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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:30:25+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » </title>
   <updated>2025-11-10T04:01:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-11-11T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 novembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Malachie 3, 19-20, Thessaloniciens 3, 7-12 et Luc 21, 5-19     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379967-63200400.jpg?v=1666662231" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " />
     </div>
     <div>
      Les disciples me font penser aux touristes du Vieux-Québec et… à nous aussi regardant cette belle ville, la parcourant et admirant les édifices et les monuments. On dit que le temple de Jérusalem au temps de Jésus était considéré comme la 7e merveille du monde. C'était le second temple construit par Hérode le Grand et détruit par les Romains en 66 après Jésus-Christ lors de la chute de Jérusalem.        <br />
              <br />
       Se souvenant de leurs visites au temple, les disciples, après la mort de Jésus, se sont rappelés un certain nombre de paroles que Jésus leur a dites en ces occasions.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Un fait inéluctable</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc nous en livre une aujourd'hui dans l'évangile qui vient d'être lu. C'est une parole qui constate un fait inévitable, inéluctable : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit ».  Voilà une phrase qui met l'accent sur la fragilité des monuments, des institutions, du monde, des vies humaines etc.  En d'autres mots : « À vrai dire, tout ce que vous trouvez solide, c’est fragile ».       <br />
              <br />
       Comme les disciples émerveillés par la beauté du Temple de Jérusalem, nous sommes fiers et rassurés de nos plans d’épargne-retraite, du filet de sécurité sociale, de notre taux d’espérance de vie etc. Et pourtant que de fragilité dans tout cela. Les disparités entre les riches et les pauvres sont un danger pour l’équilibre du monde et pour la paix. Nous sommes plus vulnérables qu’il n’y paraît : un tremblement de terre, un ouragan, un verglas, le terrorisme international, une maladie, une séparation, un échec etc. tout peut basculer en un instant. Jésus nous conjure de chercher à bâtir sur du solide.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le roc solide</span>       <br />
              <br />
       Où trouver ce roc solide pour passer à travers la fragilité de ce qui ne demeurera pas comme le temple de Jérusalem qui sera détruit par les envahisseurs romains?       <br />
              <br />
       C’est là que la première lecture tirée du prophète Malachie nous éclaire : « Voici, dit celui-ci, que vient le jour du Seigneur...pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement ».  C'est la confiance dans la puissance du Seigneur - « vous qui craignez mon nom » - qui est le roc dont nous avons besoin. Le Seigneur vient. Il est avec nous aujourd'hui et maintenant.       <br />
              <br />
       Pour nous qui croyons en Jésus-Christ, Fils de Dieu, le Jour du Seigneur n’est plus seulement un « ad-venir », un « a-venir », mais il est ici et maintenant. Il nous touche, corps et âme, de son rayonnement. À chaque messe, après la consécration, le président dit : « Il est grand le mystère de la foi ». Et l’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Jésus hier, aujourd’hui et demain, c’est tout un. L’avenir est dans le présent comme le passé y est aussi. Ce qui compte alors c’est maintenant. C’est maintenant le Jour du Seigneur. « Le Royaume de Dieu est parmi nous » (Luc 17, 21).  En effet, la Bonne Nouvelle, le message de Jésus, est pour aujourd’hui : c’est dans ce monde qui est le nôtre que nous avons à le recevoir et à témoigner du Dieu de la vie en paroles et en actes.       <br />
              <br />
       Voilà ! À partir d’une visite touristique, je dirais, Jésus amène ses disciples à aller plus en profondeur. En constatant la fragilité des édifices, il les dirige vers un fond solide qui passe par la foi et la certitude de la présence vivante de Dieu qui est déjà là dans nos vies ici et maintenant.        <br />
              <br />
       En somme, dit jésus, ne regardez pas l’avenir, mais vivez le présent. C’est maintenant que le Seigneur vient. Bien des malheurs arriveront, des guerres, des tremblements de terre, des persécutions, mais le Seigneur sera toujours présent et « pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » (verset 18).        <br />
              <br />
       Quelle belle promesse ! Quelle proximité de notre Dieu ! Quelle présence réconfortante !       <br />
               <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le témoignage</span>       <br />
              <br />
       Comment témoigner de cette Bonne Nouvelle que Dieu est avec nous dans un monde qui change, dans nos vies qui passent, dans notre Église blessée souvent persécutée et méprisée ? Ce n’est pas toujours facile. Confrontés à l’indifférence et aux préjugés de notre époque, nous pouvons être tentés de lâcher et de baisser les bras. Mais, sachons que Jésus qui fait de nous ses témoins, ne nous laisse pas seuls dans cette mission : « Mettez-vous donc dans l'esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense, dit-il aux disciples. C'est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s'opposer » (versets 14-15).       <br />
              <br />
       L’évangile se termine sur ce beau mot d’encouragement : « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique dominicale nous aide à nous retrouver ensemble aux sources de la vie en célébrant Celui qui nous a fait renaître de l’eau et de l’Esprit et qui à travers son Corps et son Sang versé fait de notre vie d’ici une vie éternelle déjà commencée où le Seigneur vient à chaque instant.        <br />
              <br />
       « Maranatha : oui, Seigneur viens! » (I Corinthiens 16, 22)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 novembre 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 8 novembre 2022, du 8 novembre 2016 et de celle du 8 novembre 2022       <br />
       -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pour vous, le Soleil de justice se lèvera » (Ml 3, 19-20a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Voici que vient le jour du Seigneur,       <br />
       brûlant comme la fournaise.       <br />
       Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété,       <br />
       seront de la paille.       <br />
       Le jour qui vient les consumera,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       il ne leur laissera ni racine ni branche.       <br />
       Mais pour vous qui craignez mon nom,       <br />
       le Soleil de justice se lèvera :       <br />
       il apportera la guérison dans son rayonnement.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9)       <br />
       R/ Il vient, le Seigneur,       <br />
       gouverner les peuples avec droiture. (cf. Ps 97, 9)       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur sur la cithare,       <br />
       sur la cithare et tous les instruments ;       <br />
       au son de la trompette et du cor,       <br />
       acclamez votre roi, le Seigneur !       <br />
              <br />
       Que résonnent la mer et sa richesse,       <br />
       le monde et tous ses habitants ;       <br />
       que les fleuves battent des mains,       <br />
       que les montagnes chantent leur joie.       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, car il vient       <br />
       pour gouverner la terre,       <br />
       pour gouverner le monde avec justice       <br />
       et les peuples avec droiture !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Th 3, 7-12)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous savez bien, vous,       <br />
       ce qu’il faut faire pour nous imiter.       <br />
       Nous n’avons pas vécu parmi vous       <br />
       de façon désordonnée ;       <br />
           et le pain que nous avons mangé,       <br />
       nous ne l’avons pas reçu gratuitement.       <br />
       Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour,       <br />
       nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.       <br />
           Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge,       <br />
       mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.       <br />
           Et quand nous étions chez vous,       <br />
       nous vous donnions cet ordre :       <br />
       si quelqu’un ne veut pas travailler,       <br />
       qu’il ne mange pas non plus.       <br />
           Or, nous apprenons que certains d’entre vous       <br />
       mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire.       <br />
           À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ       <br />
       cet ordre et cet appel :       <br />
       qu’ils travaillent dans le calme       <br />
       pour manger le pain qu’ils auront gagné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 5-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Redressez-vous et relevez la tête,       <br />
       car votre rédemption approche.       <br />
       Alléluia. (Lc 21, 28)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple,       <br />
       des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,       <br />
       Jésus leur déclara :       <br />
           « Ce que vous contemplez,       <br />
       des jours viendront       <br />
       où il n’en restera pas pierre sur pierre :       <br />
       tout sera détruit. »       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Maître, quand cela arrivera-t-il ?       <br />
       Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,       <br />
       car beaucoup viendront sous mon nom,       <br />
       et diront : ‘C’est moi’,       <br />
       ou encore : ‘Le moment est tout proche.’       <br />
       Ne marchez pas derrière eux !       <br />
           Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,       <br />
       ne soyez pas terrifiés :       <br />
       il faut que cela arrive d’abord,       <br />
       mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »       <br />
           Alors Jésus ajouta :       <br />
       « On se dressera nation contre nation,       <br />
       royaume contre royaume.       <br />
           Il y aura de grands tremblements de terre       <br />
       et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;       <br />
       des phénomènes effrayants surviendront,       <br />
       et de grands signes venus du ciel.       <br />
              <br />
           Mais avant tout cela,       <br />
       on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;       <br />
       on vous livrera aux synagogues et aux prisons,       <br />
       on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,       <br />
       à cause de mon nom.       <br />
           Cela vous amènera à rendre témoignage.       <br />
           Mettez-vous donc dans l’esprit       <br />
       que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.       <br />
           C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse       <br />
       à laquelle tous vos adversaires ne pourront       <br />
       ni résister ni s’opposer.       <br />
           Vous serez livrés même par vos parents,       <br />
       vos frères, votre famille et vos amis,       <br />
       et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.       <br />
           Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.       <br />
           Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.       <br />
           C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <updated>2025-04-08T21:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1238.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-04-08T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 13 avril 2025. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/85952155-61196273.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut<!--« au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)-->. Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2025 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       8 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1238.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »</title>
   <updated>2024-03-19T18:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1168.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063531-55904525.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-19T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 24 mars 2024. Textes: Marc 11, 1-10 messe Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Marc 14, 1 – 15, 47.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063531-55904525.jpg?v=1610375143" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" />
     </div>
     <div>
      Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l'entrée de Jésus à Jérusalem suivie d'une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L'entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'entrée à Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       La scène de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification.        <br />
              <br />
       L'âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L'Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d'humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.        <br />
              <br />
       Cette entrée n'a rien d'un événement réglé et programmée d'avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu'il sait que l'opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions . Les «  Hosannas » de l'entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.        <br />
              <br />
       Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est  le véritable triomphe, la victoire de l'Amour,        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'essentiel de la foi chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les disciples de saint Jean l'avaient bien compris lorsqu'ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 16).       <br />
              <br />
       Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est  au cœur  de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication.        <br />
              <br />
       Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire «  trois jours ».       <br />
