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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:58:50+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »</title>
   <updated>2025-07-15T21:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Marthe-et-Marie-s-attacher-a-l-essentiel_a1254.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-07-15T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C le 20 juillet 2025 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/89379165-63200109.jpg?v=1652362025" alt="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »" title="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »" />
     </div>
     <div>
      « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses » dit Jésus à Marthe. Tandis qu’à Marie, il dit qu’elle a choisi la meilleure part. On est toujours un peu surpris par cet épisode de l’évangile, même heurté – ma sœur me dit qu’elle ne peut supporter ce récit qui la chavire, elle qui met toute son énergie pour sa famille, ses enfants et ses petits-enfants.        <br />
              <br />
       Est-ce que Jésus ici est en train de dire que ça ne vaut pas la peine de se dévouer, de «se  forcer » un peu, de se  démener pour sa famille, pour ses enfants, pour recevoir des parents ou des amis?       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux visites</span>       <br />
              <br />
       À première vue, on peut penser cela, mais ici Jésus ne veut pas, je pense, décerner un trophée et donner un prix d’excellence à l’une des deux sœurs. C’est aussi bon de laver la vaisselle que de causer au salon avec les invités, la « visite », comme on dit au Québec.        <br />
              <br />
       Jésus,  à partir de ce fait de la vie courante (tout le monde sait un peu ce que c’est que de recevoir de la « visite ») veut nous nous montrer et nous apprendre à bien recevoir les visites de Dieu dans notre vie : comment recevoir Dieu dans le quotidien, au travail, dans la prière, à l’Eucharistie, à la maison etc.       <br />
              <br />
       Ici dans cet épisode évangélique, c’est Marthe et Marie qui sont les hôtesses, qui font l’hospitalité, qui reçoivent le Fils de Dieu : Jésus. La première lecture nous présente aussi un personnage qui reçoit, C’est Abraham au chêne de Mambré  qui s'active pour recevoir dignement des visiteurs (trois anges qui représentent les trois personnes de la Sainte Trinité). Lui aussi le fait pour bien recevoir ses visiteurs. Il fait tuer un veau, sa femme prépare des galettes. C’est l’hospitalité chaleureuse des gens du désert qui s’exprime simplement.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Dans le deux cas remarquez ceci : les hôtes (Marie et Marthe et Abraham) se rendent compte  (Marthe peut-être moins) que finalement ce n’est pas eux qui reçoivent, qui accueillent les visiteurs, mais c’est leur visiteur lui-même (les anges, Dieu, Jésus) qui les reçoit, qui leur apporte sa présence, qui leur ouvre son intimité.        <br />
              <br />
       C’est un renversement : le visiteur (Dieu, Jésus) accueille la personne visitée. En français d’ailleurs le mot hôte se dit tant de la personne qui reçoit que de celle qui est reçue. Voilà une belle clé de lecture de ces textes.       <br />
              <br />
       Appliquons cela à la scène de l’évangile.        <br />
              <br />
       Ainsi les reproches de Jésus à Marthe « tu en fais trop » sont plutôt une mise en garde. Jésus ici nous dit en somme : « Attention de seulement faire des choses et de ne pas être avec les personnes ».        <br />
              <br />
       Ça vous est sûrement arrivé de vous dire après que les visiteurs étaient partis (ou que vos enfants avaient quittés)  « Mon Dieu, on a regardé la télé tout le temps, on a fait le tour des boutiques etc.., mais on n‘a pas pris le temps de se parler et surtout d’écouter celui ou celle qui était avec nous ». Ce qui arrive c’est qu’on a peur de ces moments plus vrais de partage, d’intimité. On les court-circuite. On s’agite, on s’affaire, on a son travail, ses engagements, ses loisirs. Les enfants disent parfois à leurs parents « Tu n’as jamais le temps d’être là. Tu es  toujours parti ». Ça peut être l’inverse aussi : « Tu es toujours sur ton IPhone » diront les parents.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Le faire et l’être</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez l’accent est mis sur le faire  sur le paraitre au lieu d’être mis sur l’être-avec. Et pourtant l’essentiel c’est l’être. J’ai lu que Goethe, un poète allemand, disait « Vieillir c’est quitter les apparences ». Il voulait dire par là qu’en prenant de l’âge on a plus de chance de s’attacher à l’essentiel, à l’être. Je ne sais si c’est vrai de toutes les personnes qui vieillissent, mais « s'attacher à l'essentiel » c’est un programme qui vaut pour tout le monde.        <br />
              <br />
       Voilà donc le message d’aujourd’hui dans l’évangile. Jésus nous rappelle  que les relations avec les autres, ce n’est pas seulement de faire des choses pour eux ou pour elles, mais c’est de prendre le temps de les aimer. Comment ? En les écoutant, en leur donnant du temps, en s’intéressant à leur personne, à ce qu’ils sont et non uniquement à ce qu’ils font.       <br />
              <br />
       Le message qu’on peut retenir c’est celui d’être des personnes dont les activités de service, de dévouement, de générosité (comme Marthe) sont animées par le désir de vivre à l’écoute de Jésus dans la prière (comme Marie), d’être des « Marie-Marthe ». Pour cela il est bon de prendre des moments de tranquillité, même si ce n’est que quelques minutes ici et là. Le temps des vacances est propice à cela, profitons-en.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à accueillir Jésus qui nous visite dans son Corps et dans son Sang. « Voici que je me tiens à la porte et je frappe, dit le Seigneur : si quelqu’un entend ma voix, s’il m’ouvre, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec, et lui avec moi » dit-on dans l’antienne de communion de ce dimanche (Apocalypse 3, 20). Si nous ouvrons la porte, la visite du Seigneur nous changera pour le mieux. Nous deviendrons de meilleurs disciples comme Jésus le désire et le souhaite pour chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québe</span>c       <br />
              <br />
       25 juillet 2025       <br />
              <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12 juillet 2022 et du12  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Mon seigneur, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur » (Gn 18, 1-10a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham,       <br />
       qui était assis à l’entrée de la tente.       <br />
       C’était l’heure la plus chaude du jour.       <br />
           Abraham leva les yeux,       <br />
       et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.       <br />
       Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente       <br />
       et se prosterna jusqu’à terre.       <br />
           Il dit :       <br />
       « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,       <br />
       ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.       <br />
           Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,       <br />
       vous vous laverez les pieds,       <br />
       et vous vous étendrez sous cet arbre.       <br />
           Je vais chercher de quoi manger,       <br />
       et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,       <br />
       puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Fais comme tu l’as dit. »       <br />
           Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,       <br />
       et il dit :       <br />
       « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,       <br />
       pétris la pâte et fais des galettes. »       <br />
           Puis Abraham courut au troupeau,       <br />
       il prit un veau gras et tendre,       <br />
       et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.       <br />
           Il prit du fromage blanc, du lait,       <br />
       le veau que l’on avait apprêté,       <br />
       et les déposa devant eux ;       <br />
       il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,       <br />
       pendant qu’ils mangeaient.       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Où est Sara, ta femme ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Elle est à l’intérieur de la tente. »       <br />
           Le voyageur reprit :       <br />
       « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,       <br />
       et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5)       <br />
       R/ Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? (Ps 14, 1a)       <br />
              <br />
       Celui qui se conduit parfaitement,       <br />
       qui agit avec justice       <br />
       et dit la vérité selon son cœur.       <br />
       Il met un frein à sa langue.       <br />
              <br />
