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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T19:55:19+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »</title>
   <updated>2024-05-28T18:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1179.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-05-28T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) par Mgr Hermann Giguère P.H., le 2 juin 2024. Textes: Exode 24, 3-8, Hébreux 9, 11-15 et Marc 14, 12-16.22-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601875-57034075.jpg?v=1617896426" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous déjà pensé à ce que vous aimeriez laisser à quelqu’un pour que la personne se rappelle de vous quand vous ne serez plus là?       <br />
              <br />
       De l’argent ? Une maison ? Peut-être. Des moments où vous lui avez donné de l’amour, de la tendresse? Autre chose?       <br />
              <br />
       En tout cas, c’est en se posant cette question qu’on peut comprendre un peu le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le dernier repas de Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, regardez l’évangile de ce matin. Avant de mourir Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut ainsi c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens de tendresse d’amour et de partage.       <br />
              <br />
       On retrouve tout cela dans le repas de Jésus. Et il y a plus. Dans le « Faites ceci en mémoire de moi » que Jésus prononce,   Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l'Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et «  Ceci est mon Sang ».  C'est plus qu'un souvenir, c'est lui qui est présent avec nous.       <br />
              <br />
       Et ainsi, Jésus est vraiment là, présent dans sa mission de Sauveur, dans son amour pour nous, avec toute sa personne, Corps donné et Sang versé. Il accomplit ainsi ce qui, dans la première lecture, était annoncé par Moïse  qui purifiait le peuple par le sang des taureaux.(<span style="font-style:italic">Exode</span> 24, 8) Jésus est lui-même le Sang de l’Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et toute l’humanité et non plus seulement entre Dieu et le peuple d’Israël, il sauve toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Voyez-vous c’est quelque chose de spécial qu’aucune religion n’a et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Conséquences</span>       <br />
              <br />
       Cette conviction est au cœur de notre foi. Elle s’exprime dans le sacrement de l’Eucharistie où le Corps et le Sang du Christ sont reçus et vénérés. Ainsi, à chaque messe nous communions au Corps du Christ.        <br />
              <br />
       On a aussi pris l’habitude, après la messe, de conserver dans le tabernacle les hosties qui n’ont pas servies, pour adorer, prier devant la présence réelle du Christ dans le prolongement de la célébration eucharistique. Ce qui a donné naissance à l’adoration eucharistique. On a ainsi dans plusieurs églises des « chapelles d’adoration eucharistique » ouvertes en tout temps et, dans certains églises, le Très-Saint-Sacrement est exposé toute la journée à la vénération des fidèles ou pendant une certaine période comme à la <span style="font-style:italic">Chapelle Notre-Dame de Lourdes</span> à Montréal où chaque  jour,  après  la  messe  du  midi, le Très  Saint  Sacrement demeure exposé sur l’autel jusqu’à 16h45.        <br />
              <br />
       La solennité d’aujourd’hui qui a pris le nom de<span style="font-style:italic"> Fête-Dieu</span> a été marquée dans le passé par la procession avec le Très Saint Sacrement dans les rues des villages et des villes qui exprimait ainsi publiquement cette foi dans la présence réelle de Jésus au Très Saint Sacrement. Les personnes plus âgées parmi nous peuvent se rappeler les cantiques qu’on chantait alors comme le traditionnel « Loué soit à tout moment, Jésus au Saint Sacrement ».       <br />
              <br />
       Au Québec, ces processions, sauf à Montréal, ont disparues alors qu’elles sont encore présentes dans de nombreux pays. Je me rappelle avec émotion avoir suivi, il y a déjà plusieurs années, celle de Rome allant de la basilique de Saint Jean-de-Latran vers la basilique de Sainte Marie Majeure conduite par saint Jean-Paul II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je souhaite qu’aujourd’hui, en cette fête du Corps et du Sang du Christ, notre foi en l’Eucharistie se manifeste et se raffermisse et que, comme Jésus, nous devenions un pain de vie pour les autres en étant à leur écoute et en les soutenant de notre mieux lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       Ainsi, se perpétuera le dernier repas de Jésus qui ne prendra jamais fin ici-bas, mais qui se conclura dans le banquet éternel de la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       28 mai 2024       <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 28 mai 2018 et 1 juin 2021-->       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------------------------------------------       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes sur la Fête-Dieu tirées de Wikipedia </span>       <br />
              <br />
       L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto. On raconte qu'n prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang seraient tombées sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où on renouvela la constitution d'Urbain IV.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous » (Ex 24, 3-8)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse vint rapporter au peuple       <br />
       toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances.       <br />
       Tout le peuple répondit d’une seule voix :       <br />
       « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites,       <br />
       nous les mettrons en pratique. »       <br />
       Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur.       <br />
       Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne,       <br />
       et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.       <br />
       Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël       <br />
       d’offrir des holocaustes,       <br />
       et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.       <br />
       Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ;       <br />
       puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.       <br />
       Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple.       <br />
       Celui-ci répondit :       <br />
       « Tout ce que le Seigneur a dit,       <br />
       nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »       <br />
       Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit :       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance       <br />
       que, sur la base de toutes ces paroles,       <br />
       le Seigneur a conclue avec vous. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)       <br />
       R/ J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       ou : Alléluia ! (115, 13)       <br />
              <br />
       Comment rendrai-je au Seigneur       <br />
       tout le bien qu’il m’a fait ?       <br />
       J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
              <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le sang du Christ purifiera notre conscience » (He 9, 11-15)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.       <br />
       Par la tente plus grande et plus parfaite,       <br />
       celle qui n’est pas œuvre de mains humaines       <br />
       et n’appartient pas à cette création,       <br />
       il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,       <br />
       en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,       <br />
       mais son propre sang.       <br />