              <br />
       Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?        <br />
              <br />
       La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique ... ». L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent  de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont  pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité.  Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c'est celui de l'amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.       <br />
              <br />
       Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête. Nous aurons le temps et l’occasion de laisser ces pensées mûrir en nous au cours des Jours Saints.       <br />
              <br />
       Que cette semaine nous trouve ouverts et ouvertes à renouveler nos perceptions de ce que Dieu nous donne en Jésus. Décidons-nous de croire en Lui. Notre prière pourrait être « Seigneur, je crois, mais augmente ma foi », car c’est par la foi en Jésus que j’obtiens la vie éternelle. Il est le seul chemin par où se répand l'Amour fou de notre Dieu pour chacun et chacune d'entre nous. C'est Blaise Pascal qui écrivait dans une de ses célèbres pensées :  «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu, plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus Christ, je vous prie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une espérance ferme et une charité parfaite. Faites, ô mon Dieu, que je vous connaisse bien et que je fasse tout selon votre lumière et conformément à votre sainte volonté ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 mars 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 20 mars 2018 et 23 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus        <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,       <br />
       vers Bethphagé et Béthanie,       <br />
       près du mont des Oliviers,       <br />
       Jésus envoie deux de ses disciples       <br />
                     et leur dit :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous.       <br />
       Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
                          Si l’on vous dit :       <br />
       ‘Que faites-vous là ?’,       <br />
       répondez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin,       <br />
       mais il vous le renverra aussitôt.’ »       <br />
                 Ils partirent,       <br />
       trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,       <br />
       dehors, dans la rue,       <br />
       et ils le détachèrent.       <br />
       Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :       <br />
       « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »       <br />
                 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,       <br />
       et on les laissa faire.       <br />
                 Ils amenèrent le petit âne à Jésus,       <br />
       le couvrirent de leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
                 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,       <br />
       d’autres, des feuillages coupés dans les champs.       <br />
                 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
                          Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       quelques jours avant la Pâque,       <br />
                 la grande foule venue pour la fête       <br />
       apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.       <br />
                 Les gens prirent des branches de palmiers       <br />
       et sortirent à sa rencontre.       <br />
       Ils criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le roi d’Israël ! »       <br />
                 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,       <br />
       comme il est écrit :       <br />
                          Ne crains pas, fille de Sion.       <br />
       Voici ton roi qui vient,       <br />
       assis sur le petit d’une ânesse.       <br />
                 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;       <br />
       mais, quand Jésus fut glorifié,       <br />
       ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :       <br />
       c’était bien ce qu’on lui avait fait.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
                 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
       ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
       Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
       il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
       afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
       et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L. La fête de la Pâque et des pains sans levain       <br />
       allait avoir lieu deux jours après.       <br />
       Les grands prêtres et les scribes       <br />
       cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,       <br />
       pour le faire mourir.       <br />
                 Car ils se disaient :       <br />
       A. « Pas en pleine fête,       <br />
       pour éviter des troubles dans le peuple. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus se trouvait à Béthanie,       <br />
       dans la maison de Simon le lépreux.       <br />
       Pendant qu’il était à table,       <br />
       une femme entra,       <br />
       avec un flacon d’albâtre       <br />
       contenant un parfum très pur et de grande valeur.       <br />
       Brisant le flacon,       <br />
       elle lui versa le parfum sur la tête.       <br />
                 Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :       <br />
       A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?       <br />
                               On aurait pu, en effet, le vendre       <br />
       pour plus de trois cents pièces d’argent,       <br />
       que l’on aurait données aux pauvres. »       <br />
       L. Et ils la rudoyaient.       <br />
                 Mais Jésus leur dit :       <br />
       X  « Laissez-la !       <br />
       Pourquoi la tourmenter ?       <br />
       Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.       <br />
                               Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,       <br />
       et, quand vous le voulez,       <br />
       vous pouvez leur faire du bien ;       <br />
       mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.       <br />
                               Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.       <br />
       D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       partout où l’Évangile sera proclamé       <br />
       – dans le monde entier –,       <br />
       on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »       <br />
              <br />
                 L. Judas Iscariote,       <br />
       l’un des Douze,       <br />
       alla trouver les grands prêtres       <br />
       pour leur livrer Jésus.       <br />
                 À cette nouvelle, ils se réjouirent       <br />
       et promirent de lui donner de l’argent.       <br />
       Et Judas cherchait comment le livrer       <br />
       au moment favorable.       <br />
              <br />
                 Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »        <br />
                 L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       X  « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
                               et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’       <br />
                               Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
                 L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
                 Le soir venu,       <br />
       Jésus arrive avec les Douze.       <br />
                 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       X  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous, qui mange avec moi,       <br />
       va me livrer. »       <br />
                 L. Ils devinrent tout tristes       <br />
       et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :       <br />
       D. « Serait-ce moi ? »                <br />
       L. Il leur dit :       <br />
       X  « C’est l’un des Douze,       <br />
       celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.       <br />
                               Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
                 L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant  pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit,       <br />
       le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       X  « Prenez,       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
                 L. Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
                 Et il leur dit :       <br />
       X  « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
                 L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.        <br />
                 Jésus leur dit :       <br />
       X  « Vous allez tous être exposés à tomber,       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis seront dispersées.       <br />
                               Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
                 L. Pierre lui dit alors :       <br />
       D. « Même si tous viennent à tomber,       <br />
       moi, je ne tomberai pas. »       <br />
                 L. Jésus lui répond :       <br />
       X  « Amen, je te le dis :       <br />
       toi, aujourd’hui, cette nuit même,       <br />
       avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
                 L. Mais lui reprenait de plus belle :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous en disaient autant.       <br />
              <br />
                 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       X  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais prier. »       <br />
                 L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et commence à ressentir frayeur et angoisse.       <br />
                 Il leur dit :       <br />
       X  « Mon âme est triste à mourir.       <br />
       Restez ici et veillez. »       <br />
                 L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tombait à terre et priait       <br />
       pour que, s’il était possible,       <br />
       cette heure s’éloigne de lui.       <br />
                 Il disait :       <br />
       X  « Abba...       <br />
       Père, tout est possible pour toi.       <br />
       Éloigne de moi cette coupe.       <br />
       Cependant, non pas ce que moi, je veux,       <br />
       mais ce que toi, tu veux ! »       <br />
                 L. Puis il revient       <br />
       et trouve les disciples endormis.       <br />
       Il dit à Pierre :       <br />
       X  « Simon, tu dors !       <br />
       Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?       <br />
                               Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
                 L. De nouveau, il s’éloigna et pria,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
                 Et de nouveau, il vint près des disciples       <br />
       qu’il trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.       <br />
       Et eux ne savaient que lui répondre.       <br />
                 Une troisième fois, il revient       <br />
       et leur dit :       <br />
       X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       C’est fait ; l’heure est venue :       <br />
       voici que le Fils de l’homme       <br />
       est livré aux mains des pécheurs.       <br />
                               Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus parlait encore       <br />
       quand Judas, l’un des Douze, arriva       <br />
       et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.       <br />
                 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai,       <br />
       c’est lui :       <br />
       arrêtez-le,       <br />
       et emmenez-le sous bonne garde. »       <br />
                 L. À peine arrivé,       <br />
       Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :       <br />
       D. « Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
                 Les autres mirent la main sur lui       <br />
       et l’arrêtèrent.       <br />
                 Or un de ceux qui étaient là       <br />
       tira son épée,       <br />
       frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
                 Alors Jésus leur déclara :       <br />
       X  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
                               Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté.       <br />
       Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »       <br />
                 L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.       <br />
                 Or, un jeune homme suivait Jésus ;       <br />
       il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.       <br />
       On essaya de l’arrêter.       <br />
                 Mais lui, lâchant le drap,       <br />
       s’enfuit tout nu.       <br />
              <br />
                 Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.       <br />
       Ils se rassemblèrent tous,       <br />
       les grands prêtres, les anciens et les scribes.       <br />
                 Pierre avait suivi Jésus à distance,       <br />
       jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,       <br />
       et là, assis avec les gardes,       <br />
       il se chauffait près du feu.       <br />
                 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort,       <br />
       et ils n’en trouvaient pas.       <br />
                 De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,       <br />
       et ces témoignages ne concordaient pas.       <br />
                 Quelques-uns se levèrent       <br />
       pour porter contre lui ce faux témoignage :        <br />
                          A. « Nous l’avons entendu dire :       <br />
       ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       et en trois jours j’en rebâtirai un autre       <br />
       qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »       <br />
                 L. Et même sur ce point,       <br />
       leurs témoignages n’étaient pas concordants.       <br />
                 Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,       <br />
