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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:53:58+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »</title>
   <updated>2025-11-19T20:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Es-tu-celui-qui-doit-venir_a1276.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-12-09T21:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 3e dimanche de l'Avent le 14 décembre 2025 Année A. Textes: Isaïe 35, 1-6a.10, Jacques 5, 7-10 et Mathieu 11, 2-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757202-64417694.jpg?v=1667222413" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean, le Baptiste, qui nous a interpellé la semaine dernière dans l’évangile du 2e dimanche de l’Avent par une prédication inspirante et dérangeante. Nous le retrouvons aujourd'hui alors qu’il est en prison, enfermé parce que son franc-parler lui a mis à dos les autorités politiques représentées par le roi Hérode.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un questionnement légitime</span>       <br />
              <br />
       Dans ces moments à l’écart, ses pensées flottent et les doutes l’assaillent : « Jésus qu’il a baptisé dans le Jourdain, est-il bien le Messie qui doit venir? » Il va s’en ouvrir à ses disciples qui le visitent et ceux-ci vont se charger d’aller poser la question à Jésus lui-même. Au nom de Jean, le Baptiste, ils demandent à Jésus « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre? » Une question qui nous rejoint tous et toutes car nous sommes souvent « emprisonnés » dans nos habitudes, nos péchés, nos limites et notre foi en souffre. Les doutes nous assaillent comme dans le cas de Jean, le Baptiste. Comment les  surmonter?        <br />
              <br />
       Revenons à la réponse de Jésus qui nous éclairera. Jésus ne répond pas directement à la question des disciples de Jean. Il les renvoie à eux-mêmes. « Prenez la peine de regarder autour de vous. Examinez les signes qui accompagnent mon ministère » leur dit-il. Et en toute humilité il les énumère : « Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. »        <br />
              <br />
       Les envoyés de Jean ont leur réponse. Ils s’en vont le retrouver dans sa prison.        <br />
              <br />
        II- <span style="font-style:italic">Reconnaître les signes de la promesse</span>       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui se passe alors? L’évangile ne le dit pas explicitement. Mais on peut penser que Jean, le Baptiste, est plus que rassuré, il voit se confirmer ce qu’il avait entrevu au baptême de Jésus : « Celui-ci est bien l’Envoyé du Père ». Pourquoi? Parce que les signes donnés par Jésus sont ceux que les prophètes donnaient. Il se rappelle les paroles du prophète Isaïe qu’il connait bien et que la première lecture nous a présentées : Quand la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu se manifestera, dit Isaïe,  « alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ».       <br />
              <br />
       Tels sont les signes de la Venue du Sauveur, de la Manifestation de Dieu, qu’Isaïe donne et ce sont les mêmes signes que Jésus manifeste aux disciples de Jean. Car il est le Sauveur annoncé qui est là maintenant, il n’est plus seulement entrevu et attendu, il est venu. En Lui, Dieu s’est manifesté définitivement comme le Dieu bon et miséricordieux qui veut que toutes les personnes soient sauvées et se retrouvent dans son Royaume, dans sa maison.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">L’inclusion dans le Royaume</span>       <br />
              <br />
       Un temps nouveau est commencé avec la Venue du Sauveur annoncé. Le Royaume de Dieu est arrivé. Il inclut tout le monde à commencer par les plus petits, les pauvres, les exclus. « Bienheureux les pauvres, les doux, ceux qui ont faim et soif de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix ceux qui sont persécutés pour la justice» dira Jésus dans sa prédication, dans ces béatitudes que vous connaissez bien qui sont comme la charte du Royaume de Dieu (Mathieu 5, 3-12).       <br />
              <br />
       Dans ce Royaume, il a un renversement total de nos perceptions. Même un grand prophète comme Jean, le Baptiste, cède le pas devant le pauvre et le petit parce, lui, il a été le Précurseur, annonçant le Royaume, sans hélas! y entrer directement,  tandis que, comme le dit Jésus,  maintenant tous peuvent y entrer et « le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, [Jean, le Baptiste] » parce que ce « plus petit » est devenu enfant de Dieu, héritier de Dieu, héritier du Royaume avec Jésus (Romains 8, 16-17). Ce qui est une belle nouvelle pour chacun et chacune d’entre nous. En effet, la mesure de l’amour de Dieu est d’aimer sans mesure toutes les personnes avec leurs limites, qui qu’elles soient, de les aimer pour elles-mêmes pour les faire grandir.       <br />
              <br />
       Pour chacun et chacun d’entre nous, ce qui est important c’est la réponse à cet amour sans mesure. L’apôtre saint Jacques dans la deuxième lecture, en fin connaisseur de l’âme humaine, nous recommande la patience et l’endurance. Il nous donne l’image du cultivateur qui attend les fruits de la terre avec patience jusqu’à la récolte précoce ou tardive. C’est ce qui est important : tenir ferme dans la foi en l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ à travers les événements et les situations de toutes sortes dans nos vies, dans l’Église et dans notre monde.          <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis autour de la table du Seigneur, en ce 3e dimanche de l’Avent qui est appelé le « Dimanche de la joie » (en latin "Gaudete"), n’ayons pas peur de laisser éclater notre joie d’être appelés à vivre de nouveau la Venue du Seigneur. Préparons-nous-y le mieux possible pendant le temps de l’Avent par une fidélité plus grande à la prière et à l’entraide fraternelle.        <br />
              <br />
       Comme le dit le chant d’entrée liturgique dont les premiers mots ont servi pour qualifier le 3e dimanche de l’Avent de « Dimanche "gaudete" ou dimanche de la joie » : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (Philippiens 4, 4-5).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9 décembre 2025        <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 6 décembre 2016 et du 6 décembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le désert et la terre de la soif,       <br />
       qu’ils se réjouissent !       <br />
       Le pays aride, qu’il exulte       <br />
       et fleurisse comme la rose,       <br />
           qu’il se couvre de fleurs des champs,       <br />
       qu’il exulte et crie de joie !       <br />
       La gloire du Liban lui est donnée,       <br />
       la splendeur du Carmel et du Sarone.       <br />
       On verra la gloire du Seigneur,       <br />
       la splendeur de notre Dieu.       <br />
           Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
           dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie.       <br />
           Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,       <br />
       ils entrent dans Sion avec des cris de fête,       <br />
       couronnés de l’éternelle joie.       <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)       <br />
       R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Is 35, 4)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés,       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       en attendant la venue du Seigneur,       <br />
       prenez patience.       <br />
       Voyez le cultivateur :       <br />
       il attend les fruits précieux de la terre avec patience,       <br />
       jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.       <br />
           Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme       <br />
       car la venue du Seigneur est proche.       <br />
           Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,       <br />
       ainsi vous ne serez pas jugés.       <br />
       Voyez : le Juge est à notre porte.       <br />
           Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
       Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :       <br />
           « Es-tu celui qui doit venir,       <br />
       ou devons-nous en attendre un autre ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Allez annoncer à Jean       <br />
       ce que vous entendez et voyez :       <br />
           Les aveugles retrouvent la vue,       <br />
       et les boiteux marchent,       <br />
       les lépreux sont purifiés,       <br />
       et les sourds entendent,       <br />
       les morts ressuscitent,       <br />
       et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.       <br />
           Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »       <br />
              <br />
           Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,       <br />
       Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :       <br />
       « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?       <br />
       un roseau agité par le vent ?       <br />
           Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?       <br />
       un homme habillé de façon raffinée ?       <br />
       Mais ceux qui portent de tels vêtements       <br />
       vivent dans les palais des rois.       <br />
           Alors, qu’êtes-vous allés voir ?       <br />
       un prophète ?       <br />
       Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.       <br />
           C’est de lui qu’il est écrit :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C  « Pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel? »  (Luc, 24, 46-53)</title>
   <updated>2025-05-27T02:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-C-Pourquoi-restez-vous-a-regarder-vers-le-ciel-Luc-24-46-53_a1245.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85953064-61196687.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-27T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C (jeudi 29 mai 2025 en dehors du Canada) le 1 juin 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 1, 1-11, Hébreux, 9, 24-28;10, 19-23 et Luc 24, 46-53.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85953064-61196687.jpg?v=1462142662" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C  « Pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel? »  (Luc, 24, 46-53)" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C  « Pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel? »  (Luc, 24, 46-53)" />
     </div>
     <div>
      J’ai retenu comme fil conducteur de cette homélie la phrase des deux hommes en vêtements blancs - deux anges - qui figure dans le récit que fait saint Luc de l’Ascension dans la première lecture : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers  le ciel? »        <br />
              <br />
       Cette phrase m’a toujours fasciné. Elle ne demande pas de trouver des raisons comme lorsque je dis, par exemple, « Pourquoi est-ce que tu fais cela? » Le sens du « Pourquoi » ici n’est pas celui-là.  Il veut plutôt nous faire penser à autre chose. En effet, il y a ici un sous-entendu : « Pourquoi rester là? » avec comme sous-entendu « au lieu de partir ».        <br />
              <br />
       On a ainsi une très belle entrée dans le mystère de l’Ascension de Jésus qui ne nous tourne pas vers un ailleurs nébuleux ou imaginaire, mais vers la réalité de la vie de tous les jours et des engagements à prendre pour répondre à l'invitation d’aller « jusqu'aux extrémités de la terre » que Jésus vient de faire dans le récit des<span style="font-style:italic"> Actes des Apôtres</span> que nous avons lu dans la première lecture.  Jésus part, et c’est aux disciples de se mettre à l’œuvre. C’est à vous de jouer, leur signifie-t-il.       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Le temps de l’Église</span>       <br />
              <br />
       Ce temps nouveau qui commence, qu’on a appelé le ``temps de l’Église``, n’est pas un recommencement sans la présence de Jésus qui serait disparu pour toujours. Au contraire, l’Ascension nous invite à réaliser que le départ de Jésus élevé au ciel, n’est pas celui d’une absence, mais bien plutôt d’une présence « démultipliée ».       <br />
              <br />
       La présence de Jésus limitée jusque-là à ceux et celles qui pouvait l’approcher physiquement, le toucher, le voir, entendre ses paroles, sera désormais une présence sans limites de frontières et d’espace.       <br />
              <br />
       Le Christ Ressuscité ne meurt plus, il est toujours vivant. Sa présence est accessible à tous et à toutes, à ceux et celles qui le reconnaissent dans la foi comme le Seigneur de leur vie et l’Envoyé du Père pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Cette présence intime au plus profond des êtres humains que nous sommes se réalise non seulement dans la foi, mais de façon visible dans les sacrements où la présence du Christ se réalise à travers les gestes et les paroles qu’il nous a laissées. Dans chaque sacrement, il y une présence réelle et particulière du Christ, car c’est lui qui agit. Ainsi quand le ministre du Baptême procède au baptême de quelqu’un, il dit « Je te baptise » et il verse l’eau. Ce n’est pas lui qui baptise, c’est Jésus qui le fait par lui. Ainsi du sacrement de la Réconciliation, de l’Eucharistie etc.       <br />
              <br />
       Le départ de Jésus le jour de l’Ascension - qui est présenté comme ayant eu lieu le soir de Pâques dans l’évangile et quarante jours après Pâques dans la première lecture – transmet le même message dans les deux récits : Jésus s’est élevé au ciel mais il n’a pas quitté ses disciples et tous ceux et celles qui, à leur suite, croirons en lui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une expérience d’incarnation</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que le mystère de l’Ascension est loin du rêve. Il ne ressemble en rien à ce qu’on propose lorsqu’on nous sollicite pour « Rêves d’enfants » afin de permettre à un enfant malade ou décompté de réaliser un rêve avant de mourir.        <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Ascension ne nous éloigne pas de la réalité humaine où nous vivons, ne nous amène pas dans un monde virtuel, mais il nous renvoie sur la terre. Il actualise le mystère de l’Incarnation du Verbe, Dieu avec nous.       <br />
              <br />
       C’est d’ailleurs le sens de toute l’histoire d’amour de Dieu avec l’humanité que la Bible nous raconte. La lettre aux Hébreux nous en donne une merveilleuse illustration  au chapitre 10 lorsqu’elle relate comment les patriarches et les prophètes ont reconnu la présence de Dieu dans l’histoire du peuple d’Israël. Abraham a vécu le premier l’Alliance avec lui, suivi de Moïse dont Dieu s’est servi pour libérer son peuple d’Égypte, puis des prophètes jusqu’à Jean-Baptiste et Jésus qui est devenu, comme le dit la deuxième lecture, le grand prêtre d’une alliance nouvelle offerte à toutes les nations, le  grand prêtre par excellence, « celui qui est établi sur la maison de Dieu ».       <br />
              <br />
       Le Dieu d’Abraham, de Moïse, de Jean-Baptiste et de Jésus, notre Dieu, n’est pas un Dieu perdu dans les nuages, « dans son immense palais de silence » comme l'imagine Gilbert Bécaud dans sa chanson<span style="font-style:italic"> « Je t'appartiens »</span>. Non, Il s’appelle « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Le mystère de l’Ascension, comme vous pouvez le constater, nous offre un message tout à fait contemporain et adapté à nos attentes d’aujourd’hui. En effet, devant nos églises qui se vident en Occident ou encore devant des progressions rapides de l’Évangile pour certaines contrées, on peut soit désespérer et se dire « Il est parti, Il nous a laissé » soit se  laisser porter par une vague trop humaine.        <br />
              <br />
       Dans les deux cas on oublie la réalité profonde de la présence continuelle de Jésus dans son peuple pour le guider, le soutenir et le stimuler, une présence qui s’inscrit dans l’humain, dans nos corps de chair, dans nos cœurs et dans nos esprits, une présence qui se retrouve au cœur de l’Église dans nos communautés de foi et dans les gestes de partage qui reconnaissent cette présence dans les frères et sœurs qui nous entourent ou qui sont dans le besoin :  « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !  »  ( Mathieu chapitre 25, 35-36 ).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
               <br />
       Je m’en vais, mais je ne pars pas, tel est le message de Jésus à retenir aujourd’hui. « C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés… vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
               <br />
       Préparons-nous à accueillir ce don de l’Esprit que nous célébrerons dimanche prochain. D’ici là, prenons la peine de reconnaître la présence de Jésus dans nos vies selon nos possibilités en donnant un peu de temps pour le rencontrer dans la prière par exemple, en participant à un office religieux, en lisant la Bible, en récitant le chapelet etc…        <br />
              <br />
       Et, comme le dit si bellement la fin du passage de la Lettre aux Hébreux que nous avons lu : « <!--Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère, et dans la certitude que donne la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure--> Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. »       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
       27 mai 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 3 mai 2016-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
           jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
           C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
           Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
           alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
           Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
           Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
           Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
           qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)       <br />
              <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre :       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ est entré dans le ciel lui-même » (He 9, 24-28 ; 10, 19-23)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
           Le Christ n’est pas entré       <br />
       dans un sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       figure du sanctuaire véritable ;       <br />
       il est entré dans le ciel même,       <br />
       afin de se tenir maintenant pour nous       <br />
       devant la face de Dieu.       <br />
           Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois,       <br />
       comme le grand prêtre qui, tous les ans,       <br />
       entrait dans le sanctuaire       <br />
       en offrant un sang qui n’était pas le sien ;       <br />
           car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion       <br />
       depuis la fondation du monde.       <br />
       Mais en fait, c’est une fois pour toutes,       <br />
       à la fin des temps,       <br />
       qu’il s’est manifesté       <br />
       pour détruire le péché par son sacrifice.       <br />
           Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois       <br />
       et puis d’être jugés,       <br />
           ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois       <br />
       pour enlever les péchés de la multitude ;       <br />
       il apparaîtra une seconde fois,       <br />
       non plus à cause du péché,       <br />
       mais pour le salut de ceux qui l’attendent.       <br />
              <br />
            Frères, c’est avec assurance       <br />
       que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire       <br />
       grâce au sang de Jésus :       <br />
           nous avons là un chemin nouveau et vivant       <br />
       qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ;       <br />
       or, ce rideau est sa chair.       <br />
           Et nous avons le prêtre par excellence,       <br />
       celui qui est établi sur la maison de Dieu.       <br />
           Avançons-nous donc vers Dieu       <br />
       avec un cœur sincère       <br />
       et dans la plénitude de la foi,       <br />
       le cœur purifié de ce qui souille notre conscience,       <br />
       le corps lavé par une eau pure.       <br />
           Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance,       <br />
       car il est fidèle, celui qui a promis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tandis qu’il les bénissait, il était emporté au ciel » (Lc 24, 46-53)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       De toutes les nations, faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples,       <br />
                   leur dit :       <br />
       « Il est écrit que le Christ souffrirait,       <br />
       qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,       <br />
           et que la conversion serait proclamée en son nom,       <br />
       pour le pardon des péchés,       <br />
       à toutes les nations,       <br />
       en commençant par Jérusalem.       <br />
           à vous d’en être les témoins.       <br />
           Et moi, je vais envoyer sur vous       <br />
       ce que mon Père a promis.       <br />
       Quant à vous, demeurez dans la ville       <br />
       jusqu’à ce que vous soyez revêtus       <br />
       d’une puissance venue d’en haut. »       <br />
           Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ;       <br />
       et, levant les mains, il les bénit.       <br />
           Or, tandis qu’il les bénissait,       <br />
       il se sépara d’eux       <br />
       et il était emporté au ciel.       <br />
           Ils se prosternèrent devant lui,       <br />
       puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.       <br />
           Et ils étaient sans cesse dans le Temple       <br />
       à bénir Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       à<Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-C-Pourquoi-restez-vous-a-regarder-vers-le-ciel-Luc-24-46-53_a1245.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C - La transfiguration</title>
   <updated>2025-03-29T02:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-careme-Annee-C-La-transfiguration_a1234.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/85945780-61192722.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-03-11T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 16 mars 2025. Textes: Genèse 15, 5-12.17-18, Philippiens 3, 17 – 4, 1 et Luc 9, 28b-36.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85945780-61192722.jpg?v=1548548926" alt="Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C - La transfiguration" title="Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C - La transfiguration" />
     </div>
     <div>
      Le récit de l’événement de la Transfiguration de Jésus revient à chaque année lors du 2e dimanche du Carême. Ce n’est pas sans raison. Après avoir rappelé le combat de Jésus au désert,  la liturgie nous le présente glorieux et lumineux, rempli de la présence de Dieu. Ce choix est important. Il met devant nos yeux Jésus qui se révèle comme le Fils bien-aimé de Dieu, son Envoyé. Jésus accomplit les promesses de Dieu et il réalise la Nouvelle Alliance avec lui.        <br />
              <br />
       Sa place est centrale dans l'histoire du salut. C'est pourquoi, la liturgie va nous rappeler dans les dimanches qui viennent quatre grands moments de l’histoire du salut tirés de l’Ancien Testament qui éclairent la mission de Jésus.<!--Ce sont l' alliance de Dieu avec Abraham et sa postérité (Genèse 15, 5-12.17-18 : 2e dimanche) ; le buisson ardent (Exode 3, 1-8a.13-15 : 3e dimanche) ; la Pâque de l'entrée dans la terre promise (Josué 5, 10-12 : 4e dimanche) ; la promesse d'un nouvel exode triomphal (Isaïe 43, 16-21).--> Ce sont l’Alliance de Dieu avec Abraham, la révélation du nom de Dieu, la Pâque de l'entrée dans la Terre promise  et le retour des exilés de Babylone. <!--Ces quatre moments sont des pus importants dans l'histoire du salut que Jésus vient accomplir en plénitude.--> L'événement de la Transfiguration que nous raconte saint Luc les intègre de façon imagée par la présence de Moïse et d’Élie à côté de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène de la Transfiguration</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc situe la scène de la Transfiguration sur une  montagne  qui n’est pas nommée, mais qu’on identifie aujourd’hui au Mont Thabor en Palestine. Ce n'est pas sans raison, car dans les Écritures la montagne est un symbole très présent pour marquer la proximité de Dieu. Elle est souvent le lieu où il se révèle comme lors de la remise des dix commandements à Moïse sur le mont Sinaï. Le décor choisi ici n’échappe pas à cette règle.       <br />
              <br />
       En montant avec Jésus sur la montagne, les disciples Pierre, Jacques et Jean sont prêts intérieurement à une rencontre. Celle-ci sera au-delà de toutes leurs attentes. On le voit par leur réactions : émerveillées, éblouis, comblés de paix, ils veulent seulement que ce moment s’éternise ; « Faisons trois tentes ». Ils réalisent aussi que celui qu’ils suivent depuis quelque temps n’est pas  un jeune juif de Nazareth comme les autres. Non seulement, il est imprégné de l’histoire du peuple d'Israël comme ils le sont eux-mêmes,  mais il se situe à un autre niveau où il prend le relais des grands prophètes qu'Élie représente. <!-- et il les surpasse tous. -->       <br />
              <br />
       L’éclat qu’ils perçoivent chez lui n’est pas seulement extérieur. La lumière qui les éblouit est celle d’une source intérieure. Ils ne peuvent en dire plus pour l’instant, mais ils resteront marqués à jamais par ce moment. Dans la seconde lettre  attribuée à saint Pierre, on rappelle cet événement  ainsi : « En effet, ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur.  Car il a reçu de Dieu le Père l’honneur et la gloire quand, depuis la Gloire magnifique, lui parvint une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie. Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue quand nous étions avec lui sur la montagne sainte ». (2 Pi 1, 16-18)       <br />
              <br />
