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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:24:51+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »</title>
   <updated>2025-08-18T13:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1259.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-08-19T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C le 24 août 2025 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379317-63200160.jpg?v=1655141183" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       19 août 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 23 août 2013 et du 16 août 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : « La porte étroite... »</title>
   <updated>2022-07-30T02:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1078.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2022-08-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
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    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C le 21 août 2022 à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13 et Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       16 août 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 23 août 2013-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères » (Is 66, 18-21)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           connaissant leurs actions et leurs pensées,       <br />
       moi, je viens rassembler toutes les nations,       <br />
       de toute langue.       <br />
       Elles viendront et verront ma gloire :       <br />
           je mettrai chez elles un signe !       <br />
       Et, du milieu d’elles, j’enverrai des rescapés       <br />
       vers les nations les plus éloignées,       <br />
       vers les îles lointaines       <br />
       qui n’ont rien entendu de ma renommée,       <br />
       qui n’ont pas vu ma gloire ;       <br />
       ma gloire, ces rescapés l’annonceront       <br />
       parmi les nations.       <br />
           Et, de toutes les nations, ils ramèneront tous vos frères,       <br />
       en offrande au Seigneur,       <br />
       sur des chevaux et des chariots, en litière,       <br />
       à dos de mulets et de dromadaires,       <br />
       jusqu’à ma montagne sainte, à Jérusalem,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
       On les portera comme l’offrande qu’apportent les fils d’Israël,       <br />
       dans des vases purs, à la maison du Seigneur.       <br />
           Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux,       <br />
       – dit le Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 116 (117), 1, 2)       <br />
       R/ Allez dans le monde entier.       <br />
       Proclamez l’Évangile.       <br />
       ou : Alléluia ! (Mc 16, 15)       <br />
              <br />
       Louez le Seigneur, tous les peuples ;       <br />
       fêtez-le, tous les pays !       <br />
              <br />
       Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;       <br />
       éternelle est la fidélité du Seigneur !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Quand Dieu aime quelqu’un, il lui donne de bonnes leçons » (He 12, 5-7.11-13)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez oublié cette parole de réconfort,       <br />
       qui vous est adressée comme à des fils :       <br />
       Mon fils, ne néglige pas les leçons du Seigneur,       <br />
       ne te décourage pas quand il te fait des reproches.       <br />
           Quand le Seigneur aime quelqu’un,       <br />
       il lui donne de bonnes leçons ;       <br />
       il corrige tous ceux qu’il accueille comme ses fils.       <br />
           Ce que vous endurez est une leçon.       <br />
       Dieu se comporte envers vous comme envers des fils ;       <br />
       et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ?       <br />
           Quand on vient de recevoir une leçon,       <br />
       on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse.       <br />
       Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon,       <br />
       celle-ci produit un fruit de paix et de justice.       <br />
           C’est pourquoi,       <br />
       redressez les mains inertes et les genoux qui fléchissent,       <br />
           et rendez droits pour vos pieds les sentiers tortueux.       <br />
       Ainsi, celui qui boite ne se fera pas d’entorse ;       <br />
       bien plus, il sera guéri.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « On viendra de l’orient et de l’occident prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur ;       <br />