       De cette manière, il a obtenu une libération définitive.       <br />
       S’il est vrai qu’une simple aspersion       <br />
       avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,       <br />
       sanctifie ceux qui sont souillés,       <br />
       leur rendant la pureté de la chair,       <br />
       le sang du Christ fait bien davantage,       <br />
       car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,       <br />
       s’est offert lui-même à Dieu       <br />
       comme une victime sans défaut ;       <br />
       son sang purifiera donc notre conscience       <br />
       des actes qui mènent à la mort,       <br />
       pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.       <br />
       Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle,       <br />
       d’un testament nouveau :       <br />
       puisque sa mort a permis le rachat des transgressions       <br />
       commises sous le premier Testament,       <br />
       ceux qui sont appelés       <br />
       peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       « Lauda Sion » (ad libitum) ()       <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le       <br />
       à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »       <br />
       Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau       <br />
       viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
       et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       “Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”       <br />
       Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
       Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
       Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit, le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       « Prenez, ceci est mon corps. »       <br />
       Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
       Et il leur dit :       <br />
       « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
       Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1179.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »</title>
   <updated>2021-06-17T02:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1011.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/55346659-41453817.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-01T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Année B) par Mgr Hermann Giguère P.H., le 6 juin 2021. Textes: Exode 24, 3-8, Hébreux 9, 11-15 et Marc 14, 12-16.22-26.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/55346659-41453817.jpg?v=1617896426" alt="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" title="Homélie pour la Fête-Dieu, le Très Saint Sacrement du Corps du Christ Année B « Ceci est mon Corps...Ceci est mon Sang »" />
     </div>
     <div>
      Avez-vous déjà pensé à ce que vous aimeriez laisser à quelqu’un pour que la personne se rappelle de vous quand vous ne serez plus là?       <br />
              <br />
       De l’argent ? Une maison ? Peut-être. Des moments où vous lui avez donné de l’amour, de la tendresse? Autre chose?       <br />
              <br />
       En tout cas, c’est en se posant cette question qu’on peut comprendre un peu le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui et qu’on appelle communément la Fête-Dieu.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le dernier repas de Jésus</span>       <br />
              <br />
       En effet, regardez l’évangile de ce matin. Avant de mourir Jésus rassemble ses disciples autour d’une table pour un repas. Et il leur dit « Faites-ceci en mémoire de moi ». Ce qu’il veut ainsi c’est que l’on se souvienne de lui autour d’une table où l’on mange bien sûr, mais, vous le savez bien, où l’on parle aussi, où l’on échange, où l’on crée des liens de tendresse d’amour et de partage.       <br />
              <br />
       Mais pour le repas de Jésus, dans le « Faites ceci en mémoire de moi » il y a plus qu’un souvenir. Jésus nous dit que lorsque l’on se réunit ensemble dans ce repas que nous appelons l'Eucharistie, son Corps et son Sang sont réellement présents : « Ceci est mon Corps » et «  Ceci est mon Sang ».  C'est plus qu'un souvenir, c'est luis qui est présent avec nous.       <br />
              <br />
       Et alors , Jésus est vraiment là présent dans sa mission de Sauveur, dans son amour pour nous, avec toute sa personne, Corps donné et Sang versé. Il accomplit ainsi ce qui, dans la première lecture, était annoncé par Moïse  qui purifiait le peuple par le sang des taureaux.(<span style="font-style:italic">Exode</span> 24, 8) Jésus est lui-même le Sang de l’Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et toute l’humanité et non plus seulement entre Dieu et le peuple d’Israël, il sauve toute l'humanité.        <br />
              <br />
       Voyez-vous, c’est quelque chose de spécial qu’aucune religion n’a et que les chrétiens ont. Leur chef, leur fondateur, est toujours vivant et à chaque Eucharistie, il redevient présent parmi nous. Il continue d’accomplir sa mission de salut pour le monde. Il n’est pas seulement un souvenir, il est aussi une présence réelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Conséquences</span>       <br />
              <br />
       Cette conviction est au cœur de notre foi. Elle s’exprime dans le sacrement de l’Eucharistie où  le Corps et le Sang du Christ sont reçus et vénérés. Ainsi, à chaque messe nous communions au Corps du Christ.        <br />
              <br />
       On a aussi pris l’habitude, après la messe, de conserver dans le tabernacle les hosties qui n’ont pas servies, pour adorer, prier devant la présence réelle du Christ dans le prolongement de la célébration eucharistique. Ce qui a donné naissance à l’adoration eucharistique. On a ainsi dans plusieurs églises des « chapelles d’adoration eucharistique » ouvertes en tout temps et, dans certains lieux publics, le Très-Saint-Sacrement est exposé toute la journée à la vénération des fidèles ou pendant une certaine période comme à la <span style="font-style:italic">Chapelle Notre-Dame de Lourdes</span> à Montréal où chaque  jour,  après  la  messe  du  midi, le Très  Saint  Sacrement demeure exposé sur l’autel jusqu’à 16h45, ce qui, malheureusement,  ne peut plus se faire en temps de pandémie.        <br />
              <br />
       La solennité d’aujourd’hui qui a pris le nom de<span style="font-style:italic"> Fête-Dieu</span> a été marquée dans le passé par la procession avec le Très Saint Sacrement dans les rues des villages et des villes qui exprimait ainsi publiquement cette foi dans la présence réelle de Jésus au Très Saint Sacrement. Les personnes plus âgées parmi nous peuvent se rappeler les cantiques qu’on chantait alors comme le traditionnel « Loué soit à tout moment, Jésus au Saint Sacrement ».       <br />
              <br />
       Au Québec, ces processions, sauf à Montréal, ont disparues alors qu’elles sont encore présentes dans de nombreux pays. Je me rappelle avec émotion avoir suivie, il y a déjà plusieurs années, celle de Rome allant de la basilique de Saint Jean-de-Latran vers la basilique de Sainte Marie Majeure conduite par saint Jean-Paul II.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je souhaite qu’aujourd’hui, en cette fête du Corps et du Sang du Christ, notre foi en l’Eucharistie se manifeste et se raffermisse et que, comme Jésus, nous devenions un pain de vie pour les autres en étant à leur écoute et en les soutenant de notre mieux lorsque l’occasion se présente.        <br />
              <br />
       Ainsi, se perpétuera le dernier repas de Jésus qui ne prendra jamais fin ici-bas, mais qui se conclura dans le banquet éternel de la gloire du ciel.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       1 juin 2021       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec corrections de celle du 28 mai 2018-->       <br />
