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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:30:05+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » </title>
   <updated>2025-04-01T21:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-04-01T21:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 6 avril 2025. Textes: Isaïe 43, 16-21, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85946589-61193041.jpg?v=1554076225" alt="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " title="Homélie pour le 5e dimanche du carême Année C  « Je ne te condamne pas » " />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il les invite à plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades », dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
              <br />
       Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».       <br />
              <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->. L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord. <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées alors qu’on avait eu tendance dans le passé à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité.-->       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       1 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--homélie  reprise de celle avec corrections du2 avril 2019-->       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Voici que je fais une chose nouvelle       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
              <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
              <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
              <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
              <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
              <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ___________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 5e dimanche du carême Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
              <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
              <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1237.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au-delà des pratiques...  »  </title>
   <updated>2024-08-27T15:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Au-dela-des-pratiques_a1193.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602473-57034339.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-08-27T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 1 septembre 2024. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Deutéronome 4, 1-2.6-8, Jacques 1, 17-18.21b-22.27 et Marc 7, 1-8.14-15.21-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602473-57034339.jpg?v=1623419540" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au-delà des pratiques...  »  " title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au-delà des pratiques...  »  " />
     </div>
     <div>
      Le message de l'évangile d'aujourd'hui nous invite à mettre les choses à la bonne place, à laisser de côté ce qui est accessoire et non-essentiel, à dépasser les pratiques de toutes sortes pour aller au fond de l'âme, au  fond du cœur des personnes, pour accueillir les « dons les meilleurs » qui viennent d’en haut comme le souhaite saint Jacque dans la lecture que nous avons entendue : "Les dons les meilleurs, les présents merveilleux viennent d'en haut, ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières...".<!--Dans la deuxième lecture, nous avons entendu cette phrase de  la lettre de saint Jacques : "Les dons les meilleurs, les présents merveilleux viennent d'en haut, ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières...". Je pense que cette belle phrase peut  éclairer les discussions de Jésus avec les pharisiens dont fait état l'Évangile.        <br />
       En effet,  le message de l'évangile d'aujourd'hui nous invite à mettre les choses à la bonne place, à laisser de côté ce qui est accessoire et non-essentiel, à dépasser les pratiques de toutes sortes pour aller au fond de l'âme, au  fond du cœur des personnes, pour accueillir les « dons les meilleurs » qui viennent d’en haut.-->       <br />
              <br />
       Regardons plus en détail la scène de l'Évangile rapportée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une discussion </span>       <br />
              <br />
       Jésus ici discute avec les autorités du temps (pharisiens et scribes)  du lavage des mains avant les repas. On a constaté avec la pandémie de la COVID que ce n'est pas banal. Le lavage des mains est devenu une pratique courante.       <br />
              <br />
       Pour les Juifs du temps de Jésus, il ne s'agissait pas seulement d'une pratique sanitaire, mais aussi  d'une prescription religieuse à laquelle on ne peut en aucun cas se soustraire. Ils en faisaient une obligation absolue. Jésus ici apporte une nuance et il n'en fait pas un absolu religieux. Ce qui fait qu'il laisse ses disciples passer outre à cette prescription.       <br />
              <br />
       Retenons bien ceci : Jésus ici ne dit pas de ne pas se laver les mains, mais il profite de cette discussion pour donner un message; Le voici en deux mots : ce qui est caractéristique de ses disciples – et donc de nous chrétiens d’aujourd’hui – c’est que la religion et la morale vont ensemble. Il  n’y a pas de séparation : les rites extérieurs, les comportements extérieurs pour bien faire, cela doivent aller avec le cœur, avec l’intérieur        <br />
              <br />
       Pourquoi ? Parce que Jésus veut qu’on ajuste ses comportements selon ce qu’on croit, ou encore dit autrement, que ce que l’on croit se manifeste dans notre agir. Il invite à aller au-delà des pratiques et des rites. Comme le dira saint Jacques plus tard dans cette merveilleuse lettre dont on vient de lire un extrait : « Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur, et de se garder propre au milieu du monde » (<span style="font-style:italic">Jacques</span> 1, 27).         <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un message ouvert</span>       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, il ne faudrait pas, en parlant de ce message de Jésus, juger le monde autour de nous, car parfois les actions extérieures posées peuvent s’expliquer de diverses façons et seul Dieu sonde les reins et les cœurs comme on dit.        <br />
              <br />
       Je pense entre autres à tous nos grands-parents qui ont peut-être paru ne faire que des gestes extérieurs, des pratiques religieuses extérieures etc. avant le concile Vatican II, mais je me garderais de les juger, car je suis sûr que le cœur y était pour la plupart. Comme on dit c’est l’intention qui compte, ce qu’il y a dans le cœur. Dieu voit dans le secret.        <br />
              <br />
       Jésus dénonce, en passant, les personnes qui laissent leur intérieur s’enténébrer et qui ainsi produisent toutes sortes de comportements malsains.  C’est pourquoi on peut dire en terme d’aujourd’hui que Jésus nous invite à réveiller notre conscience et à développer une conscience droite. Trop souvent, on la laisse s’endormir. On agit sans trop se poser de questions. On prône une tolérance excessive, une liberté sans retenue, une spontanéité sans questionnements « Moi je suis comme cela » entend-on…et un point c’est tout.       <br />
              <br />
       Or ici Jésus nous montre que toute morale  vraiment chrétienne et évangélique c‘est la conscience qui se laisse éclairer et guider par sa foi et  par l’évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Autrefois il y avait, vous vous en souvenez, les examens de conscience qu’on nous invitait à faire le soir avant de se coucher. Aujourd’hui, il faudrait peut-être penser à restaurer une forme d’examen de conscience. Le pape François y invitait les gens dans une homélie (11 octobre 2014) en disant : "Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe  et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur”.        <br />