       Les témoins de l’événement de la Transfiguration ont retenu l’essentiel : Jésus est le Fils-bien aimé du Père qui le donne à ses enfants pour leur salut ce que proclame la voix qui se fait entendre « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ». La Transfiguration annonce, écrit saint Luc, le départ de Jésus « qui allait s’accomplir à Jérusalem ». Son départ, c’est le moment de la remise de sa vie à son Père que fera Jésus sur le Calvaire à Jérusalem.  La vie tout entière de Jésus est une marche vers ce moment majeur où il offre tout ce qu’il est pour le salut de toute l’humanité. Ce faisant, Jésus accomplit en plénitude l’Alliance que Dieu a commencée depuis les jours d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une alliance inédite</span>       <br />
              <br />
       Cette Alliance de Dieu avec Abraham nous est relatée dans la première lecture qui nous raconte le moment  où Abraham prend conscience que son Dieu s’est lié à lui par pure gratuité et qu’il ne l’abandonnera jamais lui et sa descendance. La Nouvelle Alliance en Jésus viendra compléter et accomplir totalement  l'Alliance déjà en oeuvre en lui donnant sa forme définitive dans l'offrande que Jésus fera de sa vie.       <br />
              <br />
       La description de l'Alliance de Dieu avec Abraham est faite en utilisant les usages d’une culture qui n’est plus la nôtre, mais elle est parlante. Dans la culture ancienne, le feu symbolise la présence de Dieu, et les offrandes sont le signe de ce que les personnes sont prêtes à apporter dans le geste d’alliance.  Elles y mettent  le plus beau et le meilleur de ce qu’elles ont et de ce qu’elles sont sans exiger de retour. Et alors la merveille se produit, le feu de l’amour de leur Dieu prend ce qui a été apporté et le transforme en un feu divin qui les habitera tous les jours de leurs vies. Le sommeil d'Abraham est une image de l'abandon et de l'accueil total de l'action de Dieu sans poser de questions. Abraham reçoit la présence de Dieu comme un don gratuit.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Avec ces images du feu et de la lumière, les textes des lectures d’aujourd’hui veulent ouvrir nos cœurs à ce qui nous dépasse. Le chemin du Carême ne fait pas que rappeler le souvenir des évènements de la vie de Jésus, il nous fait entrer dans un monde au-delà de nos espoirs humains et toucher du doigt le mystère d‘un Dieu qui se fait proche de nous comme il l'a fait pour Abraham et pour Jésus. Ce n'est pas un Dieu inaccessible que  révèle la lumière éblouissante de la Transfiguration. Au contraire, elle le montre bien incarné dans son Fils qui s'est fait l'un de nous, vrai Dieu et vrai homme.  « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »        <br />
       <!--Notre chemin du Carême encore cette année nous invite à suivre Jésus de plus près en nous laissant imprégner de sa présence. C’est lui qui occupe nos pensées. C’est son enseignement que nous écoutons. C’est sa mission de salut que nous recevons comme un don de Dieu.-->       <br />
       Que cette Eucharistie fasse de nous des personnes de plus en plus attentives à la parole et à la présence du Fils bien-aimé qui veut nous entraîner à sa suite dans ce temps du Carême qui nous est donné pour nous renouveler et nous préparer aux Jours Saints et à Pâques. <!__aide à entrer de plus en plus dans la rencontre de Dieu avec l’humanité en regardant et en suivant Jésus. Sa présence dans le Pain et le Vin consacrés est pour nous la nourriture spirituelle dont nous avons besoin. Rendons grâces à Dieu de nous la donner avec abondance et recevons-la dans la foi. -->       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 mars 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 12 mars 2019-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _______________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le 2e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       Le Seigneur conclut une alliance avec Abraham, le croyant (Gn 15, 5-12.17-18)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur parlait à Abraham dans une vision.       <br />
           Il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
           Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
              <br />
           Puis il dit :       <br />
       « Je suis le Seigneur,       <br />
       qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée       <br />
       pour te donner ce pays en héritage. »       <br />
           Abram répondit :       <br />
       « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir       <br />
       que je l’ai en héritage ? »       <br />
           Le Seigneur lui dit :       <br />
       « Prends-moi une génisse de trois ans,       <br />
       une chèvre de trois ans,       <br />
       un bélier de trois ans,       <br />
       une tourterelle et une jeune colombe. »       <br />
           Abram prit tous ces animaux,       <br />
       les partagea en deux,       <br />
       et plaça chaque moitié en face de l’autre ;       <br />
       mais il ne partagea pas les oiseaux.       <br />
           Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,       <br />
       Abram les chassa.       <br />
           Au coucher du soleil,       <br />
       un sommeil mystérieux tomba sur Abram,       <br />
       une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.       <br />
           Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.       <br />
       Alors un brasier fumant et une torche enflammée       <br />
       passèrent entre les morceaux d’animaux.       <br />
           Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram       <br />
       en ces termes :       <br />
       « À ta descendance je donne le pays que voici,       <br />
       depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       Écoute, Seigneur, je t’appelle !       <br />
       Pitié ! Réponds-moi !       <br />
       Mon cœur m’a redit ta parole :       <br />
       « Cherchez ma face. »       <br />
              <br />
       C’est ta face, Seigneur, que je cherche :       <br />
       ne me cache pas ta face.       <br />
       N’écarte pas ton serviteur avec colère :       <br />
       tu restes mon secours.       <br />
              <br />
       J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 17 – 4, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       ensemble imitez-moi,       <br />
       et regardez bien ceux qui se conduisent       <br />
       selon l’exemple que nous vous donnons.       <br />
           Car je vous l’ai souvent dit,       <br />
       et maintenant je le redis en pleurant :       <br />
       beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ.       <br />
           Ils vont à leur perte.       <br />
       Leur dieu, c’est leur ventre,       <br />
       et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ;       <br />
       ils ne pensent qu’aux choses de la terre.       <br />
              <br />
           Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 20 – 4, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
              <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » (Lc 9, 28b-36)       <br />
              <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,       <br />
       et il gravit la montagne pour prier.       <br />
           Pendant qu’il priait,       <br />
       l’aspect de son visage devint autre,       <br />
       et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.       <br />
           Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :       <br />
       c’étaient Moïse et Élie,       <br />
           apparus dans la gloire.       <br />
       Ils parlaient de son départ       <br />
       qui allait s’accomplir à Jérusalem.       <br />
           Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;       <br />
       mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,       <br />
       et les deux hommes à ses côtés.       <br />
           Ces derniers s’éloignaient de lui,       <br />
       quand Pierre dit à Jésus :       <br />
       « Maître, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Faisons trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       Il ne savait pas ce qu’il disait.       <br />
           Pierre n’avait pas fini de parler,       <br />
       qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;       <br />
       ils furent saisis de frayeur       <br />
       lorsqu’ils y pénétrèrent.       <br />
           Et, de la nuée, une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils,       <br />
       celui que j’ai choisi :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
           Et pendant que la voix se faisait entendre,       <br />
       il n’y avait plus que Jésus, seul.       <br />
       Les disciples gardèrent le silence       <br />
       et, en ces jours-là,       <br />
       ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-careme-Annee-C-La-transfiguration_a1234.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »</title>
   <updated>2024-02-20T03:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Celui-ci-est-mon-Fils-bien-aime-ecoutez-le_a1164.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063256-55904446.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-20T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 25 février 2024. Textes : Genèse 22,1-2.9-13.15-18, Romains 8, 31b-34 et Marc 9, 2-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063256-55904446.jpg?v=1609642126" alt="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" title="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques années j’ai eu la chance de monter sur le mont de la Transfiguration, le  mont Thabor, en Palestine. Il a été choisi bien après la mort de Jésus. Toutefois, c'est un lieu tout à fait approprié pour une telle scène. Une fois arrivé au sommet, on est encore ébloui aujourd’hui. C’est, en premier lieu, le paysage qui nous impressionne car on domine la plaine à perte de vue, mais, c’est, surtout, le souvenir du passage de l’évangile que nous venons de lire qui nous accroche. On entre dans l’église qui a été construite sur le site et on se plonge avec foi dans ce mystère des paroles qui nous sont rapportées ce matin : «  Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! ».         <br />
              <br />
       « Écoutez-le » c’est pour nous, aujourd’hui, entrer dans le mystère de la Mort-Résurrection de Jésus. Sans la Transfiguration la vie de Jésus qui se termine sur la Croix dans la Passion n’a pas de sens pour nous et pour les chrétiens auxquels saint Marc s’adressent       <br />
              <br />
       Essayons d’y voir un peu plus clair.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">La scène de la Transfiguration de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la scène elle-même de la Transfiguration de Jésus. Le mot grec pour la désigner est « métamorphose ». Jésus se métamorphose devant ses disciples. Son aspect change totalement. Il projette une nouvelle image. Il resplendit de lumière. Moïse et Élie se tiennent près de lui pour marquer le lien qu’il y a avec les promesses de Dieu faites au peuple d’Israël dans l’Ancien Testament. La voix qui se fait entendre confirme que ces promesses sont maintenant réalisées dans Jésus qui est celui que le Père appelle son Fils bien-aimé       <br />
              <br />
       Cette scène est une anticipation d’un autre moment de la vie du Christ : celui de sa « Résurrection ». Jésus le confie aux trois disciples privilégiés qui ont  été témoins de la Transfiguration en leur disant de garder pour eux ces instants vécus hors de l’ordinaire jusqu’à ce qu’ « il soit ressuscité d’entre les morts ».<!--Les disciples l’ont bien compris puisqu’à la fin de notre texte saint Marc note leur questionnement sur ce que voulait dire « ressusciter d’entre les morts ».-->       <br />
              <br />
       On touche ici le cœur du mystère de la vie de Jésus, celui de sa Mort-Résurrection, celui de la Croix et de la Gloire, celui du Vendredi-Saint et de Pâques.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le sens du mystère de la Mort-Résurrection du Christ</span>       <br />
              <br />
       Ce mystère de la Mort-Résurrection du Christ qu’on appelle mystère pascal parcourt la vie de Jésus d’un bout à l’autre. Il ne s'agit pas seulement de deux évènements, de deux volets distincts et subséquents de sa vie terrestre,  mais bien d’une seule source qui anime Jésus et le nourrit.       <br />
              <br />
       On ne comprendrait rien à la vie de Jésus si on imaginait – ce qui hélas! a été fait trop souvent – la Résurrection de Jésus comme un cadeau, une récompense pour sa persévérance dans les souffrances de la Passion et pour sa mort sur la croix. Cette vision binaire est étrangère à la vie de Jésus. S’il entre dans la Passion qui le mène à une mort effroyable c’est que celle-ci est nécessaire dans le plan de Dieu.       <br />
              <br />
       Un auteur célèbre en France,  Fabrice Hadjadj (<span style="font-style:italic">voir note à la fin</span>) observe, avec à-propos et avec un certain humour, que pour ressusciter, il faut d’abord mourir : « Pour être un bon ressuscité, il faut d'abord être un bon mort » disait-il dans une entrevue au magazine français <span style="font-style:italic">La Vie</span> en 2016. Les deux : « mort » et « résurrection » vont ensemble. Ainsi le lien entre la Mort et la Résurrection de Jésus n’est pas un lien de causalité, mais bien un lien vital. Sa vie qui semble perdue sur la Croix est transfigurée, se métamorphose en vie pour toujours avec Dieu (Romains 6, 10). Saint Paul le dit à ses baptisés en leur rappelant que, comme le Christ Ressuscité qui vit maintenant pour Dieu, ils sont entrés avec lui  par le baptême dans la même vie qu'Il leur fait partager (cf. Colossiens 2, 12).        <br />
              <br />
       Retenons bien que la scène de la Transfiguration qui trouve sa place dans les évangiles ne peut être escamotée sans conséquences car, sans elle, on ne comprend rien de la suite de la vie de Jésus.       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Le Mystère de la Mort-Résurrection de Jésus, le mystère dit mystère pascal, renferme le plus beau témoignage d’amour qu'un être humain puisse donner.  Au « Celui-ci est mon Fils bien-aimé », Jésus, sur la croix, répond « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       Sur la croix, Jésus, nouvel Isaac, s’en remet totalement à son Père. Isaac, nous raconte la première lecture, avait suivi sans retenue aucune son père Abraham vers le bucher où celui-ci voulait le sacrifier comme offrande à Dieu. Ce geste, absurde pour nous, est saisissant. Il reflète des usages qui nous sont étrangers, mais son sens rejoint celui de notre foi où Dieu le Père offre son Fils pour le salut du monde, pour notre salut.       <br />
              <br />
       La Mort du Christ est un don à l’humanité pour qu’elle puisse entrer en communion par lui avec Dieu notre Père à toutes et à tous.  Jésus devient ainsi le seul chemin pour aller à Dieu. La <span style="font-style:italic"> Lettre aux Hébreux</span> dira du Christ qu’il est le seul et l’unique médiateur pour faire le pont entre Dieu et l'humanité (Hébreux 9, 15).       <br />
              <br />
       Je me suis laissé inspirer dans cette homélie par les paroles mêmes de Jésus en descendant de la montagne de la Transfiguration. Comme les disciples, je suis resté attaché à cette parole : « avant que le Fils de l’homme soit ressuscité  des morts ». Vue dans cet éclairage, la scène de la Transfiguration porte bien son  nom. Elle nous invite à regarder au-delà de simples faits matériels de la vie de Jésus comme les racontent les évangélistes et à en découvrir le sens spirituel dans la lumière de la Résurrection.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merveilleux mystère que ce mystère de la Mort-Résurrection de Jésus, mystère pascal, qui est sans cesse présent dans toutes nos célébrations, dans toutes nos méditations et dans toutes nos actions.  En effet, le parcours de notre vie dans le temps au fil des jours, des mois et des années est illuminé par la présence du Christ, Mort et Ressuscité, qui nous rejoint déjà alors que nous attendons son Retour dans la Gloire.       <br />
              <br />
       Rappelons-nous que toutes les morts si écrasantes qu'elles nous paraissent comme la perte d’un être cher, les difficultés au travail, les harcèlements de toutes sortes, les privations et les souffrances non désirées etc., que toutes ces formes de mort de même que notre vraie mort à la fin de notre parcours terrestre sont éclairées et imprégnées de la vie du Seigneur Mort-Ressuscité qui est toujours vivant, hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Que le partage de son Corps et de son Sang dans cette Eucharistie nous garde près de lui, car, comme le dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe « chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (I Corinthiens 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 février 2024       <br />
       <!--reprise avec corrections de celle du 20 février 2018 et 22  février 2021-->       <br />
              <br />
       ------------------------------       <br />
       Fabrice Hadjadj, né le 15 septembre 1971 à Nanterre (Hauts-de-Seine), est un écrivain et philosophe français, juif et athée converti à la foi chrétienne. Il est l'auteur de <span style="font-style:italic">Résurrection, mode d’emploi,</span> Magnificat, Paris, 2016, 192 p. Agrégé de philosophie, essayiste et dramaturge, il dirige l’institut <span style="font-style:italic">Philanthropos</span>, à Fribourg. Il est l’auteur de nombreux essais, dont <span style="font-style:italic">Réussir sa mort</span> (Presses de la Renaissance, 2005 ; Points 2010), <span style="font-style:italic">La Profondeur des sexes</span> (Seuil, 2008) et  <span style="font-style:italic">Le Paradis à la porte</span> (Seuil, 2011) et d'une pièce de théâtre connue sur Job intitulée <span style="font-style:italic">Job ou la torture par les amis</span> écrite en 2011. Le pape François l'a nommé membre du Conseil pontifical pour les laïcs en 2014.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/03/25/31003-20160325ARTFIG00237-fabrice-hadjadj-le-mystere-de-la-resurrection-transfigure-le-drame-en-redemption.php">Entrevue dans Le Figaro</a>  (<span style="font-style:italic">lien visité le 19 février 2024</span>)       <br />
       Citation tirée de cette entrevue  : «Le mystère de la Résurrection ne prétend pas abolir le drame, mais l'accomplir et le transfigurer en rédemption, découvrant le don sous l'ordinaire et changeant la perte en offrande. » (Fabrice Hadjadj)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063256-55904447.jpg?v=1609769848" alt="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" title="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" />
     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 2e dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le sacrifice de notre père Abraham (Gn 22, 1-2.9-13.15-18)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Dieu mit Abraham à l’épreuve.       <br />
       Il lui dit :       <br />
       « Abraham ! »       <br />
       Celui-ci       <br />
       répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       Dieu dit :       <br />
       « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,       <br />
       va au pays de Moriah,       <br />
       et là tu l’offriras en holocauste       <br />
       sur la montagne que je t’indiquerai. »       <br />
       Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.       <br />
       Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;       <br />
       puis il lia son fils Isaac       <br />
       et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.       <br />
       Abraham étendit la main       <br />
       et saisit le couteau pour immoler son fils.       <br />
       Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :       <br />
       « Abraham ! Abraham ! »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       L’ange lui dit :       <br />
       « Ne porte pas la main sur le garçon !       <br />
       Ne lui fais aucun mal !       <br />
       Je sais maintenant que tu crains Dieu :       <br />
       tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »       <br />
       Abraham leva les yeux et vit un bélier       <br />
       retenu par les cornes dans un buisson.       <br />
       Il alla prendre le bélier       <br />
       et l’offrit en holocauste à la place de son fils.       <br />
              <br />
       Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :       <br />
       parce que tu as fait cela,       <br />
       parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,       <br />
       je te comblerai de bénédictions,       <br />
       je rendrai ta descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.       <br />
       Puisque tu as écouté ma voix,       <br />
       toutes les nations de la terre       <br />
       s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction       <br />
       par le nom de ta descendance. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants. (114, 9)       <br />
              <br />
       Je crois, et je parlerai,       <br />
       moi qui ai beaucoup souffert.       <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
              <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple,       <br />
       à l’entrée de la maison du Seigneur,       <br />
       au milieu de Jérusalem !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu n’a pas épargné son propre Fils » (Rm 8, 31b-34)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       si Dieu est pour nous,       <br />
       qui sera contre nous ?       <br />
       Il n’a pas épargné son propre Fils,       <br />
       mais il l’a livré pour nous tous :       <br />
       comment pourrait-il, avec lui,       <br />
       ne pas nous donner tout ?       <br />
       Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?       <br />
       Dieu est celui qui rend juste :       <br />
       alors, qui pourra condamner ?       <br />
       Le Christ Jésus est mort ;       <br />
       bien plus, il est ressuscité,       <br />
       il est à la droite de Dieu,       <br />
       il intercède pour nous.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.       <br />
       Et il fut transfiguré devant eux.       <br />
       Ses vêtements devinrent resplendissants,       <br />
       d’une blancheur telle       <br />
       que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.       <br />
       Élie leur apparut avec Moïse,       <br />
       et tous deux s’entretenaient avec Jésus.       <br />
       Pierre alors prend la parole       <br />
       et dit à Jésus :       <br />
       « Rabbi, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Dressons donc trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       De fait, Pierre ne savait que dire,       <br />
       tant leur frayeur était grande.       <br />
       Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,       <br />
       et de la nuée une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci       <br />
       est mon Fils bien-aimé :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Soudain, regardant tout autour,       <br />
       ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.       <br />
              <br />
       Ils descendirent de la montagne,       <br />
       et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,       <br />
       avant que le Fils de l’homme       <br />
       soit ressuscité d’entre les morts.       <br />
       Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,       <br />
       tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :       <br />
       « ressusciter d’entre les morts ».       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Celui-ci-est-mon-Fils-bien-aime-ecoutez-le_a1164.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2024 année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »</title>
   <updated>2024-01-09T14:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2024-annee-B-Marcher-se-prosterner-repartir-comme-les-mages_a1155.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75838433-53431802.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-01-02T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la solennité de l'Épiphanie du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 7 janvier 2024. Textes : Isaïe 60, 1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838433-53431802.jpg?v=1606087055" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2024 année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2024 année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui c’est la fête de l’Épiphanie qu’on appelait autrefois la fête des Rois. « Épiphanie »  vient d’un mot grec qui veut dire « manifestation » , « révélation ». La fête de l'Épiphanie se situe dans la foulée de la manifestation de l’amour de Dieu qui apparaît dans l’Enfant de la crèche à Noël. Elle célèbre l'universalité du salut offert à toutes les nations. Nous célébrons donc aujourd’hui la manifestation ou la révélation du Christ lumière pour toutes les nations.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Épiphanie : une manifestation de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Cette vérité nous est présentée dans un merveilleux récit qui dit tout avec des symboles qui ont traversé les âges : les présents (l’or, l’encens et la myrrhe), les chameaux, les vêtements précieux, la prosternation devant la mangeoire où se trouve l’Enfant Jésus à côté de Marie et Joseph. De superbes tableaux de maîtres flamands en particulier nous ont transmis ces images.       <br />
              <br />
       Les mages - c'est le mot de l'évangile, la dévotion populaire en a fait des rois par la suite - venus d’on ne sait où représentent l'humanité entière. Avec le temps on leur a donné des noms : Balthasar, Melchior et Gaspard et on a marqué leurs origines diverses en mettant un noir parmi eux. Il n’y a pas de limites au salut de Dieu. Son amour n’a pas de frontières. Sa lumière luit pour toutes les nations.         <br />
              <br />
       Les textes des lectures y insistent.  « Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi » avons-nous entendu dans la première lecture du prophète Isaïe. Et dans sa lettre aux Éphésiens dont nous avons lu un extrait dans la deuxième lecture saint Paul dit : « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps ».         <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">La gloire de Dieu</span>       <br />