       Il ne fait pas de tort à son frère       <br />
       et n’outrage pas son prochain.       <br />
       À ses yeux, le réprouvé est méprisable       <br />
       mais il honore les fidèles du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il ne reprend pas sa parole.       <br />
       Il prête son argent sans intérêt,       <br />
       n’accepte rien qui nuise à l’innocent.       <br />
       Qui fait ainsi demeure inébranlable.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le mystère qui était caché depuis toujours mais qui maintenant a été manifesté » (Col 1, 24-28)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           maintenant je trouve la joie dans les souffrances       <br />
       que je supporte pour vous ;       <br />
       ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ       <br />
       dans ma propre chair,       <br />
       je l’accomplis pour son corps qui est l’Église.       <br />
           De cette Église, je suis devenu ministre,       <br />
       et la mission que Dieu m’a confiée,       <br />
       c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole,       <br />
           le mystère qui était caché depuis toujours       <br />
       à toutes les générations,       <br />
       mais qui maintenant a été manifesté       <br />
       à ceux qu’il a sanctifiés.       <br />
           Car Dieu a bien voulu leur faire connaître       <br />
       en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère       <br />
       parmi toutes les nations :       <br />
       le Christ est parmi vous,       <br />
       lui, l’espérance de la gloire !       <br />
              <br />
          Ce Christ, nous l’annonçons :       <br />
       nous avertissons tout homme,       <br />
       nous instruisons chacun en toute sagesse,       <br />
       afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux ceux qui ont entendu la Parole       <br />
       dans un cœur bon et généreux,       <br />
       qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 8, 15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus entra dans un village.       <br />
       Une femme nommée Marthe le reçut.       <br />
           Elle avait une sœur appelée Marie       <br />
       qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.       <br />
           Quant à Marthe, elle était accaparée       <br />
       par les multiples occupations du service.       <br />
       Elle intervint et dit :       <br />
       « Seigneur, cela ne te fait rien       <br />
       que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?       <br />
       Dis-lui donc de m’aider. »       <br />
           Le Seigneur lui répondit :       <br />
       « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci       <br />
       et tu t’agites pour bien des choses.       <br />
           Une seule est nécessaire.       <br />
       Marie a choisi la meilleure part,       <br />
       elle ne lui sera pas enlevée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »</title>
   <updated>2023-03-26T13:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2023-03-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du Carême (Année A) 26 mars 2023. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/70238278-49012640.jpg?v=1675947939" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A : « Avec Lui nous vivrons »" />
     </div>
     <div>
      La résurrection de Lazare est le dernier des signes que rapporte saint Jean avant la Passion de Jésus. Ce signe annonce la Résurrection de Jésus. Il la préfigure. Il en est comme l’avant-première. Il nous permet ainsi de saisir l’essentiel de notre Baptême qui nous fait passer avec Jésus de la mort à la vie. « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons » dit Saint Paul  (Romains 14, 7).         <br />
              <br />
       Voilà en quelques mots l’enseignement que nous pouvons retenir de cet épisode des plus parlants de la vie de Jésus qui vient de nous être rappelé. Arrêtons-nous un peu plus longtemps pour le méditer.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Dans ce récit de la résurrection de Lazare nous avons plusieurs personnes qui sont mises en scène Marthe, Marie, les amis, Lazare et Jésus bien sûr. On est entraîné dans une scène de la vie courante. Jésus est au milieu de gens qui l’aiment et qu’il aime, de gens éprouvés par la peine, de gens qui se questionnent sur les événements qu’ils vivent, éprouvés par la perte d’un être cher.       <br />
              <br />
       C’est une chose qui m’a frappé dans ce récit. Jésus est ici dans  une grande famille, dans un groupe auquel il se rattache par des liens d’amitié, par une convivialité répétée. Jésus n’apparaît pas comme quelqu’un au-dessus des autres ou séparé de leurs préoccupations. Il est inséré dans la vie humaine ordinaire. C’est cela le mystère de l’Incarnation. Il est vraiment humain. Il a des amis, il pleure la mort de l’un d’eux, il console sa famille…et il fera pour elle un geste extraordinaire où se révèle sa nature divine, sa proximité particulière avec Dieu. Ce qu’il fait n’est pas prévu et surprend tout le monde. Il fait revenir son ami Lazare à la vie.       <br />
              <br />
       Mais avant ce signe éclatant, il prend le temps d’en donner le sens et de l’expliquer. Ce qui nous vaut  le magnifique dialogue avec Marthe qui précède la résurrection de son frère. Jésus ainsi veut que les gens autour de lui ne se laissent pas prendre uniquement par le miracle qui suivra, mais par son sens et sa signification pour leur foi.       <br />
              <br />
       Les miracles de Jésus pour l’évangéliste saint Jean sont toujours des signes de sa mission. Vous vous souvenez de celui de Cana où il change l’eau en vin. Le récit qui en est fait se termine par ces mots « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.» (Jean 2, 11).  Celui de la résurrection de Lazare est le dernier des signes que fait Jésus avant de passer de ce monde au Père, avant sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       Réécoutons ce dialogue de Jésus avec Marthe à l’entrée du village alors qu’il arrive à Béthanie où Marthe et Marie l’attendent depuis quelques jours.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le sens du signe de la résurrection de Lazare</span>       <br />
              <br />
       Marthe commence par un doux reproche à Jésus « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » et elle continue en lui exprimant une confiance absolue : « Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui répond en lui annonçant que  son frère ressuscitera, ce qui ne surprend pas Marthe qui croit déjà à la résurrection des morts et qui dit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour ».       <br />
              <br />
       La réponse qui suit de la part de Jésus, en plus d’être inattendue pour elle, est renversante. Jésus lui demande un acte de foi totale. Il se révèle à elle en disant « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Et il la provoque directement en lui demandant « Crois-tu cela? ».        <br />
              <br />
       Marthe fait ici la plus belle profession de foi qui puisse se faire : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ». On peut penser que depuis le temps qu’ils connaissaient Jésus, Marthe ainsi que  sa sœur Marie et son frère Lazare avaient saisi avec les yeux de la foi ce qu’était profondément cet ami qu’ils aimaient bien. Ils l’avaient entendu prêcher. Ses paroles les avaient remués. Ils  les avaient méditées dans leur cœur et pour eux son caractère divin ne faisait pas de doute. C’est ce que Marthe exprime avec tout son cœur.       <br />
              <br />
       Le dialogue avec Marthe se complète avec l’arrivée de Marie, sa sœur, toute éplorée, qui y va, elle aussi, d’un doux reproche comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Jésus continue son chemin et parvenu au tombeau, il rend grâces au Père et le miracle se produit. Lazare revient à la vie. Il sort de son tombeau, comme Jésus sortira du tombeau le troisième jour après la Passion.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application au Baptême</span>       <br />
              <br />
       Ce miracle, ce signe, est l’annonce de la résurrection de Jésus qui passe de la mort à la vie et aussi de notre Baptême. Le Baptême est un passage, en effet. Par le Baptême, nous sommes ensevelis avec le Christ et avec lui nous naissons à une vie nouvelle dans l’Esprit. C’est ce que signifie bien le baptême par immersion que font nos frères orthodoxes et que nous ne faisons plus, nous contentant de verser de l’eau sur la tête de la personne qui est baptisée, alors que nos frères orthodoxes, comme les premiers chrétiens, plongent la personne baptisée dans une cuve d’eau ou dans un ruisseau. Le symbolisme de la naissance à une vie nouvelle est ainsi beaucoup plus parlant.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit,  être baptisé c’est mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui, c’est passer de la vie ancienne à la vie nouvelle avec le Christ vivant totalement pour Dieu.  « Car il est mort, et c`est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. » (Romains 6, 10).       <br />
