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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:03:35+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C - La transfiguration</title>
   <updated>2025-03-29T02:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-careme-Annee-C-La-transfiguration_a1234.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-03-11T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 16 mars 2025. Textes: Genèse 15, 5-12.17-18, Philippiens 3, 17 – 4, 1 et Luc 9, 28b-36.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85945780-61192722.jpg?v=1548548926" alt="Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C - La transfiguration" title="Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C - La transfiguration" />
     </div>
     <div>
      Le récit de l’événement de la Transfiguration de Jésus revient à chaque année lors du 2e dimanche du Carême. Ce n’est pas sans raison. Après avoir rappelé le combat de Jésus au désert,  la liturgie nous le présente glorieux et lumineux, rempli de la présence de Dieu. Ce choix est important. Il met devant nos yeux Jésus qui se révèle comme le Fils bien-aimé de Dieu, son Envoyé. Jésus accomplit les promesses de Dieu et il réalise la Nouvelle Alliance avec lui.        <br />
              <br />
       Sa place est centrale dans l'histoire du salut. C'est pourquoi, la liturgie va nous rappeler dans les dimanches qui viennent quatre grands moments de l’histoire du salut tirés de l’Ancien Testament qui éclairent la mission de Jésus.<!--Ce sont l' alliance de Dieu avec Abraham et sa postérité (Genèse 15, 5-12.17-18 : 2e dimanche) ; le buisson ardent (Exode 3, 1-8a.13-15 : 3e dimanche) ; la Pâque de l'entrée dans la terre promise (Josué 5, 10-12 : 4e dimanche) ; la promesse d'un nouvel exode triomphal (Isaïe 43, 16-21).--> Ce sont l’Alliance de Dieu avec Abraham, la révélation du nom de Dieu, la Pâque de l'entrée dans la Terre promise  et le retour des exilés de Babylone. <!--Ces quatre moments sont des pus importants dans l'histoire du salut que Jésus vient accomplir en plénitude.--> L'événement de la Transfiguration que nous raconte saint Luc les intègre de façon imagée par la présence de Moïse et d’Élie à côté de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène de la Transfiguration</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc situe la scène de la Transfiguration sur une  montagne  qui n’est pas nommée, mais qu’on identifie aujourd’hui au Mont Thabor en Palestine. Ce n'est pas sans raison, car dans les Écritures la montagne est un symbole très présent pour marquer la proximité de Dieu. Elle est souvent le lieu où il se révèle comme lors de la remise des dix commandements à Moïse sur le mont Sinaï. Le décor choisi ici n’échappe pas à cette règle.       <br />
              <br />
       En montant avec Jésus sur la montagne, les disciples Pierre, Jacques et Jean sont prêts intérieurement à une rencontre. Celle-ci sera au-delà de toutes leurs attentes. On le voit par leur réactions : émerveillées, éblouis, comblés de paix, ils veulent seulement que ce moment s’éternise ; « Faisons trois tentes ». Ils réalisent aussi que celui qu’ils suivent depuis quelque temps n’est pas  un jeune juif de Nazareth comme les autres. Non seulement, il est imprégné de l’histoire du peuple d'Israël comme ils le sont eux-mêmes,  mais il se situe à un autre niveau où il prend le relais des grands prophètes qu'Élie représente. <!-- et il les surpasse tous. -->       <br />
              <br />
       L’éclat qu’ils perçoivent chez lui n’est pas seulement extérieur. La lumière qui les éblouit est celle d’une source intérieure. Ils ne peuvent en dire plus pour l’instant, mais ils resteront marqués à jamais par ce moment. Dans la seconde lettre  attribuée à saint Pierre, on rappelle cet événement  ainsi : « En effet, ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur.  Car il a reçu de Dieu le Père l’honneur et la gloire quand, depuis la Gloire magnifique, lui parvint une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie. Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue quand nous étions avec lui sur la montagne sainte ». (2 Pi 1, 16-18)       <br />
              <br />
       Les témoins de l’événement de la Transfiguration ont retenu l’essentiel : Jésus est le Fils-bien aimé du Père qui le donne à ses enfants pour leur salut ce que proclame la voix qui se fait entendre « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ». La Transfiguration annonce, écrit saint Luc, le départ de Jésus « qui allait s’accomplir à Jérusalem ». Son départ, c’est le moment de la remise de sa vie à son Père que fera Jésus sur le Calvaire à Jérusalem.  La vie tout entière de Jésus est une marche vers ce moment majeur où il offre tout ce qu’il est pour le salut de toute l’humanité. Ce faisant, Jésus accomplit en plénitude l’Alliance que Dieu a commencée depuis les jours d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une alliance inédite</span>       <br />
              <br />
       Cette Alliance de Dieu avec Abraham nous est relatée dans la première lecture qui nous raconte le moment  où Abraham prend conscience que son Dieu s’est lié à lui par pure gratuité et qu’il ne l’abandonnera jamais lui et sa descendance. La Nouvelle Alliance en Jésus viendra compléter et accomplir totalement  l'Alliance déjà en oeuvre en lui donnant sa forme définitive dans l'offrande que Jésus fera de sa vie.       <br />
              <br />
       La description de l'Alliance de Dieu avec Abraham est faite en utilisant les usages d’une culture qui n’est plus la nôtre, mais elle est parlante. Dans la culture ancienne, le feu symbolise la présence de Dieu, et les offrandes sont le signe de ce que les personnes sont prêtes à apporter dans le geste d’alliance.  Elles y mettent  le plus beau et le meilleur de ce qu’elles ont et de ce qu’elles sont sans exiger de retour. Et alors la merveille se produit, le feu de l’amour de leur Dieu prend ce qui a été apporté et le transforme en un feu divin qui les habitera tous les jours de leurs vies. Le sommeil d'Abraham est une image de l'abandon et de l'accueil total de l'action de Dieu sans poser de questions. Abraham reçoit la présence de Dieu comme un don gratuit.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Avec ces images du feu et de la lumière, les textes des lectures d’aujourd’hui veulent ouvrir nos cœurs à ce qui nous dépasse. Le chemin du Carême ne fait pas que rappeler le souvenir des évènements de la vie de Jésus, il nous fait entrer dans un monde au-delà de nos espoirs humains et toucher du doigt le mystère d‘un Dieu qui se fait proche de nous comme il l'a fait pour Abraham et pour Jésus. Ce n'est pas un Dieu inaccessible que  révèle la lumière éblouissante de la Transfiguration. Au contraire, elle le montre bien incarné dans son Fils qui s'est fait l'un de nous, vrai Dieu et vrai homme.  « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »        <br />
       <!--Notre chemin du Carême encore cette année nous invite à suivre Jésus de plus près en nous laissant imprégner de sa présence. C’est lui qui occupe nos pensées. C’est son enseignement que nous écoutons. C’est sa mission de salut que nous recevons comme un don de Dieu.-->       <br />
       Que cette Eucharistie fasse de nous des personnes de plus en plus attentives à la parole et à la présence du Fils bien-aimé qui veut nous entraîner à sa suite dans ce temps du Carême qui nous est donné pour nous renouveler et nous préparer aux Jours Saints et à Pâques. <!__aide à entrer de plus en plus dans la rencontre de Dieu avec l’humanité en regardant et en suivant Jésus. Sa présence dans le Pain et le Vin consacrés est pour nous la nourriture spirituelle dont nous avons besoin. Rendons grâces à Dieu de nous la donner avec abondance et recevons-la dans la foi. -->       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 mars 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 12 mars 2019-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _______________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le 2e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       Le Seigneur conclut une alliance avec Abraham, le croyant (Gn 15, 5-12.17-18)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur parlait à Abraham dans une vision.       <br />
           Il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
           Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
              <br />
           Puis il dit :       <br />
       « Je suis le Seigneur,       <br />
       qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée       <br />
       pour te donner ce pays en héritage. »       <br />