              <br />
       Si on ne s’arrête pas de temps à autre, on s’endort. On évite de se remettre en question. On prend des habitudes qui nous emprisonnent. Ou encore on remet sans cesse à plus tard.       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu aujourd’hui nous invite par Jésus à nous arrêter, à nous interroger sur nos motivations pour faire la lumière sur ce qui est à l’intérieur de nous. Ce que Jésus veut c’est qu’on agisse avec une liberté intérieure, par nous-mêmes, en prenant nos responsabilités au sérieux.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Bien sûr, nous n’arriverons pas toujours à agir parfaitement. Il y a tout un cheminement à faire, il y a des fautes, des erreurs, des manquements, des "coches mal taillées », mais ce qui compte c’est  d’y aller avec sa conscience éclairée par la Parole de Dieu, d’y mette son cœur.       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à nous ouvrir de plus en  plus à la lumière de Celui qui est pour nous est le Chemin, la Vérité et la Vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       27  août 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26  août 2015 et 29  août 2021-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ordonne… vous garderez les commandements du Seigneur » (Dt 4, 1-2.6-8)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances        <br />
       que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique.       <br />
       Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession,        <br />
       dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères.        <br />
           Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ordonne,        <br />
       et vous n’y enlèverez rien,        <br />
       mais vous garderez les commandements du Seigneur votre Dieu        <br />
       tels que je vous les prescris.       <br />
           Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ;        <br />
       ils seront votre sagesse et votre intelligence        <br />
       aux yeux de tous les peuples.        <br />
       Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets,        <br />
       ils s’écrieront :        <br />
       ‘Il n’y a pas un peuple sage et intelligent        <br />
       comme cette grande nation !’        <br />
           Quelle est en effet la grande nation        <br />
       dont les dieux soient aussi proches        <br />
       que le Seigneur notre Dieu est proche de nous        <br />
       chaque fois que nous l’invoquons ?        <br />
           Et quelle est la grande nation        <br />
       dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes        <br />
       que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ? »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5)       <br />
       R/ Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? (Ps 14, 1a)       <br />
              <br />
       Celui qui se conduit parfaitement,        <br />
       qui agit avec justice       <br />
       et dit la vérité selon son cœur.       <br />
       Il met un frein à sa langue.       <br />
              <br />
       Il ne fait pas de tort à son frère       <br />
       et n’outrage pas son prochain.       <br />
       À ses yeux, le réprouvé est méprisable       <br />
       mais il honore les fidèles du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il ne reprend pas sa parole.       <br />
       Il prête son argent sans intérêt,        <br />
       n’accepte rien qui nuise à l’innocent.       <br />
       Qui fait ainsi demeure inébranlable.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Mettez la Parole en pratique » (Jc 1, 17-18.21b-22.27)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères bien-aimés,       <br />
           les présents les meilleurs, les dons parfaits,       <br />
       proviennent tous d’en haut,        <br />
       ils descendent d’auprès du Père des lumières,        <br />
       lui qui n’est pas, comme les astres,       <br />
       sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.        <br />
           Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité,        <br />
       pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.        <br />
           Accueillez dans la douceur la Parole semée en vous ;        <br />
       c’est elle qui peut sauver vos âmes.        <br />
           Mettez la Parole en pratique,        <br />
       ne vous contentez pas de l’écouter :        <br />
       ce serait vous faire illusion.       <br />
           Devant Dieu notre Père,        <br />
       un comportement religieux pur et sans souillure,        <br />
       c’est de visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse,        <br />
       et de se garder sans tache au milieu du monde.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes » (Mc 7, 1-8.14-15.21-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Père a voulu nous engendrer par sa parole de vérité,       <br />
       pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.       <br />
       Alléluia. (Jc 1, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,        <br />
       se réunissent auprès de Jésus,        <br />
           et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas        <br />
       avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.        <br />
           – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,        <br />
       se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,        <br />
       par attachement à la tradition des anciens ;        <br />
           et au retour du marché,        <br />
       ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,        <br />
       et ils sont attachés encore par tradition        <br />
       à beaucoup d’autres pratiques :        <br />
       lavage de coupes, de carafes et de plats.        <br />
           Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus :        <br />
       « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas        <br />
       la tradition des anciens ?        <br />
       Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »        <br />
           Jésus leur répondit :        <br />
       « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,        <br />
       ainsi qu’il est écrit :       <br />
       Ce peuple m’honore des lèvres,       <br />
       mais son cœur est loin de moi.       <br />
           C’est en vain qu’ils me rendent un culte ;        <br />
       les doctrines qu’ils enseignent        <br />
       ne sont que des préceptes humains.       <br />
           Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu,        <br />
       pour vous attacher à la tradition des hommes. »       <br />
              <br />
           Appelant de nouveau la foule, il lui disait :        <br />
       « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.        <br />
           Rien de ce qui est extérieur à l’homme        <br />
       et qui entre en lui        <br />
       ne peut le rendre impur.        <br />
       Mais ce qui sort de l’homme,        <br />
       voilà ce qui rend l’homme impur. »       <br />
              <br />
           Il disait encore à ses disciples, à l’écart de la foule :       <br />
       « C’est du dedans, du cœur de l’homme,        <br />
       que sortent les pensées perverses :        <br />
       inconduites, vols, meurtres,        <br />