              <br />
       ------------------------------------------------------------------------------------       <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques notes sur la Fête-Dieu tirées de Wikipedia </span>       <br />
              <br />
       L’origine de la Fête-Dieu est due à un miracle qui a eu lieu au XIIIe siècle à Bolsena en 1263. Ce miracle est relaté par les fresques de la Cathédrale d’Orvieto. On raconte qu'n prêtre de Bohême, Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe célébrée par le prêtre, lors de la consécration, l’hostie aurait pris une couleur rosée et des gouttes de sang seraient tombées sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre interrompit la messe pour porter à la sacristie les saintes espèces. Le Pape Urbain IV vint alors constater ce qui était survenu. Le pape, ancien confesseur de sainte Julienne de Cornillon institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" le 8 septembre 1264. Il la fixa au jeudi après l’octave de la Pentecôte et confia la rédaction des textes liturgiques à saint Thomas d’Aquin. La Fête-Dieu ne fut reçue dans toutes les églises latines qu'au temps de Clément V, à l'époque du Concile de Vienne (1311 - 1312) où on renouvela la constitution d'Urbain IV.       <br />
              <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue avec vous » (Ex 24, 3-8)       <br />
       Lecture du livre de l’Exode       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Moïse vint rapporter au peuple       <br />
       toutes les paroles du Seigneur et toutes ses ordonnances.       <br />
       Tout le peuple répondit d’une seule voix :       <br />
       « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites,       <br />
       nous les mettrons en pratique. »       <br />
       Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur.       <br />
       Il se leva de bon matin et il bâtit un autel au pied de la montagne,       <br />
       et il dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël.       <br />
       Puis il chargea quelques jeunes garçons parmi les fils d’Israël       <br />
       d’offrir des holocaustes,       <br />
       et d’immoler au Seigneur des taureaux en sacrifice de paix.       <br />
       Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des coupes ;       <br />
       puis il aspergea l’autel avec le reste du sang.       <br />
       Il prit le livre de l’Alliance et en fit la lecture au peuple.       <br />
       Celui-ci répondit :       <br />
       « Tout ce que le Seigneur a dit,       <br />
       nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »       <br />
       Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit :       <br />
       « Voici le sang de l’Alliance       <br />
       que, sur la base de toutes ces paroles,       <br />
       le Seigneur a conclue avec vous. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)       <br />
       R/ J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       ou : Alléluia ! (115, 13)       <br />
              <br />
       Comment rendrai-je au Seigneur       <br />
       tout le bien qu’il m’a fait ?       <br />
       J’élèverai la coupe du salut,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
              <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le sang du Christ purifiera notre conscience » (He 9, 11-15)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.       <br />
       Par la tente plus grande et plus parfaite,       <br />
       celle qui n’est pas œuvre de mains humaines       <br />
       et n’appartient pas à cette création,       <br />
       il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,       <br />
       en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,       <br />
       mais son propre sang.       <br />
       De cette manière, il a obtenu une libération définitive.       <br />
       S’il est vrai qu’une simple aspersion       <br />
       avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,       <br />
       sanctifie ceux qui sont souillés,       <br />
       leur rendant la pureté de la chair,       <br />
       le sang du Christ fait bien davantage,       <br />
       car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,       <br />
       s’est offert lui-même à Dieu       <br />
       comme une victime sans défaut ;       <br />
       son sang purifiera donc notre conscience       <br />
       des actes qui mènent à la mort,       <br />
       pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.       <br />
       Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle,       <br />
       d’un testament nouveau :       <br />
       puisque sa mort a permis le rachat des transgressions       <br />
       commises sous le premier Testament,       <br />
       ceux qui sont appelés       <br />
       peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       « Lauda Sion » (ad libitum) ()       <br />
       Sion, célèbre ton Sauveur,       <br />
       chante ton chef et ton pasteur       <br />
            par des hymnes et des chants.       <br />
              <br />
       Tant que tu peux, tu dois oser,       <br />
       car il dépasse tes louanges,       <br />
            tu ne peux trop le louer.       <br />
              <br />
       Le Pain vivant, le Pain de vie,       <br />
       il est aujourd’hui proposé       <br />
            comme objet de tes louanges.       <br />
              <br />
       Au repas sacré de la Cène,       <br />
       il est bien vrai qu’il fut donné       <br />
            au groupe des douze frères.       <br />
              <br />
       Louons-le       <br />
       à voix pleine et forte,       <br />
       que soit joyeuse et rayonnante       <br />
            l’allégresse de nos cœurs !       <br />
              <br />
       C’est en effet la journée solennelle       <br />
       où nous fêtons de ce banquet divin       <br />
            la première institution.       <br />
              <br />
       À ce banquet du nouveau Roi,       <br />
       la Pâque de la Loi nouvelle       <br />
            met fin à la Pâque ancienne.       <br />
              <br />
       L’ordre ancien le cède au nouveau,       <br />
       la réalité chasse l’ombre,       <br />
            et la lumière, la nuit.       <br />
              <br />
       Ce que fit le Christ à la Cène,       <br />
       il ordonna qu’en sa mémoire       <br />
            nous le fassions après lui.       <br />
              <br />
       Instruits par son précepte saint,       <br />
       nous consacrons le pain, le vin,       <br />
            en victime de salut.       <br />
              <br />
       C’est un dogme pour les chrétiens       <br />
       que le pain se change en son corps,       <br />
            que le vin devient son sang.       <br />
              <br />
       Ce qu’on ne peut comprendre et voir,       <br />
       notre foi ose l’affirmer,       <br />
            hors des lois de la nature.       <br />
              <br />
       L’une et l’autre de ces espèces,       <br />
       qui ne sont que de purs signes,       <br />
            voilent un réel divin.       <br />
              <br />
       Sa chair nourrit, son sang abreuve,       <br />
       mais le Christ tout entier demeure       <br />
            sous chacune des espèces.       <br />
              <br />
       On le reçoit sans le briser,       <br />
       le rompre ni le diviser ;       <br />
            il est reçu tout entier.       <br />
              <br />
       Qu’un seul ou mille communient,       <br />
       il se donne à l’un comme aux autres,       <br />
            il nourrit sans disparaître.       <br />
              <br />
       Bons et mauvais le consomment,       <br />
       mais pour un sort bien différent,       <br />
