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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:24:13+02:00</updated>
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   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"</title>
   <updated>2025-01-04T14:55:00+01:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2024-12-31T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou Fête des Rois le 5 janvier 2025. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 60-1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/82989914-59469560.jpg?v=1636028759" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" />
     </div>
     <div>
      La fête de l'Épiphanie nous ramène chaque année le beau récit de la parabole des Rois mages que l'évangile désigne seulement comme des "mages". La tradition subséquente en fait des rois. Il n'est pas besoin de pouvoir vérifier l'historicité de cette histoire pour en tirer profit pour notre aventure spirituelle. Dans cette parabole des Mages, l'évangéliste saint Mathieu en résume bien le message. Ces trois personnages que la tradition a appelé Gaspard, Melchior et Balthazar sont pour nous des modèles dans notre cheminement de foi par les gestes qu'ils posent dans ce récit: l'adoration, l'offrande et la longue marche.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Adoration</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe lorsque les Mages ont rencontré Jésus, c'est l'adoration. Ils cherchaient Celui qui est au-dessus de tout, le Seigneur des seigneurs. Ils ne se laissent pas décourager par ce qu'ils voient : un enfant sur la paille. Au contraire, ils s'agenouillent et ils reconnaissent Celui que le monde attendait.        <br />
              <br />
       Ils l'adorent puisqu'en lui ils découvrent la manifestation de Dieu au monde non seulement pour le peuple d'Israël, mais pour tous les peuples comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : "les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile." (<span style="font-style:italic">Éphésiens 3, 6</span>)       <br />
              <br />
       Le mot ÉPIPHANIE qui vient du grec signifie cela. "επι" (epi) veut dire "sur" et φαίνω (phaïnò) "phanie" "apparition". Le terme grec peut ainsi se traduire par "manifestation", "rendre visible", "apparaître", "être évident". En Jésus Dieu s'est manifesté dans la chair, l'amour de Dieu est apparu dans le monde (<span style="font-style:italic">Tite 3, 4-5</span>). Cet amour de Dieu s'est manifesté sous les traits d'un enfant qui deviendra le Sauveur de l'humanité par son obéissance à Dieu et par le don de sa vie pour ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Comment ne pas se prosterner devant lui? Comme les mages. Lorsque nous faisons ce geste d'adoration nous reconnaissons la grandeur de l'amour de notre Dieu créateur et nous l'assurons non seulement de nos remerciements, mais aussi nous nous inclinons devant sa volonté de salut qui rejoint tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux. Nous reconnaissons que ce n'est pas nous qui donnons ce Salut dont a tant besoin l'humanité, mais que ce Salut est un pur don gratuit de sa part.       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et c'est pourquoi notre adoration est toujours en même temps une action de grâces pour les merveilles que Dieu a faites et qu'il continue de faire maintenant dans notre monde par la puissance de son Fils Jésus ressuscité des morts et établi puissant pour nous sauver (cf. <span style="font-style:italic">Romains 1, 3-4</span>) -->       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Offrande</span>       <br />
              <br />
       Les gestes d'adoration  se prolongent nécessairement chez les adorateurs et les adoratrices par un mouvement d'offrande. C'est ce qui est symbolisé par les offrandes des Mages: l'or, l'encens et la myrrhe (une sorte de résine aromatique qui a des propriétés antiseptiques).       <br />
              <br />
       Les Mages ont offert leurs trésors à Jésus et toi n'as-tu pas quelque chose à donner toi aussi penses-tu?        <br />
              <br />
       Bien sûr, nous n'avons pas à apporter les mêmes offrandes. Nous ne sommes pas des rois. Nous sommes ce que nous sommes. Nous sommes  renvoyés à nous-mêmes, à nos misères, à nos biens et à nos talents.       <br />
              <br />
       Nos misères reconnues et assumées dans la foi peuvent être le plus beau don à l'Enfant Jésus. Nos biens et nos talents déposés à la crèche, eux, manifesteront la volonté de nous désapproprier de nous-mêmes et de nous ouvrir à l'action de Dieu. "Avant d'adorer cet enfant, décharge-toi de tout ce qui t'encombre" nous dit saint Jean Chrysostome, le grand prédicateur à la "bouche d'or", dans une belle homélie de l'Épiphanie (IVe siècle).       <br />
              <br />
       Misères et limites assumées, biens et richesses, talents et qualités mis au service de Dieu et de ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Quelles belles offrandes. C'est l'encens de notre petitesse et de nos misères qui plaît à Dieu, c'est l'or de nos biens et richesses matérielles et spirituelles que nous lui cédons et c'est la myrrhe de nos talents et qualités naturels reçus du créateur que nous offrons pour sa gloire,       <br />
              <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> La longue marche</span>       <br />
              <br />
       Le Mages ne se laissent pas enfermer dans l'étable de Bethléem. Aussitôt qu'ils le peuvent, ils cherchent un chemin pour regagner leur pays et ce faisant. ils deviennent des messagers de la Bonne Nouvelle annoncée par la naissance de cet Enfant: "Un Sauveur nous est né" avait dit l'Ange aux bergers lors de la naissance de Jésus (<span style="font-style:italic">Luc 2, 11</span>) . Ce message ils le répercuteront dans leurs contrées et dans leurs milieux respectifs. Un message qui déborde les frontières du Peuple d'Israël. Un message universel pour l'humanité toute entière.        <br />
              <br />
       C'est dans le caractère universel du Salut donné en Jésus que réside la beauté de ce mystère de l'Épiphanie - de la Manifestation du Christ aux nations.        <br />
              <br />
       Lorsque nous sommes fatigués en regardant autour de nous, que nous voyons la désaffectation religieuse de nos contemporains, au Québec notamment, et lorsque, d'autre part, nous reconnaissons dans les jeunes générations des attentes spirituelles évidentes, nous sommes invités comme les Rois mages à faire route avec nos contemporains, vieux et jeunes, et à leur dire "Un Sauveur nous est donné".        <br />
              <br />
       Nous aurons au cours de la nouvelle année des occasions de le faire soyez-en sûrs, car cette Bonne nouvelle est toujours actuelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La parabole des Mages ne peut nous laisser indifférents. Au lieu de nous demander : est-ce bien une étoile qui les a guidés, regardons plutôt les gestes qu'ils ont posés : adoration, offrande et longue marche. À leur exemple, efforçons-nous de cultiver ces trois gestes dans nos vies.        <br />
              <br />
       Cette Eucharistie déjà nous met en marche, elle nous fait entrer en adoration et elle nous permet de présenter notre vie à Dieu en offrande spirituelle en union avec celle du Christ.       <br />
              <br />
       Vivons ces moments ce matin en union avec nos frères et soeurs de tous les horizons et de toutes les nations.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 décembre 2024       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 3 janvier 2016 et 28 décembre 2021-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Les noms traditionnels de « Gaspard, Melchior et Balthazar » apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle intitulé <span style="font-style:italic">Excerpta Latina Barbar</span>i conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
           Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
           Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
           Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
           Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
           En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. Ps 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
           par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
           Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
           Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
           et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
           En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
           Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
           Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
           Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
           puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
           Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
           Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
           Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
           Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »</title>
   <updated>2024-06-25T14:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1183.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/78602230-57034172.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-25T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 30 juin 2024 . Textes : Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24, 2Corinthiens 8, 7.9.13-15 et Marc 5, 21-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/78602230-57034172.jpg?v=1618256908" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" />
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      Quelles scènes, dignes d’une vidéo qui ferait fureur sur Instagram ou Facebook, j’en suis sûr. Mais au-delà du caractère spectaculaire de ces deux guérisons, il y a un message important. En effet, saint Marc dans son évangile qui s’adresse aux premiers chrétiens, en leur racontant la vie de Jésus, désire ici leur montrer que le Jésus que les apôtres ont connu, qu'ils ont touché, avec qui ils ont mangé est non seulement un prédicateur recherché, mais qu'aussi il répand et donne la vie autour de lui comme Dieu le fait depuis toujours. Voilà le message à retenir ce matin.       <br />
              <br />
       Pour illustrer ce message saint Marc nous raconte deux épisodes révélateurs avec des gens bien en chair et en os qui sont comme les acteurs de notre vidéo : Jésus, un père éploré, une vieille femme découragée et une jeune fille disparue trop vite.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Reprenons-les dans l’ordre.       <br />
              <br />
       Jésus : il est ici en plein ministère. Il revient de l’autre côté de la mer de Galilée, du pays des Géraséniens. Cette région se trouve aujourd’hui en Jordanie. Il retrouve sa région familière de ce côté-ci du lac en Israël maintenant pas loin de Capharnaüm. Il est entouré de gens de toutes sortes qui l’accueillent et qui se pressent autour de lui. Son ministère qui dure depuis quelque temps commence à porter fruit. Il attire de plus en plus de monde. Jésus enseigne. Il passe son message, mais aussi il montre par ses gestes, ses miracles, qu'il a une relation particulière avec Dieu. C’est ce qu’il fait ici avec cette vieille dame et cette jeune fille.       <br />
              <br />
       La vieille femme découragée : celle-ci souffre dans corps depuis 12 ans. Quelle épreuve ! Elle a tout essayé pour soulager son mal. Rien n’y fait, elle n’en peut plus. Elle a entendu parler de Jésus et se dit « si jamais je peux lui parler ou même seulement toucher son vêtement peut-être que ce sera la fin de mon épreuve » car elle perçoit que Jésus a un côté divin, hors du commun des mortels. Elle se glisse dans la foule en poussant et en forçant son chemin jusqu’à Jésus dont elle touche le vêtement.       <br />
              <br />
       Le père éploré : c’est un chef religieux, il s’occupe de la synagogue où se fait la prière des Juifs. Il est aussi un bon père de famille. Il ne sait plus quoi faire pour sa fille qui parait avoir rendu l’âme. Comme d'autres il se tourne vers Jésus. Il le supplie avec une foi totale de venir la guérir.       <br />
              <br />
       La jeune fille : elle est étendue sans vie apparente. Comment est-ce arrivé ? Nul ne le sait même pas son père. Elle ne dit rien, mais elle sera l’objet d’une tendresse de Jésus à nulle autre pareille       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’action</span>       <br />
              <br />
       Une fois le décor planté, regardons qu’est-ce qui se passe.       <br />
              <br />
       L’action se concentre autour des gestes et des paroles de Jésus.       <br />
              <br />
       Dans le cas de la vieille femme, Jésus, après s’être senti touché par quelqu’un, intervient en demandant qui c’est. On lui répond qu’il y a tellement de monde que ça peut être n’importe qui. Pourtant Jésus sait que c’est la vielle femme malade, car il connaît sa foi en lui par qui Dieu répand la vie. Et il lui dit « Ma fille ta foi t'a sauvée ». Et elle est guérie sur le champ.       <br />
              <br />