              <br />
       La belle fête de l’Épiphanie, de la manifestation de Dieu au monde,  est pour nous l'occasion aujourd'hui de chanter la gloire de Dieu qui resplendit partout et pour tous. C'est ce à quoi nous invite le prophète Isaïe dans la première lecture s’adressant à Jérusalem qui représente l’Église dont nous sommes les membres : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi… sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière ».        <br />
              <br />
       Pour nous, nouvelle Jérusalem, la gloire de Dieu prend sa source dans une mangeoire où repose un tout petit enfant. C'est le paradoxe de la présence de Dieu parmi nous. Sa gloire n'est pas faite d'éclats passagers à la manière d'un gala ou d'un festival où les divas et les stars déambulent. Elle est au creux de la vie du monde, dans les situations les plus humbles et dans les personnes quelles qu’elles soient. Elle est à la  portée de toutes et de tous. Un grand évêque saint Irénée l'avait bien compris et il nous a laissé une formule célèbre qui le dit bien "La gloire de Dieu c'est l'homme vivant". Sa gloire rayonne dans l'humanité rachetée où luit sa Lumière faite chair dans cet enfant devant qui se prosternent les mages.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Comment recevoir cette manifestation, cette révélation de la lumière de Dieu en Jésus que les mages ont découvert ? Les mages peuvent nous servir de modèles. Comme eux nous sommes invités à marcher, à nous prosterner et à repartir.       <br />
              <br />
       Marcher : c'est en marchant que se fait le chemin. Le chemin  c’est la marche elle-même. Nous sommes des voyageurs en marche vers la patrie céleste (cf. Hébreux 11, 13). Nous avançons péniblement parfois, mais nous pouvons toujours, comme les mages, faire confiance à l'étoile de la présence du Seigneur qui guide  nos vies       <br />
              <br />
       Se prosterner : c’est un attitude que nous avons à redécouvrir car, malgré sa proximité que nous révèle la naissance de Jésus à Bethléem, notre Dieu  est toujours le Tout Autre, Il est le Tout. Nous ne pouvons nous en approcher que dans l’humilité et la révérence. Cela ne l’éloigne pas de nous, au contraire. En nous prosternant devant lui nous reconnaissons au plus profond de nous sa présence qui donne la vie et l’être.       <br />
              <br />
       Repartir :   le chrétien croyant ne vit pas refermé  sur lui-même car il sait que son Dieu remplit l’univers et que toute créature lui appartient. Il se sent envoyé pour proclamer sa foi en Lui à l’exemple des mages qui avaient rencontré le Dieu de leurs attentes dans l’Enfant de la mangeoire et qui s’en allèrent d’où ils étaient venus remplis d’une lumière nouvelle qui irradiait autour d’eux. Ils sont les premiers apôtres et les premiers évangélisateurs.       <br />
              <br />
       Voilà pour nous des modèles pour vivre notre foi aujourd’hui. Comme eux, nous marchons, nous nous prosternons et nous repartons.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans ces gestes nous sommes soutenus par l’assurance que nous sommes précédés par Celui que nous vénérons : Jésus le Fils du Père dont nous attendons le Retour. Il est au ciel dans la gloire du Père priant sans cesse pour nous et avec nous (cf. Hébreux 7, 25). Par cette Eucharistie, nous nous associons à lui et nous devenons les mages des temps modernes pour la plus grande gloire de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       2 janvier 2024       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 2 janvier 2018 et 3 janvier 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour l'Épiphanie du Seigneur</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
       Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
       Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
       Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
       Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
       En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
       par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
       Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
       Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
       et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
       En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
       Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
       Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
       Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
       puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
       Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
       Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
       Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
       Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2024-annee-B-Marcher-se-prosterner-repartir-comme-les-mages_a1155.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la Solennité de la Transfiguration du Seigneur Année A « Il fut transfiguré devant eux »</title>
   <updated>2023-08-03T14:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Solennite-de-la-Transfiguration-du-Seigneur-Annee-A-Il-fut-transfigure-devant-eux_a1131.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/73120519-50877689.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-08-01T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Solennité de la Transfiguration du Seigneur Année A « Il fut transfiguré devant eux » Homélie à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte pour la Solennité de la Transfiguration du Seigneur Année A le 6 août 2023. Textes : Daniel 7, 9-10.13-14, II Pierre 1, 16-19 et Mathieu 17, 1-9     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/73120519-50877689.jpg?v=1685207169" alt="Homélie pour la Solennité de la Transfiguration du Seigneur Année A « Il fut transfiguré devant eux »" title="Homélie pour la Solennité de la Transfiguration du Seigneur Année A « Il fut transfiguré devant eux »" />
     </div>
     <div>
      Le cœur d’une personne est un vase profond. <!--Son fond est parfois rempli d’obscurités de toutes sortes, mais il y reste toujours une étincelle de lumière. Dans d’autres--> Dans le cas de Jésus, c’est un fond rempli de lumière et de beauté qui déploient la gloire de Dieu même.       <br />
              <br />
       C'est ce qui nous est  révélé dans le mystère de la Transfiguration. Cette scène sur le mont Thabor essaie de décrire avec des mots humains et des images tirées de l’Écriture quelque chose de cette gloire de Dieu qui est apparue en Jésus et que les disciples ont perçue au cours de cette scène comme le rappelle la deuxième lecture.       <br />
               <br />
       Regardons cette mise en scène et ce qu'elle nous dit.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène et ses acteurs</span>       <br />
              <br />
       Revenons au récit de saint Mathieu. Il campe la scène avec Jésus comme protagoniste entouré de ses disciples les plus porches Pierre, Jacques et Jean et il  ajoute deux autres personnages : Moïse et Élie.       <br />
              <br />
       Les apôtres ici nous représentent. Ils tiennent la place de tous ceux et celles qui connaissent Jésus et  qui croient en lui comme nous. Les apôtres ont fréquenté Jésus. Ils l’ont écouté. Ils l’aiment. Pour eux c’est un compagnon de tous les jours. C’est aussi un grand prophète. Ils soupçonnent qu’il a quelque chose de plus que les autres prophètes dont on leur a parlé. Mais c’est tout.       <br />
              <br />
       Et voilà que sur cette montagne Jésus subit devant eux une transformation, une transfiguration. La lumière intérieure qui l’habite dans le fond de lui-même resplendit à leurs yeux et à leur cœur d’une façon extraordinaire. Non seulement ils sont éblouis, mais ils sont apeurés. Ils tombent par terre. C’est ce qui arrive quand on s’approche de près de la gloire de Dieu. Elle rayonne et en même temps elle impressionne. Elle rend muets les croyants qui saisissent la distance entre leur petitesse et la grandeur de Dieu.        <br />
              <br />
       C’est ce qui nous arrive, à nous aussi, quand, au cours d’une prière fervente,  nous entrons dans l’intimé divine, dans une proximité avec Dieu qui le rend proche de nous et qui, en même temps, nous fait voir sa gloire au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.       <br />
              <br />
       On vit alors comme sur le Thabor une transfiguration nous aussi à l’image de celle de Jésus. La gloire de Dieu se déploie en nous malgré nos limites et nos faiblesses. Comme l'apôtre Pierre nous avons envie de dire « On est si bien ici. Restons-y et faisons trois tentes ».        <br />
              <br />
       Tout serait bien ainsi pensons-nous. Pourtant, le plan de Dieu ne peut se réaliser sans que nous soyons introduits dans toute son intimité. Et c’est là que les deux autres acteurs de la scène de la Transfiguration, Moïse et Élie, prennent toute leur importance. Ils figurent ce plan de Dieu qui est commencé dans l’Alliance avec le Peuple élu dans l’Ancien Testament, qui s’est développé avec Moïse qui a amené le peuple élu dans la Terre promise et avec les prophètes qui comme Élie ont aidé le peuple élu à rester fidèle à cette Alliance.        <br />
              <br />
       Celle-ci s’est accomplie totalement, en plénitude, en Jésus, le Messie envoyé par Dieu pour donner le salut à tout le peuple et l’offrir non seulement au peuple élu, mais à tous les peuples de la terre.       <br />
              <br />
       Mais voilà que ce plan va se réaliser d’une manière particulière. La lumière divine qui est en Jésus et qu’expérimente les apôtres sera cachée par l’abaissement qu’il vivra comme Fils de Dieu en mourant sur la croix.        <br />
               <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’action dans cette scène</span>       <br />
              <br />
       J’ai tenté malhabilement peut-être de vous refaire vivre la scène décrite par saint Mathieu en y ajoutant mes commentaires.        <br />
              <br />
       J’ai dit en la présentant que Jésus en était le protagoniste et que les apôtres Pierre, Jacques et Jean ainsi que Moïse et Élie en étaient des acteurs privilégiés.       <br />
              <br />
       Si je me limite à ces personnages, je pense que je passe à côté de ce qui est décrit par saint Mathieu. En effet, l’acteur principal, c’est la lumière d’une blancheur extrême symbole de la gloire de Dieu.       <br />
              <br />
       L’acteur principal c’est Dieu lui-même qui se révèle proche de nous. Et les paroles entendues par les autres acteurs « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » retentissent comme une révélation qui rejoint non seulement les personnes en cause mais tous les croyants au fil des temps de l’histoire.       <br />
              <br />
       En Jésus Dieu est apparu parmi nous. En Jésus, il s’est révélé comme un Père. Par Jésus, le Fils bien-aimé, il fait de nous tous ses fils et ses filles. Voilà la merveille du mystère de la  Transfiguration. Les éclats de la scène très théâtrale sur la mont Thabor nous orientent vers une réalité de tous les jours où Dieu se fait l’un de nous, où il est Emmanuel, Dieu-avec-nous. Notre regard change quand nous montons sur le Thabor. Nous découvrons en Jésus le vrai Sauveur et le vrai Prophète.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je suis conscient que ces commentaires restent bien imparfaits pour nous faire entrer dans ce mystère de la Transfiguration du Seigneur. Jésus l’a vécu dans sa chair et il a laissé paraître la lumière de Dieu en lui.  « Dieu, né de Dieu, Lumière, née de la Lumière, » disons-nous dans le Crédo de Nicée-Constantinople.       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu que nos vies illuminées par la lumière divine, laissent transparaître un peu de celle-ci. Ainsi nos frères et sœurs verront par nous quelque chose de la gloire de Dieu, car comme le dit saint Irénée, un Père de l'Église, évêque de Lyon au deuxième siècle, «  la gloire de Dieu c’est la personne humaine ».  La gloire de Dieu n’éclate pas seulement dans les cieux, dans le monde invisible et céleste, elle se déploie aussi dans le  monde visible. Jésus en est le dépositaire qui dans sa Transfiguration la laisse apparaître à ses disciples privilégiés Pierre, Jacques et Jean et à ceux et celles qui les suivent.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 août 2023       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise de celle du 1 août 2017-->       <br />
       .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Son habit était blanc comme la neige » (Dn 7, 9-10.13-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Daniel       <br />
              <br />
       La nuit, au cours d’une vision,       <br />
           moi, Daniel, je regardais :       <br />
       des trônes furent disposés,       <br />
       et un Vieillard prit place ;       <br />
       son habit était blanc comme la neige,       <br />
       et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ;       <br />
       son trône était fait de flammes de feu,       <br />
       avec des roues de feu ardent.       <br />
           Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui.       <br />
       Des milliers de milliers le servaient,       <br />
       des myriades de myriades se tenaient devant lui.       <br />
       Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.       <br />
              <br />
           Je regardais, au cours des visions de la nuit,       <br />
       et je voyais venir, avec les nuées du ciel,       <br />
       comme un Fils d’homme ;       <br />
       il parvint jusqu’au Vieillard,       <br />
       et on le fit avancer devant lui.       <br />
           Et il lui fut donné       <br />
       domination, gloire et royauté ;       <br />
       tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues       <br />
       le servirent.       <br />
       Sa domination est une domination éternelle,       <br />
       qui ne passera pas,       <br />
       et sa royauté,       <br />
       une royauté qui ne sera pas détruite.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 96, 1-2, 4-5, 6.9)       <br />
       R/ Le Seigneur est roi,       <br />
       le Très-Haut sur toute la terre (Ps 96, 1a.9a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !       <br />
       Joie pour les îles sans nombre !       <br />
       Ténèbre et nuée l'entourent,       <br />
       justice et droit sont l'appui de son trône.       <br />
              <br />
       Quand ses éclairs illuminèrent le monde,       <br />
       la terre le vit et s'affola ;       <br />
       les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,       <br />
       devant le Maître de toute la terre.       <br />
              <br />
       Les cieux ont proclamé sa justice,       <br />
       et tous les peuples ont vu sa gloire.       <br />
       Tu es, Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre,       <br />
       tu domines de haut tous les dieux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue » (2 P 1, 16-19)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre Apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués       <br />
       que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur.       <br />
           Car il a reçu de Dieu le Père l’honneur et la gloire       <br />
       quand, depuis la Gloire magnifique,       <br />
       lui parvint une voix qui disait :       <br />
       Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ;       <br />
       en lui j’ai toute ma joie.       <br />
           Cette voix venant du ciel,       <br />
       nous l’avons nous-mêmes entendue       <br />
       quand nous étions avec lui sur la montagne sainte.       <br />
           Et ainsi se confirme pour nous la parole prophétique ;       <br />
       vous faites bien de fixer votre attention sur elle,       <br />
       comme sur une lampe brillant dans un lieu obscur       <br />
       jusqu’à ce que paraisse le jour       <br />
       et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Son visage devint brillant comme le soleil » (Mt 17, 1-9)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Celui-ci est mon Fils bien-aimé,       <br />
       en qui je trouve ma joie :       <br />
       écoutez-le !       <br />
       Alléluia. (Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
                 En ce temps-là,       <br />
         Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère,       <br />
       et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.       <br />
         Il fut transfiguré devant eux ;       <br />
       son visage devint brillant comme le soleil,       <br />
       et ses vêtements, blancs comme la lumière.       <br />
         Voici que leur apparurent Moïse et Élie,       <br />
       qui s’entretenaient avec lui.       <br />
         Pierre alors prit la parole et dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Si tu le veux,       <br />
       je vais dresser ici trois tentes,       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
         Il parlait encore,       <br />
       lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre,       <br />
       et voici que, de la nuée, une voix disait :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,       <br />
       en qui je trouve ma joie :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
         Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre       <br />
       et furent saisis d’une grande crainte.       <br />
         Jésus s’approcha, les toucha et leur dit :       <br />
       « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »       <br />
         Levant les yeux,       <br />
       ils ne virent plus personne,       <br />
       sinon lui, Jésus, seul.       <br />
         En descendant de la montagne,       <br />
       Jésus leur donna cet ordre :       <br />
       « Ne parlez de cette vision à personne,       <br />
       avant que le Fils de l’homme       <br />
       soit ressuscité d’entre les morts. »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Solennite-de-la-Transfiguration-du-Seigneur-Annee-A-Il-fut-transfigure-devant-eux_a1131.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année A : « Père, glorifie-moi, je trouve ma gloire en eux »</title>
   <updated>2023-06-03T02:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Pere-glorifie-moi-je-trouve-ma-gloire-en-eux_a1119.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/71071602-49521944.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-17T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 7e dimanche de Pâques (Année A) 21 mai 2023 (sauf au Canada où ce dimanche-là on célèbre la Solennité de l'Ascension qui n'a pas été célébrée le jeudi 18 mai 2023). Textes: Actes des Apôtres 1, 12-14, 1 Pierre 4, 13-16 et Jean 17, 1-11a.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/71071602-49521944.jpg?v=1586291303" alt="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année A : « Père, glorifie-moi, je trouve ma gloire en eux »" title="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année A : « Père, glorifie-moi, je trouve ma gloire en eux »" />
     </div>
     <div>
      Entre l'Ascension et la Pentecôte, ce dimanche est un dimanche de méditation et de recueillement en union avec le groupe des disciples de Jésus revenus au Cénacle. Ils se laissent habiter par une absence qu'ils sentent remplie de fruits qu'ils n'ont pas encore découverts.        <br />
              <br />
       C'est pourquoi, ils se recueillent en communauté de foi en Celui qu'ils ont fréquenté, avec qui ils ont mangé et bu et qui les as laissés lors de l'Ascension dont nous avons célébré la solennité jeudi dernier.       <br />
              <br />
       Les textes de la messe d’aujourd’hui veulent nous aider à entrer dans ce temps de recueillement avant la fête de la Pentecôte.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Les fruits de l’absence</span>       <br />
              <br />
       La deuxième lecture tirée de la première lettre attribuée à saint Pierre nous invite à entrer dans la participation vécue et intime au mystère de la Passion du Christ. « Communiez aux souffrances du Christ ».        <br />
              <br />
       Cette invitation n’est pas de trop car les premiers chrétiens auxquels s’adresse la lettre de saint Pierre connaissent le rejet de leurs frères et sœurs juifs comme Jésus l’a connu. Ils apportent un message renversant qui contredit toutes les aspirations du peuple élu et qui est un scandale pour les païens.  Ils sont insultés à cause du nom du Christ. Ils souffrent, non pour des crimes réels : vols, meurtres etc., mais parce qu’ils sont identifiés comme « chrétiens », nouveau nom qu’on leur applique qui vient du mot « Christ ».       <br />
              <br />
       Que faire alors, si ce n’est de regarder vers leur Maître qui est  venu comme un agneau souffrant pour le péché du monde et mourant sur une croix dans de terribles souffrances. La croix devient ainsi le symbole de ce nouveau peuple de Dieu que sont les disciples de Jésus, les « chrétiens ».       <br />
              <br />
       Ce contexte réel et concret de l’action de Dieu pour son peuple ne conduit pas à la mort pour autant. Il est, au contraire, signe de vie. Jésus est ressuscité et son Père le glorifie pour son obéissance et pour le don de sa vie. Ses disciples, les « chrétiens », témoignent d’une gloire à venir, d’une glorification dont ils ont reçu les prémices dans la résurrection de Jésus et dans leur baptême qui les unit à lui dans le passage de la mort à la vie.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, ils peuvent se réjouir et être dans l’allégresse. Ils ne sont pas écrasés par le péché. Jésus l’a vaincu. Il a triomphé du mal et le Père l’a accueilli près de lui dans la gloire pour l’éternité.       <br />
              <br />
       Il -  <span style="font-style:italic">Le sens de la glorification de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Cette glorification de Jésus est décrite avec emphase et avec amour par l’extrait de l’évangile de saint Jean qui situe ces réflexions avant la mort de Jésus. Elles gardent pour nous toute leur actualité car elles décrivent une absence qui est loin d’être le vide et la noirceur.        <br />
              <br />
       L’absence physique du Maître ouvrira la porte à ce que Jésus décrit comme sa « gloire ». Ce mot nous est assez étranger. Il est encore utilisé pour les sportifs des Jeux Olympiques, les stars des prix de cinéma et que sais-je ? Au Québec, une équipe de hockey très célèbre, les Canadiens de Montréal, porte le surnom « les Glorieux ».       <br />
              <br />
       Saint Jean décrit la « gloire du Fils » non comme un cadeau personnel ou une récompense pour une performance, mais comme une mission qui le tourne vers les autres.       <br />
              <br />
       Le Fils a tout reçu du Père. Il donnera la vie éternelle à tous ceux et celles qui l’accueilleront les faisant entrer dans la connaissance personnelle du seul et vrai Dieu et de son envoyé, Jésus-Christ.       <br />
              <br />
       La mission du Fils s’inscrit dans la vie des disciples de Jésus. Ils sont remplis de Lui et ils en témoignent dans leur vie. Sans être retirés du monde, ils témoignent d’une vie autre, d’un monde autre, que Jésus  ailleurs appelle le Royaume de Dieu. Nous le demandons à chaque fois que nos récitons le <span style="font-style:italic">Notre Père</span>  lorsque nous disons « Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite ».        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Dans l’attente de méditer sur le mystère de la Pentecôte que nous célèbrerons dimanche prochain, restons, nous aussi, au Cénacle pour approfondir tout ce qui nous a été présenté dans les dimanches du carême et les dimanches de Pâques.       <br />
              <br />
       Laissons retomber nos émotions et nos pensées. Mettons-nous  à l’écoute de l’Esprit qui est en nous. Ouvrons la Parole de Dieu à l’occasion pour nous en nourrir. Regardons autour de nous pour voir comment mettre en pratique les suites de nos méditations. Car nous savons que désormais nous sommes envoyés pour partager ce qui nous fait vivre dans la foi au Christ mort et ressuscité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ces invitations que je viens de vous faire prendrons corps si nous savons nous approcher avec confiance de celui qui s’est fait notre nourriture dans son Corps et son Sang auxquels nous communions à chaque messe.       <br />
              <br />
       Reprenant le début de la deuxième lecture,  je vous dis en le transposant un peu : « Puisque nous avons communié aux souffrances du Christ, réjouissons-nous, afin d’être dans la joie et l’allégresse que sa gloire se révélera parfaitement un jour. »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 mai 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 21 mai 2020-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">       <br />
       Lectures de la messe pour le 7e dimanche de Pâques  Année A </span>       <br />
       Première lecture       <br />
              <br />
       « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière » (Ac 1, 12-14)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,       <br />
           retournèrent à Jérusalem       <br />
       depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche,       <br />
       – la distance de marche ne dépasse pas       <br />
       ce qui est permis le jour du sabbat.       <br />
           À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute       <br />
       où ils se tenaient habituellement ;       <br />
       c’était Pierre, Jean, Jacques et André,       <br />
       Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu,       <br />
       Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.       <br />
           Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière,       <br />
       avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus,       <br />
       et avec ses frères.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 4, 7-8)       <br />
              <br />
       R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       ou Alléluia ! (Ps 26, 13)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       J’ai demandé une chose au Seigneur,       <br />
