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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:58:56+02:00</updated>
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   <title>La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A</title>
   <updated>2014-03-13T01:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/La-tentation-contre-la-foi-de-faire-comme-si-Dieu-n-existait-pas-une-tentation-de-notre-epoque-et-de-nos-milieux_a583.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2014-03-08T22:26:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 1er dimanche du Carême de l'Année A par monsieur le chanoine Marc Bouchard à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le 9 mars 2014. Textes des lectures: Genèse 2,7-9;3,1-7a ; Romains 5,12-19 et Mathieu 4,1-11     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6395446-9647087.jpg?v=1394314996" alt="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" title="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" />
     </div>
     <div>
      Voilà que, comme chaque année, l’Église nous invite à entrer en carême. Une démarche qui fait peut-être sourire bien des gens et dont les médias ne parlent plus. Pourtant, le carême revient, à chaque printemps et il annonce, prépare la fête chrétienne par excellence, Pâques, une fête que tout le monde va célébrer et avec joie.       <br />
              <br />
       À la messe des prochains dimanches, cinq récits évangéliques vont être proposés à notre réflexion, à notre prière : les tentations de Jésus, la transfiguration, la rencontre de la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né, la résurrection de Lazare. C’est depuis les débuts de l’Église que ces évangiles sont expliqués aux catéchumènes, à ceux et celles qui se préparent au baptême célébré dans la nuit de Pâques, cinq récits qui leur font connaitre celui qu’ils ont pris la décision de suivre.       <br />
              <br />
       Cinq évangiles qui vont nous parler, à nous disciples de Jésus, nous rappeler qu’être baptisés est un appel incessant à nous mettre à sa suite, à marcher avec lui. Si nous voulons demeurer disciples du Seigneur dans ce contexte qui est le nôtre aujourd’hui, il est bon de profiter de cette démarche du carême pour affermir la foi de notre baptême.       <br />
              <br />
       Pour nous y introduire, l’Église par la liturgie de ce premier dimanche nous fait lire trois textes des Saintes Écritures, des Paroles qui peuvent nourrir notre réflexion, notre prière, et éclairer notre vie de chaque jour. Le récit de saint Matthieu sur les  tentations de Jésus au désert ; un passage de la lettre de saint Paul aux Romains où sont mis en parallèle Adam et Jésus ; et ce récit toujours étonnant du livre de la Genèse nous racontant la faute d’Adam et Ève.       <br />
              <br />
       Les tentations de Jésus… Avant d’entreprendre la mission qui lui est confiée, mission dont il a pris peu à peu conscience et dont il voit de plus en plus où ça peut le conduire, Jésus sent le besoin de se retirer à l’écart. Durant quarante jours, précise le récit, le temps que Jésus se donne pour s’interroger sur lui-même et sur ce que sera sa vie. Comment va-t-il répondre à cet appel qui l’habite, lui, homme de Nazareth, de Galilée ? Comment va-t-il s’y prendre pour interpeller tous ces gens, que la vie va lui faire rencontrer, pour leur révéler que Dieu est leur Père, un Père qui les aime ?        <br />
              <br />
       Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim, dit le récit, qui donne aussitôt la parole au tentateur : Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain. Non, lui répond Jésus. Il refuse carrément d’utiliser pour lui-même, pour son bien-être personnel ce pouvoir qui est en lui. C’est pour les autres qu’il le fera ! N’est-ce pas ce que diront le miracle de la multiplication des pains, et aussi l’institution de l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Une deuxième tentation : le démon propose à Jésus de l’amener sur le sommet du temple et devant la foule, toujours nombreuse, de se jeter en bas, assuré que les anges de Dieu vont le sauver. Un prodige qui va attirer l’attention sur lui. Jésus ne s’est pas laissé prendre par le jeu du sensationnel. C’est vrai qu’il fera des miracles, et en grand nombre, mais ce sera toujours pour sortir des gens d’une situation difficile, apporter du bonheur, ce sera toujours aussi pour appeler à la foi.       <br />
       Le démon intervient une troisième fois et c’est pour suggérer à Jésus de s’engager à la conquête du monde, donc de prendre la voie de la puissance, du pouvoir, de la gloire. C’est d’ailleurs ce que beaucoup de ses concitoyens attendaient du Messie ; cet appel lui sera adressé plus d’une fois, même par certains de ses disciples. La liturgie de la Semaine Sainte va nous rappeler que Jésus a préféré se faire serviteur, il lavera les pieds de ses disciples ; il se fera même le serviteur souffrant, il mourra sur une croix. Une route difficile, exigeante qui le mènera au matin de Pâques, à la gloire de la Résurrection.       <br />
              <br />
       Comme première lecture, on nous a fait entendre le récit de la tentation d’Adam et Ève au paradis. Nous savons bien qu’il ne s’agit pas là d’un récit historique, les auteurs du livre de la Genèse n’étaient pas des historiens. Ils se sont servis de belles images pour faire comprendre à leurs lecteurs d’hier et d’aujourd’hui, pour nous faire voir et comprendre la présence du mal dans notre vie, dans la vie du monde et nous indiquer comment nous en libérer.        <br />
              <br />
       Ce récit ne veut vraiment pas orienter notre attention sur un fruit quelconque ou sur quelque rapport sexuel interdit. Il nous renvoie à cette tentation si souvent présente dans la vie de toute personne humaine, dans notre vie, celle de vouloir devenir comme des dieux. Le texte le dit clairement : Vous serez comme des dieux. Le « Vous » dont il est question, c’est Adam et Ève, mais Adam et Ève, c’est l’humanité, toute l’humanité, et c’est nous.        <br />
              <br />
       La tentation importante, dans la vie d’un baptisé, ce n’est pas la gourmandise ou la paresse ou l’orgueil ou la domination des autres. La tentation la plus grave pour un baptisé porte précisément sur sa relation filiale avec Dieu. C’est évident que l’adversaire de Dieu attaque aujourd’hui les baptisés, plus que jamais, sur leur qualité de croyants, de croyantes, sur leur foi. Le tentateur essaie et il réussit trop souvent à les persuader qu’ils doivent s’appuyer sur leurs propres façons de voir et se contenter des nourritures terrestres.        <br />
              <br />
       Il faut bien constater que le travail, les études, l’argent, le sport, les amusements et même une vie humainement honnête prennent souvent, dans la vie des baptisés, la place de la Table de la Parole, de la Table de l’Eucharistie, là où ils sont invités à se nourrir. Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, dit Jésus, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
              <br />