              <br />
       Notre itinéraire baptismal éclairé cette année par trois grands récits : celui de la Samaritaine, celui de l’aveugle-né et aujourd’hui celui de la résurrection de Lazare nous  a permis de nous préparer de façon remarquable à la Semaine Sainte où nous suivrons Jésus dans les derniers jours de sa vie. Être baptisé, en effet, c’est suivre Jésus, marcher sur ses traces et entrer avec lui dans le Dessein de Salut de Dieu pour l’humanité tout entière. Avec lui nous portons les péchés du monde, avec lui nous ressusciterons, avec lui nous verrons Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Que notre Eucharistie aujourd’hui soit pour nous une nouvelle occasion de faire comme Marthe une profession de foi totale en Jésus en lui disant : « Oui, Seigneur,  je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 mars 2023       <br />
              <br />
       <!-- Reprise avec corrections de l'homélie du 28 mars 2017-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Avec-Lui-nous-vivrons_a1111.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »</title>
   <updated>2022-07-19T13:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Marthe-et-Marie-s-attacher-a-l-essentiel_a1073.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/64228929-46109426.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-12T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C le 17 juillet 2022 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec recteur de cette desserte. Textes : I Rois 19, 16b.1-21, Galates 5, 1.13-18 et Luc 9, 51-62.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/64228929-46109426.jpg?v=1652362025" alt="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »" title="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C : « Marthe et Marie : s'attacher à l'essentiel »" />
     </div>
     <div>
      « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses » dit Jésus à Marthe. Tandis qu’à Marie, il dit qu’elle a choisi la meilleure part. On est toujours un peu surpris par cet épisode de l’évangile, même heurté – ma sœur me dit qu’elle ne peut supporter ce récit qui la chavire, elle qui met toute son énergie pour sa famille, ses enfants et ses petits-enfants.        <br />
              <br />
       Est-ce que Jésus ici est en train de dire que ça ne vaut pas la peine de se dévouer, de «se  forcer » un peu, de se  démener pour sa famille, pour ses enfants, pour recevoir des parents ou des amis?       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux visites</span>       <br />
              <br />
       À première vue, on peut penser cela, mais ici Jésus ne veut pas, je pense, décerner un trophée et donner un prix d’excellence à l’une des deux sœurs. C’est aussi bon de laver la vaisselle que de causer au salon avec les invités, la « visite », comme on dit au Québec.        <br />
              <br />
       Jésus,  à partir de ce fait de la vie courante (tout le monde sait un peu ce que c’est que de recevoir de la « visite ») veut nous nous montrer et nous apprendre à bien recevoir les visites de Dieu dans notre vie : comment recevoir Dieu dans le quotidien, au travail, dans la prière, à l’Eucharistie, à la maison etc.       <br />
              <br />
       Ici dans cet épisode évangélique, c’est Marthe et Marie qui sont les hôtesses, qui font l’hospitalité, qui reçoivent le Fils de Dieu : Jésus. La première lecture nous présente aussi un personnage qui reçoit, C’est Abraham au chêne de Mambré  qui s'active pour recevoir dignement des visiteurs (trois anges qui représentent les trois personnes de la Sainte Trinité). Lui aussi le fait pour bien recevoir ses visiteurs. Il fait tuer un veau, sa femme prépare des galettes. C’est l’hospitalité chaleureuse des gens du désert qui s’exprime simplement.        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Dans le deux cas remarquez ceci : les hôtes (Marie et Marthe et Abraham) se rendent compte  (Marthe peut-être moins) que finalement ce n’est pas eux qui reçoivent, qui accueillent les visiteurs, mais c’est leur visiteur lui-même (les anges, Dieu, Jésus) qui les reçoit, qui leur apporte sa présence, qui leur ouvre son intimité.        <br />
              <br />
       C’est un renversement : le visiteur (Dieu, Jésus) accueille la personne visitée. En français d’ailleurs le mot hôte se dit tant de la personne qui reçoit que de celle qui est reçue. Voilà une belle clé de lecture de ces textes.       <br />
              <br />
       Appliquons cela à la scène de l’évangile.        <br />
              <br />
       Ainsi les reproches de Jésus à Marthe « tu en fais trop » sont plutôt une mise en garde. Jésus ici nous dit en somme : « Attention de seulement faire des choses et de ne pas être avec les personnes ».        <br />
              <br />
       Ça vous est sûrement arrivé de vous dire après que les visiteurs étaient partis (ou que vos enfants avaient quittés)  « Mon Dieu, on a regardé la télé tout le temps, on a fait le tour des boutiques etc.., mais on n‘a pas pris le temps de se parler et surtout d’écouter celui ou celle qui était avec nous ». Ce qui arrive c’est qu’on a peur de ces moments plus vrais de partage, d’intimité. On les court-circuite. On s’agite, on s’affaire, on a son travail, ses engagements, ses loisirs. Les enfants disent parfois à leurs parents « Tu n’as jamais le temps d’être là. Tu es  toujours parti ». Ça peut être l’inverse aussi : « Tu es toujours sur ton IPhone » diront les parents.       <br />
              <br />
       III –<span style="font-style:italic"> Le faire et l’être</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez l’accent est mis sur le faire  sur le paraitre au lieu d’être mis sur l’être-avec. Et pourtant l’essentiel c’est l’être. J’ai lu que Goethe, un poète allemand, disait « Vieillir c’est quitter les apparences ». Il voulait dire par là qu’en prenant de l’âge on a plus de chance de s’attacher à l’essentiel, à l’être. Je ne sais si c’est vrai de toutes les personnes qui vieillissent, mais « s'attacher à l'essentiel » c’est un programme qui vaut pour tout le monde.        <br />
              <br />
       Voilà donc le message d’aujourd’hui dans l’évangile. Jésus nous rappelle  que les relations avec les autres, ce n’est pas seulement de faire des choses pour eux ou pour elles, mais c’est de prendre le temps de les aimer. Comment ? En les écoutant, en leur donnant du temps, en s’intéressant à leur personne, à ce qu’ils sont et non uniquement à ce qu’ils font.       <br />
              <br />
       Le message qu’on peut retenir c’est celui d’être des personnes dont les activités de service, de dévouement, de générosité (comme Marthe) sont animées par le désir de vivre à l’écoute de Jésus dans la prière (comme Marie), d’être des « Marie-Marthe ». Pour cela il est bon de prendre des moments de tranquillité, même si ce n’est que quelques minutes ici et là. Le temps des vacances est propice à cela, profitons-en.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous aide à accueillir Jésus qui nous visite dans son Corps et dans son Sang. « Voici que je me tiens à la porte et je frappe, dit le Seigneur : si quelqu’un entend ma voix, s’il m’ouvre, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec, et lui avec moi » dit-on dans l’antienne de communion de ce dimanche (Apocalypse 3, 20). Si nous ouvrons la porte, la visite du Seigneur nous changera pour le mieux. Nous deviendrons de meilleurs disciples comme Jésus le désire et le souhaite pour chacun et chacune de nous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québe</span>c       <br />
              <br />
       12 juillet 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 12  juillet 2016-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Mon seigneur, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur » (Gn 18, 1-10a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham,       <br />
       qui était assis à l’entrée de la tente.       <br />
       C’était l’heure la plus chaude du jour.       <br />
           Abraham leva les yeux,       <br />
       et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.       <br />
       Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente       <br />
       et se prosterna jusqu’à terre.       <br />
           Il dit :       <br />
       « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,       <br />
       ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.       <br />
           Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,       <br />
       vous vous laverez les pieds,       <br />
       et vous vous étendrez sous cet arbre.       <br />
           Je vais chercher de quoi manger,       <br />
       et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,       <br />
       puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Fais comme tu l’as dit. »       <br />
           Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,       <br />
       et il dit :       <br />
       « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,       <br />
       pétris la pâte et fais des galettes. »       <br />
           Puis Abraham courut au troupeau,       <br />
       il prit un veau gras et tendre,       <br />
       et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.       <br />
           Il prit du fromage blanc, du lait,       <br />
       le veau que l’on avait apprêté,       <br />
       et les déposa devant eux ;       <br />
       il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,       <br />
       pendant qu’ils mangeaient.       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Où est Sara, ta femme ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Elle est à l’intérieur de la tente. »       <br />
           Le voyageur reprit :       <br />
       « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,       <br />
       et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5)       <br />
       R/ Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? (Ps 14, 1a)       <br />
              <br />
       Celui qui se conduit parfaitement,       <br />
       qui agit avec justice       <br />
       et dit la vérité selon son cœur.       <br />
       Il met un frein à sa langue.       <br />
              <br />
       Il ne fait pas de tort à son frère       <br />
       et n’outrage pas son prochain.       <br />
       À ses yeux, le réprouvé est méprisable       <br />
       mais il honore les fidèles du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il ne reprend pas sa parole.       <br />
       Il prête son argent sans intérêt,       <br />
       n’accepte rien qui nuise à l’innocent.       <br />
       Qui fait ainsi demeure inébranlable.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Le mystère qui était caché depuis toujours mais qui maintenant a été manifesté » (Col 1, 24-28)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           maintenant je trouve la joie dans les souffrances       <br />
       que je supporte pour vous ;       <br />
       ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ       <br />
       dans ma propre chair,       <br />
       je l’accomplis pour son corps qui est l’Église.       <br />
           De cette Église, je suis devenu ministre,       <br />
       et la mission que Dieu m’a confiée,       <br />
       c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole,       <br />
           le mystère qui était caché depuis toujours       <br />
       à toutes les générations,       <br />
       mais qui maintenant a été manifesté       <br />
       à ceux qu’il a sanctifiés.       <br />
           Car Dieu a bien voulu leur faire connaître       <br />
       en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère       <br />
       parmi toutes les nations :       <br />
       le Christ est parmi vous,       <br />
       lui, l’espérance de la gloire !       <br />
              <br />
          Ce Christ, nous l’annonçons :       <br />
       nous avertissons tout homme,       <br />
       nous instruisons chacun en toute sagesse,       <br />
       afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux ceux qui ont entendu la Parole       <br />
       dans un cœur bon et généreux,       <br />
       qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 8, 15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus entra dans un village.       <br />
       Une femme nommée Marthe le reçut.       <br />
           Elle avait une sœur appelée Marie       <br />
       qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.       <br />
           Quant à Marthe, elle était accaparée       <br />
       par les multiples occupations du service.       <br />
       Elle intervint et dit :       <br />
       « Seigneur, cela ne te fait rien       <br />
       que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?       <br />
       Dis-lui donc de m’aider. »       <br />
           Le Seigneur lui répondit :       <br />
       « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci       <br />
       et tu t’agites pour bien des choses.       <br />
           Une seule est nécessaire.       <br />
       Marie a choisi la meilleure part,       <br />
       elle ne lui sera pas enlevée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Marthe-et-Marie-s-attacher-a-l-essentiel_a1073.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » </title>
   <updated>2020-04-07T18:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Seigneur-si-tu-avais-ete-ici_a943.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/42789660-35548099.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-24T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 5e dimanche du carême Année A 29 mars 2020. Textes: Ezéchiel 37, 12-14, Romains 8, 8-11 et Jean 11, 1-45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/42789660-35548099.jpg?v=1581728642" alt="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » " title="Homélie pour le 5e dimanche du Carême Année A  « Seigneur, si tu avais été ici... » " />
     </div>
     <div>
      Le récit de la résurrection de Lazare est un des récits les plus spectaculaires de l’évangile avec celui de la tempête apaisée par Jésus (cf. <span style="font-style:italic">Marc</span> 4, 35- 41, <span style="font-style:italic">Mathieu</span> 8, 23-27, <span style="font-style:italic">Luc</span> 8, 22-25). Ces deux récits poursuivent le même but à savoir nous montrer que pour Jésus, notre Seigneur et notre Sauveur, les limites habituelles n’existent pas. La puissance de la grâce de Dieu qu’il apporte au monde franchit tous les obstacles. Il n’y a plus  de barrières si la foi est au rendez-vous.       <br />
              <br />
       Voilà, sommairement dit, le message qu’on peut retenir de l’évangile de ce dimanche. Mais prenons le temps d’y regarder de plus près, si vous le voulez bien, car le récit de la résurrection de Lazare comporte pour nous aujourd'hui un enseignement très adapté à nos communautés chrétiennes.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Trop tard</span>       <br />
              <br />
       Sans entrer dans les détails de ce récit, je retiens un point qui m’a frappé et qui est repris par divers auteurs aujourd’hui comme le Père Martin Werlen, ancien abbé d’Einsiedeln en Suisse (référence à la fin). Ce que j’ai retenu c’est que Jésus arrive trop tard sur les lieux. Marthe ne se gêne pas pour le lui faire remarquer : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » De son côté, Jésus ne se presse pas pour entrer en action : « Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.  Puis, après cela, il dit aux disciples : ‘‘Revenons en Judée’’ ».       <br />
              <br />
       Cette mise en scène du récit n’est pas anodine. Elle nous fait penser au premier miracle de Jésus à Cana où Marie lui fait remarquer qu’il n’y a plus de vin… trop tard pour les invités qui  en redemandent (cf. <span style="font-style:italic">Jean </span>2, 8-10).       <br />
              <br />
       Ce thème du « trop tard » parcourt plusieurs récits des évangiles et il est riche d’enseignement pour nous. Dans tous le cas, il est associé à une démarche de foi dans le Dieu de l’impossible comme Jésus le dit a ses disciples incrédules : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »  (<span style="font-style:italic">Marc</span> 10, 27)        <br />
              <br />
       Tout est possible pour Dieu.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une foi sans retenue</span>       <br />
              <br />
       Le retard de Jésus à se rendre à Béthanie alors qu’on lui a annoncé la maladie de son ami Lazare prépare une venue qui sera l’occasion d’un message essentiel pour la vie des disciples. C’est dans la conversation avec Marthe qu’il ressort le mieux.        <br />
              <br />
       Celle-ci est peinée de la disparition de son frère. Elle le dit simplement à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ». Et la conversation continue pour se terminer par une profession de foi de Marthe : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ».       <br />
              <br />
       Nous y sommes. Dans cette réponse de Marthe nous avons une profession de foi absolue où elle s’en remet totalement à Dieu et reconnait en Jésus son Envoyé. Elle ne met aucune limite à sa foi. Elle ne pose pas de questions. Elle fait confiance à une personne. Cette personne est Jésus qu’on voit tout ému et qui pleure. Ses liens humains sont bien réels, mais il porte en lui la puissance de Dieu. Il la manifestera pour ressusciter son ami Lazare.        <br />
              <br />
       Pour Dieu, il n’est jamais trop tard.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Ces quelques mots ont cherché dans ce récit un message adapté à notre Église aujourd’hui. Celui-ci touche surtout les Églises qui sont en perte de vitesse. On a l’habitude de dire qu’il est minuit moins cinq pour ces Églises et qu’il faut au plus vite se mettre à l’œuvre. Ce qu’on fait en inventant des moyens de rassemblement nouveaux, des techniques de leadership, des suivis bien planifiés etc. et pourtant le temps passe. Rien ne permet de l’arrêter.        <br />
