l’établis sur les œuvres de tes mains,       <br />
       tu mets toute chose à ses pieds.       <br />
              <br />
       Les troupeaux de bœufs et de brebis,       <br />
       et même les bêtes sauvages,       <br />
       les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,       <br />
       tout ce qui va son chemin dans les eaux.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       Vers Dieu par le Christ dans l’amour répandu par l’Esprit (Rm 5, 1-5)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous qui sommes devenus justes par la foi,       <br />
       nous voici en paix avec Dieu       <br />
       par notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui nous a donné, par la foi,       <br />
       l’accès à cette grâce       <br />
       dans laquelle nous sommes établis ;       <br />
       et nous mettons notre fierté       <br />
       dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.       <br />
           Bien plus, nous mettons notre fierté       <br />
       dans la détresse elle-même,       <br />
       puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ;       <br />
           la persévérance produit la vertu éprouvée ;       <br />
       la vertu éprouvée produit l’espérance ;       <br />
           et l’espérance ne déçoit pas,       <br />
       puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs       <br />
       par l’Esprit Saint qui nous a été donné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :       <br />
       au Dieu qui est, qui était et qui vient !       <br />
       Alléluia. (Ap 1, 8)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,       <br />
       mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.       <br />
           Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,       <br />
       il vous conduira dans la vérité tout entière.       <br />
       En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :       <br />
       mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;       <br />
       et ce qui va venir, il vous le fera connaître.       <br />
           Lui me glorifiera,       <br />
       car il recevra ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître.       <br />
           Tout ce que possède le Père est à moi ;       <br />
       voilà pourquoi je vous ai dit :       <br />
       L’Esprit reçoit ce qui vient de moi       <br />
       pour vous le faire connaître. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)</title>
   <updated>2016-06-05T04:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Ne-pleure-pas-Luc-7-11-17_a714.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/9471653-15194895.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-05-31T19:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C le 5 juin 2016 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : I Rois 17, 17-24, Galates 1, 11-19 et Luc 7, 11-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/9471653-15194895.jpg?v=1463404052" alt="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)" title="Homélie pour le 10e dimanche du temps ordinaire Année C : « Ne pleure pas »  (Luc 7, 11-17)" />
     </div>
     <div>
      Je vais commencer par une phrase à la manière de Charles Péguy. « Ce n'est pas votre peine et votre malheur que je veux, mais votre bonheur » dit Dieu. Comment peut-il alors abandonner cette pauvre veuve dont le seul soutien était un fils en santé, jeune et plein d'énergie? Et pourtant, la voici derrière son cercueil avec sa famille et des amis pour le porter en terre.       <br />
              <br />
       Jésus passe par là. Il est remué par ce cortège. Ce n'est sûrement pas la première fois qu'il voit un cortège funèbre, mais, cette fois-ci, il s'arrête. Regardons-le faire et entrons dans le message que le signe de la résurrection du fils de la veuve de Naïm nous révèle. Ce message tient en  un mot : miséricorde. Jésus transmet ici à travers ce signe une image de Dieu que le mot miséricorde illustre parfaitement.  Dans cette année jubilaire que le  pape François a consacré à la miséricorde, arrêtons-nous pour essayer de nous imprégner de celle-ci à la suite de Jésus.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Le mot miséricorde</span>       <br />
              <br />