       La tentation contre la foi, la tentation d’oublier Dieu, de faire comme s’il n’existait pas, sûrement une tentation de notre époque et de nos milieux. Se dire athée aujourd’hui ne cause aucun problème, ça se dit sans aucune gêne. On découvre qu’on peut très bien vivre sans Dieu. Et si on dit croire en Dieu, on ne veut surtout pas qu’il dérange et alors on rejette toute religion, ne voyant là rien d’intéressant, rien d’utile.       <br />
              <br />
       Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul met en opposition Adam et Jésus. Par Adam, le péché est entré dans le monde, mais avec Jésus nous entrons dans le refus du mal sous toutes ses formes, nous entrons dans le monde de la grâce et de la gratuité, dans le monde de la réconciliation, de l’amour.       <br />
               <br />
       Ne faisons pas du carême un simple exercice de prière, de pénitence, de partage.  Notre manière personnelle de vivre le carême doit nous faire entrer davantage dans ce monde que le Fils de Dieu est venu recréer. Il ne faut pas que nous ignorions l’appel que le Seigneur nous adresse par cette démarche du carême. Face à l’athéisme qui se répand autour de nous, que le carême de cette année affermisse notre foi en Jésus, lui seul peut nous sauver en nous apprenant à faire large place dans notre vie à Dieu, son Père et notre Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)</title>
   <updated>2014-02-18T04:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Une-nouvelle-sortie-missionnaire-Pape-Francois_a578.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2014-02-11T21:50:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François). Homélie donnée à l'église Notre-Dame des Victoires à Québec, le 9 février 2014 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture : Isaïe 58,7-10 ; I Corinthiens 2,1-5 : Mathieu 5,13-16.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6317370-9526754.jpg?v=1392152867" alt="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)" title="Homélie pour le 5e dimanche du temps ordinaire Année A : "Une nouvelle sortie missionnaire" (Pape François)" />
     </div>
     <div>
      Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde… Jésus s’adressait alors à un tout petit groupe d’hommes, probablement ceux qu’on appellera par la suite les apôtres et quelques autres ; sûrement que s’y trouvaient aussi quelques femmes. Donc un petit groupe de gens, bien ordinaires, inconnus hors de leur patelin, vivant dans une région éloignée de l’empire romain. Il faut bien reconnaître : ces gens-là ont répondu à l’appel de Jésus et ont été le sel de la terre, la lumière du monde.        <br />
              <br />
       Rassemblés ici ce matin, 20 siècles plus tard et bien loin de chez eux, essayant de vivre l’Évangile qu’ils ont annoncé, nous sommes la preuve qu’ils ont marqué l’histoire du monde. On peut bien dire que nous sommes peu nombreux, mais nous sommes là, et avec tellement d’autres communautés chrétiennes partout dans le monde.        <br />
              <br />
       Voilà que c’est à nous, ses disciples d’ici et de maintenant, que Jésus dit : Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde…  Il dépend de vous, nous dit Jésus, que le monde d’aujourd’hui ait le goût, la saveur de l’Évangile. Il dépend de vous que ce monde, au milieu duquel vous êtes, voit briller la lumière de l’Évangile. Il dépend de vous que ce monde continue à vivre les valeurs de l’Évangile, même s’il ne sait pas ou ne veut pas le reconnaître.        <br />
              <br />
       Vous êtes le sel de la terre… Comme une mini-parabole : de même que le sel donne du goût aux aliments et est utilisé pour les conserver, de même les disciples doivent  jouer ce rôle dans la société. S’ils s’affadissent, que plus rien ne les distingue, leur présence peut être ignorée.  Quand Jésus demande à ses disciples d’être sel de la terre, il  les appelle à être dans le monde une présence qu’on remarque.       <br />
              <br />
       Vous êtes la lumière du monde… Jésus évoque un autre symbole. À son époque, les maisons des gens humbles de son pays n’avaient qu’une seule pièce. Le soir, quand venait la noirceur, on allumait une lampe qu’on plaçait au centre de la pièce pour que tout le monde profite de sa clarté. Une comparaison toute simple que Jésus emploie pour dire que par leur vie, leurs bonnes actions, les disciples peuvent, doivent être lumineux.       <br />
              <br />
       On évoque ces paroles de Jésus quand, au baptême, le célébrant remet un cierge allumé aux parents, au parrain et à la marraine, en disant : « C’est à vous, parents, parrain et marraine, que cette lumière est confiée. Veillez à l’entretenir pour que cet enfant, illuminé par le Christ avance dans la vie enfant de lumière ». Des paroles à prendre au sérieux !       <br />
       Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde.  Dans son récit évangélique, saint Matthieu place cette interpellation de Jésus tout de suite après la proclamation des béatitudes. Si quelqu’un veut être son disciple, il doit vivre selon les béatitudes, et Jésus ne veut pas que ses disciples passent inaperçus. Il veut que leur vie soit un témoignage, qu’elle soit lumière et sel. Il souhaite que les païens soient interpellés par leur vie.       <br />
              <br />
       C’est ce que dit et redit le pape François. Dans son exhortation apostolique, il écrit ceci : L’évangélisation obéit au mandat missionnaire de Jésus : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples ». C’est le moment où le Ressuscité envoie les siens prêcher l’Évangile en tout temps et en tout lieu, pour que la foi en Lui se répande en tout point de la terre. Aujourd’hui, dans cet « allez » de Jésus sont présents les scénarios et les défis toujours nouveaux de la mission évangélisatrice de l’Église, et nous sommes tous appelés à cette nouvelle sortie missionnaire.       <br />
              <br />
       Une nouvelle sortie missionnaire ! Pour être sel et lumière, les disciples de Jésus doivent être là où les hommes et les femmes travaillent, là où ils souffrent, là où ils essaient de construire l’avenir, là où s’élaborent les projets de société. Il en a toujours été ainsi depuis vingt siècles.       <br />
              <br />
       Être chrétien, être disciple de Jésus, ce n’est pas qu’une croyance quelconque, quelque chose de purement personnel, d’intérieur, qu’on garde pour soi. On ne cesse pas d’être disciple de Jésus quand on quitte sa maison pour aller travailler, pour aller régler des affaires, pour aller faire son magasinage, pour aller visiter des amis. On ne vit pas l’Évangile uniquement pendant les temps de prière personnelle et communautaire, durant la célébration des sacrements, de l’eucharistie dominicale.         <br />
              <br />
       Fidèle à l’exemple et à la parole du Maître, écrit encore le pape François, il est vital qu’aujourd’hui l‘Église sorte pour annoncer l’Évangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur. La joie de l’Évangile est pour tout le peuple, personne ne peut en être exclu. … L’Église en sortie est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent. L’Église n’a jamais vécu autrement sa mission; elle a commencé à exister le soir de la Pentecôte quand les disciples sont sortis sur les places publiques de Jérusalem pour parler de Jésus.       <br />
              <br />