       interrogea Jésus :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
                 L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.       <br />
       Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :       <br />
       A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »        <br />
                 L. Jésus lui dit :       <br />
       X  « Je le suis.       <br />
       Et vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant,       <br />
       et venir parmi les nuées du ciel. »       <br />
                 L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :       <br />
       A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
                               Vous avez entendu le blasphème.       <br />
       Qu’en pensez-vous ? »       <br />
       L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.       <br />
                 Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,       <br />
       couvrirent son visage d’un voile,       <br />
       et le giflèrent, en disant :       <br />
       F. « Fais le prophète ! »       <br />
       L. Et les gardes lui donnèrent des coups.       <br />
              <br />
                 Comme Pierre était en bas, dans la cour,       <br />
       arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.       <br />
                 Elle voit Pierre qui se chauffe,       <br />
       le dévisage et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »       <br />
                 L. Pierre le nia :       <br />
       D. « Je ne sais pas,       <br />
       je ne comprends pas de quoi tu parles. »       <br />
       L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.       <br />
       Alors un coq chanta.       <br />
                 La servante, ayant vu Pierre,       <br />
       se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :       <br />
       A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »       <br />
                 L. De nouveau, Pierre le niait.       <br />
       Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :       <br />
       F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, tu es Galiléen. »       <br />
                 L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »       <br />
                 L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.       <br />
       Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Et il fondit en larmes.       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,       <br />
       et parmi elles, Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,       <br />
                     qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,       <br />
       et encore beaucoup d’autres,       <br />
       qui étaient montées avec lui à Jérusalem.       <br />
                 Déjà il se faisait tard ;       <br />
       or, comme c’était le jour de la Préparation,       <br />
       qui précède le sabbat,       <br />
                 Joseph d’Arimathie intervint.       <br />
       C’était un homme influent, membre du Conseil,       <br />
       et il attendait lui aussi le règne de Dieu.       <br />
       Il eut l’audace d’aller chez Pilate       <br />
       pour demander le corps de Jésus.       <br />
                 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;       <br />
       il fit appeler le centurion,       <br />
       et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.       <br />
                 Sur le rapport du centurion,       <br />
       il permit à Joseph de prendre le corps.       <br />
                 Alors Joseph acheta un linceul,       <br />
       il descendit Jésus de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans le linceul       <br />
       et le déposa dans un tombeau       <br />
       qui était creusé dans le roc.       <br />
       Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.       <br />
              <br />
                 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,       <br />
       observaient l’endroit où on l’avait mis.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BRÈVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1168.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » </title>
   <updated>2025-06-17T19:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Batir-sur-du-solide_a1090.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68014059-47960515.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-11-08T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 novembre 2025 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Malachie 3, 19-20, Thessaloniciens 3, 7-12 et Luc 21, 5-19     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68014059-47960515.jpg?v=1666662231" alt="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " title="Homélie pour le 33e dimanche du temps ordinaire Année C : « Bâtir sur du solide » " />
     </div>
     <div>
      Les disciples me font penser aux touristes du Vieux-Québec et… à nous aussi regardant cette belle ville, la parcourant et admirant les édifices et les monuments. On dit que le temple de Jérusalem au temps de Jésus était considéré comme la 7e merveille du monde. C'était le second temple construit par Hérode le Grand et détruit par les Romains en 66 après Jésus-Christ lors de la chute de Jérusalem.        <br />
              <br />
       Se souvenant de leurs visites au temple, les disciples, après la mort de Jésus, se sont rappelés un certain nombre de paroles que Jésus leur a dites en ces occasions.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Un fait inéluctable</span>       <br />
              <br />
       Saint Luc nous en livre une aujourd'hui dans l'évangile qui vient d'être lu. C'est une parole qui constate un fait inévitable, inéluctable : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit ».  Voilà une phrase qui met l'accent sur la fragilité des monuments, des institutions, du monde, des vies humaines etc.  En d'autres mots : « À vrai dire, tout ce que vous trouvez solide, c’est fragile ».       <br />
              <br />
       Comme les disciples émerveillés par la beauté du Temple de Jérusalem, nous sommes fiers et rassurés de nos plans d’épargne-retraite, du filet de sécurité sociale, de notre taux d’espérance de vie etc. Et pourtant que de fragilité dans tout cela. Les disparités entre les riches et les pauvres sont un danger pour l’équilibre du monde et pour la paix. Nous sommes plus vulnérables qu’il n’y paraît : un tremblement de terre, un ouragan, un verglas, le terrorisme international, une maladie, une séparation, un échec etc. tout peut basculer en un instant. Jésus nous conjure de chercher à bâtir sur du solide.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le roc solide</span>       <br />
              <br />
       Où trouver ce roc solide pour passer à travers la fragilité de ce qui ne demeurera pas comme le temple de Jérusalem qui sera détruit par les envahisseurs romains?       <br />
              <br />
       C’est là que la première lecture tirée du prophète Malachie nous éclaire : « Voici, dit celui-ci, que vient le jour du Seigneur...pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement ».  C'est la confiance dans la puissance du Seigneur - « vous qui craignez mon nom » - qui est le roc dont nous avons besoin. Le Seigneur vient. Il est avec nous aujourd'hui et maintenant.       <br />
              <br />
       Pour nous qui croyons en Jésus-Christ, Fils de Dieu, le Jour du Seigneur n’est plus seulement un « ad-venir », un « a-venir », mais il est ici et maintenant. Il nous touche, corps et âme, de son rayonnement. À chaque messe, après la consécration, le président dit : « Il est grand le mystère de la foi ». Et l’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».        <br />
              <br />
       Jésus hier, aujourd’hui et demain, c’est tout un. L’avenir est dans le présent comme le passé y est aussi. Ce qui compte alors c’est maintenant. C’est maintenant le Jour du Seigneur. « Le Royaume de Dieu est parmi nous » (Luc 17, 21).  En effet, la Bonne Nouvelle, le message de Jésus, est pour aujourd’hui : c’est dans ce monde qui est le nôtre que nous avons à le recevoir et à témoigner du Dieu de la vie en paroles et en actes.       <br />
              <br />
       Voilà ! À partir d’une visite touristique, je dirais, Jésus amène ses disciples à aller plus en profondeur. En constatant la fragilité des édifices, il les dirige vers un fond solide qui passe par la foi et la certitude de la présence vivante de Dieu qui est déjà là dans nos vies ici et maintenant.        <br />
              <br />
       En somme, dit jésus, ne regardez pas l’avenir, mais vivez le présent. C’est maintenant que le Seigneur vient. Bien des malheurs arriveront, des guerres, des tremblements de terre, des persécutions, mais le Seigneur sera toujours présent et « pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » (verset 18).        <br />
              <br />
       Quelle belle promesse ! Quelle proximité de notre Dieu ! Quelle présence réconfortante !       <br />
               <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le témoignage</span>       <br />
              <br />
       Comment témoigner de cette Bonne Nouvelle que Dieu est avec nous dans un monde qui change, dans nos vies qui passent, dans notre Église blessée souvent persécutée et méprisée ? Ce n’est pas toujours facile. Confrontés à l’indifférence et aux préjugés de notre époque, nous pouvons être tentés de lâcher et de baisser les bras. Mais, sachons que Jésus qui fait de nous ses témoins, ne nous laisse pas seuls dans cette mission : « Mettez-vous donc dans l'esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense, dit-il aux disciples. C'est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s'opposer » (versets 14-15).       <br />
              <br />
       L’évangile se termine sur ce beau mot d’encouragement : « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » C'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration eucharistique dominicale nous aide à nous retrouver ensemble aux sources de la vie en célébrant Celui qui nous a fait renaître de l’eau et de l’Esprit et qui à travers son Corps et son Sang versé fait de notre vie d’ici une vie éternelle déjà commencée où le Seigneur vient à chaque instant.        <br />
              <br />
       « Maranatha : oui, Seigneur viens! » (I Corinthiens 16, 22)       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       8 novembre 2022       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 8 novembre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Pour vous, le Soleil de justice se lèvera » (Ml 3, 19-20a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Voici que vient le jour du Seigneur,       <br />
       brûlant comme la fournaise.       <br />
       Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété,       <br />
       seront de la paille.       <br />
       Le jour qui vient les consumera,       <br />
       – dit le Seigneur de l’univers –,       <br />
       il ne leur laissera ni racine ni branche.       <br />
       Mais pour vous qui craignez mon nom,       <br />
       le Soleil de justice se lèvera :       <br />
       il apportera la guérison dans son rayonnement.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9)       <br />
       R/ Il vient, le Seigneur,       <br />
       gouverner les peuples avec droiture. (cf. Ps 97, 9)       <br />
              <br />
       Jouez pour le Seigneur sur la cithare,       <br />
       sur la cithare et tous les instruments ;       <br />
       au son de la trompette et du cor,       <br />
       acclamez votre roi, le Seigneur !       <br />
              <br />
       Que résonnent la mer et sa richesse,       <br />
       le monde et tous ses habitants ;       <br />
       que les fleuves battent des mains,       <br />
       que les montagnes chantent leur joie.       <br />
              <br />
       Acclamez le Seigneur, car il vient       <br />
       pour gouverner la terre,       <br />
       pour gouverner le monde avec justice       <br />
       et les peuples avec droiture !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Th 3, 7-12)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous savez bien, vous,       <br />
       ce qu’il faut faire pour nous imiter.       <br />
       Nous n’avons pas vécu parmi vous       <br />
       de façon désordonnée ;       <br />
           et le pain que nous avons mangé,       <br />
       nous ne l’avons pas reçu gratuitement.       <br />
       Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour,       <br />
       nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous.       <br />
           Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge,       <br />
       mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.       <br />
           Et quand nous étions chez vous,       <br />
       nous vous donnions cet ordre :       <br />
       si quelqu’un ne veut pas travailler,       <br />
       qu’il ne mange pas non plus.       <br />
           Or, nous apprenons que certains d’entre vous       <br />
       mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire.       <br />
           À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ       <br />
       cet ordre et cet appel :       <br />
       qu’ils travaillent dans le calme       <br />
       pour manger le pain qu’ils auront gagné.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 5-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Redressez-vous et relevez la tête,       <br />
       car votre rédemption approche.       <br />
       Alléluia. (Lc 21, 28)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple,       <br />
       des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,       <br />
       Jésus leur déclara :       <br />
           « Ce que vous contemplez,       <br />
       des jours viendront       <br />
       où il n’en restera pas pierre sur pierre :       <br />
       tout sera détruit. »       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Maître, quand cela arrivera-t-il ?       <br />
       Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,       <br />
       car beaucoup viendront sous mon nom,       <br />
       et diront : ‘C’est moi’,       <br />
       ou encore : ‘Le moment est tout proche.’       <br />
       Ne marchez pas derrière eux !       <br />
           Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,       <br />
       ne soyez pas terrifiés :       <br />
