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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:26:02+02:00</updated>
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   <title>« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre</title>
   <updated>2021-12-02T19:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Beaucoup-viendront-de-l-orient-et-de-l-occident-Homelie-pour-la-fete-de-saint-Francois-Xavier-3-decembre_a149.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2016-12-03T19:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour votre méditation en cette fête d'un grand missionnaire dont s'est inspiré saint François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire de Québec dont le prénom complet était François-Xavier.  François Xavier est canonisé le 12 mars 1622 avec Ignace de Loyola et Thérèse d'Avila. On célébrera de façon prolongée cet anniversaire par une année jubilaire dans la Compagnie de Jésus : une Année ignatienne qui a débuté le 20 mai 2021 (date de la blessure d'Ignace à Pampelune) et qui se termine le 31 juillet 2022 (date du décès d'Ignace). Bonne lecture! Homélie à Pont-Viau (Ville de Laval) aux Prêtres des Missions-Étrangères, le 3 décembre 2007, à l'occasion de leur fête patronale. Textes de l'Écriture: Isaïe, 4, 2-6; Mathieu 8,5-11 pour le lundi de la 1ère semaine de l'Avent par Mgr Hermann Giguère ptre, p.h., supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/786267-962657.jpg?v=1289459901" alt="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" title="« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident. » Homélie pour la fête de saint François Xavier 3 décembre" />
     </div>
     <div>
      I- <span style="font-style:italic">Une mémoire opportune</span>       <br />
              <br />
       Paris. Butte Montmartre. Le 15 août 1534. Sept hommes. La plupart encore jeunes. Ils se lient ensemble pour toujours par serment comme compagnons pour répondre aux appels du Seigneur et se mettre au service de l’Église. Ils ne savent pas qu’ils seront des marqueurs des temps nouveaux. Ils ont nom : Íñigo de Loyola dit Ignace, le plus vieux, Pierre Favre, un Savoyard, Françisco Xavier, un Navarrais, Diego Lainez (successeur d'lgnace à la tête de la Compagnie de Jésus), Alonso Salmeron, Simón Rodríguez de Azevedo, un Portugais, et Nicolás Badavilla. « Ce serment est l'acte fondateur de la Compagnie » dira Ignace dans son autobiographie.        <br />
              <br />
       Rome. Église du Gésù. Tombeau du guide que fut Ignace pour ses compagnons. En face de ce tombeau, une relique insigne. Un bras. Celui de son colocataire lors de ses études à Paris : François Xavier qu’il a envoyé aux Indes et qui meurt en 1552  aux portes de la Chine sans avoir reçu une dernière lettre d’Ignace lui demandant de quitter les Indes pour l'Amérique.        <br />
              <br />
       La fête d’aujourd’hui nous permet d’exercer notre mémoire et de nous enraciner dans un mouvement dont François Xavier est un des représentants les plus aimés et le plus connus puisque sa sainteté a même été reconnue par nos frères anglicans, mais il s’agit d’un mouvement que ni François Xavier, ni Ignace n’ont commencé.        <br />
              <br />
       « Portez l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre » retentit au sein des premières communautés chrétiennes comme un impératif incontournable de Jésus lui-même.        <br />
              <br />
       L’antienne de communion de la messe d’aujourd’hui qui reprend les paroles de l’évangile de Marc et celles de l’évangile de Mathieu, est limpide et sans échappatoire : « Allez dans le monder entier, proclamer la Bonne Nouvelle, et, moi dit le Seigneur, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Antienne de communion tirée de Mc16, 15; Mt 28,20).       <br />
               <br />
       - C’est pourquoi, Paul et les apôtres ont fait le tour de la Méditerranée avec des pointes dans diverses régions plus éloignées annonçant la Bonne nouvelle : « Malheur à moi si je n’évangélise pas » disait saint Paul.        <br />
              <br />
       - C’est pourquoi, au temps des Barbares saint Patrice, saint Boniface, saint Augustin de Cantorbéry, saint Colomban et bien d’autres missionnaires ont travaillé à rejoindre les populations de l’Europe avec des moyens nouveaux mieux adaptés.       <br />
              <br />
       - C’est pourquoi dans une troisième vague missionnaire François Xavier et tant d’apôtres qui l’on suivi comme le Père Matteo Ricci en Chine ont cherché à entrer dans le cœur des populations nouvellement accessibles en leur présentant la richesse de l’Évangile et en respectant en même temps la richesse de leurs civilisation.        <br />
              <br />
       Il serait trop long de continuer sur cette lancée car, vous le savez, les hauts et les bas de l’histoire des missions sont nombreux. Si j’ai rappelé ces quelques moments importants, c’est que le mouvement de l’évangélisation n’est pas mort. Loin de là. Il habite encore les communautés chrétiennes qui ne peuvent se contenter de vivre fermées sur elle-même.       <br />
              <br />
       L’Évangile d’aujourd’hui nous le rappelle opportunément ainsi que la première lecture choisie pour la fête de saint François Xavier.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’universalité du message évangélique</span>       <br />
              <br />
       « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux ». Jésus est-il tombé sur la tête se demandent les Juifs qui l’entourent ? Ignace avait-il dispersé ses compagnons trop précipitamment en envoyant François Xavier aux Indes ?        <br />
              <br />
       Et pourtant, dans ce texte de la rencontre avec un centurion romain que nous avons entendu il y a un instant, Jésus fait un pas extraordinaire pour le Juif pieux qu’il est,  éduqué dans la tradition de ses pères, membre du peuple choisi.       <br />
              <br />