           adultères, cupidités, méchancetés,        <br />
       fraude, débauche, envie,        <br />
       diffamation, orgueil et démesure.        <br />
           Tout ce mal vient du dedans,        <br />
       et rend l’homme impur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il dépend de toi de rester fidèle »</title>
   <updated>2023-02-07T14:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Il-depend-de-toi-de-rester-fidele_a1105.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69910154-48825343.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-07T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année A 12 février 2023. Textes: Sirac 15, 15-20, I Corinthiens 2, 6-10 et lecture brève Mathieu 5, 20-22a.27-28.33-34a.37.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910154-48825343.jpg?v=1674064294" alt="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il dépend de toi de rester fidèle »" title="Homélie pour le 6e dimanche du temps ordinaire Année A : « Il dépend de toi de rester fidèle »" />
     </div>
     <div>
      Nous avons ce matin une série d’admonestations qui commencent par « Vous avez appris » et qui se continuent par « Hé bien! moi, je vous dis ».        <br />
              <br />
       Cette présentation est typique de la prédication de Jésus qui savait capter l’attention des personnes qui l’écoutaient avec des phrases chocs  sous forme de contrastes faciles à retenir. « Vous avez appris », « Hé bien! moi, je vous dis » en est un bel exemple.       <br />
              <br />
       Ces mots ouvrent la porte sur deux mondes, deux façons de voir nos rapports avec Dieu.  Ces deux façons sont bien illustrées selon moi dans les deux images qui suivent. Je vous les donne.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux images pour deux mondes</span>       <br />
              <br />
       Voici la première image : c’est celle d’un casse-tête.        <br />
              <br />
       Vous avez déjà fait un casse-tête. S’il comporte un grand nombre de pièces, vous installez devant vous  la scène représentée, puis vous vous mettez à fouiller le tas de pièces. Petit à petit, après plusieurs heures ou plusieurs jours parfois vous arrivez à tout mettre en place jusqu’au dernier petit morceau qui met un point final à votre casse-tête.       <br />
              <br />
       Deuxième image : une plante qui se développe.        <br />
              <br />
       Maintenant représentez-vous une autre situation. Celle d’une plante que vous mettez en terre. La semence contient en germe la fleur et le fruit. Déjà la plante est toute contenue dans la semence. Vous n’avez pas à vous guider avec un modèle devant vous. Mais, d’autre part, à cette plante, vous devez fournir la lumière et l’eau nécessaires, l'entretenir, la protéger aussi. Sa floraison, puis son fruit viendront consommer et enfin mettre le point final à votre entreprise.       <br />
              <br />
       Laquelle de ces deux images, selon vous, peut illustrer le mieux la façon de vivre nos rapports avec Dieu? <!--Parole de Jésus qui dit qu’il n’est pas venu abolir la Loi et les Prophètes, mais les accomplir, les compléter, qui illustre le mieux le « Vous avez appris » et le « Hé bien! moi, je vous dis ».-->       <br />
              <br />
       II-  <span style="font-style:italic">Un dessein de Dieu en action constante</span>       <br />
              <br />
       Hé oui! bien sûr, c’est la seconde image qui s’applique le mieux à nos rapports avec Dieu selon Jésus.        <br />
              <br />
       En effet, Jésus ne prône pas la réalisation d’un plan ou d’un devis comme s’il ne s’agissait que de mettre tous les morceaux à la bonne place, comme dans un casse-tête.  il nous parle plutôt d'une relation avec Dieu, d'un dessein de salut  de Dieu pour son peuple qu'il vient mener à son terme, à son accomplissement. « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ».       <br />
              <br />
       L'image de la plante qui se développe s'applique  parfaitement ici.        <br />
              <br />
       La Loi Ancienne que Jésus appelle la Loi et les Prophètes comme il était d’usage chez les Juifs de son temps contient en germe la Loi Nouvelle comme la plante contient déjà le fruit, mais la Loi Ancienne en elle-même est incomplète. Elle va trouver sa plénitude dans celui qui nous dit Dieu de façon totale, dans Jésus, le Fils bien-aimé auquel conduit toute la Loi et les Prophètes.        <br />
              <br />
       Loin de nous couper de l’Ancien Testament qui est la Loi Ancienne, le Nouveau Testament qui est la Loi Nouvelle le prolonge et nous y replonge continuellement. C’est pourquoi Jésus peut dire « Celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le Royaume des cieux ». Il y a une continuité dans le Dessein de Dieu qui est annoncé et préfiguré dans l’Ancien Testament et qui est réalisé en plénitude dans le Nouveau par Jésus.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Les chrétiens dans leur fréquentation de la Bible après y avoir ajouté le Nouveau Testament qui comprend les évangiles auxquels s'ajoutent les lettres de saint Paul, de saint Jean, de saint Pierre et de saint Jacques ainsi que le livre de l’Apocalypse, n’ont pas rejeté les livres de l’Ancien Testament. Ils les ont gardés en les lisant de façon nouvelle comme on le fait couramment dans la prière avec le livre des Psaumes. On les a « christianisés »  pourrait-t-on dire.        <br />
              <br />
       Ce qui s’appliquait au peuple d’Israël a été appliqué au Peuple de Dieu que nous sommes, au Corps du Christ qu’est l’Église. Et ainsi, nous nous en servons pour guider notre route et notre prière. Quoiqu' incomplets, ils éclairent l’accomplissement et la plénitude que Jésus a apporté à l’histoire d’amour d’un Dieu qui agit dans  notre histoire. Jésus met l’accent sur ce qui est intérieur et non ce qui est extérieur. La loi Nouvelle est la loi de l’Esprit qui est donné à tous ceux et celles qui se mettent à la suite de Jésus comme les premiers disciples l'ont fait.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui demandons au Seigneur de redécouvrir le goût de sa Parole toujours vivante pour que nous puissions  observer tous les commandements comme le souhaite Ben Sira le Sage dans la première lecture « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle ». Laissons donc grandir dans nos cœurs, par l’action de l’Esprit Saint, la semence de la Parole déposée en nous au Baptême et entretenue par les sacrements dont l’Eucharistie à laquelle nous participons.        <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous faire progresser de plus en plus dans la connaissance de la Loi Nouvelle et de nous aider à la mettre en pratique, car « heureux ceux et celles qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » (Luc 11, 28).         <br />
              <br />
       Comme le dit si bien Ben Sira le Sage  « Il dépend de toi de rester fidèle ».        <br />
              <br />
       C’est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 février 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 11 février 2020-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il n’a commandé à personne d’être impie » (Si 15, 15-20)       <br />
       Lecture du livre de Ben Sira le Sage       <br />
              <br />
       Si tu le veux, tu peux observer les commandements,       <br />
       il dépend de ton choix de rester fidèle.       <br />
           Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu :       <br />
       étends la main vers ce que tu préfères.       <br />
           La vie et la mort sont proposées aux hommes,       <br />
       l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix.       <br />