       personne ne va vers le Père sans passer par moi.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 6)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
           tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,       <br />
       Jésus traversait villes et villages en enseignant.       <br />
           Quelqu’un lui demanda :       <br />
       « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
           « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,       <br />
       car, je vous le déclare,       <br />
       beaucoup chercheront à entrer       <br />
       et n’y parviendront pas.       <br />
           Lorsque le maître de maison se sera levé       <br />
       pour fermer la porte,       <br />
       si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,       <br />
       en disant :       <br />
       ‘Seigneur, ouvre-nous’,       <br />
       il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’       <br />
           Alors vous vous mettrez à dire :       <br />
       ‘Nous avons mangé et bu en ta présence,       <br />
       et tu as enseigné sur nos places.’       <br />
           Il vous répondra :       <br />
       ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.       <br />
       Éloignez-vous de moi,       <br />
       vous tous qui commettez l’injustice.’       <br />
           Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,       <br />
       quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob,       <br />
       et tous les prophètes       <br />
       dans le royaume de Dieu,       <br />
       et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.       <br />
           Alors on viendra de l’orient et de l’occident,       <br />
       du nord et du midi,       <br />
       prendre place au festin dans le royaume de Dieu.       <br />
           Oui, il y a des derniers qui seront premiers,       <br />
       et des premiers qui seront derniers. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a1078.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste 24 juin 2018 « Jean est son nom »</title>
   <updated>2018-07-02T03:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Nativite-de-saint-Jean-Baptiste-24-juin-2018-Jean-est-son-nom_a840.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/21963461-24824367.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-06-19T20:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 24 juin 2018 Année B. Homélie à la Chapelle du Lac Poulin par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec, recteur de cette desserte. . Textes: Jérémie 1, 4-10, 1 Pierre 1, 8-12 et Luc 1, 5-17.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/21963461-24824367.jpg?v=1525396290" alt="Homélie pour la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste 24 juin 2018 « Jean est son nom »" title="Homélie pour la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste 24 juin 2018 « Jean est son nom »" />
     </div>
     <div>
      Nous fêtons aujourd’hui une naissance, celle de saint Jean-Baptiste que la liturgie nomme la nativité de saint Jean-Baptiste.  Il y a aussi dans les fêtes de l’année liturgique une autre nativité que nous célébrons. Vous la connaissez bien. Pause! Hé oui ! Il s’agit de la fête de Noël qui rappelle la naissance – la nativité – de Jésus.  À ces deux fêtes  de naissance,  de nativité, s’ajoute celle de la nativité de la Vierge Marie le 8 septembre.       <br />
              <br />
       Ces fêtes ont quelque chose en commun, elles rappellent une naissance, une nativité, mais chacune mérite aussi une mention particulière parce qu’elle porte notre regard sur une personne qui a joué un rôle unique dans le plan de salut de Dieu pour l’humanité       <br />
              <br />
       Commençons par ce qui est commun à ces trois fêtes, puis, ensuite nous nous arrêterons à ce qui est particulier dans celle d’aujourd’hui : la nativité de Jean-Baptiste.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le sens d’une naissance, d’une nativité</span>       <br />
              <br />
       Ces trois fêtes ont en commun de marquer un début, un commencement. C’est le cas de toute naissance. L’enfant qui voit le jour apporte une nouveauté et des espoirs parfois exagérés. Mais déjà dans ce petit être, il  y a en germe tout ce qu’il sera plus tard.       <br />
              <br />
       C’est ce qu’on aime à se rappeler en fêtant la naissance de Jésus, de Marie et de Jean-Baptiste. Ils étaient destinés à un rôle unique dans la suite de leur vie : annoncer la Bonne Nouvelle et donner sa vie pour l’humanité dans le cas de Jésus, porter et donner naissance au Sauveur du monde dans le cas de Marie et préparer la voie au Messie attendu c’est-à-dire à Jésus dans le cas de Jean-Baptiste qui, à cause de ce rôle, est appelé le Précurseur.       <br />