       Il brise le « tabou » de la Révélation réservée aux seuls Juifs, Celle-ci s’étend à tous ceux et celles qui l’acceptent par un acte de foi personnel et par une adhésion à Celui qui en est le porteur ultime, Jésus de Nazareth. « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi ».       <br />
               <br />
       Cette universalité de la révélation s’est imposée graduellement dans les communautés chrétiennes. Saint Pierre a de la difficulté à en rendre compte. Paul arrive à la rescousse et il en proclame la nécessité absolue sinon le risque est grand de pervertir le cœur même de la prédication de Jésus. Ce n’est pas pour rien que la tradition l’a présenté comme l’ « Apôtre des gentils » c’est-à-dire de toutes les nations.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Actualisation</span>       <br />
              <br />
       Comment ce message nous rejoint-il en encore aujourd’hui ?       <br />
              <br />
       Oh ! je sais bien que mot évangélisation habite le langage ecclésial à un point tel qu’on ne l’entend plus ou qu’on y met ce que l’on veut bien y mettre. Il se conjugue en « nouvelle » évangélisation, « seconde » évangélisation et que sais-je encore ?        <br />
              <br />
       L’annonce de l’évangile est confrontée aujourd’hui à des défis aussi importants que ceux que rencontraient François Xavier et ses successeurs.        <br />
              <br />
       Qu’il s’agisse de notre Église du Québec ou des Églises en émergence, la rapidité des communications, les transferts de savoir et de technologies, le décalage entre les riches et les pauvres, les questions liées à l’environnement sont le milieu où le nom de Jésus doit être proclamé comme Sauveur et Seigneur, car Il peut être ce « Germe », ce « Fruit » dont tout l’univers sera fier accomplissant la prophétie d’Isaïe non seulement pour les « survivants de Jérusalem » mais pour « beaucoup qui viendront de l’orient et de l’occident ».       <br />
              <br />
       Dans ce contexte d’aujourd’hui, comme hier d’ailleurs, c’est par sa vie que le chrétien évangélise d’abord. À quelqu’un qui lui demandait comment il rejoindrait les Touaregs, Charles de Foucauld répondait. « Mon apostolat, doit être l'apostolat de la bonté... Si l'on me demande pourquoi, je suis doux et bon, je dois dire: 'Parce que je suis le serviteur d'un bien plus bon que moi. Si vous saviez combien est bon mon Maître Jésus'. » Il sera le sillon qu'on creuse et où d'autres viennent jeter la semence.        <br />
              <br />
       Frère Charles ne cherche à convertir personne. Il lui suffit d'être comme Jésus au milieu des plus pauvres.        <br />
              <br />
       Ainsi nous pouvons au fil de jours et des défis que rencontre notre Église, vivre au ras du quotidien une présence remplie de lumière et d’espérance, ancrée sur la base inaltérable de la présence de Jésus toujours vivant, hier, aujourd’hui et demain, de Jésus que le Père a relevé d’entre les morts et rendu puissant pour nous sauver « de l’orient à l’occident ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, en la fête de saint François Xavier, votre patron, nous remplissent de force et d’élan pour annoncer cette Bonne Nouvelle car chaque fois que nous redisons les mêmes paroles de Jésus le soir du Jeudi-Saint et que nous refaisons ses gestes, nous annonçons le Seigneur « jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Co 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, prêtre, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 3 décembre 2007       <br />
              <br />
       _________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Saint François Xavier, en espagnol Francisco Javier, en basque Frantzisko Xabierkoa, l'Apôtre des Indes (né le 7 avril 1506 à Javier, près de Pampelune en Navarre – mort le 3 décembre 1552 dans l' île de Sancian, au large de Canton, Chine), était un missionnaire jésuite espagnol, reconnu comme saint par les catholiques et les anglicans.        <br />
              <br />
       Étudiant à Paris, il s'attacha à saint Ignace. Il fut ordonné prêtre en 1537 et s'adonna aux oeuvres de charité en diverses villes d'Italie. Envoyé en Orient en 1541, il évangélisa durant dix ans l'Inde et le Japon et y opéra de nombreuses conversions. Il allait pénétrer en Chine quand il mourut en 1552. Grégoire XV le canonisa en 1622. Il est fêté le 3 décembre.       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Une première : un prêtre de la Société des missions-étrangères du Québec devient membre de l'Équipe de formation du Grand Séminaire de Québec</title>
   <updated>2015-12-17T23:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Une-premiere-un-pretre-de-la-Societe-des-missions-etrangeres-du-Quebec-devient-membre-de-l-Equipe-de-formation-du-Grand_a655.html</id>
   <category term="Actualités et documents" />
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   <published>2015-08-17T21:49:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mgr l’Archevêque a nommé, avec l’accord des membres du Conseil du Séminaire de Québec, l’abbé Bernard Duquette p.m.é., de la Société des Missions Étrangères de Pont-Viau, membre de l’Équipe de formation du Grand Séminaire de Québec à raison de 2 jours/semaine. L’abbé Duquette assumera particulièrement le volet missionnaire de la formation des séminaristes. Cordiale bienvenue à ce confrère de Pont-Viau qui mettra son expérience missionnaire au service de nos séminaristes. C'est très apprécié et c'est une première dans l'histoire de cette oeuvre première et principale du Séminaire de Québec qu'est le Grand Séminaire de Québec fondé en 1663.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/8150434-12718976.jpg?v=1439844653" alt="Une première : un prêtre de la Société des missions-étrangères du Québec devient membre de l'Équipe de formation du Grand Séminaire de Québec" title="Une première : un prêtre de la Société des missions-étrangères du Québec devient membre de l'Équipe de formation du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      La venue de l'abbé Bernard Duquette au Grand Séminaire de Québec est le résultat d'une entente entre le recteur du Grand Séminaire, monsieur l'abbé Michel Poitras, et le Supérieur général de la Société des missions-étrangères du Québec, l'abbé Martin Laliberté originaire de Québec qui a fait d'ailleurs quelques années d'études au Grand Séminaire de Québec avant d'entrer dans la Société des missions-étrangères.        <br />