       La miséricorde descend de l’amour comme les enfants descendent des parents. Il ne peut y avoir d’amour sans miséricorde. C’est pourquoi Dieu qui est Amour est aussi Miséricorde. En effet dans le sein de la Trinité où l’amour est tout,  les « entrailles » de Dieu » [c’est le sens premier du mot hébreu <span style="font-style:italic">hesed</span> et du mot grec <span style="font-style:italic">eleios</span> qu’on a traduits par le mot miséricorde] sont celles d’un Père regardant son Fils qu’il aime et engendre dans l’amour qui est l’Esprit Saint. Dans ce mouvement d’amour naît comme une chaleur et une affection qui est la miséricorde. C’est « l’amour viscéral de Dieu » écrit le Père Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale depuis 30 ans [voir la référence à la fin du texte].        <br />
              <br />
       La miséricorde ne peut se séparer du mouvement d’amour en Dieu. « La miséricorde n’est rien d’autre qu’une nuance particulière de l’amour » précise le Père Cantalamessa [voir la référence à la fin du texte]. Ainsi lorsque l’amour de Dieu rejoint les êtres humains que nous sommes, il les enveloppe toujours de miséricorde.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, Jésus, le Fils de Dieu, dans ses gestes humains va montrer en plusieurs occasions, comme ici devant le cortège des funérailles du fils de la veuve de Naïm, son cœur miséricordieux. Jésus se fait un témoin et un messager de Dieu dont le nom est Amour et Miséricorde. Ses paroles «  Ne pleure pas » à la mère éplorée l’illustrent à merveille. Son cœur est touché et ému devant la douleur de cette femme. Il ne peut passer sans s’arrêter.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les gestes de miséricorde</span>       <br />
              <br />
       Et que va-t-il faire ? Il pose un geste de miséricorde. Ce geste a un côté spectaculaire, car il s’agit de ramener quelqu’un à la vie, ce qui n’est pas peu dire. Mais le geste de Jésus ne vise pas ici à manifester sa puissance divine. Il est un geste de proximité humaine et fraternelle. Il est saisi de pitié.       <br />
              <br />
       Jésus dit par ce geste : « Écoutez, je suis à côté d’une misère que je puis soulager. Je laisse non seulement mon cœur être touché, mais je joins le geste à la parole. Et je dis ‘Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi’ pour que le voyant revenu à la vie, vous sachiez vous retourner vers vos frères et sœurs et ramener à la vie ceux et celles qui sont dans la peine et le malheur, à l’exemple du prophète Élie invoquant le Seigneur pour le fils de la veuve chez qui il logeait et le lui rendant vivant ».       <br />
              <br />
       Tels sont les gestes de miséricorde qui sont des gestes concrets qui nous rendent miséricordieux à l’image du Dieu Amour et Miséricorde que nous aimons et vénérons.       <br />
              <br />
       La tradition de l’Église en a fait une liste que le pape François nous invite à fréquenter : « La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces œuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples  » écrit-il dans <span style="font-style:italic">Misericordiae Vultus</span>, Bulle d’Indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde 11 avril 2015 au numéro 15. Cette liste comprend quatorze gestes qu’on appelle les œuvres de miséricorde. Ils sont répartis en sept gestes de miséricorde corporelle  et sept gestes de miséricorde spirituelle.        <br />
              <br />
       Les œuvres de miséricorde corporelles sont :       <br />
       - donner à manger aux affamés,        <br />
       - donner à boire à ceux qui ont soif,        <br />
       - vêtir ceux qui sont nus,        <br />
       - accueillir les étrangers,        <br />
       - assister les malades,        <br />
       - visiter les prisonniers,        <br />
       - ensevelir les morts.        <br />
              <br />
       Et les œuvres de miséricorde spirituelles sont:        <br />
       - conseiller ceux qui sont dans le doute,        <br />
       - enseigner les ignorants,        <br />
       - avertir les pécheurs,        <br />
       - consoler les affligés,        <br />
       - pardonner les offenses,        <br />
       - supporter patiemment les personnes ennuyeuses,        <br />
       - prier Dieu pour les vivants et pour les morts.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       L’évangile d’aujourd’hui où l’on voit Jésus miséricordieux nous stimule à être nous aussi selon le thème du <span style="font-style:italic">Jubilé extraordinaire de la miséricorde</span> : « Miséricordieux comme le Père ». Cet évangile et cette année jubilaire nous invitent à poser des gestes. La miséricorde n’est pas un concept ou une idée, elle n’a rien d’abstrait, elle se pratique dans la vie concrète. C’est autour de nous qu’on rencontre ceux et celles qui sont dans le doute, ceux et celles qui sont étrangers, ceux et celles qui sont malades etc. Il y a un espace d'application très vaste pour les cœurs miséricordieux.       <br />
