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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:59:37+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»</title>
   <updated>2025-12-18T14:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-2023-le-Jour-de-l-An-et-Journee-mondiale-pour-la_a1279.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-12-27T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec, pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix, le 1 janvier 2023 Année A Textes: Nombres 6, 22-27, Galates 4, 4-7 et Luc 2, 16-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757304-64417728.jpg?v=1670849196" alt="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»" title="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»" />
     </div>
     <div>
       Dans un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=CL5Fqr36Oi0"> cantique traditionnel</a> au Québec nous chantons « Mon Dieu bénissez la Nouvelle Année. Rendez heureux nos parents nos amis. Elle est toute à vous et nous est donnée pour mériter le paradis. » Ces mots reprennent dans un langage populaire et folklorique la belle bénédiction que nous livre la première lecture : « Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce….Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Une nouvelle année</span>       <br />
              <br />
       Le début d’une nouvelle année est là. C’est toujours un moment particulier. De quoi l’année sera-t-elle faite? Quels événements se produiront dans nos vies personnelles : maladies, joies, départs, deuils etc. ou dans le monde affrontements, cataclysmes, guerres, remontées économiques peut-être, prospérité etc. ? Que sais-je? Ce n’est pas le temps, ce matin, de jouer aux devins et de se lancer dans les pronostics. Essayons plutôt de voir dans quel esprit nous allons vivre cette nouvelle année. Ici, les textes de la Parole de Dieu d’aujourd’hui nous serons des plus utiles parce qu’il nous donnent une direction. Ils nous orientent vers nos racines.       <br />
               <br />
       Vivre une année nouvelle de façon aisée et comblante, c'est laisser tomber ce qui nous appesantit, ce qui peut nous emprisonner et nous limiter pour laisser entrer un air frais et nouveau. C’est ce qu'on voit dans des traditions où le 31 décembre on jette par les fenêtres tout ce qui est vieux ou usagé : meubles, vêtements, etc. Concédons que ces gens n’ont pas tort de marquer ainsi un changement bienvenu.        <br />
              <br />
       Et c’est de bon aloi et utile de regarder en avant avec des yeux neufs quand commence une nouvelle année.  Mais comme nous le proposent les textes des lectures de ce matin, ce regard tourné vers de nouveaux horizons ne doit pas nous couper de ce qui fait ce que nous sommes. Couper avec ses racines, c’est se condamner à une errance sans fin, à une vie fade et sans consistance.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence maternelle irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Comment alors garder le lien avec ses racines? Laissons de côté les enjeux politiques réels et  regardons plutôt la question du point de vue d’une personne disciple de Jésus.        <br />
              <br />
       Pour un chrétien ou une chrétienne,  un des nombreux moyens des rester en lien avec ses racines, c’est se laisser animer et habiter par la présence maternelle de Marie. Et c’est ce que la fête de Marie, Mère de Dieu nous permet d’intérioriser.       <br />
              <br />
       On peut remercier le pape Pie XI qui a institué la fête de Marie Mère de Dieu qui a été transférée du 11 octobre au  1 janvier après le Concile Vatican II remplaçant la fête de la circoncision de Jésus devenue désuète. Ce faisant,  huit jours après la naissance de Jésus, on mettait au premier plan sa mère. Une présence maternelle ne peut que nous rappeler une filiation.        <br />
              <br />
       Jésus est bien le fils d'une femme comme le dit saint Paul. Et comme il le proclame dans le reste de la deuxième lecture, nous sommes nous aussi des fils et des filles de Dieu. Et comme Jésus nous avons Marie pour Mère. Vous vous souvenez de ce que Jésus dit sur la Croix à saint Jean  qui nous représentent tous et toutes : « Voici ta mère » (Jean 19, 26).         <br />
              <br />
       Pour le manifester avec plus d’éclat, le concile Vatican II a proclamé Marie Mère de l’Église. Elle est notre mère à chacun et à chacune. Elle est aussi la mère de l’Église parce qu’elle a donné au monde celui qui vivifie l’Église et qui remplit nos vies.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Vénérer la  Mère de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Marie est toujours aux côtés de son fils Jésus. Nous pouvons comme le pape François la vénérer de façon simple par des gestes comme la prière devant son image (ce que le pape fait à la fin de chacune de ses célébrations eucharistique ou avant de partir pour un voyage pastoral en dehors de Rome), par la récitation du chapelet,  par la récitation de prières comme le <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/prieres_usuelles.htm#souvenez">« Souvenez-vous »</a>, par des invocations comme « Marie,  j'ai confiance en vous », « Marie priez pour nous qui avons recours à vous » etc.       <br />
              <br />
       Ces gestes de dévotion à Marie viendront raviver notre dévotion et nous garder proches de nos racines en vivant cette filiation que nous avons avec Dieu mais aussi avec la Mère de Dieu.  Nous devenons ainsi à l’exemple des bergers des annonciateurs de la bonté et de l'amour paternel de Dieu et de la bonté et de l’amour maternel de Marie pour chacun et chacune d’entre nous.        <br />
              <br />
       « Ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers…. les bergers repartirent, ils glorifiaient et louaient  Dieu pour ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé »       <br />
              <br />
        Nous pouvons à l’exemple de Marie nous rappeler les grâces reçues,  les méditer dans nos cœurs. « Marie, cependant, retenait tous  ces événements et les méditait dans son cœur »  écrit saint Luc dans l’évangile que nous venons de lire.        <br />
              <br />
       Les souvenirs des visites de Dieu dans nos vies nous entraînent sur un chemin d’engagement. Nous les conservons avec amour, pour les relire et en tirer les enseignements pertinents pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette nouvelle années soit remplie pour chacun et chacune de joie, de bonheur et de paix, Et ensemble redisons « Mon Dieu, bénissez la Nouvelle Année ».  Que l’Eucharistie où nous partageons le Corps et le Sang du Christ  nous serve, tout au long de l’année, de nourriture sur notre route de fils et de filles de Dieu, héritiers de la promesse de vie éternelle avec le Christ ressuscité toujours vivant pour nous sauver (Romains 1, 1).       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 décembre 2025       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 27 décembre 2016 et 27 décembre 2022-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :       <br />
       « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :       <br />
       Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :       <br />
       “Que le Seigneur te bénisse et te garde !       <br />
       Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,       <br />
       qu’il te prenne en grâce !       <br />
       Que le Seigneur tourne vers toi son visage,       <br />
       qu’il t’apporte la paix !”       <br />
       Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,       <br />
       et moi, je les bénirai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8)       <br />
       R/ Que Dieu nous prenne en grâce       <br />
       et qu’il nous bénisse ! (Ps 66, 2a)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu'ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       lorsqu’est venue la plénitude des temps,       <br />
       Dieu a envoyé son Fils,       <br />
       né d’une femme       <br />
       et soumis à la loi de Moïse,       <br />
       afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi       <br />
       et pour que nous soyons adoptés comme fils.       <br />
       Et voici la preuve que vous êtes des fils :       <br />
       Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,       <br />
       et cet Esprit crie       <br />
       « Abba ! », c’est-à-dire : Père !       <br />
       Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,       <br />
       et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :       <br />
       c’est l’œuvre de Dieu.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,       <br />
       et ils découvrirent Marie et Joseph,       <br />
       avec le nouveau-né       <br />
       couché dans la mangeoire.       <br />
       Après avoir vu,       <br />
       ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé       <br />
       au sujet de cet enfant.       <br />
       Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient       <br />
       de ce que leur racontaient les bergers.       <br />
       Marie, cependant, retenait tous ces événements       <br />
       et les méditait dans son cœur.       <br />
       Les bergers repartirent ;       <br />
       ils glorifiaient et louaient Dieu       <br />
       pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,       <br />
       selon ce qui leur avait été annoncé.       <br />
              <br />
       Quand fut arrivé le huitième jour,       <br />
       celui de la circoncision,       <br />
       l’enfant reçut le nom de Jésus,       <br />
       le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »</title>
   <updated>2025-12-16T21:28:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-12-16T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent Année A 21 décembre 2025. Textes: Isaïe 7, 10-16, Romains 1, 1-7 et Mathieu 1, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757294-64417706.jpg?v=1667770664" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de l’évangile de saint Mathieu pourrait s’appeler « l’annonciation à Joseph ». Vous connaissez bien une autre annonciation, celle de « l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel » racontée par saint Luc qui a fait l’objet de  multiples représentations dans l’art : tableaux, mosaïques, vitraux. « L’annonciation à Marie » est le premier des mystères joyeux quand on récite le chapelet. Dans ce récit, Marie apprend qu’elle est enceinte par l’action de l’Esprit Saint et il se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » ( Luc 11, 38) .        <br />
              <br />
       Saint Mathieu ne raconte pas cette « annonciation à Marie », mais il nous met plutôt en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est cet épisode qui nous est proposé aujourd’hui en ce 4e dimanche de l’Avent pour nous préparer immédiatement à célébrer la Nativité du Seigneur, la naissance de Jésus à Noël.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette «  annonciation à Joseph ».       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un songe mystérieux</span>       <br />
              <br />
       Les songes dans la Bible comme, par exemple, celui de Jacob où il voit une échelle qui monte vers le ciel (Genèse 28, 12-16) et celui de saint Pierre à Jaffa sur les aliments permis pour les nouveaux baptisés (Actes 10, 10-16), sont toujours reliés à des interventions de Dieu qui ainsi fait sentir sa présence et sa volonté.       <br />
              <br />
       C’est la même chose dans le cas de Joseph. Ce songe raconté par l’évangile de ce jour est riche d’enseignement.       <br />
              <br />
       Il nous montre les questionnements du futur époux de la Vierge Marie qui pense même à la renvoyer en découvrant qu’elle est enceinte sans qu’ils aient encore habiter ensemble. On le comprend.        <br />
              <br />
       L’intervention divine prend la forme d’un ange qui lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (C’est-à-dire Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».        <br />
              <br />
       Le message ne peut être plus clair. On peut penser qu’alors Joseph se rappelle ses racines et son ancrage dans la lignée du roi David. L’ange s’adresse à lui en le nommant « Joseph, fils de David ». Il se sait partie prenante d’un peuple qui attend le Messie promis, le nouveau David, qui sauvera le peuple que Dieu aime et avec qui il a fait alliance.        <br />
              <br />
       En Joseph, nous avons donc un jeune homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est rapide et nette. Elle ne se fait pas attendre. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un enracinement dans la foi du Peuple élu</span>       <br />
              <br />
       Le geste de Joseph est éclairant dans la venue de Dieu qui se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous, car il nous enseigne deux choses très importantes à propos de ce grand mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme.       <br />
              <br />
       La première regarde l’origine divine de cet enfant que porte Marie. Sa conception est l’œuvre de l’Esprit Saint. Son parcours futur  n’est pas connu de Joseph, ni de Marie comme c'est le cas de tous les parents qui accueillent un enfant. Mais tous deux font confiance à Dieu dans un abandon extraordinaire, car ils reconnaissent l’action de Dieu dans ce qu’ils vivent.       <br />
              <br />
       Ce faisant, et c’est le deuxième point, ils permettent à Dieu de prendre chair dans un corps humain. C’est le versant humain du mystère de l’Incarnation : Jésus-Christ, parfaitement Dieu et parfaitement homme. Ces deux réalités, la réalité divine et la réalité humaine, ne font pas seulement que coexister en Jésus, elles sont intimement reliées au point que l’une ne va pas sans l’autre. Lorsque je regarde l’enfant de Marie, je vois son fils formé en elle dans sa chair et inséré, par l’acceptation de Joseph qui épouse Marie, dans une lignée humaine à laquelle il se rattache.  Je vois aussi le Fils de Dieu qui vient parmi nous comme l’un de nous, le Verbe de Dieu fait chair.        <br />
              <br />
       Le caractère divin de Jésus n’est pas encore manifesté clairement au moment de cette annonciation. C’est  dans la foi de Joseph et de Marie que nous l’accueillons, mais nous savons que cet enfant deviendra dans sa mort sur la croix et sa résurrection  le Sauveur du monde promis par Dieu. Dans la deuxième lecture que venons d’entendre, saint Paul l’annonce clairement aux chrétiens de Rome lorsqu’il leur dit en commençant la lettre qu’il leur écrit : L’Évangile que je vous ai annoncé est « l’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, [il] concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David, et, selon l'Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. » Et c'est aussi ce que disait la prière d'ouverture récitée par le prêtre au début de la messe : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos coeurs, par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : reconnaître les signes de la présence de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes à quelques jours de Noël, de la fête de la Nativité du Sauveur. Ce temps de l’Avent que nous continuerons à vivre nous est donné pour suivre les pas de Joseph et de Marie en développant une oreille attentive aux signes de la présence de Dieu dans le monde et dans nos vies.       <br />
              <br />
       Ces deux jeunes gens, Joseph et Marie,  n’ont pas manqué de confiance malgré des questionnements normaux. Suivons leur exemple et demandons au Seigneur de nous aider à surmonter nos doutes et nos hésitations et à avancer avec confiance dans le chemin de la foi en sa Parole  qui ne peut nous tromper.       <br />
              <br />
       C’est par cette foi totale de Marie et de Joseph que le dessein de Dieu a pris corps et que le monde a connu en Jésus son amour et sa miséricorde pour ceux et celles qui marchaient dans les ténèbres.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture  le prophète Isaïe annonce au roi Acaz un fils qui sera appelé «Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Ce fils promis au roi Acaz est devenu le signe du Fils de Dieu fait homme, né d’une jeune fille vierge, Marie qui devient ainsi la Mère de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous permet de partager le Corps et le Sang du Christ nous unisse de plus en plus intimement à Celui qui s’est fait l’un de nous pour nous amener avec lui au Père de toute bonté. Et que Marie, la Mère de Dieu, nous conduise à son Fils et nous aide à accomplir la volonté de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 décembre 2025       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 13 décembre 2016 et 13 décembre 2022-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1277.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »</title>
   <updated>2025-07-15T21:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Marthe-et-Marie-s-attacher-a-l-essentiel_a1254.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/89379165-63200109.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-15T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C le 20 juillet 2025 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379165-63200109.jpg?v=1652362025" alt="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »" title="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »" />
     </div>
     <div>
      « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses » dit Jésus à Marthe. Tandis qu’à Marie, il dit qu’elle a choisi la meilleure part. On est toujours un peu surpris par cet épisode de l’évangile, même heurté – ma sœur me dit qu’elle ne peut supporter ce récit qui la chavire, elle qui met toute son énergie pour sa famille, ses enfants et ses petits-enfants.        <br />
              <br />
       Est-ce que Jésus ici est en train de dire que ça ne vaut pas la peine de se dévouer, de «se  forcer » un peu, de se  démener pour sa famille, pour ses enfants, pour recevoir des parents ou des amis?       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux visites</span>       <br />
              <br />
       À première vue, on peut penser cela, mais ici Jésus ne veut pas, je pense, décerner un trophée et donner un prix d’excellence à l’une des deux sœurs. C’est aussi bon de laver la vaisselle que de causer au salon avec les invités, la « visite », comme on dit au Québec.        <br />
              <br />
       Jésus,  à partir de ce fait de la vie courante (tout le monde sait un peu ce que c’est que de recevoir de la « visite ») veut nous nous montrer et nous apprendre à bien recevoir les visites de Dieu dans notre vie : comment recevoir Dieu dans le quotidien, au travail, dans la prière, à l’Eucharistie, à la maison etc.       <br />
              <br />
       Ici dans cet épisode évangélique, c’est Marthe et Marie qui sont les hôtesses, qui font l’hospitalité, qui reçoivent le Fils de Dieu : Jésus. La première lecture nous présente aussi un personnage qui reçoit, C’est Abraham au chêne de Mambré  qui s'active pour recevoir dignement des visiteurs (trois anges qui représentent les trois personnes de la Sainte Trinité). Lui aussi le fait pour bien recevoir ses visiteurs. Il fait tuer un veau, sa femme prépare des galettes. C’est l’hospitalité chaleureuse des gens du désert qui s’exprime simplement.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Dans le deux cas remarquez ceci : les hôtes (Marie et Marthe et Abraham) se rendent compte  (Marthe peut-être moins) que finalement ce n’est pas eux qui reçoivent, qui accueillent les visiteurs, mais c’est leur visiteur lui-même (les anges, Dieu, Jésus) qui les reçoit, qui leur apporte sa présence, qui leur ouvre son intimité.        <br />
              <br />
       C’est un renversement : le visiteur (Dieu, Jésus) accueille la personne visitée. En français d’ailleurs le mot hôte se dit tant de la personne qui reçoit que de celle qui est reçue. Voilà une belle clé de lecture de ces textes.       <br />
              <br />
       Appliquons cela à la scène de l’évangile.        <br />
              <br />
       Ainsi les reproches de Jésus à Marthe « tu en fais trop » sont plutôt une mise en garde. Jésus ici nous dit en somme : « Attention de seulement faire des choses et de ne pas être avec les personnes ».        <br />
              <br />
       Ça vous est sûrement arrivé de vous dire après que les visiteurs étaient partis (ou que vos enfants avaient quittés)  « Mon Dieu, on a regardé la télé tout le temps, on a fait le tour des boutiques etc.., mais on n‘a pas pris le temps de se parler et surtout d’écouter celui ou celle qui était avec nous ». Ce qui arrive c’est qu’on a peur de ces moments plus vrais de partage, d’intimité. On les court-circuite. On s’agite, on s’affaire, on a son travail, ses engagements, ses loisirs. Les enfants disent parfois à leurs parents « Tu n’as jamais le temps d’être là. Tu es  toujours parti ». Ça peut être l’inverse aussi : « Tu es toujours sur ton IPhone » diront les parents.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Le faire et l’être</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez l’accent est mis sur le faire  sur le paraitre au lieu d’être mis sur l’être-avec. Et pourtant l’essentiel c’est l’être. J’ai lu que Goethe, un poète allemand, disait « Vieillir c’est quitter les apparences ». Il voulait dire par là qu’en prenant de l’âge on a plus de chance de s’attacher à l’essentiel, à l’être. Je ne sais si c’est vrai de toutes les personnes qui vieillissent, mais « s'attacher à l'essentiel » c’est un programme qui vaut pour tout le monde.        <br />
              <br />
       Voilà donc le message d’aujourd’hui dans l’évangile. Jésus nous rappelle  que les relations avec les autres, ce n’est pas seulement de faire des choses pour eux ou pour elles, mais c’est de prendre le temps de les aimer. Comment ? En les écoutant, en leur donnant du temps, en s’intéressant à leur personne, à ce qu’ils sont et non uniquement à ce qu’ils font.       <br />
              <br />
       Le message qu’on peut retenir c’est celui d’être des personnes dont les activités de service, de dévouement, de générosité (comme Marthe) sont animées par le désir de vivre à l’écoute de Jésus dans la prière (comme Marie), d’être des « Marie-Marthe ». Pour cela il est bon de prendre des moments de tranquillité, même si ce n’est que quelques minutes ici et là. Le temps des vacances est propice à cela, profitons-en.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à accueillir Jésus qui nous visite dans son Corps et dans son Sang. « Voici que je me tiens à la porte et je frappe, dit le Seigneur : si quelqu’un entend ma voix, s’il m’ouvre, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec, et lui avec moi » dit-on dans l’antienne de communion de ce dimanche (Apocalypse 3, 20). Si nous ouvrons la porte, la visite du Seigneur nous changera pour le mieux. Nous deviendrons de meilleurs disciples comme Jésus le désire et le souhaite pour chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québe</span>c       <br />
              <br />
       25 juillet 2025       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 juillet 2022 et du12  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Mon seigneur, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur » (Gn 18, 1-10a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham,       <br />
       qui était assis à l’entrée de la tente.       <br />
       C’était l’heure la plus chaude du jour.       <br />
           Abraham leva les yeux,       <br />
       et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.       <br />
       Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente       <br />
       et se prosterna jusqu’à terre.       <br />
           Il dit :       <br />
       « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,       <br />
       ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.       <br />
           Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,       <br />
       vous vous laverez les pieds,       <br />
       et vous vous étendrez sous cet arbre.       <br />
           Je vais chercher de quoi manger,       <br />
       et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,       <br />
       puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Fais comme tu l’as dit. »       <br />
           Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,       <br />
       et il dit :       <br />
       « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,       <br />
       pétris la pâte et fais des galettes. »       <br />
           Puis Abraham courut au troupeau,       <br />
       il prit un veau gras et tendre,       <br />
       et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.       <br />
           Il prit du fromage blanc, du lait,       <br />
       le veau que l’on avait apprêté,       <br />
       et les déposa devant eux ;       <br />
       il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,       <br />
       pendant qu’ils mangeaient.       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Où est Sara, ta femme ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Elle est à l’intérieur de la tente. »       <br />
           Le voyageur reprit :       <br />
       « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,       <br />
       et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5)       <br />
       R/ Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? (Ps 14, 1a)       <br />
              <br />
       Celui qui se conduit parfaitement,       <br />
       qui agit avec justice       <br />
       et dit la vérité selon son cœur.       <br />
       Il met un frein à sa langue.       <br />
              <br />
       Il ne fait pas de tort à son frère       <br />
       et n’outrage pas son prochain.       <br />
       À ses yeux, le réprouvé est méprisable       <br />
       mais il honore les fidèles du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il ne reprend pas sa parole.       <br />
       Il prête son argent sans intérêt,       <br />
       n’accepte rien qui nuise à l’innocent.       <br />
       Qui fait ainsi demeure inébranlable.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le mystère qui était caché depuis toujours mais qui maintenant a été manifesté » (Col 1, 24-28)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           maintenant je trouve la joie dans les souffrances       <br />
       que je supporte pour vous ;       <br />
       ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ       <br />
       dans ma propre chair,       <br />
       je l’accomplis pour son corps qui est l’Église.       <br />
           De cette Église, je suis devenu ministre,       <br />
       et la mission que Dieu m’a confiée,       <br />
       c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole,       <br />
           le mystère qui était caché depuis toujours       <br />
       à toutes les générations,       <br />
       mais qui maintenant a été manifesté       <br />
       à ceux qu’il a sanctifiés.       <br />
           Car Dieu a bien voulu leur faire connaître       <br />
       en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère       <br />
       parmi toutes les nations :       <br />
       le Christ est parmi vous,       <br />
       lui, l’espérance de la gloire !       <br />
              <br />
          Ce Christ, nous l’annonçons :       <br />
       nous avertissons tout homme,       <br />
       nous instruisons chacun en toute sagesse,       <br />
       afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux ceux qui ont entendu la Parole       <br />
       dans un cœur bon et généreux,       <br />
       qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 8, 15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus entra dans un village.       <br />
       Une femme nommée Marthe le reçut.       <br />
           Elle avait une sœur appelée Marie       <br />
       qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.       <br />
           Quant à Marthe, elle était accaparée       <br />
       par les multiples occupations du service.       <br />
       Elle intervint et dit :       <br />
       « Seigneur, cela ne te fait rien       <br />
       que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?       <br />
       Dis-lui donc de m’aider. »       <br />
           Le Seigneur lui répondit :       <br />
       « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci       <br />
       et tu t’agites pour bien des choses.       <br />
           Une seule est nécessaire.       <br />
       Marie a choisi la meilleure part,       <br />
       elle ne lui sera pas enlevée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Marthe-et-Marie-s-attacher-a-l-essentiel_a1254.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  Anne C « Une offrande à nulle autre pareille »</title>
   <updated>2025-01-28T20:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Presentation-du-Seigneur-au-Temple-Anne-C-Une-offrande-a-nulle-autre-pareille_a1229.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961952-60626089.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-28T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur Année C le 2 février 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Malachie 3, 1-4, Hébreux 2, 14-18 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961952-60626089.jpg?v=1736366916" alt="Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  Anne C « Une offrande à nulle autre pareille »" title="Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple  Anne C « Une offrande à nulle autre pareille »" />
     </div>
     <div>
      Quand il y a une fête du Seigneur le dimanche on la souligne ce qui n’est pas le cas pour les fêtes de saints ou de saintes. La raison c’est que le dimanche est toujours une fête du Seigneur, car le dimanche est le jour du Seigneur, le jour de Pâques qui se continue toute l’année. Aujourd’hui la liturgie nous fait tourner les yeux vers la Présentation de Jésus au Temple.        <br />
              <br />
       Commençons si vous le voulez bien par bien situer ce mystère de la vie de Jésus avant d’en montrer les retombées pour notre vie de chrétien-croyant dans notre monde d’aujourd’hui.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La fête de la Présentation</span>       <br />
              <br />