           Car la sagesse du Seigneur est grande,       <br />
       fort est son pouvoir, et il voit tout.       <br />
           Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent,       <br />
       il connaît toutes les actions des hommes.       <br />
           Il n’a commandé à personne d’être impie,       <br />
       il n’a donné à personne la permission de pécher.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 118 (119), 1-2, 4-5, 17-18, 33-34)       <br />
       R/ Heureux ceux qui marchent       <br />
       suivant la loi du Seigneur ! (cf. Ps 118, 1)       <br />
              <br />
       Heureux les hommes intègres dans leurs voies       <br />
       qui marchent suivant la loi du Seigneur !       <br />
       Heureux ceux qui gardent ses exigences,       <br />
       ils le cherchent de tout cœur !       <br />
              <br />
       Toi, tu promulgues des préceptes       <br />
       à observer entièrement.       <br />
       Puissent mes voies s’affermir       <br />
       à observer tes commandements !       <br />
              <br />
       Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,       <br />
       j’observerai ta parole.       <br />
       Ouvre mes yeux,       <br />
       que je contemple les merveilles de ta loi.       <br />
              <br />
       Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ;       <br />
       à les garder, j’aurai ma récompense.       <br />
       Montre-moi comment garder ta loi,       <br />
       que je l’observe de tout cœur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « La sagesse que Dieu avait prévue dès avant les siècles pour nous donner la gloire » (1 Co 2, 6-10)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           c’est bien de sagesse que nous parlons       <br />
       devant ceux qui sont adultes dans la foi,       <br />
       mais ce n’est pas la sagesse de ce monde,       <br />
       la sagesse de ceux qui dirigent ce monde       <br />
       et qui vont à leur destruction.       <br />
           Au contraire, ce dont nous parlons,       <br />
       c’est de la sagesse du mystère de Dieu,       <br />
       sagesse tenue cachée,       <br />
       établie par lui dès avant les siècles,       <br />
       pour nous donner la gloire.       <br />
           Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue,       <br />
       car, s’ils l’avaient connue,       <br />
       ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire.       <br />
           Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture :       <br />
       ce que l’œil n’a pas vu,       <br />
       ce que l’oreille n’a pas entendu,       <br />
       ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme,       <br />
       ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.       <br />
           Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation.       <br />
       Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses,       <br />
       même les profondeurs de Dieu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il a été dit aux Anciens. Eh bien ! moi, je vous dis » (Mt 5, 17-37)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tu es béni, Père,       <br />
       Seigneur du ciel et de la terre,       <br />
       tu as révélé aux tout-petits       <br />
       les mystères du Royaume !       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 11, 25)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :       <br />
       je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.       <br />
           Amen, je vous le dis :       <br />
       Avant que le ciel et la terre disparaissent,       <br />
       pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi       <br />
       jusqu’à ce que tout se réalise.       <br />
           Donc, celui qui rejettera       <br />
       un seul de ces plus petits commandements,       <br />
       et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,       <br />
       sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.       <br />
       Mais celui qui les observera et les enseignera,       <br />
       celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.       <br />
           Je vous le dis en effet :       <br />
       Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,       <br />
       vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.       <br />
              <br />
           Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :       <br />
       Tu ne commettras pas de meurtre,       <br />
       et si quelqu’un commet un meurtre,       <br />
       il devra passer en jugement.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis :       <br />
       Tout homme qui se met en colère contre son frère       <br />
       devra passer en jugement.       <br />
       Si quelqu’un insulte son frère,       <br />
       il devra passer devant le tribunal.       <br />
       Si quelqu’un le traite de fou,       <br />
       il sera passible de la géhenne de feu.       <br />
           Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,       <br />
       si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,       <br />
           laisse ton offrande, là, devant l’autel,       <br />
       va d’abord te réconcilier avec ton frère,       <br />
       et ensuite viens présenter ton offrande.       <br />
           Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire       <br />
       pendant que tu es en chemin avec lui,       <br />
       pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,       <br />
       le juge au garde,       <br />
       et qu’on ne te jette en prison.       <br />
           Amen, je te le dis :       <br />
       tu n’en sortiras pas       <br />
       avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.       <br />
              <br />
           Vous avez appris qu’il a été dit :       <br />
       Tu ne commettras pas d’adultère.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis :       <br />
       Tout homme qui regarde une femme avec convoitise       <br />
       a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.       <br />
           Si ton œil droit entraîne ta chute,       <br />
       arrache-le       <br />
       et jette-le loin de toi,       <br />
       car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres       <br />
       que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.       <br />
           Et si ta main droite entraîne ta chute,       <br />
       coupe-la       <br />
       et jette-la loin de toi,       <br />
       car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres       <br />
       que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.       <br />
           Il a été dit également :       <br />
       Si quelqu’un renvoie sa femme,       <br />
       qu’il lui donne un acte de répudiation.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis :       <br />
       Tout homme qui renvoie sa femme,       <br />
       sauf en cas d’union illégitime,       <br />
       la pousse à l’adultère ;       <br />
       et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,       <br />
       il est adultère.       <br />
              <br />
           Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :       <br />
       Tu ne manqueras pas à tes serments,       <br />
       mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,       <br />
       ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,       <br />
           ni par la terre, car elle est son marchepied,       <br />
       ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.       <br />
           Et ne jure pas non plus sur ta tête,       <br />