              <br />
       Si 2000 ans plus tard on fait mémoire de leur naissance de façon particulière c’est l’occasion de nous rappeler comment ils ont réalisé leur mission.       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> Jean est son nom</span>       <br />
              <br />
       Regardons maintenant saint Jean-Baptiste. L’évangile de saint Luc nous met devant les yeux au moment de sa naissance une intuition de ce qu’il sera. En effet, sa mère Élisabeth et son père, Zacharie, sous l’impulsion de l’Esprit interviennent pour dire que son nom sera Jean c’est-à-dire « Grâce de Dieu » ou « Dieu fait grâce ». Un grand Docteur de l’Église, saint Bède le Vénérable (moine anglais du 7e siècle dont le pape François s’est inspiré pour sa devise dans ses armoiries – voir note à la fin de l’homélie),  commente ce nom ainsi : « Tel est le sens de ce nom [de Jean]: grâce de Dieu, c'est-à-dire celui en qui est la grâce. Car ce nom annonce l'économie de l'Évangile. Jean désigne le Seigneur Lui-même qui vient, Lui par qui la grâce est accordée au monde ».       <br />
              <br />
       Le choix d’un nom dans la culture juive cherche très souvent à exprimer une mission, un itinéraire de vie particulier pour la personne qui le reçoit. Ainsi, lorsque l’ange Gabriel vient vers Marie à l’Annonciation, il lui dit que l’enfant qu’elle portera s’appellera Jésus nom qui veut dire en hébreu : « Dieu sauve ».  Et on pourrait apporter de nombreux exemples tirés de l’Ancien Testament.       <br />
              <br />
       Saint Jean-Baptiste découvre sa mission rendu à l’âge adulte. Alors, il se retire au désert et donne, en plongeant les gens qui le suivent dans l’eau du fleuve Jourdain, un baptême  pour la rémission des péchés et pour se préparer à accueillir Celui que le peuple attendait et que les prophètes avaient annoncé. Quand Jésus se présente, il le reconnait et il proclame « Le voici le Sauveur envoyé par Dieu, l’Agneau de Dieu. Je me fais petit et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure » (cf. Jean 1, 26-27).        <br />
              <br />
       Tel est ce grand saint, un serviteur qui prépare la voie et qui disparait devant Celui qui est l’Envoyé de Dieu.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       En regardant saint Jean-Baptiste on peut se demander si nous développons des attitudes semblables aux siennes qui feront de nous, comme il l’a été, des disciples et des serviteurs de Jésus.       <br />
              <br />
       Bien sûr, les conditions de vie et les temps ne sont plus ceux du temps de la vie terrestre de Jésus en Palestine, mais comme Jean-Baptiste nous pouvons toujours rencontrer Jésus car il est Ressuscité et toujours vivant.        <br />
              <br />
       La mission de Jean-Baptiste n’est pas finie. Pourquoi ne serions-nous pas nous aussi des Jean-Baptiste qui sont comme des précurseurs qui indiquent la venue de Jésus, qui savent le reconnaître et le faire voir autour d’eux et d’elles ? Ainsi la fête d’aujourd’hui fera de nous des personnes qui témoignent de leur foi en Jésus, le Fils bien-aimé de Dieu et qui invitent à le reconnaître comme le Sauveur et le Seigneur de nos vies.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette célébration eucharistique, nous recevrons le don parfait qui vient de Dieu : Jésus présent sous les espèces du pain et du vin. Demandons par l’intercession de saint Jean-Baptiste de savoir comme lui le reconnaitre dans nos vies et dans le monde où nous sommes et d'en témoigner selon nos possibilités quand les circonstances s'y prêtent.       <br />
              <br />
       Ajoutons, pour les francophones du Canada - « les Canadiens Français » -, que cette fête est celle de leur patron choisi en 1834 par Ludger Duvernay puis confirmé en 1841 lors de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste et reconnu officiellement par le pape Pie X le 10 mai 1910. C’est pour nous l’occasion de prier pour notre patrie et notre contrée afin que la gloire de Dieu s’y manifeste et que les personnes qui y habitent reçoivent avec humilité le don de la foi qui leur est offert gratuitement par la grâce de Dieu.        <br />
              <br />
       Et reprenons les paroles d’un chant à Marie traditionnel jadis très populaire :        <br />
              <br />
       Regarde avec amour sur les bords du grand fleuve        <br />
       Un peuple jeune encor qui grandit frémissant        <br />
       Tu l'as plus d'une fois consolé dans l'épreuve        <br />