       la seule que je cherche :       <br />
       habiter la maison du Seigneur       <br />
       tous les jours de ma vie,       <br />
       pour admirer le Seigneur dans sa beauté       <br />
       et m’attacher à son temple.       <br />
              <br />
       Écoute, Seigneur, je t’appelle !       <br />
       Pitié ! Réponds-moi !       <br />
       Mon cœur m’a redit ta parole :       <br />
       « Cherchez ma face. »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous » (1 P 4, 13-16)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
           dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ,       <br />
       réjouissez-vous,       <br />
       afin d’être dans la joie et l’allégresse       <br />
       quand sa gloire se révélera.       <br />
           Si l’on vous insulte pour le nom du Christ,       <br />
       heureux êtes-vous,       <br />
       parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu,       <br />
       repose sur vous.       <br />
           Que personne d’entre vous, en effet,       <br />
       n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur,       <br />
       ou comme agitateur.       <br />
           Mais si c’est comme chrétien,       <br />
       qu’il n’ait pas de honte,       <br />
       et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur ;       <br />
       je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 14, 18 ; 16, 22)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
               Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, l’heure est venue.       <br />
       Glorifie ton Fils       <br />
       afin que le Fils te glorifie.       <br />
           Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,       <br />
       il donnera la vie éternelle       <br />
       à tous ceux que tu lui as donnés.       <br />
           Or, la vie éternelle,       <br />
       c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,       <br />
       et celui que tu as envoyé,       <br />
       Jésus Christ.       <br />
           Moi, je t’ai glorifié sur la terre       <br />
       en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.       <br />
           Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,       <br />
       de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.       <br />
           J’ai manifesté ton nom       <br />
       aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.       <br />
       Ils étaient à toi, tu me les as donnés,       <br />
       et ils ont gardé ta parole.       <br />
           Maintenant, ils ont reconnu       <br />
       que tout ce que tu m’as donné vient de toi,       <br />
           car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :       <br />
       ils les ont reçues,       <br />
       ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,       <br />
       et ils ont cru que tu m’as envoyé.       <br />
              <br />
           Moi, je prie pour eux ;       <br />
       ce n’est pas pour le monde que je prie,       <br />
       mais pour ceux que tu m’as donnés,       <br />
       car ils sont à toi.       <br />
           Tout ce qui est à moi est à toi,       <br />
       et ce qui est à toi est à moi ;       <br />
       et je suis glorifié en eux.       <br />
           Désormais, je ne suis plus dans le monde ;       <br />
       eux, ils sont dans le monde,       <br />
       et moi, je viens vers toi. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-A-Pere-glorifie-moi-je-trouve-ma-gloire-en-eux_a1119.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »</title>
   <updated>2023-04-07T19:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-Annee-A-La-gloire-et-la-croix_a1112.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70682224-49271615.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-03-28T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion (Année A) 2 avril 2023. Textes: Mathieu 21,1-11(Rameaux) , Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et lecture de la Passion selon saint Mathieu 26,14-27, 66.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70682224-49271615.jpg?v=1675961530" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux  et de la Passion Année A : « La gloire et la croix »" />
     </div>
     <div>
      En ce début de la Semaine Sainte, la liturgie nous a présenté ce matin deux pistes de méditation,  la première : l’entrée de Jésus à Jérusalem et la seconde : la lecture de la Passion selon saint Mathieu. Ces deux pistes sont intimement liées l’une à l’autre. La description de l’entrée à Jérusalem nous donne la clé qu’il nous faut pour méditer le récit de la passion du Christ que nous venons d'entendre. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’entrée triomphale Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration nous avons marché avec des palmes à la main reproduisant la foule en liesse qui accompagnait Jésus entrant à Jérusalem. Ce n’était pas seulement des palmes, mais des manteaux qu’on étendait sur son passage nous dit l’évangile que nous avons lu. Et pourtant cette entrée triomphale porte déjà un message qui nous invite à situer le triomphe de Jésus à sa vraie place qui n’est pas celle des triomphes humains ordinaires.         <br />
              <br />
       En effet, Jésus qui entre à Jérusalem, ne le fait pas comme les chefs de guerre ou les généraux d’un cortège de vainqueurs, sur un chariot ou sur un cheval fringuant. Il est assis sur un âne.        <br />
              <br />
       Cet animal est celui des pauvres, des paysans. C’est celui du travail aux champs, des déplacements de matériel, de transport de denrées, C’est un animal de travail.  C’est une bête de service. Jésus l’a choisi intentionnellement car il veut signifier qu’il arrive dans l’humilité pour accomplir le plan de Dieu.       <br />
               <br />
       Il se situe dans la lignée des prophètes qui ont prédit ce Messager de Dieu pauvre et humble. Écouter ce passage du prophète Zacharie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. » (Zacharie 9, 9)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le récit de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Ce Messie pauvre et humble ira jusqu'à l’extrême  en donnant sa vie sur la Croix. Il sera dénoncé, défiguré, abandonné. C’est ce que nous livre le récit de la Passion.        <br />
              <br />
       Dans ce récit, la liturgie nous propose non seulement quelques extraits, mais elle met devant nos yeux l’ensemble des évènements qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.       <br />
              <br />
       Le récit se déroule avec plein de détails. Il ravive en nous des images maintes fois rencontrées soit à l’occasion des lectures de la liturgie soit encore dans le visionnement de certains films comme <span style="font-style:italic"> Jésus de Nazareth</span> de Franco Zeffirelli ou <span style="font-style:italic">La Passion</span> de Mel Gibson. On peut se laisser pénétrer par ces images au point d’en garder une vision sanglante et défaitiste de la fin de la vie de Jésus. On manque alors l'essentiel.       <br />
              <br />
       Ce qui  s'est produit, c'est l'abaissement (kénose) de Jésus, Fils de Dieu, qui ayant été jusqu’au plus bas en souffrant sa passion,  est exalté par Dieu. Il devient ainsi, comme le dit saint Paul  dans la deuxième lecture « Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».  « C’est pourquoi Dieu l’a exalté, écrit celui-ci aux chrétiens de la ville de Philippes en Grèce : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : ‘ Jésus Christ est Seigneur’  à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2, 5-11)       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Entrons dans notre Semaine Sainte cette année en suivant Jésus à la trace nous laissant entraîner derrière lui sur le chemin de la Croix et de l’abandon.        <br />
              <br />
       Il nous regarde et nous dit : « Il n’y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ses amis…je donne la mienne librement pour le salut de tous… ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne…j’accepte d’être l’Agneau immolé pour le salut du monde, je me charge du poids de vos péchés, ils sont sur mon dos avec la croix. » (d’après Jean 15, 13, Jean 10, 18 et Isaïe 53, 7).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merci, Seigneur, d'avoir versé telle goutte de sang pour moi. Tu m'as porté avec toi et tu m'as offert au Père. Tu le refais dans cette Eucharistie qui est le mémorial de ta mort et de ta résurrection. Que cette Eucharistie me donne la grâce d’entrer avec toi sur la voie de l'abandon à la volonté de Dieu, sûr de ta présence avec nous dans ces signes du Pain et du Vin consacrés, devenus ton Corps donné et ton Sang versé pour moi et pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 4 avril 2017-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur" (Mt 21, 1-11)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,       <br />
       arrivèrent en vue de Bethphagé,       <br />
       sur les pentes du mont des Oliviers.       <br />
       Alors Jésus envoya deux disciples       <br />
                   en leur disant :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous ;       <br />
       vous trouverez aussitôt une ânesse attachée       <br />
       et son petit avec elle.       <br />
       Détachez-les et amenez-les moi.       <br />
           Et si l’on vous dit quelque chose,       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin’.       <br />
       Et aussitôt on les laissera partir. »       <br />
           Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :       <br />
           Dites à la fille de Sion :       <br />
       Voici ton roi qui vient vers toi,       <br />
       plein de douceur,       <br />
       monté sur une ânesse et un petit âne,       <br />
       le petit d’une bête de somme.       <br />
              <br />
           Les disciples partirent       <br />
       et firent ce que Jésus leur avait ordonné.       <br />
           Ils amenèrent l’ânesse et son petit,       <br />
       disposèrent sur eux leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
           Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;       <br />
       d’autres coupaient des branches aux arbres       <br />
       et en jonchaient la route.       <br />
           Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient       <br />
       criaient :       <br />
       « Hosanna au fils de David !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
           Comme Jésus entrait à Jérusalem,       <br />
       toute la ville fut en proie à l’agitation,       <br />
       et disait :       <br />
       « Qui est cet homme ? »       <br />
           Et les foules répondaient :       <br />
       « C’est le prophète Jésus,       <br />
       de Nazareth en Galilée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14 – 27, 66)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. En ce temps-là,       <br />
           l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,       <br />
       se rendit chez les grands prêtres       <br />
           et leur dit :       <br />
       D. « Que voulez-vous me donner,       <br />
       si je vous le livre ? »       <br />
              <br />
       L. Ils lui remirent trente pièces d’argent.       <br />
           Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable       <br />
       pour le livrer.       <br />
           Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs       <br />
       pour manger la Pâque ? »       <br />
           L. Il leur dit :       <br />
       X.  « Allez à la ville, chez un tel,       <br />
       et dites-lui :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Mon temps est proche ;       <br />
       c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque       <br />
       avec mes disciples.’ »       <br />
           L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
           Le soir venu,       <br />
       Jésus se trouvait à table avec les Douze.       <br />
           Pendant le repas, il déclara :       <br />
       X.  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous va me livrer. »       <br />
           L. Profondément attristés,       <br />
       ils se mirent à lui demander, chacun son tour :       <br />
       D. « Serait-ce moi, Seigneur ? »       <br />
           L. Prenant la parole, il dit :       <br />
       X.  « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,       <br />
       celui-là va me livrer.       <br />
           Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
           L. Judas, celui qui le livrait,       <br />
       prit la parole :       <br />
       D. « Rabbi, serait-ce moi ? »       <br />
       L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit ! »       <br />
              <br />
           L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :       <br />
       X.  « Prenez, mangez :       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
           L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna, en disant :       <br />
       X.  « Buvez-en tous,       <br />
           car ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude       <br />
       en rémission des péchés.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous       <br />
       dans le royaume de mon Père. »       <br />
              <br />
           L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
           Alors Jésus leur dit :       <br />
       X.  « Cette nuit,       <br />
       je serai pour vous tous une occasion de chute ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis du troupeau seront dispersées.       <br />
           Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
           L. Prenant la parole, Pierre lui dit :       <br />
       D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi,       <br />
       moi, je ne tomberai jamais. »       <br />
           L. Jésus lui répondit :       <br />
       X.  « Amen, je te le dis :       <br />
       cette nuit même, avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous les disciples dirent de même.       <br />
              <br />
           Alors Jésus parvient avec eux       <br />
       à un domaine appelé Gethsémani       <br />
       et leur dit :       <br />
       X.  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais là-bas pour prier. »       <br />
           L. Il emmena Pierre,       <br />
       ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée,       <br />
       et il commença à ressentir tristesse et angoisse.       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       X.  « Mon âme est triste à en mourir.       <br />
       Restez ici et veillez avec moi. »       <br />
           L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tomba face contre terre en priant,       <br />
       et il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       s’il est possible,       <br />
       que cette coupe passe loin de moi !       <br />
       Cependant, non pas comme moi, je veux,       <br />
       mais comme toi, tu veux. »       <br />
           L. Puis il revient vers ses disciples       <br />
       et les trouve endormis ;       <br />
       il dit à Pierre :       <br />
       X.  « Ainsi, vous n’avez pas eu la force       <br />
       de veiller seulement une heure avec moi ?       <br />
           Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
           L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       si cette coupe ne peut passer       <br />
       sans que je la boive,       <br />
       que ta volonté soit faite ! »       <br />
           L. Revenu près des disciples,       <br />
       de nouveau il les trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient lourds de sommeil.       <br />
           Les laissant, de nouveau il s’éloigna       <br />
       et pria pour la troisième fois,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
           Alors il revient vers les disciples et leur dit :       <br />
       X.  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       Voici qu’elle est proche, l’heure       <br />
       où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.       <br />
           Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
           L. Jésus parlait encore,       <br />
       lorsque Judas, l’un des Douze, arriva,       <br />
       et avec lui une grande foule       <br />
       armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.       <br />
           Celui qui le livrait leur avait donné un signe :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui :       <br />
       arrêtez-le. »       <br />
           L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :       <br />
       D. « Salut, Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »       <br />
       L. Alors ils s’approchèrent,       <br />
       mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.       <br />
           L’un de ceux qui étaient avec Jésus,       <br />
       portant la main à son épée,       <br />
       la tira, frappa le serviteur du grand prêtre,       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
           Alors Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Rentre ton épée,       <br />
       car tous ceux qui prennent l’épée       <br />
       périront par l’épée.       <br />
           Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ?       <br />
       Il mettrait aussitôt à ma disposition       <br />
       plus de douze légions d’anges.       <br />
           Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures       <br />
       selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »       <br />
           L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules :       <br />
       X.  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
       Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté. »       <br />
           L. Mais tout cela est arrivé       <br />
       pour que s’accomplissent les écrits des prophètes.       <br />
       Alors tous les disciples l’abandonnèrent       <br />
       et s’enfuirent.       <br />
              <br />
           Ceux qui avaient arrêté Jésus       <br />
       l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre,       <br />
       chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens.       <br />
           Quant à Pierre, il le suivait à distance,       <br />
       jusqu’au palais du grand prêtre ;       <br />
       il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs       <br />
       pour voir comment cela finirait.       <br />
           Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un faux témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Ils n’en trouvèrent pas ;       <br />
       pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés.       <br />
       Finalement il s’en présenta deux,       <br />
           qui déclarèrent :       <br />
       A. « Celui-là a dit :       <br />
       ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu       <br />
       et, en trois jours, le rebâtir.’ »       <br />
           L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus gardait le silence.       <br />
       Le grand prêtre lui dit :       <br />
       A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant,       <br />
       de nous dire si c’est toi qui es le Christ,       <br />
       le Fils de Dieu. »       <br />
           L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit !       <br />
       En tout cas, je vous le déclare :       <br />
       désormais vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant       <br />
       et venir sur les nuées du ciel. »       <br />
           L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :       <br />
       A. « Il a blasphémé !       <br />
       Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
       Vous venez d’entendre le blasphème !       <br />
           Quel est votre avis ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Il mérite la mort. »       <br />
           L. Alors ils lui crachèrent au visage       <br />
       et le giflèrent ;       <br />
       d’autres le rouèrent de coups       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Fais-nous le prophète, ô Christ !       <br />
       Qui t’a frappé ? »       <br />
              <br />
           L. Cependant Pierre était assis       <br />
       dehors dans la cour.       <br />
       Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »       <br />
           L. Mais il le nia devant tout le monde et dit :       <br />
       D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. »       <br />
          L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail       <br />
       et elle dit à ceux qui étaient là :       <br />
       A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »       <br />
           L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
           L. Peu après, ceux qui se tenaient là       <br />
       s’approchèrent et dirent à Pierre :       <br />
       A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »       <br />
           L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
       L. Et aussitôt un coq chanta.       <br />
           Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
        Le matin venu,       <br />
       tous les grands prêtres et les anciens du peuple       <br />
       tinrent conseil contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Après l’avoir ligoté,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.       <br />
              <br />
           Alors, en voyant que Jésus était condamné,       <br />
       Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ;       <br />
       il rendit les trente pièces d’argent       <br />
       aux grands prêtres et aux anciens.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »       <br />
       L. Ils répliquèrent :       <br />
       A. « Que nous importe ?       <br />
       Cela te regarde ! »       <br />
           L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple,       <br />
       il se retira et alla se pendre.       <br />
           Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :       <br />
       A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor,       <br />
       puisque c’est le prix du sang. »       <br />
           Après avoir tenu conseil,       <br />
       ils achetèrent avec cette somme le champ du potier       <br />
       pour y enterrer les étrangers.       <br />
           Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour       <br />
       le Champ-du-Sang.       <br />
           Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie :       <br />
       Ils ramassèrent les trente pièces d’argent,       <br />
       le prix de celui qui fut mis à prix,       <br />
       le prix fixé par les fils d’Israël,       <br />
           et ils les donnèrent pour le champ du potier,       <br />
       comme le Seigneur me l’avait ordonné.           <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
              <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin.       <br />
       Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.       <br />
           Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques et de Joseph,       <br />
       et la mère des fils de Zébédée.       <br />
              <br />
           Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie,       <br />
       qui s’appelait Joseph,       <br />
       et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus.       <br />
           Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus.       <br />
       Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette.       <br />
           Prenant le corps,       <br />
       Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé,       <br />
           et le déposa dans le tombeau neuf       <br />
       qu’il s’était fait creuser dans le roc.       <br />
       Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau       <br />
       et s’en alla.       <br />
           Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là,       <br />
       assises en face du sépulcre.       <br />
              <br />
           Le lendemain, après le jour de la Préparation,       <br />
       les grands prêtres et les pharisiens       <br />
       s’assemblèrent chez Pilate,       <br />
           en disant :       <br />
       A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé       <br />
       que cet imposteur a dit, de son vivant :       <br />
       ‘Trois jours après, je ressusciterai.’       <br />
       Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé       <br />
       jusqu’au troisième jour,       <br />
       de peur que ses disciples ne viennent voler le corps       <br />
       et ne disent au peuple :       <br />
       ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’       <br />
       Cette dernière imposture serait pire que la première. »       <br />
           L. Pilate leur déclara :       <br />
       A. « Vous avez une garde.       <br />
       Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »       <br />
              <br />
           L. Ils partirent donc       <br />
       et assurèrent la surveillance du sépulcre       <br />
       en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 27, 11-54)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X. = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit.       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-Annee-A-La-gloire-et-la-croix_a1112.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » </title>
   <updated>2023-01-14T13:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69669425-48683430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-10T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A 15 janvier 2023. Textes: Isaïe 49, 3.5-6, I Corinthiens1, 1-3 et Jean 1, 29-34.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69669425-48683430.jpg?v=1671765212" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année A : « Un tournant dans la vie d’un jeune juif fervent » " />
     </div>
     <div>