       La fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur au Temple</span> est une nouvelle fête liturgique. Elle a été inscrite au calendrier liturgique après le Concile Vatican II qui s’est terminé en 1965. Elle donc assez récente, mais elle s’enracine dans une fête plus ancienne qu’on appelait en langage courant la fête de la Chandeleur, car on y bénissait des cierges qu’on allumait ensuite en les portant en procession et en chantant.        <br />
              <br />
        Selon la tradition, on célébrait alors la démarche de la Vierge Marie qui, après la naissance de son fils Jésus (40 jours plus tard), la lumière du monde, était venue au Temple conformément aux Écritures pour sa purification en apportant en offrande des colombes.  "Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes."       <br />
              <br />
       Après le concile Vatican II, on a décidé qu’il était plus approprié de célébrer non seulement Marie, la mère qui se présente au Temple, mais aussi son fils qu’elle portait avec elle et qu’elle venait offrir au Seigneur pour le remercier de ce don. C’est ainsi que la fête du 2 février est devenue la fête de <span style="font-style:italic">la Présentation du Seigneur au Temple</span>. Cellle-ci nous est décrite dans l'évangile qu'on vient de lire où on se rappelle les paroles de Siméon sur cet enfant qu'il voit comme le Sauveur attendu par le peuple d'Israël, la lumière des nations.       <br />
              <br />
       Quel sens a pour nous ce geste que la Vierge Marie et son mari Joseph ont fait conformément aux usages de leur temps ?       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le sens de la fête de la Présentation du Seigneur au Temple et applications </span>       <br />
              <br />
       Nous pouvons nous faire une idée de ce mystère de la vie du Christ en nous arrêtant simplement au mot « présentation ». Ce terme revêt plusieurs facettes. J’en ai choisi trois que je vais vous énumérer en les appliquant à Jésus et à notre vie chrétienne.       <br />
              <br />
       Première facette : une présentation c’est parfois comme un curriculum vitae, comme un CV qu’on déploie pour se présenter à un poste pour le travail ou pour un engagement ». Le CV décrit ce qu’on a fait.       <br />
              <br />
       Si on applique le travail de rédaction d’un CV à notre vie intime et personnelle, ce genre de présentation nous permet, dans notre vie de tous les jours de nous arrêter et de réviser ce qui se passe, de prendre le temps de peser nos choix même les plus minimes. Cela nous permet aussi de repérer les actions et les gestes plus importants pour nous. Ainsi on se retrouve avec un instrument pour nous aider à décider des priorités qu’on met dans notre existence.        <br />
              <br />
       Pour Jésus cette liste des gestes et de choix a été continuellement dans le sens de la volonté de Dieu. Pour nous, nous avons à demander de pouvoir le faire le mieux possible et d’illuminer notre esprit comme le demande saint François dans sa prière à Saint Damien.       <br />
              <br />
       La deuxième facette de "présentation" que j’ai retenue est celle que vous faites quand vous recevez des invités. Certes vous les connaissez, mais vous êtes heureux de les présenter avec un petit mot ou vous leur demandez de se présenter eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Est-ce que nous pouvons faire de même? La réponse appartient à chacun et chacune de nous. Si j’ai conscience de ce que je suis comme personne et de ce que je suis comme croyant en Jésus-Christ, je m’examine et je me demande : est-ce que je prends du temps pour me connaître moi-même?        <br />
              <br />
       Jésus l’a fait lui. Nous voyons dans l’évangile de saint Marc Jésus qui, avant sa vie publique, prend du temps pour lui au désert pour se centrer sur sa mission. Ensuite il décide de se faire connaître en parcourant la Galilée et en prêchant le Royaume de Dieu.       <br />
              <br />
       La troisième facette qui a retenu mon attention et qui est la plus importante pour la fête de <span style="font-style:italic">la Présentation du Seigneur au Temple </span>est plus spirituelle. Elle peut se décrire comme une offrande, comme celle que l’enfant fait à ses parents.  L’offrande de l’enfant est pure et sans détour. Celle de Marie et Joseph reconnaît le don du Père dans ce fils qu'ils vont élever et éduquer. Cette offrande est sans conditions puisque ce fils ils l'ont reçu de Dieu lui-même. Il ne leur appartient pas, il est l'Envoyé du Père pour le salut du monde.         <br />
              <br />
       Aujourd’hui nous fêtons une offrande totale de Jésus au Père qui se vérifie dans le geste de Marie et Joseph portant leur enfant au Temple de Jérusalem. Ils montrent ainsi que celui-ci sera et est pour toujours consacré au Seigneur.        <br />
              <br />
       Cela ne se verra pas tout de suite, mais éclatera plus tard dans la vie publique de Jésus et dans sa mort sur la Croix. Toute la vie de Jésus est pure offrande au Père qui retombe sur nous comme le dit si bien le texte de la Lettre aux Hébreux qui a été lu il y a un instant : « Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve. »       <br />
              <br />
       III – Application concrète       <br />
              <br />
       Retenons que cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur au Temple</span> ouvre nos yeux et nos cœurs sur toute une vie que nous connaissons, celle de Jésus, mais que nous avons toujours à méditer pour entrer dans le mystère de ces gestes et actions dans la vie à Nazareth auprès de ses parents, de ses gestes et actions dans les villes et villages de la Palestine qu’il a parcourus pendant deux ans et demi avant de mourir à Jérusalem probablement le 7 avril de l’an 30 de notre ère.       <br />
              <br />
       Une présentation ce n’est pas seulement un portrait qui se déploie, mais c’est aussi une rencontre et surtout c’est avant tout un cadeau qu’on apporte, une offrande. Dans tous les cas on se centre sur la personne qui vit cette présentation.        <br />
              <br />
       Le CV de Jésus va se remplir tout au long de sa vie, et sa vie, il la donnera comme un cadeau pour l’humanité en s’offrant sur la croix pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Dans chaque Eucharistie nous nous unissions de façon réelle à Jésus dans son offrande au Père en nous offrant nous aussi.  Unis à Lui par le baptême, comme Lui et avec Lui nous vivons tout entiers pour Dieu.        <br />
              <br />
       La célébration de sa Mort et de sa Résurrection sous les signes du Pain et du Vin consacrés est une annonce qu’il est toujours vivant. Nous en témoignons aujourd’hui en ce jour de la fête de sa <span style="font-style:italic">Présentation au Temple</span> par une foi renouvelée et agissante « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       28 janvier 2025       <br />
       </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez » (Ml 3, 1-4)       <br />
              <br />
       Lecture du livre du prophète Malachie       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Voici que j’envoie mon messager       <br />
       pour qu’il prépare le chemin devant moi ;       <br />
       et soudain viendra dans son Temple       <br />
       le Seigneur que vous cherchez.       <br />
       Le messager de l’Alliance que vous désirez,       <br />
       le voici qui vient – dit le Seigneur de l’univers.       <br />
       Qui pourra soutenir le jour de sa venue ?       <br />
       Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ?       <br />
       Car il est pareil au feu du fondeur,       <br />
       pareil à la lessive des blanchisseurs.       <br />
       Il s’installera pour fondre et purifier :       <br />
       il purifiera les fils de Lévi,       <br />
       il les affinera comme l’or et l’argent ;       <br />
       ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur,       <br />
       présenter l’offrande en toute justice.       <br />
       Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem       <br />
       sera bien accueillie du Seigneur,       <br />
       comme il en fut aux jours anciens,       <br />
       dans les années d’autrefois.       <br />
              <br />
       — Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 7, 8, 9, 10)       <br />
              <br />
       R/ C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;       <br />
       c’est lui, le roi de gloire. (Ps 23, 10bc)       <br />
              <br />
       Portes, levez vos frontons,       <br />
       élevez-vous, portes éternelles :       <br />
       qu’il entre, le roi de gloire !       <br />
              <br />
       Qui est ce roi de gloire ?       <br />
       C’est le Seigneur, le fort, le vaillant,       <br />
       le Seigneur, le vaillant des combats.       <br />
              <br />
       Portes, levez vos frontons,       <br />
       levez-les, portes éternelles :       <br />
       qu’il entre, le roi de gloire !       <br />
              <br />
       Qui donc est ce roi de gloire ?       <br />
       C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ;       <br />
       c’est lui, le roi de gloire.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il lui fallait se rendre en tout semblable à ses frères » (He 2, 14-18)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair,       <br />
       Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition :       <br />
       ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance       <br />
       celui qui possédait le pouvoir de la mort,       <br />
       c’est-à-dire le diable,       <br />
           et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort,       <br />
       passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.       <br />
           Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges,       <br />
       c’est la descendance d’Abraham.       <br />
           Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères,       <br />
       pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi       <br />
       pour les relations avec Dieu,       <br />
       afin d’enlever les péchés du peuple.       <br />
           Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion,       <br />
       il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Mes yeux ont vu ton salut » (Lc 2, 22-40)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël.       <br />
       Alléluia. (Lc 2, 32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras,       <br />
       et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
              <br />
       Le père et la mère de l’enfant       <br />
       s’étonnaient de ce qui était dit de lui.       <br />
       Syméon les bénit,       <br />
       puis il dit à Marie sa mère :       <br />
       « Voici que cet enfant       <br />
       provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.       <br />
       Il sera un signe de contradiction       <br />
       – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :       <br />
       ainsi seront dévoilées       <br />
       les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »       <br />
              <br />
       Il y avait aussi une femme prophète,       <br />
       Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.       <br />
       Elle était très avancée en âge ;       <br />
       après sept ans de mariage,       <br />
       demeurée veuve,       <br />
       elle était arrivée à l’âge de 84 ans.       <br />
       Elle ne s’éloignait pas du Temple,       <br />
       servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.       <br />
       Survenant à cette heure même,       <br />
       elle proclamait les louanges de Dieu       <br />
       et parlait de l’enfant       <br />
       à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils eurent achevé       <br />
       tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,       <br />
       ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.       <br />
              <br />
       L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,       <br />
       rempli de sagesse,       <br />
       et la grâce de Dieu était sur lui.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       (Lc 2, 22-32)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse       <br />
       pour la purification,       <br />
       les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem       <br />
       pour le présenter au Seigneur,       <br />
       selon ce qui est écrit dans la Loi :       <br />
       Tout premier-né de sexe masculin       <br />
       sera consacré au Seigneur.       <br />
       Ils venaient aussi offrir       <br />
       le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :       <br />
       un couple de tourterelles       <br />
       ou deux petites colombes.       <br />
              <br />
       Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.       <br />
       C’était un homme juste et religieux,       <br />
       qui attendait la Consolation d’Israël,       <br />
       et l’Esprit Saint était sur lui.       <br />
       Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce       <br />
       qu’il ne verrait pas la mort       <br />
       avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.       <br />
       Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.       <br />
       Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus       <br />
       pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,       <br />
       Syméon reçut l’enfant dans ses bras,       <br />
       et il bénit Dieu en disant :       <br />
       « Maintenant, ô Maître souverain,       <br />
       tu peux laisser ton serviteur s’en aller       <br />
       en paix, selon ta parole.       <br />
       Car mes yeux ont vu le salut       <br />
       que tu préparais à la face des peuples :       <br />
       lumière qui se révèle aux nations       <br />
       et donne gloire à ton peuple Israël. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-la-Presentation-du-Seigneur-au-Temple-Anne-C-Une-offrande-a-nulle-autre-pareille_a1229.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <updated>2025-01-15T02:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/84961910-60626064.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-21T13:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 19 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11. Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/84961910-60626064.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 janvier 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016 et 11 janvier 2022-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1228.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)</title>
   <updated>2024-12-27T03:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-le-Jour-de-l-An-Luc-2-16-21_a1211.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989880-59469540.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-26T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1 janvier 2024 Année C . Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Nombres 6, 22-27, Galates 4, 4-7 et Luc 2, 16-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989880-59469540.jpg?v=1636029180" alt="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)" title="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)" />
     </div>
     <div>
      Trois mots peuvent résumer ce que j'ai préparé comme homélie ce matin en m'inspirant des textes des lectures, de la fête de Marie, Mère de Dieu qui est célébrée le 1 janvier de chaque année et de la Journée mondiale pour la paix qui prend place elle aussi le 1 janvier : bénédiction, méditation et témoignage.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Bénédiction pour tous</span>       <br />
              <br />
       En ce premier jour de l'année il convient de regarder en avant et demander la bénédiction du Seigneur sur nous et sur toutes les personnes qui nous sont chères ainsi que sur ceux et celles qui sont sans ressources et démunis.       <br />
              <br />
       Dans notre culture québécoise, le Jour de l'An a toujours été consacré aux réunions familiales. Parmi les gens d'un certain âge comme moi qui ne se souvient pas, avec un peu de nostalgie sans doute, des repas chez les grands parents, des promenades en traîneau, des jeux avec les cousins et cousines, de la bénédiction du Jour de l'An etc.?        <br />
              <br />
       Aujourd'hui, les choses ont bien changées, mais le Jour de l'An pour nous ici rassemblés à l'église est l'occasion de lever nos yeux vers l'Auteur de tout bien, de reprendre les paroles du vieux cantique traditionnel : "Mon Dieu bénissez la nouvelle année, Rendez heureux nos parents nos amis."        <br />
              <br />
       Déjà dans l'Ancien Testament, nos pères dans la foi savaient se tourner vers Dieu et solliciter sa bénédiction avec des mots qui sont parvenus jusqu'à nous et que nous pouvons faire nôtres ce matin. Ils sont empruntés à Aaron le frère de Moïse et rapportés dans le livre des Nombres  et je les fais miens : "Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix !"  (<span style="font-style:italic">Nombres 6, 22-27</span>).       <br />
              <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Méditation avec Marie, Mère de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Une année bénie par Dieu c'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous. Pour savoir comment recevoir cette bénédiction, il y a un modèle, c'est celui de la Vierge Marie "bénie entre toutes les femmes" comme le dit l'Ave Maria. La Vierge bénie de Dieu a accueilli dans la foi et la confiance le don du Fils de Dieu dont elle devient la Mère.        <br />
              <br />
       C'est cette situation à nulle autre pareille qui a amené le Peuple de Dieu à lui donner le titre de "theotokos" que le concile d'Éphèse a consacré en 431. Le terme grec veut dire "celle qui donne naissance à Dieu". En effet, Marie est devenue Mère de Dieu par l'enfantement de Jésus, Fils de Dieu et, ce qui en résulte c'est qu'elle est et demeure toujours Mère de Dieu. Le cardinal de Bérulle, un grand spirituel du XVIIe siècle, disait de Marie qu'elle est toujours en "état de Mère". Elle l'est pour son fils et par extension pour ses frères et soeurs que nous sommes car sur la croix son fils Jésus en saint Jean nous a confié à elle : "Femme, voilà ton fils"  "Voilà ta mère! (<span style="font-style:italic">Jean 19, 26-27</span>)       <br />
              <br />
       L'évangile que nous venons de lire nous montre Marie toute remplie de ce mystère. Elle "retenait tous ces événements et les  méditait dans son coeur". En effet, la beauté de ce rôle de Mère de Dieu ne se crie pas sur les toits, mais il se vit dans le coeur et dans le quotidien. Marie, comme toutes les mères verra à nourrir son enfant, à l'éduquer, à le soutenir, à l'aimer plus que tout. Ce faisant, elle nous montre le visage humain de Dieu qui se fait l'un de nous dans l'incarnation de son Fils.       <br />
              <br />
        L'image de la "theotokos", de la Mère de Dieu, a été inspiratrice pour des générations et des générations de chrétiens et elle l'est encore pour nous aujourd'hui. Elle nous révèle la proximité de notre Dieu qui fait alliance avec nous si nous ouvrons la porte comme Marie l'a fait.        <br />
              <br />
       Que cette nouvelle année nous trouvent ouverts et disponibles à l'Esprit qui continue de souffler dans nos vies et qui nous inspirera les mots et les gestes à faire.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Témoignage pour la paix</span>       <br />
              <br />
       Dans la ligne de cette ouverture et de cette disponibilité dont je viens de parler, le témoignage des chrétiens porte avant tout sur la paix dans le monde car l'Église a consacré cette journée à la paix dans le monde et chaque année le pape publie le 1  janvier un message pour la Journée mondiale pour la paix car, voyez-vous, les chrétiens sont dans le monde des témoins de la venue de Jésus qui témoigne de l'amour de Dieu pour l'humanité.        <br />
              <br />
       <!--« Éducation, travail, dialogue entre les générations : des outils pour construire une paix durable »: c’est le thème du message du pape François pour la 55e Journée Mondiale de la Paix, le 1er janvier 2022  Permettez-moi de citer ici une partie du Message du Pape François pour la Journée pour la paix du 1 janvier 2015 : "Dieu n'est pas indifférent! Dieu accorde de l'importance à l'humanité, Dieu ne l'abandonne pas! Au début de l'année nouvelle, je voudrais accompagner de cette profonde conviction les voeux d'abondantes bénédictions et de paix, sous le signe de l'espérance, pour l'avenir de tout homme et de toute femme, de toute famille, peuple et nation du monde, ainsi que des chefs d'État et de Gouvernement et des Responsables des religions. En effet, ne perdons pas l'espérance de voir en 2016 chacun, engagé fermement et avec confiance, à différents niveaux, à réaliser la justice et à oeuvrer pour la paix. Oui, celle-ci est don de Dieu et oeuvre des hommes. La paix est don de Dieu, mais don confié à tous les hommes et à toutes les femmes qui sont appelés à le réaliser. " (Fin de la citation). -->       <br />
              <br />
       Comme chrétiens, nous sommes appelés à être des témoins du don de la paix, don de Dieu. À travers les obstacles et les lenteurs, remplis de confiance en Dieu, nous pouvons témoigner que la paix est possible dans le monde, dans nos familles, dans nos relations professionnelles, en nous et autour de nous.       <br />
              <br />
       Oui! nous pouvons témoigner que c'est possible parce nous voulons mettre nos efforts personnels pour une recherche sérieuse et vraie de cette paix que le monde ne peut donner mais que Dieu lui-même donne.        <br />
              <br />
       Cette paix nous la recevons à chaque Eucharistie lorsque le président nous dit "Que la paix soit avec vous". Et par la suite, le président ou le diacre nous invite à poser un geste d'échange de la paix. On se contente maintenant, à cause de la pandémie, d'un petit geste de la main ou d'un regard, mais quel que soit le geste, lorsque nous le faisons, nous montrons que nous voulons, comme nous y invite le pape François, "construire une paix durable".       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe aujourd'hui qui nous rassemble dans la foi commune en Jésus, Fils de Dieu et fils de Marie, Mère de Dieu, soit pour nous une ouverture aux surprises de l'Esprit au cours de l'année qui commence. Soyons comme des "portes de miséricorde" qui s'ouvrent à tous ceux et celles qui sont dans le besoin. Et que le Corps du Christ reçu dans la communion soit notre soutien.       <br />
              <br />
       Bonne, Heureuse et Sainte année à vous toutes et à vous tous!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 26 décembre 2024       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du le 23 décembre 2015 et du 27 d.cembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Le titre de Théotokos (du grec Θεοτόκος, « qui a enfanté Dieu »), ou la Mère de Dieu, attribué à la Vierge Marie, apparaît sous la plume d’Alexandre d’Alexandrie en 325, l’année du Premier concile de Nicée, avant celui définitif du concile d'Éphèse(431). Dans l'Église latine, le titre de Mère de Dieu est parfois rendu par <span style="font-style:italic">deipare</span> [celle qui donne naissance à Dieu] pour éviter toute confusion qui laisserait entendre que Marie précède Dieu et l'engendre.       <br />
              <br />
       La fête du 1er janvier qui avant 1974 célébrait la circoncision de Jésus qui l'avait eu comme un bon juif huit jours après sa naissance est devenue sous Paul VI la fête de  Marie, Mère de Dieu. Voir l'Exhortation apostolique "Marialis cultus" sur la dévotion mariale du pape Paul VI le 2 février 2074 numéro 5.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :       <br />
       « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :       <br />
       Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :       <br />
       “Que le Seigneur te bénisse et te garde !       <br />
       Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,       <br />
       qu’il te prenne en grâce !       <br />
       Que le Seigneur tourne vers toi son visage,       <br />
       qu’il t’apporte la paix !”       <br />
       Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,       <br />
       et moi, je les bénirai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8)       <br />
       R/ Que Dieu nous prenne en grâce       <br />
       et qu’il nous bénisse ! (Ps 66, 2a)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu'ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       lorsqu’est venue la plénitude des temps,       <br />
       Dieu a envoyé son Fils,       <br />
       né d’une femme       <br />
       et soumis à la loi de Moïse,       <br />
       afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi       <br />
       et pour que nous soyons adoptés comme fils.       <br />
       Et voici la preuve que vous êtes des fils :       <br />
       Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,       <br />
       et cet Esprit crie       <br />
       « Abba ! », c’est-à-dire : Père !       <br />
       Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,       <br />
       et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :       <br />
       c’est l’œuvre de Dieu.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,       <br />
       et ils découvrirent Marie et Joseph,       <br />
       avec le nouveau-né       <br />
       couché dans la mangeoire.       <br />
       Après avoir vu,       <br />
       ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé       <br />
       au sujet de cet enfant.       <br />
       Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient       <br />
       de ce que leur racontaient les bergers.       <br />
       Marie, cependant, retenait tous ces événements       <br />
       et les méditait dans son cœur.       <br />
       Les bergers repartirent ;       <br />
       ils glorifiaient et louaient Dieu       <br />
       pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,       <br />
       selon ce qui leur avait été annoncé.       <br />
              <br />
       Quand fut arrivé le huitième jour,       <br />
       celui de la circoncision,       <br />
       l’enfant reçut le nom de Jésus,       <br />
       le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-le-Jour-de-l-An-Luc-2-16-21_a1211.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»</title>
   <updated>2024-10-31T13:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-L-attente-de-deux-futures-mamans-Marie-et-Elisabeth_a1209.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/82989830-59469495.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-17T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C le 22 décembre 2024.1. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Michée 5, 1-4a, Hébreux, 10, 5-10 et Luc 1, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989830-59469495.jpg?v=1635366583" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes à quelques jours de Noël, de la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. Il ne faut pas se surprendre que les textes de la liturgie de ce 4e dimanche de l'Avent fixe notre regard sur deux futures mamans : Marie et sa cousine Élisabeth qui vivent chacune un enfantement et se préparent à une naissance. Cet épisode de la rencontre de Marie et Élisabeth que raconte saint Luc avec une émotion contenue est un des plus beaux de tout son évangile. Il l'a sûrement reçu de Marie elle-même. Et il en a dégagé toute la beauté et la richesse que ces mamans entrevoyaient et que l'avenir allait confirmer.       <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Les récits</span>       <br />
              <br />
       Tout avait commencé par le oui d'une jeune fille à  l'Envoyé de Dieu, l'Ange Gabriel, exprimé dans cette phrase que vous connaissez bien : " Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole." (Luc 1, 38). L'Ange venait de lui communiquer la nouvelle que l'Enfant qu'elle portait était le fruit de l'Esprit Saint et qu'il était appelé à accomplir de grandes choses. Il serait le Sauveur de l'humanité éloignée de Dieu, accablée par les ténèbres. Il serait la Lumière des nations. " Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut " lui dit l'Ange.       <br />
              <br />
       La jeune fille était Marie fiancée à Joseph. Celui-ci, comme elle d'ailleurs, ne comprenait pas ce qui leur arrivait. Et pourtant, Marie et Joseph s'en remettaient à Dieu avec confiance.       <br />
              <br />
       Dans le récit de l'annonce de la naissance de Jésus, Marie apprend que sa cousine Élisabeth est enceinte elle aussi : " Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile ". Marie  n'écoute que son premier mouvement intérieur et part en hâte pour aller la voir. Nous avons dans l'évangile qui vient d'être lu le récit de leur rencontre à nulle autre pareille.       <br />
              <br />
       Ces deux futures mamans vont vivre une expérience de rencontre qui les dépasse. Elles découvrent alors ce qui se cache dans leur progéniture, que la lumière de Dieu vient des profondeurs. Marie découvre que l'enfant dans son sein est remplie d'une lumière et d'un puissance qui rayonnent au dehors sur ceux qui s'approchent d'elle. C'est ce que perçoit l'autre enfant qui est dans le sein d'Élisabeth  "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, écrit saint Luc, l'enfant tressaillit en elle".  Élisabeth en est toute remuée et elle s'écrie " D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi? "        <br />
              <br />
       II-  <span style="font-style:italic">Signification</span>       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu n'est plus seulement une annonce d'un temps à venir comme le proclame le prophète Michée, il est là dans ces deux femmes heureuses, habitées par la présence de Dieu en elle.       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu  se fait chair. Il prend corps dans des êtres fragiles, mais accueillants qui seront le canal humain de la bonté miséricordieuse de Dieu qui apparaîtra dans l'enfant de la crèche de Bethléem, "le jour où enfantera celle qui doit enfanter" (Michée 5, 3).        <br />
              <br />