           Abram répondit :       <br />
       « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir       <br />
       que je l’ai en héritage ? »       <br />
           Le Seigneur lui dit :       <br />
       « Prends-moi une génisse de trois ans,       <br />
       une chèvre de trois ans,       <br />
       un bélier de trois ans,       <br />
       une tourterelle et une jeune colombe. »       <br />
           Abram prit tous ces animaux,       <br />
       les partagea en deux,       <br />
       et plaça chaque moitié en face de l’autre ;       <br />
       mais il ne partagea pas les oiseaux.       <br />
           Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,       <br />
       Abram les chassa.       <br />
           Au coucher du soleil,       <br />
       un sommeil mystérieux tomba sur Abram,       <br />
       une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.       <br />
           Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.       <br />
       Alors un brasier fumant et une torche enflammée       <br />
       passèrent entre les morceaux d’animaux.       <br />
           Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram       <br />
       en ces termes :       <br />
       « À ta descendance je donne le pays que voici,       <br />
       depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       Écoute, Seigneur, je t’appelle !       <br />
       Pitié ! Réponds-moi !       <br />
       Mon cœur m’a redit ta parole :       <br />
       « Cherchez ma face. »       <br />
              <br />
       C’est ta face, Seigneur, que je cherche :       <br />
       ne me cache pas ta face.       <br />
       N’écarte pas ton serviteur avec colère :       <br />
       tu restes mon secours.       <br />
              <br />
       J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 17 – 4, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       ensemble imitez-moi,       <br />
       et regardez bien ceux qui se conduisent       <br />
       selon l’exemple que nous vous donnons.       <br />
           Car je vous l’ai souvent dit,       <br />
       et maintenant je le redis en pleurant :       <br />
       beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ.       <br />
           Ils vont à leur perte.       <br />
       Leur dieu, c’est leur ventre,       <br />
       et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ;       <br />
       ils ne pensent qu’aux choses de la terre.       <br />
              <br />
           Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 20 – 4, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
              <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » (Lc 9, 28b-36)       <br />
              <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,       <br />
       et il gravit la montagne pour prier.       <br />
           Pendant qu’il priait,       <br />
       l’aspect de son visage devint autre,       <br />
       et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.       <br />
           Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :       <br />
       c’étaient Moïse et Élie,       <br />
           apparus dans la gloire.       <br />
       Ils parlaient de son départ       <br />
       qui allait s’accomplir à Jérusalem.       <br />
           Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;       <br />
       mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,       <br />
       et les deux hommes à ses côtés.       <br />
           Ces derniers s’éloignaient de lui,       <br />
       quand Pierre dit à Jésus :       <br />
       « Maître, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Faisons trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       Il ne savait pas ce qu’il disait.       <br />
           Pierre n’avait pas fini de parler,       <br />
       qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;       <br />
       ils furent saisis de frayeur       <br />
       lorsqu’ils y pénétrèrent.       <br />
           Et, de la nuée, une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils,       <br />
       celui que j’ai choisi :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
           Et pendant que la voix se faisait entendre,       <br />
       il n’y avait plus que Jésus, seul.       <br />
       Les disciples gardèrent le silence       <br />
       et, en ces jours-là,       <br />
       ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-careme-Annee-C-La-transfiguration_a1234.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <updated>2024-03-19T23:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a1166.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063385-55904471.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-05T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 10 mars 2024. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063385-55904471.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
     <div>
      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème (Jean 3, 16).         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus du début jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       5 mars 2024       <br />
               <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018 et du 9 mars 2021       <br />
       -->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
       <!--       <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       -->       <br />
       Pour prolonger la méditation  lire ce texte de Sébastien Doane dans <span style="font-style:italic"> Interbible</span> du 5 mars 2018 :  « Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle.        <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Autre citation, celle de Pascal:       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a1166.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »</title>
   <updated>2021-03-28T15:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a997.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52796937-40141373.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-09T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec à la Chapelle du Séminaire le 14 mars 2021. Textes: 2 Chroniques 36, 14-16.19-23, Éphésiens 2, 4-10 et Jean 3, 14-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52796937-40141373.jpg?v=1609856597" alt="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" title="Homélie pour le 4e dimanche du Carême Année B  « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé... »" />
     </div>
     <div>
      Dans le texte de la première lecture de la messe d'aujourd'hui il est question d’une incroyable délivrance vécue par le peuple d’Israël. Celle-ci fait partie d’une histoire du salut pleine de rebondissements et remplie de bouleversements. Et dans son entretien avec Nicodème, un sage juif qui a demandé à le rencontrer, Jésus explique dans le texte de l’évangile qui vient d’être lu l’aboutissement de toute cette histoire avec l’image du serpent de bronze qu’il s’applique à lui-même élevé sur la croix.        <br />
              <br />
       Pour bien saisir cette image du serpent de bronze qui symbolise la croix du Christ, faisons tout d'abord un bref parcours  qui l’éclairera.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Les préparations</span>       <br />
              <br />
       L'Ancien Testament célèbre l'action de Dieu pour son peuple sous le mode de la victoire. C'est Lui qui l'a fait sortir d'Égypte et entrer dans la Terre promise. Des dirigeants comme Cyrus dont il est question dans la première lecture deviennent instruments de Dieu pour la libération de son peuple. Celui-ci retrouve une demeure et une terre où  il peut s'épanouir en paix. C’est la victoire de son Dieu.       <br />
              <br />
       Mais, en même temps, les prophètes, comme le prophète Isaïe, mettent devant les yeux du peuple une image où la victoire ne se réalise pas avec éclat, mais dans le dénuement et la souffrance. Ils annoncent un Sauveur - un Messie – souffrant qui sera un homme de douleur mené à l'abattoir comme un agneau sans défense (Isaïe 53, 7). Jean-Baptiste va utiliser ces images et ces paroles et il va les appliquer à Jésus en le déclarant l’ « Agneau de Dieu ».        <br />
              <br />
       Dans notre texte de l’évangile, ici, Jésus utilise avec Nicodème une autre image : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle ».       <br />
              <br />