       Avec le chef de la synagogue qui apprend que sa fille est morte, Jésus prend l’initiative de répondre à la demande qu’il lui avait faite. Il va chez lui avec Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. «  Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : ’Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort ‘ ». Et il lui prend la main et le miracle se produit. Elle se lève. Elle revient à la vie à la surprise de tous.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La leçon</span>       <br />
              <br />
       Ces deux faits qui prennent place dans la prédication de Jésus sont rapportés par saint Marc dans un but particulier que j'ai signalé au début de mon homélie. En racontant ces deux faits, il veut qu’on retienne que Jésus en répondant aux demandes de ces deux personnes, par les deux miracles, se présente comme l'Envoyé de Dieu, Dispensateur de la vie, comme celui qui vient de Dieu pour répandre et donner la vie.       <br />
              <br />
       Le message qu’il y a dans ces deux guérisons est clair, c’est que notre Dieu n’est pas du côté de la mort et du mal. Il est pour la vie. La première lecture tirée du Livre de la Sagesse, attribué à Salomon et écrit deux cent ans avant Jésus, le disait déjà dans ces mots : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie ».       <br />
              <br />
       Ce message est présenté ici dans un décor particulier qui pourrait risquer de nous arrêter sur les détails de l’intervention de Jésus, sur le côté miraculeux, mais justement ces détails sont là pour nous dire que Jésus n’est pas un homme comme les autres. À travers lui, Dieu se manifeste de façon extraordinaire et répand la vie à ceux et celles qui croient en lui. C'est le cas de Jaïre, le père de la jeune fille, ainsi que de la vieille dame qui sont pour nous des modèles de foi totale en Jésus.       <br />
              <br />
       Regardez Jaïre. Lorsque Jésus répond à sa demande de venir chez lui pour voir sa fille qui est mal en point, il l’invite à un acte de foi totale. «  Jésus dit au chef de synagogue : ‘ Ne crains pas, crois seulement’ ». Quant à la vieille dame, Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ».       <br />
              <br />
       Dans les deux cas, on le voit, c’est la foi qui amorce la guérison, qui permet à Dieu de se manifester à travers Jésus comme le Dispensateur de la vie. Quel beau message ce dimanche-ci ! Jésus nous manifeste que Dieu donne la vie en abondance à ceux et celles qui se tournent vers Lui avec foi, car « tout est possible à Dieu ». (Marc 10, 27)       <br />
              <br />
       Nous sommes des hommes et des femmes qui croient que la vie triomphe de la mort, des hommes et des femmes qui ne se laissent jamais écrasés, des hommes et des femmes qui mettent leur confiance en Celui qui est le Dispensateur de la vie et qui ainsi luttent et œuvrent de diverses façons pour que les forces de vie triomphent sur les forces de mort dans le monde, dans nos familles, autour de nous et en nous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre été soit l'occasion de rencontres, de promenades, de contacts avec les parents et les amis. Que ce soit aussi pour nous l’occasion de rendre grâces à Dieu pour le don de la vie qui se manifeste en nous, dans nos enfants, dans nos activités de toutes sortes.        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu » dit saint Paul aux chrétiens et chrétiennes de l'Église de Corinthe (I Corinthiens 10, 31).       <br />
       -->       <br />
       C'est ce que nous faisons dans cette Eucharistie qui est l’action de grâces par excellence avec Jésus le Dispensateur de vie et notre chemin vers Dieu car il est, comme il l'a dit,  le Chemin, la Vérité et la Vie  (Jean 14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       25 juin 2024       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 26 juin 2018 et 22 juin 2021 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde » (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Dieu n’a pas fait la mort,       <br />
       il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.       <br />
       Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;       <br />
       ce qui naît dans le monde est porteur de vie :       <br />
       on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.       <br />
       La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,       <br />
       car la justice est immortelle.       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,       <br />
       il a fait de lui une image de sa propre identité.       <br />
       C’est par la jalousie du diable       <br />
       que la mort est entrée dans le monde ;       <br />
       ils en font l’expérience,       <br />
       ceux qui prennent parti pour lui.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)       <br />
       R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,       <br />
       tu m’épargnes les rires de l’ennemi.       <br />
       Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme       <br />
       et revivre quand je descendais à la fosse.       <br />
              <br />
       Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,       <br />
       rendez grâce en rappelant son nom très saint.       <br />
       Sa colère ne dure qu’un instant,       <br />
       sa bonté, toute la vie.       <br />
              <br />
       Avec le soir, viennent les larmes,       <br />
       mais au matin, les cris de joie.       <br />
       Tu as changé mon deuil en une danse,       <br />
       mes habits funèbres en parure de joie.       <br />
              <br />
       Que mon cœur ne se taise pas,       <br />
       qu’il soit en fête pour toi,       <br />
       et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,       <br />
       je te rende grâce !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce que vous avez en abondance comblera les besoins des frères pauvres » (2Co 8, 7.9.13-15)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       puisque vous avez tout en abondance,       <br />
       la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,       <br />
       toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,       <br />
       qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !       <br />
       Vous connaissez en effet le don généreux       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne       <br />
       en soulageant les autres,       <br />
       il s’agit d’égalité.       <br />
       Dans la circonstance présente,       <br />
       ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,       <br />
       afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance       <br />
       puisse combler vos besoins,       <br />
       et cela fera l’égalité,       <br />
       comme dit l’Écriture à propos de la manne :       <br />
       Celui qui en avait ramassé beaucoup       <br />
       n’eut rien de trop,       <br />
       celui qui en avait ramassé peu       <br />
       ne manqua de rien.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus regagna en barque l’autre rive,       <br />
       et une grande foule s’assembla autour de lui.       <br />
       Il était au bord de la mer.       <br />
       Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.       <br />
       Voyant Jésus, il tombe à ses pieds       <br />
       et le supplie instamment :       <br />
       « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.       <br />
       Viens lui imposer les mains       <br />
       pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »       <br />
       Jésus partit avec lui,       <br />
       et la foule qui le suivait       <br />
       était si nombreuse qu’elle l’écrasait.       <br />
              <br />
       Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…       <br />
       – elle avait beaucoup souffert       <br />
       du traitement de nombreux médecins,       <br />
       et elle avait dépensé tous ses biens       <br />
       sans avoir la moindre amélioration ;       <br />
       au contraire, son état avait plutôt empiré –       <br />
       … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,       <br />
       vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.       <br />
       Elle se disait en effet :       <br />
       « Si je parviens à toucher seulement son vêtement,       <br />
       je serai sauvée. »       <br />
       À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,       <br />
       et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.       <br />
       Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.       <br />
       Il se retourna dans la foule, et il demandait :       <br />
       « Qui a touché mes vêtements ? »       <br />
       Ses disciples lui répondirent :       <br />
       « Tu vois bien la foule qui t’écrase,       <br />
       et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »       <br />
       Mais lui regardait tout autour       <br />
       pour voir celle qui avait fait cela.       <br />
       Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,       <br />
       sachant ce qui lui était arrivé,       <br />
       vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.       <br />
       Jésus lui dit alors :       <br />
       « Ma fille, ta foi t’a sauvée.       <br />
       Va en paix et sois guérie de ton mal. »       <br />
              <br />
       Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,       <br />
       le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :       <br />
       « Ta fille vient de mourir.       <br />
       À quoi bon déranger encore le Maître ? »       <br />
       Jésus, surprenant ces mots,       <br />
       dit au chef de synagogue :       <br />
       « Ne crains pas, crois seulement. »       <br />
       Il ne laissa personne l’accompagner,       <br />
       sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.       <br />
       Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.       <br />
       Jésus voit l’agitation,       <br />
       et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.       <br />
       Il entre et leur dit :       <br />
       « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?       <br />
       L’enfant n’est pas morte : elle dort. »       <br />
       Mais on se moquait de lui.       <br />
       Alors il met tout le monde dehors,       <br />
       prend avec lui le père et la mère de l’enfant,       <br />
       et ceux qui étaient avec lui ;       <br />
       puis il pénètre là où reposait l’enfant.       <br />
       Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :       <br />
       « Talitha koum »,       <br />
       ce qui signifie :       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »       <br />
       Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher       <br />
       – elle avait en effet douze ans.       <br />
       Ils furent frappés d’une grande stupeur.       <br />
       Et Jésus leur ordonna fermement       <br />
       de ne le faire savoir à personne ;       <br />
       puis il leur dit de la faire manger.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1183.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »</title>
   <updated>2024-03-19T18:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a1168.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063531-55904525.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-19T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 24 mars 2024. Textes: Marc 11, 1-10 messe Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Marc 14, 1 – 15, 47.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063531-55904525.jpg?v=1610375143" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" />
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      Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l'entrée de Jésus à Jérusalem suivie d'une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L'entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'entrée à Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       La scène de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification.        <br />
              <br />
       L'âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L'Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d'humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs.        <br />
              <br />
       Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.        <br />
              <br />
       Cette entrée n'a rien d'un événement réglé et programmée d'avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu'il sait que l'opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions . Les «  Hosannas » de l'entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.        <br />
              <br />
       Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est  le véritable triomphe, la victoire de l'Amour,        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'essentiel de la foi chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les disciples de saint Jean l'avaient bien compris lorsqu'ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 16).       <br />
              <br />
       Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est  au cœur  de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication.        <br />