       il faut que cela arrive d’abord,       <br />
       mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »       <br />
           Alors Jésus ajouta :       <br />
       « On se dressera nation contre nation,       <br />
       royaume contre royaume.       <br />
           Il y aura de grands tremblements de terre       <br />
       et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;       <br />
       des phénomènes effrayants surviendront,       <br />
       et de grands signes venus du ciel.       <br />
              <br />
           Mais avant tout cela,       <br />
       on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;       <br />
       on vous livrera aux synagogues et aux prisons,       <br />
       on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,       <br />
       à cause de mon nom.       <br />
           Cela vous amènera à rendre témoignage.       <br />
           Mettez-vous donc dans l’esprit       <br />
       que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.       <br />
           C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse       <br />
       à laquelle tous vos adversaires ne pourront       <br />
       ni résister ni s’opposer.       <br />
           Vous serez livrés même par vos parents,       <br />
       vos frères, votre famille et vos amis,       <br />
       et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.       <br />
           Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.       <br />
           Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.       <br />
           C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-33e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Batir-sur-du-solide_a1090.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » </title>
   <updated>2022-04-10T22:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1057.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813555-44966941.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-05T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie du pour le Dimanche des Rameaux Année C le 10 avril 2022 Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Lecture de la Passion selon saint Luc 22, 14-23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813555-44966941.jpg?v=1643318477" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » " title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année C : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort » " />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin Pâques qui dans la Vigile pascale rappellera sa résurrection que nous célébrerons pendant tout le temps de Pâques.       <br />
              <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passés, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles,  - au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtres -  mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut « au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France). <!-- dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019)--> Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2022 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       5 avril 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 9 avril 2019-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a1057.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »</title>
   <updated>2021-04-04T05:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a999.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52963678-40222833.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-23T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 28 mars 2021. Textes: Marc 11, 1-10 messe Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Marc 14, 1 – 15, 47.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52963678-40222833.jpg?v=1610375143" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" />
     </div>
     <div>
      Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l'entrée de Jésus à Jérusalem suivie d'une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L'entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'entrée à Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       La scène de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification. L'âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L'Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d'humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs. Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.        <br />
              <br />
       Cette entrée n'a rien d'un événement réglé et programmée d'avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu'il sait que l'opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions. Les «  Hosannas » de l'entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.        <br />
              <br />
       Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est  le véritable triomphe, la victoire de l'Amour,        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'essentiel de la foi chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les disciples de saint Jean l'avaient bien compris lorsqu'ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 16).       <br />
              <br />
       Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est  au cœur  de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication. Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire «  trois jours ».       <br />
              <br />
       Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?        <br />
              <br />
       La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure. L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent  de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont  pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu. Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité.  Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c'est celui de l'amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.       <br />
              <br />
       Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête. Nous aurons le temps et l’occasion de laisser ces pensées mûrir en nous au cours des Jours Saints.       <br />
              <br />
       Que cette semaine nous trouve ouverts et ouvertes à renouveler nos perceptions de ce que Dieu nous donne en Jésus. Décidons-nous de croire en Lui. Notre prière pourrait être « Seigneur, je crois, mais augmente ma foi », car c’est par la foi en Jésus que j’obtiens la vie éternelle. Il est le seul chemin par où se répand l'Amour fou de notre Dieu pour chacun et chacune d'entre nous. C'est Blaise Pascal qui écrivait dans une de ses célèbres pensées :  «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu, plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus Christ, je vous prie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une espérance ferme et une charité parfaite. Faites, o mon Dieu, que je vous connaisse bien et que je fasse tout selon votre lumière et conformément à votre sainte volonté ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 20 mars 2018-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus        <br />
       -->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,       <br />
       vers Bethphagé et Béthanie,       <br />
       près du mont des Oliviers,       <br />
       Jésus envoie deux de ses disciples       <br />
                     et leur dit :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous.       <br />
       Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
                          Si l’on vous dit :       <br />
       ‘Que faites-vous là ?’,       <br />
       répondez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin,       <br />
       mais il vous le renverra aussitôt.’ »       <br />
                 Ils partirent,       <br />
       trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,       <br />
       dehors, dans la rue,       <br />
       et ils le détachèrent.       <br />
       Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :       <br />
       « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »       <br />
                 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,       <br />
       et on les laissa faire.       <br />
                 Ils amenèrent le petit âne à Jésus,       <br />
       le couvrirent de leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
                 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,       <br />
       d’autres, des feuillages coupés dans les champs.       <br />
                 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
                          Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       quelques jours avant la Pâque,       <br />
                 la grande foule venue pour la fête       <br />
       apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.       <br />
                 Les gens prirent des branches de palmiers       <br />
       et sortirent à sa rencontre.       <br />
       Ils criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le roi d’Israël ! »       <br />
                 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,       <br />
       comme il est écrit :       <br />
                          Ne crains pas, fille de Sion.       <br />
       Voici ton roi qui vient,       <br />
       assis sur le petit d’une ânesse.       <br />
                 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;       <br />
       mais, quand Jésus fut glorifié,       <br />
       ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :       <br />
       c’était bien ce qu’on lui avait fait.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
                 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
       ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
       Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
       il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
       afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
       et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L. La fête de la Pâque et des pains sans levain       <br />
       allait avoir lieu deux jours après.       <br />
       Les grands prêtres et les scribes       <br />
       cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,       <br />
       pour le faire mourir.       <br />
                 Car ils se disaient :       <br />
       A. « Pas en pleine fête,       <br />
       pour éviter des troubles dans le peuple. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus se trouvait à Béthanie,       <br />
       dans la maison de Simon le lépreux.       <br />
       Pendant qu’il était à table,       <br />
       une femme entra,       <br />
       avec un flacon d’albâtre       <br />
       contenant un parfum très pur et de grande valeur.       <br />
       Brisant le flacon,       <br />
       elle lui versa le parfum sur la tête.       <br />
                 Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :       <br />
       A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?       <br />
                               On aurait pu, en effet, le vendre       <br />
       pour plus de trois cents pièces d’argent,       <br />
       que l’on aurait données aux pauvres. »       <br />
       L. Et ils la rudoyaient.       <br />
                 Mais Jésus leur dit :       <br />
       X  « Laissez-la !       <br />
       Pourquoi la tourmenter ?       <br />
       Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.       <br />
                               Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,       <br />
       et, quand vous le voulez,       <br />
       vous pouvez leur faire du bien ;       <br />
       mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.       <br />
                               Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.       <br />
       D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       partout où l’Évangile sera proclamé       <br />
       – dans le monde entier –,       <br />
       on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »       <br />
              <br />
                 L. Judas Iscariote,       <br />
       l’un des Douze,       <br />
       alla trouver les grands prêtres       <br />
       pour leur livrer Jésus.       <br />
                 À cette nouvelle, ils se réjouirent       <br />
       et promirent de lui donner de l’argent.       <br />
       Et Judas cherchait comment le livrer       <br />
       au moment favorable.       <br />
              <br />
                 Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »        <br />
                 L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       X  « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
                               et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’       <br />
                               Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
                 L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
                 Le soir venu,       <br />
       Jésus arrive avec les Douze.       <br />
                 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       X  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous, qui mange avec moi,       <br />
       va me livrer. »       <br />
                 L. Ils devinrent tout tristes       <br />
       et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :       <br />
       D. « Serait-ce moi ? »                <br />
       L. Il leur dit :       <br />
       X  « C’est l’un des Douze,       <br />
       celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.       <br />
                               Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
                 L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant  pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit,       <br />
       le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       X  « Prenez,       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
                 L. Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
                 Et il leur dit :       <br />
       X  « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
                 L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.        <br />
                 Jésus leur dit :       <br />
       X  « Vous allez tous être exposés à tomber,       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis seront dispersées.       <br />