       Élisabeth par sa foi et son accueil donnera au monde le Précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, l'ultime prophète, appelé à désigner Celui qui sera le Sauveur. Dès sa naissance, il sera consacré à Dieu par ses parents, il fera le parcours d'un jeune juif, étudiant et vivant la Parole de Dieu donnée à son peuple ( la Torah ). Il se retirera au désert vivant frugalement et prêchant la conversion comme on l'a vu dans les évangiles des deux derniers dimanches.        <br />
              <br />
       De son côté Marie, pleine de grâces, est engagée sur un chemin de foi en Dieu dont elle attend tout et dont elle se fait la servante. Tout son être de mère se remplit de Dieu. Elle devient mère de Dieu dans son corps en portant Jésus, mais elle le deviendra encore plus, si l'on peut dire comme le fait saint Augustin, en le portant dans son coeur par la foi. Elle devient ainsi le canal que Dieu choisit pour manifester au monde son amour miséricordieux.  Elle sera la "Mère de miséricorde" comme on aimera à le rappeler souvent lorsque nous chantons dans le "Salve Regina"  "Salut, ô Reine, mère de miséricorde" (voir les paroles à la fin de l'homélie).        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment suivre ces deux mamans si proches de nous, si ce n'est en vivant dans le même esprit de foi, en s'en remettant avec confiance à la Parole de Dieu, en accueillant les appels et les visites de Dieu ?        <br />
              <br />
       Ces visites comme celle de la rencontre de Marie et d'Élisabeth, sont  des moments où Dieu se fait chair en nous, où il s'incarne dans notre coeur, où il habite notre vie.  Et n'est-ce pas ce que nous attendons dans notre préparation à Noël ?  Une visite de Dieu pour notre temps et pour nous qui que nous soyons. Petits, pauvres, fragiles nos coeurs comme ceux de Marie et d'Élisabeth peuvent recevoir la visite de Dieu. C'est à nous de dire notre "oui" comme Marie.        <br />
              <br />
       C'est ce que le pape François nous aide à faire dans cette belle  prière à la Vierge <!-- pour sa visite traditionnelle à la statue de la Vierge de la Place d'Espagne à Rome--> que j'aimerais vous partager en terminant.  <!-- 8 décembre 2015-->       <br />
              <br />
       "Vierge Marie... Sous ton manteau, il y a de la place pour tous, parce que tu es la Mère de la Miséricorde.  Ton cœur est plein de tendresse envers tous tes enfants : la tendresse de Dieu, qui a pris chair en toi et qui est devenu notre frère, Jésus, Sauveur de tous les hommes et de toutes les femmes. En te regardant, notre Mère Immaculée, nous reconnaissons la victoire de la divine miséricorde sur le péché et sur toutes ses conséquences ;  et se ravive en nous l’espérance d’une vie meilleure,  libre des esclavages, des rancœurs et des peurs.  Aujourd’hui, ici, nous entendons ta voix maternelle qui appelle chacun à se mettre en chemin vers cette Porte, qui représente le Christ. Tu dis à tous : 'Venez, approchez-vous dans la confiance ;  entrez et recevez le don de la miséricorde ;  n’ayez pas peur, n’ayez pas honte :  le Père vous attend à bras ouverts pour vous donner son pardon et vous accueillir dans sa maison. Venez tous à la source de la paix et de la joie'. <!--Nous te remercions, Mère immaculée, parce que sur ce chemin de réconciliation, tu ne nous laisses pas seuls, mais tu nous accompagnes, tu es proche de nous et tu nous soutiens dans toutes les difficultés. Bénie sois-tu, maintenant et toujours. Amen.-->"       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où la Parole de Dieu se fait chair pour nous dans le Corps et le Sang du Christ, nous engage de plus en plus sur le chemin de la confiance, de la foi et de l'accueil du Salut de Dieu en regardant les deux modèles que sont Marie et Élisabeth.  Celles-ci ont cru à l'accomplissement des paroles du Seigneur et elles les ont recueillis dans leur coeur. Que leur exemple nous inspire dans ces derniers jours de préparation à Noël.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       17 décembre 2024       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 17 décembre 2015 et 14 décembre 2021 -->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
       <br />       <br />
       <a name="salve"></a><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Salve Regina<o:p></o:p></span></b></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'="">Salve, Regína, Máter misericórdiæ <br />Víta, dulcédo, et spes nóstra, sálve. <br />Ad te clamámus, éxules, fílii Hévæ. <br />Ad te suspirámus, geméntes et flentes <br />in hac lacrimárum válle. <br />Eia ergo, Advocáta nóstra, <br />íllos túos misericórdes óculos <br />ad nos convérte. <br />Et Jésum, benedíctum frúctum véntris túi, <br />nóbis post hoc exsílium osténde. <br />O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p>       <br />
       <br /><br />       <br />
       <p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><i style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Traduction française<o:p></o:p></span></i></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'=""><!--Salut, ô Reine, Mère de miséricorde,<br /> notre vie, notre consolation, notre espoir, salut!<br />Enfants d'Eve, de cette terre d'exil nous crions vers toi; <br />vers toi nous soupirons,  gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.<br />Ô toi, notre Avocate, tourne vers nous <br />ces yeux compatissants qui sont tiens.<br />Et, après cet exil, montre-nous  Jésus, <br />le fruit béni de ton sein,<br /> ô clémente, ô bienveillante, ô douce Vierge Marie!<br />-->       <br />
              <br />
       Je te salue, Ô Reine, Mère de miséricorde,<br />Toi qui es pour nous vie, douceur, espérance.<br />Vers Toi, nous les fils d'Ève,nous crions dans notre exil,<br />Vers Toi nous soupirons, gémissant et pleurant<br /> dans cette vallée de larmes.<br />Ô Toi, notre Avocate,<br />tourne vers nous <br />tes yeux pleins de bonté,<br />Et Jésus, le fruit béni de ton sein,<br />montre-le nous au terme de cet exil.<br />Ô clémente, ô si bonne, ô douce,Vierge Marie.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p><br />       <br />
       <br />       <br />
              <br />
       .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toi sortira celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1-4a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Michée       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Toi, Bethléem Éphrata,       <br />
       le plus petit des clans de Juda,       <br />
       c’est de toi que sortira pour moi       <br />
       celui qui doit gouverner Israël.       <br />
       Ses origines remontent aux temps anciens,       <br />
       aux jours d’autrefois.       <br />
           Mais Dieu livrera son peuple       <br />
       jusqu’au jour où enfantera...       <br />
       celle qui doit enfanter,       <br />
       et ceux de ses frères qui resteront       <br />
       rejoindront les fils d’Israël.       <br />
           Il se dressera et il sera leur berger       <br />
       par la puissance du Seigneur,       <br />
       par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.       <br />
       Ils habiteront en sécurité,       <br />
       car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,       <br />
           et lui-même, il sera la paix !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 2a.c.3bc, 15-16a, 18-19)       <br />
       R/ Dieu, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire,       <br />
       et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4)       <br />
              <br />
       Berger d’Israël, écoute,       <br />
       resplendis au-dessus des Kéroubim !       <br />
       Réveille ta vaillance       <br />
       et viens nous sauver.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Que ta main soutienne ton protégé,       <br />
       le fils de l’homme qui te doit sa force.       <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en entrant dans le monde,       <br />
       le Christ dit :       <br />
       Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,       <br />
       mais tu m’as formé un corps.       <br />
           Tu n’as pas agréé les holocaustes       <br />
       ni les sacrifices pour le péché ;       <br />
           alors, j’ai dit :       <br />
       Me voici,       <br />
       je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,       <br />
       ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.       <br />
           Le Christ commence donc par dire :       <br />
       Tu n’as pas voulu ni agréé       <br />
       les sacrifices et les offrandes,       <br />
       les holocaustes et les sacrifices pour le péché,       <br />
       ceux que la Loi prescrit d’offrir.       <br />
           Puis il déclare :       <br />
       Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.       <br />
       Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.       <br />
           Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés,       <br />
       par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps,       <br />
       une fois pour toutes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici la servante du Seigneur :       <br />
       que tout m’advienne selon ta parole.       <br />
       Alléluia. (Lc 1, 38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Marie se mit en route et se rendit avec empressement       <br />
       vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.       <br />
           Elle entra dans la maison de Zacharie       <br />
       et salua Élisabeth.       <br />
           Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,       <br />
       l’enfant tressaillit en elle.       <br />
       Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,       <br />
           et s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Tu es bénie entre toutes les femmes,       <br />
       et le fruit de tes entrailles est béni.       <br />
           D’où m’est-il donné       <br />
       que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?       <br />
           Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,       <br />
       l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.       <br />
           Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-L-attente-de-deux-futures-mamans-Marie-et-Elisabeth_a1209.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année B « Pour qu’ils aient en eux ma joie »</title>
   <updated>2024-05-08T01:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Pour-qu-ils-aient-en-eux-ma-joie_a1176.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78601851-57034054.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-07T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 7e dimanche de Pâques (sauf au Canada où ce dimanche-là on célèbre la Solennité de l'Ascension qui n'a pas été célébrée le jeudi 9 mai 2024) par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le dimanche 12 mai 2024. Textes: Actes des Apôtres1, 15-17.20a.20c-26, 1 Jean 4, 11-16 et Jean 17, 11b-19.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78601851-57034054.jpg?v=1615833372" alt="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année B « Pour qu’ils aient en eux ma joie »" title="Homélie pour le 7e dimanche de Pâques Année B « Pour qu’ils aient en eux ma joie »" />
     </div>
     <div>
      En ce dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte, nous sommes invités à faire une pause pour nous préparer à la venue de l’Esprit Saint. C’est ce que firent les disciples après l’Ascension étant revenus dans la chambre haute au Cénacle. « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères » écrit saint Luc au début de son livre intitulé les Actes des Apôtres (1, 6). La semaine qui commence pourra être pour nous comme une retraite de préparation à une nouvelle effusion ou venue de l’Esprit Saint en nous.       <br />
              <br />
       Comment nous y préparer ? La réponse tient en deux mots : prière et accueil.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La prière pour recevoir l’Esprit Saint</span>       <br />
              <br />
       L’Esprit Saint est  envoyé à ceux et à celles qui le demandent. Souvenez-vous de cette parole de Jésus qu’on trouve dans l’évangile selon saint Luc : « Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s’ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Luc 11, 12-13)       <br />
              <br />
       « Combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! », voilà le secret. N’ayons pas peur d’importuner notre Père céleste en lui demandant de nous imprégner de son Esprit Saint. On le sait, l’Esprit envoyé par le Père est l’Esprit promis par Jésus. Il sera notre consolateur, notre force et notre guide.        <br />
              <br />
       Il arrive que l’Esprit Saint se manifeste chez des personnes sans préavis. Ces personnes se sentent transformés en un instant parfois, mais il est plus fréquent que l’action de l’Esprit Saint dans le monde, dans l’Église et dans nos vies prenne la forme du vent qui souffle tantôt avec force tantôt doucement comme un zéphyr. Rappelez-vous l'épisode du prophète Élie qui rencontre Dieu au désert dans la brise légère qui passe et non dans les fracas de l'ouragan ou du tremblement de terre (I Rois 19 11-13).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’accueil de la venue de  l’Esprit Saint       <br />
       </span>       <br />
       L’attitude d’accueil qui nous est demandé pour saisir les passages de l’Esprit dans nos vies se cultive au fil des jours et au fil des ans. Ce qui est important pour pouvoir l’accueillir c’est de le reconnaître à l’œuvre, de discerner sa présence. Un accueil vrai  demande qu’on soit prêt et capable de revoir ses certitudes et ses habitudes pour avancer sur des voies nouvelles où Dieu nous conduit. Jésus l’indique ce matin dans le partage qu’il fait avec ses disciples le soir du Jeudi Saint : « De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde ». Et nous sommes envoyés nous aussi comme les disciples.        <br />
              <br />
       Les disciples des premiers temps de l’Église et les disciples que nous sommes aujourd’hui ont comme mission de partager la Bonne Nouvelle du don Dieu qui fait de chacune et chacun un enfant bien-aimé par Jésus, le Fils de Dieu, envoyé comme Sauveur du monde.       <br />
              <br />
       Ce don merveilleux nous le recevons dans la foi et dans un accueil total aux surprises de l’Esprit Saint. Accueillir, c’est prévoir, c’est prendre le temps de discerner le bon du mauvais, mais c’est aussi garder toujours une porte ouverte.  Et rappelons-nous  ces mots du <span style="font-style:italic">Livre de l’Apocalypse</span> qui sont mis dans la bouche de Jésus : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi ». (<span style="font-style:italic">Apocalypse </span>3, 20).       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       En terminant, ajoutons un mot sur le choix de l’apôtre Matthias qui nous est raconté dans la première lecture. Il est situé par saint Luc dans les jours où les disciples et Marie sont réunis au Cénacle. Sûrement que la prière a été très présente, mais il est très intéressant de noter que la démarche décrite ici est une démarche de prise en charge réfléchie et responsable.        <br />
              <br />
       Les apôtres prennent la peine de repérer trois personnes qui leur paraissent aptes à ce ministère. Ils ne se contentent pas de dire : « laissons l’Esprit Saint agir », ils apportent leur contribution positive.        <br />
              <br />
       C’est une grande leçon, parce qu’il peut arriver que l’insistance sur l’accueil total de l’Esprit donne lieu à une forme de passivité où on se dégage de ses responsabilités personnelles. Voilà pourquoi, j’ai tenu à faire ce lien avec ce que j’ai dit plus haut.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Prions ensemble ou dans notre cœur au cours de la semaine en disant « Viens Esprit Saint!  Viens Esprit de vie!  Viens Esprit de sainteté! »        <br />
              <br />
       Préparons ainsi nos cœurs à la fête de la Pentecôte qui pourrait devenir pour nous comme une nouvelle Pentecôte cette année remplie de dons et de grâces pour qu’ayant eu part à l’Esprit  nous soyons comme le souhaite Jésus dans l’évangile  « sanctifiés dans la vérité » et « comblés de sa joie » <span style="font-style:italic">(Jean</span> 17, 13 et 19)          <br />
              <br />
       Et demandons à Marie de nous rendre comme elle toujours plus accueillantes et accueillants à l’action de l’Esprit Saint dans nos vies.        <br />
              <br />
       Dans la joie de l'Esprit!        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       7 mai 2024       <br />
              <br />
       <!--Homélie reprise avec correction de celle du 8 mai 201 et 11 mai 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Il faut que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de la résurrection de Jésus » (Ac 1, 15-17.20a.20c-26)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Pierre se leva au milieu des frères       <br />
       qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes,       <br />
       et il déclara :       <br />
       « Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse.       <br />
       En effet, par la bouche de David,       <br />
       l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas,       <br />
       qui en est venu à servir de guide       <br />
       aux gens qui ont arrêté Jésus :       <br />
       ce Judas était l’un de nous       <br />
       et avait reçu sa part de notre ministère.       <br />
       Il est écrit au livre des Psaumes :       <br />
       Qu’un autre prenne sa charge.       <br />
       Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés       <br />
       durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous,       <br />
       depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean,       <br />
       jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous.       <br />
       Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous,       <br />
       témoin de sa résurrection. »       <br />
       On en présenta deux :       <br />
       Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus,       <br />
       et Matthias.       <br />
       Ensuite, on fit cette prière :       <br />
       « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs,       <br />
       désigne lequel des deux tu as choisi       <br />
       pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique,       <br />
       la place que Judas a désertée       <br />
       en allant à la place qui est désormais la sienne. »       <br />
       On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias,       <br />
       qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (102 (103), 1-2, 11-12, 19-20ab)       <br />
       R/ Le Seigneur a son trône dans les cieux.       <br />
       ou : Alléluia ! (102, 19a)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       bénis son nom très saint, tout mon être !       <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme,       <br />
       n’oublie aucun de ses bienfaits !       <br />
              <br />
       Comme le ciel domine la terre,       <br />
       fort est son amour pour qui le craint ;       <br />
       aussi loin qu’est l’orient de l’occident,       <br />
       il met loin de nous nos péchés.       <br />
              <br />
       Le Seigneur a son trône dans les cieux :       <br />
       sa royauté s’étend sur l’univers.       <br />
       Messagers du Seigneur, bénissez-le,       <br />
       invincibles porteurs de ses ordres !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jn 4, 11-16)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Jean       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       puisque Dieu nous a tellement aimés,       <br />
       nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.       <br />
       Dieu, personne ne l’a jamais vu.       <br />
       Mais si nous nous aimons les uns les autres,       <br />
       Dieu demeure en nous,       <br />
       et, en nous, son amour atteint la perfection.       <br />
       Voici comment nous reconnaissons       <br />
       que nous demeurons en lui       <br />
       et lui en nous :       <br />
       il nous a donné part à son Esprit.       <br />
       Quant à nous, nous avons vu et nous attestons       <br />
       que le Père a envoyé son Fils       <br />
       comme Sauveur du monde.       <br />
              <br />
       Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu,       <br />
       Dieu demeure en lui,       <br />
       et lui en Dieu.       <br />
       Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous,       <br />
       et nous y avons cru.       <br />
       Dieu est amour :       <br />
       qui demeure dans l’amour demeure en Dieu,       <br />
       et Dieu demeure en lui.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Qu’ils soient un, comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Je ne vous laisserai pas orphelins,       <br />
       dit le Seigneur ;       <br />
       je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.       <br />
       Alléluia. (Jn 14, 18 ; 16, 22)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :       <br />
       « Père saint,       <br />
       garde mes disciples unis dans ton nom,       <br />
       le nom que tu m’as donné,       <br />
       pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.       <br />
       Quand j’étais avec eux,       <br />
       je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné.       <br />
       J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu,       <br />
       sauf celui qui s’en va à sa perte       <br />
       de sorte que l’Écriture soit accomplie.       <br />
       Et maintenant que je viens à toi,       <br />
       je parle ainsi, dans le monde,       <br />
       pour qu’ils aient en eux ma joie,       <br />
       et qu’ils en soient comblés.       <br />
       Moi, je leur ai donné ta parole,       <br />
       et le monde les a pris en haine       <br />
       parce qu’ils n’appartiennent pas au monde,       <br />
       de même que moi je n’appartiens pas au monde.       <br />
       Je ne prie pas pour que tu les retires du monde,       <br />
       mais pour que tu les gardes du Mauvais.       <br />
       Ils n’appartiennent pas au monde,       <br />
       de même que moi, je n’appartiens pas au monde.       <br />
              <br />
       Sanctifie-les dans la vérité :       <br />
       ta parole est vérité.       <br />
       De même que tu m’as envoyé dans le monde,       <br />
       moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.       <br />
       Et pour eux je me sanctifie moi-même,       <br />
       afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-7e-dimanche-de-Paques-Annee-B-Pour-qu-ils-aient-en-eux-ma-joie_a1176.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)</title>
   <updated>2024-01-09T14:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-le-Jour-de-l-An-Luc-2-16-21_a1154.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75838355-53431757.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-27T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1 janvier 2024 Année B . Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Nombres 6, 22-27, Galates 4, 4-7 et Luc 2, 16-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838355-53431757.jpg?v=1636029180" alt="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)" title="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)" />
     </div>
     <div>
      Trois mots peuvent résumer ce que j'ai préparé comme homélie ce matin en m'inspirant des textes des lectures, de la fête de Marie, Mère de Dieu qui est célébrée le 1 janvier de chaque année et de la Journée mondiale pour la paix qui prend place elle aussi le 1 janvier : bénédiction, méditation et témoignage.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Bénédiction pour tous</span>       <br />
              <br />
       En ce premier jour de l'année il convient de regarder en avant et demander la bénédiction du Seigneur sur nous et sur toutes les personnes qui nous sont chères ainsi que sur ceux et celles qui sont sans ressources et démunis.       <br />
              <br />
       Dans notre culture québécoise, le Jour de l'An a toujours été consacré aux réunions familiales. Parmi les gens d'un certain âge comme moi qui ne se souvient pas, avec un peu de nostalgie sans doute, des repas chez les grands parents, des promenades en traîneau, des jeux avec les cousins et cousines, de la bénédiction du Jour de l'An etc.?        <br />
              <br />
       Aujourd'hui, les choses ont bien changées, mais le Jour de l'An pour nous ici rassemblés à l'église est l'occasion de lever nos yeux vers l'Auteur de tout bien, de reprendre les paroles du vieux cantique traditionnel : "Mon Dieu bénissez la nouvelle année, Rendez heureux nos parents nos amis."        <br />
              <br />
       Déjà dans l'Ancien Testament, nos pères dans la foi savaient se tourner vers Dieu et solliciter sa bénédiction avec des mots qui sont parvenus jusqu'à nous et que nous pouvons faire nôtres ce matin. Ils sont empruntés à Aaron le frère de Moïse et rapportés dans le livre des Nombres  et je les fais miens : "Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix !"  (<span style="font-style:italic">Nombres 6, 22-27</span>).       <br />
              <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Méditation avec Marie, Mère de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Une année bénie par Dieu c'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous. Pour savoir comment recevoir cette bénédiction, il y a un modèle, c'est celui de la Vierge Marie "bénie entre toutes les femmes" comme le dit l'Ave Maria. La Vierge bénie de Dieu a accueilli dans la foi et la confiance le don du Fils de Dieu dont elle devient la Mère.        <br />
              <br />
       C'est cette situation à nulle autre pareille qui a amené le Peuple de Dieu à lui donner le titre de "theotokos" que le concile d'Éphèse a consacré en 431. Le terme grec veut dire "celle qui donne naissance à Dieu". En effet, Marie est devenue Mère de Dieu par l'enfantement de Jésus, Fils de Dieu et, ce qui en résulte c'est qu'elle est et demeure toujours Mère de Dieu. Le cardinal de Bérulle, un grand spirituel du XVIIe siècle, disait de Marie qu'elle est toujours en "état de Mère". Elle l'est pour son fils et par extension pour ses frères et soeurs que nous sommes car sur la croix son fils Jésus en saint Jean nous a confié à elle : "Femme, voilà ton fils"  "Voilà ta mère! (<span style="font-style:italic">Jean 19, 26-27</span>)       <br />
              <br />
       L'évangile que nous venons de lire nous montre Marie toute remplie de ce mystère. Elle "retenait tous ces événements et les  méditait dans son coeur". En effet, la beauté de ce rôle de Mère de Dieu ne se crie pas sur les toits, mais il se vit dans le coeur et dans le quotidien. Marie, comme toutes les mères verra à nourrir son enfant, à l'éduquer, à le soutenir, à l'aimer plus que tout. Ce faisant, elle nous montre le visage humain de Dieu qui se fait l'un de nous dans l'incarnation de son Fils.       <br />
              <br />
        L'image de la "theotokos", de la Mère de Dieu, a été inspiratrice pour des générations et des générations de chrétiens et elle l'est encore pour nous aujourd'hui. Elle nous révèle la proximité de notre Dieu qui fait alliance avec nous si nous ouvrons la porte comme Marie l'a fait.        <br />
              <br />
       Que cette nouvelle année nous trouvent ouverts et disponibles à l'Esprit qui continue de souffler dans nos vies et qui nous inspirera les mots et les gestes à faire.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Témoignage pour la paix</span>       <br />
              <br />
       Dans la ligne de cette ouverture et de cette disponibilité dont je viens de parler, le témoignage des chrétiens porte avant tout sur la paix dans le monde car l'Église a consacré cette journée à la paix dans le monde et chaque année le pape publie le 1  janvier un message pour la Journée mondiale pour la paix car, voyez-vous, les chrétiens sont dans le monde des témoins de la venue de Jésus qui témoigne de l'amour de Dieu pour l'humanité.        <br />
              <br />
       <!--Dans son message  pour la 55e Journée mondiale pour la paix du 1 janvier 2022, le pape François propose trois voies pour construire une paix durable. Tout d’abord, le dialogue entre les générations comme base pour la réalisation de projets communs. Deuxièmement, l’éducation en tant que facteur de liberté, de responsabilité et de développement. Enfin, le travail pour une pleine réalisation de la dignité humaine.  "Éducation, travail, dialogue entre les générations : des outils pour construire une paix durable" voilà le thème du message du pape François pour cette 55e Journée Mondiale de la Paix qui est célébrée aujourd'hui le 1er janvier 2022. --><!--« Éducation, travail, dialogue entre les générations : des outils pour construire une paix durable »: c’est le thème du message du pape François pour la 55e Journée Mondiale de la Paix, le 1er janvier 2022  Permettez-moi de citer ici une partie du Message du Pape François pour la Journée pour la paix du 1 janvier 2015 : "Dieu n'est pas indifférent! Dieu accorde de l'importance à l'humanité, Dieu ne l'abandonne pas! Au début de l'année nouvelle, je voudrais accompagner de cette profonde conviction les voeux d'abondantes bénédictions et de paix, sous le signe de l'espérance, pour l'avenir de tout homme et de toute femme, de toute famille, peuple et nation du monde, ainsi que des chefs d'État et de Gouvernement et des Responsables des religions. En effet, ne perdons pas l'espérance de voir en 2016 chacun, engagé fermement et avec confiance, à différents niveaux, à réaliser la justice et à oeuvrer pour la paix. Oui, celle-ci est don de Dieu et oeuvre des hommes. La paix est don de Dieu, mais don confié à tous les hommes et à toutes les femmes qui sont appelés à le réaliser. " (Fin de la citation). -->       <br />
              <br />
       Comme chrétiens, nous sommes appelés à être des témoins du don de la paix, don de Dieu. À travers les obstacles et les lenteurs, remplis de confiance en Dieu, nous pouvons témoigner que la paix est possible dans le monde, dans nos familles, dans nos relations professionnelles, en nous et autour de nous.       <br />