              <br />
       Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire «  trois jours ».       <br />
              <br />
       Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?        <br />
              <br />
       La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique ... ». L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent  de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont  pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu.        <br />
              <br />
       Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité.  Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c'est celui de l'amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.       <br />
              <br />
       Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête. Nous aurons le temps et l’occasion de laisser ces pensées mûrir en nous au cours des Jours Saints.       <br />
              <br />
       Que cette semaine nous trouve ouverts et ouvertes à renouveler nos perceptions de ce que Dieu nous donne en Jésus. Décidons-nous de croire en Lui. Notre prière pourrait être « Seigneur, je crois, mais augmente ma foi », car c’est par la foi en Jésus que j’obtiens la vie éternelle. Il est le seul chemin par où se répand l'Amour fou de notre Dieu pour chacun et chacune d'entre nous. C'est Blaise Pascal qui écrivait dans une de ses célèbres pensées :  «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu, plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus Christ, je vous prie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une espérance ferme et une charité parfaite. Faites, ô mon Dieu, que je vous connaisse bien et que je fasse tout selon votre lumière et conformément à votre sainte volonté ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       19 mars 2024       <br />
              <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 20 mars 2018 et 23 mars 2021-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus        <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,       <br />
       vers Bethphagé et Béthanie,       <br />
       près du mont des Oliviers,       <br />
       Jésus envoie deux de ses disciples       <br />
                     et leur dit :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous.       <br />
       Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
                          Si l’on vous dit :       <br />
       ‘Que faites-vous là ?’,       <br />
       répondez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin,       <br />
       mais il vous le renverra aussitôt.’ »       <br />
                 Ils partirent,       <br />
       trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,       <br />
       dehors, dans la rue,       <br />
       et ils le détachèrent.       <br />
       Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :       <br />
       « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »       <br />
                 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,       <br />
       et on les laissa faire.       <br />
                 Ils amenèrent le petit âne à Jésus,       <br />
       le couvrirent de leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
                 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,       <br />
       d’autres, des feuillages coupés dans les champs.       <br />
                 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
                          Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       quelques jours avant la Pâque,       <br />
                 la grande foule venue pour la fête       <br />
       apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.       <br />
                 Les gens prirent des branches de palmiers       <br />
       et sortirent à sa rencontre.       <br />
       Ils criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le roi d’Israël ! »       <br />
                 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,       <br />
       comme il est écrit :       <br />
                          Ne crains pas, fille de Sion.       <br />
       Voici ton roi qui vient,       <br />
       assis sur le petit d’une ânesse.       <br />
                 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;       <br />
       mais, quand Jésus fut glorifié,       <br />
       ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :       <br />
       c’était bien ce qu’on lui avait fait.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
                 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
       ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
       Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
       il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
       afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
       et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L. La fête de la Pâque et des pains sans levain       <br />
       allait avoir lieu deux jours après.       <br />
       Les grands prêtres et les scribes       <br />
       cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,       <br />
       pour le faire mourir.       <br />
                 Car ils se disaient :       <br />
       A. « Pas en pleine fête,       <br />
       pour éviter des troubles dans le peuple. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus se trouvait à Béthanie,       <br />
       dans la maison de Simon le lépreux.       <br />
       Pendant qu’il était à table,       <br />
       une femme entra,       <br />
       avec un flacon d’albâtre       <br />
       contenant un parfum très pur et de grande valeur.       <br />
       Brisant le flacon,       <br />
       elle lui versa le parfum sur la tête.       <br />
                 Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :       <br />
       A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?       <br />
                               On aurait pu, en effet, le vendre       <br />
       pour plus de trois cents pièces d’argent,       <br />
       que l’on aurait données aux pauvres. »       <br />
       L. Et ils la rudoyaient.       <br />
                 Mais Jésus leur dit :       <br />
       X  « Laissez-la !       <br />
       Pourquoi la tourmenter ?       <br />
       Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.       <br />
                               Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,       <br />
       et, quand vous le voulez,       <br />
       vous pouvez leur faire du bien ;       <br />
       mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.       <br />
                               Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.       <br />
       D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       partout où l’Évangile sera proclamé       <br />
       – dans le monde entier –,       <br />
       on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »       <br />
              <br />
                 L. Judas Iscariote,       <br />
       l’un des Douze,       <br />
       alla trouver les grands prêtres       <br />
       pour leur livrer Jésus.       <br />
                 À cette nouvelle, ils se réjouirent       <br />
       et promirent de lui donner de l’argent.       <br />
       Et Judas cherchait comment le livrer       <br />
       au moment favorable.       <br />
              <br />
                 Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »        <br />
                 L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       X  « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
                               et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’       <br />
                               Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
                 L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
                 Le soir venu,       <br />
       Jésus arrive avec les Douze.       <br />
                 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       X  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous, qui mange avec moi,       <br />
       va me livrer. »       <br />
                 L. Ils devinrent tout tristes       <br />
       et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :       <br />
       D. « Serait-ce moi ? »                <br />
       L. Il leur dit :       <br />
       X  « C’est l’un des Douze,       <br />
       celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.       <br />
                               Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
                 L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant  pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit,       <br />
       le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       X  « Prenez,       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
                 L. Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
                 Et il leur dit :       <br />
       X  « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
                 L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.        <br />
                 Jésus leur dit :       <br />
       X  « Vous allez tous être exposés à tomber,       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis seront dispersées.       <br />
                               Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
                 L. Pierre lui dit alors :       <br />
       D. « Même si tous viennent à tomber,       <br />
       moi, je ne tomberai pas. »       <br />
                 L. Jésus lui répond :       <br />
       X  « Amen, je te le dis :       <br />
       toi, aujourd’hui, cette nuit même,       <br />
       avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
                 L. Mais lui reprenait de plus belle :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous en disaient autant.       <br />
              <br />
                 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       X  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais prier. »       <br />
                 L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et commence à ressentir frayeur et angoisse.       <br />
                 Il leur dit :       <br />
       X  « Mon âme est triste à mourir.       <br />
       Restez ici et veillez. »       <br />
                 L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tombait à terre et priait       <br />
       pour que, s’il était possible,       <br />
       cette heure s’éloigne de lui.       <br />
                 Il disait :       <br />
       X  « Abba...       <br />
       Père, tout est possible pour toi.       <br />
       Éloigne de moi cette coupe.       <br />
       Cependant, non pas ce que moi, je veux,       <br />
       mais ce que toi, tu veux ! »       <br />
                 L. Puis il revient       <br />
       et trouve les disciples endormis.       <br />
       Il dit à Pierre :       <br />
       X  « Simon, tu dors !       <br />
       Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?       <br />
                               Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
                 L. De nouveau, il s’éloigna et pria,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
                 Et de nouveau, il vint près des disciples       <br />
       qu’il trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.       <br />
       Et eux ne savaient que lui répondre.       <br />
                 Une troisième fois, il revient       <br />
       et leur dit :       <br />
       X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       C’est fait ; l’heure est venue :       <br />
       voici que le Fils de l’homme       <br />
       est livré aux mains des pécheurs.       <br />
                               Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus parlait encore       <br />
       quand Judas, l’un des Douze, arriva       <br />
       et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.       <br />
                 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai,       <br />
       c’est lui :       <br />
       arrêtez-le,       <br />
       et emmenez-le sous bonne garde. »       <br />
                 L. À peine arrivé,       <br />
       Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :       <br />
       D. « Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
                 Les autres mirent la main sur lui       <br />
       et l’arrêtèrent.       <br />
                 Or un de ceux qui étaient là       <br />
       tira son épée,       <br />
       frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
                 Alors Jésus leur déclara :       <br />
       X  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
                               Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté.       <br />
       Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »       <br />
                 L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.       <br />
                 Or, un jeune homme suivait Jésus ;       <br />
       il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.       <br />