       Après la Passion et la Résurrection, les premiers chrétiens  ont compris à travers cette image du serpent de bronze que sur la croix où Jésus est élevé se réalise une victoire d’un nouveau genre. Sur la croix se joue un drame où ce qui semble perdu devient victorieux. Sur la croix naît un nouveau monde. Sur la croix les ténèbres sont vaincus.         <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Un abaissement, une kénose irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Cette victoire de la croix n'était pas évidente pour les disciples lorsque les événements se sont produits.  <!--Le mystère de Jésus qui meurt sur la croix questionne non seulement ses disciples, mais ils en sont effarés.--> Lors des événements des derniers jours de la vie terrestre de Jésus, les apôtres s'enfuiront tous, sauf saint Jean accompagné de Marie, la mère de Jésus, et de quelques femmes qui se retrouveront sur le Calvaire.        <br />
              <br />
       Tout l'enseignement de Jésus qui parlait de son Heure, qui annonçait à mots couverts sa Passion avait passé par-dessus la tête des apôtres. Son annonce d'un messie crucifié, scandale pour les juifs et  folie pour les païens, comme dira saint Paul (I Corinthiens 1, 23) ne correspondait pas à leur lecture des Écritures. Ils attendaient un Messie flamboyant, victorieux.        <br />
              <br />
       La victoire ne se situe pas où ils l'attendaient. Cette victoire c'est celle de la croix qui deviendra le signe incroyable de l'amour de Dieu : «  Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » dit Jésus à Nicodème.         <br />
              <br />
       Tout est là. La croix, un instrument associé à un supplice, change de sens par la mort de Jésus. Elle devient le signe d'un amour qui sauve et donne la vie. Les premiers chrétiens l’avaient si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. Et il a été celui de toutes les générations qui ont suivies.        <br />
       <!--la mesure de l'adhésion des disciples à leur Maître. Elle sera le repère sensible et concret de l’imitation de Jésus. «  Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mathieu 16, 24).   Saint Jean en reprenant l’image du serpent de bronze élevé pour protéger le peuple d’Israël au désert, l’applique à la mort de Jésus sur la croix : « Quand je serai élevé j'attirerai tout à moi ». Les premiers chrétiens l’avait si bien compris qu’ils choisirent la croix comme symbole de leur foi et de leur choix de suivre Jésus. C'est un choix surprenant car il s'agissait d'un instrument de supplice. Il a été celui de toutes les générations qui ont suivies. -->       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le sens de la croix</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes habitués à voir des croix partout. Mais en réalisons-nous tout le sens? Permettez-moi de vous donner trois mots pour décrire le sens de la croix : amour, salut, vie.        <br />
              <br />
       Amour. La crucifixion de Jésus est l'expression ultime de l'amour Dieu le Père pour le monde. Elle est la clé sans laquelle son amour ne peut être reçu ni compris. Car comme le dit Jésus, il n'y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.          <br />
              <br />
       Salut. La croix exprime le don que Jésus fait de sa vie pour le salut de tous et non pas d’une minorité. Sa mort porte le poids de tous les péchés du monde. Sa mort réconcilie le monde avec Dieu. Elle est le moyen par lequel Dieu sauve le monde. Les ténèbres disparaissent et la lumière devient accessible pour tous.       <br />
               <br />
       Vie. Enfin, en troisième lieu, la mort du Christ sur la croix ouvre à quiconque croit en Lui une vie éternelle. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » dit Jésus au bon larron (Luc 23,43). Le Christ est descendu au plus profond des ténèbres de la mort, il en est ressorti glorieux et vivant pour Dieu. Il nous  entraîne à sa suite. Par le baptême nous sommes morts au péché avec le Christ pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle et éternelle. Saint Paul le dit merveilleusement bien dans la deuxième lecture :  « Dieu est riche en miséricorde ;  à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous avons pris le temps de nous arrêter en ce dimanche au mystère de la mort du Christ élevé en croix. Il  y aurait encore beaucoup à dire. Ce mystère de la croix occupera nos pensées lors des célébrations pascales où nous relirons par deux fois le texte de la Passion de Jésus à partir de la Cène jusqu'à son enterrement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui dans notre célébration eucharistique reconnaissons la présence de Jésus qui, sous les signes de son Corps et de son Sang, le Pain et le Vin consacrés, que nous partageons, s’offre encore comme lorsqu’il fut élevé sur la croix, car l’offrande qu’il fit alors demeure éternellement présente et nous pouvons toujours nous y associer dans la foi, ce que nous faisons à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Bonne célébration!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
        9 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 6 mars 2018-->       <br />
              <br />
       ________________________________       <br />
              <br />
       Pour prolonger la méditation regarder la vidéo de la <span style="font-style:italic">Communauté du Chemin Neuf</span> sur le site Marie de Nazareth intitulée <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=IpthLqaIX1A&feature=share">Pourquoi suis-je sauvé par la mort d'un homme il y a 2000 ans ?</a>        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et lire ce texte de Sébastien Doane dans Interbible du 5 mars 2018 :  " Dans l’Antiquité, le serpent était un symbole de vie éternelle parce que périodiquement, il meurt en laissant sa peau morte pour continuer sa vie. Plus précisément, l’épisode du serpent élevé par Moïse évoque une scène du livre des Nombres (21,4-9) où pendant la traversée du désert, plusieurs personnes sont en danger de mort après avoir été mordues par des serpents. La solution offerte par le Seigneur est que Moïse élève un serpent sur une hampe. Quiconque regardait ce serpent avait la vie sauve. L’analogie offerte par cette image est que Jésus lorsqu’il sera élevé sur la croix aura aussi une portée salvifique. Cette analogie met l’accent sur la différence entre la vie offerte par Moïse et son serpent et Jésus. Alors que pour l’épisode de Moïse, il s’agit d’un retour à la santé, pour Jean, le salut offert par l’élévation de Jésus permet une vie éternelle. '       <br />
              <br />
       [...]  l’image de l’élévation du Fils de l’homme permet un regard prospectif vers la suite. Elle anticipe la crucifixion de Jésus qui, pour Jean, n’est fondamentalement pas une forme de torture et d’exécution, mais le lieu où se manifestera l’exaltation du Fils qui est élevé vers son Père. -->       <br />
       <!--   -->       <br />
       « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553)       <br />
              <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)       <br />
       Lecture du deuxième livre des Chroniques       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       tous les chefs des prêtres et du peuple       <br />
       multipliaient les infidélités,       <br />
       en imitant toutes les abominations des nations païennes,       <br />
       et ils profanaient la Maison       <br />
       que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.       <br />
       Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,       <br />
       sans attendre et sans se lasser,       <br />
       leur envoyait des messagers,       <br />
       car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.       <br />
       Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,       <br />
       méprisaient ses paroles,       <br />
       et se moquaient de ses prophètes ;       <br />
       finalement, il n’y eut plus de remède       <br />
       à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.       <br />
       Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,       <br />
       détruisirent le rempart de Jérusalem,       <br />
       incendièrent tous ses palais,       <br />
       et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.       <br />
       Nabucodonosor déporta à Babylone       <br />
       ceux qui avaient échappé au massacre ;       <br />
       ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils       <br />
       jusqu’au temps de la domination des Perses.       <br />
       Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie :       <br />
       La terre sera dévastée et elle se reposera       <br />
       durant 70 ans,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos       <br />