      L’évangile  de saint Jean ne raconte rien de la vie de Jésus avant sa rencontre avec son cousin Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain. Ce qui nous est présenté aujourd’hui au début du récit de la vie et de la prédication de Jésus, c’est le moment où la vie de Jésus a pris un tournant qui sera sans retour en arrière et qui le mènera jusqu’à la  Passion où il mourra sur la croix pour ressusciter trois jours plus tard.       <br />
              <br />
       Regardons d’un peu plus près ce qu’a été ce tournant fondamental dans la vie de Jésus       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Un jeune juif comme les autres </span>       <br />
              <br />
       Nous savons par les autres évangélistes, notamment, saint Luc, que Jésus a été élevé à Nazareth auprès de son père, Joseph, et de sa mère, Marie  et avec la nombreuse parenté dont parlent les évangiles en plusieurs endroits.. C’est là, qu’après son adolescence dont saint Luc raconte un épisode, celui de la disparition et du recouvrement de Jésus au Temple de Jérusalem  lors d’un pèlerinage (<span style="font-style:italic">Luc </span>2, 41-50), il a grandi  « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes  » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 52).       <br />
              <br />
       Il semblerait qu’il soit demeuré avec ses parents comme un bon enfant juif. Il exerçait le même métier que son père Joseph : le métier de charpentier (<span style="font-style:italic">Marc</span> 6, 3  et <span style="font-style:italic">Mathieu </span>13, 55).       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui va l’amener à quitter Nazareth pour venir se faire baptiser par Jean-Baptiste? On peut penser qu’il s’agit d’une décision mûrement réfléchie. Jésus est vraisemblablement dans la trentaine. Ses perceptions de la religion juive qu’il connaît bien et qu’il pratique avec ferveur lui indiquent une voie qui le rejoint et qui éveille ce qui est déjà en lui par la main de Dieu. Il se sent destiné à autre chose qu'au métier de charpentier.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, on peut penser qu’après une bonne réflexion et un bon discernement, il décide, en ces jours où il entend parler de son cousin qui prêche sur les bords du Jourdain, de prendre son courage à deux mains, pourrait-on dire, et de se lancer sans filet de secours, de s'engager dans un tournant où il accepte d’avance de ne  revenir en arrière pour aucune raison.       <br />
              <br />
       Nous avons donc devant nous un homme mûr, dans la trentaine, qui décide par lui-même de se manifester comme serviteur de Dieu. Il est enflammé par le désir de consacrer sa vie au service du Dieu de l'Alliance avec Abraham, du Dieu de son peuple, du Dieu qui remplit sa vie depuis toujours. Il le fait de son plein gré. C’est une décision humaine généreuse comme chez bien d’autres personnes avant lui.        <br />
              <br />
        Ce qui est différent ce sont les résultats immédiats de cette décision que l’évangile nous présente.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> La manifestation de l’Esprit en Jésus</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons le témoignage de Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu … si je suis venu baptiser dans l’eau c’est pour qu’il soit manifesté à Israël... J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit ‘ Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint. Moi, j’ai vu et je rends témoignage que c’est lui le Fils de Dieu ».       <br />
              <br />
       « C’est lui le Fils de Dieu ». Le jeune juif de Nazareth, venu humblement se consacrer à Dieu, entend cette révélation extraordinaire. Il ne peut qu’en être bouleversé au plus haut point. Le tournant qui l’a amené sur les bords du Jourdain prend une direction qui lui donne un éclairage nouveau sur ce qu’il est et ce que Dieu attend de Lui. Ces mots résonnent pour lui comme quelque chose qu’il sentait en lui depuis longtemps. Ils sont une confirmation de ce qu’il vit dans son être profond.       <br />
              <br />
       Il ne s’agit plus d’un tournant comme un changement de carrière, il s’agit ici d’un tournant qui touche l’être même de la personne. Vous avez peut-être déjà vécu des situations un peu semblables. Par exemple, vous vous rapprochez d’une personne ou vous fréquentez un groupe, vous vous y engagez et hop ! vous avez la vocation, vous avez le feu sacré, vous êtes dans votre élément, vous êtes comblés. C’est un exemple, mais qui est encore bien loin de ce que Jésus vit sur les bords du Jourdain. Il n’est pas seulement comblé. Son être est profondément touché. Il l’est au point où il sera pour toujours consacré à faire la volonté de son Père et à la manifester à ses contemporains et au monde entier par ses disciples après la Pentecôte.        <br />
              <br />
       Comme le dit Jean-Baptiste, c’est lui le Fils de Dieu et nul ne pourra connaître le Père si ce n’est par lui (<span style="font-style:italic">Jean</span> 10, 30). En ce moment, tout est là, mais c’est au cours des années à venir que cette réalité se laissera mieux découvrir par Jésus et qu’elle le mènera sur les chemins de la Palestine pour annoncer l’amour de Dieu, son Père, pour l’humanité tout entière. Comme l'annonce le prophète Isaïe dans la première lecture en mettant les paroles suivantes dans la bouche du Seigneur : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Après avoir médité sur la venue de Dieu à la crèche de Bethléem dans un enfant nouveau-né, nous sommes maintenant invités à regarder non plus un enfant, mais un homme adulte qui se lance dans un chemin inédit et qui décide d’aller jusqu’au bout sur ce chemin.       <br />
              <br />
       Le jeune juif de Nazareth s’est transformé en un homme qui se sent investi par l’Esprit d’une mission à nulle autre pareille : révéler au monde l'amour d’un Dieu Père qui amènera à leur achèvement les promesses de l’Alliance faite  avec Abraham, Isaac et Jacob, avec le peuple d'Israël.        <br />
              <br />
       Son message risque de créer des peurs ou des oppositions. C’est ce qui se passera au cours des années de la vie publique et de la prédication de Jésus, comme nous le verrons dans les dimanches qui viennent, avant de culminer dans le drame de la Passion où l’Agneau sera immolé.       <br />
              <br />
       Nous sommes invités ce matin à fixer nos  yeux sur Jésus, à le regarder avec attention dans ses gestes d'homme qui nous révèlent les attentes de Dieu sur lui et sur ceux et celles qui voudront bien le suivre.        <br />
              <br />
       L’appel à le suivre retentit encore de nos jours. Sommes-nous  prêts nous aussi à prendre les tournants que Dieu nous prépare? Ils peuvent être de toutes sortes : réconciliation, pardon, acceptation d’une maladie, d’une diminution, de la mort, de l’incompréhension, de la venue d'un enfant, du départ de ses parents pour une résidence de personnes âgées etc.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène. Soyons assurés que dans nos décisions de prendre les tournants qui se présentent dans nos vies, l’Esprit de Jésus sera toujours là et que notre abandon permettra à Dieu de transformer ce qui doit l’être et de faire grandir en nous celui ou celle qu’il a aimé de toute éternité, car, comme le dit si bien le prophète Isaïe dans la première lecture, c’est Lui qui nous a façonné de toute éternité . <!--Que le Corps et le Sang du Christ partagés en communauté nous rendent de plus en plus ouverts aux tournants que la vie nous amène et soyons sûr de la présence assurée de l'Esprit qui repose sur nous comme il reposait sur Jésus pour qu'à son exemple nous nous abandonnions totalement à la volonté de Dieu sur nous. -->       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       <!--homélie du 15 publiée le 10 janvier 2017 et le 14 janvier 2020-->       <br />
       10 janvier 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Commentaire reçu d'un fidèle lecteur       <br />
              <br />
       Bonjour Hermann, ce  texte d’homélie me rappelle à un travail de collégial que j’avais intitulé</span> La foi de Jésus.<span style="font-style:italic">Mon professeur m’avait indiqué que c’était une bizarre d’idée de parler ainsi de Jésus comme un croyant puisqu’il était Fils de Dieu. Cependant de lire les évangiles avec l’intention de tenter de lire la foi de cet homme-là, juif, croyant, spirituel, bien ancré dans la réalité de son temps, visionnaire aussi, et de le voir se découvrir fils, au fil des jours, fils de Dieu tout en étant fils de Marie et Joseph. Et il a tenu des propos révolutionnaires sur la justice, la recherche de vérité, la relation intime  au Père (Quand tu veux prier, entre dans ta chambre , ferme la porte. N’en fais pas l’étalage pour être vu), l’attention au plus petit, le jugement sur la profondeur des actes posés, tant de propos qui culminent dans les béatitudes. J’ai depuis longtemps pensé que ce n’est pas un petit enfant qu’on rencontre dans la crèche, mais l’espoir qu’on met en lui : l’attente n’est pas finie, elle commence, déjà là, mais  encore à venir. Et ce regard me porte à penser que c’est le même regard qu’il faut porter sur soi-même et notre prochain. Bonne journée. Alain</span>        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur m’a dit :       <br />
       « Tu es mon serviteur, Israël,       <br />
       en toi je manifesterai ma splendeur. »       <br />
           Maintenant le Seigneur parle,       <br />
       lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère       <br />
       pour que je sois son serviteur,       <br />
       que je lui ramène Jacob,       <br />
       que je lui rassemble Israël.       <br />
       Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,       <br />
       c’est mon Dieu qui est ma force.       <br />
           Et il dit :       <br />
       « C’est trop peu que tu sois mon serviteur       <br />
       pour relever les tribus de Jacob,       <br />
       ramener les rescapés d’Israël :       <br />
       je fais de toi la lumière des nations,       <br />
       pour que mon salut parvienne       <br />
       jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)       <br />
       R/ Me voici, Seigneur,       <br />
       je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)       <br />
              <br />
       D’un grand espoir j’espérais le Seigneur :       <br />
       il s’est penché vers moi       <br />
       Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,       <br />
       une louange à notre Dieu.       <br />
              <br />
       Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,       <br />
       tu as ouvert mes oreilles ;       <br />
       tu ne demandais ni holocauste ni victime,       <br />
       alors j’ai dit : « Voici, je viens. »       <br />
              <br />
       Dans le livre, est écrit pour moi       <br />
       ce que tu veux que je fasse.       <br />
       Mon Dieu, voilà ce que j’aime :       <br />
       ta loi me tient aux entrailles.       <br />
              <br />
       Vois, je ne retiens pas mes lèvres,       <br />
       Seigneur, tu le sais.       <br />
       J’ai dit ton amour et ta vérité       <br />
       à la grande assemblée.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Paul, appelé par la volonté de Dieu       <br />
       pour être apôtre du Christ Jésus,       <br />
       et Sosthène notre frère,       <br />
           à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,       <br />
       à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus       <br />
       et sont appelés à être saints       <br />
       avec tous ceux qui, en tout lieu,       <br />
       invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       leur Seigneur et le nôtre.       <br />
              <br />
           À vous, la grâce et la paix,       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       « Le Verbe s’est fait chair,       <br />
       il a établi parmi nous sa demeure.       <br />
       À tous ceux qui l’ont reçu,       <br />
       il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           voyant Jésus venir vers lui,       <br />
       Jean le Baptiste déclara :       <br />
       « Voici l’Agneau de Dieu,       <br />
       qui enlève le péché du monde ;       <br />
           c’est de lui que j’ai dit :       <br />
       L’homme qui vient derrière moi       <br />
       est passé devant moi,       <br />
       car avant moi il était.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas ;       <br />
       mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,       <br />
       c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »       <br />
           Alors Jean rendit ce témoignage :       <br />
       « J’ai vu l’Esprit       <br />
       descendre du ciel comme une colombe       <br />
       et il demeura sur lui.       <br />
           Et moi, je ne le connaissais pas,       <br />
       mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :       <br />
       ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,       <br />
       celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’       <br />
           Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :       <br />
       c’est lui le Fils de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Un-tournant-dans-la-vie-d-un-jeune-juif-fervent_a1101.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »</title>
   <updated>2022-12-13T23:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Es-tu-celui-qui-doit-venir_a1094.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68335906-48099170.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-06T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 3e dimanche de l'Avent le 11 décembre 2022 Année A. Textes: Isaïe 35, 1-6a.10, Jacques 5, 7-10 et Mathieu 11, 2-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68335906-48099170.jpg?v=1667222413" alt="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" title="Homélie pour le 3e dimanche de l'Avent Année A : « Es-tu celui qui doit venir? »" />
     </div>
     <div>
      Nous retrouvons ce matin Jean, le Baptiste, qui nous a interpellé la semaine dernière dans l’évangile du 2e dimanche de l’Avent par une prédication inspirante et dérangeante. Nous le retrouvons aujourd'hui alors qu’il est en prison, enfermé parce que son franc-parler lui a mis à dos les autorités politiques représentées par le roi Hérode.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un questionnement légitime</span>       <br />
              <br />
       Dans ces moments à l’écart, ses pensées flottent et les doutes l’assaillent : « Jésus qu’il a baptisé dans le Jourdain, est-il bien le Messie qui doit venir? » Il va s’en ouvrir à ses disciples qui le visitent et ceux-ci vont se charger d’aller poser la question à Jésus lui-même. Au nom de Jean, le Baptiste, ils demandent à Jésus « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre? » Une question qui nous rejoint tous et toutes car nous sommes souvent « emprisonnés » dans nos habitudes, nos péchés, nos limites et notre foi en souffre. Les doutes nous assaillent comme dans le cas de Jean, le Baptiste. Comment les  surmonter?        <br />
              <br />
       Revenons à la réponse de Jésus qui nous éclairera. Jésus ne répond pas directement à la question des disciples de Jean. Il les renvoie à eux-mêmes. « Prenez la peine de regarder autour de vous. Examinez les signes qui accompagnent mon ministère » leur dit-il. Et en toute humilité il les énumère : « Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. »        <br />
              <br />
       Les envoyés de Jean ont leur réponse. Ils s’en vont le retrouver dans sa prison.        <br />
              <br />
        II- <span style="font-style:italic">Reconnaître les signes de la promesse</span>       <br />
              <br />
       Qu’est-ce qui se passe alors? L’évangile ne le dit pas explicitement. Mais on peut penser que Jean, le Baptiste, est plus que rassuré, il voit se confirmer ce qu’il avait entrevu au baptême de Jésus : « Celui-ci est bien l’Envoyé du Père ». Pourquoi? Parce que les signes donnés par Jésus sont ceux que les prophètes donnaient. Il se rappelle les paroles du prophète Isaïe qu’il connait bien et que la première lecture nous a présentées : Quand la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu se manifestera, dit Isaïe,  « alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie ».       <br />
              <br />
       Tels sont les signes de la Venue du Sauveur, de la Manifestation de Dieu, qu’Isaïe donne et ce sont les mêmes signes que Jésus manifeste aux disciples de Jean. Car il est le Sauveur annoncé qui est là maintenant, il n’est plus seulement entrevu et attendu, il est venu. En Lui, Dieu s’est manifesté définitivement comme le Dieu bon et miséricordieux qui veut que toutes les personnes soient sauvées et se retrouvent dans son Royaume, dans sa maison.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">L’inclusion dans le Royaume</span>       <br />
              <br />
       Un temps nouveau est commencé avec la Venue du Sauveur annoncé. Le Royaume de Dieu est arrivé. Il inclut tout le monde à commencer par les plus petits, les pauvres, les exclus. « Bienheureux les pauvres, les doux, ceux qui ont faim et soif de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix ceux qui sont persécutés pour la justice» dira Jésus dans sa prédication, dans ces béatitudes que vous connaissez bien qui sont comme la charte du Royaume de Dieu (Mathieu 5, 3-12).       <br />
              <br />
       Dans ce Royaume, il a un renversement total de nos perceptions. Même un grand prophète comme Jean, le Baptiste, cède le pas devant le pauvre et le petit parce, lui, il a été le Précurseur, annonçant le Royaume, sans hélas! y entrer directement,  tandis que, comme le dit Jésus,  maintenant tous peuvent y entrer et « le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, [Jean, le Baptiste] » parce que ce « plus petit » est devenu enfant de Dieu, héritier de Dieu, héritier du Royaume avec Jésus (Romains 8, 16-17). Ce qui est une belle nouvelle pour chacun et chacune d’entre nous. En effet, la mesure de l’amour de Dieu est d’aimer sans mesure toutes les personnes avec leurs limites, qui qu’elles soient, de les aimer pour elles-mêmes pour les faire grandir.       <br />
              <br />
       Pour chacun et chacun d’entre nous, ce qui est important c’est la réponse à cet amour sans mesure. L’apôtre saint Jacques dans la deuxième lecture, en fin connaisseur de l’âme humaine, nous recommande la patience et l’endurance. Il nous donne l’image du cultivateur qui attend les fruits de la terre avec patience jusqu’à la récolte précoce ou tardive. C’est ce qui est important : tenir ferme dans la foi en l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ à travers les événements et les situations de toutes sortes dans nos vies, dans l’Église et dans notre monde.          <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis autour de la table du Seigneur, en ce 3e dimanche de l’Avent qui est appelé le « Dimanche de la joie » (en latin "Gaudete"), n’ayons pas peur de laisser éclater notre joie d’être appelés à vivre de nouveau la Venue du Seigneur. Préparons-nous-y le mieux possible pendant le temps de l’Avent par une fidélité plus grande à la prière et à l’entraide fraternelle.        <br />
              <br />
       Comme le dit le chant d’entrée liturgique dont les premiers mots ont servi pour qualifier le 3e dimanche de l’Avent de « Dimanche "gaudete" ou dimanche de la joie » : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (Philippiens 4, 4-5).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère  P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       6 décembre 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 6 décembre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-6a.10)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le désert et la terre de la soif,       <br />
       qu’ils se réjouissent !       <br />
       Le pays aride, qu’il exulte       <br />
       et fleurisse comme la rose,       <br />
           qu’il se couvre de fleurs des champs,       <br />
       qu’il exulte et crie de joie !       <br />
       La gloire du Liban lui est donnée,       <br />
       la splendeur du Carmel et du Sarone.       <br />
       On verra la gloire du Seigneur,       <br />
       la splendeur de notre Dieu.       <br />
           Fortifiez les mains défaillantes,       <br />
       affermissez les genoux qui fléchissent,       <br />
           dites aux gens qui s’affolent :       <br />
       « Soyez forts, ne craignez pas.       <br />
       Voici votre Dieu :       <br />
       c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu.       <br />
       Il vient lui-même et va vous sauver. »       <br />
           Alors se dessilleront les yeux des aveugles,       <br />
       et s’ouvriront les oreilles des sourds.       <br />
           Alors le boiteux bondira comme un cerf,       <br />
       et la bouche du muet criera de joie.       <br />
           Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,       <br />
       ils entrent dans Sion avec des cris de fête,       <br />
       couronnés de l’éternelle joie.       <br />
       Allégresse et joie les rejoindront,       <br />
       douleur et plainte s’enfuient.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 145 (146), 7, 8, 9ab.10a)       <br />
       R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Is 35, 4)       <br />
              <br />
       Le Seigneur fait justice aux opprimés,       <br />
       aux affamés, il donne le pain,       <br />
       le Seigneur délie les enchaînés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,       <br />
       le Seigneur redresse les accablés,       <br />
       le Seigneur aime les justes.       <br />
              <br />
       Le Seigneur protège l’étranger,       <br />
       il soutient la veuve et l’orphelin.       <br />
       D’âge en âge, le Seigneur régnera.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche » (Jc 5, 7-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       en attendant la venue du Seigneur,       <br />
       prenez patience.       <br />
       Voyez le cultivateur :       <br />
       il attend les fruits précieux de la terre avec patience,       <br />
       jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive.       <br />
           Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme       <br />
       car la venue du Seigneur est proche.       <br />
           Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres,       <br />
       ainsi vous ne serez pas jugés.       <br />
       Voyez : le Juge est à notre porte.       <br />
           Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience       <br />
       les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 2-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       L’Esprit du Seigneur est sur moi :       <br />
       il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.       <br />
       Alléluia. (cf. Is 61, 1)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison,       <br />
       des œuvres réalisées par le Christ.       <br />
       Il lui envoya ses disciples et, par eux,  lui demanda :       <br />
           « Es-tu celui qui doit venir,       <br />
       ou devons-nous en attendre un autre ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Allez annoncer à Jean       <br />
       ce que vous entendez et voyez :       <br />
           Les aveugles retrouvent la vue,       <br />
       et les boiteux marchent,       <br />
       les lépreux sont purifiés,       <br />
       et les sourds entendent,       <br />
       les morts ressuscitent,       <br />
       et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.       <br />
           Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! »       <br />
              <br />
           Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient,       <br />
       Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean :       <br />
       « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ?       <br />
       un roseau agité par le vent ?       <br />
           Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ?       <br />
       un homme habillé de façon raffinée ?       <br />
       Mais ceux qui portent de tels vêtements       <br />
       vivent dans les palais des rois.       <br />
           Alors, qu’êtes-vous allés voir ?       <br />
       un prophète ?       <br />
       Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète.       <br />
           C’est de lui qu’il est écrit :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,       <br />
       pour préparer le chemin devant toi.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Parmi ceux qui sont nés d’une femme,       <br />
       personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;       <br />
       et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux       <br />
       est plus grand que lui. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-Es-tu-celui-qui-doit-venir_a1094.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? »</title>
   <updated>2022-05-26T04:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-C-Pourquoi-restez-vous-la-a-regarder-vers-le-ciel_a1065.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/62462596-45269922.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-23T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour l'Ascension du Seigneur le 26 mai 2022. Textes : Actes 1, 1-11, Hébreux 9, 24-28 ; 10, 19-23 et Luc 24, 46-53 (ou le dimanche 29 mai 2022 dans certains pays comme au Canada).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/62462596-45269922.jpg?v=1645221376" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? »" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année C : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? »" />
     </div>
     <div>
      J’ai retenu comme fil conducteur de cette homélie la phrase des deux hommes en vêtements blancs - deux anges - qui figure dans le récit que fait saint Luc de l’Ascension dans la première lecture : « Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel? »       <br />
              <br />
       Cette phrase m’a toujours fasciné. Elle ne demande pas de trouver des raisons comme lorsque je dis, par exemple, « Pourquoi est-ce que tu fais cela? » Le sens du « Pourquoi » ici n’est pas celui-là. Il veut plutôt nous faire penser à autre chose. En effet, il y a ici un sous-entendu : « Pourquoi rester là? » avec comme sous-entendu « au lieu de partir ».       <br />