              <br />
       Pour les prêtres du Séminaire de Québec, c'est, une forme de retour aux origines de leur société apostolique qui s'appelait pendant tout le régime français le "Séminaire des Missions Étrangères de Québec " d'où le <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/explications.htm">sigle SME encore utilisé aujourd'hui</a> sur la literie, le matériel, les outils, les camions etc. Le SME était affilié au Séminaire des Missions Étrangères de Paris. Les confrères du Séminaire de Québec étaient alors avant tout des missionnaires oeuvrant sur les rives du fleuve St-Laurent, en Acadie et chez les autochtones Illinois et Cahokia dans la vallée  du Mississippi. Voir à la fin un extrait de mon article sur les missions du Séminaire de Québec paru lors des fêtes du 350e anniversaire de sa fondation en 2013. C'est une première dans la riche histoire du Grand Séminaire de Québec. Une collaboration et une inspiration missionnaire tout à fait indiquées pour les futurs prêtres d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Brève présentation de monsieur l'abbé Bernard Duquette des prêtres de la <a class="link" href="http://www.smelaval.org/?page_id=1003">Société des missions- étrangères du Québec</a> (Ponr Viau à Laval)       <br />
              <br />
       Je suis originaire de Bromont, paroisse St-François-Xavier.       <br />
       Je suis en mission au Québec depuis avril 2014.       <br />
       Avant j’étais au Kenya de 2001 à 2014.       <br />
       Au Kenya, j’ai surtout été impliqué dans la formation initiale et l’accompagnement des candidats au sacerdoce missionnaire.       <br />
       Maintenant je m’implique en animation missionnaire.       <br />
       L’année de spiritualité faite à Manrèse (Québec) en 1991-92 a certainement eu un immense impact sur ma vocation personnelle et sur mes responsabilités subséquentes dans la SMÉ.       <br />
       Ma plus belle découverte est l’Esprit Saint!       <br />
       Il a inspiré la <a class="link" href="http://www.fondationlepont.com/notre-histoire">fondation Le pont</a> pour les enfants démunis d'Afrique et d'Haïti       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Extrait de l'article de Mgr Hermann Giguère P.H. intitulé  «La présence missionnaire du Séminaire de Québec en Amérique septentrionale»        <br />
              <br />
       dans <span style="font-style:italic">Parce qu’ils y ont cru, on le voit. Le Séminaire de Québec célèbre ses 350 ans,</span> Colloque tenu à l’Université Laval du 21 au 23 mai 2013, Presses de l’Université Laval, Québec, 2013, pp. 59-81. ISBN 978-2-7637-2103-3cd        <br />
              <br />
              <br />
       "C’est pourquoi, [François de Laval et ses confrères du Séminaire des Missions Étrangères de Paris ] proposent [en 1658] d’ériger un « Séminaire qui ait pour unique fin la propagation de la Foi auprès des infidèles et que ces prêtres puissent s’y regrouper afin d’éprouver leur vocation et de se préparer par tous les moyens convenables à quelque mission que ce soit ».         <br />
              <br />
       Lorsqu’il fonde le Séminaire de Québec en 1663, après quelques années de labeur apostolique,  François de Laval lui donne à dessein une orientation missionnaire dans la même veine que celle qui figure dans cette demande. Le Séminaire de Québec sera missionnaire lui aussi tout en ayant comme autres buts le ministère auprès des colons et la formation de la relève sacerdotale. « C’est à cette institution [le Séminaire de Québec], écrit l’abbé Honorius Provost, que Mgr de Laval remettait l'intendance temporelle du diocèse, ou plutôt du vicariat apostolique, avec trois fonctions spécifiques: le ministère paroissial, l'apostolat missionnaire et la formation d'un clergé national ».        <br />
              <br />
       Ainsi, comme on le voit, l’orientation missionnaire du Séminaire de Québec est présente dès les origines. Elle se reflète de façon tout à fait explicite dans l’acte de nomination du premier supérieur, l’abbé Henri de Bernières, une fois que l’union du Séminaire de Québec au Séminaire des Missions-Étrangères de Paris est concrétisée en 1665, où on lit que les autorités de Paris  nommaient l'abbé Henri de Bernières « pour premier supérieur du dit Séminaire établi à Québec pour la conversion des infidèles pendant le temps de trois années».        <br />
               <br />
       Pour François de Laval il s’agit d’une transplantation de l’esprit du groupe de confrères et d’amis du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris avec qui il reste étroitement lié. C’est d’ailleurs chez eux à Paris qu’il fonde le Séminaire de Québec le 26 mars 1663 et qu’il en écrit les Lettres patentes. Deux ans plus tard, en l’unissant à celui de Paris, on peut dire comme le fait l’abbé Provost en citant Mgr Taschereau : « A partir de ce moment, c'est-à-dire deux ans à peine après sa fondation, le Séminaire de Québec perdait donc son autonomie en grande partie, pour devenir une succursale, ou mieux une dépendance du Séminaire des Missions Etrangères. Mgr Taschereau conclut là-dessus de la façon suivante : ‘Il était à la fois séminaire épiscopal et diocésain et comme tel soumis à l'Évêque, selon les canons du Concile de Trente, et séminaire des Missions Etrangères, dépendant de celui de Paris pour le temporel et pour la nomination de ses supérieurs’. »   C’est donc dans la foulée de l’union du Séminaire de Québec avec le Séminaire des Missions-Étrangères de Paris faite le 29 janvier 1665 et renouvelée le 19 mai 1675 à Paris, après que François de Laval eut obtenu le titre d’évêque de Québec, que vont se développer les activités missionnaires sur le terrain. Le double statut du Séminaire de Québec, séminaire diocésain et séminaire pour les missions, sera l’occasion d’un bras de fer avec le successeur de Mgr de Laval, Mgr de St-Vallier."        