            pour la vie ou pour la mort.       <br />
              <br />
       Mort des pécheurs, vie pour les justes ;       <br />
       vois : ils prennent pareillement ;       <br />
            quel résultat différent !       <br />
              <br />
       Si l’on divise les espèces,       <br />
       n’hésite pas, mais souviens-toi       <br />
       qu’il est présent dans un fragment       <br />
            aussi bien que dans le tout.       <br />
              <br />
       Le signe seul est partagé,       <br />
       le Christ n’est en rien divisé,       <br />
       ni sa taille ni son état       <br />
            n’ont en rien diminué.       <br />
              <br />
       * Le voici, le pain des anges,       <br />
       il est le pain de l’homme en route,       <br />
       le vrai pain des enfants de Dieu,       <br />
            qu’on ne peut jeter aux chiens.       <br />
              <br />
       D’avance il fut annoncé       <br />
       par Isaac en sacrifice,       <br />
       par l’agneau pascal immolé,       <br />
            par la manne de nos pères.       <br />
              <br />
       Ô bon Pasteur, notre vrai pain,       <br />
       ô Jésus, aie pitié de nous,       <br />
       nourris-nous et protège-nous,       <br />
       fais-nous voir les biens éternels       <br />
            dans la terre des vivants.       <br />
              <br />
       Toi qui sais tout et qui peux tout,       <br />
       toi qui sur terre nous nourris,       <br />
       conduis-nous au banquet du ciel       <br />
       et donne-nous ton héritage,       <br />
            en compagnie de tes saints.       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.       <br />
       Alléluia. (Jn 6, 51)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »       <br />
       Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau       <br />
       viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
       et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       “Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”       <br />
       Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
       Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
       Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit, le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       « Prenez, ceci est mon corps. »       <br />
       Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
       Et il leur dit :       <br />
       « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
       Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
       Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-Fete-Dieu-le-Tres-Saint-Sacrement-du-Corps-du-Christ-Annee-B-Ceci-est-mon-Corps-Ceci-est-mon-Sang_a1011.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un livre hors pair de Christine Cheyrou sur les Ursulines de Québec</title>
   <updated>2015-06-29T02:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Un-livre-hors-pair-de-Christine-Cheyrou-sur-les-Ursulines-de-Quebec_a644.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/7905145-12279994.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-06-14T03:24:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au Vieux monastère des Ursulines à Québec dans la salle de récréation des religieuses, avait lieu le 10 juin 205 le lancement du volume "Les Ursulines de Québec. Espaces et mémoire" de madame Christine Cheyrou, directrice des Archives des Ursulines de Québec depuis 1989. L'ouvrage est publié par les Éditions Fides de Montréal.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7905145-12279987.jpg?v=1434246300" alt="Un livre hors pair de Christine Cheyrou sur les Ursulines de Québec" title="Un livre hors pair de Christine Cheyrou sur les Ursulines de Québec" />
     </div>
     <div>
      Après avoir lu ce volume hors-pair,  de ma collègue et amie avec qui j'ai oeuvré pendant plusieurs années au sein du conseil d'adminstration de <a class="link" href="http://www.missionpatrimoinereligieux.com/">Mission  Patrimoine Religieux</a> en voici une brève présentation.       <br />
                <br />
       Le livre, édité par les éditions FIDES à Montréal, est le fruit de plusieurs années de travail de madame Christine Cheyrou  qui est  directrice et conservatrice du <a class="link" href="http://www.museedesursulines.com/">Musée des Ursulines de Québec</a>. Il se propose, comme le dit l'auteure dans l'avant-propos, de &quot;montrer comment le patrimoine monastique des Ursulines de Québec , qu'il soit matériel ou intangible, s'est construit, se définit et se pérennise dans une structure et une construction mémorielles&quot; (p. 9).       <br />
              <br />
       Dans son mot de présentation, madame Cheyrou disait : &quot;J’ai pensé aux jeunes générations, héritières de ce patrimoine, de ces bâtiments, de ces archives et de ces collections. Je souhaite que ce petit livre les rende curieuses et qu’il leur serve de guide et de porte d’entrée vers un inconnu qu’elles se seront appropriés&quot;.       <br />
              <br />
       L'ouvrage comporte plusieurs extraits de témoignages, des encarts et des photos remarquables. C'estle fruit du &quot;travail talentueux et sensible&quot; de Julien Mercure-Gauvin, historien.       <br />
              <br />
       Le livre est déjà en vente depuis quelques semaines et il reçoit un bel accueil de la part des libraires. Félicitations à madame Cheyrou pour cette contribution remarquable qui renouvelle la lecture de l'histoire de notre patrimoine religieux québécois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/7905145-12279994.jpg?v=1434245798" alt="Un livre hors pair de Christine Cheyrou sur les Ursulines de Québec" title="Un livre hors pair de Christine Cheyrou sur les Ursulines de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Un-livre-hors-pair-de-Christine-Cheyrou-sur-les-Ursulines-de-Quebec_a644.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Jeudi Saint  : « Faites ceci en mémoire de moi »</title>
   <updated>2022-04-14T04:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-Faites-ceci-en-memoire-de-moi_a459.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/4064330-6176190.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-06T02:55:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi-Saint. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Corinthiens 11, 23-26 et Jean, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/4064330-6166777.jpg?v=1333502511" alt="Homélie pour le Jeudi Saint  : « Faites ceci en mémoire de moi »" title="Homélie pour le Jeudi Saint  : « Faites ceci en mémoire de moi »" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur de ma méditation en ce Jeudi-Saint où nous célébrons la messe en mémoire de la Cène du Seigneur prendra appui sur la prescription du Seigneur à Moïse qui termine la première lecture consacrée à la  Pâque juive : « Ce jour-là sera pour vous un mémorial. »       <br />
              <br />
       Le récit de Paul dans la seconde lecture y fait écho : « Faites cela en mémoire de moi » ainsi que celui de l’évangile : « Faites vous aussi comme j’ai fait pour vous ».       <br />
              <br />
       Ces trois phrases se répercutent en harmonie les unes avec les autres et trouvent leur actualité dans chaque Eucharistie où au cœur de la prière eucharistique à la fin des paroles de la consécration le prêtre redit « Vous ferez cela, en mémoire de moi. »       <br />
              <br />
       Voila un riche fil conducteur, n’est-ce pas?       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le mémorial, une vie en acte </span>       <br />
              <br />
       « Faire mémoire ». Est-ce seulement répéter un geste pour obéir à une prescription? Est-ce seulement un pieux souvenir que les anciens se rappellent avec un brin de mélancolie parfois?         <br />