       On essaya de l’arrêter.       <br />
                 Mais lui, lâchant le drap,       <br />
       s’enfuit tout nu.       <br />
              <br />
                 Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.       <br />
       Ils se rassemblèrent tous,       <br />
       les grands prêtres, les anciens et les scribes.       <br />
                 Pierre avait suivi Jésus à distance,       <br />
       jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,       <br />
       et là, assis avec les gardes,       <br />
       il se chauffait près du feu.       <br />
                 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort,       <br />
       et ils n’en trouvaient pas.       <br />
                 De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,       <br />
       et ces témoignages ne concordaient pas.       <br />
                 Quelques-uns se levèrent       <br />
       pour porter contre lui ce faux témoignage :        <br />
                          A. « Nous l’avons entendu dire :       <br />
       ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       et en trois jours j’en rebâtirai un autre       <br />
       qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »       <br />
                 L. Et même sur ce point,       <br />
       leurs témoignages n’étaient pas concordants.       <br />
                 Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,       <br />
       interrogea Jésus :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
                 L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.       <br />
       Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :       <br />
       A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »        <br />
                 L. Jésus lui dit :       <br />
       X  « Je le suis.       <br />
       Et vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant,       <br />
       et venir parmi les nuées du ciel. »       <br />
                 L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :       <br />
       A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
                               Vous avez entendu le blasphème.       <br />
       Qu’en pensez-vous ? »       <br />
       L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.       <br />
                 Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,       <br />
       couvrirent son visage d’un voile,       <br />
       et le giflèrent, en disant :       <br />
       F. « Fais le prophète ! »       <br />
       L. Et les gardes lui donnèrent des coups.       <br />
              <br />
                 Comme Pierre était en bas, dans la cour,       <br />
       arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.       <br />
                 Elle voit Pierre qui se chauffe,       <br />
       le dévisage et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »       <br />
                 L. Pierre le nia :       <br />
       D. « Je ne sais pas,       <br />
       je ne comprends pas de quoi tu parles. »       <br />
       L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.       <br />
       Alors un coq chanta.       <br />
                 La servante, ayant vu Pierre,       <br />
       se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :       <br />
       A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »       <br />
                 L. De nouveau, Pierre le niait.       <br />
       Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :       <br />
       F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, tu es Galiléen. »       <br />
                 L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »       <br />
                 L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.       <br />
       Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Et il fondit en larmes.       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,       <br />
       et parmi elles, Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,       <br />
                     qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,       <br />
       et encore beaucoup d’autres,       <br />
       qui étaient montées avec lui à Jérusalem.       <br />
                 Déjà il se faisait tard ;       <br />
       or, comme c’était le jour de la Préparation,       <br />
       qui précède le sabbat,       <br />
                 Joseph d’Arimathie intervint.       <br />
       C’était un homme influent, membre du Conseil,       <br />
       et il attendait lui aussi le règne de Dieu.       <br />
       Il eut l’audace d’aller chez Pilate       <br />
       pour demander le corps de Jésus.       <br />
                 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;       <br />
       il fit appeler le centurion,       <br />
       et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.       <br />
                 Sur le rapport du centurion,       <br />
       il permit à Joseph de prendre le corps.       <br />
                 Alors Joseph acheta un linceul,       <br />
       il descendit Jésus de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans le linceul       <br />
       et le déposa dans un tombeau       <br />
       qui était creusé dans le roc.       <br />
       Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.       <br />
              <br />
                 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,       <br />
       observaient l’endroit où on l’avait mis.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BRÈVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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  <entry>
   <title>Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"</title>
   <updated>2022-01-02T04:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-l-Epiphanie-du-Seigneur-Annee-C-ou-fete-des-Rois-Adorer-offrir-marcher_a1043.html</id>
   <category term="Homélies" />
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   <published>2021-12-28T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou Fête des Rois le 2 janvier 2022. Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Textes: Isaïe 60-1-6, Éphésiens 3, 2-3a.5-6 et Mathieu 2, 1-12.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/60022535-43993678.jpg?v=1636028759" alt="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" title="Homélie pour l'Épiphanie du Seigneur Année C ou fête des Rois  "Adorer, offrir, marcher"" />
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      La fête de l'Épiphanie nous ramène chaque année le beau récit de la parabole des Rois mages que l'évangile désigne seulement comme des "mages". La tradition subséquente en fait des rois. Il n'est pas besoin de pouvoir vérifier l'historicité de cette histoire pour en tirer profit pour notre aventure spirituelle. Dans cette parabole des Mages, l'évangéliste saint Mathieu en résume bien le message. Ces trois personnages que la tradition a appelé Gaspard, Melchior et Balthazar sont pour nous des modèles dans notre cheminement de foi par les gestes qu'ils posent dans ce récit. Reprenons ensemble le récit qu'on vient de lire.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Adoration</span>       <br />
              <br />
       La première chose qui nous frappe lorsque les Mages ont rencontré Jésus, c'est l'adoration. Ils cherchaient Celui qui est au-dessus de tout, le Seigneur des seigneurs. Ils ne se laissent pas décourager par ce qu'ils voient : un enfant sur la paille. Au contraire, ils s'agenouillent et ils reconnaissent Celui que le monde attendait.        <br />
              <br />
       Ils l'adorent puisqu'en lui ils découvrent la manifestation de Dieu au monde non seulement pour le peuple d'Israël, mais pour tous les peuples comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture : "les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile." (<span style="font-style:italic">Éphésiens 3, 6</span>)       <br />
              <br />
       Le mot ÉPIPHANIE qui vient du grec signifie cela. "επι" (epi) veut dire "sur" et φαίνω (phaïnò) "phanie" "apparition". Le terme grec peut ainsi se traduire par "manifestation", "rendre visible", "apparaître", "être évident". En Jésus Dieu s'est manifesté dans la chair, l'amour de Dieu est apparu dans le monde (<span style="font-style:italic">Tite 3, 4-5</span>). Cet amour de Dieu s'est manifesté sous les traits d'un enfant qui deviendra le Sauveur de l'humanité par son obéissance à Dieu et par le don de sa vie pour ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Comment ne pas se prosterner devant lui? Comme les mages. Lorsque nous faisons ce geste d'adoration nous reconnaissons la grandeur de l'amour de notre Dieu créateur et nous l'assurons non seulement de nos remerciements, mais aussi nous nous inclinons devant sa volonté de salut qui rejoint tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux. Nous reconnaissons que ce n'est pas nous qui donnons ce Salut dont a tant besoin l'humanité, mais que ce Salut est un pur don gratuit de sa part.       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       Et c'est pourquoi notre adoration est toujours en même temps une action de grâces pour les merveilles que Dieu a faites et qu'il continue de faire maintenant dans notre monde par la puissance de son Fils Jésus ressuscité des morts et établi puissant pour nous sauver (cf. <span style="font-style:italic">Romains 1, 3-4</span>) -->       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Offrande</span>       <br />
              <br />
       Les gestes d'adoration  se prolongent nécessairement chez les adorateurs et les adoratrices par un mouvement d'offrande. C'est ce qui est symbolisé par les offrandes des Mages: l'or, l'encens et la myrrhe (une sorte de résine aromatique qui a des propriétés antiseptiques).       <br />
              <br />
       Les Mages ont offert leurs trésors à Jésus et toi n'as-tu pas quelque chose à donner toi aussi penses-tu?        <br />
              <br />
       Bien sûr, nous n'avons pas à apporter les mêmes offrandes. Nous ne sommes pas des rois. Nous sommes ce que nous sommes. Nous sommes  renvoyés à nous-mêmes, à nos misères, à nos biens et à nos talents.       <br />
              <br />
       Nos misères reconnues et assumées dans la foi peuvent être le plus beau don à l'Enfant Jésus. Nos biens et nos talents déposés à la crèche, eux, manifesteront la volonté de nous désapproprier de nous-mêmes et de nous ouvrir à l'action de Dieu. "Avant d'adorer cet enfant, décharge-toi de tout ce qui t'encombre" nous dit saint Jean Chrysostome, le grand prédicateur à la "bouche d'or", dans une belle homélie de l'Épiphanie (IVe siècle).       <br />
              <br />
       Misères et limites assumées, biens et richesses, talents et qualités mis au service de Dieu et de ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
       Quelles belles offrandes. C'est l'encens de notre petitesse et de nos misères qui plaît à Dieu, l'or de nos biens et richesses matérielles et spirituelles que nous lui cédons et la myrrhe de nos talents et qualités naturels reçus du créateur que nous offrons pour sa gloire,       <br />
              <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> La longue marche</span>       <br />
              <br />
       Le Mages ne se laissent pas enfermer dans l'étable de Bethléem. Aussitôt qu'ils le peuvent, ils cherchent un chemin pour regagner leur pays et ce faisant. ils deviennent des messagers de la Bonne Nouvelle annoncée par la naissance de cet Enfant: "Un Sauveur nous est né" avait dit l'Ange aux bergers lors de la naissance de Jésus (<span style="font-style:italic">Luc 2, 11</span>) . Ce message ils le répercuteront dans leurs contrées et dans leurs milieux respectifs. Un message qui déborde les frontières du Peuple d'Israël. Un message universel pour l'humanité toute entière.        <br />
              <br />
       C'est dans le caractère universel du Salut donné en Jésus que réside la beauté de ce mystère de l'Épiphanie - de la Manifestation du Christ aux nations.        <br />
              <br />
       Lorsque nous sommes fatigués en regardant autour de nous, que nous voyons la désaffectation religieuse de nos contemporains, au Québec notamment et lorsque, d'autre part, nous reconnaissons dans les jeunes générations des attentes spirituelles évidentes, nous sommes invités comme les Rois mages à faire route avec nos contemporains, vieux et jeunes. et à leur dire "Un Sauveur nous est donné".        <br />
              <br />
       Nous aurons au cours de la nouvelle année des occasions de le faire soyez-en sûrs, car cette Bonne nouvelle est toujours actuelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       La parabole des Mages ne peut nous laisser indifférents. Au lieu de nous demander : est-ce bien une étoile qui les a guidés, regardons plutôt les gestes qu'ils ont posés : adoration, offrande et longue marche. À leur exemple, efforçons-nous de cultiver ces trois gestes dans nos vies.        <br />
              <br />
       Cette Eucharistie déjà nous met en marche, elle nous fait entrer en adoration et elle nous permet de présenter notre vie à Dieu en offrande spirituelle en union avec celle du Christ.       <br />
              <br />