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Note: Les activités missionnaires de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec se sont  développése en Nouvelle-France sur les rives du fleuve Saint-Laurent, puis ensuite en Acadie où elles commencèrent  pendant l’épiscopat de Mgr de Laval, puis enfin  dans la vallée du Mississippi à partir de 1697 jusqu'à la Conquête anglaise suivie du Traité de Paris en 1763 qui marqua la fin des missions du Séminaire de Québec.</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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   <title>Colloque pour le 350e du Séminaire de Québec : "Parce qu'ils y ont cru, on le voit!"  - Université Laval 21-23 mai 2013 - Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2016-09-08T19:26:00+02:00</updated>
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   <published>2013-05-27T16:02:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Roberge</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici le mot d'introduction du Supérieur général du Séminaire, monsieur le chanoine Jacques Roberge, pour ce colloque scientifique organisé par la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval et le Séminaire de Québec à l'occasion du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec qui est à l'origine de l'Université Laval et dont la Faculté de théologie est l'une des quatre premières facultés en 1852.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/5549710-8279075.jpg?v=1369663939" alt="Colloque pour le 350e du Séminaire de Québec : "Parce qu'ils y ont cru, on le voit!"  - Université Laval 21-23 mai 2013 - Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec" title="Colloque pour le 350e du Séminaire de Québec : "Parce qu'ils y ont cru, on le voit!"  - Université Laval 21-23 mai 2013 - Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Depuis le début de ces Fêtes du 350e anniversaire du Séminaire de Québec, la communauté des prêtres du Séminaire n’a cessé de prendre en main son album de famille, de revenir sur les plus belles pages de son histoire et de les parcourir à nouveau en compagnie de ses partenaires et amis.       <br />
              <br />
       Le thème de ce colloque Parce qu’ils y ont cru, on le voit! Le Séminaire de Québec : 350 ans d’histoire nous invite à revisiter ces pages d’histoire, mais cette fois-ci, avec un regard nouveau, celui de spécialistes dans des domaines aussi divers et différents que ceux de la théologie, de l’histoire, de la sociologie, des sciences et même de l’histoire de l’art.       <br />
              <br />
       Pourquoi faire appel à autant de spécialistes pour scruter l’<a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/historique.htm">histoire du Séminaire</a> ?       <br />
                <br />
       Une des premières raisons, c’est certainement la richesse de cette histoire et sa durée.  Le Séminaire de Québec est né il y a 350 ans et il n’a pas cessé, depuis sa fondation par François de Laval, d’occuper non seulement une place importante, mais de jouer un rôle de premier plan, un rôle de leader dans l’Église et la société québécoise.  À travers ce long parcours, le Séminaire a sans cesse cherché à être attentif aux signes des temps.  Il a été à l’écoute des besoins de l’Église et d’une société en développement, et il a toujours accepté généreusement de collaborer à tous les chantiers qui s’ouvraient à lui.       <br />
              <br />
       Pensons à la fondation du Grand Séminaire en 1663, puis cinq ans plus tard, à la fondation d’un petit séminaire, lequel a subi une transformation génétique profonde, je dirais même une mutation, au lendemain de la Conquête anglaise.  Je pense également à la fondation de l’Université Laval en 1852, un geste plus qu’audacieux en réponse à une demande pressante des évêques du Québec qui désiraient que la population francophone ait accès aux études supérieures sans avoir à fréquenter les universités anglophones déjà bien établies au Québec.       <br />
              <br />
       L’histoire du Séminaire, c’est aussi l’histoire d’une communauté de prêtres dotés d’une très grande diversité de charismes.  La communauté des prêtres du Séminaire a accueilli des pasteurs, des missionnaires qui se sont rendus jusqu’en Louisiane, des hommes de sciences, des hommes de lettres, des amateurs d’art, des éducateurs audacieux tels Jérôme Demers, Jean Holmes, des administrateurs avisés, etc.       <br />
              <br />
       Scruter l’histoire du Séminaire de Québec nécessite également que l’on s’attarde longuement aux intuitions de son fondateur.  François de Laval fut un grand évêque, un pasteur à l’esprit missionnaire ancré dans une foi indéfectible, une foi nourrie aux sources des grands courants religieux du XVIIe siècle.  Homme d’audace, il a fait preuve d’une grande créativité en inventant des solutions nouvelles aux problèmes rencontrés par la jeune Église de Nouvelle-France.  Et l’une de ces solutions, ce fut la fondation de son Séminaire, un coup de génie selon la belle expression de notre confrère et doyen de la Faculté de théologie et des sciences religieuses de l’Université Laval, monsieur l’abbé Gilles Routhier.         <br />
              <br />