              <br />
       Oui! nous pouvons témoigner que c'est possible parce nous voulons mettre nos efforts personnels pour une recherche sérieuse et vraie de cette paix que le monde ne peut donner mais que Dieu lui-même donne. Les guerres en Ukraine et en Palestine nous demandent de faire monter vers Dieu une prière insistante.       <br />
              <br />
       Le don de la  paix nous le recevons à chaque Eucharistie lorsque le président nous dit "Que la paix soit avec vous". Et par la suite, le président ou le diacre nous invite à poser un geste d'échange de la paix. On se contente souvent d'un petit geste de la main ou d'un regard, mais quel que soit le geste, lorsque nous le faisons, nous montrons que nous voulons construire une paix durable.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe aujourd'hui qui nous rassemble dans la foi commune en Jésus, Fils de Dieu et fils de Marie, Mère de Dieu, soit pour nous une ouverture aux surprises de l'Esprit au cours de l'année qui commence. Soyons comme des "portes de miséricorde" qui s'ouvrent à tous ceux et celles qui sont dans le besoin. Et que le Corps du Christ reçu dans la communion soit notre soutien.       <br />
              <br />
       Bonne, Heureuse et Sainte année à vous toutes et à vous tous!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 décembre 2023       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du le 23 décembre 2015 et  27 décembre 2021-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Le titre de Théotokos (du grec Θεοτόκος, « qui a enfanté Dieu »), ou la Mère de Dieu, attribué à la Vierge Marie, apparaît sous la plume d’Alexandre d’Alexandrie en 325, l’année du Premier concile de Nicée, avant celui définitif du concile d'Éphèse(431). Dans l'Église latine, le titre de Mère de Dieu est parfois rendu par <span style="font-style:italic">deipare</span> [celle qui donne naissance à Dieu] pour éviter toute confusion qui laisserait entendre que Marie précède Dieu et l'engendre.       <br />
              <br />
       La fête du 1er janvier qui avant 1974 célébrait la circoncision de Jésus qui l'avait eu comme un bon juif huit jours après sa naissance est devenue sous Paul VI la fête de  Marie, Mère de Dieu. Voir l'Exhortation apostolique "Marialis cultus" sur la dévotion mariale du pape Paul VI le 2 février 2074 numéro 5.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :       <br />
       « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :       <br />
       Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :       <br />
       “Que le Seigneur te bénisse et te garde !       <br />
       Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,       <br />
       qu’il te prenne en grâce !       <br />
       Que le Seigneur tourne vers toi son visage,       <br />
       qu’il t’apporte la paix !”       <br />
       Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,       <br />
       et moi, je les bénirai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8)       <br />
       R/ Que Dieu nous prenne en grâce       <br />
       et qu’il nous bénisse ! (Ps 66, 2a)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu'ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       lorsqu’est venue la plénitude des temps,       <br />
       Dieu a envoyé son Fils,       <br />
       né d’une femme       <br />
       et soumis à la loi de Moïse,       <br />
       afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi       <br />
       et pour que nous soyons adoptés comme fils.       <br />
       Et voici la preuve que vous êtes des fils :       <br />
       Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,       <br />
       et cet Esprit crie       <br />
       « Abba ! », c’est-à-dire : Père !       <br />
       Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,       <br />
       et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :       <br />
       c’est l’œuvre de Dieu.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,       <br />
       et ils découvrirent Marie et Joseph,       <br />
       avec le nouveau-né       <br />
       couché dans la mangeoire.       <br />
       Après avoir vu,       <br />
       ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé       <br />
       au sujet de cet enfant.       <br />
       Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient       <br />
       de ce que leur racontaient les bergers.       <br />
       Marie, cependant, retenait tous ces événements       <br />
       et les méditait dans son cœur.       <br />
       Les bergers repartirent ;       <br />
       ils glorifiaient et louaient Dieu       <br />
       pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,       <br />
       selon ce qui leur avait été annoncé.       <br />
              <br />
       Quand fut arrivé le huitième jour,       <br />
       celui de la circoncision,       <br />
       l’enfant reçut le nom de Jésus,       <br />
       le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année B : « L'annonciation à Marie »</title>
   <updated>2023-12-21T12:49:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-B-L-annonciation-a-Marie_a1151.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/75838251-53431684.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-19T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année B le 24 décembre 2023. Textes : II Samuel 7, 1-5.8b-12.14-16, Romains 16, 25-27 et Luc, 1, 26-38.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/75838251-53431684.jpg?v=1601318885" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année B : « L'annonciation à Marie »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année B : « L'annonciation à Marie »" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce dimanche mettent devant nos yeux deux personnages majeurs de l’histoire du salut : David et Marie. Le premier désire construire une demeure pour son Dieu et l’autre est elle-même la demeure que choisit son Dieu.       <br />
              <br />
       I -<span style="font-style:italic"> Marie et l’ange de l’Annonciation</span>       <br />
              <br />
       Commençons par Marie. La scène de l’Annonciation qui nous  est décrite dans le texte de saint Luc a été représentée de multiples façons dans l’art. En général on voit l’ange dans une position debout et Marie agenouillée dans une attitude de prière. Il y a cependant une autre tradition qui inverse les positions. Marie est assise ou même agenouillée, mais l’ange s’approche en mettant un ou deux genoux à terre dans une attitude de vénération pour cette jeune fille devant lui. C’est le cas de la représentation de l’Annonciation par Simone Martini qui accompagne ce texte sur internet.       <br />
              <br />
       J’aime beaucoup ce dernier type de représentation de l’Annonciation faite à Marie. Elle tourne nos yeux vers Marie plutôt que vers le messager. Elle met en évidence le mystère d’une présence en elle : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. »       <br />
              <br />
       Marie, annonce l’ange, devient la demeure du Fils de Dieu qui prend chair en elle. Elle le sera éternellement. C’est un rôle unique. Elle devient Mère de Dieu comme le proclamera le Concile d’Éphèse en 431.       <br />
              <br />
       Noël n’est rien d’autre que l’apparition à la lumière de Celui qui est la Lumière du monde. Porté par Marie pendant neuf mois, il est offert au monde, mais il continuera de demeurer spirituellement en elle jusqu’à la fin de sa vie et même jusque dans la gloire du ciel. Une mère porte toujours son enfant en elle quelque que soit les péripéties de la vie. Marie ne fait pas exception. Elle se retrouvera au pied de la croix, Mère des douleurs qui devient alors  notre mère puisque Jésus la donne à toute l’Église en disant à l’apôtre Jean qui nous représente « Voici ta mère » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 19, 27).       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Une autre demeure</span>       <br />
              <br />
       Pour comprendre le caractère unique de ce rôle de Marie, nous pouvons réécouter la première lecture. Dans ce passage du livre de Samuel, on entend Dieu qui parle à David par le prophète Nathan. Il se cherche une demeure chez les humains. David dans un premier temps pense à une demeure de pierre, solide et à l’épreuve du temps. Mais Dieu lui indique qu’il habitera plutôt dans la famille de David. Il veut se bâtir une maison humaine et non une maison de pierre. C’est ce qui est affirmé dans les dernières phrases qui disent : « Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »        <br />
              <br />
       Qui rendra  stable le trône de David ?  L’enfant que porte Marie. «  Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père » dit l’ange à Marie. C’est lui qui siégera sur le trône de David. Il est l’Envoyé promis et le Messie attendu.        <br />
              <br />
       Au fil des âges, c’est cette continuité de l’amour de Dieu qui se déploie en Jésus. Saint Paul le proclame en disant aux Romains que l’Évangile qu’il proclame c’est Jésus-Christ, mystère maintenant manifesté et « porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi » comme il est dit dans la deuxième lecture. La célébration de la Nativité de Jésus est l’occasion de le dire avec force aujourd'hui en reprenant le chant des bergers « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » (<span style="font-style:italic">Luc</span> 2, 14)       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Le temps de l'Avent nous aide à nous préparer à fêter Noël. Depuis le début du temps de l’Avent nous avons partagé les attentes de Jean-Baptiste, le Précurseur, et, ce matin, nous nous tenons tout près de Marie. Nous sommes nous aussi visités par l’ange qui vient de la part de Dieu nous annoncer que désormais nous sommes choisis comme demeures de Dieu. « Tu es toi-même la demeure où il habite, la retraite où il se cache... » écrit saint Jean de la Croix dans son poème <span style="font-style:italic">Cantique spirituel</span>. « La seule difficulté, continue-t-il,  c'est que tout en résidant en toi, il y demeure caché. »  C'est ce qui arrive dans le mystère de Noël : Dieu se cache sous les traits d'un enfant. Dieu se fait petit.        <br />
              <br />
       Lorsque nous nous retrouverons à Noël autour de la crèche nous ne ferons pas autre chose que de nous agenouiller devant un enfant qui est le Sauveur du monde, le Fils de Dieu qui établit sa demeure parmi nous : « Emmanuel » Dieu avec nous. Sa faiblesse nous montre comment notre Dieu se penche avec amour sur notre humanité. Il se fait présent dans nos vies sans coups d'éclats, simplement. Il demeure en nous comme dans la crèche et il nous attend comme il a attendu les bergers et les mages à Bethléem.       <br />
              <br />
       Le mystère de Noël exprime dans la simplicité d’une naissance la grandeur et la beauté d’un Dieu qui demeure chez nous, avec nous et en nous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que les lectures de ce matin <!--sont une belle préparation à la fête de Noël. Elles nous ont permis--> nous permettent de dégager comme piste de méditation le thème de la demeure de Dieu parmi nous.        <br />
              <br />
       Cette demeure a pris un visage humain dans David et dans Marie. Elle peut aussi prendre ton visage ou le mien. Tu es toi-même appelé à être une demeure pour l’enfant qui naitra et ainsi le mystère de Noël sera pour toi celui d’une nouvelle naissance du Verbe de Dieu dans ta vie et dans celles des personnes qui te côtoieront durant le temps des Fêtes. C'est ce que je nous souhaite comme cadeau de Noël cette année!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19  décembre 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de celle du 19 décembre 2017 et 20  décembre 2020-->       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Une demeure au Seigneur, un maison au Seigneur           <br />
              <br />
       Première lecture : Second livre de Samuel, Chapitre 7, versets 1 à 5, 8b à 12 et 14 à 16       <br />
           Psaume 88       <br />
           Seconde lecture : Lettre de saint Paul aux Romains Chapitre 16, versets 25 à 27       <br />
           Lecture de l’Evangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38 : Annonciation       <br />
              <br />
        -->       <br />
              <br />
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           </div>       <br />
       </form>       <br />
       </div>       <br />
       <!--End mc_embed_signup-->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Lectures de la messe pour le 4e dimanche de l'Avent Année B        <br />
       </b>       <br />
       Première lecture       <br />
       La royauté de David subsistera toujours devant le Seigneur (2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16)       <br />
              <br />
       Lecture du deuxième livre de Samuel       <br />
              <br />
       Le roi David habitait enfin dans sa maison.       <br />
       Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité       <br />
       en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient.       <br />
       Le roi dit alors au prophète Nathan :       <br />
       « Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre,       <br />
       et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile ! »       <br />
       Nathan répondit au roi :       <br />
       « Tout ce que tu as l’intention de faire,       <br />
       fais-le, car le Seigneur est avec toi. »       <br />
       Mais, cette nuit-là,       <br />
       la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :       <br />
       « Va dire à mon serviteur David :       <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
       Est-ce toi qui me bâtiras une maison       <br />
       pour que j’y habite ?       <br />
       C’est moi qui t’ai pris au pâturage,       <br />
       derrière le troupeau,       <br />
       pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.       <br />
       J’ai été avec toi partout où tu es allé,       <br />
       j’ai abattu devant toi tous tes ennemis.       <br />
       Je t’ai fait un nom aussi grand       <br />
       que celui des plus grands de la terre.       <br />
       Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël,       <br />
       je l’y planterai, il s’y établira       <br />
       et ne tremblera plus,       <br />
       et les méchants ne viendront plus l’humilier,       <br />
       comme ils l’ont fait autrefois,       <br />
       depuis le jour où j’ai institué des juges       <br />
       pour conduire mon peuple Israël.       <br />
       Oui, je t’ai accordé la tranquillité       <br />
       en te délivrant de tous tes ennemis.       <br />
              <br />
       Le Seigneur t’annonce       <br />
       qu’il te fera lui-même une maison.       <br />
       Quand tes jours seront accomplis       <br />
       et que tu reposeras auprès de tes pères,       <br />
       je te susciterai dans ta descendance un successeur,       <br />
       qui naîtra de toi,       <br />
       et je rendrai stable sa royauté.       <br />
       Moi, je serai pour lui un père ;       <br />
       et lui sera pour moi un fils.       <br />
       Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,       <br />
       ton trône sera stable pour toujours. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (88 (89), 2-3, 4-5, 27.29)       <br />
              <br />
       R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !       <br />
       cf. 88, 2a       <br />
              <br />
       L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;       <br />
       ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.       <br />
       Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ;       <br />
       ta fidélité est plus stable que les cieux.       <br />
              <br />
       « Avec mon élu, j’ai fait une alliance,       <br />
       j’ai juré à David, mon serviteur :       <br />
       J’établirai ta dynastie pour toujours,       <br />
       je te bâtis un trône pour la suite des âges. »       <br />
              <br />
       « Il me dira : ‘Tu es mon Père,       <br />
       mon Dieu, mon roc et mon salut !’       <br />
       Sans fin je lui garderai mon amour,       <br />
       mon alliance avec lui sera fidèle. »       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       Le mystère gardé depuis toujours dans le silence est maintenant manifesté (Rm 16, 25-27)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       à Celui qui peut vous rendre forts       <br />
       selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ :       <br />
       révélation d’un mystère       <br />
       gardé depuis toujours dans le silence,       <br />
       mystère maintenant manifesté       <br />
       au moyen des écrits prophétiques,       <br />
       selon l’ordre du Dieu éternel,       <br />
       mystère porté à la connaissance de toutes les nations       <br />
       pour les amener à l’obéissance de la foi,       <br />
       à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ,       <br />
       à lui la gloire pour les siècles. Amen.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici la servante du Seigneur ;       <br />
       que tout m’advienne selon ta parole.       <br />
       Alléluia. (Lc 1, 38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu       <br />
       dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,       <br />
       à une jeune fille vierge,       <br />
       accordée en mariage à un homme de la maison de David,       <br />
       appelé Joseph ;       <br />
       et le nom de la jeune fille était Marie.       <br />
       L’ange entra chez elle et dit :       <br />
       « Je te salue, Comblée-de-grâce,       <br />
       le Seigneur est avec toi. »       <br />
       À cette parole, elle fut toute bouleversée,       <br />
       et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.       <br />
       L’ange lui dit alors :       <br />
       « Sois sans crainte, Marie,       <br />
       car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.       <br />
       Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;       <br />
       tu lui donneras le nom de Jésus.       <br />
       Il sera grand,       <br />
       il sera appelé Fils du Très-Haut ;       <br />
       le Seigneur Dieu       <br />
       lui donnera le trône de David son père ;       <br />
       il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,       <br />
       et son règne n’aura pas de fin. »       <br />
       Marie dit à l’ange :       <br />
       « Comment cela va-t-il se faire,       <br />
       puisque je ne connais pas d’homme ? »       <br />
       L’ange lui répondit :       <br />
       « L’Esprit Saint viendra sur toi,       <br />
       et la puissance du Très-Haut       <br />
       te prendra sous son ombre ;       <br />
       c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,       <br />
       il sera appelé Fils de Dieu.       <br />
       Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,       <br />
       a conçu, elle aussi, un fils       <br />
       et en est à son sixième mois,       <br />
       alors qu’on l’appelait la femme stérile.       <br />
       Car rien n’est impossible à Dieu. »       <br />
       Marie dit alors :       <br />
       « Voici la servante du Seigneur ;       <br />
       que tout m’advienne selon ta parole. »       <br />
              <br />
       Alors l’ange la quitta.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année A : « Ils se trouvaient tous ensemble »</title>
   <updated>2023-06-03T02:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-de-la-Pentecote-Annee-A-Ils-se-trouvaient-tous-ensemble_a1121.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-05-23T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de la Pentecôte (Année A) le 28 mai 2023 par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 2, 1-11, 1 Corinthiens 12, 3b-7.12-13 et Jean 20, 19-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/72043542-50160504.jpg?v=1681133934" alt="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année A : « Ils se trouvaient tous ensemble »" title="Homélie pour le Dimanche de la Pentecôte Année A : « Ils se trouvaient tous ensemble »" />
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      La première lecture tirée des Actes des Apôtres nous en met plein la vue. Quelle conclusion pour la fête de Pâques qui a duré cinquante jours (c’est ce que veut dire le mot Pentecôte qui vient du grec). S’arrêter aux détails de ce merveilleux récit, pilier de la prédication des Apôtres, n’est pas interdit. Mais il semble important aussi de cerner quelques éléments essentiels dans les aspects multiples de cette solennité illustrant l’action de  l’Esprit Saint dans les débuts de l’Église.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène de l’effusion de l’Esprit</span>       <br />
              <br />
       Commençons par situer la scène de l’événement de la Pentecôte.       <br />
              <br />
       Après l’Ascension, saint Luc raconte que les Apôtres dont il donne les noms se retrouvaient dans ce qu’il appelle la Chambre Haute – que la tradition a nommé le Cénacle -, qu’ils y choisirent Mathias comme remplaçant de Judas qui avait trahi Jésus. Les Douze y demeuraient « assidus a la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus et avec ses frères. » (Actes des Apôtres 1, 14).       <br />
              <br />
       Cette note est importante pour nous. Elle nous autorise à penser que lorsque saint Luc écrit au début du récit de la Pentecôte, « les frères se trouvaient réunis tous ensemble », il s'agit du même groupe.        <br />
              <br />
       C'est important pour nous. Pourquoi ? Parce qu’au Cénacle l’Esprit Saint ne s’est pas manifesté seulement aux Douze Apôtres qui deviendront les messagers privilégiés de l’Évangile. Il est aussi descendu sur tout le groupe. « Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit». (Actes des Apôtres 2, 4) C’est pourquoi, on voit souvent des icônes où Marie est au milieu des apôtres et sur elle, comme sur eux, plane une colombe ou descendent des langues de feu, symboles de l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Ainsi, la mission d’annoncer l’Évangile n’est pas réservée aux prêtres et aux évêques. <!--ministres ordonnés,  successeurs des apôtres.--> Elle touche tous les chrétiens représentés par Marie, plusieurs femmes et de nombreux frères. <!--Cette constatation nous amène à intégrer  dans la mission de l'Église les laïcs et les gens ordinaires. -->       <br />
              <br />
       C’est un beau message que confirme, si c’était nécessaire, la deuxième lecture où saint Paul emploie l’image du Corps pour montrer que chaque partie a sa place et où il rappelle aux Corinthiens que « chacun reçoit le don de manifester  l’Esprit en vue du bien de tous ».        <br />
              <br />
       Il n’y a aucune limite au don de l’Esprit. Et pour être plus clair encore, saint Paul précise que « tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps ».        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les deux facettes de l’action de l’Esprit Saint</span>       <br />
              <br />
       Regardons maintenant comment s’actualise  l’action de l’Esprit d’après le récit de la Pentecôte.       <br />
              <br />
       Elle s’actualise dans deux directions  « ad extra » et « ad intra » disaient les théologiens.        <br />
              <br />
       « Ad extra » : c’est l’action de l’Esprit qui est dirigée vers l’extérieur, qui se répand sans limites, une expansion que Jésus voit jusqu’aux extrémités de la terre. Pour ce faire, Jésus rappelle souvent, comme il le fait ici, que ses disciples sont envoyés.  « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. ». Et dans l’évangile que nous avons lu, il souligne, parmi plusieurs autres,  un des aspects essentiels de cet envoi : porter le pardon à tous, manifester à toute personne la miséricorde de Dieu Père.       <br />
              <br />
       « Ad intra » : c’est l’intériorisation de l’action de l’Esprit qui habite dans le baptisé. La personne baptisée se voit et se sent remplie d’une puissance et d’une audace qui ne viennent pas d’elle-même. Mais ce qui est encore plus  frappant, c’est qu’elle est entraînée à vivre une expérience unique de rencontre de Jésus Seigneur Ressuscité des morts. Désormais, elle ne peut s’empêcher de partager cette richesse qui donne sens à sa vie illuminée par la présence continuelle de l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les retombées </span>       <br />
              <br />
       L’action de l’Esprit s’est manifestée avec éclat le jour de la Pentecôte. Et elle s’est continuée dans les siècles suivants, jusqu’à nous. Les Douze Apôtres, de peureux et craintifs qu’ils étaient, sont devenus des prédicateurs convaincants. Ils ont proclamé avec insistance et sans répit que le Jésus qui avait été crucifié était ressuscité, qu’il était Celui qu’on attendait, que Dieu l’avait établi Seigneur pour donner la vie à toute personne qui s’approcherait de lui dans la foi et une conversion sincère.  C’est ce qu’on appelle le « kérygme » ou première proclamation de l’Évangile qui est des plus actuelle pour nous.       <br />
              <br />
       « Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » disaient-ils devant le Conseil suprême et le grand prêtre qui les interrogeaient. (Actes 4, 20) De même les autres disciples dont on parle furent les relais de cette prédication. Ils se réunissaient, ils mettaient  tout en commun, ils se supportaient au point ou leur groupe augmentait rapidement.  Ils donnaient ainsi le témoignage d’une vie transformée par l’amour de Dieu et le souci des autres. (Actes des Apôtres 2, 41-47)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette  solennité de la Pentecôte cette année soit pour nous l’occasion de prendre conscience de l’action de l’Esprit Saint toujours présente dans les personnes et dans l’Église. Lorsqu’on voit, dans les églises anciennes, la chute des vocations et des baptêmes, la raréfaction des personnes pratiquantes, le mépris qui fond souvent sur ces Églises à cause de leurs limites et de leurs erreurs passées, les poursuites pour abus sexuels etc. nous avons besoin de revenir à cette conviction que Dieu n'abandonne pas son Église.        <br />
              <br />
       L’action de l’Esprit Saint peut nous révéler encore des surprises. L’élection du Pape François en fut une, comme on le voit  par la richesse de son ministère. D’autres surprises nous attendent si nous savons, comme disciples, autour de Marie, nous unir dans la prière et demander  pour notre temps une nouvelle Pentecôte et une nouvelle effusion de l’Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       23 mai 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 30 mai 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DU JOUR       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tous furent remplis de l’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues » (Ac 2, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
           Quand arriva le jour de la Pentecôte,       <br />
       au terme des cinquante jours après Pâques,       <br />
       ils se trouvaient réunis tous ensemble.       <br />
           Soudain un bruit survint du ciel       <br />
       comme un violent coup de vent :       <br />
       la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.       <br />
           Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,       <br />
       qui se partageaient,       <br />
       et il s’en posa une sur chacun d’eux.       <br />
           Tous furent remplis d’Esprit Saint :       <br />
       ils se mirent à parler en d’autres langues,       <br />
       et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.       <br />
              <br />
           Or, il y avait, résidant à Jérusalem,       <br />
       des Juifs religieux,       <br />
       venant de toutes les nations sous le ciel.       <br />
           Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,       <br />
       ils se rassemblèrent en foule.       <br />
       Ils étaient en pleine confusion       <br />
       parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte       <br />
       ceux qui parlaient.       <br />
           Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :       <br />
       « Ces gens qui parlent       <br />
       ne sont-ils pas tous Galiléens ?       <br />
           Comment se fait-il que chacun de nous les entende       <br />
       dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?       <br />
           Parthes, Mèdes et Élamites,       <br />
       habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,       <br />
       de la province du Pont et de celle d’Asie,       <br />
           de la Phrygie et de la Pamphylie,       <br />
       de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,       <br />
       Romains de passage,       <br />
           Juifs de naissance et convertis,       <br />
       Crétois et Arabes,       <br />
       tous nous les entendons       <br />
       parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)       <br />
       R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit       <br />
       qui renouvelle la face de la terre !       <br />
       ou : Alléluia ! (cf. Ps 103, 30)       <br />
              <br />
       Bénis le Seigneur, ô mon âme ;       <br />
       Seigneur mon Dieu, tu es si grand !       <br />
       Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !       <br />
       la terre s’emplit de tes biens.       <br />
              <br />
       Tu reprends leur souffle, ils expirent       <br />
       et retournent à leur poussière.       <br />
       Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;       <br />
       tu renouvelles la face de la terre.       <br />
              <br />
       Gloire au Seigneur à tout jamais !       <br />
       Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !       <br />
       Que mon poème lui soit agréable ;       <br />
       moi, je me réjouis dans le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « C’est dans un unique Esprit que nous tous avons été baptisés pour former un seul corps » (1 Co 12, 3b-7.12-13)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           personne n’est capable de dire :       <br />