       Si le sel se dénature, il n’est plus bon à rien… On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau. Jésus se donne la peine de dire, et bien clairement, que la vie d’un chrétien, d’une chrétienne doit avoir la saveur de l’Évangile, doit être porteuse de la lumière de l’Évangile. Les disciples de Jésus ne peuvent pas se contenter d’être comme tout le monde. La vie chrétienne, la vie selon l’Évangile ne se définit pas à partir de sondages.        <br />
       Il faut toutefois bien comprendre que si Jésus veut  que ses disciples soient lumière et sel, il veut aussi que leur témoignage se fasse dans la simplicité, le respect, l’amitié, la liberté. Il suffit de se rappeler les paraboles de la dernière place, de l’obole de la veuve, du pharisien et du publicain, et d’autres.        <br />
              <br />
       Saint Paul nous le rappelait dans la deuxième lecture : Quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage humain ou de la sagesse. … C’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je suis arrivé chez vous.       <br />
              <br />
       C’est tels que nous sommes que Jésus nous appelle à mettre un peu de sel, de saveur dans notre monde, notre milieu, à être cette lumière qui réussit à briller, fut-elle une modeste chandelle. Sel et lumière, surtout si nous le sommes ensemble et que nous savons témoigner de notre liberté en respectant celle des autres. Quand Jésus interpellait les gens en Palestine, ceux et celles qui venaient l’écouter, il n’avait pas devant lui des gens exceptionnels. C’était du monde bien ordinaire qui l’entourait. Et c’est à eux que Jésus dit : Vous êtes le sel… la lumière. Ils ne l’ont été, nous ne pouvons l’être qu’en accueillant humblement, en nous le sel et la lumière de Dieu, pour que ce soit la gloire de Dieu qui resplendisse à travers nos modestes vies.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : "Aux carrefours des païens de notre temps"</title>
   <updated>2017-01-22T02:01:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2014-01-25T14:57:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie en 2017. Homélie donnée à la Résidence Cardinal-Vachon à Québec le 26 janvier 2014 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture : Isaïe 8, 23b-9,3 ; 1 Corinthiens 1,110-13.17 ; Matthieu 4,12-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6263679-9359470.jpg?v=1390659107" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : "Aux carrefours des païens de notre temps"" title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : "Aux carrefours des païens de notre temps"" />
     </div>
     <div>
      Vous avez sûrement remarqué que le récit de saint Matthieu, que je viens de proclamer, reprenait un passage de la première lecture, un texte du prophète Isaïe que nous avons entendu lors de la messe de la nuit de Noël.  Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée.        <br />
              <br />
       Jésus vient d’apprendre que Jean Baptiste a été arrêté. On voit bien que la vie n’était pas facile pour ceux qui osaient prendre la parole en public et proclamer la vérité. On s’empressait de les faire taire. Pour un charpentier du modeste village de Nazareth, c’aurait pu être là une bonne raison pour rester chez lui bien tranquille et s’en tenir à son métier qui devait le bien faire vivre.        <br />
              <br />
       Mais Jésus, voyant qu’on avait emprisonné son cousin, qu’il aimait et admirait, prend la décision de quitter le village sans problème de Nazareth, pour aller s’établir à Capharnaüm. Pourquoi à Capharnaüm ? Comme le récit le dit bien, Jésus veut être là où il y a du monde, là où ça bouge, là où il y a de la vie, dans la périphérie, comme dit le pape François. Capharnaüm, ville très active, se trouve en effet à être située sur une route importante sur laquelle circulent de nombreuses caravanes et où  se retrouvent des gens de diverses nations et races. On va jusqu’à appeler cette ville, le carrefour des païens.       <br />
              <br />
       On voit que Jésus veut pouvoir annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle, à toutes sortes de gens. Dans l’évangile de dimanche dernier, qui nous racontait son baptême par Jean, Jésus était présenté comme celui qui venait pour le salut du monde. Il se rend donc là où des pécheurs, quels qu’ils soient, ont à découvrir le chemin du salut. À tous ces gens il dit : Convertissez-vous !, l’appel que Jean-Baptiste faisait entendre à tous ceux et celles qui venaient se faire baptiser.         <br />
              <br />
       Et nous alors ? Allons-nous demeurer frileusement entre nous, dans nos petites assemblées de catholiques pratiquants ? Ou bien, allons-nous être de vrais disciples de Jésus et devenir suffisamment audacieux pour prendre la parole aux carrefours des païens de notre temps ? Plus que jamais le monde de chez nous a besoin d’entendre le message de l’Évangile et qui d’autres que nous peuvent le lui faire entendre.        <br />
              <br />
       Il est sûr que cela n’est pas facile, car tout comme Jésus, tout comme les apôtres et les premiers chrétiens, nous nous retrouvons dans un monde païen qui ressemble beaucoup à celui de Capharnaüm. Elle est terminée la chrétienté, cette société dont on pouvait dire qu’elle était chrétienne, cette société où tous étaient identifiés comme chrétiens et devaient se comporter en conséquence. Il n’existe plus ce Québec chrétien que nous avons connu, il est du passé ce temps où presque tous, toutes étaient présents à la messe du dimanche.       <br />
              <br />
              <br />
       L’Église a perdu ce pouvoir qu’elle avait depuis fort longtemps, soit depuis le 4e siècle, lorsque les empereurs Constantin puis Théodose en ont fait la religion de l’état. Une société laïque, c’est un phénomène très récent. Ce temps où la société était chrétienne, nous l’avons connu, mais nous devons bien constater qu’il n’en est plus ainsi, que ce temps-là est terminé et qu’il ne reviendra pas. Peut-être qu’il est mieux qu’il en soit ainsi parce que la situation actuelle nous contraint à  revenir à l’essentiel, à prendre conscience qu’être chrétien, c’est d’abord être  disciple de Jésus.        <br />
              <br />
       Disciples de Jésus, on ne peut dire cela sans penser à l’Évangile. Jésus a commencé sa mission en appelant des hommes à venir l’aider, du monde bien ordinaire, des pêcheurs. Et tout de suite après eux, des femmes vont aussi se mettre à sa suite. Tous les évangiles nous parlent de ces disciples qui ont formé les premières communautés chrétiennes.       <br />
              <br />
       Quand Jésus va quitter ses apôtres le jour de l’Ascension, il ne leur dira pas de faire des chrétiens, ce mot-là n’existait pas, il va leur dire : Allez, partout faites des disciples. D’ailleurs le mot « chrétiens » veut dire disciples du Christ. On parle beaucoup actuellement de nouvelle évangélisation, cela veut dire réentendre l’appel du Seigneur à faire des disciples.       <br />
               <br />
       On a parlé, cette semaine, de l’unité du peuple chrétien, de l’unité des Églises. En ce qui concerne l’essentiel de la foi, de grands pas ont été faits et les rapprochements sont réels à ce niveau. Le chemin qui reste à faire, c’est celui de se reconnaître tous disciples du même Maître, Jésus, et de se mettre à la même école, celle de la Parole de Dieu, de l’Évangile. Cela signifie qu’au-delà des différences historiques, culturelles, linguistiques, liturgiques, les chrétiens, catholiques, orthodoxes, anglicans, protestants se retrouvent unis dans la même mission, celle que Jésus leur a confiée.        <br />