       tous les sabbats profanés.       <br />
              <br />
       Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,       <br />
       pour que soit accomplie la parole du Seigneur       <br />
       proclamée par Jérémie,       <br />
       le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.       <br />
       Et celui-ci fit publier dans tout son royaume       <br />
       – et même consigner par écrit – :       <br />
       « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :       <br />
       Le Seigneur, le Dieu du ciel,       <br />
       m’a donné tous les royaumes de la terre ;       <br />
       et il m’a chargé de lui bâtir une maison       <br />
       à Jérusalem, en Juda.       <br />
       Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,       <br />
       que le Seigneur son Dieu soit avec lui,       <br />
       et qu’il monte à Jérusalem ! »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir ! (cf. 136, 6a)       <br />
              <br />
       Au bord des fleuves de Babylone       <br />
           nous étions assis et nous pleurions,       <br />
       nous souvenant de Sion ;       <br />
       aux saules des alentours       <br />
       nous avions pendu nos harpes.       <br />
              <br />
       C’est là que nos vainqueurs       <br />
           nous demandèrent des chansons,       <br />
       et nos bourreaux, des airs joyeux :       <br />
       « Chantez-nous, disaient-ils,       <br />
       quelque chant de Sion. »       <br />
              <br />
       Comment chanterions-nous un chant du Seigneur       <br />
       sur une terre étrangère ?       <br />
       Si je t’oublie, Jérusalem,       <br />
       que ma main droite m’oublie !       <br />
              <br />
       Je veux que ma langue s’attache à mon palais       <br />
       si je perds ton souvenir,       <br />
       si je n’élève Jérusalem       <br />
       au sommet de ma joie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       Dieu est riche en miséricorde ;       <br />
       à cause du grand amour dont il nous a aimés,       <br />
       nous qui étions des morts par suite de nos fautes,       <br />
       il nous a donné la vie avec le Christ :       <br />
       c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.       <br />
       Avec lui, il nous a ressuscités       <br />
       et il nous a fait siéger aux cieux,       <br />
       dans le Christ Jésus.       <br />
       Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,       <br />
       la richesse surabondante de sa grâce,       <br />
       par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.       <br />
       C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,       <br />
       et par le moyen de la foi.       <br />
       Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.       <br />
       Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.       <br />
       C’est Dieu qui nous a faits,       <br />
       il nous a créés dans le Christ Jésus,       <br />
       en vue de la réalisation d’œuvres bonnes       <br />
       qu’il a préparées d’avance       <br />
       pour que nous les pratiquions.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !         <br />
       Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :       <br />
       « De même que le serpent de bronze       <br />
       fut élevé par Moïse dans le désert,       <br />
       ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,       <br />
       afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a tellement aimé le monde       <br />
       qu’il a donné son Fils unique,       <br />
       afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,       <br />
       mais obtienne la vie éternelle.       <br />
       Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,       <br />
       non pas pour juger le monde,       <br />
       mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.       <br />
       Celui qui croit en lui échappe au Jugement,       <br />
       celui qui ne croit pas est déjà jugé,       <br />
       du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.       <br />
       Et le Jugement, le voici :       <br />
       la lumière est venue dans le monde,       <br />
       et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,       <br />
       parce que leurs œuvres étaient mauvaises.       <br />
       Celui qui fait le mal déteste la lumière :       <br />
       il ne vient pas à la lumière,       <br />
       de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;       <br />
       mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,       <br />
       pour qu’il soit manifeste       <br />
       que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>T>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Il-faut-que-le-Fils-de-l-homme-soit-eleve_a997.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C  « Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem » </title>
   <updated>2022-01-21T22:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-careme-Annee-C-Ils-parlaient-de-son-depart-qui-allait-s-accomplir-a-Jerusalem_a883.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2019-03-12T15:01:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 17 mars 2019. Textes: Genèse 15, 5-12.17-18, Philippiens 3, 17 – 4, 1 et Luc 9, 28b-36.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/30072500-28849597.jpg?v=1548548926" alt="Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C  « Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem » " title="Homélie pour le 2e dimanche du carême Année C  « Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem » " />
     </div>
     <div>
      Le récit de l’événement de la Transfiguration de Jésus revient à chaque année lors du 2e dimanche du Carême. Ce n’est pas sans raison. Après avoir rappelé le combat de Jésus au désert,  la liturgie nous le présente glorieux et lumineux, rempli de la présence de Dieu. Ce choix est important. Il met devant nos yeux Jésus qui se révèle comme le Fils bien-aimé de Dieu, son Envoyé. Jésus accomplit les promesses de Dieu et il réalise la Nouvelle Alliance avec lui.        <br />
              <br />
       Sa place est centrale dans l'histoire du salut. C'est pourquoi, la liturgie va nous rappeler dans les dimanches qui viennent quatre grands moments de l’histoire du salut tirés de l’Ancien Testament qui éclairent la mission de Jésus.<!--Ce sont l' alliance de Dieu avec Abraham et sa postérité (Genèse 15, 5-12.17-18 : 2e dimanche) ; le buisson ardent (Exode 3, 1-8a.13-15 : 3e dimanche) ; la Pâque de l'entrée dans la terre promise (Josué 5, 10-12 : 4e dimanche) ; la promesse d'un nouvel exode triomphal (Isaïe 43, 16-21).--> Ce sont l’Alliance de Dieu avec Abraham, la révélation du nom de Dieu, la Pâque de l'entrée dans la Terre promise  et le retour des exilés de Babylone. <!--Ces quatre moments sont des pus importants dans l'histoire du salut que Jésus vient accomplir en plénitude.--> L'événement de la Transfiguration que nous raconte saint Luc les intègre de façon imagée par la présence de Moïse et d’Élie à côté de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène de la Transfiguration</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc situe la scène de la Transfiguration sur une  montagne  qui n’est pas nommée, mais qu’on identifie aujourd’hui au Mont Thabor en Palestine. Ce n'est pas sans raison, car dans les Écritures la montagne est un symbole très présent pour marquer la proximité de Dieu. Elle est souvent le lieu où il se révèle comme lors de la remise des dix commandements à Moïse sur le mont Sinaï. Le décor choisi ici n’échappe pas à cette règle.       <br />
              <br />
       En montant avec Jésus sur la montagne, les disciples Pierre, Jacques et Jean sont prêts intérieurement à une rencontre. Celle-ci sera au-delà de toutes leurs attentes. On le voit par leur réactions : émerveillées, éblouis, comblés de paix, ils veulent seulement que ce moment s’éternise ; « Faisons trois tentes ». Ils réalisent aussi que celui qu’ils suivent depuis quelque temps n’est pas  un jeune juif de Nazareth comme les autres. Non seulement, il est imprégné de l’histoire du peuple d'Israël comme ils le sont eux-mêmes,  mais il se situe à un autre niveau où il prend le relais des grands prophètes qu'Élie représente. <!-- et il les surpasse tous. -->       <br />
              <br />