       Vivons ces moments ce matin en union avec nos frères et soeurs de tous les horizons et de toutes les nations.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       28 décembre 2021       <br />
              <br />
       <!-- Reprise de l'homélie du 3 janvier 2016-->       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       Les noms traditionnels de « Gaspard, Melchior et Balthazar » apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle intitulé <span style="font-style:italic">Excerpta Latina Barbar</span>i conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
           Debout, Jérusalem, resplendis !       <br />
       Elle est venue, ta lumière,       <br />
       et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi.       <br />
           Voici que les ténèbres couvrent la terre,       <br />
       et la nuée obscure couvre les peuples.       <br />
       Mais sur toi se lève le Seigneur,       <br />
       sur toi sa gloire apparaît.       <br />
           Les nations marcheront vers ta lumière,       <br />
       et les rois, vers la clarté de ton aurore.       <br />
           Lève les yeux alentour, et regarde :       <br />
       tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ;       <br />
       tes fils reviennent de loin,       <br />
       et tes filles sont portées sur la hanche.       <br />
           Alors tu verras, tu seras radieuse,       <br />
       ton cœur frémira et se dilatera.       <br />
       Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi,       <br />
       vers toi viendront les richesses des nations.       <br />
           En grand nombre, des chameaux t’envahiront,       <br />
       de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha.       <br />
       Tous les gens de Saba viendront,       <br />
       apportant l’or et l’encens ;       <br />
       ils annonceront les exploits du Seigneur.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)       <br />
       R/ Toutes les nations, Seigneur,       <br />
       se prosterneront devant toi. (cf. Ps 71,11)       <br />
              <br />
       Dieu, donne au roi tes pouvoirs,       <br />
       à ce fils de roi ta justice.       <br />
       Qu’il gouverne ton peuple avec justice,       <br />
       qu’il fasse droit aux malheureux !       <br />
              <br />
       En ces jours-là, fleurira la justice,       <br />
       grande paix jusqu’à la fin des lunes !       <br />
       Qu’il domine de la mer à la mer,       <br />
       et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !       <br />
              <br />
       Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.       <br />
       Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.       <br />
       Tous les rois se prosterneront devant lui,       <br />
       tous les pays le serviront.       <br />
              <br />
       Il délivrera le pauvre qui appelle       <br />
       et le malheureux sans recours.       <br />
       Il aura souci du faible et du pauvre,       <br />
       du pauvre dont il sauve la vie.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           vous avez appris, je pense,       <br />
       en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :       <br />
           par révélation, il m’a fait connaître le mystère.       <br />
           Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance       <br />
       des hommes des générations passées,       <br />
       comme il a été révélé maintenant       <br />
       à ses saints Apôtres et aux prophètes,       <br />
       dans l’Esprit.       <br />
           Ce mystère,       <br />
       c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,       <br />
       au même corps,       <br />
       au partage de la même promesse,       <br />
       dans le Christ Jésus,       <br />
       par l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient,       <br />
       et nous sommes venus adorer le Seigneur.       <br />
       Alléluia. (cf. Mt 2, 2)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Jésus était né à Bethléem en Judée,       <br />
       au temps du roi Hérode le Grand.       <br />
       Or, voici que des mages venus d’Orient       <br />
       arrivèrent à Jérusalem       <br />
           et demandèrent :       <br />
       « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?       <br />
       Nous avons vu son étoile à l’orient       <br />
       et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »       <br />
           En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,       <br />
       et tout Jérusalem avec lui.       <br />
           Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,       <br />
       pour leur demander où devait naître le Christ.       <br />
           Ils lui répondirent :       <br />
       « À Bethléem en Judée,       <br />
       car voici ce qui est écrit par le prophète :       <br />
           Et toi, Bethléem, terre de Juda,       <br />
       tu n’es certes pas le dernier       <br />
       parmi les chefs-lieux de Juda,       <br />
       car de toi sortira un chef,       <br />
       qui sera le berger de mon peuple Israël. »       <br />
           Alors Hérode convoqua les mages en secret       <br />
       pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;       <br />
           puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :       <br />
       « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.       <br />
       Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer       <br />
       pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »       <br />
           Après avoir entendu le roi, ils partirent.       <br />
              <br />
       Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient       <br />
       les précédait,       <br />
       jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit       <br />
       où se trouvait l’enfant.       <br />
           Quand ils virent l’étoile,       <br />
       ils se réjouirent d’une très grande joie.       <br />
           Ils entrèrent dans la maison,       <br />
       ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;       <br />
       et, tombant à ses pieds,       <br />
       ils se prosternèrent devant lui.       <br />
       Ils ouvrirent leurs coffrets,       <br />
       et lui offrirent leurs présents :       <br />
       de l’or, de l’encens et de la myrrhe.       <br />
              <br />
           Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,       <br />
       ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »</title>
   <updated>2021-06-29T20:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1014.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/55448826-41504961.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-22T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année A à la Chapelle du Lac Poulin le 27 juin 2021 . Textes : Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24, 2Corinthiens 8, 7.9.13-15 et Marc 5, 21-43.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/55448826-41504961.jpg?v=1618256908" alt="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" title="Homélie pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B (Marc 5, 21-43) : « La vieille femme et la jeune fille »" />
     </div>
     <div>
      Quelles scènes, dignes d’une vidéo qui ferait fureur sur Facebook, j’en suis sûr. Mais au-delà du caractère spectaculaire de ces deux guérisons, il y a un message plus important. En effet, saint Marc dans son évangile qui s’adresse aux premiers chrétiens, en leur racontant la vie de Jésus, désire ici leur montrer que le Jésus que les apôtres ont connu, qu'ils ont touché, avec qui ils ont mangé est non seulement un prédicateur recherché, mais aussi il répand et donne la vie autour de lui comme Dieu le fait depuis toujours. Voilà le message à retenir ce matin.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La scène</span>       <br />
              <br />
       Pour illustrer ce message saint Marc nous raconte deux épisodes révélateurs avec des gens bien en chair et en os qui sont comme les acteurs de notre vidéo : Jésus, un père éploré, une vieille femme découragée et une jeune fille disparue trop vite.       <br />
              <br />
       Reprenons-les dans l’ordre.       <br />
              <br />
       Jésus : il est ici en plein ministère. Il revient de l’autre côté de la mer de Galilée, du pays des Géraséniens. Cette région se trouve aujourd’hui en Jordanie. Il retrouve sa région familière de ce côté-ci du lac en Israël maintenant pas loin de Capharnaüm. Il est entouré de gens de toutes sortes qui l’accueillent et qui se pressent autour de lui. Son ministère qui dure depuis quelque temps commence à porter fruit. Il attire de plus en plus de monde. Jésus enseigne. Il passe son message, mais aussi il montre par ses gestes, ses miracles, qu'il a une relation particulière avec Dieu. C’est ce qu’il fait ici avec cette vieille dame et cette jeune fille.       <br />
              <br />
       Le père éploré : c’est un chef religieux, il s’occupe de la synagogue où se fait la prière des Juifs. Il est aussi un bon père de famille. Il ne sait plus quoi faire pour sa fille qui parait avoir rendu l’âme. Comme d'autres il se tourne vers Jésus. Il le supplie avec une foi totale de venir la guérir.       <br />
              <br />
       La vieille femme découragée : celle-ci souffre dans corps depuis 12 ans. Quelle épreuve ! Elle a tout essayé pour soulager son mal. Rien n’y fait, elle n’en peut plus. Elle a entendu parler de Jésus et se dit « si jamais je peux lui parler ou même seulement toucher son vêtement peut-être que ce sera la fin de mon épreuve » car elle perçoit que Jésus a un côté divin, hors du commun des mortels. Elle se glisse dans la foule en poussant et en forçant son chemin jusqu’à Jésus dont elle touche le vêtement.       <br />
              <br />
       La jeune fille : elle est étendue sans vie apparente. Comment est-ce arrivé ? Nul ne le sait même pas son père. Elle ne dit rien, mais elle sera l’objet d’une tendresse de Jésus à nulle autre pareille       <br />
              <br />
       II –<span style="font-style:italic"> L’action</span>       <br />
              <br />
       Une fois le décor planté, regardons qu’est-ce qui se passe dans cette vidéo.       <br />
              <br />
       L’action se concentre autour des gestes et des paroles de Jésus.       <br />
              <br />
       Avec le chef de la synagogue qui apprend que sa fille est morte, Jésus prend l’initiative de répondre à la demande qu’il lui avait faite. Il va chez lui avec Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. «  Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : ’Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort ‘ ». Et il lui prend la main et le miracle se produit. Elle se lève. Elle revient à la vie à la surprise de tous.       <br />
              <br />
       Dans le cas de la vieille femme, Jésus, après s’être senti touché par quelqu’un, intervient en demandant qui c’est. On lui répond qu’il y a tellement de monde que ça peut être n’importe qui. Pourtant Jésus sait que c’est la vielle femme malade, car il connaît sa foi en lui par qui Dieu répand la vie. Et il lui dit « Ma fille ta foi t'a sauvée ». Et elle est guérie sur le champ.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">La leçon</span>       <br />
              <br />
       Ces deux faits qui prennent place dans la prédication de Jésus sont rapportés par saint Marc dans un but particulier. En racontant ces deux faits, il veut qu’on retienne que Jésus en répondant aux demandes de ces deux personnes, par les deux miracles, se présente comme l'Envoyé de Dieu, Dispensateur de la vie, comme celui qui vient de Dieu pour donner la vie dans le monde.       <br />
              <br />
       Le message qu’il y a dans ces deux guérisons est clair, c’est que notre Dieu n’est pas du côté de la mort et du mal. Il est pour la vie. La première lecture tirée du Livre de la Sagesse, attribué à Salomon et écrit deux cent ans avant Jésus, le disait déjà dans ces mots : « Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie ».       <br />
              <br />
       Ce message est présenté ici dans un décor particulier qui pourrait risquer de nous arrêter sur les détails de l’intervention de Jésus, sur son côté miraculeux, mais justement ces détails sont là pour nous dire que Jésus n’est pas un homme comme les autres. À travers lui, Dieu se manifeste de façon extraordinaire et répand la vie à ceux et celles qui croient en lui. C'est le cas de Jaïre, le père de la jeune fille, ainsi que de la vieille dame qui sont pour nous des modèles de foi totale en Jésus.       <br />
              <br />
       Regardez Jaïre. Lorsque Jésus répond à sa demande de venir chez lui pour voir sa fille qui est mal en point, il l’invite à un acte de foi totale. «  Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : ‘ Ne crains pas, crois seulement’ ». Quant à la vieille dame, Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal ».       <br />
              <br />
       Dans les deux cas, on le voit, c’est la foi qui amorce la guérison, qui permet à Dieu de se manifester à travers Jésus comme le Dispensateur de la vie. Quel beau message ce dimanche-ci ! Jésus nous manifeste que Dieu donne la vie en abondance à ceux et celles qui se tournent vers Lui avec foi, car « tout est possible à Dieu ». (Marc 10, 27)       <br />