              <br />
       À l’exemple de sainte Faustine Kowalska (190 5-1938), qui a reçu de Jésus la mission de développer la dévotion à la miséricorde divine, laissons-nous imprégner de cette miséricorde divine en répétant comme elle nous l’a enseigné dans son <span style="font-style:italic">Journal</span> : « Jésus, j’ai confiance en toi » [en polonais « Jezu Ufam Tobie »]. C’est lui qui par son cœur miséricordieux, le Sacré-Cœur, que nous avons fêté vendredi dernier, nous fera voir les gestes à poser selon nos possibilités et selon les circonstances        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Messe aujourd’hui ouvre nos cœurs à ce mouvement d’amour et de miséricorde issu du cœur de Dieu qui nous a donné son Fils pour que nous puissions à notre tour devenir des fils et des filles de Dieu vivant dans l’action de grâces à la suite de Jésus sur les chemins du monde et reprenons ce refrain d’un vieux cantique encore bien populaire au Québec : « O Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ».        <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       31 mai 2016       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Raniero Cantalamessa o.f.m. cap., Le regard de la miséricorde. Petit traité sur la miséricorde de Dieu et celle de l’homme, Éditions des Béatitude, Paris, Paris, 2016, p. 21 et p. 9
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-10e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Ne-pleure-pas-Luc-7-11-17_a714.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond</title>
   <updated>2016-03-01T21:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Marie-de-l-Incarnation-1599-1672-la-separation-de-la-mere-et-du-fils-presentee-par-Henri-Bremond_a696.html</id>
   <category term="Allocutions et conférences" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8925544-14150420.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-10T04:47:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention au Séminaire du CÉMI à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval le 5 février 2016 sur le septième état d’oraison de Marie de l'Incarnation qui traite des réactions de son fils lors de l’entrée de Marie de l’Incarnation chez les Ursulines.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8925544-14150420.jpg?v=1455077252" alt="Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond" title="Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/Marie_Inc_7e_etat_Bremond_finalhg_160202.pdf">Version complète de l'intervention en PDF</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Titre: «La réelle difficulté d'un cas de conscience: la séparation mère-fils présentée par Henri Bremond »       <br />
       </span>       <br />
       par Mgr Hermann Giguère P.H.¸       <br />
       professeur titulaire de théologie spirituelle et d’histoire de spiritualité de 1968 à 2002       <br />
       professeur associé       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec)       <br />
              <br />
       Raymond Brodeur, responsable scientifique du <a class="link" href="https://cemi.ulaval.ca/">Centre d’Études Marie de l’Incarnation</a> (CÉMI),  m'a demandé de présenter ce que dit Henri Brémond de la séparation  du fils de Marie de l’Incarnation avec sa mère et de présenter l’état de question qu’il en fait dans le sixième tome de l’<a class="link" href="http://www.abbaye-saint-benoit.ch/histoiredusentimentreligieux/index.htm">Histoire du sentiment religieux en France à partir des guerres de religion</a>. J’ai accepté de le faire en lui disant que je me contenterais de résumer Brémond pour votre bénéfice sans entrer dans la discussion de ses positions. Qui est Brémond? C’est un historien mort en 1933. Il a étudié en Angleterre alors qu’il était jésuite. Il quitta par la suite la Compagnie de Jésus. Il a publié plus de 20 ouvrages. Son œuvre majeure est l’<span style="font-style:italic">Histoire du sentiment religieux en France à partir des guerres de religion</span> commencée en 1909 et non  terminée. Réédition avec annotations en 2006 et édition de la partie que nous allons utiliser sur Marie de l’Incarnation aux éditions du Cerf à Paris en 2014 intitulée <span style="font-style:italic">Sainte Marie de l’Incarnation</span>.       <br />
              <br />
       PLAN       <br />
              <br />
       Introduction : un cas de conscience       <br />
              <br />
       I – L’épisode raconté dans le 7e état d’oraison        <br />
        a) les faits       <br />
       - La version de la mère : Marie de l’Incarnation       <br />
       - La version du fils : Dom Claude       <br />