              <br />
       Dans le récit évangélique de ce dimanche, nous est rappelé encore une fois cet appel du Seigneur : Convertissez-vous ! C’est dans le cœur de chaque personne, dans notre cœur à chacun, chacune de nous que cela doit d’abord se réaliser. Pour que le règne de Dieu vienne, que sa volonté se fasse, il faut d’abord que nous, disciples du Seigneur, soyons les premiers à nous convertir.        <br />
              <br />
       Une conversion nous est demandée actuellement : ne pas regretter le régime de chrétienté que nous avons connu, ne pas rêver à son retour, aimer le monde dans lequel nous vivons, et nous engager ensemble dans l’évangélisation du monde qui est le nôtre. Nous nous réjouissons du Pape que Dieu vient de donner à notre Église, remarquons qu’il ne cesse pas de nous le tout premier appel de Jésus, cet appel qu’il est allé faire entendre tout d’abord dans cette ville des païens qu’était Capharnaüm, et c’est dans cette qu’il s’est établi avec ses premiers disciples.         <br />
              <br />
       Le pape François a donné comme titre à sa première lettre adressée au catholique La joie de l’Évangile. Notre vie quotidienne dit-elle que nous sommes heureux d’être chrétiennes, chrétiens, disciples du Christ ? Ne serait-ce pas d’abord par ce témoignage qu’il nous est possible de collaborer à la mission du Christ ?        <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Aux-carrefours-des-paiens-de-notre-temps_a574.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "</title>
   <updated>2017-11-08T01:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-Alliance-de-Dieu-avec-l-humanite-traverse-la-mort_a561.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6036594-9004407.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-11-11T02:20:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C 10 novembre 2013. Textes : 2 Macchabés 7,1.2.9-14 ; 2 Thessaloniciens 2,16-,5 ; Luc 20,27-38 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6036594-9004407.jpg?v=1384133987" alt="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "" title="Homélie pour le 32e dimanche du temps ordinaire Année C : "L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort "" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-L-Epoux-s-en-vient_a799.html">Homélie pour l'Année A</a>       <br />
              <br />
       Permettez-moi de commencer cet entretien en vous faisant part d’un souvenir personnel ! J’ai concélébré, il y quelque temps, à l’eucharistie des funérailles d’un chanteur, un homme très connu, ici à Québec et aussi aux plans provincial et même international. Il a chanté dans les églises tout au long de sa carrière de chanteur professionnel, et chanter à l’église, pour lui c’était prier.       <br />
              <br />
       Au début de la célébration liturgique, son fils a fait son éloge et a souligné la grande foi de son père, et avec raison. Il a raconté qu’avant de mourir, son père a dit à sa famille rassemblée autour de son lit : « Je me prépare à vivre le plus beau jour de ma vie, celui de la rencontre avec le Seigneur, pour vivre avec Lui la fête éternelle dans la maison du Père ».       <br />
              <br />
       Le jour de sa mort, le plus beau jour de sa vie ! Pour lui, la mort faisait partie de la vie, elle était le passage de cette vie à cette autre vie qui avait toujours été son espérance, cette espérance qu’il avait si souvent chantée. Le jour de sa mort était le jour de la rencontre du Seigneur, le jour où il entrait dans la maison de Dieu pour la grande fête éternelle. Son fils a terminé en disant : « Bonne fête papa ».       <br />
              <br />
       Si cela est revenu à ma mémoire en préparant cette homélie, c’est que cet impressionnant témoignage de foi devant la mort, de foi en la résurrection me paraissait rejoindre ce que nous dit la Parole de Dieu de ce dimanche. Nous sommes appelés à ressusciter pour aller vivre la fête éternelle du Royaume de Dieu. Telle est l’espérance chrétienne, telle est notre espérance !       <br />
               <br />
       Dans la première lecture, l’un des sept frères martyrs disait : Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. Et dans le récit évangélique, Jésus parlait de ceux et celles qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection. Il ajoutait que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.       <br />
               <br />
       Des sondages nous disent qu’actuellement plus de la moitié des gens, et même des chrétiens, ne croient pas en la vie au-delà de la mort; pour eux, la mort est la fin de tout. Ce n’est pas là une opinion si moderne qu’on peut le penser. Il y a plus de deux mille ans, au temps de Jésus, les Sadducéens, des croyants, niaient eux aussi la résurrection après la mort.       <br />
              <br />
       Jésus parle de la résurrection justement à la suite de ce que lui racontent ce groupe de Sadducéens, une histoire qu’ils inventent, une histoire étonnante et même un peu loufoque, celle d’une femme qui a aurait sept maris, sept frères. Ils évoquaient alors une prescription du livre du Deutéronome qui voulait qu’une femme, à la mort de son mari, si elle n’avait pas eu d’enfant avec lui, pouvait épouser son frère. Il est clair que ces Sadducéens voulaient mettre Jésus dans l’embarras. Ils ne l’interrogeaient pas sur le mariage, mais bien plutôt sur la résurrection. C’est la foi en la résurrection qu’ils voulaient tourner en dérision.       <br />
               <br />
       Au temps de Jésus, la foi en la résurrection était quelque chose de nouveau et ce n’est pas tout le monde qui partageait cette croyance. C’est d’ailleurs la raison qui a fait choisir ce récit du Livre des Martyrs d’Israël comme première lecture. Ce texte marque une étape importante dans le développement de la foi juive : c'est l'une des premières fois qu’est affirmée la résurrection des morts.       <br />
               <br />
       Le peuple élu vit alors une terrible persécution. De nombreux Juifs préfèrent mourir plutôt que de désobéir à la Loi de Dieu. C’est durant cette persécution que des juifs très religieux expriment leur foi en la résurrection. Sept martyrs, sept frères, torturés et exécutés. Cette extraordinaire découverte de la foi en la Résurrection les a soutenus : Puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. La découverte de la foi en la résurrection n'a été possible qu'après une longue expérience de la fidélité de Dieu.       <br />
               <br />
       Une étape capitale sur le chemin de la connaissance de Dieu, mais une étape qui sera dépassée. On envisageait la résurrection seulement pour les justes morts à cause de leur fidélité à Dieu. Il faudra l'éducation patiente de Dieu, la venue de son Fils pour que la foi en la résurrection des morts soit affirmée sans restriction, comme nous l'affirmons clairement dans notre Credo que nous proclamons chaque dimanche : Je crois à la résurrection de la chair, à la vie éternelle, ou, selon l’autre formule, J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.       <br />