                               Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
                 L. Pierre lui dit alors :       <br />
       D. « Même si tous viennent à tomber,       <br />
       moi, je ne tomberai pas. »       <br />
                 L. Jésus lui répond :       <br />
       X  « Amen, je te le dis :       <br />
       toi, aujourd’hui, cette nuit même,       <br />
       avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
                 L. Mais lui reprenait de plus belle :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous en disaient autant.       <br />
              <br />
                 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       X  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais prier. »       <br />
                 L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et commence à ressentir frayeur et angoisse.       <br />
                 Il leur dit :       <br />
       X  « Mon âme est triste à mourir.       <br />
       Restez ici et veillez. »       <br />
                 L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tombait à terre et priait       <br />
       pour que, s’il était possible,       <br />
       cette heure s’éloigne de lui.       <br />
                 Il disait :       <br />
       X  « Abba...       <br />
       Père, tout est possible pour toi.       <br />
       Éloigne de moi cette coupe.       <br />
       Cependant, non pas ce que moi, je veux,       <br />
       mais ce que toi, tu veux ! »       <br />
                 L. Puis il revient       <br />
       et trouve les disciples endormis.       <br />
       Il dit à Pierre :       <br />
       X  « Simon, tu dors !       <br />
       Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?       <br />
                               Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
                 L. De nouveau, il s’éloigna et pria,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
                 Et de nouveau, il vint près des disciples       <br />
       qu’il trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.       <br />
       Et eux ne savaient que lui répondre.       <br />
                 Une troisième fois, il revient       <br />
       et leur dit :       <br />
       X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       C’est fait ; l’heure est venue :       <br />
       voici que le Fils de l’homme       <br />
       est livré aux mains des pécheurs.       <br />
                               Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus parlait encore       <br />
       quand Judas, l’un des Douze, arriva       <br />
       et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.       <br />
                 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai,       <br />
       c’est lui :       <br />
       arrêtez-le,       <br />
       et emmenez-le sous bonne garde. »       <br />
                 L. À peine arrivé,       <br />
       Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :       <br />
       D. « Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
                 Les autres mirent la main sur lui       <br />
       et l’arrêtèrent.       <br />
                 Or un de ceux qui étaient là       <br />
       tira son épée,       <br />
       frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
                 Alors Jésus leur déclara :       <br />
       X  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
                               Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté.       <br />
       Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »       <br />
                 L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.       <br />
                 Or, un jeune homme suivait Jésus ;       <br />
       il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.       <br />
       On essaya de l’arrêter.       <br />
                 Mais lui, lâchant le drap,       <br />
       s’enfuit tout nu.       <br />
              <br />
                 Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.       <br />
       Ils se rassemblèrent tous,       <br />
       les grands prêtres, les anciens et les scribes.       <br />
                 Pierre avait suivi Jésus à distance,       <br />
       jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,       <br />
       et là, assis avec les gardes,       <br />
       il se chauffait près du feu.       <br />
                 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort,       <br />
       et ils n’en trouvaient pas.       <br />
                 De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,       <br />
       et ces témoignages ne concordaient pas.       <br />
                 Quelques-uns se levèrent       <br />
       pour porter contre lui ce faux témoignage :        <br />
                          A. « Nous l’avons entendu dire :       <br />
       ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       et en trois jours j’en rebâtirai un autre       <br />
       qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »       <br />
                 L. Et même sur ce point,       <br />
       leurs témoignages n’étaient pas concordants.       <br />
                 Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,       <br />
       interrogea Jésus :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
                 L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.       <br />
       Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :       <br />
       A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »        <br />
                 L. Jésus lui dit :       <br />
       X  « Je le suis.       <br />
       Et vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant,       <br />
       et venir parmi les nuées du ciel. »       <br />
                 L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :       <br />
       A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
                               Vous avez entendu le blasphème.       <br />
       Qu’en pensez-vous ? »       <br />
       L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.       <br />
                 Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,       <br />
       couvrirent son visage d’un voile,       <br />
       et le giflèrent, en disant :       <br />
       F. « Fais le prophète ! »       <br />
       L. Et les gardes lui donnèrent des coups.       <br />
              <br />
                 Comme Pierre était en bas, dans la cour,       <br />
       arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.       <br />
                 Elle voit Pierre qui se chauffe,       <br />
       le dévisage et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »       <br />
                 L. Pierre le nia :       <br />
       D. « Je ne sais pas,       <br />
       je ne comprends pas de quoi tu parles. »       <br />
       L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.       <br />
       Alors un coq chanta.       <br />
                 La servante, ayant vu Pierre,       <br />
       se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :       <br />
       A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »       <br />
                 L. De nouveau, Pierre le niait.       <br />
       Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :       <br />
       F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, tu es Galiléen. »       <br />
                 L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »       <br />
                 L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.       <br />
       Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Et il fondit en larmes.       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,       <br />
       et parmi elles, Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,       <br />
                     qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,       <br />
       et encore beaucoup d’autres,       <br />
       qui étaient montées avec lui à Jérusalem.       <br />
                 Déjà il se faisait tard ;       <br />
       or, comme c’était le jour de la Préparation,       <br />
       qui précède le sabbat,       <br />
                 Joseph d’Arimathie intervint.       <br />
       C’était un homme influent, membre du Conseil,       <br />
       et il attendait lui aussi le règne de Dieu.       <br />
       Il eut l’audace d’aller chez Pilate       <br />
       pour demander le corps de Jésus.       <br />
                 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;       <br />
       il fit appeler le centurion,       <br />
       et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.       <br />
                 Sur le rapport du centurion,       <br />
       il permit à Joseph de prendre le corps.       <br />
                 Alors Joseph acheta un linceul,       <br />
       il descendit Jésus de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans le linceul       <br />
       et le déposa dans un tombeau       <br />
       qui était creusé dans le roc.       <br />
       Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.       <br />
              <br />
                 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,       <br />
       observaient l’endroit où on l’avait mis.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BRÈVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a999.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C  « Il le conduisit dans une auberge  »</title>
   <updated>2019-07-14T02:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Il-le-conduisit-dans-une-auberge_a901.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/32550810-30318888.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 14 juillet 2019 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette. Textes: Isaïe 66, 10-14c, Galates 6, 14-18 et Luc 10, 25-37 le bon samaritain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/32550810-30318888.jpg?v=1554902062" alt="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C  « Il le conduisit dans une auberge  »" title="Homélie pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C  « Il le conduisit dans une auberge  »" />
     </div>
     <div>
      La parabole du bon samaritain fait partie du patrimoine mondial au même titre que des monuments comme la Tour Eiffel ou la basilique Saint Pierre-de-Rome ou comme des destinations courues comme les Iles des Caraïbes ou le Rocher de Percé au Québec. Il arrive avec cette parabole ce qui arrive avec tous ces lieux et destinations connues. Ces lieux et ces destinations font partie du paysage depuis longtemps. On a besoin parfois d’un coup de pouce pour les regarder et les découvrir avec des yeux nouveaux.        <br />
              <br />
       C’est ce que nous somme invités à faire ce matin. Nous connaissons bien la parabole du bon samaritain, mais nous avons besoin de la redécouvrir avec des yeux nouveaux.  Je vais avec vous la relire en m’arrêtant à certains points qui m’ont frappé cette fois-ci. Si vous avez été touchés par d’autres points, pas de problème. L’important c’est de laisser l’Esprit agir dans  notre cœur.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le récit</span>       <br />
              <br />
       Lorsque je suis allé en pèlerinage en Terre Sainte il  a quelque années, la route de Jérusalem à Jéricho a fait partie de notre visite. Comme il est dit dans l’évangile, lorsqu’on prend cette route on descend pendant longtemps : Jérusalem est à environ 800  mètres au-dessus du niveau de la mer et Jéricho qui est au nord de la Mer Morte est à 250 mètres au-dessous. Elle est la ville la plus basse au monde. On imagine que le parcours de cette route se faisait la plupart du temps à pied ou à dos d'âne. Des brigands se tenaient aux aguets à divers endroits, et il était difficile de leur échapper si on était seul. C’est ce que n’a pu faire le blessé que découvre sur la route le samaritain qui venait, comme son nom le dit, d'une région qui s'appelait la Samarie. C'était une région en compétition avec Jérusalem ayant même un temple rival sur la mont Garizim.        <br />
              <br />
       On peut penser que le bon samaritain était allé faire des affaires à Jérusalem et qu’il revenait chez lui. Il allait son chemin lorsqu’il aperçut le blessé. Il s’approcha, nous dit l’évangile,  le prit, le mit sur sa monture et le mena dans un village tout proche. Il le déposa à l’auberge en donnant à l’aubergiste un bon montant d’argent pour qu’il en prenne soin et il quitta. Jésus laisse supposer qu’il avait des obligations de rentrer à la maison et qu’il ne pouvait faire plus que ce qu’il avait fait en recueillant le blessé sur la route.       <br />
              <br />
       L’attitude du samaritain est mise en parallèle par saint Luc avec celle de deux autres personnages : un prêtre et un lévite qui servait dans le temple pour les sacrifices. Ce sont des gens qui sont proches des choses de Dieu, de sa Parole, de son Temple. Ils consacrent leur vie à son service. Ces deux personnages qui voient le blessé passent tout droit alors que le samaritain  prend la peine de s’arrêter<!-- et de mettre le blessé sur sa monture, de  lui prodiguer les premiers soins et de s’assurer qu’il sera pris en charge par quelqu'un avant de repartir-->. C’est quelqu’un de totalement étranger qui s’approche du blessé alors que les deux autres continuent leur chemin sans s’arrêter enfermés dans leurs traditions et dans leurs lois.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le message de la parabole</span>       <br />
              <br />
       Cette histoire, cette parabole, est racontée par Jésus pour répondre à la question du Docteur de la Loi qui lui demande « Qui est mon prochain ? »  Comme toutes les paraboles que raconte Jésus, l’important dans l’histoire c’est le message qui lui est attaché. Remarquez ici que Jésus ne donne pas une réponse d'intellectuel, théorique. Il ne se met pas à parler de la situation économique de son temps, mais il donne une réponse concrète qui est encore applicable pour chacun et chacune de nous.        <br />
              <br />