       Et, à ce coup de génie, François de Laval a ajouté un grand coup de maître, celui de l’achat des <a class="link" href="http://www.hgiguere.net/La-Seigneurie-de-Beaupre-du-Seminaire-de-Quebec_a377.html">seigneuries de Beaupré et de l’île d’Orléans</a>.  Si le Séminaire de Québec existe encore aujourd’hui, c’est parce que son fondateur était un homme d’affaires avisé, audacieux et généreux.  En achetant la Seigneurie de Beaupré et celle de l’île d’Orléans, il voulait assurer la pérennité de son œuvre.  L’exploitation de la Seigneurie de Beaupré permet toujours au Séminaire de poursuivre sa route encore aujourd’hui et de demeurer attentif aux besoins pastoraux de notre diocèse.       <br />
              <br />
       Enfin, je crois qu’il est préférable que je m’arrête ici et que je cède la parole aux intervenants de ce colloque qui nous guideront dans la découverte et la compréhension de l’épopée du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       En terminant, j’aimerais remercier de façon spéciale les organisateurs de ce colloque, soit monsieur Raymond Brodeur, Mgr Hermann Giguère, et monsieur l’abbé Gilles Routhier, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval. Mes remerciements vont également à l’Université Laval pour son soutien et sa précieuse collaboration dans la réalisation de cette activité importante au programme des Fêtes du 350e anniversaire de fondation du Séminaire de Québec.  Ce colloque nous permettra sans aucun doute de comprendre davantage le rôle du Séminaire de Québec dans le développement de l’Église et de la société québécoise.  Et un des legs inestimable de ce colloque, ce sera la publication des Actes du colloque, document qui laissera des traces durables des Fêtes du 350e pour les générations à venir.       <br />
              <br />
       Je remercie également tous les conférenciers et intervenants qui, durant ce colloque, attireront notre attention sur les différentes facettes de l’œuvre du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Enfin, merci à vous tous qui êtes ici.  Votre intérêt pour le Séminaire de Québec me touche grandement.       <br />
              <br />
       Merci de votre attention et bon colloque.          <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Colloque-pour-le-350e-du-Seminaire-de-Quebec-Parce-qu-ils-y-ont-cru-on-le-voit-Universite-Laval-21-23-mai-2013-Mot-du_a538.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 38 n. 4 décembre 2011 : "Regard en avant et regard en arrière..."</title>
   <updated>2012-01-22T20:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-38-n-4-decembre-2011-Regard-en-avant-et-regard-en-arriere_a442.html</id>
   <category term="SME-Info Archives" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/3463089-4984104.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-22T20:08:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nouveaux membres associés, visite du P. Georges Colomb, M.E.P., logo du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013, nominations, calendrier, dates à retenir, mot du supérieur général, etc. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3463089-4984104.jpg?v=1321997024" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 38 n. 4 décembre 2011 : "Regard en avant et regard en arrière..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 38 n. 4 décembre 2011 : "Regard en avant et regard en arrière..."" />
     </div>
     <div>
      <b>MOT DU  SUPÉRIEUR GÉNÉRAL</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Regard vers le passé et regard vers l’avenir dans ce numéro. Les deux regards ne sont pas contradictoires, au contraire. Comme le disait de l’Église le Père Congar, c’est une qualité que de savoir regarder en avant mais aussi en arrière. C’est pourquoi, il n’hésitait pas, dans un latin pas très élégant à donner à l’Église le qualificatif de « ante et retro oculata ». Des yeux pour regarder en avant où l’on va, mais aussi des yeux pour regarder en arrière d’où l’on vient.        <br />
              <br />
       Cette tension heureuse entre la mémoire et l'espoir, l’histoire et l’actualité, l’hier et le demain est au cœur de la vie de toute institution qui dure. C’est le cas du Séminaire de Québec qui a traversé plus de trois siècles et qui dans le contexte du début du XXIe siècle écoute les appels qui viennent, analyse les réponses possibles et se tient prêt comme « un veilleur qui attend l’aurore ».       <br />
              <br />
       Le temps de l’Avent nous invite à vivre cette spiritualité du veilleur. L’attente, en effet,  est au coeur de la vie chrétienne, une attente joyeuse et remplie d’espérance. Noël comblera cette attente et nous souhaitons que vos meilleurs vœux se réalisent. Joyeux Noël et Bonne Année !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>NOMINATIONS</b>       <br />
              <br />
       - Mgr Eugène Tremblay, évêque émérite d’Amos et prêtre agrégé du Séminaire de Québec, a été choisi comme membre coopté du Conseil du Séminaire. Il s’agit d’un mandat de deux ans commençant immédiatement. Il remplace monsieur l’abbé Laurent Côté qui terminait un second mandat de deux ans et qui n'était pas rééligible.       <br />
              <br />
       <b>DATES À RETENIR</b>       <br />
              <br />
       - 8 décembre 2011 : Renouvellement du Vœu de l’Immaculée à 16 h à la Chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand et banquet traditionnel ;       <br />
       - 30 décembre 2011 : Fête de la Sainte Famille, patronne du Séminaire de Québec. Concélébration eucharistique à 16 h 30 et repas festif       <br />
              <br />
       <b>SAVIEZ-VOUS … </b>       <br />
              <br />
       - … quand l’École d’architecture de l’Université Laval est déménagée au Vieux-Séminaire? Réponse ? 		       <br />
       Réponse ?  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - … quel lien a le Moulin du Sault-à-la-Puce à Château Richer avec le Séminaire de Québec?  	       <br />
       Réponse  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       - quel prêtre du Séminaire fut le premier géologue canadien et où se trouve la plaque qui le rappelle ? 	       <br />