       Ton bras fut sa défense et ton bras est puissant.       <br />
              <br />
        Refrain       <br />
       Garde-nous tes faveurs, veille sur la Patrie       <br />
       Et sois du Canada, Notre-Dame, ô Marie       <br />
       Garde-nous tes faveurs, veille sur la Patrie       <br />
       Et sois du Canada, Notre-Dame, ô Marie.       <br />
              <br />
       Note : le Canada désigne ici le Québec « sur les bords du grand fleuve »       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
       19 juin 2018       <br />
              <br />
              <br />
       --------------       <br />
              <br />
       LA DEVISE : miserando atque eligendo       <br />
              <br />
       La devise du Saint-Père François est tirée des Homélies de saint Bède le vénérable, prêtre (Hom. 21; ccl 122, 149-151), qui, en commentant l’épisode évangélique de la vocation de saint Matthieu, écrit: Vidit ergo lesus publicanum et quia miserando atque eligendo vidit, ait illi Sequere me («Jésus vit un publicain et comme il le regarda avec un sentiment d’amour et le choisit, il lui dit: Suis-moi»).       <br />
              <br />
       Cette homélie est un hommage à la miséricorde divine et elle est reproduite dans la Liturgie des Heures de la fête de saint Matthieu. Elle revêt une signification particulière dans la vie et dans l’itinéraire spirituel du Pape. En effet, en la fête de saint Matthieu de l’année 1953, le jeune Jorge Bergoglio fit l’expérience à l’âge de 17 ans, de manière toute particulière, de la présence pleine d’amour de Dieu dans sa vie. Suite à une confession, il sentit que son cœur était touché et ressentit la descente de la miséricorde de Dieu, qui avec un regard d’amour tendre, l’appelait à la vie religieuse, à l’exemple de saint Ignace de Loyola.       <br />
       Une fois élu évêque, S.Exc. Mgr Bergoglio, en souvenir de cet événement qui marqua les débuts de sa consécration totale à Dieu dans son Eglise, décida de choisir, comme devise et programme de vie, l’expression de saint Bède miserando atque eligendo, qu’il a voulu reproduire aussi dans son blason pontifical tiré du internet du Vatican       <br />
              <br />
       <!--Messe de la veille au soir       <br />
              <br />
       « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » (Jean 1, 26-27)        <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais » (Jr 1, 4-10)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Jérémie       <br />
              <br />
       Au temps du roi Josias,       <br />
       la parole du Seigneur me fut adressée :       <br />
       « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère,       <br />
       je te connaissais ;       <br />
       avant que tu viennes au jour,       <br />
       je t’ai consacré ;       <br />
       je fais de toi un prophète pour les nations. »       <br />
       Et je dis :       <br />
       « Ah ! Seigneur mon Dieu !       <br />
       Vois donc : je ne sais pas parler,       <br />
       je suis un enfant ! »       <br />
       Le Seigneur reprit :       <br />
       « Ne dis pas : “Je suis un enfant !”       <br />
       Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai ;       <br />
       tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras.       <br />
       Ne les crains pas,       <br />
       car je suis avec toi pour te délivrer       <br />
       – oracle du Seigneur. »       <br />
       Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche.       <br />
       Il me dit :       <br />
       « Voici, je mets dans ta bouche mes paroles !       <br />
       Vois : aujourd’hui, je te donne autorité       <br />
       sur les nations et les royaumes,       <br />
       pour arracher et renverser,       <br />
       pour détruire et démolir,       <br />
       pour bâtir et planter. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 70 (71), 1-2, 5-6ab, 7-8, 15ab.17)       <br />
              <br />
       R/ Seigneur mon Dieu,       <br />
       toi, mon soutien dès avant ma naissance. (Ps 70, 5a.6a)       <br />
              <br />
       En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :       <br />
       garde-moi d’être humilié pour toujours.       <br />
       Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,       <br />
       tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.       <br />
              <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,       <br />
       mon appui dès ma jeunesse.       <br />
       Toi, mon soutien dès avant ma naissance,       <br />
       Tu m'as choisi dès le ventre de ma mère.       <br />