       parce que tu ne peux pas       <br />
       rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.       <br />
           Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,       <br />
       ‘non’, si c’est ‘non’.       <br />
       Ce qui est en plus       <br />
       vient du Mauvais. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il a été dit aux Anciens. Eh bien ! moi, je vous dis » (Mt 5, 20-22a.27-28.33-34a.37)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus disait à ses disciples :       <br />
           « Je vous le dis :       <br />
       Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,       <br />
       vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.       <br />
           Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :       <br />
       Tu ne commettras pas de meurtre,       <br />
       et si quelqu’un commet un meurtre,       <br />
       il devra passer en jugement.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis :       <br />
       Tout homme qui se met en colère contre son frère       <br />
       devra passer en jugement.       <br />
              <br />
           Vous avez appris qu’il a été dit :       <br />
       Tu ne commettras pas d’adultère.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis :       <br />
       Tout homme qui regarde une femme avec convoitise       <br />
       a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.       <br />
              <br />
           Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :       <br />
       Tu ne manqueras pas à tes serments,       <br />
       mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.       <br />
           Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout.       <br />
           Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,       <br />
       ‘non’, si c’est ‘non’.       <br />
       Ce qui est en plus       <br />
       vient du Mauvais. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-6e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Il-depend-de-toi-de-rester-fidele_a1105.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »</title>
   <updated>2022-04-10T22:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1056.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2022-03-29T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du 3 avril 2022. Textes: Isaïe 43, 16-2, Philippiens 3, 8-14 et Jean 8, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813546-44966919.jpg?v=1648642618" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année C : « Je ne te condamne pas »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de la femme adultère est avec celui de la Samaritaine que Jésus rencontre au puits et à qui il demande à boire (Jean 4, 5-42) une des scènes les plus émouvantes de la prédication de  Jésus que nous racontent les évangiles.       <br />
              <br />
       Le récit de la femme adultère que nous venons d’entendre est comme une photographie, un reportage sur le vif que les apôtres ont retenu et que saint Jean a inscrit dans son évangile.       <br />
              <br />
       Comme tous les événements de la vie de Jésus, il est pour nous riche d’enseignements. Sans prétention, j’en ai dégagé trois que je vous partage ce matin pour alimenter notre méditation en ce 5e dimanche du carême.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une remarque bien appropriée</span>       <br />
              <br />
       Le premier enseignement que je retiens est exprimé par la phrase « « Celui d’entre vous qui est sans péché,  qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». C’est une application pratique de ce que Jésus a déjà proclamé lorsqu’il disait : «  Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  (Luc 6, 42). En d’autres termes il dit à ceux qui condamnent la femme : « Commencez par vous regarder avant de condamner l’autre ».        <br />
              <br />
       Cette remarque a toute sa valeur en tout temps. Il est très facile, en effet, d’avoir deux regards : un pour les autres, sévère et dur, et un autre pour nous, large et doux. Il faut être conscient de cette tendance naturelle et prendre le temps de se questionner dans nos attitudes vis-à-vis les autres. Il ne s’agit pas de nier ce qui est mal ou ce qui est incorrect. On ne se ferme pas les yeux sur le mal ou le péché, mais on reste toujours sensible aux personnes,  à leur dignité, à leurs efforts, à leurs limites, à leurs histoires si différentes les unes des autres.       <br />
              <br />
       Voilà une première leçon que je voulais vous partager après avoir médité le fameux récit de la femme adultère. Chacune et chacun peut en faire son profit, je pense. Mais ce n’est pas tout. Il y a deux autres points que je voudrais ajouter.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une invitation au discernement</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième point m’est suggéré par le geste unique de Jésus qui se penche par deux fois et qui écrit sur la terre. Ce qui m’a intéressé ici ce n’est pas d’imaginer les mots que Jésus a pu écrire ou les signes qu’il a peut-être dessinés. Non, je me suis mis plutôt dans la peau de Jésus et j'ai vu ces deux gestes comme des gestes de pause où il laisse du temps à ses interlocuteurs pour se ressaisir, pour mieux discerner.        <br />
              <br />
       Ces moments de pause de Jésus qui se penche pour écrire sur le sol veulent favoriser un questionnement chez ses interlocuteurs, outrés par cette femme qui a commis l’adultère.<!--Ceux-ci, outrés par ce cas d’une femme qui a commis l’adultère,--> Il leur laisse du temps pour manifester plus d'ouverture au lieu de se cantonner dans une position qui oublie la personne au profit d’une  application stricte de la Loi. Leur recours à la Loi de Moïse est ainsi mis en question. Ils le font d’une façon trop légaliste pour Jésus. Celui-ci voit la situation avec un autre regard qui est celui de la miséricorde, lui qui a dit à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  » (Luc  6, 36-37)        <br />
              <br />
       Jésus sait,  bien sûr, que cette femme a péché et que la loi de Moïse impose une punition claire pour ce genre de faute. Et pourtant, il ne se laisse pas aller comme ses interlocuteurs à une interprétation rigide et absolue de la  loi. Il s’intéresse non seulement à la punition mais à la personne qui est devant lui et à sa capacité de faire face à sa situation. C'est ce qui explique sa réponse « Je ne te condamne pas ».        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une attitude d'accueil et de compassion</span>       <br />
              <br />
       Cette réponse est le troisième point que je veux souligner. Le « Je ne te condamne pas » est une réponse qui reflète l'amour de Dieu qui sauve et qui pardonne. C'est la mission de Jésus d'en être le messager. « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, dira-t-il un jour aux pharisiens qui lui reprochaient de manger avec les publicains et les pécheurs. Et il ajoutait : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.  » (Mathieu 9, 12-13) <!-- En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » dira-t-il à Zachée (Luc 10, 19).--> Devant cette femme accablée par ses accusateurs,  Jésus ne se présente pas comme un juge extérieur, il regarde avec amour l’intérieur de la personne. D'autre part, son attitude d'accueil et de respect ne l'empêche pas  d'inciter la personne à changer, à se prendre en main, à se convertir. Il le dit explicitement à la femme  : « Va et ne pèche plus ».       <br />
              <br />