               <br />
       Aux Sadducéens, Jésus, comme cela lui arrive si souvent, se réfère aux Écritures. Il leur rappelle que Dieu s’est révélé à Moïse comme le Dieu de nos Pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants.       <br />
              <br />
       L’Alliance de Dieu avec l’humanité traverse la mort. Nous savons que cette Alliance a été renouvelée en Jésus, cette Alliance nouvelle et éternelle, comme nous le disons chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie. Cette Alliance, dont le peuple de Dieu a saisi peu à peu toutes les dimensions, a atteint sa plénitude en Jésus : en lui, Dieu a noué avec chacun, chacune de nous et nous tous ensemble un lien d'amour que rien ne pourra défaire. Vous êtes filles et fils de Dieu, nous dit Jésus, et donc héritiers de la résurrection.       <br />
               <br />
       Notre foi nous dit qu’il y a une vie au-delà de la mort mais elle ne nous dit pas ce qu’elle sera. Ceux et celles qui sont morts sont semblables aux anges : par ces mots, Jésus nous invite à ne pas chercher à percer ce mystère qui accompagne notre foi en la vie éternelle, en ce monde que Jésus nous a annoncé, le Royaume céleste de Dieu.       <br />
               <br />
       Ce sera d’ailleurs ce que vivront les disciples après la résurrection quand Jésus leur apparaîtra. Ils ne sauront pas le reconnaître. La résurrection de Jésus n’a pas été une réanimation comme dans le cas de Lazare, ni une réincarnation dans un autre être. C’est toujours lui, l’homme Jésus, mais pour lui les frontières de notre monde ont éclaté. De ce monde dans lequel il est entré, nous ne savons pas parler, nous sommes incapables d’expliquer cette nouvelle manière d’exister.       <br />
               <br />
       Croire en la résurrection de Jésus, c’est accepter l’inconnu de la foi, c’est aimer suffisamment pour faire confiance. Et c’est dans ce monde complètement nouveau de la résurrection que nous sommes appelés à entrer nous aussi, là que notre vie se poursuivra. Là où je suis, vous serez vous aussi, a-t-il promis à ses disciples. Telle est notre foi, telle est notre espérance.       <br />
               <br />
       Quand la mort viendra, si cette grâce nous est accordée de la voir venir, notre foi et notre espérance nous feront-elles dire : Je me prépare à vivre le plus beau jour de ma vie, celui de la rencontre du Seigneur, pour vivre avec lui la fête éternelle dans la maison du Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Monsieur le chanoine Marc  Bouchard       <br />
       Séminaire  de Québec</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-32e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-L-Alliance-de-Dieu-avec-l-humanite-traverse-la-mort_a561.html" />
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  <entry>
   <title>Les suites de la Parole de Dieu écoutée dans sa conscience - Parabole du bon Samaritain</title>
   <updated>2013-08-22T20:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Les-suites-de-la-Parole-de-Dieu-ecoutee-dans-sa-conscience-Parabole-du-bon-Samaritain_a544.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5693857-8491427.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-07-15T06:14:00+02:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de monsieur le chanoine Marc Bouchard à l'église Notre-Dame des Victoires à Québec, le dimanche 14 juillet 2013. Textes e l'Écriture : Deut 30,10-14 ; Col 1,15-20 ; Lc 10,25-37 (le bon Samaritain).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5693857-8491427.jpg?v=1373862203" alt="Les suites de la Parole de Dieu écoutée dans sa conscience - Parabole du bon Samaritain" title="Les suites de la Parole de Dieu écoutée dans sa conscience - Parabole du bon Samaritain" />
     </div>
     <div>
      La première lecture nous a fait entendre un passage du Livre du Deutéronome. Ce livre  nous ramène à un lointain passé, et même s’il est très ancien, il peut nous dire quelque chose qui nous concerne, maintenant et ici. Ce livre se présente comme étant le testament spirituel de Moïse, ce grand prophète qu’on considérait comme étant l’ami de Dieu. On lit dans le livre de l’Exode, au chapitre 33, verset 11, ces mots, très beaux : Dieu parlait avec Moïse, comme un ami parle avec un ami.       <br />
               <br />
       Moïse a conduit le peuple élu à travers le désert jusqu’à la Terre Promise. Durant cette longue marche, qui n’a pas été facile, Moïse s’est constamment tenu à l’écoute de Dieu ; il l’entendait lui parler dans son cœur. La Bible nous apporte tout plein de récits imagés pour nous dire cette expérience spirituelle profonde de Moïse qui savait, tout autant dans le silence de la solitude que dans les événements de la vie quotidienne, entendre Dieu parler à son cœur.       <br />
               <br />
       Ce qui est dit dans ce passage des Écritures lu aujourd’hui doit nous faire réfléchir : La Loi de Dieu est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. … Elle n’est pas dans les cieux, … elle n’est pas au-delà des mers, … elle est tout près de toi. La Loi de Dieu est là au plus profond de nous-mêmes. La conscience, notre conscience personnelle, individuelle, si elle est bien informée, c’est important de le souligner, si elle est bien informée, notre conscience est aussi un lieu de révélation, un lieu où Dieu veut nous parler, un lieu où nous pouvons entendre la Parole de Dieu.       <br />
               <br />
       Le Catéchisme de l’Église catholique reprend, à ce sujet, une affirmation très claire du Concile : Au fond de sa conscience, la personne humaine découvre la présence d’une loi qu’elle ne s’est pas donnée elle-même, mais à laquelle elle est tenue d’obéir. C’est une loi inscrite par Dieu au coeur de la personne. La conscience est le centre le plus intime et le plus secret de la personne, le sanctuaire où elle est seule avec Dieu et où sa voix se fait entendre.       <br />
               <br />
       Le Catéchisme dit aussi : La conscience doit être informée et le jugement moral éclairé. … L’éducation de la conscience est une tâche de toute la vie. … Dans la formation de la conscience, la Parole de Dieu est la lumière sur notre route ; il nous faut l’assimiler dans la foi et la prière, et la mettre en pratique.       <br />
               <br />
       Une conscience bien informée, pour un chrétien, une chrétienne, doit se référer à la Parole de Dieu, tout particulièrement à l’Évangile. Cela est plus important que les tous les sondages, même s’ils sont fortement majoritaires. Même l’Église, dans son magistère, même le Pape, fut-il le plus aimable possible, doit se conformer au message de Jésus, ne peut contredire l’Évangile.       <br />
               <br />
       Justement, dans ces textes lus en ce dimanche, la Parole de Dieu vient rappeler, préciser ce qui est déjà dans notre cœur, ce que notre conscience nous indique comme notre tout premier devoir : cet appel à aimer Dieu et à aimer notre prochain. C’est ce que rappelle ce récit de saint Luc en faisant bien voir que le docteur de la Loi qui questionne Jésus l’a fort bien compris.       <br />