       Réponse 1  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - quand est apparu un musée des beaux-arts au Séminaire ? 	       <br />
       Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       <b>RÉCEPTION EN L'HONNEUR DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL        <br />
       DES MISSIONS ÉTRANGÈRES DE PARIS, LE PÈRE GEORGES COLOMB</b>       <br />
               <br />
       Le Père Georges Colomb, Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, a été reçu par la communauté des prêtres du Séminaire pour la signature du Livre d'or du Séminaire de Québec le 3 novembre 2011. Les deux institutions ont des racines communes puisque le fondateur du Séminaire de Québec, Mgr François de Laval fut un des signataires avec François Pallu et Lambert de la Mothe de la première demande de fondation du « Séminaire des Missions Étrangères de Paris » auprès de la congrégation « De propaganda fide » le 1er juillet 1658. Il a entretenu des relations suivies avec les fondateurs par la suite.        <br />
              <br />
       Le Supérieur général du Séminaire de Québec, Monseigneur Hermann Giguère, à cette occasion a rappelé les liens entre le Séminaire de Québec et les Missions Étrangères de Paris, autrefois le « Séminaire des Missions Étrangères de Paris ! ».        <br />
              <br />
       Il a commencé par souligner l’usage encore actuel au Séminaire de Québec sur le matériel, les camions, la literie, etc. du sigle SME. Il a rappelé que ce sigle signifiait « Séminaire des Missions Étrangères ». En effet, jusqu’à la conquête anglaise de 1760 le Séminaire des Missions Étrangères de Québec était uni à celui de Paris. Les onze premiers supérieurs du Séminaire furent nommés par Paris. Hélas ! les Anglais exigèrent que se rompe le lien avec le Séminaire de Paris. Le Séminaire de Québec est devenu le « Séminaire des Missions Étrangères de Québec et épiscopal » reconnu comme tel par Monseigneur Jean Olivier Briand, évêque de Québec en 1768. Les liens affectifs et historiques ne sont pas disparus pour autant. Les deux prédécesseurs du Père Colomb, les Pères Couvreur et Etcharen visitèrent eux aussi le Séminaire de Québec.        <br />
              <br />
       « Je suis heureux ainsi que toute la communauté des prêtres du Séminaire de Québec a conclu le Supérieur général dans sa brève allocution, de vous marquer notre estime et de renouveler des liens qui, pour nous, font partie de ce que nous sommes comme communauté qui s’est bâtie et construite dans l’esprit des fondateurs des Missions Étrangères de Paris. »        <br />
              <br />
       <b>LE SOUTIEN MUTUEL AU CŒUR DE LA COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DU        <br />
       SÉMINAIRE DE QUÉBEC — INTRONISATION DES PRÊTRES ASSOCIÉS</b>       <br />
              <br />
       Lors d'une cérémonie brève et intense, le Supérieur général de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec a intronisé treize nouveaux membres associés au cours de la célébration de l'Office du Milieu du jour le 1er novembre 2011.  Après l’homélie, les nouveaux membres associés ont signé le Registre des actes importants de la vie du Séminaire qui commence en 1856.        <br />
              <br />
       Après la lecture du texte d’Actes 2,42-47 sur les premières communautés chrétiennes, le Supérieur général a souligné dans son homélie que le choix de ce texte lui avait été inspiré par l’attachement de François de Laval au groupe de Monsieur de Bernières à Caen. Les premières communautés décrites dans ce passage des Actes des Apôtres étaient le modèle de ce groupe et François de Laval s’en est inspiré dans la fondation du Séminaire de Québec. Son premier biographe Bertrand de La Tour, a continué le Supérieur général, rapporte ces propos de Monsieur des Maizerets, second supérieur du Séminaire, qui disait que: « Le prélat ne faisait rien de considérable que de concert avec nous tous. Nos biens étaient communs avec les siens. Je n'ai jamais vu faire parmi nous aucune distinction du pauvre et du riche, ni examiner la naissance et la condition de personne, nous regardant tous comme frères ». L'essentiel de la vie du prêtre pour François de Laval réside dans le partage et la mise en commun. Cette mise en commun, François de Laval l’appelait dans le langage du XVIIe siècle la « désappropriation » qui est un partage matériel auquel se joint le partage fraternel. François de Laval voulait &quot;que tout le clergé ne fit qu'une famille&quot;.        <br />
              <br />
       VOICI LA LISTE DE NOUVEAUX MEMBRES ASSOCIÉS :        <br />
              <br />
       Mgr Pierre Gaudette, P.H., professeur retraité de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval  ;       <br />
              <br />
       Messieurs les abbés        <br />
       Louis Corriveau, curé de St-Raymond de Portneuf ;        <br />
       Alain Faucher, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval ;       <br />
       Michel Fournier, curé de la paroisse du Bienheureux François de Laval ;        <br />
       Daniel Gauvreau, curé de la paroisse de St Charles Borromée à Charlesbourg ;         <br />
       Onil Godbout, curé de St-Calixte de Plessisville ;        <br />
       Jacques Gourde, animateur du Centre la Paix-Dieu sur la Colline parlementaire;        <br />
       Réal Grenier, curé de St-Ignace à Beauport, ex-recteur du Grand Séminaire de Québec ;       <br />
       Roger Labbé, vicaire à St-Charles-Borromée à Charlesbourg;        <br />
       Martin Laflamme, psychologue clinicien au Diocèse de Québec et au Grand Séminaire de Québec;        <br />
       Marc Pelchat, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval ;       <br />
       Paul-Hubert Poirier, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval ;       <br />
       Gilles Routhier, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.       <br />
              <br />
       <b>LOGO DES FÊTES DU 350E ANNIVERSAIRE        <br />