       « Jésus est Seigneur »       <br />
       sinon dans l’Esprit Saint.       <br />
           Les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
              <br />
           Prenons une comparaison :       <br />
       le corps ne fait qu’un,       <br />
       il a pourtant plusieurs membres ;       <br />
       et tous les membres, malgré leur nombre,       <br />
       ne forment qu’un seul corps.       <br />
       Il en est ainsi pour le Christ.       <br />
           C’est dans un unique Esprit, en effet,       <br />
       que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres,       <br />
       nous avons été baptisés pour former un seul corps.       <br />
       Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       Viens, Esprit Saint, en nos cœurs       <br />
       et envoie du haut de ciel       <br />
       un rayon de ta lumière.       <br />
              <br />
       Viens en nous, père des pauvres,       <br />
       viens, dispensateur des dons,       <br />
       viens, lumière de nos cœurs.       <br />
              <br />
       Consolateur souverain,       <br />
       hôte très doux de nos âmes,       <br />
       adoucissante fraîcheur.       <br />
              <br />
       Dans le labeur, le repos ;       <br />
       dans la fièvre, la fraîcheur ;       <br />
       dans les pleurs, le réconfort.       <br />
              <br />
       Ô lumière bienheureuse,       <br />
       viens remplir jusqu’à l’intime       <br />
       le cœur de tous tes fidèles.       <br />
              <br />
       Sans ta puissance divine,       <br />
       il n’est rien en aucun homme,       <br />
       rien qui ne soit perverti.       <br />
              <br />
       Lave ce qui est souillé,       <br />
       baigne ce qui est aride,       <br />
       guéris ce qui est blessé.       <br />
              <br />
       Assouplis ce qui est raide,       <br />
       réchauffe ce qui est froid,       <br />
       rends droit ce qui est faussé.       <br />
              <br />
       À tous ceux qui ont la foi       <br />
       et qui en toi se confient       <br />
       donne tes sept dons sacrés.       <br />
              <br />
       Donne mérite et vertu,       <br />
       donne le salut final,       <br />
       donne la joie éternelle. Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie : recevez l’Esprit Saint » (Jn 20, 19-23)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Viens, Esprit Saint !       <br />
       Emplis le cœur de tes fidèles !       <br />
       Allume en eux le feu de ton amour !       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       C’était après la mort de Jésus ;       <br />
           le soir venu, en ce premier jour de la semaine,       <br />
       alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples       <br />
       étaient verrouillées par crainte des Juifs,       <br />
       Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.       <br />
       Il leur dit :       <br />
        « La paix soit avec vous ! »       <br />
           Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.       <br />
       Les disciples furent remplis de joie       <br />
       en voyant le Seigneur.       <br />
           Jésus leur dit de nouveau :       <br />
       « La paix soit avec vous !       <br />
       De même que le Père m’a envoyé,       <br />
       moi aussi, je vous envoie. »       <br />
           Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux       <br />
       et il leur dit :       <br />
       « Recevez l’Esprit Saint.       <br />
           À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ;       <br />
       à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-de-la-Pentecote-Annee-A-Ils-se-trouvaient-tous-ensemble_a1121.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A : « Et moi, je suis avec vous tous les jours  jusqu’à la fin du monde »</title>
   <updated>2023-06-01T13:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-A-Et-moi-je-suis-avec-vous-tous-les-jours-jusqu-a-la-fin-du-monde_a1120.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/71108126-49546094.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-15T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A le 18 mai 2023 (ou le dimanche 21 mai 2023 dans certains pays, comme le Canada). Textes : Actes des Apôtres 1, 1-11, Éphésiens 1, 17-23 et Mathieu 28, 16-20.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/71108126-49546094.jpg?v=1677612180" alt="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A : « Et moi, je suis avec vous tous les jours  jusqu’à la fin du monde »" title="Homélie pour l'Ascension du Seigneur Année A : « Et moi, je suis avec vous tous les jours  jusqu’à la fin du monde »" />
     </div>
     <div>
      Le mystère de l’Ascension du Seigneur est très important pour l’Église. Il marque la fin d’une forme de présence du Seigneur ressuscité pour les disciples qui sont regroupés une dernière fois autour de lui. Il les quitte, alors se fait sentir pour eux l’absence du Maître.        <br />
              <br />
       Ils se rappellent toutefois qu’il leur avait indiqué qu’il sera toujours avec eux : «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». (Mathieu 28, 20) Comment comprendre ce mystère d’une absence-présence?        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Les souvenirs au rendez-vous</span>       <br />
              <br />
       Mettons-nous à la place des premiers disciples. Ils se rappellent avec joie les années de la vie terrestre de Jésus. Ils se souviennent de sa prédication, puis de sa dernière semaine qui se termine par la crucifixion.  Ils savourent les rencontres qu’ils ont eues avec lui quand il leur est apparu après sa Résurrection.  Ils le voient toujours vivant et ressuscité comme il l’avait promis.       <br />
              <br />
       Dans le sillage de l’Ascension, les disciples prennent conscience de l’absence physique définitive de leur Maître. Il disparaît à leurs regards. Il s’élève  dans le ciel. Ils entendent des paroles qui leur disent « Pourquoi regardez-vous vers le ciel?  Allez plutôt ans le monde et témoignez de ce que vous vivez maintenant ».       <br />
              <br />
       Voilà un départ qui crée  une absence, mais qui est aussi rempli de promesses pour l’avenir. Ce départ de l’Ascension ouvre les portes d’une nouvelle forme de présence du Maître. Le message de Jésus a été livré. Sa mission est accomplie. Désormais, ce sont les disciples qui entrent en action, assurés du soutien invisible, mais bien réel, de Jésus Ressuscité, présent d’une façon mystérieuse, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Dans l’épisode qui clôt l’évangile de saint Mathieu qui vient d’être lu, les disciples se rappellent une des dernières rencontres avec Jésus Ressuscité où il leur avait dit : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le sens de la mission de l’Église</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes les héritiers des premiers disciples. Comme eux nous avons à nous remémorer l’histoire de notre salut, de notre rencontre avec Jésus Ressuscité. Cette rencontre s’est poursuivie pendant de nombreuses années et se poursuit encore. Elle a parfois connu des moments de nuits et de questionnements, ce qui est normal car  nos yeux ne peuvent voir Jésus Ressuscité, nos oreilles ne peuvent l’entendre, nos mains ne peuvent le toucher. Il échappe à nos sens. Comme dans le récit de l’Ascension, il disparaît à nos regards. Nous sommes comme les premiers disciples, un peu désemparés. Regardons-les. Leur façon de réagir est très éclairante pour nous.       <br />
              <br />
       Comment ont-ils réagi ?       <br />
              <br />
       Dans un premier temps d’appropriation de cette absence de Jésus, comme le raconte la première lecture, ils sont retournés au Cénacle ensemble pour méditer et découvrir le sens de cette absence qui les prenait au dépourvu. Ils avaient cru que leur Maître Ressuscité reprendrait la tête de l’annonce du salut, peut-être qu’il apparaîtrait à des milliers et des milliers de personnes comme il l’avait fait pour eux.        <br />
              <br />
       Or il n’en est rien ! Ils se souviennent alors qu’il leur avait dit que c’étaient eux et elles qui étaient choisis pour porter la Bonne Nouvelle aux extrémités de la terre. Alors que faire devant une telle mission? Ils empruntent le chemin de la prière  Les Apôtres choisis par Jésus et les autres disciples dont plusieurs femmes se mettent en prière autour de Marie.       <br />
              <br />
       Le deuxième temps d’appropriation de cette situation à nulle autre pareille sera vécu dix jours plus tard lorsque l’Esprit Saint se manifestera avec éclat forçant tout le monde à sortir du Cénacle et à annoncer que ce Jésus qui a été crucifié est ressuscité, qu’il est toujours vivant et qu’ils en sont les témoins.        <br />
              <br />
       Le témoignage des disciples se fera alors une invitation à la conversion et à la foi en Jésus. L’action de l’Esprit Saint décuplera leurs paroles et plusieurs se joindront à eux pour marquer la beauté de la nouvelle présence de Jésus dans le monde où il se fait présence par ses disciples qui témoignent de lui.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le temps de l’Église</span>       <br />
              <br />
       C’est-ce qu’on a appelé le « temps de l’Église » qui est le Corps du Christ, le Christ présent au monde, signe du Salut parmi les nations.        <br />
              <br />
       Nous n’avons pas à nous perdre dans les nuages pour trouver Jésus. Il est là dans la communauté des croyants comme on le voit dans les <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span>. Il est là aussi toujours présent dans les pauvres, les rejetés, les persécutés, les déplacés, les réfugiés etc.  Il est là dans toute personne que je vois désormais comme mon frère et ma sœur.        <br />
              <br />
       L’absence vécue au moment de l’Ascension s’est transformée en présence ouverte et universelle. Tous et toutes peuvent rencontrer le Ressuscité.        <br />
              <br />
       Cette présence universelle est admirablement signifiée dans le sacrement de l’Eucharistie qui est accessible à toutes les personnes de tous les temps et de tous les lieux. Il n’y a plus de limites de temps et d’espace. Jésus Ressuscité se fait présent à tous ceux et celles qui prennent la peine de le chercher et de le recevoir.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre célébration eucharistique en ce jour de la Solennité de l’Ascension soit pour nous une nouvelle rencontre avec celui qui, disparu aux regards de ses disciples, continue d’habiter dans son Église et dans le cœur de ceux et celles qui croient en Lui.       <br />
               <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       15 mai 2023       <br />
              <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 22 mai 2017-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Tandis que les Apotres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       Cher Théophile,       <br />
       dans mon premier livre       <br />
       j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné       <br />
       depuis le moment où il commença,       <br />
           jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,       <br />
       après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions       <br />
       aux Apôtres qu’il avait choisis.       <br />
           C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;       <br />
       il leur en a donné bien des preuves,       <br />
       puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu       <br />
       et leur a parlé du royaume de Dieu.       <br />
              <br />
           Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,       <br />
       il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,       <br />
       mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :       <br />
           alors que Jean a baptisé avec l’eau,       <br />
       vous, c’est dans l’Esprit Saint       <br />
       que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »       <br />
           Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :       <br />
       « Seigneur, est-ce maintenant le temps       <br />
       où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »       <br />
           Jésus leur répondit :       <br />
       « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments       <br />
       que le Père a fixés de sa propre autorité.       <br />
           Mais vous allez recevoir une force       <br />
       quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;       <br />
       vous serez alors mes témoins       <br />
       à Jérusalem,       <br />
       dans toute la Judée et la Samarie,       <br />
       et jusqu’aux extrémités de la terre. »       <br />
              <br />
           Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,       <br />
       il s’éleva,       <br />
       et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.       <br />
           Et comme ils fixaient encore le ciel       <br />
       où Jésus s’en allait,       <br />
       voici que, devant eux,       <br />
       se tenaient deux hommes en vêtements blancs,       <br />
           qui leur dirent :       <br />
       « Galiléens,       <br />
       pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?       <br />
       Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,       <br />
       viendra de la même manière       <br />
       que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)       <br />
       R/ Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       ou : Alléluia ! (Ps 46, 6)       <br />
              <br />
       Tous les peuples, battez des mains,       <br />
       acclamez Dieu par vos cris de joie !       <br />
       Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,       <br />
       le grand roi sur toute la terre.       <br />
              <br />
       Dieu s’élève parmi les ovations,       <br />
       le Seigneur, aux éclats du cor.       <br />
       Sonnez pour notre Dieu, sonnez,       <br />
       sonnez pour notre roi, sonnez !       <br />
              <br />
       Car Dieu est le roi de la terre :       <br />
       que vos musiques l’annoncent !       <br />
       Il règne, Dieu, sur les païens,       <br />
       Dieu est assis sur son trône sacré.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux » (Ep 1, 17-23)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ,       <br />
       le Père dans sa gloire,       <br />
       vous donne un esprit de sagesse       <br />
       qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.       <br />
           Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur,       <br />
       pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel,       <br />
       la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,       <br />
           et quelle puissance incomparable       <br />
       il déploie pour nous, les croyants :       <br />
       c’est l’énergie, la force, la vigueur       <br />
           qu’il a mise en œuvre dans le Christ       <br />
       quand il l’a ressuscité d’entre les morts       <br />
       et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.       <br />
           Il l’a établi au-dessus de tout être céleste :       <br />
       Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination,       <br />
       au-dessus de tout nom       <br />
       que l’on puisse nommer,       <br />
       non seulement dans le monde présent       <br />
       mais aussi dans le monde à venir.       <br />
           Il a tout mis sous ses pieds       <br />
       et, le plaçant plus haut que tout,       <br />
       il a fait de lui la tête de l’Église       <br />
           qui est son corps,       <br />
       et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ,       <br />
       lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Mt 28, 16-20)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Allez ! De toutes les nations faites des disciples,       <br />
       dit le Seigneur.       <br />
       Moi, je suis avec vous tous les jours       <br />
       jusqu’à la fin du monde.       <br />
       Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           les onze disciples s’en allèrent en Galilée,       <br />
       à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.       <br />
           Quand ils le virent, ils se prosternèrent,       <br />
       mais certains eurent des doutes.       <br />
           Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles :       <br />
       « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.       <br />
           Allez ! De toutes les nations faites des disciples :       <br />
       baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,       <br />
           apprenez-leur à observer       <br />
       tout ce que je vous ai commandé.       <br />
       Et moi, je suis avec vous       <br />
       tous les jours jusqu’à la fin du monde. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Ascension-du-Seigneur-Annee-A-Et-moi-je-suis-avec-vous-tous-les-jours-jusqu-a-la-fin-du-monde_a1120.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »</title>
   <updated>2023-03-26T13:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/70238278-49012640.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-03-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du Carême (Année A) 26 mars 2023. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238278-49012640.jpg?v=1675947939" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" />
     </div>
     <div>
      La résurrection de Lazare est le dernier des signes que rapporte saint Jean avant la Passion de Jésus. Ce signe annonce la Résurrection de Jésus. Il la préfigure. Il en est comme l’avant-première. Il nous permet ainsi de saisir l’essentiel de notre Baptême qui nous fait passer avec Jésus de la mort à la vie. « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons » dit Saint Paul  (Romains 14, 7).         <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots l’enseignement que nous pouvons retenir de cet épisode des plus parlants de la vie de Jésus qui vient de nous être rappelé. Arrêtons-nous un peu plus longtemps pour le méditer.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Dans ce récit de la résurrection de Lazare nous avons plusieurs personnes qui sont mises en scène Marthe, Marie, les amis, Lazare et Jésus bien sûr. On est entraîné dans une scène de la vie courante. Jésus est au milieu de gens qui l’aiment et qu’il aime, de gens éprouvés par la peine, de gens qui se questionnent sur les événements qu’ils vivent, éprouvés par la perte d’un être cher.       <br />
              <br />
       C’est une chose qui m’a frappé dans ce récit. Jésus est ici dans  une grande famille, dans un groupe auquel il se rattache par des liens d’amitié, par une convivialité répétée. Jésus n’apparaît pas comme quelqu’un au-dessus des autres ou séparé de leurs préoccupations. Il est inséré dans la vie humaine ordinaire. C’est cela le mystère de l’Incarnation. Il est vraiment humain. Il a des amis, il pleure la mort de l’un d’eux, il console sa famille…et il fera pour elle un geste extraordinaire où se révèle sa nature divine, sa proximité particulière avec Dieu. Ce qu’il fait n’est pas prévu et surprend tout le monde. Il fait revenir son ami Lazare à la vie.       <br />
              <br />
       Mais avant ce signe éclatant, il prend le temps d’en donner le sens et de l’expliquer. Ce qui nous vaut  le magnifique dialogue avec Marthe qui précède la résurrection de son frère. Jésus ainsi veut que les gens autour de lui ne se laissent pas prendre uniquement par le miracle qui suivra, mais par son sens et sa signification pour leur foi.       <br />
              <br />
       Les miracles de Jésus pour l’évangéliste saint Jean sont toujours des signes de sa mission. Vous vous souvenez de celui de Cana où il change l’eau en vin. Le récit qui en est fait se termine par ces mots « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.» (Jean 2, 11).  Celui de la résurrection de Lazare est le dernier des signes que fait Jésus avant de passer de ce monde au Père, avant sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Réécoutons ce dialogue de Jésus avec Marthe à l’entrée du village alors qu’il arrive à Béthanie où Marthe et Marie l’attendent depuis quelques jours.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le sens du signe de la résurrection de Lazare</span>       <br />
              <br />
       Marthe commence par un doux reproche à Jésus « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » et elle continue en lui exprimant une confiance absolue : « Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui répond en lui annonçant que  son frère ressuscitera, ce qui ne surprend pas Marthe qui croit déjà à la résurrection des morts et qui dit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour ».       <br />
              <br />
       La réponse qui suit de la part de Jésus, en plus d’être inattendue pour elle, est renversante. Jésus lui demande un acte de foi totale. Il se révèle à elle en disant « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Et il la provoque directement en lui demandant « Crois-tu cela? ».        <br />
              <br />
       Marthe fait ici la plus belle profession de foi qui puisse se faire : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ». On peut penser que depuis le temps qu’ils connaissaient Jésus, Marthe ainsi que  sa sœur Marie et son frère Lazare avaient saisi avec les yeux de la foi ce qu’était profondément cet ami qu’ils aimaient bien. Ils l’avaient entendu prêcher. Ses paroles les avaient remués. Ils  les avaient méditées dans leur cœur et pour eux son caractère divin ne faisait pas de doute. C’est ce que Marthe exprime avec tout son cœur.       <br />
              <br />
       Le dialogue avec Marthe se complète avec l’arrivée de Marie, sa sœur, toute éplorée, qui y va, elle aussi, d’un doux reproche comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Jésus continue son chemin et parvenu au tombeau, il rend grâces au Père et le miracle se produit. Lazare revient à la vie. Il sort de son tombeau, comme Jésus sortira du tombeau le troisième jour après la Passion.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application au Baptême</span>       <br />
              <br />
       Ce miracle, ce signe, est l’annonce de la résurrection de Jésus qui passe de la mort à la vie et aussi de notre Baptême. Le Baptême est un passage, en effet. Par le Baptême, nous sommes ensevelis avec le Christ et avec lui nous naissons à une vie nouvelle dans l’Esprit. C’est ce que signifie bien le baptême par immersion que font nos frères orthodoxes et que nous ne faisons plus, nous contentant de verser de l’eau sur la tête de la personne qui est baptisée, alors que nos frères orthodoxes, comme les premiers chrétiens, plongent la personne baptisée dans une cuve d’eau ou dans un ruisseau. Le symbolisme de la naissance à une vie nouvelle est ainsi beaucoup plus parlant.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit,  être baptisé c’est mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui, c’est passer de la vie ancienne à la vie nouvelle avec le Christ vivant totalement pour Dieu.  « Car il est mort, et c`est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. » (Romains 6, 10).       <br />
              <br />
       Notre itinéraire baptismal éclairé cette année par trois grands récits : celui de la Samaritaine, celui de l’aveugle-né et aujourd’hui celui de la résurrection de Lazare nous  a permis de nous préparer de façon remarquable à la Semaine Sainte où nous suivrons Jésus dans les derniers jours de sa vie. Être baptisé, en effet, c’est suivre Jésus, marcher sur ses traces et entrer avec lui dans le Dessein de Salut de Dieu pour l’humanité tout entière. Avec lui nous portons les péchés du monde, avec lui nous ressusciterons, avec lui nous verrons Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie aujourd’hui soit pour nous une nouvelle occasion de faire comme Marthe une profession de foi totale en Jésus en lui disant : « Oui, Seigneur,  je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 28 mars 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » </title>
   <updated>2023-01-03T04:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/60107185-44032944.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-11T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C le 16 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 62, 1-5, 1 Co 12, 4-11 et Jean 2, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60107185-44032944.jpg?v=1636548984" alt="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " title="Homélie pour le 2e dimanche du temps ordinaire Année C : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit » " />
     </div>
     <div>
      L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps sans précipitation suivant le plan de Dieu. Cette manifestation de la proximité de Jésus avec son Père se fera à travers des paroles, des gestes, des miracles même. Voilà pourrions-nous dire la programmation prévue.       <br />
              <br />
       Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
       Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines. Ce cadre peut nous aider à approfondir le sens de ce premier signe de Jésus qui sera suivi de plusieurs autres comme la tempête apaisée, la multiplication des pains, la transfiguration, la dernière Cène. Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.        <br />
              <br />
       Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure" <!-- (revue Signes)-->. Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui comme celui de Marie à l'Annonciation, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Les signes qu'il avaient vus les avaient confirmés dans cette voie. Mais on sait qu'au moment de la Passion leur foi sera mise à rude épreuve. Elle s'obscurcira. C'est au matin de Pâques qu'elle renaîtra pour devenir cet élan qui les emportera, après la Pentecôte, jusqu'aux  extrémités du monde selon les paroles de Jésus : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde " (Mathieu 28, 19-20) .       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. Regardons- la et n'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder auprès de son Fils pour tous nos besoins matériels et spirituels.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 janvier 2016-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       L’épisode des noces de Cana est un épisode très connu des évangiles. Il est raconté par saint Jean qui est le seul des évangélistes à le faire. S'agit-il d'un souvenir qu'il tient de Marie qui, selon la tradition, a passé les dernières années de sa vie près de lui à Éphèse en Turquie ? C'est possible, mais ce qui le rend précieux pour nous c’est qu’il contient un enseignement des plus importants concernant la mission de Jésus. C'est le "premier des signes" que fait Jésus dans son ministère public d'annoncer le Salut de Dieu qu'il apporte au monde. Regardons le signe lui-même puis sa signification.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le signe de l'eau changée en vin</span>       <br />
              <br />
       Le signe se produit lors d'une réception de noces. On se voit volontiers dans l'entourage de Jésus avec sa mère et ses disciples. Ils sont parmi les invités à ces noces. Et en Palestine, en ce temps-là et encore aujourd'hui, les noces durent plusieurs jours. Il faut donc beaucoup de victuailles et de boisson pour satisfaire la faim et la soif de tous les invités. On a beau faire des réserves, il peut arriver, hélas! comme c'est le cas à Cana que l'on se retrouve à court de manger et de boire.       <br />
              <br />
       La mère de Jésus, Marie, s'en aperçoit et se permet de communiquer son inquiétude à son fils. "Ils n'ont plus de vin". La réponse abrupte est étonnante "Femme que me veux-tu?  Mon heure n’est pas encore venue". Quelle corde du cœur de son Fils, Marie a-t-elle touchée sans le savoir? La suite du texte nous donne la réponse.        <br />
              <br />
       On imagine qu'après la réponse intrigante de Jésus, un silence s'établit dans le groupe. C'est le temps pour Jésus de réfléchir sur la décision à prendre : ouvrir la porte ou non à cette demande.  Son heure serait-elle venue?       <br />
              <br />
       Son "heure" c'est la manifestation de sa filiation avec Dieu, de sa divinité. Cette manifestation commencée avec son Baptême par Jean-Baptiste doit se faire dans le temps suivant le plan de Dieu. Et maintenant, Jésus se trouve sollicité par sa Mère pour se manifester dès maintenant.  Que fait-il? Eh bien! Jésus s'exécute et plonge. Il ordonne de remplir d'eau les cuves vides. Et on en puise quelque peu. On le fait porter au maître du repas qui se félicite de ce bon vin alors qu'il pensait en manquer.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">La signification du premier des signes que fit Jésus</span>       <br />
              <br />
       Que s’est-il passé? Comment l’eau a-t-elle été transformée en vin? Comment cela s'est-il réalisé ? Le récit de saint Jean ne le dit pas. Il ne dit même pas que c'est un miracle, aussi surprenant que cela paraisse. Il écrit plutôt que ce fut à Cana le commencement des signes que Jésus accomplit,  que c’est là qu'il manifesta sa gloire et que ses disciples crurent en lui. Voilà  la signification de ce geste de Jésus accompli à la demande de sa Mère : un signe que Dieu est avec Jésus pour susciter la foi.       <br />
              <br />
       Ce signe particulier de l’eau changée en vin prend place dans le cadre de noces humaines.  Le récit du signe de Cana  nous amène à comprendre que Jésus vient manifester l'amour de Dieu qui épouse l'humanité en lui donnant son Fils bien-aimé en qui il a mis toutes ses complaisances.  Ainsi se réalisent ce que saint Jean appellera plus tard les "Noces de l'Agneau". C’est à Cana qu'elles commencent. Les noces de Cana sont "le porche que franchit Jésus quand il devance son heure". Il s'agit ici bien sûr d'un commencement. Les disciples, comme Marie aussi, ne comprennent pas tout, ils sont dans la foi et cette foi sera mise à l'épreuve lorsqu’ils verront d'autres signes encore plus percutants comme celui de la Résurrection.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