              <br />
       Pour beaucoup, je fus comme un prodige ;       <br />
       tu as été mon secours et ma force.       <br />
       Je n'avais que ta louange à la bouche,       <br />
       tout le jour, ta splendeur.       <br />
              <br />
       Ma bouche annonce tout le jour       <br />
       tes actes de justice et de salut.       <br />
       Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,       <br />
       jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Sur le salut, les prophètes ont fait porter leurs interrogations et leurs recherches » (1P 1, 8-12)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       vous aimez Jésus Christ sans l’avoir vu ;       <br />
       en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,       <br />
       vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,       <br />
       car vous allez obtenir le salut des âmes       <br />
       qui est l’aboutissement de votre foi.       <br />
       Sur le salut,       <br />
       les prophètes ont fait porter       <br />
       leurs interrogations et leurs recherches,       <br />
       eux qui ont prophétisé       <br />
       pour annoncer la grâce qui vous est destinée.       <br />
       Ils cherchaient quel temps et quelles circonstances       <br />
       voulait indiquer l’Esprit du Christ, présent en eux,       <br />
       quand il attestait par avance les souffrances du Christ       <br />
       et la gloire qui s’ensuivrait.       <br />
       Il leur fut révélé       <br />
       que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous,       <br />
       qu’ils étaient au service de ce message,       <br />
       annoncé maintenant par ceux qui vous ont évangélisés       <br />
       dans l’Esprit Saint envoyé du ciel ;       <br />
       même des anges désirent se pencher       <br />
       pour scruter ce message.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Ta femme mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean » (Lc 1, 5-17)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Jean est venu        <br />
       pour rendre témoignage à la Lumière       <br />
       et préparer au Seigneur un peuple bien disposé.       <br />
       Alléluia. (cf. Jn 1, 7 ; Lc 1, 17)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée,       <br />
       un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie.       <br />
       Sa femme aussi était descendante d’Aaron ;       <br />
       elle s’appelait Élisabeth.       <br />
       Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu :       <br />
       ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur       <br />
       de façon irréprochable.       <br />
       Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile       <br />
       et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge.       <br />
              <br />
       Or, tandis que Zacharie,       <br />
       durant la période attribuée aux prêtres de son groupe,       <br />
       assurait le service du culte devant Dieu,       <br />
       il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres,       <br />
       pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur.       <br />
       Toute la multitude du peuple était en prière au-dehors,       <br />
       à l’heure de l’offrande de l’encens.       <br />
       L’ange du Seigneur lui apparut,       <br />
       debout à droite de l’autel de l’encens.       <br />
       À sa vue, Zacharie fut bouleversé       <br />
       et la crainte le saisit.       <br />
       L’ange lui dit :       <br />
       « Sois sans crainte, Zacharie,       <br />
       car ta supplication a été exaucée :       <br />
       ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jean.       <br />
       Tu seras dans la joie et l’allégresse,       <br />
       et beaucoup se réjouiront de sa naissance,       <br />
       car il sera grand devant le Seigneur.       <br />
       Il ne boira pas de vin ni de boisson forte,       <br />
       et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ;       <br />
       il fera revenir de nombreux fils d’Israël       <br />
       au Seigneur leur Dieu ;       <br />
       il marchera devant, en présence du Seigneur,       <br />
       avec l’esprit et la puissance du prophète Élie,       <br />
       pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants,       <br />
       ramener les rebelles à la sagesse des justes,       <br />
       et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       Messe du jour       <br />
       Première lecture       <br />