       On est justifié de retenir le comportement de Jésus dans cet épisode de la femme adultère comme un modèle de notre comportement avec nos frères et sœurs dans le pétrin. L’attitude à développer à la suite de Jésus c’est celle du respect et de l'amour pour les personnes qu’elles que soit leur situation de vie et leur histoire.        <br />
       <!--Je ne puis m’empêcher de citer le pape François dans son document sur le <span style="font-style:italic">Synode sur la Famille</span> publié en 2016 intitulé  <span style="font-style:italic">Amoris laetitia</span>  ( La joie de l’amour )  qui insiste pour dire que « la route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère ». (no 296)  Déjà sur l’avion de retour de la  <span style="font-style:italic">Journée mondiale de la jeunesse</span> tenue à Rio de Janeiro en 2013, il avait surpris le monde entier en répondant à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait d’une personne qui est homosexuelle : « Qui suis-je pour la juger ? » Ce qui est, à tout fin pratique, une réponse calquée sur celle de Jésus à la femme adultère : « Je ne te condamne ».-->       <br />
       L’Église à la suite de Jésus n’a pas à se lancer dans les condamnations, mais elle a à manifester la bonté et la miséricorde de Dieu<!-- en se faisant l’apôtre du pardon-->.  C’est le message que le pape François a donné dans cette fameuse phrase sur l’avion à son retour des Journées mondiales de Rio le 29 juillet 2013 lorsqu’il a dit en réponse à une question d’un journaliste sur les homosexuels « Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » L’idéal évangélique et les invitations de Jésus gardent toute leur force. L’Église doit  les rappeler et les proclamer, mais elle doit le faire en tenant compte des personnes d’abord, <!--C’est ce qui est ressorti de la rencontre des présidents des conférences épiscopales sur les abus vis-à-vis les mineurs dans l’Église en février 2019 où on a mis au premier plan les personnes abusées--> alors qu’on a eu souvent  tendance dans le passé, comme dans le cas des personnes abusées, à mettre en avant l’intérêt de l’Église institution et celui des personnes en autorité plutôt que celui de ces personnes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comment arriver à cette attitude d'accueil et de respect pour les personnes dans leurs faiblesses et leurs pauvretés dont Jésus nous donne l'exemple ? Ce n’est pas facile. Nous y arriverons si, comme saint Paul, nous nous laissons saisir par le Christ comme il est dit dans la deuxième lecture. Il y a des choses qui sont possibles uniquement avec la grâce de Dieu. Cette grâce de Dieu est en nous et elle n’est pas vaine et inactive.        <br />
              <br />
       Les rencontres comme celle de Jésus avec la femme adultère ne nous manquerons pas. La société autour de nous porte les marques de blessures de toutes sortes, de recherches manquées, de pesanteurs difficiles à supporter. Il ne s’agit pas seulement de la société,  mais il s’agit aussi de chacune et chacun d’entre nous qui portons, comme la femme adultère, le poids de nos propres limites, de notre péché et de nos pauvretés.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie soit pour nous une rencontre unique avec Jésus comme le fut celle de la femme adultère avec lui. Il est présent parmi nous et il nous redit, qui que nous soyons :  « Je ne te condamne pas. Va et ne pêche plus ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       29 mars 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 2 avril 2019-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur,       <br />
       lui qui fit un chemin dans la mer,       <br />
       un sentier dans les eaux puissantes,       <br />
           lui qui mit en campagne des chars et des chevaux,       <br />
       des troupes et de puissants guerriers ;       <br />
       les voilà tous couchés pour ne plus se relever,       <br />
       ils se sont éteints, consumés comme une mèche.       <br />
       Le Seigneur dit :       <br />
           « Ne faites plus mémoire des événements passés,       <br />
       ne songez plus aux choses d’autrefois.       <br />
           Voici que je fais une chose nouvelle :       <br />
       elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?       <br />
       Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides.       <br />
           Les bêtes sauvages me rendront gloire       <br />
       – les chacals et les autruches –       <br />
       parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert,       <br />
       des fleuves dans les lieux arides,       <br />
       pour désaltérer mon peuple,       <br />
       celui que j’ai choisi.       <br />
           Ce peuple que je me suis façonné       <br />
       redira ma louange. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)       <br />
       R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)       <br />
              <br />
       Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,       <br />
       nous étions comme en rêve !       <br />
       Alors notre bouche était pleine de rires,       <br />
       nous poussions des cris de joie.       <br />
              <br />
       Alors on disait parmi les nations :       <br />
       « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »       <br />
       Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :       <br />
       nous étions en grande fête !       <br />
              <br />
       Ramène, Seigneur, nos captifs,       <br />
       comme les torrents au désert.       <br />
       Qui sème dans les larmes       <br />
       moissonne dans la joie.       <br />
              <br />
       Il s’en va, il s’en va en pleurant,       <br />
       il jette la semence ;       <br />
       il s’en vient, il s’en vient dans la joie,       <br />
       il rapporte les gerbes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       tous les avantages que j’avais autrefois,       <br />
           je les considère comme une perte       <br />
       à cause de ce bien qui dépasse tout :       <br />
       la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur.       <br />
       À cause de lui, j’ai tout perdu ;       <br />
       je considère tout comme des ordures,       <br />
       afin de gagner un seul avantage, le Christ,       <br />
           et, en lui, d’être reconnu juste,       <br />
       non pas de la justice venant de la loi de Moïse       <br />
       mais de celle qui vient de la foi au Christ,       <br />
       la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi.       <br />
           Il s’agit pour moi de connaître le Christ,       <br />
       d’éprouver la puissance de sa résurrection       <br />
       et de communier aux souffrances de sa Passion,       <br />
       en devenant semblable à lui dans sa mort,       <br />
           avec l’espoir de parvenir       <br />
       à la résurrection d’entre les morts.       <br />
           Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,       <br />
       je n’ai pas encore atteint la perfection,       <br />
       mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,       <br />
       puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus.       <br />
           Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.       <br />
       Une seule chose compte :       <br />
       oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,       <br />
           je cours vers le but en vue du prix       <br />
       auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi.       <br />
       Maintenant, dit le Seigneur,       <br />
       revenez à moi de tout votre cœur,       <br />
       car je suis tendre et miséricordieux.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           Jésus s’en alla au mont des Oliviers.       <br />