       L’éclat qu’ils perçoivent chez lui n’est pas seulement extérieur. La lumière qui les éblouit est celle d’une source intérieure. Ils ne peuvent en dire plus pour l’instant, mais ils resteront marqués à jamais par ce moment. Dans la seconde lettre  attribuée à saint Pierre, on rappelle cet événement  ainsi : « En effet, ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur.  Car il a reçu de Dieu le Père l’honneur et la gloire quand, depuis la Gloire magnifique, lui parvint une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie. Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue quand nous étions avec lui sur la montagne sainte ». (2 Pi 1, 16-18)       <br />
              <br />
       Les témoins de l’événement de la Transfiguration ont retenu l’essentiel : Jésus est le Fils-bien aimé du Père qui le donne à ses enfants pour leur salut ce que proclame la voix qui se fait entendre « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ». La Transfiguration annonce, écrit saint Luc, le départ de Jésus « qui allait s’accomplir à Jérusalem ». Son départ, c’est le moment de la remise de sa vie à son Père que fera Jésus sur le Calvaire à Jérusalem.  La vie tout entière de Jésus est une marche vers ce moment majeur où il offre tout ce qu’il est pour le salut de toute l’humanité. Ce faisant, Jésus accomplit en plénitude l’Alliance que Dieu a commencée depuis les jours d’Abraham.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une alliance inédite</span>       <br />
              <br />
       Cette Alliance de Dieu avec Abraham nous est relatée dans la première lecture qui nous raconte le moment  où Abraham prend conscience que son Dieu s’est lié à lui par pure gratuité et qu’il ne l’abandonnera jamais lui et sa descendance. La Nouvelle Alliance en Jésus viendra compléter et accomplir totalement  l'Alliance déjà en oeuvre en lui donnant sa forme définitive dans l'offrande que Jésus fera de sa vie.       <br />
              <br />
       La description de l'Alliance de Dieu avec Abraham est faite en utilisant les usages d’une culture qui n’est plus la nôtre, mais elle est parlante. Dans la culture ancienne, le feu symbolise la présence de Dieu, et les offrandes sont le signe de ce que les personnes sont prêtes à apporter dans le geste d’alliance.  Elles y mettent  le plus beau et le meilleur de ce qu’elles ont et de ce qu’elles sont sans exiger de retour. Et alors la merveille se produit, le feu de l’amour de leur Dieu prend ce qui a été apporté et le transforme en un feu divin qui les habitera tous les jours de leurs vies. Le sommeil d'Abraham est une image de l'abandon et de l'accueil total de l'action de Dieu sans poser de questions. Abraham reçoit la présence de Dieu comme un don gratuit.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Avec ces images du feu et de la lumière, les textes des lectures d’aujourd’hui veulent ouvrir nos cœurs à ce qui nous dépasse. Le chemin du Carême ne fait pas que rappeler le souvenir des évènements de la vie de Jésus, il nous fait entrer dans un monde au-delà de nos espoirs humains et toucher du doigt le mystère d‘un Dieu qui se fait proche de nous comme il l'a fait pour Abraham et pour Jésus. Ce n'est pas un Dieu inaccessible que  révèle la lumière éblouissante de la Transfiguration. Au contraire, elle le montre bien incarné dans son Fils qui s'est fait l'un de nous, vrai Dieu et vrai homme.  « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »        <br />
       <!--Notre chemin du Carême encore cette année nous invite à suivre Jésus de plus près en nous laissant imprégner de sa présence. C’est lui qui occupe nos pensées. C’est son enseignement que nous écoutons. C’est sa mission de salut que nous recevons comme un don de Dieu.-->       <br />
       Que cette Eucharistie fasse de nous des personnes de plus en plus attentives à la parole et à la présence du Fils bien-aimé qui veut nous entraîner à sa suite dans ce temps du Carême qui nous est donné pour nous renouveler et nous préparer aux Jours Saints et à Pâques. <!__aide à entrer de plus en plus dans la rencontre de Dieu avec l’humanité en regardant et en suivant Jésus. Sa présence dans le Pain et le Vin consacrés est pour nous la nourriture spirituelle dont nous avons besoin. Rendons grâces à Dieu de nous la donner avec abondance et recevons-la dans la foi. -->       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       12 mars 2019       <br />
              <br />
              <br />
       _______________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le 2e dimanche du carême Année C </b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       Le Seigneur conclut une alliance avec Abraham, le croyant (Gn 15, 5-12.17-18)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       le Seigneur parlait à Abraham dans une vision.       <br />
           Il le fit sortir et lui dit :       <br />
       « Regarde le ciel,       <br />
       et compte les étoiles, si tu le peux... »       <br />
       Et il déclara :       <br />
       « Telle sera ta descendance ! »       <br />
           Abram eut foi dans le Seigneur       <br />
       et le Seigneur estima qu’il était juste.       <br />
              <br />
           Puis il dit :       <br />
       « Je suis le Seigneur,       <br />
       qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée       <br />
       pour te donner ce pays en héritage. »       <br />
           Abram répondit :       <br />
       « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir       <br />
       que je l’ai en héritage ? »       <br />
           Le Seigneur lui dit :       <br />
       « Prends-moi une génisse de trois ans,       <br />
       une chèvre de trois ans,       <br />
       un bélier de trois ans,       <br />
       une tourterelle et une jeune colombe. »       <br />
           Abram prit tous ces animaux,       <br />
       les partagea en deux,       <br />
       et plaça chaque moitié en face de l’autre ;       <br />
       mais il ne partagea pas les oiseaux.       <br />
           Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,       <br />
       Abram les chassa.       <br />
           Au coucher du soleil,       <br />
       un sommeil mystérieux tomba sur Abram,       <br />
       une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.       <br />
           Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses.       <br />
       Alors un brasier fumant et une torche enflammée       <br />
       passèrent entre les morceaux d’animaux.       <br />
           Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram       <br />
       en ces termes :       <br />
       « À ta descendance je donne le pays que voici,       <br />
       depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14)       <br />
              <br />
       R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)       <br />
              <br />
       Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;       <br />
       de qui aurais-je crainte ?       <br />
       Le Seigneur est le rempart de ma vie ;       <br />
       devant qui tremblerais-je ?       <br />
              <br />
       Écoute, Seigneur, je t’appelle !       <br />
       Pitié ! Réponds-moi !       <br />
       Mon cœur m’a redit ta parole :       <br />
       « Cherchez ma face. »       <br />
              <br />
       C’est ta face, Seigneur, que je cherche :       <br />
       ne me cache pas ta face.       <br />
       N’écarte pas ton serviteur avec colère :       <br />
       tu restes mon secours.       <br />
              <br />
       J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants.       <br />
       « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;       <br />
       espère le Seigneur. »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 17 – 4, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       ensemble imitez-moi,       <br />
       et regardez bien ceux qui se conduisent       <br />
       selon l’exemple que nous vous donnons.       <br />
           Car je vous l’ai souvent dit,       <br />
       et maintenant je le redis en pleurant :       <br />
       beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ.       <br />
           Ils vont à leur perte.       <br />
       Leur dieu, c’est leur ventre,       <br />
       et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ;       <br />
       ils ne pensent qu’aux choses de la terre.       <br />
              <br />
           Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 20 – 4, 1)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux,       <br />
       d’où nous attendons comme sauveur       <br />
       le Seigneur Jésus Christ,       <br />
           lui qui transformera nos pauvres corps       <br />
       à l’image de son corps glorieux,       <br />