       « Je fais de toi la lumière des nations » (Is 49, 1-6)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Écoutez-moi,       <br />
       îles lointaines !       <br />
       Peuples éloignés, soyez attentifs !       <br />
       J’étais encore dans le sein maternel       <br />
       quand le Seigneur m’a appelé ;       <br />
       j’étais encore dans les entrailles de ma mère       <br />
       quand il a prononcé mon nom.       <br />
       Il a fait de ma bouche une épée tranchante,       <br />
       il m’a protégé par l’ombre de sa main ;       <br />
       il a fait de moi une flèche acérée,       <br />
       il m’a caché dans son carquois.       <br />
       Il m’a dit :       <br />
       « Tu es mon serviteur, Israël,       <br />
       en toi je manifesterai ma splendeur. »       <br />
       Et moi, je disais :       <br />
       « Je me suis fatigué pour rien,       <br />
       c’est pour le néant, c’est en pure perte       <br />
       que j’ai usé mes forces. »       <br />
       Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur,       <br />
       ma récompense, auprès de mon Dieu.       <br />
       Maintenant le Seigneur parle,       <br />
       lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère       <br />
       pour que je sois son serviteur,       <br />
       que je lui ramène Jacob,       <br />
       que je lui rassemble Israël.       <br />
       Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur,       <br />
       c’est mon Dieu qui est ma force.       <br />
       Et il dit :       <br />
       « C’est trop peu que tu sois mon serviteur       <br />
       pour relever les tribus de Jacob,       <br />
       ramener les rescapés d’Israël :       <br />
       je fais de toi la lumière des nations,       <br />
       pour que mon salut parvienne       <br />
       jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 138 (139), 1-2.3b, 13-14ab, 14c-15ab)       <br />
              <br />
       R/ Je te rends grâce, ô mon Dieu,       <br />
       pour tant de merveilles. (cf. Ps 138, 14)       <br />
              <br />
       Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !       <br />
       Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;       <br />
       de très loin, tu pénètres mes pensées,       <br />
       tous mes chemins te sont familiers.       <br />
              <br />
       C’est toi qui as créé mes reins,       <br />
       qui m’as tissé dans le sein de ma mère.       <br />
       Je reconnais devant toi le prodige,       <br />
       l’être étonnant que je suis.       <br />
              <br />
       Étonnantes sont tes œuvres,       <br />
       toute mon âme le sait.       <br />
       Mes os n’étaient pas cachés pour toi       <br />
       quand j’étais façonné dans le secret.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Jean le Baptiste a préparé l’avènement de Jésus » (Ac 13, 22-26)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       dans la synagogue d’Antioche de Pisidie,       <br />
       Paul disait aux Juifs :       <br />
       « Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi,       <br />
       et il lui a rendu ce témoignage :       <br />
       J’ai trouvé David, fils de Jessé ;       <br />
       c’est un homme selon mon cœur       <br />
       qui réalisera toutes mes volontés.       <br />
       De la descendance de David,       <br />
       Dieu, selon la promesse,       <br />
       a fait sortir un sauveur pour Israël :       <br />
       c’est Jésus,       <br />
       dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement       <br />
       en proclamant avant lui un baptême de conversion       <br />
       pour tout le peuple d’Israël.       <br />
       Au moment d’achever sa course,       <br />
       Jean disait :       <br />
       “Ce que vous pensez que je suis,       <br />
       je ne le suis pas.       <br />
       Mais le voici qui vient après moi,       <br />
       et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.”       <br />
       Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham       <br />
       et ceux parmi vous qui craignent Dieu,       <br />
       c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Son nom est Jean » (Lc 1, 57-66.80)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Toi, petit enfant,       <br />
       tu seras appelé prophète du Très-Haut :       <br />
       tu marcheras devant, en présence du Seigneur,       <br />
       et tu prépareras ses chemins.       <br />
       Alléluia. (Lc 1, 76)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter,       <br />
       elle mit au monde un fils.       <br />