       Dans la parabole de Jésus,  le message est très clair : le prochain c’est celui dont tu te fais proche, que tu sers ou que tu dépannes s’il est dans le besoin. S’approcher de quelqu'un et en faire son prochain, c’est quelque  chose qui ne se fait pas dans les nuages. C’est une démarche concrète, dans la vie de chacun.  Jésus ici <!-- ne fait pas un discours sur l’importance de l'amour fraternel comme il le fera  ailleurs, il --> donne un exemple pris sur le vif où on voit une personne en action. Le samaritain aperçoit, il fait monter, il porte à l’auberge, il s’assure que les soins nécessaires seront donnés, il paie d’avance.       <br />
              <br />
       À la fin de l’évangile, Jésus demande au docteur de la Loi « lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits? » Le docteur répond « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». Et Jésus de conclure « Va et toi aussi, fais de même ».  C’est à retenir.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Si on tente d’appliquer cette parabole à nos vies, on est renvoyé à notre vie concrète de tous les jours et à la question où est mon prochain ?       <br />
              <br />
       On peut penser qu’il se trouve sur un bateau dans la Méditerranée comme réfugié, qu’il est dans un bidonville de Calcutta ou dans les rues de Montréal comme une personne sans domicile fixe. C’est juste de penser ainsi et cela correspond à ce que Jésus nous enseigne lorsqu’il nous dit qu’il est venu pour servir les plus démunis. Mais ici, Jésus donne un moyen concret de vérifier notre proximité avec l’autre. Est-ce que vous prenez le temps de vous en approcher ?        <br />
              <br />
       Très bonne question.<!-- Elle nous renvoie à nos sensibilisations face à toutes les personnes démunies dans le monde et autour de nous.--> Elle nous renvoie à nos agirs concrets. Est-ce que nous nous arrêtons dans la vie de tous les jours pour écouter, aider, dépanner une personne qui nous tend la main ou qui en a besoin ? Est-ce que nous pensons qu’elle est le Christ lui-même qui nous rencontre ? La parabole du bon samaritain nous  invite à nous poser des questions sur nos agirs quotidiens et sur nos façons de vivre les relations avec nos frères et sœurs dans le besoin. Le prochain, en effet, ce n’est pas seulement les autres, c’est aussi nous qui nous faisons proches.       <br />
              <br />
       Je reste toujours démuni lorsque je suis sollicité sur la rue par un mendiant. J’ai envie de passer mon chemin en me disant, il abuse pour se procurer quelque chose, pour aller s'acheter de la drogue. Mais je me retiens<!-- lorsque je le peux--> de penser ainsi et j’essaie de le voir comme Jésus qui me tend la main. Je m’unis ainsi à des milliers et des milliers de  frères et sœurs de toutes les confessions religieuses et aussi de nos frères et sœurs incroyants qui vivent de mille manières cette démarche de s’approcher de ceux et celles qui sont dans le besoin.       <br />
              <br />
       Vous voyez, la parabole du bon samaritain, est un monument de notre histoire qui peut continuer d’attirer plein de visiteurs et qui est une source d’inspiration dans notre monde qui en a bien besoin. La dureté des relations humaines, la recherche du profit, l'enfermement sur ses positons rendent parfois très difficiles les rapprochements. Et pourtant, c’est en se faisant proche de l’autre que le « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »  s’actualise pour nous comme pour le docteur de la Loi qui demandait à Jésus « Mais qui est mon prochain ? ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie, ce matin, soit une occasion de nous rapprocher de nos frères et sœurs sur le chemin qui est le leur. Ces personnes sont là. Elles attendent de nous un regard, une main secourable, une parole d’encouragement. Ce sont nos enfants, nos jeunes, nos personnes âgées, nos parents, nos sans logis, nos malades, nos démunis de toutes sortes pas seulement sur le plan matériel etc., des personnes qui attendent que nous nous approchions d’elles selon nos possibilités et selon nos vocations.       <br />
              <br />
       Que le Seigneur Jésus qui s’est fait pour l’humanité le Bon Samaritain en s’approchant d’elle pour la relever et la sauver nous donne la grâce d’être, à son exemple, de bons samaritains et de bonnes samaritaines nous aussi pour nos frères et sœurs.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       9  juillet 2019       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       ___________________________________________________________________________       <br />
       Lectures de la messe pour le 15e dimanche du temps ordinaire Année C       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Elle est tout près de toi, cette Parole, afin que tu la mettes en pratique » (Dt 30, 10-14)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du Deutéronome       <br />
              <br />
       Moïse disait au peuple :       <br />
           « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu,       <br />
       en observant ses commandements et ses décrets       <br />
       inscrits dans ce livre de la Loi,       <br />
       et reviens au Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur et de toute ton âme.       <br />
           Car cette loi que je te prescris aujourd’hui       <br />
       n’est pas au-dessus de tes forces       <br />
       ni hors de ton atteinte.       <br />
           Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui montera aux cieux       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises :       <br />
       ‘Qui se rendra au-delà des mers       <br />
       nous la chercher ?       <br />
       Qui nous la fera entendre,       <br />
       afin que nous la mettions en pratique ?’       <br />
           Elle est tout près de toi, cette Parole,       <br />
       elle est dans ta bouche et dans ton cœur,       <br />
       afin que tu la mettes en pratique. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 68, 14, 17, 30-31, 33-34, 36ab.37)       <br />
              <br />
       R/ Cherchez Dieu, vous les humbles       <br />
       et votre cœur vivra.       <br />
              <br />
       Moi, je te prie, Seigneur :       <br />
       c’est l’heure de ta grâce ;       <br />
       dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,       <br />
       par ta vérité sauve-moi.       <br />
              <br />
       Réponds-moi, Seigneur,       <br />
       car il est bon, ton amour ;       <br />
       dans ta grande tendresse,       <br />
       regarde-moi.       <br />
              <br />
       Et moi, humilié, meurtri,       <br />
       que ton salut, Dieu, me redresse.       <br />
       Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,       <br />
       je vais le magnifier, lui rendre grâce.       <br />
              <br />
       Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :       <br />
       « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »       <br />
       Car le Seigneur écoute les humbles,       <br />
       il n’oublie pas les siens emprisonnés.       <br />
              <br />
       Car Dieu viendra sauver Sion       <br />
       et rebâtir les villes de Juda.       <br />
       patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,       <br />
       demeure pour ceux qui aiment son nom.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)       <br />
              <br />
       R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ! (Ps 18b, 9ab)       <br />
              <br />
       La loi du Seigneur est parfaite,       <br />
       qui redonne vie ;       <br />
       la charte du Seigneur est sûre,       <br />
       qui rend sages les simples.       <br />
              <br />
       Les préceptes du Seigneur sont droits,       <br />
       ils réjouissent le cœur ;       <br />
       le commandement du Seigneur est limpide,       <br />
       il clarifie le regard.       <br />
              <br />
       La crainte qu’il inspire est pure,       <br />
       elle est là pour toujours ;       <br />
       les décisions du Seigneur sont justes       <br />
       et vraiment équitables :       <br />
              <br />
       plus désirables que l’or,       <br />
       qu’une masse d’or fin,       <br />
       plus savoureuses que le miel       <br />
       qui coule des rayons.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Tout est créé par lui et pour lui » (Col 1, 15-20)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus est l’image du Dieu invisible,       <br />
       le premier-né, avant toute créature :       <br />
           en lui, tout fut créé,       <br />
       dans le ciel et sur la terre.       <br />
       Les êtres visibles et invisibles,       <br />
       Puissances, Principautés,       <br />
       Souverainetés, Dominations,       <br />
       tout est créé par lui et pour lui.       <br />
           Il est avant toute chose,       <br />
       et tout subsiste en lui.       <br />
              <br />
           Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église :       <br />
       c’est lui le commencement,       <br />
       le premier-né d’entre les morts,       <br />
       afin qu’il ait en tout la primauté.       <br />
           Car Dieu a jugé bon       <br />
       qu’habite en lui toute plénitude       <br />
           et que tout, par le Christ,       <br />
       lui soit enfin réconcilié,       <br />
       faisant la paix par le sang de sa Croix,       <br />
       la paix pour tous les êtres       <br />
       sur la terre et dans le ciel.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie ;       <br />
       tu as les paroles de la vie éternelle.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           un docteur de la Loi se leva       <br />
       et mit Jésus à l’épreuve en disant :       <br />
       « Maître, que dois-je faire       <br />
       pour avoir en héritage la vie éternelle ? »       <br />
           Jésus lui demanda :       <br />
       « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?       <br />
       Et comment lis-tu ? »       <br />
           L’autre répondit :       <br />
       « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu       <br />
       de tout ton cœur, de toute ton âme,       <br />
       de toute ta force et de toute ton intelligence,       <br />
       et ton prochain comme toi-même. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Tu as répondu correctement.       <br />
       Fais ainsi et tu vivras. »       <br />
           Mais lui, voulant se justifier,       <br />
       dit à Jésus :       <br />
       « Et qui est mon prochain ? »       <br />
           Jésus reprit la parole :       <br />
       « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,       <br />
       et il tomba sur des bandits ;       <br />
       ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,       <br />
       s’en allèrent, le laissant à moitié mort.       <br />
           Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           De même un lévite arriva à cet endroit ;       <br />
       il le vit et passa de l’autre côté.       <br />
           Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ;       <br />
       il le vit et fut saisi de compassion.       <br />
           Il s’approcha, et pansa ses blessures       <br />
       en y versant de l’huile et du vin ;       <br />
       puis il le chargea sur sa propre monture,       <br />
       le conduisit dans une auberge       <br />
       et prit soin de lui.       <br />
           Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,       <br />
       et les donna à l’aubergiste, en lui disant :       <br />
       ‘Prends soin de lui ;       <br />
       tout ce que tu auras dépensé en plus,       <br />
       je te le rendrai quand je repasserai.’       <br />
           Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain       <br />
       de l’homme tombé aux mains des bandits ? »       <br />
           Le docteur de la Loi répondit :       <br />
       « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »       <br />
       Jésus lui dit :       <br />
       « Va, et toi aussi, fais de même. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-15e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Il-le-conduisit-dans-une-auberge_a901.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »</title>
   <updated>2022-01-27T21:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-C-Il-s-est-abaisse-devenant-obeissant-jusqu-a_a887.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/30072580-28849663.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-04-09T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 14 avril 2019. Textes: Luc 19, 28-40, Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2 6-11 et Luc 22, 14 - 23, 56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/30072580-28849663.jpg?v=1549133877" alt="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" title="Homélie pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C  «  Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort »" />
     </div>
     <div>
      La jonction du récit de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem avec le récit détaillé de sa Passion est une introduction bien choisie pour la Semaine Sainte, la Grande Semaine, que nous nous apprêtons à vivre. Il nous sera donné non seulement de méditer sur les derniers jours de Jésus, mais surtout de le suivre pas à pas notamment le Jeudi-Saint qui nous rappellera son dernier repas, la Cène, et le lavement des pieds<!--, avec ses disciples avant d'être trahi et d'être livré aux autorité juives et romaines-->, puis le Vendredi-Saint qui commémorera  sa mort et enfin sa Résurrection qui sera célébrée dans la Vigile pascale et pendant tout le temps de Pâques.       <br />
       <!--       <br />
       Ces faits  sont des actes, des gestes et des attitudes de Jésus qui ne sont pas seulement passées, mais qui sont éternellement présents. C'est pourquoi, nous lisons attentivement les récits de la Passion durant la Semaine Sainte. J'aimerais expliciter un peu cette idée avant de revenir sur l'entrée de Jésus à Jérusalem.-->       <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Les mystères de la vie du Christ </span>       <br />
              <br />
       Les actions, les gestes du Christ sont communément appelés les mystères de la vie du Christ non parce qu'il sont incompréhensibles<!--, au contraire, ils sont le plus souvent des gestes et des attitudes en tout semblables aux nôtre-->, mais parce qu'ils sont remplis d'une puissance et d'une énergie qui dépassent les limites du temps et de l'espace à cause de la nature divine qui est en Jésus.        <br />