       DE LA FONDATION DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC EN 2013 </b>       <br />
              <br />
       Le <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Logo-des-fetes-du-350e-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-en-2013-presentation-theme-et-explications_a436.html">logo</a> a été réalisé par la firme Cossette sous la supervision de monsieur Ghislain Carré, ancien du Petit Séminaire de Québec. Ce logo servira à identifier les événements liés au 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013.        <br />
              <br />
       Le logo enrobe dans un ruban vert l'image du clocheton qui orne l'Aile de la Procure et que les anciens appelaient &quot;la cloche du règlement&quot;. Monsieur l'abbé Georges Marceau écrit à propos de ce clocheton : &quot;En 1827, on avait allongé la petite aile à angle droit au nord de l'Aile de la Procure pour en faire le Grand Séminaire. Le 4 octobre 1851, on décide de construire un 'clocher' sur l’Aile de la Procure du Vieux Séminaire. Il s'agit du clocheton que l'on voit actuellement et qui servit longtemps à sonner la fin de la récréation pour les pensionnaires et externes.&quot;       <br />
              <br />
       La couleur verte du ruban souligne l'espérance et l'audace toujours présentes au Séminaire de Québec. Le déploiement du ruban vers le haut dans le vent indique que la communauté des prêtres du Séminaire est toujours tournée vers l'avenir à l'écoute du souffle de l'Esprit, dans les défis nouveaux comme elle l'a été dans le passé et sans cesse orientée vers ce qui est plus grand, plus beau et plus haut dans une ouverture vécue à ce qui transcende le temps et l'histoire.        <br />
              <br />
       Les lettres en caractères sobres précisent l'objet des festivités en 2013 et laissent place à la mémoire vivante. Vous pouvez y aller de vos interprétations et commentaires, car un logo comme tout symbole se prête à de multiples lectures. Nous vous en avons proposé bien simplement une parmi d'autres.        <br />
              <br />
       Ce logo en lui-même ne dit pas tout d'une longue et riche histoire, mais il permettra, nous l'espérons, de mettre au premier plan un rayonnement immense de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec au plan religieux, éducatif, social, culturel et patrimonial.        <br />
              <br />
       Nous vous tiendrons informés de la programmation dans les prochains numéros. Le lancement officiel des fêtes du 350e anniversaire de la Fondation du Séminaire de Québec aura lieu le 8 décembre 2012, le 8 décembre étant une fête très chère au fondateur, François de Laval, et au Séminaire qui en a fait la fête de l’Université Laval en 1852.       <br />
              <br />
       Comme le souhaitait leur fondateur, les prêtres du Séminaire sont toujours prêts à « aller à toutes rencontres » comme le dit l’Acte de fondation du 26 mars 1663 où Mgr de Laval décrit le Séminaire comme « …un lieu de réserve d’où nous puissions tirer des sujets pieux et capables pour les envoyer à toutes rencontres ». C'est, toujours inspirée par ce vœu de leur fondateur, que la communauté des prêtres du Séminaire de Québec peut se réjouir de 350 ans de vision, d’audace et d’engagement.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS...</b>        <br />
              <br />
       1) Cest en 1987 que les locaux du Vieux-Séminaire sont devenus libres par le déménagement des services du Petit Séminaire, maintenant le Collège François de Laval dans le Pavillon du 6, rue de la Vieille-Université (anciennement le Pavillon de la Faculté de Droit). L’Université Laval en décidant d’y transférer l’École d’architecture se rappropriait alors son lieu d’origine dans le quartier latin plusieurs années après le grand déménagement sur la Cité Universitaire à Sainte-Foy. Au cours de l’été 1987, le projet de recyclage des édifices du Vieux Séminaire se met en marche. Les travaux sont réalisés en trois étapes : d’abord la modernisation du vieil édifice, ensuite la reconversion adaptant l’édifice aux besoins de l’École d’architecture et enfin la restauration des éléments à conserver. En septembre 1988, l’École d’architecture emménage dans ses nouveaux locaux qu’elle occupe encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       2) Le nom « Sault-à-la-Puce » apparaît en 1640, pour désigner une petite rivière aux eaux vives de Château-Richer. Un moulin y est construit vers 1657. Mgr François de Laval se portera acquéreur du Sault-à-la-Puce et y construira, en 1680, un moulin banal. Il les lègue au Séminaire de Québec qui en demeure propriétaire jusqu’en 1856.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/blogsme/">blog SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://twitter.com/smequebec">Séminaire de Québec sur Twitter</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Quebec-QC/Seminaire-de-Quebec/248548099031">Séminaire de Québec sur Facebook</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Francois-de-Laval/121750057852149">François de Laval sur Facebook</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVIII – No 4,   décembre 2011       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-38-n-4-decembre-2011-Regard-en-avant-et-regard-en-arriere_a442.html" />
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   <title>Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb</title>
   <updated>2012-01-22T20:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Reception-en-l-honneur-du-Superieur-general-des-Missions-Etrangeres-de-Paris-le-pere-Georges-Colomb_a438.html</id>
   <category term="Allocutions et conférences" />
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   <published>2011-11-10T19:32:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
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    <![CDATA[
Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec, Monseigneur Hermann Giguère, à l’occasion de la visite du Séminaire et de la signature du Livre d’Or du Séminaire par le Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb. Salle des prêtres du pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec, le 3 novembre 2011.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/3404897-4896273.jpg?v=1320720142" alt="Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb" title="Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Supérieur général de Missions Étrangères de Paris, père Georges Colomb,       <br />
       Chers confrères,       <br />
               <br />
       Lorsque je suis devenu Supérieur général du Séminaire de Québec, en 2002, j’étais intrigué par le sigle SME qui est encore d’un usage courant sur le matériel, les camions, la literie, la porte cochère etc. du Séminaire. Mes recherches m’ont appris que ce sigle signifiait Séminaire des Missions Étrangères. En effet, jusqu’à la conquête anglaise de 1760 le Séminaire des Missions Étrangères de Québec était uni à celui de Paris. Les onze premiers supérieurs du Séminaire furent nommés par Paris (voir à la fin le texte de la nomination du premier supérieur, l'abbé Henri de Bernières qui a été lu sur place). Hélas ! les Anglais exigèrent que se rompe le lien avec le Séminaire de Paris. Le Séminaire de Québec est devenu le « Séminaire des Missions Étrangères de Québec et épiscopal » reconnu comme tel par Mgr Jean-Olivier Briand, évêque de Québec.        <br />
              <br />
       Les liens affectifs et historiques ne sont pas disparus pour autant. En 1963, le chanoine Jacques Lemieux, jeune prêtre accompagnait le Supérieur général des Missions Étrangères de Paris qui était venu participer au 300e anniversaire de la fondation du Séminaire. C’est lui qui, comme Supérieur général, recevait votre prédécesseur, le père Jean-Baptiste Etcharen que j’ai eu le bonheur de connaître lors de ma visite à Paris en 2002 lors des festivités reliées au 150e anniversaire de la charte royale de l’Université Laval obtenue par le Séminaire de Québec en 1852 qui se déroulaient en partie dans les jardins des Missions Étrangères de la rue du Bac à Paris, notamment la remise d’un doctorat d’honneur offert par l’Université Laval à Jean-Christophe Rufin le 26 septembre 2002.       <br />
              <br />
       Je suis heureux ainsi que toute la communauté des prêtres du Séminaire de Québec de vous marquer notre estime et de renouveler des liens qui pour nous font partie de ce que nous sommes comme communauté qui s’est bâtie et construite dans l’esprit des fondateurs des Missions Étrangères de Paris dont François de Laval fait partie puisqu’il a signé avec François Pallu et Lambert de la Mothe la première demande de fondation du Séminaire des Missions Étrangères de Paris auprès de la congrégation « De propaganda fide » le 1 juillet 1658.       <br />
              <br />
       Trêve de rappels historiques. La vie continue.       <br />
              <br />
       Cher père Colomb, je ne croyais pas en 2006 lorsque je vous ai connu à Strasbourg à l’ordination presbytérale d’un ami commun, Hervé Paradis-Murat, que nous reverrions dans un autre contexte quelques années plus tard. Sachez que votre visite nous réjouit et me touche grandement. Je connais votre implication dans la formation des candidats aux Missions Étrangères. Tout le soin que vous y avez mis porte maintenant des fruits puisque les candidats se présentent en bon nombre. Votre initiative de mettre sur pied le Volontariat missionnaire a reçu un bel accueil et s’est développé de façon rapide et continue.       <br />
              <br />
       Nos 36 membres sont peu en comparaison des 260 que comme votre société. Le Séminaire de Québec pour autant continue dans l’esprit de notre fondateur, François de Laval, de soutenir notre archevêque dans de nouvelles avenues comme la fondation d’un Petit Séminaire diocésain ou la responsabilité de la pastorale universitaire catholique et de garder sa maison ouverte et disponible aux membres du presbyterium qui peuvent en tout temps venir s’y reposer ou prendre un moment de recollection.       <br />
              <br />
       Merci de cette visite, disons-le, impromptue, mais qui tombe bien puisque sur les traces des Missions Étrangères de Paris, la communauté des prêtres du Séminaire de Québec célébrera en 2013 son 350e anniversaire de fondation.       <br />
              <br />
       Et maintenant, cher père Colomb, je vous invite à signer notre Livre d’or.       <br />
              <br />
              <br />
       Merci !       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 3 novembre 2011</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       À la suite de l'union du Séminaire de Québec à celui de Paris, en 1665, les supérieurs du Séminaire des Missions Étrangères de  Paris, recourant à leur droit de nomination pour la première fois, confirmaient dans sa charge M. de Bernières, par un acte solennel, signé et scellé, daté du 29 mars de la même année 1665. En voici un extrait. « En conséquence du  pouvoir qui a été donné à nous et à nos successeurs... de gouverner le Séminaire étably à Québec... uny et soumis pour tousjours au nostre pour en estre désormais une dépendance, attendu que l'un et l'autre ont une mesme fin, scavoir la conversion des infidèles. . . et estant necessaire de pourvoir ledit Sé minaire de Quebecq d'un supérieur, nous estant pour cet effect assemblés dans le lieu ordinaire de nos délibérations, après avoir demandé lumière à Dieu, examiné mûrement l'affaire et pris les suffrages des directeurs et officiers présents, nous avons élu et choisi.. . . par ces présentes M.<span class="u">re</span> Henry de Bernières, prêtre du diocèse de Bayeux pour pre mier supérieur dudit Séminaire éta bly à Québecq pour la conversion des infifètes pendant le temps de trois années... »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
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