       Ses voisins et sa famille apprirent       <br />
       que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde,       <br />
       et ils se réjouissaient avec elle.       <br />
       Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.       <br />
       Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.       <br />
       Mais sa mère prit la parole et déclara :       <br />
       « Non, il s’appellera Jean. »       <br />
       On lui dit :       <br />
       « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »       <br />
       On demandait par signes au père       <br />
       comment il voulait l’appeler.       <br />
       Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :       <br />
       « Jean est son nom. »       <br />
       Et tout le monde en fut étonné.       <br />
       À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia :       <br />
       il parlait et il bénissait Dieu.       <br />
       La crainte saisit alors tous les gens du voisinage       <br />
       et, dans toute la région montagneuse de Judée,       <br />
       on racontait tous ces événements.       <br />
       Tous ceux qui les apprenaient       <br />
       les conservaient dans leur cœur et disaient :       <br />
       « Que sera donc cet enfant ? »       <br />
       En effet, la main du Seigneur était avec lui.       <br />
              <br />
       L’enfant grandissait       <br />
       et son esprit se fortifiait.       <br />
       Il alla vivre au désert       <br />
       jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur » - Homélie pour la fête de l’apôtre saint Jacques le Majeur</title>
   <updated>2016-07-04T05:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Celui-qui-veut-devenir-grand-sera-votre-serviteur-Homelie-pour-la-fete-de-l-apotre-saint-Jacques-le-Majeur_a291.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1504299-2003893.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-25T22:30:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée en la fête de saint Jacques le Majeur, apôtre, à la Chapelle Notre-Dame du Lac Poulin dans le diocèse de Québec, le samedi 25 juillet 2009 par Mgr Hermann Giguère, prêtre desservant, dans le cadre des festivités du 50e anniversaire de la constitution de la Municipalité de Lac-Poulin . Textes de l'Écriture: 2 Co 4,7-15 et Mt 20, 20-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1504299-2003893.jpg?v=1289459864" alt="« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur » - Homélie pour la fête de l’apôtre saint Jacques le Majeur" title="« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur » - Homélie pour la fête de l’apôtre saint Jacques le Majeur" />
     </div>
     <div>
      En juin 1961, nous disent les <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/lacpoulin/lacpoulin_historique.htm">archives</a> de la Desserte de Notre-Dame du Lac Poulin, la première messe célébrée par l’abbé Jean Poulin l’est dans la salle qui a été construite durant l'hiver, par la municipalité de Lac-Poulin dans le cadre du programme des travaux d'hiver et qui sera vendue par la suite (le 11 avril 1962) à l'Archevêque catholique romain de Québec, au prix de $6265.14 pour qu'elle serve de lieu de culte autour du Lac Poulin et des autres lacs.       <br />
              <br />
       La <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/lacpoulin/lacpoulin_municipalite.htm#notes">municipalité de Lac-Poulin </a> avait été  constituée en 1959 (le 5 mars 1959) par détachement de celle de Saint-Benoît-Labre. C’est l’anniversaire que nous fêtons aujourd’hui. L’abbé Bolduc et moi sommes des plus heureux de nous associer à ces fêtes. Je l’ai suivi de peu pour aider l’abbé Poulin. Lui a commencé en 1964 et moi en 1968.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les rassemblements</span>       <br />
              <br />
       Se réunir à l’église pour commencer ces fêtes est une occasion non seulement de rendre grâces, de dire merci au Seigneur, mais c’est aussi une occasion de faire communauté, de vivre des relations vivantes avec ceux et celles qui partagent le même idéal, la même foi.       <br />
              <br />
       Bien sûr que le nombre est moins grand qu’autrefois, mais le cœur est tout aussi brûlant et ouvert. Les deux textes qui viennent d’être lus nous renseignent sur la façon dont nous pouvons non seulement nous retrouver mais aussi faire communauté, nous retrouver comme de véritables disciples de Jésus, comme une famille d’esprit et de cœur.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Devenir des disciples : un idéal accessible </span>       <br />
              <br />