              <br />
       N’est-on pas plutôt dans la situation où Jésus se retrouve avec Lazare ? Il est trop tard. Il n’est plus minuit moins cinq, mais minuit et cinq. C’est dans cette situation que le Dieu de l’impossible se révèle. Ce qui paraît mort ne l’est pas vraiment, ce qui est passé n’est pas disparu, ce qui a rassemblé n’est pas mort. Ce qui manque c’est la foi en l’action toujours vivante du Dieu de l’impossible. C’est lorsque tout semble perdu, lorsqu’il est trop tard du point de vue de nos regards humains, que  la grâce de Dieu éclate sans retenue. Le prophète Ézéchiel nous le rappelle dans la première lecture : « Quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple !  Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ».       <br />
              <br />
       Cet abandon confiant n’est pas du défaitisme. Il nous met sur la bonne voie, celle de la foi qui, non seulement s’exprime dans des rites ou des instituions, mais dans une relation personnelle avec celui en qui on met sa confiance. Cette relation personnelle se vivra en nous faisant sortir de nos étroitesses et de nos projets à courte vue. Cette relation personnelle sera une relation d’amour, de confiance et d’abandon. C’est une relation qui fait vivre comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous ».       <br />
               <br />
       Jésus a vécu profondément un abandon total à Dieu toute sa vie et, ici devant le tombeau de Lazare, de façon exceptionnelle la réponse de Dieu éclate devant tout  le monde lorsque Lazare sort du tombeau. L’abandon total de Jésus se terminera sur la croix, mais alors que c’est trop tard pour la plupart de ses disciples, le matin de Pâques la situation est retournée. Il est ressuscité. Il a franchi les limites de la mort et il est vivant pour nous sauver.       <br />
              <br />
       Pourquoi ne pourrait-il pas aujourd’hui faire la même chose avec nos communautés chrétiennes, particulièrement celles qui sont démunies et appauvries de toutes sortes façons ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce récit de la résurrection de Lazare nous provoque à un surplus de foi dans une époque où se manifeste l’incroyance sous toutes ses formes et où même les personnes croyantes se laissent séduire par l’air ambiant.        <br />
              <br />
       Associons-nous de façon spéciale ce matin aux personnes qui se préparent au baptême, les catéchumènes. Normalement, elles seraient  baptisées la Nuit de Pâques mais à cause de la crise du coronavirus qui a chamboulé leur préparation et qui limite les rassemblements, il en sera autrement cette année. L’évangile de la résurrection de Lazare préfigure ce que sera le baptême pour elles : le passage de la mort à la vie.        <br />
              <br />
       Pour elles comme pour nous, le « trop tard » nous permet d’aller avec confiance vers le Dieu qui peut tout. Le « minuit et cinq » se transforme en une résurrection semblable à celle de Lazare. C’est Lui, Jésus,  le Roi et le Maître, qui décide de relever ce qui est mort et de le transformer en vie éternelle.        <br />
              <br />
       Entrons avec joie dans ce monde de la vie en plénitude qui est commencée en nous par le baptême.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       25 mars 2020       <br />
              <br />
       ___________________________________       <br />
              <br />
       Martin Werden, <span style="font-style:italic">Trop tard! Une provocation pour l'Église Une espérance pour tous</span>, Éditions Saint-Augustin, Saint-Maurice (Suisse), 2019, 216 pp.        <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE du 5e dimanche du Carême Année A        <br />
               <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
              <br />
       « Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez » (Ez 37, 12-14)       <br />
       Lecture du livre du prophète Ézékiel       <br />
              <br />
       Ainsi parle le Seigneur Dieu :       <br />
       Je vais ouvrir vos tombeaux       <br />
       et je vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple,       <br />
       et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.       <br />
           Vous saurez que Je suis le Seigneur,       <br />
       quand j’ouvrirai vos tombeaux       <br />
       et vous en ferai remonter,       <br />
       ô mon peuple !       <br />
           Je mettrai en vous mon esprit,       <br />
       et vous vivrez ;       <br />
       je vous donnerai le repos sur votre terre.       <br />
       Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :       <br />
       j’ai parlé       <br />
       et je le ferai       <br />
       – oracle du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)       <br />
       R/ Près du Seigneur est l’amour,       <br />
       près de lui abonde le rachat. (Ps 129, 7bc)       <br />
              <br />
       Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,       <br />
       Seigneur, écoute mon appel !       <br />
       Que ton oreille se fasse attentive       <br />
       au cri de ma prière !       <br />
              <br />
       Si tu retiens les fautes, Seigneur,       <br />
       Seigneur, qui subsistera ?       <br />
       Mais près de toi se trouve le pardon       <br />
       pour que l’homme te craigne.       <br />
              <br />
       J’espère le Seigneur de toute mon âme ;       <br />
       je l’espère, et j’attends sa parole.       <br />
       Mon âme attend le Seigneur       <br />
       plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.       <br />
              <br />
       Oui, près du Seigneur, est l’amour ;       <br />
       près de lui, abonde le rachat.       <br />
       C’est lui qui rachètera Israël       <br />
       de toutes ses fautes.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous » (Rm 8, 8-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ceux qui sont sous l’emprise de la chair       <br />
       ne peuvent pas plaire à Dieu.       <br />
           Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair,       <br />
       mais sous celle de l’Esprit,       <br />
       puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.       <br />
       Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.       <br />
           Mais si le Christ est en vous,       <br />
       le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché,       <br />
       mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.       <br />
           Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts       <br />
       habite en vous,       <br />
       celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts       <br />
       donnera aussi la vie à vos corps mortels       <br />
       par son Esprit qui habite en vous.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 1-45)       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi.       <br />
       Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.       <br />
       Celui qui croit en moi ne mourra jamais.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur,       <br />
       gloire à toi. (cf. Jn 11, 25a.26)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           il y avait quelqu’un de malade,       <br />
       Lazare, de Béthanie,       <br />
       le village de Marie et de Marthe, sa sœur.       <br />
           Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur       <br />
       et lui essuya les pieds avec ses cheveux.       <br />
       C’était son frère Lazare qui était malade.       <br />
           Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
           Les disciples lui dirent :       <br />
       « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,       <br />
       et tu y retournes ? »       <br />
           Jésus répondit :       <br />
       « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?       <br />
       Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,       <br />
       parce qu’il voit la lumière de ce monde ;       <br />
           mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,       <br />
       parce que la lumière n’est pas en lui. »       <br />
           Après ces paroles, il ajouta :       <br />
       « Lazare, notre ami, s’est endormi ;       <br />
       mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »       <br />
           Les disciples lui dirent alors :       <br />
       « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »       <br />
           Jésus avait parlé de la mort ;       <br />
       eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.       <br />
           Alors il leur dit ouvertement :       <br />
       « Lazare est mort,       <br />