              <br />
       Nous sommes des hommes et des femmes qui croient que la vie triomphe de la mort, des hommes et des femmes qui ne se laissent jamais écrasés, des hommes et des femmes qui mettent leur confiance en Celui qui est le Dispensateur de la vie et qui ainsi luttent et œuvrent de diverses façons pour que les forces de vie triomphent sur les forces de mort dans le monde, dans nos familles, autour de nous et en nous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre été où la COVID nous laisse respirer un peu soit l'occasion de reprendre - avec précautions - nos rencontres, nos promenades, nos contacts avec les parents et les amis. Que ce soit aussi pour nous l’occasion de rendre grâces à Dieu pour le don de la vie qui se manifeste en nous, dans nos enfants, dans nos activités de toutes sortes.        <br />
              <br />
       <!--       <br />
       « Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu » dit saint Paul aux chrétiens et chrétiennes de l'Église de Corinthe (I Corinthiens 10, 31).       <br />
       -->       <br />
       C'est ce que nous faisons dans cette Eucharistie qui est l’action de grâces par excellence avec Jésus le Dispensateur de vie et notre chemin vers Dieu car il est, comme il l'a dit,  le Chemin, la Vérité et la Vie  (Jean 14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       22 juin 2021       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <!-- reprise avec corrections de l'homélie du 26 juin 2018-->       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE  pour le 13e dimanche du temps ordinaire Année B</b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde » (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)       <br />
       Lecture du livre de la Sagesse       <br />
              <br />
       Dieu n’a pas fait la mort,       <br />
       il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.       <br />
       Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;       <br />
       ce qui naît dans le monde est porteur de vie :       <br />
       on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.       <br />
       La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,       <br />
       car la justice est immortelle.       <br />
              <br />
       Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,       <br />
       il a fait de lui une image de sa propre identité.       <br />
       C’est par la jalousie du diable       <br />
       que la mort est entrée dans le monde ;       <br />
       ils en font l’expérience,       <br />
       ceux qui prennent parti pour lui.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)       <br />
       R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)       <br />
              <br />
       Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,       <br />
       tu m’épargnes les rires de l’ennemi.       <br />
       Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme       <br />
       et revivre quand je descendais à la fosse.       <br />
              <br />
       Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,       <br />
       rendez grâce en rappelant son nom très saint.       <br />
       Sa colère ne dure qu’un instant,       <br />
       sa bonté, toute la vie.       <br />
              <br />
       Avec le soir, viennent les larmes,       <br />
       mais au matin, les cris de joie.       <br />
       Tu as changé mon deuil en une danse,       <br />
       mes habits funèbres en parure de joie.       <br />
              <br />
       Que mon cœur ne se taise pas,       <br />
       qu’il soit en fête pour toi,       <br />
       et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,       <br />
       je te rende grâce !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Ce que vous avez en abondance comblera les besoins des frères pauvres » (2Co 8, 7.9.13-15)       <br />
       Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       puisque vous avez tout en abondance,       <br />
       la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,       <br />
       toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,       <br />
       qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !       <br />
       Vous connaissez en effet le don généreux       <br />
       de notre Seigneur Jésus Christ :       <br />
       lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,       <br />
       pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.       <br />
       Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne       <br />
       en soulageant les autres,       <br />
       il s’agit d’égalité.       <br />
       Dans la circonstance présente,       <br />
       ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,       <br />
       afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance       <br />
       puisse combler vos besoins,       <br />
       et cela fera l’égalité,       <br />
       comme dit l’Écriture à propos de la manne :       <br />
       Celui qui en avait ramassé beaucoup       <br />
       n’eut rien de trop,       <br />
       celui qui en avait ramassé peu       <br />
       ne manqua de rien.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;       <br />
       il a fait resplendir la vie par l’Évangile.       <br />
       Alléluia. (2 Tm 1, 10)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus regagna en barque l’autre rive,       <br />
       et une grande foule s’assembla autour de lui.       <br />
       Il était au bord de la mer.       <br />
       Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.       <br />
       Voyant Jésus, il tombe à ses pieds       <br />
       et le supplie instamment :       <br />
       « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.       <br />
       Viens lui imposer les mains       <br />
       pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »       <br />
       Jésus partit avec lui,       <br />
       et la foule qui le suivait       <br />
       était si nombreuse qu’elle l’écrasait.       <br />
              <br />
       Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…       <br />
       – elle avait beaucoup souffert       <br />
       du traitement de nombreux médecins,       <br />
       et elle avait dépensé tous ses biens       <br />
       sans avoir la moindre amélioration ;       <br />
       au contraire, son état avait plutôt empiré –       <br />
       … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,       <br />
       vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.       <br />
       Elle se disait en effet :       <br />
       « Si je parviens à toucher seulement son vêtement,       <br />
       je serai sauvée. »       <br />
       À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,       <br />
       et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.       <br />
       Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.       <br />
       Il se retourna dans la foule, et il demandait :       <br />
       « Qui a touché mes vêtements ? »       <br />
       Ses disciples lui répondirent :       <br />
       « Tu vois bien la foule qui t’écrase,       <br />
       et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »       <br />
       Mais lui regardait tout autour       <br />
       pour voir celle qui avait fait cela.       <br />
       Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,       <br />
       sachant ce qui lui était arrivé,       <br />
       vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.       <br />
       Jésus lui dit alors :       <br />
       « Ma fille, ta foi t’a sauvée.       <br />
       Va en paix et sois guérie de ton mal. »       <br />
              <br />
       Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,       <br />
       le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :       <br />
       « Ta fille vient de mourir.       <br />
       À quoi bon déranger encore le Maître ? »       <br />
       Jésus, surprenant ces mots,       <br />
       dit au chef de synagogue :       <br />
       « Ne crains pas, crois seulement. »       <br />
       Il ne laissa personne l’accompagner,       <br />
       sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.       <br />
       Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.       <br />
       Jésus voit l’agitation,       <br />
       et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.       <br />
       Il entre et leur dit :       <br />
       « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?       <br />
       L’enfant n’est pas morte : elle dort. »       <br />
       Mais on se moquait de lui.       <br />
       Alors il met tout le monde dehors,       <br />
       prend avec lui le père et la mère de l’enfant,       <br />
       et ceux qui étaient avec lui ;       <br />
       puis il pénètre là où reposait l’enfant.       <br />
       Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :       <br />
       « Talitha koum »,       <br />
       ce qui signifie :       <br />
       « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »       <br />
       Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher       <br />
       – elle avait en effet douze ans.       <br />
       Ils furent frappés d’une grande stupeur.       <br />
       Et Jésus leur ordonna fermement       <br />
       de ne le faire savoir à personne ;       <br />
       puis il leur dit de la faire manger.       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-13e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-B-Marc-5-21-43-La-vieille-femme-et-la-jeune-fille_a1014.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »</title>
   <updated>2021-04-04T05:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a999.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52963678-40222833.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-23T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 28 mars 2021. Textes: Marc 11, 1-10 messe Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11 et Marc 14, 1 – 15, 47.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52963678-40222833.jpg?v=1610375143" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année B « Dieu a tellement aimé le monde... »" />
     </div>
     <div>
      Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l'entrée de Jésus à Jérusalem suivie d'une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L'entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L'entrée à Jérusalem</span>       <br />
              <br />
       La scène de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification. L'âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L'Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d'humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs. Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.        <br />
              <br />
       Cette entrée n'a rien d'un événement réglé et programmée d'avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu'il sait que l'opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions. Les «  Hosannas » de l'entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.        <br />
              <br />
       Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est  le véritable triomphe, la victoire de l'Amour,        <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">L'essentiel de la foi chrétienne</span>       <br />
              <br />
       Les disciples de saint Jean l'avaient bien compris lorsqu'ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 16).       <br />
              <br />
       Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est  au cœur  de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication. Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire «  trois jours ».       <br />
              <br />
       Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?        <br />
              <br />
       La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure. L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent  de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Les Rameaux</span>       <br />
              <br />
       La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont  pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu. Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité.  Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.       <br />
              <br />
       L'entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c'est celui de l'amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.       <br />
              <br />
       Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Je m’arrête. Nous aurons le temps et l’occasion de laisser ces pensées mûrir en nous au cours des Jours Saints.       <br />
              <br />