       b) les raisons évoquées       <br />
              <br />
       II – Les suites retenues  par Brémond       <br />
       a)  les retombées       <br />
       b) les retours sur cette situation       <br />
              <br />
       III – Le jugement de Brémond         <br />
       a) La vraie pensée de Mme Martin sur ce cas de conscience       <br />
       b) A la place de son directeur, qu'eussions-nous conseillé?       <br />
              <br />
       Conclusion       <br />
              <br />
       Bonne lecture !  <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/docs/Marie_Inc_7e_etat_Bremond_finalhg_160202.pdf">Texte de la communication en PDF</a>       <br />
              <br />
       9 février 2016       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8925544-14150467.jpg?v=1455077282" alt="Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond" title="Marie de l'Incarnation (1599-1672) : la séparation de la  mère et du fils présentée par Henri Brémond" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Marie-de-l-Incarnation-1599-1672-la-separation-de-la-mere-et-du-fils-presentee-par-Henri-Bremond_a696.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Debout, la mère des douleurs..» :  homélie pour la fête de Notre-Dame des douleurs</title>
   <updated>2022-09-15T16:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Debout-la-mere-des-douleurs-homelie-pour-la-fete-de-Notre-Dame-des-douleurs_a133.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/723862-885013.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-14T20:54:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux aspirants et candidats au diaconat permanent de Québec en la fête de Notre-Dame des douleurs au Séminaire de Québec le 15 septembre 2007 par Mgr Hermann Giguère P. H. conseiller épiscopal pour la formation initiale des futurs diacres permanents et Supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Hébreux 5, 7-9 et Jean 19, 25-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/723862-885013.jpg?v=1289459900" alt="« Debout, la mère des douleurs..» :  homélie pour la fête de Notre-Dame des douleurs" title="« Debout, la mère des douleurs..» :  homélie pour la fête de Notre-Dame des douleurs" />
     </div>
     <div>
      <!--Reprise en 2015. -->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Debout, la Mère des douleurs Près de la croix était en pleurs  Quand son Fils pendait au bois »</span>        <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, cette traduction française de la première strophe du « Stabat mater dolorosa » situe le cadre de notre méditation d'aujourd'hui. Elle  reprend poétiquement le texte de l'évangile de Jean que nous venons d'entendre. Cette scène si forte inspire l'auteur de l'Épître aux Hébreux dont la liturgie a retenu un court passage qui inspirera mes réflexions.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Un nouvel enfantement</span>       <br />
              <br />
       L'auteur de l'Épître aux Hébreux  fait dire au Christ un peu plus loin dans sa méditation : « ...tu m'as façonné un corps... Voici, je suis venu pour faire ta volonté » (Hébreux 10, 5.9).        <br />
              <br />
       Ce corps reçu de Dieu c'est lui que contemple au pied de la croix la Mère de Jésus, Marie femme de Cléophas, Marie-Madeleine et l'apôtre Jean. Ce corps déchiré et meurtri marque la perfection de l'accomplissement de la volonté de Dieu. "Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel» (Hébreux 5, 9). Le Serviteur souffrant donne sa vie pour la multitude.       <br />
              <br />
       Ce corps lacéré, à bout de souffle, défiguré, c'est celui que Marie a formé dans sa chair pendant neuf mois. Elle est là. C'est elle-même qui est sur la Croix. Une mère peut-elle voir son enfant ainsi traité sans en ressentir une douleur extrême, sans devenir une «mère en douleur»? Elle participe à un nouvel enfantement.        <br />
              <br />
       C'est en ces moments que s'accomplit le chant des anges à Bethléem: « Un enfant vous est né. Un sauveur vous est donné ».  C'est en ces moments que le fils de Marie devient  le Sauveur d'une multitude de frères et de soeurs, que l'amour de Dieu vient à la rencontre de l'humanité par le Corps et le Sang versé de celui qui est sur la croix. De ce corps transpercé par la lance du soldat sortiront du sang et de l'eau. De ce corps naîtra un peuple nouveau, une foule immense des quatre coins de la terre.       <br />
              <br />
       Voilà la beauté de cette scène de l'évangile que nous venons de lire. Oui! au pied de la Croix la Mère des douleurs devient la Mère de l'Église, de ce peuple nouveau des baptisés. « Femme, voici ton fils ».        <br />