           et je me réjouis de n’avoir pas été là,       <br />
       à cause de vous, pour que vous croyiez.       <br />
       Mais allons auprès de lui ! »       <br />
           Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),       <br />
       dit aux autres disciples :       <br />
       « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Comme Béthanie était tout près de Jérusalem       <br />
       – à une distance de quinze stades       <br />
       (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,       <br />
           beaucoup de Juifs étaient venus       <br />
       réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
              <br />
           Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,       <br />
       et lui dit tout bas :       <br />
       « Le Maître est là, il t’appelle. »       <br />
           Marie, dès qu’elle l’entendit,       <br />
       se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.       <br />
           Il n’était pas encore entré dans le village,       <br />
       mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.       <br />
           Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie       <br />
       et la réconfortaient,       <br />
       la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;       <br />
       ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.       <br />
           Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.       <br />
       Dès qu’elle le vit,       <br />
       elle se jeta à ses pieds et lui dit :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort. »       <br />
           Quand il vit qu’elle pleurait,       <br />
       et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,       <br />
       Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
              <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,       <br />
       envoyèrent dire à Jésus :       <br />
       « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »       <br />
           En apprenant cela, Jésus dit :       <br />
       « Cette maladie ne conduit pas à la mort,       <br />
       elle est pour la gloire de Dieu,       <br />
       afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »       <br />
           Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.       <br />
           Quand il apprit que celui-ci était malade,       <br />
       il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.       <br />
           Puis, après cela, il dit aux disciples :       <br />
       « Revenons en Judée. »       <br />
              <br />
           À son arrivée,       <br />
       Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.       <br />
           Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,       <br />
       elle partit à sa rencontre,       <br />
       tandis que Marie restait assise à la maison.       <br />
           Marthe dit à Jésus :       <br />
       « Seigneur, si tu avais été ici,       <br />
       mon frère ne serait pas mort.       <br />
           Mais maintenant encore, je le sais,       <br />
       tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Ton frère ressuscitera. »       <br />
           Marthe reprit :       <br />
       « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,       <br />
       au dernier jour. »       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       « Moi, je suis la résurrection et la vie.       <br />
       Celui qui croit en moi,       <br />
       même s’il meurt, vivra ;       <br />
           quiconque vit et croit en moi       <br />
       ne mourra jamais.       <br />
       Crois-tu cela ? »       <br />
           Elle répondit :       <br />
       « Oui, Seigneur, je le crois :       <br />
       tu es le Christ, le Fils de Dieu,       <br />
       tu es celui qui vient dans le monde. »       <br />
           Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,       <br />
           et il demanda :       <br />
       « Où l’avez-vous déposé ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Seigneur, viens, et vois. »       <br />
           Alors Jésus se mit à pleurer.       <br />
           Les Juifs disaient :       <br />
       « Voyez comme il l’aimait ! »       <br />
           Mais certains d’entre eux dirent :       <br />
       « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,       <br />
       ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »       <br />
           Jésus, repris par l’émotion,       <br />
       arriva au tombeau.       <br />
       C’était une grotte fermée par une pierre.       <br />
           Jésus dit :       <br />
       « Enlevez la pierre. »       <br />
       Marthe, la sœur du défunt, lui dit :       <br />
       « Seigneur, il sent déjà ;       <br />
       c’est le quatrième jour qu’il est là. »       <br />
           Alors Jésus dit à Marthe :       <br />
       « Ne te l’ai-je pas dit ?       <br />
       Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »       <br />
           On enleva donc la pierre.       <br />
       Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :       <br />
       « Père, je te rends grâce       <br />
       parce que tu m’as exaucé.       <br />
           Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;       <br />
       mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,       <br />
       afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »       <br />
           Après cela, il cria d’une voix forte :       <br />
       « Lazare, viens dehors ! »       <br />
           Et le mort sortit,       <br />
       les pieds et les mains liés par des bandelettes,       <br />
       le visage enveloppé d’un suaire.       <br />
       Jésus leur dit :       <br />
       « Déliez-le, et laissez-le aller. »       <br />
           Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie       <br />
       et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,       <br />
       crurent en lui.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-5e-dimanche-du-Careme-Annee-A-Seigneur-si-tu-avais-ete-ici_a943.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C  « Dis-lui donc de m’aider »</title>
   <updated>2019-07-16T03:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-16e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-Dis-lui-donc-de-m-aider_a902.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/32550836-30318898.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-16T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 21 juillet 2019 à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette. Textes: Genèse18, 1-10a, Colossiens 1, 24-28 et Luc 10, 38-42 Marthe et Marie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/32550836-30318898.jpg?v=1554903480" alt="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C  « Dis-lui donc de m’aider »" title="Homélie pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C  « Dis-lui donc de m’aider »" />
     </div>
     <div>
      « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses » dit Jésus à Marthe. Tandis qu’à Marie, il dit qu’elle a choisi la meilleure part. On est toujours un peu surpris par cet épisode de l’évangile, même heurté – ma sœur me dit qu’elle ne peut supporter ce récit qui la chavire, elle qui met toute son énergie pour sa famille, ses enfants et ses petits-enfants.        <br />
              <br />
       Est-ce que Jésus ici est en train de dire que ça ne vaut pas la peine de se dévouer, de se  démener pour sa famille, pour recevoir des parents ou des amis?       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux visites</span>       <br />
              <br />
       À première vue, on peut penser cela, mais ici Jésus ne veux pas, je pense, décerner un trophée et donner un prix d’excellence à l’une des deux sœurs. Jésus,  à partir de ce fait de la vie courante (tout le monde sait un peu ce que c’est que de recevoir de la « visite » comme on dit au Québec) veut nous nous montrer et nous apprendre à bien recevoir les visites de Dieu dans notre vie, nous apprendre  comment recevoir Dieu dans le quotidien, au travail, dans la prière, à l’Eucharistie, à la maison etc.       <br />
              <br />
       Dans la scène que raconte saint Luc, c’est Marthe et Marie qui sont les hôtesses, qui font l’hospitalité, qui reçoivent le Fils de Dieu : Jésus. Dans la première lecture, on nous présente aussi un personnage qui reçoit. C’est Abraham au chêne de Mambré  qui se démène pour recevoir dignement des visiteurs (trois anges qui représentent les trois personnes de la Sainte Trinité). Il est comme Marthe. Il fait tuer un veau, sa femme prépare des galettes. C’est l’hospitalité chaleureuse des gens du désert qui s’exprime simplement.        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Message</span>       <br />
              <br />