              <br />
       Pour saisir la richesse du mémorial, regardons sommairement comment il se situe dans l’Ancien Testament. Un bibliste de renom, Yves Guillemette, explique dans un commentaire sur le site<a class="link" href="http://www.interbible.org/"> InterBible</a> que le peuple d’Israël « est devenu familier, grâce aux prophètes, de certains signes venus de Dieu qui anticipent de façon mystérieuse mais réelle un événement futur. Ainsi en est-il de Jérémie qui brise une cruche devant ses compatriotes en disant : ‘Ainsi parle le Seigneur: je vais briser ce peuple et cette ville, comme on brise le vase du potier qui ne peut plus être réparé. » (Jérémie 19,10-11) ».       <br />
              <br />
       Une note de la Bible de Jérusalem, commente-t-il, (voir Jérémie 28,19) souligne que ces gestes prophétiques sont « moins un besoin d'expression que l'exigence d'un réalisme religieux : un lien est établi entre le geste significatif et la réalité dont il est le signe, en sorte que la réalité annoncée est désormais aussi irrévocable que le geste accompli. »       <br />
              <br />
       Voilà. Le « faire mémoire » peut être l’occasion non seulement d’un souvenir, mais il peut, à certaines conditions, bien sûr, se transformer en moteur de vie. Il déborde alors les limites de temps et de lieu et se fait don pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">La Cène, un héritage vivant dans la foi au Ressuscité</span>       <br />
              <br />
       La beauté du récit de la Cène que faisait saint Paul pour les chrétiens de Corinthe et pour nous en ce  jour, se trouve dans sa conclusion qui reprend, comme je l’ai dit en commençant, la prescription de Moïse dans l’Exode.  C’est probablement dans le contexte biblique que nous avons rappelé tout à l’heure que les premiers chrétiens ont compris les gestes et les paroles de Jésus le soir du Jeudi Saint.        <br />
              <br />
       Jésus lors de la Cène savait que sa vie se terminerait. « Je ne boirai plus désormais avec vous du fruit de la vigne » (Mathieu 26, 29). Et comme il avait aimé les siens il les aima jusqu’à la fin. Dans un geste symbolique et prophétique il rompt le pain et partage la coupe annonçant sa Pâque personnelle où rompu, partagé, livré tout entier pour le salut de l’humanité il sera relevé par le Père et établi Seigneur, Premier-né d’une multitude de frères et sœurs.        <br />
              <br />
       Ainsi en consacrant le pain et le vin, Jésus veut faire comprendre que sa mort est un don libre de sa vie et que les disciples qui viendront suivront la même voie. « Ayez en vous  le mêmes sentiments qui étaient ceux de Jésus Christ »  conseille saint Paul aux Philippiens avec raison (Philippiens 2,  5).       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le lavement des pieds, un mémorial</span>       <br />
              <br />
       Pour bien faire entrer dans la tête de ses disciples, la nature profonde ce don, Jésus accompagne le pain rompu et la coupe partagée d’un geste qui dit tout : le lavement des pieds que nous reprendrons ce soir en communauté.        <br />
              <br />
       En effet, la recommandation de faire comme il a fait mise, non seulement sur la répétition, mais sur la signification vécue du geste qui, comme mémorial, prend place dans l'aujourd’hui du Salut qui rejoint toutes les générations, toutes les catégories de personnes dans tous les lieux et dans tous les temps. Le geste du <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Pour-la-vie-du-monde-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint_a176.html">lavement des pieds</a>  exprime totalement le mouvement de l'Eucharistie. Saint Jean d'ailleurs ne rapporte pas les paroles de Jésus sur le pain et le vin, mais bien le geste du lavement des pieds. Celui-ci donne tout leur sens aux paroles de Jésus que rapportent les autres évangélistes et saint Paul.       <br />
              <br />
       Ainsi, en imitant le geste de Jésus, lavant les pieds de ses disciples, nous entrons avec lui dans une attitude de serviteur et, avec lui, nous devenons solidaires de nos frères et sœurs, qui qu’ils soient, parce qu’ils sont objets, comme nous, de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui a donné son Fils « pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10,10).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce Jeudi saint, Jésus nous accueille à la table qu’il a dressée pour nous le soir de la Cène et qu’il continue de dresser à chaque fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons à cette coupe (I Corinthiens, 11,25). Nous sommes ainsi fortifiés par le pain devenu son Corps et le vin devenu son Sang. Et comme il a dit : « Vous aussi lavez-vous les pieds les uns des autres », il nous dit maintenant : « Vous  aussi donnez de vos forces, de votre temps, de votre amour, de votre disponibilité à vos frères et sœurs. Donnez de vous-mêmes pour que les autres mangent et vivent.&quot;  Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le 5 avril 2012</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/4064330-6176190.jpg?v=1522321220" alt="Homélie pour le Jeudi Saint  : « Faites ceci en mémoire de moi »" title="Homélie pour le Jeudi Saint  : « Faites ceci en mémoire de moi »" />
     </div>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-Faites-ceci-en-memoire-de-moi_a459.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>En préparation du 350e : Mémoire et souvenirs - vidéo des fêtes du 325e du Séminaire de Québec à Radio-Canada</title>
   <updated>2012-03-22T22:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/En-preparation-du-350e-Memoire-et-souvenirs-video-des-fetes-du-325e-du-Seminaire-de-Quebec-a-Radio-Canada_a456.html</id>
   <category term="350e du SME" />
   <published>2012-03-06T22:03:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour entrer dans l'esprit des fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec, quoi de mieux que de revoir cette vidéo de Radio-Canada consacré au 325e anniversaire en 1988. Touchant et toujours d'actualité. La communauté des prêtres du Séminaire de Québec, toujours bien en vie, est passée de 80 prêtres à 33 prêtres auxquels s'ajoutent depuis 2011, treize prêtres associés. Elle continue de s'inspirer des intuitions remarquables et prophétiques de son fondateur, le bienheureux François de Laval (1623-1708), premier évêque de Québec. Elle est encore bien présente dans la vie de l'Église et de la société québécoise.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3950463-5965837.jpg?v=1331071750" alt="En préparation du 350e : Mémoire et souvenirs - vidéo des fêtes du 325e du Séminaire de Québec à Radio-Canada" title="En préparation du 350e : Mémoire et souvenirs - vidéo des fêtes du 325e du Séminaire de Québec à Radio-Canada" />
     </div>
     <div>
      Voir la vidéo <a class="link" href="http://archives.radio-canada.ca/souvenirs/date.asp?mois=01&amp;jour=17&amp;IDLan=0&amp;IDClip=12726">Le séminaire de Québec, tel un vieux chêne </a>       <br />
              <br />
       Faisons place à un peu de nostalgie et à un retour aux sources toujours bienvenu. La communauté des prêtres du Séminaire de Québec qui ne comptait que cinq prêtres après la Conquête anglaise de 1760, avec audace, entend   marcher sur les traces  de ces devanciers généreux et clairvoyants pour être aujourd'hui, comme ils le furent,  &quot;le sel de la terre et la lumière du monde&quot; dans des circonstances bien différentes,  mais tout aussi stimulantes en même temps qu'exigeantes.        <br />
              <br />
       Comme les y invite l' <span style="font-style:italic">Acte de fondation de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec </span> le  26 mars 1663, ceux-ci se rendent disponibles pour &quot;aller à toutes rencontres&quot;.       <br />
              <br />
       ______________________________       <br />