       Que cette semaine nous trouve ouverts et ouvertes à renouveler nos perceptions de ce que Dieu nous donne en Jésus. Décidons-nous de croire en Lui. Notre prière pourrait être « Seigneur, je crois, mais augmente ma foi », car c’est par la foi en Jésus que j’obtiens la vie éternelle. Il est le seul chemin par où se répand l'Amour fou de notre Dieu pour chacun et chacune d'entre nous. C'est Blaise Pascal qui écrivait dans une de ses célèbres pensées :  «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu, plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus Christ, je vous prie de m’illuminer et de dissiper les ténèbres de mon esprit, de me donner une foi pure, une espérance ferme et une charité parfaite. Faites, o mon Dieu, que je vous connaisse bien et que je fasse tout selon votre lumière et conformément à votre sainte volonté ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       23 mars 2021       <br />
              <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 20 mars 2018-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
        «  Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé telles gouttes de sang pour toi. (...) Je te suis plus ami que tel et tel ; car j’ai fait pour toi plus qu’eux, et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés » (Blaise Pascal, <span style="font-style:italic">Pensées</span>, BVII, 553).       <br />
              <br />
       Comme saint François d’Assise devant le crucifix à San Damiano prions en disant : « Grand Dieu plein de gloire et vous mon Seigneur Jésus        <br />
       -->       <br />
              <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      PROCESSION DES RAMEAUX       <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,       <br />
       vers Bethphagé et Béthanie,       <br />
       près du mont des Oliviers,       <br />
       Jésus envoie deux de ses disciples       <br />
                     et leur dit :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous.       <br />
       Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,       <br />
       sur lequel personne ne s’est encore assis.       <br />
       Détachez-le et amenez-le.       <br />
                          Si l’on vous dit :       <br />
       ‘Que faites-vous là ?’,       <br />
       répondez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin,       <br />
       mais il vous le renverra aussitôt.’ »       <br />
                 Ils partirent,       <br />
       trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,       <br />
       dehors, dans la rue,       <br />
       et ils le détachèrent.       <br />
       Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :       <br />
       « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »       <br />
                 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,       <br />
       et on les laissa faire.       <br />
                 Ils amenèrent le petit âne à Jésus,       <br />
       le couvrirent de leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
                 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,       <br />
       d’autres, des feuillages coupés dans les champs.       <br />
                 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
                          Béni soit le Règne qui vient,       <br />
       celui de David, notre père.       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU BIEN       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       quelques jours avant la Pâque,       <br />
                 la grande foule venue pour la fête       <br />
       apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.       <br />
                 Les gens prirent des branches de palmiers       <br />
       et sortirent à sa rencontre.       <br />
       Ils criaient :       <br />
       « Hosanna !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Béni soit le roi d’Israël ! »       <br />
                 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,       <br />
       comme il est écrit :       <br />
                          Ne crains pas, fille de Sion.       <br />
       Voici ton roi qui vient,       <br />
       assis sur le petit d’une ânesse.       <br />
                 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;       <br />
       mais, quand Jésus fut glorifié,       <br />
       ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :       <br />
       c’était bien ce qu’on lui avait fait.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       MESSE DE LA PASSION       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
                 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
                 Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
                 – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
       ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
       Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
       il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
       afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
       et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 14, 1 – 15, 47)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Indications pour la lecture dialoguée : Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L. La fête de la Pâque et des pains sans levain       <br />
       allait avoir lieu deux jours après.       <br />
       Les grands prêtres et les scribes       <br />
       cherchaient comment arrêter Jésus par ruse,       <br />
       pour le faire mourir.       <br />
                 Car ils se disaient :       <br />
       A. « Pas en pleine fête,       <br />
       pour éviter des troubles dans le peuple. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus se trouvait à Béthanie,       <br />
       dans la maison de Simon le lépreux.       <br />
       Pendant qu’il était à table,       <br />
       une femme entra,       <br />
       avec un flacon d’albâtre       <br />
       contenant un parfum très pur et de grande valeur.       <br />
       Brisant le flacon,       <br />
       elle lui versa le parfum sur la tête.       <br />
                 Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient :       <br />
       A. « À quoi bon gaspiller ce parfum ?       <br />
                               On aurait pu, en effet, le vendre       <br />
       pour plus de trois cents pièces d’argent,       <br />
       que l’on aurait données aux pauvres. »       <br />
       L. Et ils la rudoyaient.       <br />
                 Mais Jésus leur dit :       <br />
       X  « Laissez-la !       <br />
       Pourquoi la tourmenter ?       <br />
       Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.       <br />
                               Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,       <br />
       et, quand vous le voulez,       <br />
       vous pouvez leur faire du bien ;       <br />
       mais moi, vous ne m’avez pas pour toujours.       <br />
                               Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait.       <br />
       D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       partout où l’Évangile sera proclamé       <br />
       – dans le monde entier –,       <br />
       on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »       <br />
              <br />
                 L. Judas Iscariote,       <br />
       l’un des Douze,       <br />
       alla trouver les grands prêtres       <br />
       pour leur livrer Jésus.       <br />
                 À cette nouvelle, ils se réjouirent       <br />
       et promirent de lui donner de l’argent.       <br />
       Et Judas cherchait comment le livrer       <br />
       au moment favorable.       <br />
              <br />
                 Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       où l’on immolait l’agneau pascal,       <br />
       les disciples de Jésus lui disent :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs       <br />
       pour que tu manges la Pâque ? »        <br />
                 L. Il envoie deux de ses disciples en leur disant :       <br />
       X  « Allez à la ville ;       <br />
       un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.       <br />
       Suivez-le,       <br />
                               et là où il entrera, dites au propriétaire :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Où est la salle       <br />
       où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’       <br />
                               Il vous indiquera, à l’étage,       <br />
       une grande pièce aménagée et prête pour un repas.       <br />
       Faites-y pour nous les préparatifs. »       <br />
                 L. Les disciples partirent, allèrent à la ville ;       <br />
       ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
                 Le soir venu,       <br />
       Jésus arrive avec les Douze.       <br />
                 Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient,       <br />
       Jésus déclara :       <br />
       X  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous, qui mange avec moi,       <br />
       va me livrer. »       <br />
                 L. Ils devinrent tout tristes       <br />
       et, l’un après l’autre, ils lui demandaient :       <br />
       D. « Serait-ce moi ? »                <br />
       L. Il leur dit :       <br />
       X  « C’est l’un des Douze,       <br />
       celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.       <br />
                               Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
                 L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant  pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit,       <br />
       le leur donna,       <br />
       et dit :       <br />
       X  « Prenez,       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
                 L. Puis, ayant pris une coupe       <br />
       et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna,       <br />
       et ils en burent tous.       <br />
                 Et il leur dit :       <br />
       X  « Ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude.       <br />
                               Amen, je vous le dis :       <br />
       je ne boirai plus du fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,       <br />
       dans le royaume de Dieu. »       <br />
              <br />
                 L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.        <br />
                 Jésus leur dit :       <br />
       X  « Vous allez tous être exposés à tomber,       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis seront dispersées.       <br />
                               Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
                 L. Pierre lui dit alors :       <br />
       D. « Même si tous viennent à tomber,       <br />
       moi, je ne tomberai pas. »       <br />
                 L. Jésus lui répond :       <br />
       X  « Amen, je te le dis :       <br />
       toi, aujourd’hui, cette nuit même,       <br />
       avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
                 L. Mais lui reprenait de plus belle :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous en disaient autant.       <br />
              <br />
                 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.       <br />
       Jésus dit à ses disciples :       <br />
       X  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais prier. »       <br />
                 L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et commence à ressentir frayeur et angoisse.       <br />
                 Il leur dit :       <br />
       X  « Mon âme est triste à mourir.       <br />
       Restez ici et veillez. »       <br />
                 L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tombait à terre et priait       <br />
       pour que, s’il était possible,       <br />
       cette heure s’éloigne de lui.       <br />
                 Il disait :       <br />
       X  « Abba...       <br />
       Père, tout est possible pour toi.       <br />
       Éloigne de moi cette coupe.       <br />
       Cependant, non pas ce que moi, je veux,       <br />
       mais ce que toi, tu veux ! »       <br />
                 L. Puis il revient       <br />
       et trouve les disciples endormis.       <br />
       Il dit à Pierre :       <br />
       X  « Simon, tu dors !       <br />
       Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?       <br />
                               Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
                 L. De nouveau, il s’éloigna et pria,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
                 Et de nouveau, il vint près des disciples       <br />
       qu’il trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient alourdis de sommeil.       <br />
       Et eux ne savaient que lui répondre.       <br />
                 Une troisième fois, il revient       <br />
       et leur dit :       <br />
       X  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       C’est fait ; l’heure est venue :       <br />
       voici que le Fils de l’homme       <br />
       est livré aux mains des pécheurs.       <br />
                               Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
                 L. Jésus parlait encore       <br />
       quand Judas, l’un des Douze, arriva       <br />
       et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.       <br />