       Quel est le message de ces deux scènes ? Dans le deux cas remarquez ceci : les hôtes (Marie et Marthe et Abraham) se rendent compte  (Marthe peut-être moins) que finalement ce n’est pas eux qui reçoivent, qui accueillent les visiteurs, mais c’est leur visiteur lui-même (les anges, Dieu, Jésus) qui les reçoit, qui leur apporte sa présence, qui leur ouvre son intimité.        <br />
              <br />
       C’est un renversement : le visiteur (Dieu, Jésus) accueille la personne visitée. En français d’ailleurs le mot hôte se dit tant de la personne qui reçoit que de celle qui est reçue. Voilà une belle clé de lecture de ces textes.       <br />
              <br />
       Appliquons cela à la scène de l’évangile.  Les reproches de Jésus à Marthe « tu en fais trop » sont plutôt une mise en garde. Jésus ici nous dit en somme : « Attention de seulement faire des choses et de ne pas être avec les personnes ».        <br />
              <br />
       Ça vous est sûrement arrivé de vous dire après que les visiteurs étaient partis (ou que vos enfants avaient quittés)  « Mon Dieu, on a regardé la télé tout le temps, on a fait le tour des boutiques etc.., mais on n‘a pas pris le temps de se parler et surtout d’écouter celui ou celle qui était avec nous. Ce qui arrive c’est qu’on a peur, parfois, de ces moments plus vrais de partage, d’intimité. On les court-circuite On s’agite, on s’affaire, on a son travail, ses engagements, ses loisirs. Les enfants disent parfois à leurs parents « Tu n’as jamais le temps d’être là. Tu es  toujours parti ». Ça peut être l’inverse aussi : « Tu es toujours sur ton cellulaire » diront les parents.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Le faire et l’être-avec</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez l’accent est mis sur le faire au lieu d’être mis sur l’être-avec. Et pourtant l’essentiel c’est l’être-avec. Voilà donc le message d’aujourd’hui dans l’évangile. Jésus nous rappelle  que les relations avec les autres, ce n’est pas seulement de faire des choses pour eux ou pour elles, mais c’est de prendre le temps de les aimer. Comment? En les écoutant, en leur donnant du temps, en s’intéressant à leur personne, à ce qu’ils sont et non uniquement à ce qu’ils font.       <br />
              <br />
       Le message qu’on peut retenir c’est celui d’être des personnes dont les activités de service, de dévouement, de générosité (comme Marthe) sont animées par le désir de vivre à l’écoute de Jésus dans la prière (comme Marie). Pour cela il est bon de prendre des moments de tranquillité, même si ce n’est que quelques minutes ici et là. Tel est le message de Jésus : s'approcher des autres pour les servir comme <!--le bon samaritain et -->Marthe et Abraham et rester en même temps à son écoute et à l’écoute de sa Parole comme Marie.        <br />
              <br />
       La scène de la visite de Jésus à Marthe et Marie suit la rencontre de Jésus avec le docteur de la Loi qui nous a valu la parabole du bon samaritain que nous avons entendue dimanche dernier. Saint Luc veut par cette scène de la visite de Jésus chez Marthe et Marie compléter l’enseignement du récit du bon samaritain en donnant ici la première place à l’écoute de Jésus et de sa Parole, alors que dans la parabole du bon samaritain, il mettait l’accent sur le service. Ces deux attitudes sont complémentaires. On n'a pas à choisir l'une ou l'autre, mais à les cultiver toutes les deux avec soin. L’important est de « chercher et trouver Dieu en toute chose » comme dit si bien saint Ignace de Loyola dans ses <span style="font-style:italic">Exercices spirituels</span>.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je vous souhaite au cours de l’été de prendre quelques moments de pause où vous vous mettrez à l’écoute de vote cœur et de la Parole de Dieu devant un coucher de soleil, un  paysage tout en couleur, une mer en mouvement, une rencontre inattendue etc. Pensez alors que Jésus fait une pause chez vous, une visite,  comme il l’a fait chez Marthe et Marie et prenez le temps de l’accueillir.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16  juillet 2019       <br />
              <br />
              <br />
       <HR>       <br />
       <b>Lectures de la messe pour le 16e dimanche du temps ordinaire Année C</b>       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Mon seigneur, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur » (Gn 18, 1-10a)       <br />
              <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
           aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham,       <br />
       qui était assis à l’entrée de la tente.       <br />
       C’était l’heure la plus chaude du jour.       <br />
           Abraham leva les yeux,       <br />
       et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.       <br />
       Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente       <br />
       et se prosterna jusqu’à terre.       <br />
           Il dit :       <br />
       « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,       <br />
       ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.       <br />
           Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,       <br />
       vous vous laverez les pieds,       <br />
       et vous vous étendrez sous cet arbre.       <br />
           Je vais chercher de quoi manger,       <br />
       et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,       <br />
       puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! »       <br />
       Ils répondirent :       <br />
       « Fais comme tu l’as dit. »       <br />
           Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,       <br />
       et il dit :       <br />
       « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,       <br />
       pétris la pâte et fais des galettes. »       <br />
           Puis Abraham courut au troupeau,       <br />
       il prit un veau gras et tendre,       <br />
       et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.       <br />
           Il prit du fromage blanc, du lait,       <br />
       le veau que l’on avait apprêté,       <br />
       et les déposa devant eux ;       <br />
       il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,       <br />
       pendant qu’ils mangeaient.       <br />
           Ils lui demandèrent :       <br />
       « Où est Sara, ta femme ? »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Elle est à l’intérieur de la tente. »       <br />
           Le voyageur reprit :       <br />
       « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,       <br />
       et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5)       <br />
              <br />
       R/ Seigneur, qui séjournera sous ta tente ? (Ps 14, 1a)       <br />
              <br />
       Celui qui se conduit parfaitement,       <br />
       qui agit avec justice       <br />
       et dit la vérité selon son cœur.       <br />
       Il met un frein à sa langue.       <br />
              <br />
       Il ne fait pas de tort à son frère       <br />
       et n’outrage pas son prochain.       <br />
       À ses yeux, le réprouvé est méprisable       <br />
       mais il honore les fidèles du Seigneur.       <br />
              <br />
       Il ne reprend pas sa parole.       <br />
       Il prête son argent sans intérêt,       <br />
       n’accepte rien qui nuise à l’innocent.       <br />
       Qui fait ainsi demeure inébranlable.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Le mystère qui était caché depuis toujours mais qui maintenant a été manifesté » (Col 1, 24-28)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           maintenant je trouve la joie dans les souffrances       <br />
       que je supporte pour vous ;       <br />
       ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ       <br />
       dans ma propre chair,       <br />
       je l’accomplis pour son corps qui est l’Église.       <br />
           De cette Église, je suis devenu ministre,       <br />
       et la mission que Dieu m’a confiée,       <br />
       c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole,       <br />
           le mystère qui était caché depuis toujours       <br />
       à toutes les générations,       <br />
       mais qui maintenant a été manifesté       <br />
       à ceux qu’il a sanctifiés.       <br />
           Car Dieu a bien voulu leur faire connaître       <br />
       en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère       <br />
       parmi toutes les nations :       <br />
       le Christ est parmi vous,       <br />
       lui, l’espérance de la gloire !       <br />
              <br />
          Ce Christ, nous l’annonçons :       <br />
       nous avertissons tout homme,       <br />
       nous instruisons chacun en toute sagesse,       <br />
       afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Évangile       <br />
       « Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Heureux ceux qui ont entendu la Parole       <br />
       dans un cœur bon et généreux,       <br />
       qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.       <br />