       avec la puissance active qui le rend même capable       <br />
       de tout mettre sous son pouvoir.       <br />
              <br />
           Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,       <br />
       vous, ma joie et ma couronne,       <br />
       tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » (Lc 9, 28b-36)       <br />
              <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,       <br />
       et il gravit la montagne pour prier.       <br />
           Pendant qu’il priait,       <br />
       l’aspect de son visage devint autre,       <br />
       et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.       <br />
           Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :       <br />
       c’étaient Moïse et Élie,       <br />
           apparus dans la gloire.       <br />
       Ils parlaient de son départ       <br />
       qui allait s’accomplir à Jérusalem.       <br />
           Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;       <br />
       mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,       <br />
       et les deux hommes à ses côtés.       <br />
           Ces derniers s’éloignaient de lui,       <br />
       quand Pierre dit à Jésus :       <br />
       « Maître, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Faisons trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       Il ne savait pas ce qu’il disait.       <br />
           Pierre n’avait pas fini de parler,       <br />
       qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;       <br />
       ils furent saisis de frayeur       <br />
       lorsqu’ils y pénétrèrent.       <br />
           Et, de la nuée, une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils,       <br />
       celui que j’ai choisi :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
           Et pendant que la voix se faisait entendre,       <br />
       il n’y avait plus que Jésus, seul.       <br />
       Les disciples gardèrent le silence       <br />
       et, en ces jours-là,       <br />
       ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-careme-Annee-C-Ils-parlaient-de-son-depart-qui-allait-s-accomplir-a-Jerusalem_a883.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année C  « Faire route »</title>
   <updated>2018-12-04T19:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Faire-route_a866.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2018-12-04T20:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 9 décembre 2018 Année B. Textes: Baruc 5, 1-9, Philippiens 1, 4-6.8-11 et Luc 3, 1-6. Voir le texte des lectures à la fin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/26916619-27400166.jpg?v=1540498805" alt="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année C  « Faire route »" title="Homélie pour le 2e dimanche de l'Avent Année C  « Faire route »" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de l’évangile dominical au cours de cette année liturgique - l’année C - qui est commencée dimanche dernier seront tirées de l’évangile selon saint Luc. Elles reprendront, bien entendu,  des évènements et des paroles que rapportent les évangiles selon saint Mattieu ou selon saint Marc ou selon saint Jean, mais celui de saint Luc y mettra  une touche particulière. Ce matin, en ce 2e dimanche de de l’Avent, avec les textes de la Parole de Dieu qui nous sont proposés nous entrons de plein pied dans cette tonalité particulière de l’évangile de saint Luc.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’arrière-fond biblique</span>       <br />
              <br />
       Pour désigner cette tonalité particulière de l’évangile selon saint Luc un exégète bien connu à Québec, l’abbé Alain Faucher, appelle l’évangile de saint Luc « l’évangile de l’histoire du salut ».  Il écrit : « Luc est souvent considéré comme l’évangile de l’histoire du salut. Jésus y fait route vers le Père au milieu des humains. L’évangile utilise 50 fois le verbe ‘faire route’. Les temps arrivent à maturité dans l’Évangile selon Luc…la grâce de Dieu qui libère, guérit et sauve s’est manifestée dans la personne et l’action de Jésus » (revue <span style="font-style:italic">Pastorale Québec</span> vol. 130 n. 8 novembre 2018 p. 23).       <br />
              <br />
       Avec une telle perspective, saint Luc ne nous renvoie pas dans un monde éthéré ou perdu dans les nuages. Cette histoire du salut qui s’accomplit en plénitude en Jésus a des repères clairs et concrets. Elle s’inscrit dans le temps et l’espace. Elle a connu un long parcours.        <br />
              <br />
       L’Écriture Sainte la fait commencer au tout début de l’humanité dans le jardin d’Éden où Adam et Ève voulant se faire les égaux de Dieu entrent en conflit avec celui-ci. C’est ce qu’on a appelé le « péché originel ».  L'histoire du salut  est marquée par la miséricorde  et l’amour de Dieu qui ne se dément pas et qui n’abandonne pas ses enfants. C’est pourquoi Dieu se manifeste à Abraham, puis à Moïse. Il se choisit un peuple, le peuple d’Israël, les fils et les filles d’Abraham pour le servir. Il le libère de l’esclavage d’Égypte. Pour le guider et l’instruire, il envoie les prophètes  dont le dernier est Jean-Baptiste que l’évangile d’aujourd’hui nous présente.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Jean-Baptiste en marche dans la région du Jourdain</span>       <br />
              <br />
       Ce Jean-Baptiste est présenté en marche sur les routes, en action pour annoncer la richesse et la beauté de l’Alliance de Dieu avec son peuple, de l'histoire du salut à l'oeuvre. Il prend le relais de tous les prophètes qui l’ont précédé. On l'a appelé, à juste titre, « le Précurseur » car il prépare le chemin pour le Sauveur que Dieu a promis depuis longtemps, Jésus, dont nous célébrerons la naissance à Noël. Avec raison,  l<span style="font-style:italic">e Prions en Église canadien</span> retient pour le 2e dimanche de l'Avent le mot « Préparer » qui s'insère bien dans la thématique générale proposée pour le temps de l'Avent en 2018 « Que devons-nous faire ? ».       <br />
              <br />
       Jean-Baptiste prépare la venue du Sauveur dans laquelle culminera l'histoire du salut. Les précisions historiques que saint Luc donne : « l’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée » etc. servent non seulement à situer le dernier des prophètes « fils de Zacharie », mais aussi et surtout à incarner le mystère du salut qui s'accomplit dans la venue du Sauveur promis qui naîtra à Bethléhem et que Jean-Baptiste baptisera plus tard.        <br />
              <br />
       Cette Bonne Nouvelle de la venue du Sauveur nous remplit de joie. Nous pouvons reprendre à notre compte les exclamations du livre de Baruc dans la première lecture en nous mettant à la place de Jérusalem : « Quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,  enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel ».        <br />
              <br />
       Le Sauveur promis est venu, il est mort et il est ressuscité. Il continue de venir. Dans nos années du 21e siècle, les temps sont accomplis. Nous sommes les nouveaux auditeurs et les nouvelles auditrices de Jean-Baptiste. Préparons le chemin du Sauveur. C’est à nous que Jean-Baptiste parle. C’est nous qui avons à accueillir la Bonne Nouvelle qu’il proclame et à nous convertir en revivant le baptême que nous avons reçu. Le rappel de la prédication de Jean-Baptiste parcourant toute la région du Jourdain est une invitation à nous mettre en marche nous aussi sans tarder et sans hésitation dans cette nouvelle année que le Seigneur nous donne de vivre à l’école de saint Luc.        <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Des disciples en marche</span>       <br />
              <br />
       Pour nous accompagner dans notre marche, nous avons des modèles dont la deuxième lecture fait état:  les Philippiens que saint Paul loue pour leur accueil du message qu’ils ont reçu de lui.        <br />
              <br />
       Voilà des gens simples et ordinaires qui se situent dans une réponse empressée et concrète à l’appel qui leur a été fait de recevoir la Bonne Nouvelle de l’Évangile, c'est-à-dire  Jésus lui-même Ressuscité et toujours vivant. « <!--À cause de votre communion avec moi, dès le premier jour jusqu’à maintenant, pour l’annonce de l’Évangile.--> J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus » écrit saint Paul dans cette belle lettre aux chrétiens et chrétiennes de la ville de Philippes en Grèce.       <br />
              <br />