                 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai,       <br />
       c’est lui :       <br />
       arrêtez-le,       <br />
       et emmenez-le sous bonne garde. »       <br />
                 L. À peine arrivé,       <br />
       Judas, s’approchant de Jésus, lui dit :       <br />
       D. « Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
                 Les autres mirent la main sur lui       <br />
       et l’arrêtèrent.       <br />
                 Or un de ceux qui étaient là       <br />
       tira son épée,       <br />
       frappa le serviteur du grand prêtre       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
                 Alors Jésus leur déclara :       <br />
       X  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
                               Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté.       <br />
       Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »       <br />
                 L. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.       <br />
                 Or, un jeune homme suivait Jésus ;       <br />
       il n’avait pour tout vêtement qu’un drap.       <br />
       On essaya de l’arrêter.       <br />
                 Mais lui, lâchant le drap,       <br />
       s’enfuit tout nu.       <br />
              <br />
                 Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre.       <br />
       Ils se rassemblèrent tous,       <br />
       les grands prêtres, les anciens et les scribes.       <br />
                 Pierre avait suivi Jésus à distance,       <br />
       jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre,       <br />
       et là, assis avec les gardes,       <br />
       il se chauffait près du feu.       <br />
                 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort,       <br />
       et ils n’en trouvaient pas.       <br />
                 De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus,       <br />
       et ces témoignages ne concordaient pas.       <br />
                 Quelques-uns se levèrent       <br />
       pour porter contre lui ce faux témoignage :        <br />
                          A. « Nous l’avons entendu dire :       <br />
       ‘Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme,       <br />
       et en trois jours j’en rebâtirai un autre       <br />
       qui ne sera pas fait de main d’homme.’ »       <br />
                 L. Et même sur ce point,       <br />
       leurs témoignages n’étaient pas concordants.       <br />
                 Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous,       <br />
       interrogea Jésus :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
                 L. Mais lui gardait le silence et ne répondait rien.       <br />
       Le grand prêtre l’interrogea de nouveau :       <br />
       A. « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »        <br />
                 L. Jésus lui dit :       <br />
       X  « Je le suis.       <br />
       Et vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant,       <br />
       et venir parmi les nuées du ciel. »       <br />
                 L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit :       <br />
       A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
                               Vous avez entendu le blasphème.       <br />
       Qu’en pensez-vous ? »       <br />
       L. Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.       <br />
                 Quelques-uns se mirent à cracher sur lui,       <br />
       couvrirent son visage d’un voile,       <br />
       et le giflèrent, en disant :       <br />
       F. « Fais le prophète ! »       <br />
       L. Et les gardes lui donnèrent des coups.       <br />
              <br />
                 Comme Pierre était en bas, dans la cour,       <br />
       arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.       <br />
                 Elle voit Pierre qui se chauffe,       <br />
       le dévisage et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »       <br />
                 L. Pierre le nia :       <br />
       D. « Je ne sais pas,       <br />
       je ne comprends pas de quoi tu parles. »       <br />
       L. Puis il sortit dans le vestibule, au dehors.       <br />
       Alors un coq chanta.       <br />
                 La servante, ayant vu Pierre,       <br />
       se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là :       <br />
       A. « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »       <br />
                 L. De nouveau, Pierre le niait.       <br />
       Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour :       <br />
       F. « Sûrement tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, tu es Galiléen. »       <br />
                 L. Alors il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »       <br />
                 L. Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta.       <br />
       Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante deux fois,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Et il fondit en larmes.       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 L. Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin,       <br />
       et parmi elles, Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,       <br />
                     qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée,       <br />
       et encore beaucoup d’autres,       <br />
       qui étaient montées avec lui à Jérusalem.       <br />
                 Déjà il se faisait tard ;       <br />
       or, comme c’était le jour de la Préparation,       <br />
       qui précède le sabbat,       <br />
                 Joseph d’Arimathie intervint.       <br />
       C’était un homme influent, membre du Conseil,       <br />
       et il attendait lui aussi le règne de Dieu.       <br />
       Il eut l’audace d’aller chez Pilate       <br />
       pour demander le corps de Jésus.       <br />
                 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ;       <br />
       il fit appeler le centurion,       <br />
       et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.       <br />
                 Sur le rapport du centurion,       <br />
       il permit à Joseph de prendre le corps.       <br />
                 Alors Joseph acheta un linceul,       <br />
       il descendit Jésus de la croix,       <br />
       l’enveloppa dans le linceul       <br />
       et le déposa dans un tombeau       <br />
       qui était creusé dans le roc.       <br />
       Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.       <br />
              <br />
                 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José,       <br />
       observaient l’endroit où on l’avait mis.       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BRÈVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Mc 15, 1-39)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       L. Dès le matin,       <br />
       les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,       <br />
       et tout le Conseil suprême.       <br />
       Puis, après avoir ligoté Jésus,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.       <br />
                 Celui-ci l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       Jésus répondit :       <br />
       X  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
                 L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.       <br />
                 Pilate lui demanda à nouveau :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »       <br />
                 L. Mais Jésus ne répondit plus rien,       <br />
       si bien que Pilate fut étonné.       <br />
                 À chaque fête,       <br />
       il leur relâchait un prisonnier,       <br />
       celui qu’ils demandaient.       <br />
                 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,       <br />
       arrêté avec des émeutiers       <br />
       pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.       <br />
                 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander       <br />
       ce qu’il leur accordait d’habitude.       <br />
                 Pilate leur répondit :       <br />
       A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »       <br />
                 L. Il se rendait bien compte       <br />
       que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.       <br />
                 Ces derniers soulevèrent la foule       <br />
       pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.       <br />
                     Et comme Pilate reprenait :       <br />
       A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui       <br />
       que vous appelez le roi des Juifs ? »,       <br />
                 L. de nouveau ils crièrent :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate leur disait :       <br />
       A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »       <br />
       L. Mais ils crièrent encore plus fort :       <br />
       F. « Crucifie-le ! »       <br />
                 L. Pilate, voulant contenter la foule,       <br />
       relâcha Barabbas       <br />
       et, après avoir fait flageller Jésus,       <br />
       il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
                 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,       <br />
       c’est-à-dire dans le Prétoire.       <br />
       Alors ils rassemblent toute la garde,       <br />
                 ils le revêtent de pourpre,       <br />
       et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.       <br />
                 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
                 L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,       <br />
       crachaient sur lui,       <br />
       et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.       <br />
                 Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,       <br />
       et lui remirent ses vêtements.       <br />
              <br />
       Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,       <br />
                 et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,       <br />
       un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,       <br />
       qui revenait des champs.       <br />
                 Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha,       <br />
       ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).       <br />
                 Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;       <br />
       mais il n’en prit pas.       <br />
                 Alors ils le crucifient,       <br />
       puis se partagent ses vêtements,       <br />
       en tirant au sort pour savoir la part de chacun.       <br />
                 C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)       <br />
       lorsqu’on le crucifia.       <br />
                 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation       <br />
       portait ces mots :       <br />
       « Le roi des Juifs ».       <br />
                 Avec lui ils crucifient deux bandits,       <br />
       l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.       <br />
                 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;  ils disaient :       <br />
       F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
                               sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »       <br />
                 L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,       <br />
       en disant entre eux :       <br />
       A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
                               Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;       <br />
       alors nous verrons et nous croirons. »       <br />
       L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.       <br />
              <br />
                 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.        <br />
                 Et à la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X  « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui se traduit :       <br />
       X  « Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? »        <br />
                 L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »       <br />
                 L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,       <br />
       il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Attendez ! Nous verrons bien       <br />
       si Élie vient le descendre de là ! »       <br />
                 L. Mais Jésus, poussant un grand cri,       <br />
       expira.       <br />
              <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
                 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas.       <br />
                 Le centurion qui était là en face de Jésus,       <br />
       voyant comment il avait expiré, déclara :       <br />
       A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
                 – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-B-Dieu-a-tellement-aime-le-monde_a999.html" />
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