              <br />
       Vidéo d'archives: <a class="link" href="http://archives.radio-canada.ca/souvenirs/date.asp?mois=01&amp;jour=17&amp;IDLan=0&amp;IDClip=12726">Le séminaire de Québec, tel un vieux chêne </a>       <br />
              <br />
       Émission &quot;Second Regard&quot; de la Société Radio-Canada le 6 novembre 1988        <br />
              <br />
       Lors du 325e anniversaire du séminaire de Québec, des prêtres racontent l`histoire de ses bâtiments et de ses œuvres.        <br />
              <br />
       Entrevues avec les abbés Louis Dugal, Jacques Lemieux, Louis Sirois, Jacques Roberge, Alain Pouliot, Réal Grenier et Paul-Hubert Poirier.        <br />
              <br />
       Radio-Canada 6 novembre 1988 - 18 min 52 s        <br />
              <br />
       Ce document se trouve sur le site des archives de l'émission &quot;Second regard&quot; de Radio-Canada        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/En-preparation-du-350e-Memoire-et-souvenirs-video-des-fetes-du-325e-du-Seminaire-de-Quebec-a-Radio-Canada_a456.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »</title>
   <updated>2016-10-31T14:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Je-crois-a-la-vie-eternelle_a370.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2451419-3440285.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-02T14:30:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration de tous les fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2010. Textes de l'Écriture: Job 19.23-27a, Th 4,13-14.17d-18 et Jn 14, 1-6 ( Année C).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2451419-3440284.jpg?v=1289459894" alt="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" title="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, nous rappelons le souvenir de trois de nos confrères qui nous ont quittés au cours de la dernière année. Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Henri Beaumont, décédé le 22 juin 2010, de monsieur le chanoine Jean-Charles Racine, décédé le 15 janvier 2010  et de l'abbé Georges Marceau, décédé le 19 décembre 2009.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une commémoration</span>       <br />
              <br />
       La célébration d’aujourd’hui a pour nom officiel « la commémoration de tous les fidèles défunts ».        <br />
              <br />
       Comme la mémoire est une faculté qui oublie, dit-on, il n’est pas mauvais qu’au moins une fois par année, nous nous souvenions de ceux et celles qui nous ont quittés. Nous nous souvenons, bien sûr, de nos confrères partis au cours de l’année, mais nous portons aussi dans notre souvenir toutes les personnes qui nous sont chères et qui nous ont laissés depuis des années parfois, et, pour une institution comme la nôtre, pourquoi ne pas ajouter depuis des décennies et des siècles. Les figures de notre histoire sont maintenant près du Seigneur, tous ces prêtres qui furent nos devanciers dans la vigne du Seigneur et qui se sont dévoués dans les paroisses, dans l’éducation et dans la pastorale. À chacun d’entre nous de mettre les noms des personnes qu’il porte aujourd’hui dans sa mémoire.        <br />
              <br />
       Moment de silence.       <br />
              <br />
       Une commémoration n’est pas seulement un souvenir, c’est aussi un mémorial. Qu’est-ce à dire? La mémoire ne fait pas que nous reporter dans le passé, elle rend aussi présent ce qui l’habite. Les personnes défuntes n’existent pas seulement par leur carte mortuaire, mais elles vivent en nous par ce que nous en gardons et par le lien qui nous unit à elles.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Ce que sont les personnes  défuntes pour nous </span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste ce lien? Les manifestations de ce lien sont très diversifiées dans les cultures : repas sur la tombe des morts, décoration, danses etc.       <br />
              <br />
       Parmi ces manifestations, j’en retiens une qui m’a frappé ces derniers jours.        <br />
              <br />
       En Pologne, le 2 novembre est une fête de la lumière. Les gens apportent lampions, chandelles, cierges, bougies et lumières de toutes sortes sur les tombes de leurs proches. Ces jours-là, les cimetières baignent dans la lumière de milliers de bougies. Qu'il vente ou qu'il pleuve, jusque tard dans la soirée les abords des cimetières grouillent de visiteurs et de marchands. Les cimetières deviennent des ilots incandescents et sont visibles de partout. On a là une manière de spectacle très vivant et très féérique et en même temps une présence qui se fait sentir non seulement physiquement mais aussi spirituellement.        <br />
              <br />
       Associer la lumière aux défunts pour manifester le lien qui nous unit à eux me paraît une très belle façon de montrer qu’ils sont toujours avec nous, mais d’une façon mystérieuse.        <br />
              <br />
       Comme la lumière qui guide et éclaire, ils peuvent soutenir et illuminer notre chemin par leurs exemples et par leur vie. Comme la lumière qui dissipe les ténèbres, ils nous montrent que le passage par la mort n’est pas la fin de tout. Comme la lumière qui au lever du jour fait apparaître tout dans sa beauté et sa nouveauté, ainsi ils témoignent de la beauté des « cieux nouveaux et de la terre nouvelle » où ils sont rendus avec le Ressuscité toujours vivant auprès de Dieu.       <br />
              <br />
       Voilà ce que ces gestes de lumière de la tradition polonaise peuvent nous inspirer pour approfondir le lien avec nos défunts.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant ce que sont nos défunts pour Dieu.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Ce que sont les personnes défuntes pour Dieu </span>       <br />
              <br />
       « La commémoration de tous les fidèles défunts » en centrant notre attention sur les personnes qui nous ont quitté met en évidence le lien qui nous unit à elles, mais cette célébration bien plus encore nous rappelle le lien qui les unit à Dieu.       <br />
              <br />
       Les défunts que nous portons dans notre souvenir et dans notre mémorial ce matin sont rendus dans la maison de Dieu. Ils y ont trouvé leur place. La promesse de Jésus que nous venons de lire dans l’évangile de saint Jean : « Dans la maison de mon Père , beaucoup peuvent trouver leur demeure…et là où je suis vous serez vous aussi» (Jn 14, 2-3) est réalisée. Ils sont là où ils doivent être.        <br />
              <br />
       L’amour de Dieu qui les a portés de toute éternité, qui les a mis au monde, qui les a accompagnés au fil de leur vie à travers des hauts et des bas, des moments d’intimité avec Lui et des questionnements, des réussites et des erreurs… l’amour de Dieu, dis-je, les prend tout entiers maintenant. Ils ne sont plus à eux-mêmes, mais « à Dieu » comme le dit saint Paul du Christ après la résurrection : « car en mourant, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes : vivant, c’est pour Dieu qu’il vit » (Rm 6, 10).        <br />
              <br />
       De même les fidèles défunts « vivent pour Dieu » totalement et définitivement. Leur lien à Dieu n’est plus un chemin qu’ils empruntent en titubant parfois. Ce n’est plus une montée vers la lumière à travers les nuages. C’est la pleine lumière dans le repas éternel où il n’y a plus de larmes, ni de pleurs. Avec Job, ils peuvent dire  : « Je sais que mon libérateur est vivant » (Job 19, 25).        <br />
              <br />
       Se souvenir de nos défunts, en faire la commémoration, nous permet d’entrer dans cette vie éternelle qui est déjà commencée et de proclamer avec conviction cet article de notre profession de foi : « Je crois à la vie éternelle ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre célébration eucharistique annonce les réalités à venir à travers les signes du pain et du vin, mais elle nous dit aussi que ces réalités sont déjà présentes et qu’il n’est pas besoin d’attendre pour commencer à vivre maintenant ce que nous vivrons tout le temps.        <br />