                   Dès l’aurore, il retourna au Temple.       <br />
       Comme tout le peuple venait à lui,       <br />
       il s’assit et se mit à enseigner.       <br />
           Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme       <br />
       qu’on avait surprise en situation d’adultère.       <br />
       Ils la mettent au milieu,       <br />
           et disent à Jésus :       <br />
       « Maître, cette femme       <br />
       a été surprise en flagrant délit d’adultère.       <br />
           Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné       <br />
       de lapider ces femmes-là.       <br />
       Et toi, que dis-tu ? »       <br />
           Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,       <br />
       afin de pouvoir l’accuser.       <br />
       Mais Jésus s’était baissé       <br />
       et, du doigt, il écrivait sur la terre.       <br />
           Comme on persistait à l’interroger,       <br />
       il se redressa et leur dit :       <br />
       « Celui d’entre vous qui est sans péché,       <br />
       qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »       <br />
           Il se baissa de nouveau       <br />
       et il écrivait sur la terre.       <br />
           Eux, après avoir entendu cela,       <br />
       s’en allaient un par un,       <br />
       en commençant par les plus âgés.       <br />
       Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.       <br />
           Il se redressa et lui demanda :       <br />
       « Femme, où sont-ils donc ?       <br />
       Personne ne t’a condamnée ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Personne, Seigneur. »       <br />
       Et Jésus lui dit :       <br />
       « Moi non plus, je ne te condamne pas.       <br />
       Va, et désormais ne pèche plus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-C-Je-ne-te-condamne-pas_a1056.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au-delà des pratiques...  »  </title>
   <updated>2021-08-24T19:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-22e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Au-dela-des-pratiques_a1023.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56745165-42187769.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-08-24T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année B à la Chapelle du Lac Poulin le 29 août 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Deutéronome 4, 1-2.6-8, Jacques 1, 17-18.21b-22.27 et Marc 7, 1-8.14-15.21-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56745165-42187769.jpg?v=1623419540" alt="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au-delà des pratiques...  »  " title="Homélie pour le 22e dimanche du temps ordinaire Année B : « Au-delà des pratiques...  »  " />
     </div>
     <div>
      Dans la deuxième lecture, nous avons entendu cette phrase de  la lettre de saint Jacques : "Les dons les meilleurs, les présents merveilleux viennent d'en haut, ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières...". Je pense que cette belle phrase peut  éclairer les discussions de Jésus avec les pharisiens dont fait état l'Évangile.        <br />
              <br />
       En effet,  le message de l'évangile d'aujourd'hui nous invite à mettre les choses à la bonne place, à laisser de côté ce qui est accessoire et non-essentiel, à dépasser les pratiques de toutes sortes pour aller au fond de l'âme, au  fond du cœur des personnes, pour accueillir les « dons les meilleurs » qui viennent d’en haut.       <br />
              <br />
       Regardons plus en détail la scène de l'Évangile rapportée par saint Marc.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une discussion </span>       <br />
              <br />
       Jésus ici discute avec les autorités du temps (pharisiens et scribes)  du lavage des mains avant les repas. On constate avec la pandémie que nous vivons actuellement que ce n'est pas banal. Le lavage des mains est devenu un pratique obligatoire un peu partout maintenant. Et à cause des dangers de contagion de la COVID, on utilise  des crèmes ou des produits pour se protéger.       <br />
              <br />
       Pour les Juifs du temps de Jésus, il ne s'agissait pas seulement d'une pratique sanitaire, mais aussi  d'une prescription religieuse à laquelle on ne peut en aucun cas se soustraire. Ils en faisaient une obligation absolue. Jésus ici apporte une nuance et il n'en fait pas un absolu religieux. Ce qui fait qu'il laisse ses disciples passer par-dessus cette prescription.       <br />
              <br />
       Retenons bien ceci : Jésus ici ne dit pas de ne pas se laver les mains, mais il profite de cette discussion pour donner un message; Le voici en deux mots : ce qui est caractéristique de ses disciples – et donc de nous chrétiens d’aujourd’hui – c’est que la religion et la morale vont ensemble. Il  n’y a pas de séparation : les rites extérieurs, les comportements extérieurs pour bien faire, cela doit aller avec le cœur, avec l’intérieur        <br />
              <br />
       Pourquoi ? Parce que Jésus veut qu’on ajuste ses comportements selon ce qu’on croit, ou encore dit autrement, que ce que l’on croit se manifeste dans notre agir. Il invite à aller au-delà des pratiques et des rites. Comme le dira saint Jacques plus tard dans cette merveilleuse lettre dont on vient de lire un extrait : « Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur, et de se garder propre au milieu du monde » (<span style="font-style:italic">Jacques</span> 1, 27).         <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Un message ouvert</span>       <br />
              <br />
       Ceci étant dit, il ne faudrait pas, en parlant de ce message de Jésus, juger le monde autour de nous, car parfois les actions extérieures posées peuvent s’expliquer de diverses façons et seul Dieu sonde les reins et les cœurs comme on dit.        <br />
              <br />
       Je pense entre autres à tous nos grands-parents qui ont peut-être paru ne faire que des gestes extérieurs, des pratiques religieuses extérieures etc. avant le concile Vatican II, mais je me garderais de les juger, car je suis sûr que le cœur y était pour la plupart. Comme on dit c’est l’intention qui compte, ce qu’il y a dans le cœur. Dieu voit dans le secret.        <br />
              <br />
       Jésus dénonce, en passant, les personnes qui laissent leur intérieur s’enténébrer et qui ainsi produisent toutes sortes de comportements malsains.  C’est pourquoi on peut dire en terme d’aujourd’hui que Jésus nous invite à réveiller notre conscience et à développer une conscience droite. Trop souvent, on la laisse s’endormir. On agit sans trop se poser de questions. On prône une tolérance excessive, une liberté sans retenue, une spontanéité sans questionnements « Moi je suis comme cela » entend-on…et un point c’est tout.       <br />
              <br />
       Or ici Jésus nous montre que toute morale  vraiment chrétienne et évangélique c‘est la conscience qui se laisse éclairer et guider par sa foi et  par l’évangile.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Autrefois il y avait, vous vous en souvenez, les examens de conscience qu’on nous invitait à faire le soir avant de se coucher. Aujourd’hui, il faudrait peut-être penser à restaurer une forme d’examen de conscience. Le pape François y invitait les gens dans une homélie (11 octobre 2014) en disant : "Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe  et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur”.        <br />
              <br />