       Retenons que Dieu a commencé  aussi en nous, comme chez les Philippiens, son beau travail et qu’il désire le poursuivre. Nous faisons route. Nous sommes le Peuple de Dieu en marche. Point n’est besoin de longue démonstration pour le comprendre, car si, au Québec, la stabilité des institutions semblait la priorité parfois, la débandade actuelle de ce que fut l’Église québécoise, nous oblige à réaliser dans les faits que l’Église est toujours en route, en marche.        <br />
              <br />
       Elle n’est pas uns institution figée, mais bien le Peuple de Dieu à l'écoute des signes des temps comme le souhaite le Concile Vatican II :  « L’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques» (<span style="font-style:italic">Constitution L’Église dans le monde de ce temps</span> article 4).       <br />
              <br />
       Comment le faire me demanderez-vous? Plusieurs voies sont possibles, celle que je nous conseille pour cette année c’est de nous décentrer de nos problèmes et de laisser l’Esprit de Dieu nous conduire et nous guider. Il n’y a pas de recette autre pour le Peuple de Dieu en route que de se laisser guider par celui qui en est l’âme et l’inspiration. L’Église n'est-elle pas, comme le répète souvent saint Paul, le Corps du Christ ?        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Voilà quelques considérations que m’ont inspirées les textes de la Parole de Dieu aujourd’hui. Elles peuvent, je l’espère, nous permettre d’entrer dans ce chemin de l’histoire du salut qui s’accomplit en Jésus  et que nous suivrons avec l’évangile selon saint Luc tout au cours des dimanches de la nouvelle année liturgique.       <br />
              <br />
       Notre route, notre  marche n’est pas finie. À nous de la reprendre une autre fois, non pas pour nous diminuer, nous culpabiliser, mais pour aller plus loin en gardant les  yeux fixés sur Jésus qui nous donne l’assurance de sa présence dans le Pain et le Vin consacrés que nous partageons et auxquels nous communions.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval</span>       <br />
              <br />
       4 décembre 2018       <br />
              <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Lectures de la messe du 2e dimanche de l'Avent Année C </b>       <br />
              <br />
       <!--Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère,       <br />
       et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,       <br />
           enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu,       <br />
       mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel.       <br />
              <br />
         J’en suis persuadé,       <br />
       celui qui a commencé en vous un si beau travaille continuera jusqu’à son achèvement       <br />
       au jour où viendra le Christ Jésus.       <br />
           Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous       <br />
       dans la tendresse du Christ Jésus.       <br />
              <br />
        Il parcourut toute la région du Jourdain,       <br />
       en proclamant un baptême de conversion       <br />
       pour le pardon des péchés,       <br />
              <br />
       Éric Emmanuel Schmitt dans l'Évangile Selon Pilate appelle Jean-Baptiste le Baptiseur       <br />
              <br />
       Tout d’abord les textes nous présentent un arrière-fond qui nous permettra de situer par la suite les péripéties, les enseignements et les récits de l’évangile de saint Luc.       <br />
              <br />
       Ils sont de la même trempe que les Juifs que «  Dieu…ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal » dont parle le passage du livre de Baruc lu dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère,       <br />
       et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,       <br />
           enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu,       <br />
       mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel.       <br />
              <br />
       le continuera jusqu’à son achèvement       <br />
       au jour où viendra le Christ Jésus.       <br />
           Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous       <br />
       dans la tendresse du Christ Jésus.       <br />
              <br />
        Il parcourut toute la région du Jourdain,       <br />
       en proclamant un baptême de conversion       <br />
       pour le pardon des péchés,       <br />
              <br />
       Éric Emmanule Shmitt dans l'Évangile Selon Pilate appelle Jean-Baptiste le Baptiseur       <br />
       -->       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Dieu va déployer ta splendeur » (Ba 5, 1-9)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Baruc       <br />
              <br />
           Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère,       <br />
       et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,       <br />
           enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu,       <br />
       mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel.       <br />
           Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel,       <br />
           car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms :       <br />
       « Paix-de-la-justice »       <br />
       et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ».       <br />
           Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur,       <br />
       et regarde vers l’orient :       <br />
       vois tes enfants rassemblés du couchant au levant       <br />
       par la parole du Dieu Saint ;       <br />
       ils se réjouissent parce que Dieu se souvient.       <br />
           Tu les avais vus partir à pied,       <br />
       emmenés par les ennemis,       <br />
       et Dieu te les ramène, portés en triomphe,       <br />
       comme sur un trône royal.       <br />
           Car Dieu a décidé       <br />
       que les hautes montagnes et les collines éternelles       <br />
       seraient abaissées,       <br />
       et que les vallées seraient comblées :       <br />
       ainsi la terre sera aplanie,       <br />
       afin qu’Israël chemine en sécurité       <br />
       dans la gloire de Dieu.       <br />
           Sur l’ordre de Dieu,       <br />
       les forêts et les arbres odoriférants       <br />
       donneront à Israël leur ombrage ;       <br />
           car Dieu conduira Israël dans la joie,       <br />
       à la lumière de sa gloire,       <br />
       avec sa miséricorde et sa justice.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
              <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Dans la droiture, marchez sans trébucher vers le jour du Christ » (Ph 1, 4-6.8-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           à tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous,       <br />
       c’est avec joie que je le fais,       <br />
           à cause de votre communion avec moi,       <br />
       dès le premier jour jusqu’à maintenant,       <br />
       pour l’annonce de l’Évangile.       <br />
           J’en suis persuadé,       <br />
       celui qui a commencé en vous un si beau travail       <br />
       le continuera jusqu’à son achèvement       <br />
       au jour où viendra le Christ Jésus.       <br />
           Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous       <br />
       dans la tendresse du Christ Jésus.       <br />
           Et, dans ma prière,       <br />
       je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus       <br />
       dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance       <br />
           pour discerner ce qui est important.       <br />
       Ainsi, serez-vous purs et irréprochables       <br />
       pour le jour du Christ,       <br />
           comblés du fruit de la justice       <br />
       qui s’obtient par Jésus Christ,       <br />
       pour la gloire et la louange de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Tout être vivant verra le salut de Dieu » (Lc 3, 1-6)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers :       <br />
       tout être vivant verra le salut de Dieu.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       L’an quinze du règne de l’empereur Tibère,       <br />
       Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée,       <br />
       Hérode étant alors au pouvoir en Galilée,       <br />
       son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide,       <br />
       Lysanias en Abilène,       <br />
                   les grands prêtres étant Hanne et Caïphe,       <br />
       la parole de Dieu fut adressée dans le désert       <br />
       à Jean, le fils de Zacharie.       <br />
              <br />
           Il parcourut toute la région du Jourdain,       <br />