              <br />
       On a ainsi une très belle entrée dans le mystère de l’Ascension de Jésus qui ne nous tourne pas vers un ailleurs nébuleux ou imaginaire, mais vers la réalité de la vie de tous les jours et des engagements à prendre pour répondre à l'invitation d’aller « jusqu'aux extrémités de la terre » que Jésus vient de faire dans le récit des Actes des Apôtres que nous avons lu dans la première lecture. Jésus part, et c’est aux disciples de se mettre à l’œuvre. C’est à vous de jouer, leur signifie-t-il.       <br />
              <br />
       I- Le temps de l’Église       <br />
              <br />
       Ce temps nouveau qui commence, qu’on a appelé le temps de l’Église, n’est pas un recommencement sans la présence de Jésus qui serait disparu pour toujours. Au contraire, l’Ascension nous invite à réaliser que le départ de Jésus élevé au ciel, n’est pas celui d’une absence, mais bien plutôt d’une présence « démultipliée ».       <br />
              <br />
       La présence de Jésus limitée jusque-là à ceux et celles qui pouvait l’approcher physiquement, le toucher, le voir, entendre ses paroles, sera désormais une présence sans limites de frontières et d’espace.       <br />
              <br />
       Le Christ Ressuscité ne meurt plus, il est toujours vivant. Sa présence est accessible à tous et à toutes, à ceux et celles qui le reconnaissent dans la foi comme le Seigneur de leur vie et l’Envoyé du Père pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Cette présence intime au plus profond des êtres humains que nous sommes se réalise non seulement dans la foi, mais de façon visible dans les sacrements où la présence du Christ se réalise à travers les gestes et les paroles qu’il nous a laissées. Dans chaque sacrement, il y une présence réelle et particulière du Christ, car c’est lui qui agit. Ainsi quand le ministre du Baptême procède au baptême de quelqu’un, il dit « Je te baptise » et il verse l’eau. Ce n’est pas lui qui baptise, c’est Jésus qui le fait par lui. Ainsi du sacrement de la Réconciliation, de l’Eucharistie etc.       <br />
              <br />
       Le départ de Jésus le jour de l’Ascension - qui est présenté comme ayant eu lieu le soir de Pâques dans l’évangile et quarante jours après Pâques dans la première lecture – transmet le même message dans les deux récits : Jésus s’est élevé au ciel mais il n’a pas quitté ses disciples et tous ceux et celles qui, à leur suite, croirons en lui.       <br />
              <br />
       II- Une expérience d’incarnation       <br />
              <br />
       Vous voyez que le mystère de l’Ascension est loin du rêve. Il ne ressemble en rien à ce qu’on propose lorsqu’on nous sollicite pour « Rêves d’enfants » afin de permettre à un enfant malade ou décompté de réaliser un rêve avant de mourir.       <br />
              <br />
       Ce mystère de l’Ascension ne nous éloigne pas de la réalité humaine où nous vivons, ne nous amène pas dans un monde virtuel, mais il nous renvoie sur la terre. Il actualise le mystère de l’Incarnation du Verbe, Dieu avec nous.       <br />
              <br />
       C’est d’ailleurs le sens de toute l’histoire d’amour de Dieu avec l’humanité que la Bible nous raconte. La lettre aux Hébreux nous en donne une merveilleuse illustration au chapitre 10 lorsqu’elle relate comment les patriarches et les prophètes ont reconnu la présence de Dieu dans l’histoire du peuple d’Israël. Abraham a vécu le premier l’Alliance avec lui, suivi de Moïse dont Dieu s’est servi pour libérer son peuple d’Égypte, puis des prophètes jusqu’à Jean-Baptiste et Jésus qui est devenu, comme le dit la deuxième lecture, le grand prêtre d’une alliance nouvelle offerte à toutes les nations, le grand prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu ».       <br />
              <br />
       Le Dieu d’Abraham, de Moïse, de Jean-Baptiste et de Jésus, notre Dieu, n’est pas un Dieu perdu dans les nuages, « dans son immense palais de silence » comme l'imagine Gilbert Bécaud dans sa chanson « Je t'appartiens ». Non, Il s’appelle « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
       III - Application       <br />
              <br />
       Le mystère de l’Ascension, comme vous pouvez le constater, nous offre un message tout à fait contemporain et adapté à nos attentes d’aujourd’hui. En effet, devant nos églises qui se vident en Occident ou encore devant des progressions rapides de l’Évangile pour certaines contrées, on peut soit désespérer et se dire « Il est parti, Il nous a laissé » soit se laisser porter par une vague trop humaine.       <br />
              <br />
       Dans les deux cas on oublie la réalité profonde de la présence continuelle de Jésus dans son peuple pour le guider, le soutenir et le stimuler, une présence qui s’inscrit dans l’humain, dans nos corps de chair, dans nos cœurs et dans nos esprits, une présence qui se retrouve au cœur de l’Église dans nos communautés de foi et dans les gestes de partage qui reconnaissent cette présence dans les frères et sœurs qui nous entourent ou qui sont dans le besoin : « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » ( Mathieu chapitre 25, 35-36 ).       <br />
              <br />
       Conclusion       <br />
              <br />
       Je m’en vais, mais je ne pars pas, tel est le message de Jésus à retenir aujourd’hui. « C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés… vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre ».       <br />
              <br />
       Préparons-nous à accueillir ce don de l’Esprit que nous célébrerons le dimanche de la Pentecôte. D’ici là, prenons la peine de reconnaître la présence de Jésus dans nos vies selon nos possibilités en donnant un peu de temps pour le rencontrer dans la prière par exemple, en participant à un office religieux, en lisant la Bible, en récitant le chapelet etc…       <br />
              <br />
       Et, comme le dit si bellement la fin du passage de la Lettre aux Hébreux que nous avons lu : « Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère, et dans la certitude que donne la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. »       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       23 mai 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 3 mai 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les lectures affichées ci-dessous sont celles du calendrier romain. Pour ce jour, il existe des lectures spécifiques pour : Afrique, Canada       <br />
              <br />
       LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
           jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
           C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
           Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
           alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
           Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
           Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
           Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
           qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre :       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le Christ est entré dans le ciel lui-même » (He 9, 24-28 ; 10, 19-23)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
           Le Christ n’est pas entré       <br />
       dans un sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       figure du sanctuaire véritable ;       <br />
       il est entré dans le ciel même,       <br />
       afin de se tenir maintenant pour nous       <br />
       devant la face de Dieu.       <br />
           Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois,       <br />
       comme le grand prêtre qui, tous les ans,       <br />
       entrait dans le sanctuaire       <br />
       en offrant un sang qui n’était pas le sien ;       <br />
           car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion       <br />
       depuis la fondation du monde.       <br />
       Mais en fait, c’est une fois pour toutes,       <br />
       à la fin des temps,       <br />
       qu’il s’est manifesté       <br />
       pour détruire le péché par son sacrifice.       <br />
           Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois       <br />
       et puis d’être jugés,       <br />
           ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois       <br />
       pour enlever les péchés de la multitude ;       <br />
       il apparaîtra une seconde fois,       <br />
       non plus à cause du péché,       <br />
       mais pour le salut de ceux qui l’attendent.       <br />
              <br />
            Frères, c’est avec assurance       <br />
       que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire       <br />
       grâce au sang de Jésus :       <br />
           nous avons là un chemin nouveau et vivant       <br />
       qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ;       <br />
       or, ce rideau est sa chair.       <br />
           Et nous avons le prêtre par excellence,       <br />
       celui qui est établi sur la maison de Dieu.       <br />
           Avançons-nous donc vers Dieu       <br />
       avec un cœur sincère       <br />
       et dans la plénitude de la foi,       <br />
       le cœur purifié de ce qui souille notre conscience,       <br />
       le corps lavé par une eau pure.       <br />
           Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance,       <br />
       car il est fidèle, celui qui a promis.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tandis qu’il les bénissait, il était emporté au ciel » (Lc 24, 46-53)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       De toutes les nations, faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples,       <br />
                   leur dit :       <br />
       « Il est écrit que le Christ souffrirait,       <br />
       qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,       <br />
           et que la conversion serait proclamée en son nom,       <br />
       pour le pardon des péchés,       <br />
       à toutes les nations,       <br />
       en commençant par Jérusalem.       <br />
           à vous d’en être les témoins.       <br />
           Et moi, je vais envoyer sur vous       <br />
       ce que mon Père a promis.       <br />
       Quant à vous, demeurez dans la ville       <br />
       jusqu’à ce que vous soyez revêtus       <br />
       d’une puissance venue d’en haut. »       <br />
           Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ;       <br />
       et, levant les mains, il les bénit.       <br />
           Or, tandis qu’il les bénissait,       <br />
       il se sépara d’eux       <br />
       et il était emporté au ciel.       <br />
           Ils se prosternèrent devant lui,       <br />
       puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.       <br />
           Et ils étaient sans cesse dans le Temple       <br />
       à bénir Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
        <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-C-Pourquoi-restez-vous-la-a-regarder-vers-le-ciel_a1065.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »</title>
   <updated>2021-02-23T20:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Celui-ci-est-mon-Fils-bien-aime-ecoutez-le_a995.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52628637-40070668.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-23T20:30:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 28 février 2021. Textes : Genèse 22,1-2.9-13.15-18, Romains 8, 31b-34 et Marc 9, 2-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52628637-40070668.jpg?v=1609642126" alt="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" title="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques années j’ai eu la chance de monter sur le mont de la Transfiguration, le  mont Thabor, en Palestine. Il a été choisi bien après la mort de Jésus. Toutefois, c'est un lieu tout à fait approprié pour une telle scène. Une fois arrivé au sommet, on est encore ébloui aujourd’hui. C’est, en premier lieu, le paysage qui nous impressionne car on domine la plaine à perte de vue, mais, c’est, surtout, le souvenir du passage de l’évangile que nous venons de lire qui nous accroche. On entre dans l’église qui a été construite sur le site et on se plonge avec foi dans ce mystère des paroles qui nous sont rapportées ce matin : «  Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! ».         <br />
              <br />
       « Écoutez-le » c’est pour nous, aujourd’hui, entrer dans le mystère de la Mort-Résurrection de Jésus. Sans la Transfiguration la vie de Jésus qui se termine sur la Croix dans la Passion n’a pas de sens pour nous et pour les chrétiens auxquels saint Marc s’adressent       <br />
              <br />
       Essayons d’y voir un peu plus clair.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">La scène de la Transfiguration de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la scène elle-même de la Transfiguration de Jésus. Le mot grec pour la désigner est « métamorphose ». Jésus se métamorphose devant ses disciples. Son aspect change totalement. Il projette une nouvelle image. Il resplendit de lumière. Moïse et Élie se tiennent près de lui pour marquer le lien qu’il y a avec les promesses de Dieu faites au peuple d’Israël dans l’Ancien Testament. La voix qui se fait entendre confirme que ces promesses sont maintenant réalisées dans Jésus qui est celui que le Père appelle son Fils bien-aimé       <br />
              <br />
       Cette scène est une anticipation d’un autre moment de la vie du Christ : celui de sa « Résurrection ». Jésus le confie aux trois disciples privilégiés qui ont  été témoins de la Transfiguration en leur disant de garder pour eux ces instants vécus hors de l’ordinaire jusqu’à ce qu’ « il soit ressuscité d’entre les morts ».<!--Les disciples l’ont bien compris puisqu’à la fin de notre texte saint Marc note leur questionnement sur ce que voulait dire « ressusciter d’entre les morts ».-->       <br />
              <br />
       On touche ici le cœur du mystère de la vie de Jésus, celui de sa Mort-Résurrection, celui de la Croix et de la Gloire, celui du Vendredi-Saint et de Pâques.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le sens du mystère de la Mort-Résurrection du Christ</span>       <br />
              <br />
       Ce mystère de la Mort-Résurrection du Christ qu’on appelle mystère pascal parcourt la vie de Jésus d’un bout à l’autre. Il ne s'agit pas seulement de deux évènements, de deux volets distincts et subséquents de sa vie terrestre,  mais bien d’une seule source qui anime Jésus et le nourrit.       <br />
              <br />
       On ne comprendrait rien à la vie de Jésus si on imaginait – ce qui hélas! a été fait trop souvent – la Résurrection de Jésus comme un cadeau, une récompense pour sa persévérance dans les souffrances de la Passion et pour sa mort sur la croix. Cette vision binaire est étrangère à la vie de Jésus. S’il entre dans la Passion qui le mène à une mort effroyable c’est que celle-ci est nécessaire dans le plan de Dieu.       <br />
              <br />
       Un auteur célèbre en France,  Fabrice Hadjadj (<span style="font-style:italic">voir note à la fin</span>) observe, avec à-propos et avec un certain humour, que pour ressusciter, il faut d’abord mourir : « Pour être un bon ressuscité, il faut d'abord être un bon mort » disait-il dans une entrevue au magazine français <span style="font-style:italic">La Vie</span> en 2016. Les deux : « mort » et « résurrection » vont ensemble. Ainsi le lien entre la Mort et la Résurrection de Jésus n’est pas un lien de causalité, mais bien un lien vital. Sa vie qui semble perdue sur la Croix est transfigurée, se métamorphose en vie pour toujours avec Dieu (Romains 6, 10). Saint Paul le dit à ses baptisés en leur rappelant que, comme le Christ Ressuscité qui vit maintenant pour Dieu, ils sont entrés avec lui  par le baptême dans la même vie qu'Il leur fait partager (cf. Colossiens 2, 12).        <br />
              <br />
       Retenons bien que la scène de la Transfiguration qui trouve sa place dans les évangiles ne peut être escamotée sans conséquences car, sans elle, on ne comprend rien de la suite de la vie de Jésus.       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Le Mystère de la Mort-Résurrection de Jésus, le mystère dit mystère pascal, renferme le plus beau témoignage d’amour qu'un être humain puisse donner.  Au « Celui-ci est mon Fils bien-aimé », Jésus, sur la croix, répond « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       Sur la croix, Jésus, nouvel Isaac, s’en remet totalement à son Père. Isaac, nous raconte la première lecture, avait suivi sans retenue aucune son père Abraham vers le bucher où celui-ci voulait le sacrifier comme offrande à Dieu. Ce geste, absurde pour nous, est saisissant. Il reflète des usages qui nous sont étrangers, mais son sens rejoint celui de notre foi où Dieu le Père offre son Fils pour le salut du monde, pour notre salut.       <br />
              <br />
       La Mort du Christ est un don à l’humanité pour qu’elle puisse entrer en communion par lui avec Dieu notre Père à toutes et à tous.  Jésus devient ainsi le seul chemin pour aller à Dieu. La <span style="font-style:italic"> Lettre aux Hébreux</span> dira du Christ qu’il est le seul et l’unique médiateur pour faire le pont entre Dieu et l'humanité (Hébreux 9, 15).       <br />
              <br />
       Je me suis laissé inspirer dans cette homélie par les paroles mêmes de Jésus en descendant de la montagne de la Transfiguration. Comme les disciples, je suis resté attaché à cette parole : « avant que le Fils de l’homme soit ressuscité  des morts ». Vue dans cet éclairage, la scène de la Transfiguration porte bien son  nom. Elle nous invite à regarder au-delà de simples faits matériels de la vie de Jésus comme les racontent les évangélistes et à en découvrir le sens spirituel dans la lumière de la Résurrection.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merveilleux mystère que ce mystère de la Mort-Résurrection de Jésus, mystère pascal, qui est sans cesse présent dans toutes nos célébrations, dans toutes nos méditations et dans toutes nos actions.  En effet, le parcours de notre vie dans le temps au fil des jours, des mois et des années est illuminé par la présence du Christ, Mort et Ressuscité, qui nous rejoint déjà alors que nous attendons son Retour dans la Gloire.       <br />
              <br />
       Rappelons-nous que toutes les morts si écrasantes qu'elles nous paraissent comme la perte d’un être cher, les difficultés au travail, les harcèlements de toutes sortes, les privations et les souffrances non désirées etc., que toutes ces formes de mort de même que notre vraie mort à la fin de notre parcours terrestre sont éclairées et imprégnées de la vie du Seigneur Mort-Ressuscité qui est toujours vivant, hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Que le partage de son Corps et de son Sang dans cette Eucharistie nous garde près de lui, car, comme le dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe « chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (I Corinthiens 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22  février 2021       <br />
       <!--reprise avec corrections de celle du 20 février 2018-->       <br />
              <br />
       ------------------------------       <br />
       Fabrice Hadjadj, juif et athée converti à la foi chrétienne, est l'auteur de <span style="font-style:italic">Résurrection, mode d’emploi,</span> Magnificat, Paris, 2016, 192 p. Agrégé de philosophie, essayiste et dramaturge, il dirige l’institut <span style="font-style:italic">Philanthropos</span>, à Fribourg. Il est l’auteur de nombreux essais, dont <span style="font-style:italic">Réussir sa mort</span> (Presses de la Renaissance, 2005 ; Points 2010), <span style="font-style:italic">La Profondeur des sexes</span> (Seuil, 2008) et <span style="font-style:italic">Le Paradis à la porte</span> (Seuil, 2011) et d'une <a class="link" href="https://www.ecdq.tv/job-ou-la-torture-par-les-amis-2/">pièce de théâtre</a>  (<span style="font-style:italic">lien visité le 2 janvier 2021</span>) connue sur Job intitulée <span style="font-style:italic">Job ou la torture par les amis</span> écrite en 2011.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/03/25/31003-20160325ARTFIG00237-fabrice-hadjadj-le-mystere-de-la-resurrection-transfigure-le-drame-en-redemption.php">Entrevue dans Le Figaro</a>  (<span style="font-style:italic">lien visité le 2 janvier 2021</span>)       <br />
       Citation tirée de cette entrevue  : «Le mystère de la Résurrection ne prétend pas abolir le drame, mais l'accomplir et le transfigurer en rédemption, découvrant le don sous l'ordinaire et changeant la perte en offrande. » (Fabrice Hadjadj)       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 2e dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le sacrifice de notre père Abraham (Gn 22, 1-2.9-13.15-18)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Dieu mit Abraham à l’épreuve.       <br />
       Il lui dit :       <br />
       « Abraham ! »       <br />
       Celui-ci       <br />
       répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       Dieu dit :       <br />
       « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,       <br />
       va au pays de Moriah,       <br />
       et là tu l’offriras en holocauste       <br />
       sur la montagne que je t’indiquerai. »       <br />
       Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.       <br />
       Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;       <br />
       puis il lia son fils Isaac       <br />
       et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.       <br />
       Abraham étendit la main       <br />
       et saisit le couteau pour immoler son fils.       <br />
       Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :       <br />
       « Abraham ! Abraham ! »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       L’ange lui dit :       <br />
       « Ne porte pas la main sur le garçon !       <br />
       Ne lui fais aucun mal !       <br />
       Je sais maintenant que tu crains Dieu :       <br />
       tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »       <br />
       Abraham leva les yeux et vit un bélier       <br />
       retenu par les cornes dans un buisson.       <br />
       Il alla prendre le bélier       <br />
       et l’offrit en holocauste à la place de son fils.       <br />
              <br />
       Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :       <br />
       parce que tu as fait cela,       <br />
       parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,       <br />
       je te comblerai de bénédictions,       <br />
       je rendrai ta descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.       <br />
       Puisque tu as écouté ma voix,       <br />
       toutes les nations de la terre       <br />
       s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction       <br />
       par le nom de ta descendance. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants. (114, 9)       <br />
              <br />
       Je crois, et je parlerai,       <br />
       moi qui ai beaucoup souffert.       <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
              <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple,       <br />
       à l’entrée de la maison du Seigneur,       <br />
       au milieu de Jérusalem !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu n’a pas épargné son propre Fils » (Rm 8, 31b-34)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       si Dieu est pour nous,       <br />
       qui sera contre nous ?       <br />
       Il n’a pas épargné son propre Fils,       <br />
       mais il l’a livré pour nous tous :       <br />
       comment pourrait-il, avec lui,       <br />
       ne pas nous donner tout ?       <br />
       Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?       <br />
       Dieu est celui qui rend juste :       <br />
       alors, qui pourra condamner ?       <br />
       Le Christ Jésus est mort ;       <br />
       bien plus, il est ressuscité,       <br />
       il est à la droite de Dieu,       <br />
       il intercède pour nous.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.       <br />
       Et il fut transfiguré devant eux.       <br />
       Ses vêtements devinrent resplendissants,       <br />
       d’une blancheur telle       <br />
       que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.       <br />
       Élie leur apparut avec Moïse,       <br />
       et tous deux s’entretenaient avec Jésus.       <br />
       Pierre alors prend la parole       <br />
       et dit à Jésus :       <br />
       « Rabbi, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Dressons donc trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       De fait, Pierre ne savait que dire,       <br />
       tant leur frayeur était grande.       <br />
       Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,       <br />
       et de la nuée une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci       <br />
       est mon Fils bien-aimé :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Soudain, regardant tout autour,       <br />
       ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.       <br />
              <br />
       Ils descendirent de la montagne,       <br />
       et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,       <br />
       avant que le Fils de l’homme       <br />
       soit ressuscité d’entre les morts.       <br />
       Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,       <br />
       tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :       <br />
       « ressusciter d’entre les morts ».       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Celui-ci-est-mon-Fils-bien-aime-ecoutez-le_a995.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2021 Année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »</title>