       Alléluia. (cf. Lc 8, 15)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus entra dans un village.       <br />
       Une femme nommée Marthe le reçut.       <br />
           Elle avait une sœur appelée Marie       <br />
       qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.       <br />
           Quant à Marthe, elle était accaparée       <br />
       par les multiples occupations du service.       <br />
       Elle intervint et dit :       <br />
       « Seigneur, cela ne te fait rien       <br />
       que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?       <br />
       Dis-lui donc de m’aider. »       <br />
           Le Seigneur lui répondit :       <br />
       « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci       <br />
       et tu t’agites pour bien des choses.       <br />
           Une seule est nécessaire.       <br />
       Marie a choisi la meilleure part,       <br />
       elle ne lui sera pas enlevée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)</title>
   <updated>2018-10-11T02:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-des-funerailles-Je-ne-sais-pas-mais-je-crois-Eric-Emmanuel-Schmitt_a584.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/6407928-9666523.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-03-13T00:30:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée aux funérailles d'Émilien Vachon, architecte et ancien directeur de l'École d'architecture de la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l'Université Laval, par Mgr Hermann Giguère P.H., confrère de classe, à l'église Saint Charles Garnier à Québec le 15 mars 2014. Textes de l'Écriture: Job, 19, 1.23-27a et Jean 11, 17-27.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/6407928-9666523.jpg?v=1394668308" alt="Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)" title="Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)" />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de l’Écriture qui viennent d’être lus, on est mis en contact avec quatre personnes : Job, Lazare, Marthe et Jésus. Et à partir des témoignages donnés au début de notre célébration, j’ajouterais une cinquième personne : notre ami Émilien.       <br />
              <br />
       J’aimerais bien les entendre dialoguer ensemble. Je suis sûr qu’Émilien le fait déjà et qu’il a sûrement une ou deux bonnes réparties à son compte.        <br />
              <br />
       Si j’étais auteur dramatique, j’imiterais la dramaturge anglaise Bryony Lavery dans sa pièce de théâtre <span style="font-style:italic">Frozen</span> que Jeremy Peter Allen a traduite en français et  qui se joue actuellement au théâtre de la Bordée à Québec. Je vous ferais entrer dans un espace mystérieux, rempli de questions, de dialogues percutants, mais, contrairement à <span style="font-style:italic">Frozen,</span> ouvert sur des horizons lumineux.        <br />
              <br />
       Ne vous inquiétez pas, je ne me transformerai pas en auteur dramatique ici ce matin. C’est à chacun et à chacune d’entre nous que je laisse le soin d’imaginer les dialogues qui pourraient être des plus intéressants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Enseignement des textes choisis</span>       <br />
              <br />
       Pour ma part je me contenterai, en bon homéliste, d’actualiser l’enseignement qui nous est donné dans les textes de l’Écriture ce matin et qui tient en quelques mots. Ceux de Job « Je sais que mon Libérateur est vivant » et ceux de Jésus à Marthe « Je suis la Résurrection et la Vie ».       <br />
              <br />
       Ces deux phrases nous plongent dans le monde lumineux de la foi en Jésus-Christ. Celle-ci ne s’identifie pas à la religion même si elle en fait partie. En effet, avoir la foi, c’est poser un acte libre, comme dit saint Thomas d’Aquin qui la définit comme un assentiment, « assensus cum cogitatione » (II-II, q.2 a.1), c’est prendre une décision qui éclaire le sens de sa vie.        <br />
              <br />
       Pourquoi faire ce choix, prendre cette décision?       <br />
              <br />
       Pour diverses raisons :       <br />
              <br />
       1) parce qu’on a reçu un patrimoine et un héritage qui continuent de nous habiter;       <br />
       2) parce qu’on parcouru bien des chemins dans une recherche sérieuse du sens de sa vie;       <br />
       3) parce qu’on a été fasciné par un témoin ou une personne significative et authentique;       <br />
       4) parce qu’on a vécu une rencontre intérieure de Dieu comme saint Paul sur le chemin de Damas ou comme de grand convertis : Paul Claudel, Thomas Merton et  plus près de nous Jean-Claude Guillebaud, un soixante-huitard français.       <br />
              <br />
       Celui-ci a renoué avec la foi de son enfance après 20 ans d’une carrière de journaliste bien remplie et il a fait un récit émouvant de ce retour dans un livre qui a été un best-seller en France : <span style="font-style:italic">Comment je suis redevenu chrétien?</span> ( Albin Michel, Paris, 2007, 196 p.) « Le Dieu redécouvert par Guillebaud, écrit Louis Cornelier dans le Devoir du 28-29 avril 2007, est le Dieu faible de la kénose, celui ‘qui laisse l’homme aux prises avec sa propre liberté' ».       <br />
              <br />
       Je pourrais citer encore, parmi les contemporains, Éric-Emmanuel Schmitt, écrivain bien connu, qui a témoigné souvent de sa rencontre inoubliable de Dieu au désert du Sahara et qui répète à qui veut l’entendre : « A la question : &quot;Est-ce que Dieu existe ?&quot;, je réponds : &quot;Je ne sais pas, mais... je crois&quot;.  Je crois que Dieu est amour et qu'on ne peut l'aborder uniquement par la raison. Et j'habite le monde et son mystère avec la foi et l'espérance... &quot; Je ne sais  pas que Dieu existe. Je crois fortement qu’il existe&quot;».        <br />
              <br />
       Voilà! La foi est une porte que tu décides d’ouvrir et qui te fait entrer dans un monde nouveau où ta vie se définit par des relations stimulantes avec toi-même, avec les autres et avec celui dont tu reconnais tenir ton être et ta vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       C’est ce que Job comprends dans sa déchéance. Il a perdu toutes ses richesses et se retrouve sur la paille d’où l’expression populaire « pauvre comme Job ».        <br />
              <br />
       Mais son regard alors se détourne de l’avoir, de ses biens matériels,  pour se poser sur les personnes, sur la personne de celui qu’il appelle son « Libérateur », qui est près de lui, qui est son rocher et son protecteur. En d’autres mots, il découvre qu’il est aimé de Dieu et qu’il n’est pas seul.        <br />
              <br />
       Émilien, j’en suis sûr, l’avait découvert aussi, car il a toujours mis au cœur de ses activités de toutes sortes, au cœur de sa famille un horizon élargi qui transcende le temps et l’espace, un horizon qui dépasse le visible et qui ouvre sur l’invisible.       <br />
              <br />
       Si nous écoutons Jésus maintenant, celui-ci se présente à Marthe comme le seul et unique nécessaire.        <br />
              <br />
       Les événements se succèdent dans nos vies, mais les dépouillements que sont la perte d’êtres chers et notre propre mort, n'enlèvent pas, pour la personne croyante,  la certitude que la Vie n’est pas terminée. Nous pouvons affronter ces dépouillements avec confiance et dans l’espérance d’un ailleurs lumineux. Nous pouvons dire en vérité dans le fond de notre cœur une prière inspirée de la liturgie catholique qu’Émilien a portée en lui, j’en suis sûr, au moment de nous laisser et que je souhaite porter moi aussi dans mon cœur lorsque la mort se présentera pour moi.       <br />
              <br />
       « Maître et créateur de toute chose, accepte la vie que j’ai reçue de Toi. Tu me l’as donnée ici-bas sur la terre pour qu’elle devienne porteuse de vie éternelle. Seigneur, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
              <br />
       Le dépouillement serein devant la mort fait partie de la vie. C’est dans la paix et la confiance que nous sommes tous invités à faire ce pas un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis ici à l’église, convoqués par celui que nous aimons,  Émilien, nous pouvons partager ensemble, croyants et non-croyants, nous rappeler ce qu’il a été. Pour les croyants, nous nous rappelons aussi ce que celui qui inspire notre vie, Jésus-Christ, a été dans la vie d'Émilien et  dans sa mort. Et selon la recommandation de Jésus lors de son dernier repas à la Cène, à travers le pain et le vin qui pour nous deviennent son Corps et son Sang nous rappelons sa Mort et sa Résurrection et nous célébrons la bonté et l’amour d’un Dieu qui nous attend toujours comme un Père aimant et miséricordieux. Très justement, la messe est appelée un banquet fraternel, elle est l’image de banquet éternel auquel nous sommes tous invités.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       15 mars 2014</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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