       Si on ne s’arrête pas de temps à autre, on s’endort. On évite de se remettre en question. On prend des habitudes qui nous emprisonnent. Ou encore on remet sans cesse à plus tard.       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu aujourd’hui nous invite par Jésus à nous arrêter, à nous interroger sur nos motivations pour faire la lumière sur ce qui est à l’intérieur de nous. Ce que Jésus veut c’est qu’on agisse avec une liberté intérieure, par nous-mêmes, en prenant nos responsabilités au sérieux.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Bien sûr, nous n’arriverons pas toujours à agir parfaitement. Il y a tout un cheminement à faire, il y a des fautes, des erreurs, des manquements, des "coches mal taillées », mais ce qui compte c’est  d’y aller avec sa conscience éclairée par la Parole de Dieu, d’y mette son cœur.       <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à nous ouvrir de plus en  plus à la lumière de Celui qui est pour nous est le Chemin, la Vérité et la Vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       29  août 2021       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 26  août 2015-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ordonne… vous garderez les commandements du Seigneur » (Dt 4, 1-2.6-8)       <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances        <br />
       que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique.       <br />
       Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession,        <br />
       dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères.        <br />
           Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ordonne,        <br />
       et vous n’y enlèverez rien,        <br />
       mais vous garderez les commandements du Seigneur votre Dieu        <br />
       tels que je vous les prescris.       <br />
           Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ;        <br />
       ils seront votre sagesse et votre intelligence        <br />
       aux yeux de tous les peuples.        <br />
       Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets,        <br />
       ils s’écrieront :        <br />
       ‘Il n’y a pas un peuple sage et intelligent        <br />
       comme cette grande nation !’        <br />
           Quelle est en effet la grande nation        <br />
       dont les dieux soient aussi proches        <br />
       que le Seigneur notre Dieu est proche de nous        <br />
       chaque fois que nous l’invoquons ?        <br />
           Et quelle est la grande nation        <br />
       dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes        <br />
       que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ? »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5)       <br />
       R/ Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? (Ps 14, 1a)       <br />
              <br />
       Celui qui se conduit parfaitement,        <br />
       qui agit avec justice       <br />
       et dit la vérité selon son cœur.       <br />
       Il met un frein à sa langue.       <br />
              <br />
       Il ne fait pas de tort à son frère       <br />
       et n’outrage pas son prochain.       <br />
       À ses yeux, le réprouvé est méprisable       <br />
       mais il honore les fidèles du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il ne reprend pas sa parole.       <br />
       Il prête son argent sans intérêt,        <br />
       n’accepte rien qui nuise à l’innocent.       <br />
       Qui fait ainsi demeure inébranlable.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Mettez la Parole en pratique » (Jc 1, 17-18.21b-22.27)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Jacques       <br />
              <br />
       Mes frères bien-aimés,       <br />
           les présents les meilleurs, les dons parfaits,       <br />
       proviennent tous d’en haut,        <br />
       ils descendent d’auprès du Père des lumières,        <br />
       lui qui n’est pas, comme les astres,       <br />
       sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.        <br />
           Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité,        <br />
       pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.        <br />
           Accueillez dans la douceur la Parole semée en vous ;        <br />
       c’est elle qui peut sauver vos âmes.        <br />
           Mettez la Parole en pratique,        <br />
       ne vous contentez pas de l’écouter :        <br />
       ce serait vous faire illusion.       <br />
           Devant Dieu notre Père,        <br />
       un comportement religieux pur et sans souillure,        <br />
       c’est de visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse,        <br />
       et de se garder sans tache au milieu du monde.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes » (Mc 7, 1-8.14-15.21-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Le Père a voulu nous engendrer par sa parole de vérité,       <br />
       pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.       <br />
       Alléluia. (Jc 1, 18)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,        <br />
       se réunissent auprès de Jésus,        <br />
           et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas        <br />
       avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.        <br />
           – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,        <br />
       se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,        <br />
       par attachement à la tradition des anciens ;        <br />
           et au retour du marché,        <br />
       ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,        <br />
       et ils sont attachés encore par tradition        <br />
       à beaucoup d’autres pratiques :        <br />
       lavage de coupes, de carafes et de plats.        <br />
           Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus :        <br />
       « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas        <br />
       la tradition des anciens ?        <br />
       Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »        <br />
           Jésus leur répondit :        <br />
       « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,        <br />
       ainsi qu’il est écrit :       <br />
       Ce peuple m’honore des lèvres,       <br />
       mais son cœur est loin de moi.       <br />
           C’est en vain qu’ils me rendent un culte ;        <br />
       les doctrines qu’ils enseignent        <br />
       ne sont que des préceptes humains.       <br />
           Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu,        <br />
       pour vous attacher à la tradition des hommes. »       <br />
              <br />
           Appelant de nouveau la foule, il lui disait :        <br />
       « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.        <br />
           Rien de ce qui est extérieur à l’homme        <br />
       et qui entre en lui        <br />
       ne peut le rendre impur.        <br />
       Mais ce qui sort de l’homme,        <br />
       voilà ce qui rend l’homme impur. »       <br />
              <br />
           Il disait encore à ses disciples, à l’écart de la foule :       <br />
       « C’est du dedans, du cœur de l’homme,        <br />
       que sortent les pensées perverses :        <br />
       inconduites, vols, meurtres,        <br />
           adultères, cupidités, méchancetés,        <br />
       fraude, débauche, envie,        <br />
       diffamation, orgueil et démesure.        <br />
           Tout ce mal vient du dedans,        <br />
       et rend l’homme impur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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