   <updated>2021-01-01T19:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2021-Annee-B-Marcher-se-prosterner-repartir-comme-les-mages_a988.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/51709648-39623734.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-12-29T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour la solennité de l'Épiphanie du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 3 janvier 2021. Textes : Isaïe 60, 1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/51709648-39623734.jpg?v=1606087055" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2021 Année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur ou Fête des Rois 2021 Année B : « Marcher, se prosterner, repartir comme les mages »" />
     </div>
     <div>
      Aujourd’hui c’est la fête de l’Épiphanie qu’on appelait autrefois la fête des Rois. « Épiphanie »  vient d’un mot grec qui veut dire « manifestation » , « révélation ». La fête de l'Épiphanie se situe dans la foulée de la manifestation de l’amour de Dieu qui apparaît dans l’Enfant de la crèche à Noël. Elle célèbre l'universalité du salut offert à toutes les nations. Nous célébrons donc aujourd’hui la manifestation ou la révélation du Christ lumière pour toutes les nations.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">Épiphanie : une manifestation de la Lumière</span>       <br />
              <br />
       Cette vérité nous est présentée dans un merveilleux récit qui dit tout avec des symboles qui ont traversé les âges : les présents (l’or, l’encens et la myrrhe), les chameaux, les vêtements précieux, la prosternation devant la mangeoire où se trouve l’Enfant Jésus à côté de Marie et Joseph. De superbes tableaux de maîtres flamands en particulier nous ont transmis ces images.       <br />
              <br />
       Les mages - c'est le mot de l'évangile, la dévotion populaire en a fait des rois par la suite - venus d’on ne sait où représentent l'humanité entière. Avec le temps on leur a donné des noms : Balthasar, Melchior et Gaspard et on a marqué leurs origines diverses en mettant un noir parmi eux. Il n’y a pas de limites au salut de Dieu. Son amour n’a pas de frontières. Sa lumière luit pour toutes les nations.         <br />
              <br />
       Les textes des lectures y insistent.  « Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi » avons-nous entendu dans la première lecture du prophète Isaïe. Et dans sa lettre aux Éphésiens dont nous avons lu un extrait dans la deuxième lecture saint Paul dit : « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps ».         <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">La gloire de Dieu</span>       <br />
              <br />
       La belle fête de l’Épiphanie, de la manifestation de Dieu au monde,  est pour nous l'occasion aujourd'hui de chanter la gloire de Dieu qui resplendit partout et pour tous. C'est ce à quoi nous invite le prophète Isaïe dans la première lecture s’adressant à Jérusalem qui représente l’Église dont nous sommes les membres : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi… sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière ».        <br />
              <br />
       Pour nous, nouvelle Jérusalem, la gloire de Dieu prend sa source dans une mangeoire où repose un tout petit enfant. C'est le paradoxe de la présence de Dieu parmi nous. Sa gloire n'est pas faite d'éclats passagers à la manière d'un gala ou d'un festival où les divas et les stars déambulent. Elle est au creux de la vie du monde, dans les situations les plus humbles et dans les personnes quelles qu’elles soient. Elle est à la  portée de toutes et de tous. Un grand évêque saint Irénée l'avait bien compris et il nous a laissé une formule célèbre qui le dit bien "La gloire de Dieu c'est l'homme vivant". Sa gloire rayonne dans l'humanité rachetée où luit sa Lumière faite chair dans cet enfant devant qui se prosternent les mages.        <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Comment recevoir cette manifestation, cette révélation de la lumière de Dieu en Jésus que les mages ont découvert ? Les mages peuvent nous servir de modèles. Comme eux nous sommes invités à marcher, à nous prosterner et à repartir.       <br />
              <br />
       Marcher : c'est en marchant que se fait le chemin. Le chemin  c’est la marche elle-même. Nous sommes des voyageurs en marche vers la patrie céleste (cf. Hébreux 11, 13). Nous avançons péniblement parfois, mais nous pouvons toujours, comme les mages, faire confiance à l'étoile de la présence du Seigneur qui guide  nos vies       <br />
              <br />
       Se prosterner : c’est un attitude que nous avons à redécouvrir car, malgré sa proximité que nous révèle la naissance de Jésus à Bethléem, notre Dieu  est toujours le Tout Autre, Il est le Tout. Nous ne pouvons nous en approcher que dans l’humilité et la révérence. Cela ne l’éloigne pas de nous, au contraire. En nous prosternant devant lui nous reconnaissons au plus profond de nous sa présence qui donne la vie et l’être.       <br />
              <br />
       Repartir :   le chrétien croyant ne vit pas refermé  sur lui-même car il sait que son Dieu remplit l’univers et que toute créature lui appartient. Il se sent envoyé pour proclamer sa foi en Lui à l’exemple des mages qui avaient rencontré le Dieu de leurs attentes dans l’Enfant de la mangeoire et qui s’en allèrent d’où ils étaient venus remplis d’une lumière nouvelle qui irradiait autour d’eux. Ils sont les premiers apôtres et les premiers évangélisateurs.       <br />
              <br />
       Voilà pour nous des modèles pour vivre notre foi aujourd’hui. Comme eux, nous marchons, nous nous prosternons et nous repartons.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans ces gestes nous sommes soutenus par l’assurance que nous sommes précédés par Celui que nous vénérons : Jésus le Fils du Père dont nous attendons le Retour. Il est au ciel dans la gloire du Père priant sans cesse pour nous et avec nous (cf. Hébreux 7, 25). Par cette Eucharistie, nous nous associons à lui et nous devenons les mages des temps modernes pour la plus grande gloire de Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       3 janvier 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 2 janvier 2018 -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour l'Épiphanie du Seigneur</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
       Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
       Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
       Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
       Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
       En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
       par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
       Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
       Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
       et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
       En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
       Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
       Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
       Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
       puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
       Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
       Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
       Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
       Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-ou-Fete-des-Rois-2021-Annee-B-Marcher-se-prosterner-repartir-comme-les-mages_a988.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C  « Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem » </title>
   <updated>2022-01-21T22:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-careme-Annee-C-Ils-parlaient-de-son-depart-qui-allait-s-accomplir-a-Jerusalem_a883.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/30072500-28849597.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-12T15:01:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 17 mars 2019. Textes: Genèse 15, 5-12.17-18, Philippiens 3, 17 – 4, 1 et Luc 9, 28b-36.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/30072500-28849597.jpg?v=1548548926" alt="Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C  « Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem » " title="Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C  « Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem » " />
     </div>
     <div>
      Le récit de l’événement de la Transfiguration de Jésus revient à chaque année lors du 2e dimanche du Carême. Ce n’est pas sans raison. Après avoir rappelé le combat de Jésus au désert,  la liturgie nous le présente glorieux et lumineux, rempli de la présence de Dieu. Ce choix est important. Il met devant nos yeux Jésus qui se révèle comme le Fils bien-aimé de Dieu, son Envoyé. Jésus accomplit les promesses de Dieu et il réalise la Nouvelle Alliance avec lui.        <br />
              <br />
       Sa place est centrale dans l'histoire du salut. C'est pourquoi, la liturgie va nous rappeler dans les dimanches qui viennent quatre grands moments de l’histoire du salut tirés de l’Ancien Testament qui éclairent la mission de Jésus.<!--Ce sont l' alliance de Dieu avec Abraham et sa postérité (Genèse 15, 5-12.17-18 : 2e dimanche) ; le buisson ardent (Exode 3, 1-8a.13-15 : 3e dimanche) ; la Pâque de l'entrée dans la terre promise (Josué 5, 10-12 : 4e dimanche) ; la promesse d'un nouvel exode triomphal (Isaïe 43, 16-21).--> Ce sont l’Alliance de Dieu avec Abraham, la révélation du nom de Dieu, la Pâque de l'entrée dans la Terre promise  et le retour des exilés de Babylone. <!--Ces quatre moments sont des pus importants dans l'histoire du salut que Jésus vient accomplir en plénitude.--> L'événement de la Transfiguration que nous raconte saint Luc les intègre de façon imagée par la présence de Moïse et d’Élie à côté de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène de la Transfiguration</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc situe la scène de la Transfiguration sur une  montagne  qui n’est pas nommée, mais qu’on identifie aujourd’hui au Mont Thabor en Palestine. Ce n'est pas sans raison, car dans les Écritures la montagne est un symbole très présent pour marquer la proximité de Dieu. Elle est souvent le lieu où il se révèle comme lors de la remise des dix commandements à Moïse sur le mont Sinaï. Le décor choisi ici n’échappe pas à cette règle.       <br />
              <br />
       En montant avec Jésus sur la montagne, les disciples Pierre, Jacques et Jean sont prêts intérieurement à une rencontre. Celle-ci sera au-delà de toutes leurs attentes. On le voit par leur réactions : émerveillées, éblouis, comblés de paix, ils veulent seulement que ce moment s’éternise ; « Faisons trois tentes ». Ils réalisent aussi que celui qu’ils suivent depuis quelque temps n’est pas  un jeune juif de Nazareth comme les autres. Non seulement, il est imprégné de l’histoire du peuple d'Israël comme ils le sont eux-mêmes,  mais il se situe à un autre niveau où il prend le relais des grands prophètes qu'Élie représente. <!-- et il les surpasse tous. -->       <br />
              <br />
       L’éclat qu’ils perçoivent chez lui n’est pas seulement extérieur. La lumière qui les éblouit est celle d’une source intérieure. Ils ne peuvent en dire plus pour l’instant, mais ils resteront marqués à jamais par ce moment. Dans la seconde lettre  attribuée à saint Pierre, on rappelle cet événement  ainsi : « En effet, ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur.  Car il a reçu de Dieu le Père l’honneur et la gloire quand, depuis la Gloire magnifique, lui parvint une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie. Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue quand nous étions avec lui sur la montagne sainte ». (2 Pi 1, 16-18)       <br />
              <br />
       Les témoins de l’événement de la Transfiguration ont retenu l’essentiel : Jésus est le Fils-bien aimé du Père qui le donne à ses enfants pour leur salut ce que proclame la voix qui se fait entendre « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ». La Transfiguration annonce, écrit saint Luc, le départ de Jésus « qui allait s’accomplir à Jérusalem ». Son départ, c’est le moment de la remise de sa vie à son Père que fera Jésus sur le Calvaire à Jérusalem.  La vie tout entière de Jésus est une marche vers ce moment majeur où il offre tout ce qu’il est pour le salut de toute l’humanité. Ce faisant, Jésus accomplit en plénitude l’Alliance que Dieu a commencée depuis les jours d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une alliance inédite</span>       <br />
              <br />
       Cette Alliance de Dieu avec Abraham nous est relatée dans la première lecture qui nous raconte le moment  où Abraham prend conscience que son Dieu s’est lié à lui par pure gratuité et qu’il ne l’abandonnera jamais lui et sa descendance. La Nouvelle Alliance en Jésus viendra compléter et accomplir totalement  l'Alliance déjà en oeuvre en lui donnant sa forme définitive dans l'offrande que Jésus fera de sa vie.       <br />
              <br />
       La description de l'Alliance de Dieu avec Abraham est faite en utilisant les usages d’une culture qui n’est plus la nôtre, mais elle est parlante. Dans la culture ancienne, le feu symbolise la présence de Dieu, et les offrandes sont le signe de ce que les personnes sont prêtes à apporter dans le geste d’alliance.  Elles y mettent  le plus beau et le meilleur de ce qu’elles ont et de ce qu’elles sont sans exiger de retour. Et alors la merveille se produit, le feu de l’amour de leur Dieu prend ce qui a été apporté et le transforme en un feu divin qui les habitera tous les jours de leurs vies. Le sommeil d'Abraham est une image de l'abandon et de l'accueil total de l'action de Dieu sans poser de questions. Abraham reçoit la présence de Dieu comme un don gratuit.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Avec ces images du feu et de la lumière, les textes des lectures d’aujourd’hui veulent ouvrir nos cœurs à ce qui nous dépasse. Le chemin du Carême ne fait pas que rappeler le souvenir des évènements de la vie de Jésus, il nous fait entrer dans un monde au-delà de nos espoirs humains et toucher du doigt le mystère d‘un Dieu qui se fait proche de nous comme il l'a fait pour Abraham et pour Jésus. Ce n'est pas un Dieu inaccessible que  révèle la lumière éblouissante de la Transfiguration. Au contraire, elle le montre bien incarné dans son Fils qui s'est fait l'un de nous, vrai Dieu et vrai homme.  « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »        <br />
       <!--Notre chemin du Carême encore cette année nous invite à suivre Jésus de plus près en nous laissant imprégner de sa présence. C’est lui qui occupe nos pensées. C’est son enseignement que nous écoutons. C’est sa mission de salut que nous recevons comme un don de Dieu.-->       <br />
       Que cette Eucharistie fasse de nous des personnes de plus en plus attentives à la parole et à la présence du Fils bien-aimé qui veut nous entraîner à sa suite dans ce temps du Carême qui nous est donné pour nous renouveler et nous préparer aux Jours Saints et à Pâques. <!__aide à entrer de plus en plus dans la rencontre de Dieu avec l’humanité en regardant et en suivant Jésus. Sa présence dans le Pain et le Vin consacrés est pour nous la nourriture spirituelle dont nous avons besoin. Rendons grâces à Dieu de nous la donner avec abondance et recevons-la dans la foi. -->       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       12 mars 2019       <br />
              <br />
              <br />
       _______________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le 2e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       Le Seigneur conclut une alliance avec Abraham, le croyant (Gn 15, 5-12.17-18)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur parlait à Abraham dans une vision.       <br />
           Il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
           Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
              <br />
           Puis il dit :       <br />
       « Je suis le Seigneur,       <br />
       qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée       <br />
       pour te donner ce pays en héritage. »       <br />
           Abram répondit :       <br />
       « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir       <br />
       que je l’ai en héritage ? »       <br />
           Le Seigneur lui dit :       <br />
       « Prends-moi une génisse de trois ans,       <br />
       une chèvre de trois ans,       <br />
       un bélier de trois ans,       <br />
       une tourterelle et une jeune colombe. »       <br />
           Abram prit tous ces animaux,       <br />
       les partagea en deux,       <br />
       et plaça chaque moitié en face de l’autre ;       <br />
       mais il ne partagea pas les oiseaux.       <br />
           Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,       <br />
       Abram les chassa.       <br />
           Au coucher du soleil,       <br />
       un sommeil mystérieux tomba sur Abram,       <br />
       une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.       <br />
           Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.       <br />
       Alors un brasier fumant et une torche enflammée       <br />
       passèrent entre les morceaux d’animaux.       <br />
           Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram       <br />
       en ces termes :       <br />
       « À ta descendance je donne le pays que voici,       <br />
       depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       Écoute, Seigneur, je t’appelle !       <br />
       Pitié ! Réponds-moi !       <br />
       Mon cœur m’a redit ta parole :       <br />
       « Cherchez ma face. »       <br />
              <br />
       C’est ta face, Seigneur, que je cherche :       <br />
       ne me cache pas ta face.       <br />
       N’écarte pas ton serviteur avec colère :       <br />
       tu restes mon secours.       <br />
              <br />
       J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 17 – 4, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       ensemble imitez-moi,       <br />
       et regardez bien ceux qui se conduisent       <br />
       selon l’exemple que nous vous donnons.       <br />
           Car je vous l’ai souvent dit,       <br />
       et maintenant je le redis en pleurant :       <br />
       beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ.       <br />
           Ils vont à leur perte.       <br />
       Leur dieu, c’est leur ventre,       <br />
       et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ;       <br />
       ils ne pensent qu’aux choses de la terre.       <br />
              <br />
           Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 20 – 4, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
              <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » (Lc 9, 28b-36)       <br />
              <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,       <br />
       et il gravit la montagne pour prier.       <br />
           Pendant qu’il priait,       <br />
       l’aspect de son visage devint autre,       <br />
       et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.       <br />
           Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :       <br />
       c’étaient Moïse et Élie,       <br />
           apparus dans la gloire.       <br />
       Ils parlaient de son départ       <br />
       qui allait s’accomplir à Jérusalem.       <br />
           Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;       <br />
       mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,       <br />
       et les deux hommes à ses côtés.       <br />
           Ces derniers s’éloignaient de lui,       <br />
       quand Pierre dit à Jésus :       <br />
       « Maître, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Faisons trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       Il ne savait pas ce qu’il disait.       <br />
           Pierre n’avait pas fini de parler,       <br />
       qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;       <br />
       ils furent saisis de frayeur       <br />
       lorsqu’ils y pénétrèrent.       <br />
           Et, de la nuée, une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils,       <br />
       celui que j’ai choisi :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
           Et pendant que la voix se faisait entendre,       <br />
       il n’y avait plus que Jésus, seul.       <br />
       Les disciples gardèrent le silence       <br />
       et, en ces jours-là,       <br />
       ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-careme-Annee-C-Ils-parlaient-de-son-depart-qui-allait-s-accomplir-a-Jerusalem_a883.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du carême Année C - Les tentations de Jésus : combat et victoire</title>
   <updated>2022-03-03T04:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-careme-Annee-C-Les-tentations-de-Jesus-combat-et-victoire_a882.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/30072496-28849590.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-05T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 10 mars 2019. Textes: Deutéronome 26, 4-10, Romains 10, 8-13 et Luc 4, 1-13.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/30072496-28849590.jpg?v=1548546726" alt="Homélie pour le 1er dimanche du carême Année C - Les tentations de Jésus : combat et victoire" title="Homélie pour le 1er dimanche du carême Année C - Les tentations de Jésus : combat et victoire" />
     </div>
     <div>
      Ce carême commencé le <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span> est cette année un chemin de conversion et de pénitence qui nous est proposé. Après avoir entendu aujourd’hui le récit des tentations de Jésus, puis celui de sa Transfiguration dimanche prochain, les autres dimanches du Carême nous écouterons et vivrons les récits de l’enfant prodigue ou mieux du père miséricordieux et celui de la femme adultère que Jésus accueille sans poser de questions.        <br />
              <br />
       Ce Carême 2019 nous est donné pour raviver notre foi et notre imitation de Jésus qui sera tout au long de cette période notre guide et notre inspiration.  Nous le retrouvons ce matin dans un affrontement qui n’est pas banal. C'est la porte d'entrée d'un combat dans lequel nous sommes nous aussi partie prenante.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un combat victorieux</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc décrit avec beaucoup de détails cet affrontement de Jésus avec le  « diable », qu’on nomme aussi Satan, le Malin ou l’Adversaire. Il sort de l’ombre pour provoquer Jésus qui est sur le point de se lancer dans la prédication du Royaume de Dieu.        <br />
              <br />
       Cette scène relatée par saint Luc se déroule en trois temps et à chaque fois, c'est par une Parole de Dieu que Jésus terrasse l’Adversaire.  Sa victoire répond à la chute d'Adam et Ève qui est racontée dans le livre de la Genèse dans le récit de la création. <!-- qui ne se veut pas un récit historique mais, avant tout, une Parole de Dieu pour les personnes coyantes. -->Dans ce récit de la Genèse, comme vous le savez, l’Adversaire, présenté sous la forme d’un serpent, fait tomber Adam et Ève  qui ainsi sont touchés dans leur être même par ce qu’on a appelé le péché originel. Il s’agit d’une lourdeur, d’une pesanteur, d'une tendance à aller vers le bas et à se complaire dans son petit monde limité. Le péché originel représente  ce que le <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> appelle les conséquences dramatiques de cette première désobéissance où l’harmonie avec la création est rompue (nos 399 et 400).       <br />
              <br />
       Jésus apparait aujourd’hui dans le récit de saint Luc comme celui qui prend le contre-pied de cette situation de rupture qui écrase notre nature humaine. Il a assumé en lui cette nature. Par lui elle pourra se renouveler totalement et redevenir toute belle comme Dieu l'a créée aux origines, de nouveau unie à Dieu, l'harmonie avec la création sera rétablie.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Les tentations décrites par saint Luc</span>       <br />
              <br />
       Chacune des tentations que saint Luc décrit touche un aspect de notre nature humaine qui a été touché plus profondément depuis le péché des origines.        <br />
              <br />
       La première faiblesse qui nous guette est celle de l’appropriation, des possessions qui nous rendent esclaves, représentée ici par la nourriture. Jésus refuse d’entrer dans cette voie et il oppose une fin de non-recevoir  au tentateur. En refusant la proposition du diable, Jésus affirme que Dieu est son seul soutien. Jésus ne s’approprie en rien ce qu’il a  reçu de Dieu mais il le fait grandir en se nourrissant de toute parole qui vient de Lui. « Il est écrit, répond-il à Satan, L’homme ne vit pas seulement de pain. »       <br />
              <br />
       Dans la deuxième partie de l’offensive de Satan, ce qui est touché c’est le pouvoir et la gloire sous toutes leurs formes. Il est bien difficile de savoir bien les utiliser. Les limites et les faiblesses ouvrent la porte à tous les excès. On n'a qu’à penser aux dérives d’Hitler dans la Shoah, l’extermination des juifs, ou encore de l'emprise des narcotrafiquants comme Pablo Escobar ou le mexicain El Chapo qui vient d'être condamné par une tribunal de New York lesquels, pour le progrès et le succès de leurs entreprises de drogue, ne reculaient devant aucun crime, assassinats en série et même des explosions dans des endroits où se trouvaient des enfants. Leur orgueil et leur appétit de pouvoir n’avaient aucune limite. Jésus ici condamne cet appétit déréglé et remet les choses à leur place en reprenant une autre parole de l'Écriture « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte ». Comme dans la première réponse, Jésus renverse son adversaire par la Parole de Dieu, une parole efficace et vivante.         <br />
              <br />
       Enfin, pour terminer son attaque le « diable » se fait sournois. Il ne propose plus à Jésus des choses extérieures comme la gloire ou les richesses, mais il mise sur la personne même de Jésus. Il lui propose de se hisser à un niveau où ce sera lui qui décidera de tout. C’est de bonne guerre avec tous les êtres humains car, comme Adam et Ève, ils veulent souvent prendre la place de Dieu. Et pourtant, toutes les créatures viennent de Dieu. Sans lui elles ne sont rien. <!--Il les regarde toutes avec amour et avec bonté car elles viennent de lui.--> Jésus le sait bien. Il désire être obéissant et entrer dans le plan de Dieu, non pas soumettre Dieu à sa volonté. C’est pourquoi il répond à Satan avec une autre phrase des Saintes Écritures « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ce bref commentaire des tentations de Jésus décrites par saint Luc, nous invite à mettre de l’avant dans notre combat contre le mal notre foi en la victoire de Jésus sur les forces du mal et sur les ténèbres. Adam et Ève ont succombé à la tentation. Jésus, lui, triomphe de Satan. Le triomphe raconté ici n’est pas cependant totalement consommé. « Le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé ».       <br />