       La connaissance de l’Ancien Testament avait préparé chez lui l’accueil de la Bonne Nouvelle, elle rendait cet homme disposé à entendre le message de Dieu ce message annoncé par Jésus. Éclairé par la Parole de Dieu qui avait tellement marqué son éducation, il a facilement saisi le message de la parabole. C’est pourquoi Jésus peut lui dire : Va, et toi aussi, fais de même. … Sois un bon samaritain, fais de toi-même le prochain des autres !       <br />
               <br />
       Ces textes des Écritures nous invitent aussi à rejoindre ceux et celles que dans notre langage chrétien nous osons appeler nos sœurs et nos frères, d’avoir à leur égard un amour vrai, efficace, et sans frontières, de les accueillir, les accompagner, les aider dans leurs besoins. Si nous écoutons notre cœur, nous l’entendrons nous inviter à nous comporter ainsi. La Loi de Dieu, écrite par lui dans notre cœur au cours de notre vie, nous dit que c’est là le premier pas, la démarche toute simple que nous avons à faire si nous voulons nous faire le Bon Samaritain de notre prochain.         <br />
               <br />
       On peut, me semble-t-il, se permettre un lien entre cette parabole de Jésus que nous rapporte l’évangéliste et ce qui se passe actuellement au Québec. Une tragédie tellement triste que celle vécue par les gens de Lac-Mégantic ! On ne peut que se sentir rejoint, dérangé, peiné devant un tel événement ; on voit bien qu’il en est tellement de gens du Québec, du pays et même à l’étranger.       <br />
               <br />
       Il faut cependant voir aussi ce vaste mouvement de solidarité, de générosité que cette tragédie a provoqué. On est souvent enclin à porter sur notre monde actuel un regard sévère, voilà qu’une fois encore notre société se montre capable de grande bonté, habitée par un fort sentiment de fraternité. Il me semble que s’exprime, ces jours-ci, le meilleur de ces valeurs québécoises dont nous devrions entendre parler au cours de l’automne. On nous a annoncé une loi portant sur ces valeurs dites québécoise ; est-ce qu’on osera dire que ces valeurs s’enracinent profondément dans les valeurs judéo-chrétiennes, dans les valeurs évangéliques qui ont profondément marqué l’histoire de notre peuple, la vie de ceux et celles qui nous ont précédés et qui nous les ont transmises.       <br />
               <br />
       La Loi de Dieu est dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. … Va, et toi aussi fais de même….       <br />
               <br />
       Les drapeaux en berne, durant cette semaine, vont nous inviter à garder vivant dans la mémoire de notre cœur, de notre prière, le souvenir de ces cinquante personnes qui sont mortes, toutes ces autres qui les pleurent, et aussi de cette ville qui veut revivre. Rendons grâce pour cette solidarité et cette fraternité qui caractérisent notre peuple, qui nous invitent à nous faire les bons samaritains les uns des autres.       <br />
               <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C </title>
   <updated>2013-04-07T17:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Reconnaitre-le-Ressuscite-vivant-maintenant-et-pour-toujours-Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-C_a528.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5390524-8041600.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-05T20:53:00+02:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 2e dimanche de Pâques, Année C, donnée le 7 avril 2013 à l'église Notre-Dame-des-Victoires à Québec par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 5, 12-16; Apocalypse, 1,9-11a.12-13.17-19 et Jean, 20, 19-31 Apparition à Thomas     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5390524-8041600.jpg?v=1365189890" alt="« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C " title="« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C " />
     </div>
     <div>
      Quand vous venez recevoir la communion, le prêtre vous présente l’hostie en disant : « Le Corps du Christ » ; vous répondez « Amen ». Votre « Amen » signifie : « Oui, je crois que ce pain est le Corps du Christ ». Votre « Amen » est un acte de foi en la présence réelle du Christ dans ce morceau de pain qui vous est offert.       <br />
              <br />
       Le Corps du Christ ! Est-ce celui de l’enfant de Bethléem, ou du jeune ouvrier de Nazareth, ou de l’adulte parcourant les routes de la Palestine, proclamant la Bonne Nouvelle du salut ? Est-ce le corps de Jésus vivant sa passion, mourant sur la croix ? … Oui…, oui, mais l’Eucharistie est le sacrement, le signe sensible de la présence réelle du Christ au milieu de nous rassemblés en son nom, et en chacune, chacun de nous quand nous rompons et partageons le pain.        <br />
              <br />
       Le Christ dont notre rassemblement et le pain que nous allons partager disent la présence vivante dans notre monde, maintenant, c’est le Christ ressuscité. Le Corps du Christ auquel nous allons communier, c’est ce Corps qui est apparu vivant au matin de Pâques, c’est Jésus, celui que les apôtres, les disciples ont reconnu, et non sans hésitation, le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours.       <br />
              <br />
       Chaque fois que vous dites « Amen » en recevant l’hostie, vous manifestez, vous affirmez votre foi dans ce mystère que nous célébrons, avec toute l’Église, en ce temps pascal, ce mystère que rappelle ce cierge allumé, présent à chacune de nos eucharisties. « Amen », oui, je crois que le Christ est ressuscité, oui, je crois qu’il m’est possible de vivre en sa présence, oui, je crois qu’il vient demeurer en moi. C’est le sens du mot « Amen », au moment de la communion, un mot plein de sens pour nous, chrétiens, chrétiennes, disciples du Ressuscité.       <br />
              <br />
       La résurrection du Christ ! Toute la révélation biblique, cette longue histoire que la Bible nous raconte, conduit, aboutit à ces récits évangéliques que la liturgie nous fait lire en ce temps pascal. Le cardinal Lustiger, ancien archevêque de Paris, qui était de religion juive, baptisé, devenu chrétien à l’âge de quinze ans, refusait qu’on dise de lui qu’il était converti. Il disait que son passage à la foi en Jésus le Ressuscité n’était pas une conversion, que ce changement dans sa vie s’inscrivait tout simplement dans la continuité de sa démarche de foi, là où l’avait conduit sa foi dans les Écritures, dans la Parole de Dieu.         <br />
              <br />
       Au cœur du mystère chrétien, il y a cet événement que nous avons célébré solennellement samedi et dimanche derniers, que nous célébrons de nouveau en ce deuxième dimanche de Pâques, que nous célébrons chaque dimanche. Au cœur de la foi chrétienne, il y a le mystère de Pâques, la résurrection du Christ, et en conséquence, notre résurrection.         <br />
              <br />
       Les deux récits d’apparition que nous lisons aujourd’hui ont été écrits par saint Jean parce qu’ils nous disent que Celui qui est ressuscité au matin de Pâques, c’est bien Celui qui est passé par la mort trois jours auparavant. Celui qui est ressuscité et qui vient les rencontrer, c’est bien celui qu’ils ont connu et avec qui ils ont vécu.        <br />
              <br />