              <br />
       Les mystères de la vie du Christ que le cardinal de Bérulle appelait les « états intérieurs du Verbe Incarné » ( pour lire un résumé de la spiritualité bérullienne  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/hsp/berulle.htm">cliquez ici </a>)  sont les actes, les gestes et les attitudes de celui qui est parfaitement homme, et, en même temps, parfaitement Dieu. Ce qui fait que les actions, les gestes de Jésus échappent ainsi par la puissance de Dieu à nos limites humaines.  Par la grâce de Dieu, ce qu'il vit continue de vivre éternellement. C'est pourquoi, le souvenir de ce que Jésus a vécu, même dans le détail, est si important pour les personnes qui croient au Christ. Nous ne méditerons jamais assez le déroulement de sa vie et de ses enseignements. Ils sont toujours actuels.       <br />
              <br />
       Ses derniers jours revêtent une importance particulière non seulement parce qu'ils sont les derniers, mais surtout parce qu'ils marquent que son Heure, comme le dit saint Jean, est arrivée. Son histoire de vie prendra un tour inattendu pour ses disciples. Lui s'y sentira à l'aise car c'est ainsi qu'il manifestera son obéissance à Dieu qui l'a choisi comme celui qui porte les péchés du monde.  Cette  obéissance totale remplie d'amour en fait le Sauveur qui réconcilie le monde avec Dieu, qui rétablit les relations avec Dieu et les uns avec les autres.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le salut en Jésus</span>       <br />
              <br />
       C'est une richesse propre au christianisme que cette assurance d'un salut « au-delà de ma petite personne qui tend à réconcilier l’aventure humaine avec elle-même et avec Dieu  » (Frère Dominique Motte o.p. du Couvent de Lille en France dans <span style="font-style:italic">Carême dans la ville</span> 2019 le 3 avril 2019). Ce salut nous est donné en Jésus-Christ qui  l'obtient par sa mort sur la Croix et son Sang répandu. Sa résurrection, le troisième jour, l'établit fermement et pour toujours comme Seigneur à la gloire de Dieu le Père et Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       C’est ce que proclame saint Paul dans ce bel hymne de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Philippiens</span> que nous avons comme deuxième lecture : « Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort,  et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers ».       <br />
              <br />
       C'est avec cet arrière-fond que nous entrons dans cette nouvelle Semaine Sainte, car les mystères de la vie du Christ sont toujours actifs et remplis de grâces pour ceux et celles qui s'y unissent avec cœur et avec foi.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est célébrée dans la liturgie d'aujourd'hui par une procession qui rappelle cet évènement et par la bénédiction des rameaux ou palmes portées par les participants et les participantes. Ces rameaux sont conservés par plusieurs personnes tout au long de l'année. Ils en disposent  en les mettant au mur, par exemple, et  en les tressant parfois.       <br />
              <br />
       Ces signes sont des rappels que l'abaissement de Jésus dans sa Passion n'est pas une défaite, mais un triomphe sur les forces du mal. Ce triomphe de Jésus ne se réalise pas à la façon des triomphes humains comme ceux des Oscars ou des Molières. Il réside dans l'abandon à la volonté de Dieu qui fait de lui le Serviteur de ses frères et sœurs pour les amener avec lui près du Père.        <br />
              <br />
       Il s'agit d'un renversement des perspectives habituelles comme dans les Béatitudes. Ce qui est petit est ce qui est grand, ce qui est rejeté est ce qui est aimé de Dieu, ce qui est pauvre est ce qui est la véritable richesse. Message dur à entendre parfois, mais message au cœur des mystères de la vie du Christ. La dynamique du salut de Dieu n'est pas du même genre que celle des humains. Le Royaume de Dieu n'est pas comme les royaumes de la terre. Jésus le dira devant Pilate : « Mon royaume n'est pas de ce monde ». (Jean 18, 36)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons à Dieu au début de cette Semaine Sainte 2019 de laisser nos esprits et nos cœurs s'imprégner des mystères qui nous revivrons. Nous en avons continuellement besoin car, à mesure que nous avançons à la suite de Jésus, de nouveaux espaces et de nouvelles perspectives nous attendent.       <br />
              <br />
       Acceptons cette année de nous laisser surprendre par Jésus.       <br />
              <br />
       <!--Et disons-lui cette prière qui est celle de l’oraison….-->       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       9 avril 2019       <br />
              <br />
              <br />
       _____________________________________________________________________________________       <br />
       <b>Lectures pour le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année C</b>       <br />
              <br />
       Entrée messianique       <br />
              <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Lc 19, 28-40)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
          En ce temps-là,       <br />
           Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.       <br />
           Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie,       <br />
       près de l’endroit appelé mont des Oliviers,       <br />
       il envoya deux de ses disciples,       <br />
           en disant :       <br />
       « Allez à ce village d’en face.       <br />
       À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
           Si l’on vous demande :       <br />
       ‘Pourquoi le détachez-vous ?’       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ »       <br />
           Les envoyés partirent       <br />
       et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.       <br />
           Alors qu’ils détachaient le petit âne,       <br />
       ses maîtres leur demandèrent :       <br />
       « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »       <br />
           Ils répondirent :       <br />
       « Parce que le Seigneur en a besoin. »       <br />
           Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus,       <br />
       jetèrent leurs manteaux dessus,       <br />
       et y firent monter Jésus.       <br />
           À mesure que Jésus avançait,       <br />
       les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.       <br />
           Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers,       <br />
       toute la foule des disciples, remplie de joie,       <br />
       se mit à louer Dieu à pleine voix       <br />
       pour tous les miracles qu’ils avaient vus,       <br />
           et ils disaient :       <br />
       « Béni soit celui qui vient,       <br />
       le Roi, au nom du Seigneur.       <br />
       Paix dans le ciel       <br />
       et gloire au plus haut des cieux ! »       <br />
           Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule,       <br />
       dirent à Jésus :       <br />
       « Maître, réprimande tes disciples ! »       <br />
           Mais il prit la parole en disant :       <br />
       « Je vous le dis :       <br />
       si eux se taisent,       <br />
       les pierres crieront. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       Messe de la Passion       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
              <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent ;       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure ;       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds,       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Mais tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2 6-11)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 22, 14 – 23, 56)       <br />
              <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants : X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
       L. Quand l’heure fut venue,       <br />
       Jésus prit place à table,       <br />
       et les Apôtres avec lui.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous       <br />
       avant de souffrir !       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       jamais plus je ne la mangerai       <br />
       jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
           L. Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce,       <br />
       il dit :       <br />
       X « Prenez ceci et partagez entre vous.       <br />
           Car je vous le déclare :       <br />
       désormais, jamais plus       <br />
       je ne boirai du fruit de la vigne       <br />
       jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »       <br />
              <br />
           L. Puis, ayant pris du pain et rendu grâce,       <br />
       il le rompit       <br />
       et le leur donna, en disant :       <br />
       X « Ceci est mon corps, donné pour vous.       <br />
       Faites cela en mémoire de moi. »       <br />
           L. Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant :       <br />
       X « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang       <br />
       répandu pour vous.       <br />
           Et cependant, voici que la main de celui qui me livre       <br />
       est à côté de moi sur la table.       <br />
           En effet, le Fils de l’homme s’en va       <br />
       selon ce qui a été fixé.       <br />
       Mais malheureux cet homme-là       <br />
       par qui il est livré ! »       <br />
           L. Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres       <br />
       quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.       <br />
              <br />
           Ils en arrivèrent à se quereller :       <br />
       lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?       <br />
           Mais il leur dit :       <br />
       X « Les rois des nations       <br />
       les commandent en maîtres,       <br />
       et ceux qui exercent le pouvoir sur elles       <br />
       se font appeler bienfaiteurs.       <br />
           Pour vous, rien de tel !       <br />
       Au contraire, que le plus grand d’entre vous       <br />
       devienne comme le plus jeune,       <br />
       et le chef, comme celui qui sert.       <br />
           Quel est en effet le plus grand :       <br />
       celui qui est à table, ou celui qui sert ?       <br />
       N’est-ce pas celui qui est à table ?       <br />
       Eh bien moi, je suis au milieu de vous       <br />
       comme celui qui sert.       <br />
           Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.       <br />
           Et moi, je dispose pour vous du Royaume,       <br />
       comme mon Père en a disposé pour moi.       <br />
           Ainsi vous mangerez et boirez à ma table       <br />
       dans mon Royaume,       <br />
       et vous siégerez sur des trônes       <br />
       pour juger les douze tribus d’Israël.       <br />
              <br />
           Simon, Simon,       <br />
       voici que Satan vous a réclamés       <br />
       pour vous passer au crible comme le blé.       <br />
           Mais j’ai prié pour toi,       <br />
       afin que ta foi ne défaille pas.       <br />
       Toi donc, quand tu sera revenu,       <br />
       affermis tes frères. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Seigneur, avec toi, je suis prêt       <br />
       à aller en prison et à la mort. »       <br />
           L. Jésus reprit :       <br />
       X « Je te le déclare, Pierre :       <br />
       le coq ne chantera pas aujourd’hui       <br />
       avant que toi, par trois fois,       <br />
       tu aies nié me connaître. »       <br />
              <br />
           L. Puis il leur dit :       <br />
       X « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales,       <br />
       avez-vous donc manqué de quelque chose ? »       <br />
           L. Ils lui répondirent :       <br />
       D. « Non, de rien. »       <br />
       L. Jésus leur dit :       <br />
       X « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse,       <br />
       qu’il la prenne,       <br />
       de même celui qui a un sac ;       <br />
       et celui qui n’a pas d’épée,       <br />
       qu’il vende son manteau pour en acheter une.       <br />
           Car, je vous le déclare :       <br />
       il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture :       <br />
       Il a été compté avec les impies.       <br />
       De fait, ce qui me concerne       <br />
       va trouver son accomplissement. »       <br />
           L. Ils lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, voici deux épées. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Cela suffit. »       <br />
              <br />
           L. Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude,       <br />
       au mont des Oliviers,       <br />
       et ses disciples le suivirent.       <br />
           Arrivé en ce lieu, il leur dit :       <br />
       X « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
           L. Puis il s’écarta       <br />
       à la distance d’un jet de pierre environ.       <br />
       S’étant mis à genoux,       <br />
       il priait en disant :       <br />
           X « Père, si tu le veux,       <br />
       éloigne de moi cette coupe ;       <br />
       cependant, que soit faite non pas ma volonté,       <br />
       mais la tienne. »       <br />
           L. Alors, du ciel, lui apparut un ange       <br />
       qui le réconfortait.       <br />
           Entré en agonie,       <br />
       Jésus priait avec plus d’insistance,       <br />
       et sa sueur devint comme des gouttes de sang       <br />
       qui tombaient sur la terre.       <br />
           Puis Jésus se releva de sa prière       <br />
       et rejoignit ses disciples       <br />
       qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       X « Pourquoi dormez-vous ?       <br />
       Relevez-vous       <br />
       et priez, pour ne pas entrer en tentation. »       <br />
              <br />
           L. Il parlait encore,       <br />
       quand parut une foule de gens.       <br />
       Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze,       <br />
       marchait à leur tête.       <br />
       Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »       <br />
           L. Voyant ce qui allait se passer,       <br />