       en proclamant un baptême de conversion       <br />
       pour le pardon des péchés,       <br />
           comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète :       <br />
       Voix de celui qui crie dans le désert :       <br />
       Préparez le chemin du Seigneur,       <br />
       rendez droits ses sentiers.       <br />
           Tout ravin sera comblé,       <br />
       toute montagne et toute colline seront abaissées ;       <br />
       les passages tortueux deviendront droits,       <br />
       les chemins rocailleux seront aplanis ;       <br />
           et tout être vivant verra le salut de Dieu.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C (Luc 21, 25-28.34-36) «  Debout devant le Fils de l'homme »</title>
   <updated>2018-12-07T02:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-Luc-21-25-28-34-36-Debout-devant-le-Fils-de-l-homme_a675.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/8524673-13412174.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-11-16T03:03:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 1er dimanche de l'Avent 29 novembre 2015 Année C Textes: Jérémie 33, 14-16, 1 Thessaloniciens 3, 2-4,2 et Luc 21, 25-28.34-36.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8524673-13412174.jpg?v=1447642887" alt="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C (Luc 21, 25-28.34-36) «  Debout devant le Fils de l'homme »" title="Homélie pour le 1er dimanche de l'Avent  Année C (Luc 21, 25-28.34-36) «  Debout devant le Fils de l'homme »" />
     </div>
     <div>
      En entendant la lecture de l'évangile d'aujourd'hui, il n'est pas possible de ne pas penser aux attentats de Paris, de Beyrouth, de Bamako trois capitales francophones touchées en une semaine. Le terrorisme est en expansion. La peur, la crainte et l'inquiétude font désormais partie de la vie de bien des personnes. Placé au début d'une nouvelle année liturgique, le récit de l'Évangile parle de la venue de Jésus dans les mêmes termes. C'est intriguant. Essayons d'y voir plus clair.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Se redresser et relever la tête</span>       <br />
              <br />
       Commençons par les images de bouleversements. Celles-ci font partie d'un style qu'on retrouve dans la Bible à plusieurs endroits : le style apocalyptique. Dans notre texte, les images mettent en scène non seulement des personnes, mais tout l'univers : &quot;il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles....les nations seront affolées...les hommes mourront&quot;. Il ne s'agit pas de descriptions à interpréter au pied de la lettre. Ce sont des paroles qui visent à provoquer et à saisir les auditeurs. On le voit par la suite du texte qui invite à se redresser à relever la tête. Pourquoi? Parce que les bouleversements annoncés ouvrent sur un  horizon nouveau qui est celui de la rédemption, libération de tous les esclavages pour accueillir l'amour inconditionnel du Père. &quot;Redressez-vous et relevez la tête parce que votre rédemption approche.&quot; Un &quot;Germe de justice&quot; sera donné annonce le prophète Jérémie dans la première lecture. Il délivrera, il instaurera le droit et la justice, il apportera la paix.       <br />
              <br />
       Jésus nous invite dans cette exhortation à le reconnaître comme celui qu'annonçaient les prophètes. Il nous invite à le  recevoir comme celui qui est le Sauveur que Dieu donne à l'humanité. Un Sauveur qui rassemble tout l'univers dans l'amour du Père. Un Sauveur qui envoie ceux et celles qui le suivent partager cette Bonne Nouvelle qu'il sont aimés de Dieu. Un Sauveur qui continue d'être  présent au monde par son Corps et son Sang dans l'Eucharistie.       <br />
              <br />
       Mettant devant nos  yeux le mystère de la rédemption, la liturgie  de ce premier dimanche de l'Avent s'attache à ce qui est à la base de tous les mystères qui seront célébrés au cours de l'année liturgique. Celle-ci en effet déploie plus en détail ce mystère en nous faisant vivre la Nativité de Jésus à Noël, sa manifestation aux nations à l'Épiphanie puis son Baptême, sa Passion et sa Résurrection  suivies de l'Ascension et de l'envoi de l'Esprit à la Pentecôte.       <br />
              <br />
       Se redresser et relever la tête c'est consentir à sortir de nos courtes vues et à entrer dans le Dessein de Dieu qui nous dépasse, dans une histoire qui est une histoire du Salut commencée avec Abraham et les Prophètes et menée à terme par Jésus vers qui se porteront nos regards durant toute cette nouvelle année liturgique.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Restez éveillés et priez</span>       <br />
              <br />
       Pour ce faire, Jésus lance un invitation à ne pas laisser sans réponse : &quot;Restez éveillés et priez en tout temps&quot; dit Jésus. En effet, pour voir plus loin, pour aller au-delà des choses qui  nous entourent et des événements qui arrivent, pour en découvrir le sens, il faut se  tenir debout sans se laisser écraser. La prière permet de rester éveillés. Dans une rencontre intime et personnelle avec la Parole de Dieu et avec Celui que le Père envoie, Jésus son Fils Bien-Aimé, elle fait entrer dans le mystère de la Rédemption, dans le mystère de l'histoire du Salut que nous racontera de nouveau la liturgie au cours de la nouvelle année liturgique qui commence en ce premier dimanche de l'Avent.       <br />
              <br />
       Ainsi, le disciple de Jésus pourra se tenir &quot;debout devant le Fils de l'homme&quot; tout en acceptant ses limites et sa petitesse, mais en s'appuyant sur la force et la grâce de Dieu. Il se saura &quot;serviteur inutile&quot;, mais en même temps &quot;aimé de Dieu&quot; en qui il mettra toute sa confiance. Quel beau message! Notre société a un énorme besoin de tels &quot;gens debout&quot;, car elle cherche dans tous les sens. Le message de l'Évangile y trouve un terrain des plus propices pour y être proclamé comme on le voit par le rayonnement des homélies et des gestes du pape François.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment entrer dans l'Avent cette année? C'est une question que je pose à chacun et à chacune d'entre vous en terminant ces brèves réflexions.       <br />
              <br />
        Saint Paul peut nous guider si nous le voulons. Aux Thessaloniciens qui attendaient le retour du Christ avec impatience, il rappelle l'importance des gestes quotidiens et des relations de proximité. Pas de fuite en avant dans un idéal utopique, mais une vie au ras des obligations et des devoirs de son état de vie. Continuez à vous appliquer à vivre comme je vous l'ai enseigné, faites de nouveaux progrès dit saint Paul, ayez un amour de plus en plus intense à l'égard de tous et vivez une sainteté sans reproche.       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur au cours de cette Eucharistie qu'il nous accompagne dans cette période de l'Avent pour que la Bonne Nouvelle de notre Salut, de notre Rédemption ne se limite pas à des mots qui nous entendons et que nous répétons, mais qu'elle s'incarne de plus en plus dans nos vies.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Faisons cette prière si vous le voulez bien : &quot; Donne-moi, Seigneur, de croire fermement que s'accomplit aujourd'hui ta promesse de Salut. Donne-moi de croire à ton projet de Salut pour l'humanité tout entière malgré les ténèbres de l'histoire, les guerres, les attentats, les chagrins, les peines, la mort. Donne-moi de me tenir debout, d'espérer et de veiller. Donne-moi, Seigneur, de faire retentir dans le monde avec mes frères et soeurs disciples de Jésus cette Bonne Nouvelle du Salut pour l'humanité en Jésus. Amen! &quot;       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval       <br />
       26 novembre 2015</span>       <br />
              <br />
       _________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note sur le style apocalyptique</span>       <br />
              <br />
       Le style apocalyptique utilise de nombreux symboles pour produire une émotion et un message. Chaque détail symbolique contribue à la recherche d'une signification d’ensemble sur le plan de la foi. L’apocalyptique aime accumuler les métaphores et les images. Le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) qui signifie « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation ». Ce genre littéraire est particulièrement approprié pour décrire les réalités divines transcendantes, en révéler la richesse et la profondeur. Le modèle du genre se trouve dans le livre de Daniel dans l'Ancien Testament et dans le livre de l'Apocalypse du Nouveau Testament.
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