       Dans les heures qui ont suivi la mort de Jésus, les apôtres, les disciples vivaient quelque chose de tragique, de difficile, l’expérience qu’ils avaient vécue avec lui leur paraissait ne mener nulle part et les remplissait de crainte. Le récit, rapportant l’expérience de la mort de leur Maître telle qu’ils l’ont vécue, dit bien que ce soir-là, le soir du premier jour de la semaine, et donc le soir même de Pâques, « ils avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur ». Il nous est facile d’imaginer leur incompréhension, leur tristesse, leur inquiétude : ils craignaient d’être arrêtés eux aussi et qu’il leur arrive ce qui était arrivé à leur Maître. «  Ils avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient ».       <br />
              <br />
       Voilà que Jésus se présente et leur dit : « La paix soit avec vous !» Et il ajoute : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ». Il vient leur parler de paix et de mission. Il met la paix dans leur cœur et il leur dit d’ouvrir les portes, de sortir sur la place publique et de parler de lui. « De même que le Père m’a envoyé… » Les problèmes, les difficultés, le tragique de la vie, Jésus a connu tout cela et il dit à ses disciples qu’ils peuvent comme lui ressusciter à une autre vie et tout de suite.          <br />
              <br />
       Jésus est bel et bien vivant au milieu de ses disciples rassemblés, et pour le prouver, il leur montre ses plaies qui sont les marques de sa crucifixion; la résurrection ne nie pas la mort. Même si tout cela peut leur paraître incompréhensible, saint Jean dit : Les disciples furent remplis de joie. C’est inouï ce qui leur arrive. L’évangéliste poursuit son récit : Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous.        <br />
              <br />
       Les apôtres, les disciples peuvent être dans la paix, non pas comme si rien n’était arrivé, mais malgré ce qui est arrivé, parce que la paix du Ressuscité est plus forte que tout ce qui peut arriver. De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Cette paix que je vous donne, allez la porter aux autres, elle est plus forte que tout ce qui peut vous arriver.       <br />
               <br />
       Quand nous disons « Amen ! » au  moment de communier, nous affirmons reconnaître le Ressuscité, présent sous ce signe du pain. Nous reconnaissons Jésus vivant, le Christ, le Seigneur, qui vient nous offrir sa paix, nous libérer de nos inquiétudes, ou bien nous rendre capables de les vivre ; il vient nous libérer de nos tristesses, de nos peurs, ou bien nous rendre capables de les dépasser.        <br />
              <br />
       Il vient nous dégager de tout ce qui nous tient enfermés et il nous dit de faire rayonner autour de nous cette lumière que lui, le Ressuscité, fait briller en nous, cette lumière qui est joie et paix. N’est-ce pas ce que le Pape François a dit, nous a dit, cette semaine, dans une de ses homélies : La joie de savoir que Jésus est vivant, l’espérance qui remplit le cœur ne peuvent être contenues. Nous croyons en un Ressuscité qui a vaincu le mal et la mort. Ayons le courage de sortir pour apporter cette joie et cette lumière dans tous les lieux de notre vie. La Résurrection du Christ est notre plus grande certitude, c’est notre trésor le plus précieux. Comment ne pas partager avec les autres ce trésor, cette certitude ?       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Monsieur le chanoine Marc Bouchard       <br />
       Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec       <br />
       Le 7 avril 2013</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Reconnaitre-le-Ressuscite-vivant-maintenant-et-pour-toujours-Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-C_a528.html" />
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   <title>Homélie pour le Jeudi Saint 2013 : «  L’Eucharistie et le lavement des pieds : une même réalité »</title>
   <updated>2013-03-29T03:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2013-L-Eucharistie-et-le-lavement-des-pieds-une-meme-realite_a525.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/5360011-7997208.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-03-27T13:37:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint. 28 mars 2013. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Corinthiens 11, 23-26 et Jean, 13, 1-15. Homéliste : monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5360011-7997208.jpg?v=1364389947" alt="Homélie pour le Jeudi Saint 2013 : «  L’Eucharistie et le lavement des pieds : une même réalité »" title="Homélie pour le Jeudi Saint 2013 : «  L’Eucharistie et le lavement des pieds : une même réalité »" />
     </div>
     <div>
      Faites cela en mémoire de moi. …  Je vous ai lavé les pieds, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns les autres. Deux appels du Seigneur que la Parole de Dieu nous faire entendre en cette fête du Jeudi Saint !       <br />
               <br />
       Nous sommes entrés dans cette semaine sainte en écoutant ou en lisant le récit de la passion de Jésus, récit toujours dérangeant. Une question peut alors être venue à notre esprit : Pourquoi Jésus est-il passé par ce chemin de souffrance et de mort ? Pourquoi a-t-il fallu qu’il connaisse la torture et l’humiliation de la croix ?        <br />
              <br />
       La réponse à cette question nous est donnée par les évangiles, à travers ce qu’ils nous rapportent de ce qui s’est passé à Jérusalem en ces jours de la pâque de l’an 30. Pour que ses disciples, ceux et celles qui l’avaient accompagné sur la route de la Palestine, et aussi ceux et celles qui viendraient par la suite, comprennent bien qu’il entrait dans la passion sans y être contraint, en toute liberté, Jésus annonce, anticipe dans un geste symbolique ce qui va lui arriver.         <br />
              <br />
       C’est dans la liberté que Jésus accepte que sa vie se termine ainsi. Il aurait pu éviter ce qui s’annonçait à lui, ce qu’il était en mesure de prévoir. Les évangiles nous racontent que les apôtres, qui eux aussi voyaient ce qui s’en venait et en étaient effrayés, ont essayé de l’en détourner. Ils nous disent aussi que Jésus dans sa prière a demandé à son Père, si cela était possible, que cette épreuve lui soit épargnée, et cette épreuve n’était pas sans l’angoisser jusqu’à produire une sueur de sang.       <br />
              <br />
       Jésus a voulu être fidèle à la mission reçue de Dieu, quoi qu’il puisse lui arriver. C’était là une exigence de sa décision de se faire solidaire des justes, ces hommes et ces femmes qui, dans un monde de l’injustice, rencontrent inévitablement l’opposition et la persécution. Tout au long de l’année, la liturgie nous parle de ces hommes, ces femmes qui à la suite de Jésus et à son exemple donneront librement leur vie par fidélité, et beaucoup iront jusqu’au martyre.        <br />
              <br />
       Si Jésus voulait être et rester du côté des victimes, il devait accepter ce qui s’annonçait, la condamnation et la mort. Il accomplirait ainsi la volonté de Dieu son Père. Ce n’est pas que le Père voulait sa mort, il n’est pas possible que Dieu ait voulu, souhaité pour son Fils bien-aimé une telle souffrance.        <br />
              <br />
       Ce que Dieu voulait, c’est que Jésus soit cet homme capable de persister, de durer dans la justice, dans la charité, dans la solidarité avec les humbles, les pauvres, les victimes d’un monde où règne trop souvent l’injustice, qu’il ouvre une route sur laquelle s’engageront tous ceux, toutes celles qui voudront changer le monde.        <br />