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       C'est sur ce terrain de la foi que nous sommes invités à cheminer à partir de ce premier signe que Jésus fait à Cana, une foi qui s'établit dans une confiance et un oui  constant, une foi qui est en progression continuelle ouverte aux imprévus et aux remises en question, car comme le dit saint Thomas d'Aquin la foi est une adhésion qui n'exclut pas les questionnements. "Assensus cum cogitatione" écrit-il ((II-II, q.2 a.1).        <br />
              <br />
       Ce sera le cas des disciples dans la suite de la vie publique de Jésus. Ils le suivront sur les routes de Galilée, en Samarie, à Jérusalem et ils auront parfois bien des questionnements. Mais, lorsque Jésus leur demandera ce que les gens disent de lui et ce qu'eux disent, Pierre prendra la parole au nom de tous et confessera leur foi vibrante et engagée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant" (Mathieu 16, 16).       <br />
              <br />
       Nous sommes un peu dans la même situation que les disciples. Notre foi peut parfois avoir tendance à s’obscurcir. Les signes des noces de Dieu avec l'humanité, avec nous, sont là : dans le don et le partage, dans l'amour et la fidélité, dans l'accueil et l'ouverture à toute personne quelle qu'elle soit etc., mais les voit-on?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de mettre dans nos cœurs et dans notre regard une ouverture aux signes de sa présence dans le monde, dans nos milieux et dans notre vie. Dieu qui a agi à Cana dans ce premier des signes que Jésus a donné de sa mission salvatrice continue de le faire encore aujourd'hui dans nos vies et dans la vie de l'Église. Et Marie qui se tenait près de Jésus est là aussi près de nous. N'ayons pas peur de lui demander avec confiance d'intercéder pour nous auprès de son Fils.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       11 janvier 2022       <br />
       -->       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
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      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,       <br />
       et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse       <br />
       que sa justice ne paraisse dans la clarté,       <br />
       et son salut comme une torche qui brûle.       <br />
           Et les nations verront ta justice ;       <br />
       tous les rois verront ta gloire.       <br />
       On te nommera d’un nom nouveau       <br />
       que la bouche du Seigneur dictera.       <br />
           Tu seras une couronne brillante       <br />
       dans la main du Seigneur,       <br />
       un diadème royal       <br />
       entre les doigts de ton Dieu.       <br />
           On ne te dira plus : « Délaissée ! »       <br />
       À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »       <br />
       Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,       <br />
       cette terre se nommera « L’Épousée ».       <br />
       Car le Seigneur t’a préférée,       <br />
       et cette terre deviendra « L’Épousée ».       <br />
           Comme un jeune homme épouse une vierge,       <br />
       ton Bâtisseur t’épousera.       <br />
       Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,       <br />
       tu seras la joie de ton Dieu.       <br />
              <br />
          – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)       <br />
       R/ Racontez à tous les peuples       <br />
       les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)       <br />
              <br />
       Chantez au Seigneur un chant nouveau,       <br />
       chantez au Seigneur, terre entière,       <br />
       chantez au Seigneur et bénissez son nom !       <br />
              <br />
       De jour en jour, proclamez son salut,       <br />
       racontez à tous les peuples sa gloire,       <br />
       à toutes les nations ses merveilles !       <br />
              <br />
       Rendez au Seigneur, familles des peuples,       <br />
       rendez au Seigneur, la gloire et la puissance,       <br />
       rendez au Seigneur la gloire de son nom.       <br />
              <br />
       Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.       <br />
       Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi !       <br />
       Il gouverne les peuples avec droiture.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           les dons de la grâce sont variés,       <br />
       mais c’est le même Esprit.       <br />
           Les services sont variés,       <br />
       mais c’est le même Seigneur.       <br />
           Les activités sont variées,       <br />
       mais c’est le même Dieu       <br />
       qui agit en tout et en tous.       <br />
           À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit       <br />
       en vue du bien.       <br />
           À celui-ci est donnée, par l’Esprit,       <br />
       une parole de sagesse ;       <br />
       à un autre,       <br />
       une parole de connaissance,       <br />
       selon le même Esprit ;       <br />
           un autre reçoit, dans le même Esprit,       <br />
       un don de foi ;       <br />
       un autre encore, dans l’unique Esprit,       <br />
       des dons de guérison ;       <br />
           à un autre est donné d’opérer des miracles,       <br />
       à un autre de prophétiser,       <br />
       à un autre de discerner les inspirations ;       <br />
       à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ;       <br />
       à l’autre, de les interpréter.       <br />
           Mais celui qui agit en tout cela,       <br />
       c’est l’unique et même Esprit :       <br />
       il distribue ses dons, comme il le veut,       <br />
       à chacun en particulier.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Dieu nous a appelés par l’Évangile       <br />
       à entrer en possession de la gloire       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ.       <br />
       Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y eut un mariage à Cana de Galilée.       <br />
       La mère de Jésus était là.       <br />
           Jésus aussi avait été invité au mariage       <br />
       avec ses disciples.       <br />
           Or, on manqua de vin.       <br />
       La mère de Jésus lui dit :       <br />
       « Ils n’ont pas de vin. »       <br />
           Jésus lui répond :       <br />
       « Femme, que me veux-tu ?       <br />
       Mon heure n’est pas encore venue. »       <br />
           Sa mère dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »       <br />
           Or, il y avait là six jarres de pierre       <br />
       pour les purifications rituelles des Juifs ;       <br />
       chacune contenait deux à trois mesures,       <br />
       (c’est-à-dire environ cent litres).       <br />
           Jésus dit à ceux qui servaient :       <br />
       « Remplissez d’eau les jarres. »       <br />
       Et ils les remplirent jusqu’au bord.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Maintenant, puisez,       <br />
       et portez-en au maître du repas. »       <br />
       Ils lui en portèrent.       <br />
           Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.       <br />
       Il ne savait pas d’où venait ce vin,       <br />
       mais ceux qui servaient le savaient bien,       <br />
       eux qui avaient puisé l’eau.       <br />
       Alors le maître du repas appelle le marié       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Tout le monde sert le bon vin en premier       <br />
       et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.       <br />
       Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »       <br />
              <br />
           Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.       <br />
       C’était à Cana de Galilée.       <br />
       Il manifesta sa gloire,       <br />
       et ses disciples crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Tel-fut-le-commencement-des-signes-que-Jesus-accomplit_a1045.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»</title>
   <updated>2023-01-01T16:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-2023-le-Jour-de-l-An-et-Journee-mondiale-pour-la_a1098.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69541508-48611779.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-27T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec, pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix, le 1 janvier 2023 Année A Textes: Nombres 6, 22-27, Galates 4, 4-7 et Luc 2, 16-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69541508-48611779.jpg?v=1670849196" alt="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»" title="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier 2023, le Jour de l'An et Journée mondiale pour la paix : «Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage»" />
     </div>
     <div>
       Dans un <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=CL5Fqr36Oi0"> cantique traditionnel</a> au Québec nous chantons « Mon Dieu bénissez la Nouvelle Année. Rendez heureux nos parents nos amis. Elle est toute à vous et nous est donnée pour mériter le paradis. » Ces mots reprennent dans un langage populaire et folklorique la belle bénédiction que nous livre la première lecture : « Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce….Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix. »       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Une nouvelle année</span>       <br />
              <br />
       Le début d’une nouvelle année est là. C’est toujours un moment particulier. De quoi l’année sera-t-elle faite? Quels événements se produiront dans nos vies personnelles : maladies, joies, départs, deuils etc. ou dans le monde affrontements, cataclysmes, guerres, remontées économiques peut-être, prospérité etc. ? Que sais-je? Ce n’est pas le temps, ce matin, de jouer aux devins et de se lancer dans les pronostics. Essayons plutôt de voir dans quel esprit nous allons vivre cette nouvelle année. Ici, les textes de la Parole de Dieu d’aujourd’hui nous serons des plus utiles parce qu’il nous donnent une direction. Ils nous orientent vers nos racines.       <br />
               <br />
       Vivre une année nouvelle de façon aisée et comblante, c'est laisser tomber ce qui nous appesantit, ce qui peut nous emprisonner et nous limiter pour laisser entrer un air frais et nouveau. C’est ce qu'on voit dans des traditions où le 31 décembre on jette par les fenêtres tout ce qui est vieux ou usagé : meubles, vêtements, etc. Concédons que ces gens n’ont pas tort de marquer ainsi un changement bienvenu.        <br />
              <br />
       Et c’est de bon aloi et utile de regarder en avant avec des yeux neufs quand commence une nouvelle année.  Mais comme nous le proposent les textes des lectures de ce matin, ce regard tourné vers de nouveaux horizons ne doit pas nous couper de ce qui fait ce que nous sommes. Couper avec ses racines, c’est se condamner à une errance sans fin, à une vie fade et sans consistance.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence maternelle irremplaçable</span>       <br />
              <br />
       Comment alors garder le lien avec ses racines? Laissons de côté les enjeux politiques réels et  regardons plutôt la question du point de vue d’une personne disciple de Jésus.        <br />
              <br />
       Pour un chrétien ou une chrétienne,  un des nombreux moyens des rester en lien avec ses racines, c’est se laisser animer et habiter par la présence maternelle de Marie. Et c’est ce que la fête de Marie, Mère de Dieu nous permet d’intérioriser.       <br />
              <br />
       On peut remercier le pape Pie XI qui a institué la fête de Marie Mère de Dieu qui a été transférée du 11 octobre au  1 janvier après le Concile Vatican II remplaçant la fête de la circoncision de Jésus devenue désuète. Ce faisant,  huit jours après la naissance de Jésus, on mettait au premier plan sa mère. Une présence maternelle ne peut que nous rappeler une filiation.        <br />
              <br />
       Jésus est bien le fils d'une femme comme le dit saint Paul. Et comme il le proclame dans le reste de la deuxième lecture, nous sommes nous aussi des fils et des filles de Dieu. Et comme Jésus nous avons Marie pour Mère. Vous vous souvenez de ce que Jésus dit sur la Croix à saint Jean  qui nous représentent tous et toutes : « Voici ta mère » (Jean 19, 26).         <br />
              <br />
       Pour le manifester avec plus d’éclat, le concile Vatican II a proclamé Marie Mère de l’Église. Elle est notre mère à chacun et à chacune. Elle est aussi la mère de l’Église parce qu’elle a donné au monde celui qui vivifie l’Église et qui remplit nos vies.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Vénérer la  Mère de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Marie est toujours aux côtés de son fils Jésus. Nous pouvons comme le pape François la vénérer de façon simple par des gestes comme la prière devant son image (ce que le pape fait à la fin de chacune de ses célébrations eucharistique ou avant de partir pour un voyage pastoral en dehors de Rome), par la récitation du chapelet,  par la récitation de prières comme le <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/prieres_usuelles.htm#souvenez">« Souvenez-vous »</a>, par des invocations comme « Marie,  j'ai confiance en vous », « Marie priez pour nous qui avons recours à vous » etc.       <br />
              <br />
       Ces gestes de dévotion à Marie viendront raviver notre dévotion et nous garder proches de nos racines en vivant cette filiation que nous avons avec Dieu mais aussi avec la Mère de Dieu.  Nous devenons ainsi à l’exemple des bergers des annonciateurs de la bonté et de l'amour paternel de Dieu et de la bonté et de l’amour maternel de Marie pour chacun et chacune d’entre nous.        <br />
              <br />
       « Ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers…. les bergers repartirent, ils glorifiaient et louaient  Dieu pour ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé »       <br />
              <br />
        Nous pouvons à l’exemple de Marie nous rappeler les grâces reçues,  les méditer dans nos cœurs. « Marie, cependant, retenait tous  ces événements et les méditait dans son cœur »  écrit saint Luc dans l’évangile que nous venons de lire.        <br />
              <br />
       Les souvenirs des visites de Dieu dans nos vies nous entraînent sur un chemin d’engagement. Nous les conservons avec amour, pour les relire et en tirer les enseignements pertinents pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette nouvelle années soit remplie pour chacun et chacune de joie, de bonheur et de paix, Et ensemble redisons « Mon Dieu, bénissez la Nouvelle Année ».  Que l’Eucharistie où nous partageons le Corps et le Sang du Christ  nous serve, tout au long de l’année, de nourriture sur notre route de fils et de filles de Dieu, héritiers de la promesse de vie éternelle avec le Christ ressuscité toujours vivant pour nous sauver (Romains 1, 1).       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       27 décembre 2022       <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 27 décembre 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :       <br />
       « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :       <br />
       Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :       <br />
       “Que le Seigneur te bénisse et te garde !       <br />
       Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,       <br />
       qu’il te prenne en grâce !       <br />
       Que le Seigneur tourne vers toi son visage,       <br />
       qu’il t’apporte la paix !”       <br />
       Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,       <br />
       et moi, je les bénirai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8)       <br />
       R/ Que Dieu nous prenne en grâce       <br />
       et qu’il nous bénisse ! (Ps 66, 2a)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu'ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       lorsqu’est venue la plénitude des temps,       <br />
       Dieu a envoyé son Fils,       <br />
       né d’une femme       <br />
       et soumis à la loi de Moïse,       <br />
       afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi       <br />
       et pour que nous soyons adoptés comme fils.       <br />
       Et voici la preuve que vous êtes des fils :       <br />
       Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,       <br />
       et cet Esprit crie       <br />
       « Abba ! », c’est-à-dire : Père !       <br />
       Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,       <br />
       et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :       <br />
       c’est l’œuvre de Dieu.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,       <br />
       et ils découvrirent Marie et Joseph,       <br />
       avec le nouveau-né       <br />
       couché dans la mangeoire.       <br />
       Après avoir vu,       <br />
       ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé       <br />
       au sujet de cet enfant.       <br />
       Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient       <br />
       de ce que leur racontaient les bergers.       <br />
       Marie, cependant, retenait tous ces événements       <br />
       et les méditait dans son cœur.       <br />
       Les bergers repartirent ;       <br />
       ils glorifiaient et louaient Dieu       <br />
       pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,       <br />
       selon ce qui leur avait été annoncé.       <br />
              <br />
       Quand fut arrivé le huitième jour,       <br />
       celui de la circoncision,       <br />
       l’enfant reçut le nom de Jésus,       <br />
       le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-2023-le-Jour-de-l-An-et-Journee-mondiale-pour-la_a1098.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »</title>
   <updated>2022-12-13T23:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1095.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/68335939-48099194.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-13T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie par Mgr Hermann Giguère P.H., Séminaire de Québec, pour le 4e dimanche de l'Avent Année A 18 décembre 2022. Textes: Isaïe 7, 10-16, Romains 1, 1-7 et Mathieu 1, 18-24.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/68335939-48099194.jpg?v=1667770664" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année A : « L'annonciation à Joseph »" />
     </div>
     <div>
      Cet épisode de l’évangile de saint Mathieu pourrait s’appeler « l’annonciation à Joseph ». Vous connaissez bien une autre annonciation, celle de « l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel » racontée par saint Luc qui a fait l’objet de  multiples représentations dans l’art : tableaux, mosaïques, vitraux. « L’annonciation à Marie » est le premier des mystères joyeux quand on récite le chapelet. Dans ce récit, Marie apprend qu’elle est enceinte par l’action de l’Esprit Saint et il se termine par ces mots de Marie : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » ( Luc 11, 38) .        <br />
              <br />
       Saint Mathieu ne raconte pas cette « annonciation à Marie », mais il nous met plutôt en contact avec Joseph qui découvre que sa fiancée, Marie, est enceinte. C’est cet épisode qui nous est proposé aujourd’hui en ce 4e dimanche de l’Avent pour nous préparer immédiatement à célébrer la Nativité du Seigneur, la naissance de Jésus à Noël.       <br />
              <br />
       Regardons de plus près cette «  annonciation à Joseph ».       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un songe mystérieux</span>       <br />
              <br />
       Les songes dans la Bible comme, par exemple, celui de Jacob où il voit une échelle qui monte vers le ciel (Genèse 28, 12-16) et celui de saint Pierre à Jaffa sur les aliments permis pour les nouveaux baptisés (Actes 10, 10-16), sont toujours reliés à des interventions de Dieu qui ainsi fait sentir sa présence et sa volonté.       <br />
              <br />
       C’est la même chose dans le cas de Joseph. Ce songe raconté par l’évangile de ce jour est riche d’enseignement.       <br />
              <br />
       Il nous montre les questionnements du futur époux de la Vierge Marie qui pense même à la renvoyer en découvrant qu’elle est enceinte sans qu’ils aient encore habiter ensemble. On le comprend.        <br />
              <br />
       L’intervention divine prend la forme d’un ange qui lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (C’est-à-dire Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».        <br />
              <br />
       Le message ne peut être plus clair. On peut penser qu’alors Joseph se rappelle ses racines et son ancrage dans la lignée du roi David. L’ange s’adresse à lui en le nommant « Joseph, fils de David ». Il se sait partie prenante d’un peuple qui attend le Messie promis, le nouveau David, qui sauvera le peuple que Dieu aime et avec qui il a fait alliance.        <br />
              <br />
       En Joseph, nous avons donc un jeune homme rempli de foi en Dieu et soucieux de répondre positivement à ses appels. Quoique de façon obscure, il perçoit l’action de Dieu en Marie. C’est pourquoi, sa réponse est rapide et nette. Elle ne se fait pas attendre. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui son épouse. »       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un enracinement dans la foi du Peuple élu</span>       <br />
              <br />
       Le geste de Joseph est éclairant dans la venue de Dieu qui se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous, car il nous enseigne deux choses très importantes à propos de ce grand mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme.       <br />
              <br />
       La première regarde l’origine divine de cet enfant que porte Marie. Sa conception est l’œuvre de l’Esprit Saint. Son parcours futur  n’est pas connu de Joseph, ni de Marie comme c'est le cas de tous les parents qui accueillent un enfant. Mais tous deux font confiance à Dieu dans un abandon extraordinaire, car ils reconnaissent l’action de Dieu dans ce qu’ils vivent.       <br />
              <br />
       Ce faisant, et c’est le deuxième point, ils permettent à Dieu de prendre chair dans un corps humain. C’est le versant humain du mystère de l’Incarnation : Jésus-Christ, parfaitement Dieu et parfaitement homme. Ces deux réalités, la réalité divine et la réalité humaine, ne font pas seulement que coexister en Jésus, elles sont intimement reliées au point que l’une ne va pas sans l’autre. Lorsque je regarde l’enfant de Marie, je vois son fils formé en elle dans sa chair et inséré, par l’acceptation de Joseph qui épouse Marie, dans une lignée humaine à laquelle il se rattache.  Je vois aussi le Fils de Dieu qui vient parmi nous comme l’un de nous, le Verbe de Dieu fait chair.        <br />
              <br />
       Le caractère divin de Jésus n’est pas encore manifesté clairement au moment de cette annonciation. C’est  dans la foi de Joseph et de Marie que nous l’accueillons, mais nous savons que cet enfant deviendra dans sa mort sur la croix et sa résurrection  le Sauveur du monde promis par Dieu. Dans la deuxième lecture que venons d’entendre, saint Paul l’annonce clairement aux chrétiens de Rome lorsqu’il leur dit en commençant la lettre qu’il leur écrit : L’Évangile que je vous ai annoncé est « l’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les Saintes Écritures, [il] concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David, et, selon l'Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. » Et c'est aussi ce que disait la prière d'ouverture récitée par le prêtre au début de la messe : « Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos coeurs, par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application : reconnaître les signes de la présence de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Nous sommes à quelques jours de Noël, de la fête de la Nativité du Sauveur. Ce temps de l’Avent que nous continuerons à vivre nous est donné pour suivre les pas de Joseph et de Marie en développant une oreille attentive aux signes de la présence de Dieu dans le monde et dans nos vies.       <br />
              <br />
       Ces deux jeunes gens, Joseph et Marie,  n’ont pas manqué de confiance malgré des questionnements normaux. Suivons leur exemple et demandons au Seigneur de nous aider à surmonter nos doutes et nos hésitations et à avancer avec confiance dans le chemin de la foi en sa Parole  qui ne peut nous tromper.       <br />
              <br />
       C’est par cette foi totale de Marie et de Joseph que le dessein de Dieu a pris corps et que le monde a connu en Jésus son amour et sa miséricorde pour ceux et celles qui marchaient dans les ténèbres.       <br />
              <br />
       Dans la première lecture  le prophète Isaïe annonce au roi Acaz un fils qui sera appelé «Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu-avec-nous ». Ce fils promis au roi Acaz est devenu le signe du Fils de Dieu fait homme, né d’une jeune fille vierge, Marie qui devient ainsi la Mère de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie qui nous permet de partager le Corps et le Sang du Christ nous unisse de plus en plus intimement à Celui qui s’est fait l’un de nous pour nous amener avec lui au Père de toute bonté. Et que Marie, la Mère de Dieu, nous conduise à son Fils et nous aide à accomplir la volonté de Dieu dans nos vies.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       13 décembre 2022       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 13 décembre 2016-->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Voici que la vierge est enceinte » (Is 7, 10-16)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           En ces jours-là,       <br />
           le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :       <br />
           « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu,       <br />
       au fond du séjour des morts       <br />
       ou sur les sommets, là-haut. »       <br />
           Acaz répondit :       <br />
       « Non, je n’en demanderai pas,       <br />
       je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »       <br />
           Isaïe dit alors :       <br />
       « Écoutez, maison de David !       <br />
       Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes :       <br />
       il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !       <br />
           C’est pourquoi le Seigneur lui-même       <br />
       vous donnera un signe :       <br />
       Voici que la vierge est enceinte,       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       qu’elle appellera Emmanuel       <br />
       (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).       <br />
           De crème et de miel il se nourrira,       <br />
       jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.       <br />
           Avant que cet enfant sache rejeter le mal       <br />
       et choisir le bien,       <br />
       la terre dont les deux rois te font trembler       <br />
       sera laissée à l’abandon. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)       <br />
       R/ Qu’il vienne, le Seigneur :       <br />
       c’est lui, le roi de gloire ! (cf. Ps 23, 7c.10c)       <br />
              <br />
       Au Seigneur, le monde et sa richesse,       <br />
       la terre et tous ses habitants !       <br />
       C’est lui qui l’a fondée sur les mers       <br />
       et la garde inébranlable sur les flots.       <br />
              <br />
       Qui peut gravir la montagne du Seigneur       <br />
       et se tenir dans le lieu saint ?       <br />
       L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,       <br />
       qui ne livre pas son âme aux idoles.       <br />
              <br />
       Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,       <br />
       et de Dieu son Sauveur, la justice.       <br />
       Voici le peuple de ceux qui le cherchent !       <br />
       Voici Jacob qui recherche ta face !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Jésus-Christ, né de la descendance de David, et Fils de Dieu (Rm 1, 1-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Paul, serviteur du Christ Jésus,       <br />
       appelé à être Apôtre,       <br />
       mis à part pour l’Évangile de Dieu,       <br />
       à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.       <br />
              <br />
           Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance       <br />
       par ses prophètes dans les saintes Écritures,       <br />
           concerne son Fils qui, selon la chair,       <br />
       est né de la descendance de David       <br />
           et, selon l’Esprit de sainteté,       <br />
       a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu       <br />
       par sa résurrection d’entre les morts,       <br />
       lui, Jésus Christ, notre Seigneur.       <br />
              <br />
           Pour que son nom soit reconnu,       <br />
       nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre,       <br />
       afin d’amener à l’obéissance de la foi       <br />
       toutes les nations païennes,       <br />
           dont vous faites partie,       <br />
       vous aussi que Jésus Christ a appelés.       <br />
              <br />
           À vous qui êtes appelés à être saints,       <br />
       la grâce et la paix       <br />
       de la part de Dieu notre Père       <br />
       et du Seigneur Jésus Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David (Mt 1, 18-24)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici que la Vierge concevra :       <br />
       elle enfantera un fils,       <br />
       on l’appellera Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».       <br />
       Alléluia. (Mt 1, 23)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Voici comment fut engendré Jésus Christ :       <br />
       Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;       <br />
       avant qu’ils aient habité ensemble,       <br />
       elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.       <br />
           Joseph, son époux,       <br />
       qui était un homme juste,       <br />
       et ne voulait pas la dénoncer publiquement,       <br />