              <br />
       C'est pourquoi, l'Église nourrit depuis les temps anciens une telle dévotion à Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Église. « Voici ta mère ».       <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Toujours vivant, le Christ ne meurt plus</span>       <br />
              <br />
       Ce n'est pas tout. Ce corps battu par les lanières des fouets, crucifié, percé par la lance, celui du Sauveur qui a été l'instrument dont celui-ci s'est servi pour accomplir la volonté de Dieu jusqu'au bout est sorti du tombeau. Le Christ est ressuscité.Il est devenu puissant pour nous sauver. « Il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel» (Hébreux 5, 9).       <br />
              <br />
       Naissance dans la douleur au pied de la Croix, naissance dans la gloire de Pâques où le Christ s'est levé du tombeau. Désormais le Christ est vivant et il ne meurt plus.       <br />
              <br />
       C'est ainsi qu'à chaque Eucharistie que nous célébrons en assemblée autour de la Croix associés à Marie et aux témoins qui se tenaient sur le Golgotha, nous tenons en nos mains, nous partageons et nous mangeons le Corps du Christ. Et nous pouvons dire en vérité et en souhaitant que cela s'inscrive de plus en plus profondément dans nos vies : « Ô Christ, tu m'as donné et façonné par cette Eucharistie ton Corps meurtri et ressuscité... Voici que je viens, comme toi, faire la volonté du Père qui n'a d'autre volonté que celle que toute l'humanité soit sauvée.»        <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie  où nous nous tenons comme la Mère des douleurs au pied de la croix, demandons au Seigneur de le faire comme Marie dans l'abandon total à la volonté de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre, p.h.       <br />
       Le 15 septembre 2007       <br />
              <br />
              <br />
       Le titre de cette homélie est une traduction des premiers vers de l'hymne « Stabat mater dolorosa ». En voici le texte latin complet ainsi qu'une traduction française.        <br />
              <br />
       Sur cette belle prière du « Stabat mater »  le site le plus complet est en anglais et d'une richesse incroyable. Tout y est. L'adresse du site est <a class="link" href="http://www.stabatmater.info/index1.html">http://www.stabatmater.info/index1.html</a>       <br />
              <br />
       <a name="stabat"></a>       <br />
       Compte tenu de ses nombreuses variantes nous donnons ici le texte latin "canonique" d'origine et une traduction française officielle de l'Église.       <br />
              <br />
       TEXTE LATIN       <br />
              <br />
       Stabat mater dolorosa       <br />
       juxta crucem lacrimosa       <br />
       dum pendebat Filius.       <br />
               <br />
       Cujus animam gementem       <br />
       constristatam et dolentem       <br />
       pertransivit gladius.       <br />
              <br />
       O quam tristis et afflicta       <br />
       fuit illa benedicta       <br />
       mater Unigenti.       <br />
              <br />
       Quae maerebat et dolebat       <br />
       pia mater dum videbat       <br />
       nati poenas incliti       <br />
              <br />
       Quis est homo qui non fleret       <br />
       matrem Christi si videret       <br />
       in tanto supplicio?       <br />
              <br />
       Quis non posset contristari       <br />
       Christi matrem contemplari       <br />
       dolentem cum Filio?       <br />
              <br />
       Pro peccatis suae gentis       <br />
       vidit Jesum in tormentis       <br />
       et flagellis subditum.       <br />
              <br />
       Vidit suum dulcem natum       <br />
       moriendo desolatum       <br />
       dum emisit spiritum.       <br />
              <br />
       Eia Mater, fons amoris,       <br />
       me sentire vim doloris       <br />
       fac ut tecum lugeam.       <br />
              <br />
       Fac ut ardeat cor meum       <br />
       in amando Christum Deum       <br />
       ut sibi complaceam.       <br />
              <br />
       Sancta Mater, istud agas,       <br />
       crucifixi fige plagas       <br />
       cordi meo valide.       <br />
              <br />
       Tui nati vulnerati       <br />
       tam dignati pro me pati       <br />
       paenas mecum divide.       <br />
              <br />
       Fac me vere tecum flere       <br />
       crucifixo condolere       <br />
       donec ego vixero.       <br />