       ceux qui entouraient Jésus lui dirent :       <br />
       D. « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »       <br />
           L. L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille droite.       <br />
           Mais Jésus dit :       <br />
       X « Restez-en là ! »       <br />
       L. Et, touchant l’oreille de l’homme,       <br />
       il le guérit.       <br />
           Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter,       <br />
       grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :       <br />
       X « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?       <br />
           Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple,       <br />
       et vous n’avez pas porté la main sur moi.       <br />
       Mais c’est maintenant votre heure       <br />
       et le pouvoir des ténèbres. »       <br />
              <br />
           L. S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent       <br />
       et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre.       <br />
       Pierre suivait à distance.       <br />
           On avait allumé un feu au milieu de la cour,       <br />
       et tous étaient assis là.       <br />
       Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.       <br />
           Une jeune servante le vit assis près du feu ;       <br />
       elle le dévisagea et dit :       <br />
       A. « Celui-là aussi était avec lui. »       <br />
           L. Mais il nia :       <br />
       D. « Non, je ne le connais pas. »       <br />
           L. Peu après, un autre dit en le voyant :       <br />
       F. « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. »       <br />
       L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Non, je ne le suis pas. »       <br />
           L. Environ une heure plus tard,       <br />
       un autre insistait avec force :       <br />
       F. « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui,       <br />
       et d’ailleurs il est Galiléen. »       <br />
           L. Pierre répondit :       <br />
       D. « Je ne sais pas ce que tu veux dire. »       <br />
       L. Et à l’instant même, comme il parlait encore,       <br />
       un coq chanta.       <br />
           Le Seigneur, se retournant,       <br />
       posa son regard sur Pierre.       <br />
       Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante aujourd’hui,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
           Les hommes qui gardaient Jésus       <br />
       se moquaient de lui et le rouaient de coups.       <br />
           Ils lui avaient voilé le visage,       <br />
       et ils l’interrogeaient :       <br />
       F. « Fais le prophète !       <br />
       Qui est-ce qui t’a frappé ? »       <br />
           L. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.       <br />
              <br />
           Lorsqu’il fit jour,       <br />
       se réunit le collège des anciens du peuple,       <br />
       grands prêtres et scribes,       <br />
       et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.       <br />
           Ils lui dirent :       <br />
       F. « Si tu es le Christ,       <br />
       dis-le nous. »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Si je vous le dis,       <br />
       vous ne me croirez pas ;       <br />
           et si j’interroge,       <br />
       vous ne répondrez pas.       <br />
           Mais désormais le Fils de l’homme       <br />
       sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »       <br />
           L. Tous lui dirent alors :       <br />
       F. « Tu es donc le Fils de Dieu ? »       <br />
       L. Il leur répondit :       <br />
       X « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »       <br />
           L. Ils dirent alors :       <br />
       F. « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ?       <br />
       Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »       <br />
           L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
              <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
              <br />
          L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
       Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »       <br />
          L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                    Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
       À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ;       <br />
       c’était un homme bon et juste,       <br />
           qui n’avait donné son accord       <br />
       ni à leur délibération, ni à leurs actes.       <br />
       Il était d’Arimathie, ville de Judée,       <br />
       et il attendait le règne de Dieu.       <br />
           Il alla trouver Pilate       <br />
       et demanda le corps de Jésus.       <br />
           Puis il le descendit de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans un linceul       <br />
       et le mit dans un tombeau taillé dans le roc,       <br />
       où personne encore n’avait été déposé.       <br />
           C’était le jour de la Préparation de la fête,       <br />
       et déjà brillaient les lumières du sabbat.       <br />
           Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée       <br />
       suivirent Joseph.       <br />
       Elles regardèrent le tombeau       <br />
       pour voir comment le corps avait été placé.       <br />
           Puis elles s’en retournèrent       <br />
       et préparèrent aromates et parfums.       <br />
       Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
       Évangile       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Lc 23, 1-49)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       L. L’assemblée tout entière se leva,       <br />
       et on l’emmena chez Pilate.       <br />
           On se mit alors à l’accuser :       <br />
       F. « Nous avons trouvé cet homme       <br />
       en train de semer le trouble dans notre nation :       <br />
       il empêche de payer l’impôt à l’empereur,       <br />
       et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »       <br />
           L. Pilate l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus répondit :       <br />
       X « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules :       <br />
       A. « Je ne trouve chez cet homme       <br />
       aucun motif de condamnation. »       <br />
           L. Mais ils insistaient avec force :       <br />
       F. « Il soulève le peuple       <br />
       en enseignant dans toute la Judée ;       <br />
       après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »       <br />
           L. À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.       <br />
           Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode,       <br />
       il le renvoya devant ce dernier,       <br />
       qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.       <br />
              <br />
           À la vue de Jésus,       <br />
       Hérode éprouva une joie extrême :       <br />
       en effet, depuis longtemps il désirait le voir       <br />
       à cause de ce qu’il entendait dire de lui,       <br />
       et il espérait lui voir faire un miracle.       <br />
           Il lui posa bon nombre de questions,       <br />
       mais Jésus ne lui répondit rien.       <br />
           Les grands prêtres et les scribes étaient là,       <br />
       et ils l’accusaient avec véhémence.       <br />
           Hérode, ainsi que ses soldats,       <br />
       le traita avec mépris et se moqua de lui :       <br />
       il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante       <br />
       et le renvoya à Pilate.       <br />
           Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis,       <br />
       alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.       <br />
              <br />
           Alors Pilate convoqua       <br />
       les grands prêtres, les chefs et le peuple.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       A. « Vous m’avez amené cet homme       <br />
       en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple.       <br />
       Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous       <br />
       et, parmi les faits dont vous l’accusez,       <br />
       je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.       <br />
           D’ailleurs, Hérode non plus,       <br />
       puisqu’il nous l’a renvoyé.       <br />
       En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.       <br />
           Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Ils se mirent à crier tous ensemble :       <br />
       F. « Mort à cet homme !       <br />
       Relâche-nous Barabbas. »       <br />
           L. Ce Barabbas avait été jeté en prison       <br />
       pour une émeute survenue dans la ville, et pour meurtre.       <br />
           Pilate, dans son désir de relâcher Jésus,       <br />
       leur adressa de nouveau la parole.       <br />
           Mais ils vociféraient :       <br />
       F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »       <br />
           L. Pour la troisième fois, il leur dit :       <br />
       A. « Quel mal a donc fait cet homme ?       <br />
       Je n’ai trouvé en lui       <br />
       aucun motif de condamnation à mort.       <br />
       Je vais donc le relâcher       <br />
       après lui avoir fait donner une correction. »       <br />
           L. Mais ils insistaient à grands cris,       <br />
       réclamant qu’il soit crucifié ;       <br />
       et leurs cris s’amplifiaient.       <br />
           Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.       <br />
           Il relâcha celui qu’ils réclamaient,       <br />
       le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre,       <br />
       et il livra Jésus à leur bon plaisir.       <br />
              <br />
           L. Comme ils l’emmenaient,       <br />
       ils prirent un certain Simon de Cyrène,       <br />
       qui revenait des champs,       <br />
       et ils le chargèrent de la croix       <br />
       pour qu’il la porte derrière Jésus.       <br />
           Le peuple, en grande foule, le suivait,       <br />
       ainsi que des femmes       <br />
       qui se frappaient la poitrine       <br />
       et se lamentaient sur Jésus.       <br />
           Il se retourna et leur dit :       <br />
       X « Filles de Jérusalem,       <br />
       ne pleurez pas sur moi !       <br />
       Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !       <br />
           Voici venir des jours où l’on dira :       <br />
       ‘Heureuses les femmes stériles,       <br />
       celles qui n’ont pas enfanté,       <br />
       celles qui n’ont pas allaité !’       <br />
           Alors on dira aux montagnes :       <br />
       ‘Tombez sur nous’,       <br />
       et aux collines :       <br />
       ‘Cachez-nous.’       <br />
           Car si l’on traite ainsi l’arbre vert,       <br />
       que deviendra l’arbre sec ? »       <br />
           L. Ils emmenaient aussi avec Jésus       <br />
       deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.       <br />
              <br />
           Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire),       <br />
       là ils crucifièrent Jésus,       <br />
       avec les deux malfaiteurs,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Jésus disait :       <br />
       X « Père, pardonne-leur :       <br />
       ils ne savent pas ce qu’ils font. »       <br />
       L. Puis, ils partagèrent ses vêtements       <br />
       et les tirèrent au sort.       <br />
              <br />
           Le peuple restait là à observer.       <br />
       Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :       <br />
       F. « Il en a sauvé d’autres :       <br />
       qu’il se sauve lui-même,       <br />
       s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »       <br />
           L. Les soldats aussi se moquaient de lui ;       <br />
       s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Si tu es le roi des Juifs,       <br />
       sauve-toi toi-même ! »            <br />
       L. Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :       <br />
       « Celui-ci est le roi des Juifs. »       <br />
              <br />
           L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait :       <br />
       A. « N’es-tu pas le Christ ?       <br />
       Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »       <br />
           L. Mais l’autre lui fit de vifs reproches :       <br />
       A. « Tu ne crains donc pas Dieu !       <br />
       Tu es pourtant un condamné, toi aussi !       <br />
           Et puis, pour nous, c’est juste :       <br />
       après ce que nous avons fait,       <br />
       nous avons ce que nous méritons.       <br />
       Mais lui, il n’a rien fait de mal. »       <br />
           L. Et il disait :       <br />
       A. « Jésus, souviens-toi de moi       <br />
       quand tu viendras dans ton Royaume. »       <br />
           L. Jésus lui déclara :       <br />
       X « Amen, je te le dis :       <br />
       aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »       <br />
              <br />
           L. C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ;       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,       <br />
           car le soleil s’était caché.       <br />
       Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.       <br />
           Alors, Jésus poussa un grand cri :       <br />
       X « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
       L. Et après avoir dit cela, il expira.       <br />
              <br />
                  (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
         À la vue de ce qui s’était passé,       <br />
       le centurion rendit gloire à Dieu :       <br />
       A. « Celui-ci était réellement un homme juste. »       <br />
           L. Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle,       <br />
       observant ce qui se passait,       <br />
       s’en retournaient en se frappant la poitrine.       <br />
           Tous ses amis,       <br />
       ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée,       <br />
       se tenaient plus loin pour regarder.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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