              <br />
       Toute la suite de la vie de Jésus jusqu’au Calvaire sera un combat continuel contre Satan. Sur son chemin, il rencontrera à tout bout de champ cet Adversaire qui prend diverses formes dont la plus fréquente sera incarnée par des adversaires humains : les fameux pharisiens et les scribes. Ils seront les porteurs d’une opposition continue qui se soldera finalement par la mise à mort de Jésus.        <br />
              <br />
       Cependant cette mise à mort, loin de marquer le triomphe du mal et des ténèbres, sera plutôt une victoire offerte à toute l’humanité. Les combats de Jésus ont été et sont nos combats. Nous sommes nous aussi menacés par les possessions, le pouvoir, la gloire, l’orgueil qui prennent de multiples formes. C’est en demandant à Dieu de nous entraîner derrière Jésus que nous participerons à sa victoire, que nous serons sauvés.        <br />
              <br />
       Saint Paul l’avait bien compris, c’est pourquoi il écrit aux fidèles de l’Église de Rome dans l’extrait de sa <span style="font-style:italic">Lettre aux Romains</span> que nous avons entendue dans la deuxième lecture : « En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Un autre Carême est commencé. Demandons au Seigneur de nous accompagner sur le chemin de conversion et de pénitence qui nous est offert cette année. <!--Nous sommes, comme le dit la première lecture, des nomades et des pèlerins, « des araméens errants ». -->Comme les anciens dont la première lecture rappelle le souvenir nous marchons dans la foi. Mais nous savons que Jésus a ouvert le chemin et qu’il nous attend près du Père dans la gloire du ciel. <!--et qu'il nous dit avec affection : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (<span style="font-style:italic">Apocalypse</span> 3, 20 )--> <!--C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous. -->       <br />
              <br />
       Que notre Carême, selon le souhait du pape François dans son message de Carême 2019, aide à restaurer l'harmonie avec la création qui existait avant le péché et porte l'espérance du Christ à la création afin qu’« elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, puisse connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (cf. Romains 8,21).        <br />
       <!--       <br />
       Chers frères et sœurs, le «carême» du Fils de Dieu a consisté à entrer dans le désert de la création pour qu’il redevienne le jardin de la communion avec Dieu, celui qui existait avant le péché originel (cf. Marc 1,12-13; Is 51,3). Que notre Carême puisse reparcourir le même chemin pour porter aussi l’espérance du Christ à la création, afin qu’«elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, puisse connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu» (cf. Rm 8,21).-->       <br />
              <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.javascript:void(0)       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 mars 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
              <br />
       L'année C, enfin, l'accent est mis sur le caractère pénitentiel du Carême en vue du pardon des péchés :  appel de Jésus à la conversion (Lc 13, 1-9);  parabole du  père et des deux fils (Lc 15, 1-3. 11-32); évangile de la femme adultère (Jn 8, 1-11).       <br />
       3e dim. : Se convertir       <br />
       4e dim : Enfant prodigue       <br />
       5e dim.: Femme adultère       <br />
              <br />
       Par contre, durant le Carême, le statut de la première lecture est original.  Il s'agit d'un texte de l'Ancien Testament qui rappelle une étape importante et significative de l'Histoire du salut.        <br />
              <br />
              <br />
            L'année C enfin : l'antique Credo historique d'Israël (Dt 26, 4-10 : 1er dimanche) ;  alliance de Dieu avec Abraham et sa postérité (Gn 15, 5-12.17-18 : 2e dimanche) ; le buisson ardent (Ex 3, 1-8a.13-15 : 3e dimanche) ; la Pâque de l'entrée dans la terre promise (Jos 5, 10-12 : 4e dimanche) ; la promesse d'un nouvel exode triomphal (Is 43, 16-21).        <br />
              <br />
       Aux messes dominicales du Carême, la première lecture est donc indépendante des deux autres.  Chacune des trois séries forme un ensemble catéchétique, comme les sept lectures de l'Ancien Testament pendant la Veillée pascale.         <br />
              <br />
              <br />
       Les buts du Carême       <br />
              <br />
       1.	Préparer les catéchumènes au baptême       <br />
              <br />
       2.	Réintégrer les pénitents dans la communauté chrétienne       <br />
              <br />
       3.	Inviter les chrétiens à renouer leur engagement de foi baptismale.  Pour tous les membres de l'Eglise il s'agit de se disposer à célébrer la vie nouvelle.       <br />
              <br />
              <br />
       -->       <br />
       ________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le 1er dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       La profession de foi du peuple élu (Dt 26, 4-10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
       Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes,       <br />
           le prêtre recevra de tes mains la corbeille       <br />
       et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu.       <br />
           Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu :       <br />
       « Mon père était un Araméen nomade,       <br />
       qui descendit en Égypte :       <br />
       il y vécut en immigré avec son petit clan.       <br />
       C’est là qu’il est devenu une grande nation,       <br />
       puissante et nombreuse.       <br />
           Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ;       <br />
       ils nous ont imposé un dur esclavage.       <br />
           Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères.       <br />
       Il a entendu notre voix,       <br />
       il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression.       <br />
           Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte       <br />
       à main forte et à bras étendu,       <br />
       par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges.       <br />
       Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays,       <br />
       un pays ruisselant de lait et de miel.       <br />
              <br />
           Et maintenant voici que j’apporte les prémices       <br />
       des fruits du sol que tu m’as donné, Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 90 (91), 1-2, 10-11, 12-13, 14-15ab)       <br />
              <br />
       R/ Sois avec moi, Seigneur,       <br />
       dans mon épreuve. (cf. Ps 90, 15)       <br />
              <br />
       Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut       <br />
       et repose à l’ombre du Puissant,       <br />
       je dis au Seigneur : « Mon refuge,       <br />
       mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »       <br />
              <br />
       Le malheur ne pourra te toucher,       <br />
       ni le danger, approcher de ta demeure :       <br />
       il donne mission à ses anges       <br />
       de te garder sur tous tes chemins.       <br />
              <br />
       Ils te porteront sur leurs mains       <br />
       pour que ton pied ne heurte les pierres ;       <br />
       tu marcheras sur la vipère et le scorpion,       <br />
       tu écraseras le lion et le Dragon.       <br />
              <br />
       « Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ;       <br />
       je le défends, car il connaît mon nom.       <br />
       Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;       <br />
       je suis avec lui dans son épreuve. »       <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       La profession de foi en Jésus Christ (Rm 10, 8-13)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           que dit l’Écriture ?       <br />
       Tout près de toi est la Parole,       <br />
       elle est dans ta bouche et dans ton cœur.       <br />
       Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons.       <br />
           En effet, si de ta bouche,       <br />
       tu affirmes que Jésus est Seigneur,       <br />
       si, dans ton cœur,       <br />
       tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts,       <br />
       alors tu seras sauvé.       <br />
           Car c’est avec le cœur que l’on croit       <br />
       pour devenir juste,       <br />
       c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi       <br />
       pour parvenir au salut.       <br />
           En effet, l’Écriture dit :       <br />
       Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte.       <br />
           Ainsi, entre les Juifs et les païens,       <br />
       il n’y a pas de différence :       <br />
       tous ont le même Seigneur,       <br />
       généreux envers tous ceux qui l’invoquent.       <br />
           En effet,       <br />
       quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté » (Lc 4, 1-13)       <br />
              <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       après son baptême,       <br />
           Jésus, rempli d’Esprit Saint,       <br />
       quitta les bords du Jourdain ;       <br />
       dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert       <br />
           où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable.       <br />
       Il ne mangea rien durant ces jours-là,       <br />
       et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.       <br />
           Le diable lui dit alors :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne à cette pierre de devenir du pain. »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmena plus haut       <br />
       et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Je te donnerai tout ce pouvoir       <br />
       et la gloire de ces royaumes,       <br />
       car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux.       <br />
           Toi donc, si tu te prosternes devant moi,       <br />
       tu auras tout cela. »       <br />
           Jésus lui répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Puis le diable le conduisit à Jérusalem,       <br />
       il le plaça au sommet du Temple       <br />
       et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ;       <br />
           car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi, à ses anges,       <br />
       l’ordre de te garder ;       <br />
           et encore :       <br />
       Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui fit cette réponse :       <br />
       « Il est dit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
           Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations,       <br />
       le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-careme-Annee-C-Les-tentations-de-Jesus-combat-et-victoire_a882.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »</title>
   <updated>2023-02-09T13:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-2017-Annee-A-La-gloire-et-la-croix_a767.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/11366283-18952958.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-04-04T19:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »Homélie pour le Dimanche des Rameaux (Année A) 9 avril 2017 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec Textes: Mathieu 21,1-11(Rameaux) , Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et lecture de la Passion selon saint Mathieu 26,14-27, 66.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/11366283-18952958.jpg?v=1489449441" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux 2017 (Année A) : « La gloire et la croix »" />
     </div>
     <div>
      En ce début de la Semaine Sainte, la liturgie nous a présenté ce matin deux pistes de méditation,  la première : l’entrée de Jésus à Jérusalem et la seconde : la lecture de la Passion selon saint Mathieu. Ces deux pistes sont intimement liées l’une à l’autre. La description de l’entrée à Jérusalem nous donne la clé qu’il nous faut pour méditer le récit de la passion du Christ que nous venons d'entendre. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">L’entrée triomphale Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       Au début de notre célébration nous avons marché avec des palmes à la main reproduisant la foule en liesse qui accompagnait Jésus entrant à Jérusalem. Ce n’était pas seulement des palmes, mais des manteaux qu’on étendait sur son passage nous dit l’évangile que nous avons lu. Et pourtant cette entrée triomphale porte déjà un message qui nous invite à situer le triomphe de Jésus à sa vraie place qui n’est pas celle des triomphes humains ordinaires.         <br />
              <br />
       En effet, Jésus qui entre à Jérusalem, ne le fait pas comme les chefs de guerre ou les généraux d’un cortège de vainqueurs, sur un chariot ou sur un cheval fringuant. Il est assis sur un âne.        <br />
              <br />
       Cet animal est celui des pauvres, des paysans. C’est celui du travail aux champs, des déplacements de matériel, de transport de denrées, C’est un animal de travail.  C’est une bête de service. Jésus l’a choisi intentionnellement car il veut signifier qu’il arrive dans l’humilité pour accomplir le plan de Dieu.       <br />
               <br />
       Il se situe dans la lignée des prophètes qui ont prédit ce Messager de Dieu pauvre et humble. Écouter ce passage du prophète Zacharie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. » (Zacharie 9, 9)       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le récit de la Passion</span>       <br />
              <br />
       Ce Messie pauvre et humble ira jusqu'à l’extrême  en donnant sa vie sur la Croix. Il sera dénoncé, défiguré, abandonné. C’est ce que nous livre le récit de la Passion.        <br />
              <br />
       Dans ce récit, la liturgie nous propose non seulement quelques extraits, mais elle met devant nos yeux l’ensemble des évènements qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.       <br />
              <br />
       Le récit se déroule avec plein de détails. Il ravive en nous des images maintes fois rencontrées soit à l’occasion des lectures de la liturgie soit encore dans le visionnement de certains films comme <span style="font-style:italic"> Jésus de Nazareth</span> de Franco Zeffirelli ou <span style="font-style:italic">La Passion</span> de Mel Gibson. On peut se laisser pénétrer par ces images au point d’en garder une vision sanglante et défaitiste de la fin de la vie de Jésus. On manque alors l'essentiel.       <br />
              <br />
       Ce qui  s'est produit, c'est l'abaissement (kénose) de Jésus, Fils de Dieu, qui ayant été jusqu’au plus bas en souffrant sa passion,  est exalté par Dieu. Il devient ainsi, comme le dit saint Paul  dans la deuxième lecture « Seigneur à la gloire de Dieu le Père ».  «C’est pourquoi Dieu l’a exalté, écrit celui-ci aux chrétiens de la ville de Philippes en Grèce : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : ‘ Jésus Christ est Seigneur’  à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2, 5-11).       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Entrons dans notre Semaine Sainte cette année en suivant Jésus à la trace nous laissant entraîner derrière lui sur le chemin de la Croix et de l’abandon.        <br />
              <br />
       Il nous regarde et nous dit : « Il n’y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ses amis…je donne la mienne librement pour le salut de tous… ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne…j’accepte d’être l’Agneau immolé pour le salut du monde, je me charge du poids de vos péchés, ils sont sur mon dos avec la croix. » (d’après Jean 15, 13, Jean 10, 18 et Isaïe 53, 7).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merci, Seigneur, d'avoir versé telle goutte de sang pour moi. Tu m'as porté avec toi et tu m'as offert au Père. Tu le refais dans cette Eucharistie qui est le mémorial de ta mort et de ta résurrection. Que cette Eucharistie me donne la grâce d’entrer avec toi sur la voie de l'abandon à la volonté de Dieu, sûr de ta présence avec nous dans ces signes du Pain et du Vin consacrés, devenus ton Corps donné et ton Sang versé pour moi et pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       4 avril 2017       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)</title>
   <updated>2021-02-17T14:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-Gloire-et-la-Croix-Le-Careme-un-chemin-pascal-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-25-fevrier-2009_a254.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1248463-1629226.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-02-25T04:25:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par le Supérieur général du Séminaire de Québec, Mgr Hermann Giguère P.H. pour la célébration du Mercredi des Cendres (Année B) le 25 février 2009 (Année B) à la Chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec.Année litrugique B. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Co 5, 20-6,2 et Mt, 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1248463-1629226.jpg?v=1289459849" alt="« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)" title="« La Gloire et la Croix » : Le Carême, un chemin pascal   Homélie pour le Mercredi des Cendres (25 février 2009)" />
     </div>
     <div>
      L’entrée en Carême est un geste que nous posons à chaque année avec gravité et avec confiance en recevant les cendres en ce jour.  Nous entrons par ce geste dans un chemin de vie. L’horizon du parcours quadragésimal n’est pas seulement le Vendredi Saint, c’est aussi Pâques où le Ressuscité éclaire toute la route parcourue, la sienne et la nôtre. Le défiguré du Vendredi Saint devient le transfiguré de Pâques.       <br />
              <br />
       Dans l'année liturgique B que nous vivons en ce carême 2009, les évangiles des dimanches tirés de l’évangile de Jean portent sur le mystère de la mort-résurrection du Seigneur : annonce du relèvement du Temple de son corps  (Jn 2, 13-25); fin de l'entretien avec Nicodème sur la vie nouvelle (Jn 3, 14-21) ; démarche des Grecs qui viennent trouver Jésus qui frémit à l'idée de sa Passion  (Jn 12, 20-31).  Le chemin du carême qui nous est proposé cette année est donc explicitement pascal. La Gloire et la Croix se rencontrent pour nous entraîner au-delà de nous-mêmes unis à Celui qui est maintenant vivant et glorieux auprès du Père.       <br />
              <br />
       C’est sur cette lancée que j’aimerais aujourd’hui méditer avec vous les textes de l’Écriture que nous venons d’entendre.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic"> Le départ</span>       <br />
              <br />
       La première lecture à première vue semble loin d’un itinéraire pascal. Et pourtant, l’appel à la conversion qui retentit dans ce texte : « Revenez à moi de tout cotre cœur…Revenez au Seigneur votre Dieu …» ne marque-t-il pas une nécessaire prise de conscience pour entrer dans le chemin pascal qu’a suivi Jésus qui n’avait d’autre volonté que de faire la volonté du Père, ce père « tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » comme le qualifie Joël.       <br />
              <br />
       Pourquoi ne pas reconnaître son péché, ses limites et se laisser re-créer par la bonté du Père &quot;tendre et miséricordieux&quot;. N'est-ce pas Lui qui a glorifié Jésus qu’il a reconnu comme son Fils bien-aimé : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » disait la voix que Jean-Baptiste a entendue lors du baptême de Jésus? Ce Jésus, comme dira Pierre dans le discours après la Pentecôte qui est rapporté dans les Actes des Apôtres, ce Jésus Dieu l’a relevé d’entre les morts et l’a exalté au dessus de tout.       <br />
              <br />
       Le Carême n'est donc pas une période de crispation volontariste sur soi mais une démarche de conversion au point de départ qui ouvre le chemin vers la Croix et la Gloire, vers la Passion et la Résurrection, vers  le Vendredi Saint et Pâques.  C’est en Église que nous sommes invités à vivre ce chemin vers  le sommet de l'Année liturgique.         <br />
              <br />
       II -  <span style="font-style:italic">Le chemin</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde lecture tirée de la Lettre aux Corinthiens, le chemin pascal qu’est le Carême est beaucoup plus évident. Lorsque saint Paul s’exclame « C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut », il nous plonge directement dans le mystère du Christ toujours vivant et interpellant au nom de Dieu à recevoir sa grâce. Cette grâce quelle est-elle, sinon de reconnaître, comme Paul le dira dans sa lettre aux Romains, que nous sommes enfants de Dieu, cohéritiers avec le Fils bien-aimé, bien-aimés nous aussi sans mérite de notre part, par pure gratuité d’un amour qui se donne sans retour.       <br />
              <br />
       Nous pouvons, sur les traces de Jésus, répondre à cet amour en devenant des « ambassadeurs du Christ » comme dit saint Paul. Qu’est-ce à dire ? « Ambassadeur », n’est-ce pas reprendre à son compte les paroles de l’autre, n’est-ce pas  tenir ferme sans défaillance à travers vents et marées, n’est-ce pas être capable d’aller jusqu’à l’extrême et de perdre sa vie pour celui qu’on sert? Et ainsi « celui qui perd sa vie, la gagne ».        <br />
              <br />
       Voilà la dynamique pascale qui revient. Ce qui est défiguré est transfiguré, ce qui est faible devient fort, ce qui est méprisé est glorifié. Ainsi, le mystère de Pâques continue de s’accomplir parmi nous, dans nos vies, dans l’Église et dans le monde.        <br />
              <br />
       Nous aurons un chemin de quarante jours pour vivre ce chemin pascal. En effet, le Carême s'est constitué au fil du temps pour permettre d'avancer lentement mais sûrement sur ce  chemin qui nous est proposé cette année.        <br />
              <br />
       Au 4e siècle s'établit le Carême de quarante jours (quadragesima  qui deviendra  quaresima et quaresme en 1190), rappelant les quarante jours de Jésus au désert et les quarante années du peuple élu avant l'entrée dans la Terre promise.  C'est une préparation à la célébration de la mort et de la résurrection du Seigneur. Célébrons la Fête non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et dans la vérité  dira saint Paul (1 Co 5,8).  Le jeûne de quarante jours pendant le carême est né en même temps  à Rome entre 354 et 384.  Le Carême commençait le dimanche de la Quadragésime (quadragesima dies, le quarantième jour - en réalité le quarante-deuxième - avant Pâques).  Mais en tenant compte des dimanches, pendant lesquels le jeûne était interrompu, le nombre de jours de Carême effectif jusqu'à Pâques se trouvait inférieur à quarante.  Pour  rester fidèle à ce chiffre (quarante ans de traversée du désert par les Hébreux, quarante jours de jeûne du Christ dans le désert) on avança le début du Carême au mercredi précédant le dimanche de la Quadragésime : le mercredi des Cendres.       <br />
              <br />
       Que ce Carême de 2009 nous rende attentifs à reconnaître les signes du mystère pascal qui nous entourent et que bien souvent nous ne savons pas identifier ou reconnaître.        <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Les moyens</span>       <br />
              <br />
       Enfin, venons-en à l'évangile, cet extrait bien connu de l'évangile de Mathieu qui a inspiré la tradition chrétienne pour donner au début du carême des moyens concrets pour soutenir la montée vers Pâques. Les moyens présentés ici sont l’aumône, la prière et jeûne. À ces moyens peuvent s’en ajouter d’autres comme la lectio divina, le recours au Sacrement de la Réconciliation, la participation active à l’Eucharistie, les visites aux malades, le partage avec les démunis etc.       <br />
              <br />
       Cette année le pape Benoît XVI dans son Message du Carême publié le 3 février 2009 propose de redécouvrir le sens chrétien de la pratique du jeûne : c'est le thème de son message.        <br />
              <br />
       « Dans le Nouveau Testament, écrit Benoît XVI, Jésus met en lumière la raison profonde du jeûne en stigmatisant l'attitude des pharisiens qui observaient avec scrupule les prescriptions imposées par la loi, alors que leurs cœurs étaient loin de Dieu. Le vrai jeûne, redit encore en d'autre lieux le divin Maître, consiste plutôt à faire la volonté du Père céleste, lequel ‘voit dans le secret et te récompensera’ (Mt 6,18)… Le vrai jeûne a donc pour but de manger ‘ la vraie nourriture’, qui consiste à faire la volonté du Père (cf. Jn 4,34). »        <br />
              <br />
       Mes frères, pendant ces quarante jours, solidaires du Christ qui monte à Jérusalem pour affronter les heures tragiques de la Passion, nous nous détachons de tout ce qui nous affaiblit pour renouer avec les forces de l'amour et du service. Nous replaçons nos vies sous le signe du Christ qui en est la source et le modèle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       C’est ainsi que notre chemin pascal commence cette année. L’horizon de Pâques illumine notre entrée en Carême. Cela n’empêche pas pourtant qu’au début de notre marche vers Pâques nous écoutions et recevions l’appel à la conversion qui nous sera fait lors de l’imposition des cendres sur nos têtes : « Convertissez-vous et croyez à l'Évangile ». Les paroles qui accompagneront le geste de l'imposition des cendres soulignent avec raison que la grâce du Seigneur s’enracine dans une liberté et une décision qui ne sont jamais forcées.        <br />
              <br />
       Que le geste que nous poserons nous aide à entre le cœur léger dans un chemin de transformation où comme le Christ nous mourrons au péché pour vivre pour Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Le 25 février 2009.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
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     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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