              <br />
       Juxta crucem tecum stare       <br />
       et me sibi sociare       <br />
       in planctu desidero.       <br />
              <br />
       Virgo virginum praeclara       <br />
       mihi jam non sis amara       <br />
       fac me tecum plangere.       <br />
              <br />
       Fac ut portem Christi mortem       <br />
       passionis fac consortem       <br />
       et plagas recolere.       <br />
              <br />
       Fac me plagis vulnerari       <br />
       fac me cruce inebriari       <br />
       et cruore Filii.       <br />
              <br />
       Flammis ne urar succensus       <br />
       per te Virgo sim defensus       <br />
       in die judicii.       <br />
              <br />
       Christe,cum sit hinc exire,       <br />
       da per matrem me venire       <br />
       ad palmam victoriae.       <br />
              <br />
       Quando corpus morietur       <br />
       fac ut animae donetur       <br />
       paradisi gloria.       <br />
              <br />
              <br />
       TEXTE FRANÇAIS       <br />
              <br />
       Debout, la mère des douleurs       <br />
       Près de la croix était en pleurs       <br />
       Quand son Fils pendait au bois.        <br />
              <br />
       Alors, son âme gémissante       <br />
       Toute triste et toute dolente       <br />
       Un glaive la transperça.       <br />
              <br />
       Qu'elle était triste, anéantie,       <br />
       La femme entre toutes bénie,       <br />
       La Mère du Fils de Dieu!       <br />
              <br />
       Dans le chagrin qui la poignait,       <br />
       Cette tendre Mère pleurait       <br />
       Son Fils mourant sous ses yeux.       <br />
              <br />
       Quel homme sans verser de pleurs       <br />
       Verrait la Mère du Seigneur       <br />
       Endurer si grand supplice?       <br />
              <br />
       Qui pourrait dans l'indifférence       <br />
       Contempler en cette souffrance       <br />
       La Mère auprès de son Fils?       <br />
              <br />
       Pour toutes les fautes humaines,       <br />
       Elle vit Jésus dans la peine       <br />
       Et sous les fouets meurtri.       <br />
              <br />
       Elle vit l'Enfant bien-aimé       <br />
       Mourir tout seul, abandonné,       <br />
       Et soudain rendre l'esprit.       <br />
              <br />
       O Mère, source de tendresse,       <br />
       Fais-moi sentir grande tristesse       <br />
       Pour que je pleure avec toi.       <br />
              <br />
       Fais que mon âme soit de feu       <br />
       Dans l'amour du Seigneur mon Dieu:       <br />
       Que je lui plaise avec toi.       <br />
              <br />
       Mère sainte, daigne imprimer       <br />
       Les plaies de Jésus crucifié       <br />
       En mon cœur très fortement.       <br />
              <br />
       Pour moi, ton Fils voulut mourir,       <br />
       Aussi donne-moi de souffrir       <br />
       Une part de ses tourments.       <br />
              <br />
       Pleurer en toute vérité       <br />
       Comme toi près du crucifié       <br />
       Au long de mon existence.       <br />
              <br />
       Je désire auprès de la croix       <br />
       Me tenir, debout avec toi,       <br />
       Dans ta plainte et ta souffrance.       <br />
              <br />
       Vierge des vierges, toute pure,       <br />
       Ne sois pas envers moi trop dure,       <br />
       Fais que je pleure avec toi.       <br />
              <br />
       Du Christ fais-moi porter la mort,       <br />
       Revivre le douloureux sort       <br />
       Et les plaies, au fond de moi.       <br />
              <br />
       Fais que ses propres plaies me blessent,       <br />
       Que la croix me donne l'ivresse       <br />
       Du sang versé par ton Fils.       <br />
              <br />
       Je crains les flammes éternelles;       <br />
       O Vierge, assure ma tutelle       <br />
       A l'heure de la justice.       <br />
              <br />
       O Christ, à l'heure de partir,       <br />
       Puisse ta Mère me conduire       <br />
       A la palme de la victoire.       <br />
              <br />
       A l'heure où mon corps va mourir,       <br />
       A mon âme fais obtenir       <br />
       La gloire du paradis.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Debout-la-mere-des-douleurs-homelie-pour-la-fete-de-Notre-Dame-des-douleurs_a133.html" />
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