              <br />
       Dans la lumière de la Toussaint, la commémoration des fidèles défunts est pour les chrétiens l'occasion d'affirmer et de vivre l'espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ.         <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2010</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2451419-3440285.jpg?v=1289459894" alt="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" title="Homélie pour les fidèles défunts : « Je crois à la vie éternelle »" />
     </div>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »</title>
   <updated>2018-11-02T02:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1682371-2269721.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-02T14:26:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour méditation en 2018 Année B - Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2009 ( Année B), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaïe 25,6a,7-9; Rm 8,14-17 et Jn 12, 24-28.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2269721.jpg?v=1541121048" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, je vous propose cette année trois mots pour guider notre méditation : «mémoire», «espérance», «promesse». Ils rejoignent bien les textes que nous venons de lire.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">« Serviteurs fidèles et avisés »</span>       <br />
              <br />
       Nous faisons mémoire aujourd’hui de façon spéciale de trois de nos confrères qui nous ont quitté au cours de la dernière année ainsi que de tous nos parents et amis défunts. <!-- Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Anicet Gréco, décédé le 15 janvier 2009,  de l’abbé Gaston Savard, décédé le 2 février 2009 et de l’abbé Edmond Labrecque, décédé le 6 mai 2009, en la fête du bienheureux François de Laval, notre fondateur.-->       <br />
              <br />
       Nos confrères furent, chacun à leur manière, des serviteurs fidèles et avisés en réponse à leur appel au ministère presbytéral qu’ils ont exercé avec générosité dans des tâches nombreuses et variées. Nos parents et amis ont cherché à répondre le mieux possible aux appels de Dieu dans leur vie. <!-- dans les œuvres du Séminaire de Québec. À l’Université Laval pour l’abbé Gréco, au Petit Séminaire pour l’abbé Savard et au Grand Séminaire pour l’abbé Labrecque.       <br />
              <br />
       En faisant mémoire d’eux nous n’oublions pas aussi tous nos devanciers et tous les membres de nos familles qui nous ont quittés.--> Notre prière pour les défunts qui nous ont été proches garde non seulement leur mémoire, mais elle manifeste une communion qui défie et transcende le temps et l’espace.        <br />
              <br />
       En lien avec eux nous sommes invités à raviver notre espérance et à vivre aujourd’hui dans la confiance en la promesse d’un bonheur éternel qui nous attend comme le dit si bien la prière après le Notre Père : « Seigneur, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’Avènement de Jésus-Christ notre Sauveur. »       <br />
              <br />
       C’est en m’inspirant que cette prière que j’aimerais commenter maintenant les deux autres mots que j’ai retenus pour notre méditation : «espérance» et «promesse».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">« En cette vie où nous espérons... »</span>       <br />
               <br />
       « Espérance », la toute petite vertu comme la qualifiait  Péguy. « Espérance » qui n’est pas un simple espoir, ni un souhait jeté en l’air sans trop y croire. Petite vertu, peut-être, mais immense mouvement de l’être qui se tend vers l’infini en s’appuyant sur Celui qui ne peut décevoir : le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Père de Jésus Sauveur.        <br />
              <br />
       C'est dans ce mouvement de l'espérance que  « la mort est surpassée, détruite pour toujours » nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture : « En lui nous espérions, et il nous a sauvés ». Voilà le résultat : non seulement à venir, mais déjà présent en cette vie. En Jésus, l’amour infini du Père nous rejoint, nous renouvelle, nous sauve. Il nous recrée dans une beauté qui resplendit de sa gloire. Le salut nous est donné comme un don et en même temps un gage d’éternité commencée.        <br />
              <br />
       Comme l’explique saint Paul « l’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c’est un Esprit qui fait de vous des fils.» Et il continue « Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » Tout est dit.        <br />
              <br />
       L’espérance chrétienne est ancrée (ne la représente-t-on pas par le symbole de l'ancre dans la tradition iconographique <span style="font-style:italic">voir les notes à ce sujet plus bas</span>) dans cette certitude d’un amour qui n’a pas de limites, qui est sans retour et dont nous vivons maintenant comme l’ébauche de ce que ce sera dans la pleine lumière. Nous pouvons espérer car nous sommes sauvés, devenus fils et héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ.        <br />
              <br />
       Et c’est ici que le terme promesse prend tout son sens.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">« …le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur »</span>        <br />
              <br />
       La prière que j’ai citée tout à l’heure précise le sens de la promesse. Il s’agit de bonheur (de béatitude disait saint Thomas d’Aquin). Qu’est-ce à dire? Une promesse de plénitude comme on ne peut l’imaginer, une plénitude qui n’arrive pas au terme d’efforts, aussi héroïques soient-ils, mais qui survient comme un don, celui d’une présence, d’une relation vivante et continue « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur ». La promesse c'est le bonheur d'être avec le Christ non seulement maintenant, mais pour toujours lors de son Retour.       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens ont pensé un moment que cette présence qui se vérifierait dans le Retour du Christ serait le lot des nouveaux convertis dans un avenir à mesure humaine, de leur vivant même. Mais saint Paul les a amenés à percevoir que cette présence du Christ glorieux les rejoignait déjà de façon mystérieuse sous un mode de relation personnelle, d’une relation filiale dans laquelle il les invite à plonger avec confiance en fils de Dieu, sans esprit de crainte et sans peur.       <br />
              <br />
       Mystère tout de même que ce que vivent les fidèles défunts pour lesquels nous offrons nos prières. Mystère de cet espace qui précède la Parousie, le Retour du Christ qui nous emportera avec lui, Ressuscité et Glorieux, où « le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages » dans un monde nouveau que nous attendons aujourd’hui dans la foi, mais qui brillera de la Gloire du Père.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En cette célébration nous pouvons porter dans nos « vases fragiles » la certitude que nos défunts connaissent « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’être humain, tout ce que Dieu prépare pour ceux qui l’aiment » (I Corinthiens 2.9). En refaisant les gestes de Jésus sur le pain et le vin nous redisons et nos proclamons notre espérance appuyée sur  sa promesse « jusqu’à ce qu’il vienne ».         <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2269759.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sculpture dans la pierre qui se trouve dans les Catacombes de Priscille à Rome (IIIe siècle)</span>       <br />
              <br />