       décida de la renvoyer en secret.       <br />
           Comme il avait formé ce projet,       <br />
       voici que l’ange du Seigneur       <br />
       lui apparut en songe et lui dit :       <br />
       « Joseph, fils de David,       <br />
       ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,       <br />
       puisque l’enfant qui est engendré en elle       <br />
       vient de l’Esprit Saint ;       <br />
           elle enfantera un fils,       <br />
       et tu lui donneras le nom de Jésus       <br />
       (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),       <br />
       car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »       <br />
           Tout cela est arrivé       <br />
       pour que soit accomplie       <br />
       la parole du Seigneur prononcée par le prophète :       <br />
           Voici que la Vierge concevra,       <br />
       et elle enfantera un fils ;       <br />
       on lui donnera le nom d’Emmanuel,       <br />
       qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».       <br />
              <br />
           Quand Joseph se réveilla,       <br />
       il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :       <br />
       il prit chez lui son épouse.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-A-L-annonciation-a-Joseph_a1095.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »</title>
   <updated>2022-07-19T13:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Marthe-et-Marie-s-attacher-a-l-essentiel_a1073.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228929-46109426.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-12T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C le 17 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228929-46109426.jpg?v=1652362025" alt="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »" title="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »" />
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      « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses » dit Jésus à Marthe. Tandis qu’à Marie, il dit qu’elle a choisi la meilleure part. On est toujours un peu surpris par cet épisode de l’évangile, même heurté – ma sœur me dit qu’elle ne peut supporter ce récit qui la chavire, elle qui met toute son énergie pour sa famille, ses enfants et ses petits-enfants.        <br />
              <br />
       Est-ce que Jésus ici est en train de dire que ça ne vaut pas la peine de se dévouer, de «se  forcer » un peu, de se  démener pour sa famille, pour ses enfants, pour recevoir des parents ou des amis?       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux visites</span>       <br />
              <br />
       À première vue, on peut penser cela, mais ici Jésus ne veut pas, je pense, décerner un trophée et donner un prix d’excellence à l’une des deux sœurs. C’est aussi bon de laver la vaisselle que de causer au salon avec les invités, la « visite », comme on dit au Québec.        <br />
              <br />
       Jésus,  à partir de ce fait de la vie courante (tout le monde sait un peu ce que c’est que de recevoir de la « visite ») veut nous nous montrer et nous apprendre à bien recevoir les visites de Dieu dans notre vie : comment recevoir Dieu dans le quotidien, au travail, dans la prière, à l’Eucharistie, à la maison etc.       <br />
              <br />
       Ici dans cet épisode évangélique, c’est Marthe et Marie qui sont les hôtesses, qui font l’hospitalité, qui reçoivent le Fils de Dieu : Jésus. La première lecture nous présente aussi un personnage qui reçoit, C’est Abraham au chêne de Mambré  qui s'active pour recevoir dignement des visiteurs (trois anges qui représentent les trois personnes de la Sainte Trinité). Lui aussi le fait pour bien recevoir ses visiteurs. Il fait tuer un veau, sa femme prépare des galettes. C’est l’hospitalité chaleureuse des gens du désert qui s’exprime simplement.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Dans le deux cas remarquez ceci : les hôtes (Marie et Marthe et Abraham) se rendent compte  (Marthe peut-être moins) que finalement ce n’est pas eux qui reçoivent, qui accueillent les visiteurs, mais c’est leur visiteur lui-même (les anges, Dieu, Jésus) qui les reçoit, qui leur apporte sa présence, qui leur ouvre son intimité.        <br />
              <br />
       C’est un renversement : le visiteur (Dieu, Jésus) accueille la personne visitée. En français d’ailleurs le mot hôte se dit tant de la personne qui reçoit que de celle qui est reçue. Voilà une belle clé de lecture de ces textes.       <br />
              <br />
       Appliquons cela à la scène de l’évangile.        <br />
              <br />
       Ainsi les reproches de Jésus à Marthe « tu en fais trop » sont plutôt une mise en garde. Jésus ici nous dit en somme : « Attention de seulement faire des choses et de ne pas être avec les personnes ».        <br />
              <br />
       Ça vous est sûrement arrivé de vous dire après que les visiteurs étaient partis (ou que vos enfants avaient quittés)  « Mon Dieu, on a regardé la télé tout le temps, on a fait le tour des boutiques etc.., mais on n‘a pas pris le temps de se parler et surtout d’écouter celui ou celle qui était avec nous ». Ce qui arrive c’est qu’on a peur de ces moments plus vrais de partage, d’intimité. On les court-circuite. On s’agite, on s’affaire, on a son travail, ses engagements, ses loisirs. Les enfants disent parfois à leurs parents « Tu n’as jamais le temps d’être là. Tu es  toujours parti ». Ça peut être l’inverse aussi : « Tu es toujours sur ton IPhone » diront les parents.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Le faire et l’être</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez l’accent est mis sur le faire  sur le paraitre au lieu d’être mis sur l’être-avec. Et pourtant l’essentiel c’est l’être. J’ai lu que Goethe, un poète allemand, disait « Vieillir c’est quitter les apparences ». Il voulait dire par là qu’en prenant de l’âge on a plus de chance de s’attacher à l’essentiel, à l’être. Je ne sais si c’est vrai de toutes les personnes qui vieillissent, mais « s'attacher à l'essentiel » c’est un programme qui vaut pour tout le monde.        <br />
              <br />
       Voilà donc le message d’aujourd’hui dans l’évangile. Jésus nous rappelle  que les relations avec les autres, ce n’est pas seulement de faire des choses pour eux ou pour elles, mais c’est de prendre le temps de les aimer. Comment ? En les écoutant, en leur donnant du temps, en s’intéressant à leur personne, à ce qu’ils sont et non uniquement à ce qu’ils font.       <br />
              <br />
       Le message qu’on peut retenir c’est celui d’être des personnes dont les activités de service, de dévouement, de générosité (comme Marthe) sont animées par le désir de vivre à l’écoute de Jésus dans la prière (comme Marie), d’être des « Marie-Marthe ». Pour cela il est bon de prendre des moments de tranquillité, même si ce n’est que quelques minutes ici et là. Le temps des vacances est propice à cela, profitons-en.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à accueillir Jésus qui nous visite dans son Corps et dans son Sang. « Voici que je me tiens à la porte et je frappe, dit le Seigneur : si quelqu’un entend ma voix, s’il m’ouvre, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec, et lui avec moi » dit-on dans l’antienne de communion de ce dimanche (Apocalypse 3, 20). Si nous ouvrons la porte, la visite du Seigneur nous changera pour le mieux. Nous deviendrons de meilleurs disciples comme Jésus le désire et le souhaite pour chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québe</span>c       <br />
              <br />
       12 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Mon seigneur, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur » (Gn 18, 1-10a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham,       <br />
       qui était assis à l’entrée de la tente.       <br />
       C’était l’heure la plus chaude du jour.       <br />
           Abraham leva les yeux,       <br />
       et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.       <br />
       Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente       <br />
       et se prosterna jusqu’à terre.       <br />
           Il dit :       <br />
       « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,       <br />
       ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.       <br />
           Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,       <br />
       vous vous laverez les pieds,       <br />
       et vous vous étendrez sous cet arbre.       <br />
           Je vais chercher de quoi manger,       <br />
       et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,       <br />
       puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Fais comme tu l’as dit. »       <br />
           Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,       <br />
       et il dit :       <br />
       « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,       <br />
       pétris la pâte et fais des galettes. »       <br />
           Puis Abraham courut au troupeau,       <br />
       il prit un veau gras et tendre,       <br />
       et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.       <br />
           Il prit du fromage blanc, du lait,       <br />
       le veau que l’on avait apprêté,       <br />
       et les déposa devant eux ;       <br />
       il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,       <br />
       pendant qu’ils mangeaient.       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Où est Sara, ta femme ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Elle est à l’intérieur de la tente. »       <br />
           Le voyageur reprit :       <br />
       « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,       <br />
       et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5)       <br />
       R/ Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? (Ps 14, 1a)       <br />
              <br />
       Celui qui se conduit parfaitement,       <br />
       qui agit avec justice       <br />
       et dit la vérité selon son cœur.       <br />
       Il met un frein à sa langue.       <br />
              <br />
       Il ne fait pas de tort à son frère       <br />
       et n’outrage pas son prochain.       <br />
       À ses yeux, le réprouvé est méprisable       <br />
       mais il honore les fidèles du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il ne reprend pas sa parole.       <br />
       Il prête son argent sans intérêt,       <br />
       n’accepte rien qui nuise à l’innocent.       <br />
       Qui fait ainsi demeure inébranlable.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le mystère qui était caché depuis toujours mais qui maintenant a été manifesté » (Col 1, 24-28)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           maintenant je trouve la joie dans les souffrances       <br />
       que je supporte pour vous ;       <br />
       ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ       <br />
       dans ma propre chair,       <br />
       je l’accomplis pour son corps qui est l’Église.       <br />
           De cette Église, je suis devenu ministre,       <br />
       et la mission que Dieu m’a confiée,       <br />
       c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole,       <br />
           le mystère qui était caché depuis toujours       <br />
       à toutes les générations,       <br />
       mais qui maintenant a été manifesté       <br />
       à ceux qu’il a sanctifiés.       <br />
           Car Dieu a bien voulu leur faire connaître       <br />
       en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère       <br />
       parmi toutes les nations :       <br />
       le Christ est parmi vous,       <br />
       lui, l’espérance de la gloire !       <br />
              <br />
          Ce Christ, nous l’annonçons :       <br />
       nous avertissons tout homme,       <br />
       nous instruisons chacun en toute sagesse,       <br />
       afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux ceux qui ont entendu la Parole       <br />
       dans un cœur bon et généreux,       <br />
       qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 8, 15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus entra dans un village.       <br />
       Une femme nommée Marthe le reçut.       <br />
           Elle avait une sœur appelée Marie       <br />
       qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.       <br />
           Quant à Marthe, elle était accaparée       <br />
       par les multiples occupations du service.       <br />
       Elle intervint et dit :       <br />
       « Seigneur, cela ne te fait rien       <br />
       que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?       <br />
       Dis-lui donc de m’aider. »       <br />
           Le Seigneur lui répondit :       <br />
       « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci       <br />
       et tu t’agites pour bien des choses.       <br />
           Une seule est nécessaire.       <br />
       Marie a choisi la meilleure part,       <br />
       elle ne lui sera pas enlevée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Marthe-et-Marie-s-attacher-a-l-essentiel_a1073.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)</title>
   <updated>2022-01-02T04:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-le-Jour-de-l-An-Luc-2-16-21_a1041.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2021-12-27T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1 janvier 2022 Année C . Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Nombres 6, 22-27, Galates 4, 4-7 et Luc 2, 16-21.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60004735-43983796.jpg?v=1636029180" alt="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)" title="Homélie pour la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier, le Jour de l'An (Luc 2, 16-21)" />
     </div>
     <div>
      Trois mots peuvent résumer ce que j'ai préparé comme homélie ce matin en m'inspirant des textes des lectures, de la fête de Marie, Mère de Dieu qui est célébrée le 1 janvier de chaque année et de la Journée mondiale pour la paix qui prend place elle aussi le 1 janvier : bénédiction, méditation et témoignage.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Bénédiction pour tous</span>       <br />
              <br />
       En ce premier jour de l'année il convient de regarder en avant et demander la bénédiction du Seigneur sur nous et sur toutes les personnes qui nous sont chères ainsi que sur ceux et celles qui sont sans ressources et démunis.       <br />
              <br />
       Dans notre culture québécoise, le Jour de l'An a toujours été consacré aux réunions familiales. Parmi les gens d'un certain âge comme moi qui ne se souvient pas, avec un peu de nostalgie sans doute, des repas chez les grands parents, des promenades en traîneau, des jeux avec les cousins et cousines, de la bénédiction du Jour de l'An etc.?        <br />
              <br />
       Aujourd'hui, les choses ont bien changées, mais le Jour de l'An pour nous ici rassemblés à l'église est l'occasion de lever nos yeux vers l'Auteur de tout bien, de reprendre les paroles du vieux cantique traditionnel : "Mon Dieu bénissez la nouvelle année, Rendez heureux nos parents nos amis."        <br />
              <br />
       Déjà dans l'Ancien Testament, nos pères dans la foi savaient se tourner vers Dieu et solliciter sa bénédiction avec des mots qui sont parvenus jusqu'à nous et que nous pouvons faire nôtres ce matin. Ils sont empruntés à Aaron le frère de Moïse et rapportés dans le livre des Nombres  et je les fais miens : "Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix !"  (<span style="font-style:italic">Nombres 6, 22-27</span>).       <br />
              <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Méditation avec Marie, Mère de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Une année bénie par Dieu c'est ce que je nous souhaite à toutes et à tous. Pour savoir comment recevoir cette bénédiction, il y a un modèle, c'est celui de la Vierge Marie "bénie entre toutes les femmes" comme le dit l'Ave Maria. La Vierge bénie de Dieu a accueilli dans la foi et la confiance le don du Fils de Dieu dont elle devient la Mère.        <br />
              <br />
       C'est cette situation à nulle autre pareille qui a amené le Peuple de Dieu à lui donner le titre de "theotokos" que le concile d'Éphèse a consacré en 431. Le terme grec veut dire "celle qui donne naissance à Dieu". En effet, Marie est devenue Mère de Dieu par l'enfantement de Jésus, Fils de Dieu et, ce qui en résulte c'est qu'elle est et demeure toujours Mère de Dieu. Le cardinal de Bérulle, un grand spirituel du XVIIe siècle, disait de Marie qu'elle est toujours en "état de Mère". Elle l'est pour son fils et par extension pour ses frères et soeurs que nous sommes car sur la croix son fils Jésus en saint Jean nous a confié à elle : "Femme, voilà ton fils"  "Voilà ta mère! (<span style="font-style:italic">Jean 19, 26-27</span>)       <br />
              <br />
       L'évangile que nous venons de lire nous montre Marie toute remplie de ce mystère. Elle "retenait tous ces événements et les  méditait dans son coeur". En effet, la beauté de ce rôle de Mère de Dieu ne se crie pas sur les toits, mais il se vit dans le coeur et dans le quotidien. Marie, comme toutes les mères verra à nourrir son enfant, à l'éduquer, à le soutenir, à l'aimer plus que tout. Ce faisant, elle nous montre le visage humain de Dieu qui se fait l'un de nous dans l'incarnation de son Fils.       <br />
              <br />
        L'image de la "theotokos", de la Mère de Dieu, a été inspiratrice pour des générations et des générations de chrétiens et elle l'est encore pour nous aujourd'hui. Elle nous révèle la proximité de notre Dieu qui fait alliance avec nous si nous ouvrons la porte comme Marie l'a fait.        <br />
              <br />
       Que cette nouvelle année nous trouvent ouverts et disponibles à l'Esprit qui continue de souffler dans nos vies et qui nous inspirera les mots et les gestes à faire.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Témoignage pour la paix</span>       <br />
              <br />
       Dans la ligne de cette ouverture et de cette disponibilité dont je viens de parler, le témoignage des chrétiens porte avant tout sur la paix dans le monde car l'Église a consacré cette journée à la paix dans le monde et chaque année le pape publie le 1  janvier un message pour la Journée mondiale pour la paix car, voyez-vous, les chrétiens sont dans le monde des témoins de la venue de Jésus qui témoigne de l'amour de Dieu pour l'humanité.        <br />
              <br />
       Dans son message  pour la 55e Journée mondiale pour la paix du 1 janvier 2022, le pape François propose trois voies pour construire une paix durable. Tout d’abord, le dialogue entre les générations comme base pour la réalisation de projets communs. Deuxièmement, l’éducation en tant que facteur de liberté, de responsabilité et de développement. Enfin, le travail pour une pleine réalisation de la dignité humaine.  "Éducation, travail, dialogue entre les générations : des outils pour construire une paix durable" voilà le thème du message du pape François pour cette 55e Journée Mondiale de la Paix qui est célébrée aujourd'hui le 1er janvier 2022. <!--« Éducation, travail, dialogue entre les générations : des outils pour construire une paix durable »: c’est le thème du message du pape François pour la 55e Journée Mondiale de la Paix, le 1er janvier 2022  Permettez-moi de citer ici une partie du Message du Pape François pour la Journée pour la paix du 1 janvier 2015 : "Dieu n'est pas indifférent! Dieu accorde de l'importance à l'humanité, Dieu ne l'abandonne pas! Au début de l'année nouvelle, je voudrais accompagner de cette profonde conviction les voeux d'abondantes bénédictions et de paix, sous le signe de l'espérance, pour l'avenir de tout homme et de toute femme, de toute famille, peuple et nation du monde, ainsi que des chefs d'État et de Gouvernement et des Responsables des religions. En effet, ne perdons pas l'espérance de voir en 2016 chacun, engagé fermement et avec confiance, à différents niveaux, à réaliser la justice et à oeuvrer pour la paix. Oui, celle-ci est don de Dieu et oeuvre des hommes. La paix est don de Dieu, mais don confié à tous les hommes et à toutes les femmes qui sont appelés à le réaliser. " (Fin de la citation). -->       <br />
              <br />
       Comme chrétiens, nous sommes appelés à être des témoins du don de la paix, don de Dieu. À travers les obstacles et les lenteurs, remplis de confiance en Dieu, nous pouvons témoigner que la paix est possible dans le monde, dans nos familles, dans nos relations professionnelles, en nous et autour de nous.       <br />
              <br />
       Oui! nous pouvons témoigner que c'est possible parce nous voulons mettre nos efforts personnels pour une recherche sérieuse et vraie de cette paix que le monde ne peut donner mais que Dieu lui-même donne.        <br />
              <br />
       Cette paix nous la recevons à chaque Eucharistie lorsque le président nous dit "Que la paix soit avec vous". Et par la suite, le président ou le diacre nous invite à poser un geste d'échange de la paix. On se contente maintenant, à cause de la pandémie, d'un petit geste de la main ou d'un regard, mais quel que soit le geste, lorsque nous le faisons, nous montrons que nous voulons, comme nous y invite le pape François, "construire une paix durable".       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette messe aujourd'hui qui nous rassemble dans la foi commune en Jésus, Fils de Dieu et fils de Marie, Mère de Dieu, soit pour nous une ouverture aux surprises de l'Esprit au cours de l'année qui commence. Soyons comme des "portes de miséricorde" qui s'ouvrent à tous ceux et celles qui sont dans le besoin. Et que le Corps du Christ reçu dans la communion soit notre soutien.       <br />
              <br />
       Bonne, Heureuse et Sainte année à vous toutes et à vous tous!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       le 27 décembre 2021       <br />
              <br />
               <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du le 23 décembre 2015-->       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Le titre de Théotokos (du grec Θεοτόκος, « qui a enfanté Dieu »), ou la Mère de Dieu, attribué à la Vierge Marie, apparaît sous la plume d’Alexandre d’Alexandrie en 325, l’année du Premier concile de Nicée, avant celui définitif du concile d'Éphèse(431). Dans l'Église latine, le titre de Mère de Dieu est parfois rendu par <span style="font-style:italic">deipare</span> [celle qui donne naissance à Dieu] pour éviter toute confusion qui laisserait entendre que Marie précède Dieu et l'engendre.       <br />
              <br />
       La fête du 1er janvier qui avant 1974 célébrait la circoncision de Jésus qui l'avait eu comme un bon juif huit jours après sa naissance est devenue sous Paul VI la fête de  Marie, Mère de Dieu. Voir l'Exhortation apostolique "Marialis cultus" sur la dévotion mariale du pape Paul VI le 2 février 2074 numéro 5.        <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)       <br />
       Lecture du livre des Nombres       <br />
              <br />
       Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :       <br />
       « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :       <br />
       Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :       <br />
       “Que le Seigneur te bénisse et te garde !       <br />
       Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,       <br />
       qu’il te prenne en grâce !       <br />
       Que le Seigneur tourne vers toi son visage,       <br />
       qu’il t’apporte la paix !”       <br />
       Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,       <br />
       et moi, je les bénirai. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8)       <br />
       R/ Que Dieu nous prenne en grâce       <br />
       et qu’il nous bénisse ! (Ps 66, 2a)       <br />
              <br />
       Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,       <br />
       que son visage s’illumine pour nous ;       <br />
       et ton chemin sera connu sur la terre,       <br />
       ton salut, parmi toutes les nations.       <br />
              <br />
       Que les nations chantent leur joie,       <br />
       car tu gouvernes le monde avec justice ;       <br />
       tu gouvernes les peuples avec droiture,       <br />
       sur la terre, tu conduis les nations.       <br />
              <br />
       Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;       <br />
       qu'ils te rendent grâce tous ensemble !       <br />
       Que Dieu nous bénisse,       <br />
       et que la terre tout entière l’adore !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       lorsqu’est venue la plénitude des temps,       <br />
       Dieu a envoyé son Fils,       <br />
       né d’une femme       <br />
       et soumis à la loi de Moïse,       <br />
       afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi       <br />
       et pour que nous soyons adoptés comme fils.       <br />
       Et voici la preuve que vous êtes des fils :       <br />
       Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,       <br />
       et cet Esprit crie       <br />
       « Abba ! », c’est-à-dire : Père !       <br />
       Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,       <br />
       et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :       <br />
       c’est l’œuvre de Dieu.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       À bien des reprises, Dieu, dans le passé,       <br />
       a parlé à nos pères par les prophètes ;       <br />
       à la fin, en ces jours où nous sommes,       <br />
       il nous a parlé par son Fils.       <br />
       Alléluia. (cf. He 1, 1-2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,       <br />
       et ils découvrirent Marie et Joseph,       <br />
       avec le nouveau-né       <br />
       couché dans la mangeoire.       <br />
       Après avoir vu,       <br />
       ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé       <br />
       au sujet de cet enfant.       <br />
       Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient       <br />
       de ce que leur racontaient les bergers.       <br />
       Marie, cependant, retenait tous ces événements       <br />
       et les méditait dans son cœur.       <br />
       Les bergers repartirent ;       <br />
       ils glorifiaient et louaient Dieu       <br />
       pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,       <br />
       selon ce qui leur avait été annoncé.       <br />
              <br />
       Quand fut arrivé le huitième jour,       <br />
       celui de la circoncision,       <br />
       l’enfant reçut le nom de Jésus,       <br />
       le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-Sainte-Marie-Mere-de-Dieu-le-1er-janvier-le-Jour-de-l-An-Luc-2-16-21_a1041.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»</title>
   <updated>2021-12-15T17:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-L-attente-de-deux-futures-mamans-Marie-et-Elisabeth_a1039.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/59540458-43734621.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-14T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent Année C le 19 décembre 2021. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Michée 5, 1-4a, Hébreux, 10, 5-10 et Luc 1, 39-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/59540458-43734621.jpg?v=1635366583" alt="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" title="Homélie pour le 4e dimanche de l'Avent  Année C : «L'attente de deux futures mamans : Marie et Élisabeth»" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes à quelques jours de Noël, de la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. Il ne faut pas se surprendre que les textes de la liturgie de ce 4e dimanche de l'Avent fixe notre regard sur deux futures mamans : Marie et sa cousine Élisabeth qui vivent chacune un enfantement et se préparent à une naissance. Cet épisode de la rencontre de Marie et Élisabeth que raconte saint Luc avec une émotion contenue est un des plus beaux de tout son évangile. Il l'a sûrement reçu de Marie elle-même. Et il en a dégagé toute la beauté et la richesse que ces mamans entrevoyaient et que l'avenir allait confirmer.       <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Les récits</span>       <br />
              <br />
       Tout avait commencé par le oui d'une jeune fille à  l'Envoyé de Dieu, l'Ange Gabriel, exprimé dans cette phrase que vous connaissez bien : " Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole." (Luc 1, 38). L'Ange venait de lui communiquer la nouvelle que l'Enfant qu'elle portait était le fruit de l'Esprit Saint et qu'il était appelé à accomplir de grandes choses. Il serait le Sauveur de l'humanité éloignée de Dieu, accablée par les ténèbres. Il serait la Lumière des nations. " Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut " lui dit l'Ange.       <br />
              <br />
       La jeune fille était Marie fiancée à Joseph. Celui-ci, comme elle d'ailleurs, ne comprenait pas ce qui leur arrivait. Et pourtant, Marie et Joseph s'en remettaient à Dieu avec confiance.       <br />
              <br />
       Dans le récit de l'annonce de la naissance de Jésus, Marie apprend que sa cousine Élisabeth est enceinte elle aussi : " Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile ". Marie  n'écoute que son premier mouvement intérieur et part en hâte pour aller la voir. Nous avons dans l'évangile qui vient d'être lu le récit de leur rencontre à nulle autre pareille.       <br />
              <br />
       Ces deux futures mamans vont vivre une expérience de rencontre qui les dépasse. Elles découvrent alors ce qui se cache dans leur progéniture, que la lumière de Dieu vient des profondeurs. Marie découvre que l'enfant dans son sein est remplie d'une lumière et d'un puissance qui rayonnent au dehors sur ceux qui s'approchent d'elle. C'est ce que perçoit l'autre enfant qui est dans le sein d'Élisabeth  "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, écrit saint Luc, l'enfant tressaillit en elle".  Élisabeth en est toute remuée et elle s'écrie " D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi? "        <br />
              <br />