       Cet idéal de devenir des disciples de Jésus demande de se mettre à son écoute, d’entendre son message et de le mettre en pratique le mieux possible dans notre situation de vie. C’est toute une tâche dans nos vies bousculées de diverses façons, alimentées de sollicitations nombreuses à tous les plans : affectif, social, politique, économique. Cette tâche n’écrase pas celui ou celle qui s’y laisse entraîner, au contraire. Devenir disciple  est un idéal accessible malgré notre faiblesse, notre petitesse dira saint Thérèse de l'Enfant-Jésus. Même plus, cet idéal se réalise à travers et dans notre faiblesse.       <br />
              <br />
       Écoutons saint Paul lorsqu’il présente les Apôtres dans la première lecture. Comme saint Jacques que nous fêtons aujourd'hui, ils étaient des gens simples. Saint Jacques et son frère Jean étaient pêcheurs. Saint Pierre et son frère André aussi. C'est ce qui fait dire à saint Paul qu'ils étaient des gens qui étaient conscients de porter des trésors dans des vases fragiles, « des poteries sans valeur », mais, ajoute saint Paul, loin de se décourager, ils reconnaissaient qu’une force et une liberté extraordinaires leur venaient de Dieu lui-même dans leur faiblesse.        <br />
              <br />
       Comme les Apôtres, les disciples de Jésus que nous désirons être expérimentent leur faiblesse, mais ils peuvent s’appuyer sur une force qui ne vient pas d’eux seulement. Ils subissent des épreuves, mais ils ne sont pas écrasés, ils sont désorientés parfois, mais non pas désemparés, ils se sentent combattus, mais pas abandonnés, ils sont même terrassés, mais jamais anéantis.        <br />
              <br />
       Quel soulagement et quelle consolation que d’entendre ces paroles qui s’appliquent à nous de façon particulière dans les années que nous vivons. Oui c’est dans la faiblesse que se manifeste la puissance de Dieu. Nous avons besoin d’y revenir pour ne pas céder au découragement et tourner la page sur Dieu comme bien de nos contemporains l’ont fait.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Devenir disciple, c’est servir</span>       <br />
              <br />
       Le texte du passage de l’évangile de saint Mathieu qui rappelle une discussion de la mère de l’apôtre Jacques que nous fêtons aujourd’hui nous permet de saisir que devenir disciples de Jésus ne se fait pas comme se font les promotions et l’avancement dans la société. La mère de Jacques et de Jean qui fut lui aussi un apôtre est une bonne mère. Elle veut le succès de ses fils et les voyant accrochés à ce Jésus qui lui semble destiné à une belle carrière, elle lui demande de ne pas oublier ses fils.        <br />
              <br />
       Jésus engage la conversation avec elle et il lui répond de façon mystérieuse en lui disant qu’ils auront place auprès de lui s’ils le suivent jusqu’au bout : « Ma coupe vous y boirez. ». La mère de Jacques et Jean se réjouit de cette réponse dont elle ne comprend pas sur le coup toutes les implications. Les autres apôtres eux sont offusqués. Et leur mauvaise humeur permet à Jésus de préciser sa réponse en nous donnant la clé nécessaire pour devenir disciples. Devenir disciple de Jésus, c’est se faire serviteur : « Parmi vous…celui qui veut devenir grand sera votre serviteur…le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
       Cet idéal du service demeure l’idéal du disciple de Jésus. Il nous revient de chercher à le vivre de diverses façons. Ce peut être en privilégiant le service de sa famille, le service des concitoyens, l’aide à des gens dans le besoin, la participation à des associations impliquées socialement etc. L’important n’est pas ce que nous faisons, mais c’est le cœur que nous y mettons, car devenir disciple de Jésus c’est entrer dans une famille où il y a place pour tout le monde et où il y a de l’amour fraternel qui se sent et se voit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette messe nous voulons vivre cet amour fraternel en nous réunissant autour de la table où nous partageons la Parole de Dieu et le Corps et le Sang de Jésus. Chaque messe nous permet d’entrer de plus en plus avec nos frères et sœurs dans la famille des disciples de Jésus que les apôtres, comme saint Jacques que nous fêtons aujourd’hui, ont contribué à développer et à soutenir ce que nous sommes appelés à faire nous aussi aujourd’hui, Avec eux nous pouvons reprendre le mot de saint Paul dans la première lecture : « Nous croyons nous aussi, et, c’est pourquoi nous parlons. »       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       le 25 juillet 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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