              <br />
       Jésus a été capable de s’engager en toute liberté sur cette voie de la souffrance parce que son cœur d’homme était habité par un amour sans limite : son amour pour Dieu son Père, son amour de la vérité et de la justice, sans compromis, son amour pour ses frères et ses sœurs, les hommes et les femmes de partout et de toujours, son amour pour nous ici rassemblés cet après-midi.        <br />
              <br />
       Pour que ses disciples comprennent bien que c’est librement qu’il donne sa vie, Jésus leur annonce ce qui va lui arriver, anticipe ce qu’il va vivre. Au cours du repas pascal qu’il prenait avec eux, Jésus fait sur le pain et le vin des gestes qu’il accompagne de paroles. Par ces gestes et ces paroles, il dit que son corps sera rompu et donné au monde, que son sang sera  versé et donné pour tous.        <br />
              <br />
       Ce signe qui annonce sa mort imminente devient sacrement, l’Eucharistie, que ses disciples ne cesseront pas de célébrer en mémoire de lui pour qu’ils soient se reconnaissent eux aussi compromis dans ce geste du don qu’il fait de sa vie. En terminant, Jésus dit : Faites ceci en mémoire de moi ! En reprenant ces gestes et  ces paroles, les chrétiens et chrétiennes sauront reconnaître la présence avec eux de leur Maître et Sauveur.       <br />
               <br />
       Dans cette liturgie du Jeudi Saint, un autre geste de Jésus est rappelé, le lavement des pieds de ses disciples. Pourquoi cette autre action de Jésus, cet autre signe ? On peut penser que ce choix que saint Jean a fait de raconter le lavement des pieds plutôt que l’institution de l’eucharistie était motivé par ce qui lui apparaissait important de dire aux chrétiens et chrétiennes de son époque, et de toutes les époques, de nous dire à nous aussi.        <br />
              <br />
       La célébration de l’Eucharistie ne peut pas être sans lien avec l’amour et le service du prochain. La célébration eucharistique et le service concret, quotidien de son frère, de sa sœur sont unis comme deux aspects nécessaires de la participation au mystère pascal du Christ. L’Eucharistie et le lavement des pieds, deux actions différentes, mais qui disent la même réalité : Jésus offre sa vie librement et par amour. Comme pour le geste eucharistique, Vous ferez cela en mémoire de moi, un commandement fait suite au geste du lavement des pieds : Comme je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns les autres.        <br />
              <br />
       Si l’Église veut être l’Église du Seigneur, ce doit être là l’essentiel de sa vie, ce que semble vouloir lui rappeler celui qui vient de lui être donné comme pasteur : partager le pain et la parole de vie, être au service du monde. Si notre  communauté sacerdotale a pu marquer 350 années de présence, c’est que telle a été sa vie. Cette longue et belle histoire que nous nous plaisons à commémorer et à faire connaître va-t-elle se poursuivre.        <br />
       J’ai relu le texte de <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/L-invention-du-Seminaire-de-Quebec-un-coup-de-genie-de-Francois-de-Laval-une-histoire-a-reactualiser-par-l-abbe-Gilles_a518.html">la conférence donnée par Gilles Routhier</a>, prêtre associé à notre communauté, saurons-nous nous laisser interroger par ce qu’il nous dit de François de Laval, un homme de l’Eucharistie et un homme du service, pleinement engagé dans la vie de son peuple, artisan d’une nouvelle évangélisation pour un nouveau pays ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Membre agrégé de la communauté des prêtres du       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       le 28 mars 2013       <br />
              <br />
       _________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Mot d'accueil</b>       <br />
              <br />
       La tradition veut que cette messe du Jeudi Saint soit vue comme le rappel de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce : c’est ce que nous célébrons, comme communauté de prêtres, dans la joie et l’action de grâce. Mais cette célébration ne serait-elle pas d’abord ce qu’indique bien le titre que la liturgie lui donne : Messe en mémoire de la Cène du Seigneur. Nous rappelons ce dernier repas que Jésus a pris avec les siens. Repas pascal, tout orienté vers la passion et la résurrection. Repas que les communautés chrétiennes n’ont pas cessé de revivre, comme va nous le rappeler la deuxième lecture, repas qui est appel à servir comme va nous y inviter le récit évangélique du lavement des pieds.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Nouveaux résidants au Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec : chanoine Marc Bouchard et abbé Michel Montminy</title>
   <updated>2011-01-05T23:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Nouveaux-residants-au-Pavillon-Jean-Olivier-Briand-du-Seminaire-de-Quebec-chanoine-Marc-Bouchard-et-abbe-Michel-Montminy_a373.html</id>
   <category term="Actualité SME Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/2501033-3520137.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-23T23:05:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La communauté des prêtres du Séminaire accueille dans sa résidence du Pavillon Jean-Olivier Briand au 1, rue des Remparts à Québec deux confrères.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2501033-3519302.jpg?v=1290549496" alt="Nouveaux résidants au Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec : chanoine Marc Bouchard et abbé Michel Montminy" title="Nouveaux résidants au Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec : chanoine Marc Bouchard et abbé Michel Montminy" />
     </div>
     <div>
      L'un, le chanoine Marc Bouchard, plusieurs fois supérieur du Grand Séminaire, résidait depuis 1997 à la Résidence épiscopale à côté de celle du Séminaire. Membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, le chanoine Bouchard a décidé de venir s'installer avec ses confrères au 1, rue des Remparts. Il partage son temps maintenant entre le Séminaire et la Résidence Cardinal-Vachon où il est supérieur des prêtres qui y résident.       <br />
              <br />
       L'abbé Michel Montminy, prêtre du presbyterium diocésain, a été longtemps à la Chancellerie du l'archidiocèse. Depuis sa retraite, il cherchait une communauté où il pourrait se retrouver avec des confrères. Il a choisi celle du Séminaire qui l'accueille avec grande joie. Mgr de Laval a mis sa communauté de prêtres sous le signe de la fraternité sacerdotale et les portes du Séminaire seront toujours ouvertes aux confrères qui désirent briser une solitude écrasante parfois.        <br />
              <br />
       Bienvenue à ces deux confrères et que votre séjour parmi nous vous remplisse d'élan et de satisfaction.       <br />
              <br />
       Le supérieur général       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/2501033-3520137.jpg?v=1290549594" alt="Nouveaux résidants au Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec : chanoine Marc Bouchard et abbé Michel Montminy" title="Nouveaux résidants au Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec : chanoine Marc Bouchard et abbé Michel Montminy" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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