       II-  <span style="font-style:italic">Signification</span>       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu n'est plus seulement une annonce d'un temps à venir comme le proclame le prophète Michée, il est là dans ces deux femmes heureuses, habitées par la présence de Dieu en elle.       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu  se fait chair. Il prend corps dans des êtres fragiles, mais accueillants qui seront le canal humain de la bonté miséricordieuse de Dieu qui apparaîtra dans l'enfant de la crèche de Bethléem, "le jour où enfantera celle qui doit enfanter" (Michée 5, 3).        <br />
              <br />
       Élisabeth par sa foi et son accueil donnera au monde le Précurseur de Jésus, Jean-Baptiste, l'ultime prophète, appelé à désigner Celui qui sera le Sauveur. Dès sa naissance, il sera consacré à Dieu par ses parents, il fera le parcours d'un jeune juif, étudiant et vivant la Parole de Dieu donnée à son peuple ( la Torah ). Il se retirera au désert vivant frugalement et prêchant la conversion comme on l'a vu dans les évangiles des deux derniers dimanches.        <br />
              <br />
       De son côté Marie, pleine de grâces, est engagée sur un chemin de foi en Dieu dont elle attend tout et dont elle se fait la servante. Tout son être de mère se remplit de Dieu. Elle devient mère de Dieu dans son corps en portant Jésus, mais elle le deviendra encore plus, si l'on peut dire comme le fait saint Augustin, en le portant dans son coeur par la foi. Elle devient ainsi le canal que Dieu choisit pour manifester au monde son amour miséricordieux.  Elle sera la "Mère de miséricorde" comme on aimera à le rappeler souvent lorsque nous chantons dans le "Salve Regina"  "Salut, ô Reine, mère de miséricorde" (voir les paroles à la fin de l'homélie).        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comment suivre ces deux mamans si proches de nous, si ce n'est en vivant dans le même esprit de foi, en s'en remettant avec confiance à la Parole de Dieu, en accueillant les appels et les visites de Dieu ?        <br />
              <br />
       Ces visites comme celle de la rencontre de Marie et d'Élisabeth, sont  des moments où Dieu se fait chair en nous, où il s'incarne dans notre coeur, où il habite notre vie.  Et n'est-ce pas ce que nous attendons dans notre préparation à Noël ?  Une visite de Dieu pour notre temps et pour nous qui que nous soyons. Petits, pauvres, fragiles nos coeurs comme ceux de Marie et d'Élisabeth peuvent recevoir la visite de Dieu. C'est à nous de dire notre "oui" comme Marie.        <br />
              <br />
       C'est ce que le pape François nous aide à faire dans cette belle  prière à la Vierge <!-- pour sa visite traditionnelle à la statue de la Vierge de la Place d'Espagne à Rome--> que j'aimerais vous partager en terminant.  <!-- 8 décembre 2015-->       <br />
              <br />
       "Vierge Marie... Sous ton manteau, il y a de la place pour tous, parce que tu es la Mère de la Miséricorde.  Ton cœur est plein de tendresse envers tous tes enfants : la tendresse de Dieu, qui a pris chair en toi et qui est devenu notre frère, Jésus, Sauveur de tous les hommes et de toutes les femmes. En te regardant, notre Mère Immaculée, nous reconnaissons la victoire de la divine miséricorde sur le péché et sur toutes ses conséquences ;  et se ravive en nous l’espérance d’une vie meilleure,  libre des esclavages, des rancœurs et des peurs.  Aujourd’hui, ici, nous entendons ta voix maternelle qui appelle chacun à se mettre en chemin vers cette Porte, qui représente le Christ. Tu dis à tous : 'Venez, approchez-vous dans la confiance ;  entrez et recevez le don de la miséricorde ;  n’ayez pas peur, n’ayez pas honte :  le Père vous attend à bras ouverts pour vous donner son pardon et vous accueillir dans sa maison. Venez tous à la source de la paix et de la joie'. <!--Nous te remercions, Mère immaculée, parce que sur ce chemin de réconciliation, tu ne nous laisses pas seuls, mais tu nous accompagnes, tu es proche de nous et tu nous soutiens dans toutes les difficultés. Bénie sois-tu, maintenant et toujours. Amen.-->"       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où la Parole de Dieu se fait chair pour nous dans le Corps et le Sang du Christ, nous engage de plus en plus sur le chemin de la confiance, de la foi et de l'accueil du Salut de Dieu en regardant les deux modèles que sont Marie et Élisabeth.  Celles-ci ont cru à l'accomplissement des paroles du Seigneur et elles les ont recueillis dans leur coeur. Que leur exemple nous inspire dans ces derniers jours de préparation à Noël.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       14 décembre 2021       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Résumé pour lire lors d'une célération dominicale de la Parole - 3 minutes</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nous sommes à quelques jours de Noël, de la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. Il ne faut pas se surprendre que les textes de la liturgie de ce 4e dimanche de l'Avent fixe notre regard sur deux futures mamans : Marie et sa cousine Élisabeth qui vivent chacune un enfantement et se préparent à une naissance.       <br />
              <br />
       Tout avait commencé par le oui d'une jeune fille à l'Envoyé de Dieu, l'Ange Gabriel, exprimé dans cette phrase que vous connaissez bien : " Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole." (Luc 1, 38). L'Ange venait de lui communiquer la nouvelle que l'Enfant qu'elle portait était le fruit de l'Esprit Saint et qu'il était appelé à accomplir de grandes choses. Il serait le Sauveur de l'humanité éloignée de Dieu, accablée par les ténèbres. Il serait la Lumière des nations. " Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ", lui dit l'Ange.       <br />
              <br />
       Dans le récit de l'annonce de la naissance de Jésus, Marie apprend que sa cousine Élisabeth est enceinte elle aussi. Elle part en hâte pour aller la voir. Ces deux futures mamans vont vivre une expérience de rencontre qui les dépasse. Elles découvrent alors ce qui se cache dans leur progéniture, que la lumière de Dieu vient des profondeurs. Marie découvre que l'enfant dans son sein est remplie d'une lumière et d'une puissance qui rayonnent au dehors sur ceux qui s'approchent d'elle. C'est ce que perçoit l'autre enfant qui est dans le sein d'Élisabeth.       <br />
              <br />
       Le Salut de Dieu n'est plus seulement une annonce d'un temps à venir comme le proclame le prophète Michée, il est là dans ces deux femmes heureuses, habitées par la présence de Dieu en elle. Le Salut de Dieu se fait chair. Il prend corps dans des êtres fragiles, mais accueillants qui seront le canal humain de la bonté miséricordieuse de Dieu qui apparaîtra dans l'enfant de la crèche de Bethléem, "le jour où enfantera celle qui doit enfanter" (Michée 5, 3).        <br />
              <br />
       Comment suivre ces deux mamans si proches de nous, si ce n'est en vivant dans le même esprit de foi, en s'en remettant avec confiance à la Parole de Dieu, en accueillant les appels et les visites de Dieu ? Ces visites comme celle de la rencontre de Marie et d'Élisabeth, sont des moments où Dieu se fait chair en nous, où il s'incarne dans notre coeur, où il habite notre vie. Et n'est-ce pas ce que nous attendons dans notre préparation à Noël ? Une visite de Dieu pour notre temps et pour nous qui que nous soyons. Petits, pauvres, fragiles nos coeurs comme ceux de Marie et d'Élisabeth peuvent recevoir la visite de Dieu. C'est à nous de dire notre "oui" comme Marie.        <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où la Parole de Dieu se fait chair pour nous dans le Corps et le Sang du Christ, nous engage de plus en plus sur le chemin de la confiance, de la foi et de l'accueil du Salut de Dieu en regardant les deux modèles que sont Marie et Élisabeth. Celles-ci ont cru à l'accomplissement des paroles du Seigneur et elles les ont recueillis dans leur coeur. Que leur exemple nous inspire dans ces derniers jours de préparation à Noël.  </span>       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 17 décembre 2015-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
       <br />       <br />
       <a name="salve"></a><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Salve Regina<o:p></o:p></span></b></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'="">Salve, Regína, Máter misericórdiæ <br />Víta, dulcédo, et spes nóstra, sálve. <br />Ad te clamámus, éxules, fílii Hévæ. <br />Ad te suspirámus, geméntes et flentes <br />in hac lacrimárum válle. <br />Eia ergo, Advocáta nóstra, <br />íllos túos misericórdes óculos <br />ad nos convérte. <br />Et Jésum, benedíctum frúctum véntris túi, <br />nóbis post hoc exsílium osténde. <br />O clémens, O pía, O dúlcis Vírgo María.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p>       <br />
       <br /><br />       <br />
       <p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><i style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:&quot;Trebuchet MS&quot;;mso-ansi-language:FR-CA">Traduction française<o:p></o:p></span></i></p><p class="MsoNormal" style="text-align:center" align="center"><spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet ms";mso-ansi-language:fr-ca'=""><!--Salut, ô Reine, Mère de miséricorde,<br /> notre vie, notre consolation, notre espoir, salut!<br />Enfants d'Eve, de cette terre d'exil nous crions vers toi; <br />vers toi nous soupirons,  gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.<br />Ô toi, notre Avocate, tourne vers nous <br />ces yeux compatissants qui sont tiens.<br />Et, après cet exil, montre-nous  Jésus, <br />le fruit béni de ton sein,<br /> ô clémente, ô bienveillante, ô douce Vierge Marie!<br />-->       <br />
              <br />
       Je te salue, Ô Reine, Mère de miséricorde,<br />Toi qui es pour nous vie, douceur, espérance.<br />Vers Toi, nous les fils d'Ève,nous crions dans notre exil,<br />Vers Toi nous soupirons, gémissant et pleurant<br /> dans cette vallée de larmes.<br />Ô Toi, notre Avocate,<br />tourne vers nous <br />tes yeux pleins de bonté,<br />Et Jésus, le fruit béni de ton sein,<br />montre-le nous au terme de cet exil.<br />Ô clémente, ô si bonne, ô douce,Vierge Marie.<o:p></o:p></spanstyle='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"trebuchet></p><br />       <br />
       <br />       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « De toi sortira celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1-4a)       <br />
       Lecture du livre du prophète Michée       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur :       <br />
           Toi, Bethléem Éphrata,       <br />
       le plus petit des clans de Juda,       <br />
       c’est de toi que sortira pour moi       <br />
       celui qui doit gouverner Israël.       <br />
       Ses origines remontent aux temps anciens,       <br />
       aux jours d’autrefois.       <br />
           Mais Dieu livrera son peuple       <br />
       jusqu’au jour où enfantera...       <br />
       celle qui doit enfanter,       <br />
       et ceux de ses frères qui resteront       <br />
       rejoindront les fils d’Israël.       <br />
           Il se dressera et il sera leur berger       <br />
       par la puissance du Seigneur,       <br />
       par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.       <br />
       Ils habiteront en sécurité,       <br />
       car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,       <br />
           et lui-même, il sera la paix !       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 79 (80), 2a.c.3bc, 15-16a, 18-19)       <br />
       R/ Dieu, fais-nous revenir ;       <br />
       que ton visage s’éclaire,       <br />
       et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4)       <br />
              <br />
       Berger d’Israël, écoute,       <br />
       resplendis au-dessus des Kéroubim !       <br />
       Réveille ta vaillance       <br />
       et viens nous sauver.       <br />
              <br />
       Dieu de l’univers, reviens !       <br />
       Du haut des cieux, regarde et vois :       <br />
       visite cette vigne, protège-la,       <br />
       celle qu’a plantée ta main puissante.       <br />
              <br />
       Que ta main soutienne ton protégé,       <br />
       le fils de l’homme qui te doit sa force.       <br />
       Jamais plus nous n’irons loin de toi :       <br />
       fais-nous vivre et invoquer ton nom !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)       <br />
       Lecture de la lettre aux Hébreux       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           en entrant dans le monde,       <br />
       le Christ dit :       <br />
       Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande,       <br />
       mais tu m’as formé un corps.       <br />
           Tu n’as pas agréé les holocaustes       <br />
       ni les sacrifices pour le péché ;       <br />
           alors, j’ai dit :       <br />
       Me voici,       <br />
       je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté,       <br />
       ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.       <br />
           Le Christ commence donc par dire :       <br />
       Tu n’as pas voulu ni agréé       <br />
       les sacrifices et les offrandes,       <br />
       les holocaustes et les sacrifices pour le péché,       <br />
       ceux que la Loi prescrit d’offrir.       <br />
           Puis il déclare :       <br />
       Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.       <br />
       Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.       <br />
           Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés,       <br />
       par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps,       <br />
       une fois pour toutes.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Voici la servante du Seigneur :       <br />
       que tout m’advienne selon ta parole.       <br />
       Alléluia. (Lc 1, 38)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Marie se mit en route et se rendit avec empressement       <br />
       vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.       <br />
           Elle entra dans la maison de Zacharie       <br />
       et salua Élisabeth.       <br />
           Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,       <br />
       l’enfant tressaillit en elle.       <br />
       Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,       <br />
           et s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Tu es bénie entre toutes les femmes,       <br />
       et le fruit de tes entrailles est béni.       <br />
           D’où m’est-il donné       <br />
       que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?       <br />
           Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,       <br />
       l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.       <br />
           Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-4e-dimanche-de-l-Avent-Annee-C-L-attente-de-deux-futures-mamans-Marie-et-Elisabeth_a1039.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie : « J'irai la voir un jour » </title>
   <updated>2021-07-23T02:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-la-fete-de-l-Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie-J-irai-la-voir-un-jour_a1021.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/56745157-42187752.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-08-10T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la fête de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie à la Chapelle du Lac Poulin le 15 août 2021 « J'irai la voir un jour » . Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes : Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab, 1 Co 15, 20-27a et Luc 1, 39-56.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/56745157-42187752.jpg?v=1622815282" alt="Homélie pour la fête de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie : « J'irai la voir un jour » " title="Homélie pour la fête de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie : « J'irai la voir un jour » " />
     </div>
     <div>
      En préparant cette homélie, j'ai eu un flash. Je me suis rappelé spontanément en pensant à la fête d'aujourd'hui, l'Assomption de la Vierge Marie au ciel, au cantique de mes jeunes années « J'irai la voir un jour ». Je l'ai trouvé sur YouTube et je vous lis les paroles du premier couplet « J'irai la voir un jour ! Au ciel dans ma patrie. Oui j'irai voir Marie, Ma joie et mon amour. » (voir la suite à la fin de cette homélie)       <br />
              <br />
       Après m’être arrêté un peu à ce souvenir, je me suis demandé, comme vous le faites sûrement en ce moment,  ce que veut dire pour notre foi : « Marie est montée au ciel ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La proclamation de la foi en l'Assomption de Marie au ciel</span>       <br />
              <br />
       C'est ce qu'on appelle le dogme de l'Assomption qui a été officialisé publiquement par le pape Pie XII le 1 novembre 1950 alors qu’on célébrait la fête de l’Assomption depuis des siècles.        <br />
              <br />
       Dans cette proclamation du dogme de l'Assomption le pape dit : «Nous proclamons, déclarons et définissons que c’est un dogme divinement révélé que Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste. »       <br />
              <br />
       Il y a deux choses à retenir dans cette proclamation : d’une part, la fin du cours de la vie sur terre de Marie, sa mort paisible tel un sommeil que la tradition appelle la « Dormition de la Vierge » et, d’autre part, ce que chante le cantique cité : la montée de Marie au ciel, son « Assomption » qui est la non-corruption de son corps et sa montée au ciel.        <br />
              <br />
       Eh oui! l’Assomption ne veut pas dire que Marie n’est pas morte. Elle veut dire que sa mort paisible a été suivie immédiatement de sa montée au ciel près de son Fils Jésus ressuscité qui y siège à la droite de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       En faisant cette proclamation, le Pape reconnaît que l’Église catholique considère que les traditions anciennes qui ont donné naissance aux célébrations liturgiques de l’Assomption  étaient conformes au dépôt de la Foi de l’Église. Et si l’on a besoin d’autres faits pour appuyer cette tradition, on constate que, contrairement à ce qui se produit pour le saints et le saintes il n’y a jamais eu mention au cours de l’histoire de reliques du corps de la Vierge Marie qu’on aurait conservées quelques part..       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie d’obéissance à Dieu</span>       <br />
              <br />
       Maintenant, si nous nous demandons quel est pour nous le sens de ce mystère de l’Assomption de Marie, nous comprenons facilement  qu’il est comme le sommet d’une vie toute donnée à Dieu.        <br />
              <br />
       Ce don a commencé dans  la réponse à l’ange Gabriel « Qu’il m’advienne selon ta parole ». Par ce oui Marie acceptait, dans la foi elle aussi, de porteur en elle comme maman le Sauveur du monde. Et tout de suite, comme nous le raconte l’évangile qu’on vient de lire, elle est partie visiter sa cousine Élisabeth enceinte de Jean-Baptiste qui sera le précurseur du Messie et qui baptisera Jésus.        <br />
              <br />
       Élisabeth reconnaît la grâce que Dieu a faite à Marie et lui dit : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni ». La suite de l'extait de  l'évangile que  je viens de lire reprends les paroles du Magnificat que saint Luc met dans la bouche de Marie. Ce poème que nous récitons souvent au Bréviaire chante le salut offert par Dieu en Jésus, le fils de Marie et le Sauveur qu’il donne à son peuple : « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.  Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.  Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. »       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Comme Marie nous avons à devenir pauvre ou à le rester pour accueillir le don de Dieu. Notre pauvreté comme celle de Marie est une ouverture à la volonté de Dieu et une disponibilité totale à sa volonté.        <br />
              <br />
       Et déjà nous pouvons non seulement la prier, mais nous unir à elle dans la gloire du Ciel. Cette gloire qui est la sienne maintenant ne l’empêche pas de se pencher vers nous comme une mère vers ses enfants conformément à ce que son Fils lui a demandé sur la croix en disant à saint Jean « Voici ta mère » et à Marie « Voici ton fils » (Jean 19, 26-27). Retenons que c’est le rôle particulier et unique de Marie au ciel de rester toujours tournée vers ses enfants de la terre. Nous pouvons la prier sans crainte. Elle est toujours à l’écoute.       <br />
              <br />
       Dans cet esprit, on a donné à Marie depuis des siècles le titre de Mère de l’Église. Et le pape François, en 2018, a institué une mémoire obligatoire de ce titre de la Vierge Marie, Mère de l'Église le lundi après la Pentecôte. Il a signé son décret le 11 février 2018, au 160e anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie où nous sommes rassemblés par la présence de Jésus dans son Corps et dans son Sang, nous garde proche de sa Mère qui l’a rejoint dans la gloire du ciel. Et chantons dans notre coeur  comme autrefois : « J’irai la voir un jour au ciel dans ma patrie ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval        <br />
       Séminaire de Québec        <br />
       </span>       <br />
       10 août 2021       <br />
              <br />
       ________________________________________________________       <br />
       <b>J'irai la voir un jour</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=LiAxFgz9cYc">Cliquez ici</a>  pour l'écouter sur YouTube       <br />
              <br />
       Refrain :       <br />
       Au ciel, au ciel, au ciel,       <br />
       J'irai la voir un jour,       <br />
       Au ciel, au ciel, au ciel,       <br />
       J'irai la voir un jour.       <br />
              <br />
       1.       <br />
       J'irai la voir un jour !       <br />
       Au ciel dans ma patrie.       <br />
       Oui j'irai voir Marie,       <br />
       Ma joie et mon amour.       <br />
              <br />
       2.       <br />
       J'irai la voir un jour,       <br />
       C'est le cri d'espérance       <br />
       Qui calme ma souffrance       <br />
       Au terrestre séjour.       <br />
              <br />
       3.       <br />
       J'irai la voir un jour,       <br />
       La Vierge incomparable,       <br />
       La Mère toute aimable       <br />
       Que chante mon amour.       <br />
              <br />
       4.       <br />
       J'irai la voir un jour,       <br />
       J'irai m'unir aux anges       <br />
       Et dire ses louanges       <br />
       Au ciel, avec sa cour.       <br />
              <br />
       5.       <br />
       J'irai la voir un jour,       <br />
       J'irai près de son trône :       <br />
       C'est là que Dieu couronne       <br />
       Les fils de son amour.       <br />
              <br />
       6.       <br />
       J'irai la voir un jour,       <br />
       J'irai loin de la terre       <br />
       Sur le Cœur de ma Mère       <br />
       Reposer sans retour.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>MESSE DU JOUR pour l'Assomption de la Vierge Marie       <br />
       </b>       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Une Femme, ayant le soleil pour manteau et la lune sous les pieds » (Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab)       <br />
       Lecture de l'Apocalypse de saint Jean       <br />
              <br />
       Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit,       <br />
           et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire.       <br />
              <br />
                Un grand signe apparut dans le ciel :       <br />
       une Femme,       <br />
       ayant le soleil pour manteau,       <br />
       la lune sous les pieds,       <br />
       et sur la tête une couronne de douze étoiles.       <br />
           Elle est enceinte, elle crie,       <br />
       dans les douleurs et la torture d’un enfantement.       <br />
           Un autre signe apparut dans le ciel :       <br />
       un grand dragon, rouge feu,       <br />
       avec sept têtes et dix cornes,       <br />
       et, sur chacune des sept têtes, un diadème.       <br />
           Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel,       <br />
       les précipita sur la terre.       <br />
       Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter,       <br />
       afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.       <br />
           Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle,       <br />
       celui qui sera le berger de toutes les nations,       <br />
       les conduisant avec un sceptre de fer.       <br />
       L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône,       <br />
           et la Femme s’enfuit au désert,       <br />
       où Dieu lui a préparé une place.       <br />
           Alors j’entendis dans le ciel une voix forte,       <br />
       qui proclamait :       <br />
       « Maintenant voici le salut,       <br />
       la puissance et le règne de notre Dieu,       <br />
       voici le pouvoir de son Christ ! »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 44, (45), 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16)       <br />
       R/ Debout, à la droite du Seigneur,       <br />
       se tient la reine, toute parée d’or. (cf. Ps 44, 10b)       <br />
              <br />
       Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ;       <br />
       oublie ton peuple et la maison de ton père :       <br />
       le roi sera séduit par ta beauté.       <br />
              <br />
       Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.       <br />
       Alors, les plus riches du peuple,       <br />
       chargés de présents, quêteront ton sourire.       <br />
              <br />
       Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,       <br />
       vêtue d’étoffes d’or ;       <br />
       on la conduit, toute parée, vers le roi.       <br />
              <br />
       Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;       <br />
       on les conduit parmi les chants de fête :       <br />
       elles entrent au palais du roi.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « En premier, le Christ ; ensuite, ceux qui lui appartiennent » (1 Co 15, 20-27a)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           le Christ est ressuscité d’entre les morts,       <br />
       lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.       <br />
           Car, la mort étant venue par un homme,       <br />
       c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.       <br />
           En effet, de même que tous les hommes       <br />
       meurent en Adam,       <br />
       de même c’est dans le Christ       <br />
       que tous recevront la vie,       <br />
           mais chacun à son rang :       <br />
       en premier, le Christ,       <br />
       et ensuite, lors du retour du Christ,       <br />
       ceux qui lui appartiennent.       <br />
           Alors, tout sera achevé,       <br />
       quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père,       <br />
       après avoir anéanti, parmi les êtres célestes,       <br />
       toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance.       <br />
           Car c’est lui qui doit régner       <br />
       jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.       <br />
           Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort,       <br />
           car il a tout mis sous ses pieds.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Le Puissant fit pour moi des merveilles : il élève les humbles » (Lc 1, 39-56)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Aujourd’hui s’est ouverte la porte du paradis :       <br />
       Marie est entrée dans la gloire de Dieu ;       <br />
       exultez dans le ciel, tous les anges !       <br />
       Alléluia.       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Marie se mit en route et se rendit avec empressement       <br />
       vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.       <br />
           Elle entra dans la maison de Zacharie       <br />
       et salua Élisabeth.       <br />
           Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,       <br />
       l’enfant tressaillit en elle.       <br />
       Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,       <br />
           et s’écria d’une voix forte :       <br />
       « Tu es bénie entre toutes les femmes,       <br />
       et le fruit de tes entrailles est béni.       <br />
           D’où m’est-il donné       <br />
       que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?       <br />
           Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,       <br />
       l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.       <br />
           Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles       <br />
       qui lui furent dites de la part du Seigneur. »       <br />
              <br />
           Marie dit alors :       <br />
       « Mon âme exalte le Seigneur,       <br />
           exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !       <br />
           Il s’est penché sur son humble servante ;       <br />
       désormais tous les âges me diront bienheureuse.       <br />
           Le Puissant fit pour moi des merveilles ;       <br />
       Saint est son nom !       <br />
           Sa miséricorde s’étend d’âge en âge       <br />
       sur ceux qui le craignent.       <br />
           Déployant la force de son bras,       <br />
       il disperse les superbes.       <br />
           Il renverse les puissants de leurs trônes,       <br />
       il élève les humbles.       <br />
           Il comble de biens les affamés,       <br />
       renvoie les riches les mains vides.       <br />
           Il relève Israël son serviteur,       <br />
       il se souvient de son amour,       <br />
           de la promesse faite à nos pères,       <br />
       en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »       <br />
              <br />
           Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,       <br />
       puis elle s’en retourna chez elle.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   </content>
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