       L'ancre est une figure voilée de la croix. Devenue le symbole de l'espérance du salut, elle est associée aux poissons qui désignent les nouveaux chrétiens. On trouvera plus bas sur une autre image une variation moderne de ce symbolisme. L'ancre, symbole de la stabilité, était  devenue au IIe siècle l'image privilégiée de l'espérance (<span style="font-style:italic">Hébreux</span>, 6, 19). Clément d'Alexandrie dans le <span style="font-style:italic">Pédagogue</span>  nomme l'ancre parmi les signes qu'il recommande aux fidèles de graver sur leurs anneaux. Ce symbole de l'Église paléochrétienne apparaît dans la première moitié du IIe siècle, connaît son apogée au IIIe pour disparaître au cours du IVe siècle (Tome I, vol 2 col 1999-2031 du <span style="font-style:italic">Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie</span>.- Paris : Letouzay et Ané, 1907-1951)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1682371-2270693.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      Variation moderne d'un artiste québécois, Ulric Bilodeau, pour la patène de mon calice fait par Gilles Beaugrand, orfèvre de Montréal (Canada), en 1962.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html" />
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  <entry>
   <title>« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint</title>
   <updated>2011-06-18T03:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Faites-cela-en-memoire-de-moi-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint_a265.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/1313039-1728064.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-07T15:50:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère à la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, Jeudi Saint, le 9 avril 2009 au Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26; Jn 13, 1-15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/1313039-1728064.jpg?v=1289459851" alt="« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint" title="« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint" />
     </div>
     <div>
      I- <span style="font-style:italic">Des gestes enracinés dans une histoire</span>       <br />
              <br />
       « Faites cela en mémoire de moi »,  écrit saint Paul dans le récit qu’il rapporte de la dernière Cène (1 Co 11, 24). « En mémoire de moi » ne peut se séparer de la mémoire d’Israël comme nous invite à le faire le choix de la première lecture tirée du livre de l’Exode où la première Pâque est racontée et présentée comme un mémorial de l’Alliance, une fête de pèlerinage où le Peuple en marche continue d’avancer sous la protection de celui qui le conduit et l’illumine.        <br />
              <br />
       En l’an 28 de notre ère, plus ou moins, Jésus célébrait, le soir de ce qui est devenu pour nous le Jeudi-Saint, la Pâque juive avec ses apôtres l’anticipant de quelques jours.        <br />
              <br />
       On le voit c’est la mémoire de l’Alliance de Dieu avec son Peuple qui le fait passer de l’esclavage à la liberté, de la mort à la vie, qui inspire les gestes de Jésus qui reprend le rituel de la tradition d’Israël. En centrant les gestes des disciples sur ce que Jésus a fait le Jeudi Saint comme l’enseigne saint Paul, on ne peut couper ces gestes de toute l’histoire où ils s’inscrivent.        <br />
              <br />
       La Cène, prend place dans l’histoire du Salut comme un moment d’un ensemble qui l’explique et lui donne sens. Le sacrement de l’Eucharistie est ainsi le sommet d’une histoire où Dieu se donne dans son Fils et ce don se réactualise à chaque fois que nous répétons les gestes et les paroles de Jésus à la dernière Cène.        <br />
              <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une Alliance Nouvelle</span>       <br />
              <br />
       En effet, le soir de la Cène de Jésus avec ses apôtres, les choses anciennes, les gestes et les rites prennent un tour nouveau dans les paroles de Jésus que Paul rapporte : « Ceci est mon corps » « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. »       <br />
              <br />
       L’Ancienne Alliance se transforme en Alliance nouvelle. L’Agneau immolé n’est plus un animal, mais il est le Fils Bien-aimé. L' Alliance s’étend maintenant non seulement à Israël, à un  peuple élu, mais à toutes les nations, jusqu’aux extrémités de la terre. Le sang répandu de l’Agneau sauve toute l’humanité.        <br />
              <br />
       Quelle nouveauté! Quelle surprise pour les commensaux de la Cène autour de Jésus!        <br />
              <br />
       Et pour bien marquer cette nouveauté, l’évangile selon saint Jean nous raconte qu’au cours de cette Pâque de Jésus, celui-ci ne s’est pas contenté de laisser un signe de cette Alliance nouvelle. Il l’a mise en pratique sur place.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, il s’est ceint les reins d’un linge et a lavé les pieds des apôtres. Le Fils Bien-aimé, le Maître, qui se fait le serviteur obéissant en tout au Père. Le Fils Bien-aimé qui ne sauve pas par la puissance, par la gloire, par les institutions, par la Loi, mais qui sauve par l’amour qui le fait se mettre au service de tous, en se faisant humble et serviteur.  « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » chantons-nous en cette soirée bénie : « Là où est la charité et l’amour, Dieu est présent. »       <br />
              <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nouveauté toujours actuelle</span>       <br />
              <br />
       La célébration de la messe en mémoire de la Cène du Seigneur nous permet de plonger dans la profondeur de l’Alliance nouvelle en refaisant ce soir et à tous les jours la mémoire de ce que Jésus a fait le soir du Jeudi-Saint.        <br />
              <br />
       En effet, ce soir, nous ne faisons pas que célébrer la mémoire de la Cène du Seigneur, mais nous célébrons le mystère de l’Histoire du salut où Dieu instaure une Alliance nouvelle, un second Testament comme disent les exégètes d’aujourd’hui, un second Testament qui n’enlève rien du premier, mais qui le porte à sa perfection. « Je ne suis pas venu abolir la Loi et les Prophètes, mais les accomplir.»  « Je vous donne une Loi nouvelle, chantons-nous souvent, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimé ».        <br />
              <br />
       C’est dans cette lumière de l’Alliance Nouvelle que l’Église continue de célébrer les gestes du Seigneur, que nous répondons au « Faites cela en mémoire de moi ». Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous entrons dans la Pâque du Seigneur, nous rappelons sa mort, nous célébrons sa résurrection et nous annonçons sa venue dans la Gloire.       <br />
              <br />
       En ce repas pascal de la Cène du Seigneur, la Pâque d’Israël devient la Pâque personnelle de Jésus qui offre sa vie et scelle la nouvelle Alliance. Dans le sacrement de l’Eucharistie, notre Pâque personnelle se réalise comme pour Jésus. Notre Pâque se concrétise chaque fois que nous refaisons les gestes de Jésus « en mémoire de lui ». Ainsi,  comme Lui nous passons de ce monde au Père. Comme Lui nous offrons notre vie en offrande agréable à Dieu. Comme Lui nous annonçons le monde qui vient.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre célébration de ce soir nous rende un peu plus semblables à celui qui s’est fait le serviteur de tous pour être fidèle à la volonté du Père et qui ainsi nous est passé de la mort à la vie. Faison notre ces riches paroles de la prière eucharistique pour des circonstances particulières n. 3 : &quot;Regarde avec bonté, Seigneur, l'offrande de ton Église qui te présente par nos mains ce qu'elle a reçu de toi, le sacrifice de louange, la Pâque du Christ. Que la force de ton Esprit fasse de nous, dès maintenant et pour toujours, les membres de ton Fils ressuscité, par notre communion à son corps et à son sang.&quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       Le 9 avril 2009.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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