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 <title>Carrefour Kairos - Site personnel d`Hermann Giguère</title>
 <subtitle><![CDATA[Carrefour Kairos est la page web personnelle d`Hermann Giguère. Questions de société, de spiritualité, d`évangélisation,  de pastorale, de la vie de l`Église catholique. Début avril 1997.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-09T18:25:43+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »</title>
   <updated>2025-04-15T21:13:00+02:00</updated>
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   <category term="Homélies" />
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   <published>2025-04-15T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec. Homélie du 20 avril 2025. Textes de la messe du jour de Pâques : Actes10, 34a.37-43, Colossiens 3, 1-4 et Jean 20, 1-9     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/86284835-61402491.jpg?v=1553254991" alt="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" title="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" />
     </div>
     <div>
      À chaque célébration eucharistique, après la consécration, le président proclame : « Il est grand le mystère de la foi ». L’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       Cette belle réponse de l’assemblée situe la résurrection de Jésus dans l’ensemble du mystère du Salut. Elle en est le cœur, mais elle ne peut être isolée de la Passion de Jésus ni de son Retour glorieux à la fin des temps. <!--La résurrection n’est pas un prodige fantastique.--> La résurrection est un moment essentiel de notre foi en l’amour de Dieu qui se donne au monde dans son Fils Jésus. Elle nous invite comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture à « rechercher les réalités d’en haut ». C’est ce que les premiers témoins que sont Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont été amenés à faire à la suite de leur découverte du tombeau vide. Ils ont vu et il ont cru.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les premiers arrivés au tombeau de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mettons-nous à leur place. D’abord Marie-Madeleine. Pleine d’amour pour Jésus, elle ne l’oublie pas et vient avec cœur lui rendre un dernier hommage. Ô surprise, elle ne trouve pas le corps dans le tombeau où on l’avait mis. Elle n’en croit pas ses yeux et s’en va prévenir Pierre.       <br />
              <br />
       Celui-ci avec l’autre disciple, probablement Jean, se rend au tombeau. Jean qui est plus jeune arrive avant lui. Il attend Pierre qui, lui, regarde à l’intérieur. Il aperçoit les linges posés à plat, le suaire (le linge qui avait enveloppé le corps de Jésus) roulé à part à sa place. Sous le choc, il laisse entrer l’autre disciple, Jean. Là se produit un événement majeur que l’évangéliste résume en deux mots qui sont la clé pour méditer ce mystère de la résurrection de Jésus : « Il vit, et il crut ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le mystère de la résurrection de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi le disciple croit-il? On pourrait penser que le tombeau vide est suffisant pour cet acte de foi. Mais est-ce bien le cas?       <br />
              <br />
       La résurrection de Jésus ne se démontre pas par des preuves tangibles. Le tombeau vide n’est pas une preuve en soi. Il est un signe. Il n’est pas la raison de l’acte de foi du disciple. S’il croit à la résurrection de son Maître mort sur la croix deux jours plus tôt, c’est qu’il comprend en cet instant que le plan de Salut de Dieu, révélé dans les Écritures, s’achève dans la résurrection de son Fils qu’il relève du tombeau et qui continue ainsi d’être toujours vivant.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous le redisons à chaque messe comme je l’ai souligné en commençant : « Nous annonçons ta mort, nous proclamons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       « Il vit et il crut ». En ce Dimanche de Pâques nous sommes invités à aller au tombeau nous aussi, à regarder à l’intérieur avec les yeux de notre imagination. Comme Marie-Madeleine, comme Pierre et l’autre disciple, Jean, nous verrons les linges et le suaire. Nous regarderons le lieu en détail, mais notre imagination sera impuissante à nous montrer Jésus ressuscité.       <br />
              <br />
       La seule voie qui nous est accessible c’est celle de la foi. Cette foi n’est pas une fuite en avant ou une représentation ésotérique, Elle s’appuie sur la Parole de Dieu. Celui-ci nous donne son Fils qui, par son abaissement de la Croix, mérite l’exaltation de la résurrection qui fait toutes choses nouvelles.       <br />
              <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, dit saint Paul, ma foi est vaine ». (I Corinthiens 15, 17). La résurrection de Jésus ouvre toute grande la porte des réalités d’en haut à ses frères et sœurs que nous sommes. Comme Jésus ressuscité qui désormais vit totalement pour Dieu,  nous mourons à ce qui nous écrase. Nous nous relevons avec Lui de nos tombeaux et nous vivons pour Dieu.       <br />
              <br />
       « Lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » écrit saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome. (Romains 6, 9-11)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur en ce beau jour de Pâques de sortir de nos tombeaux de toutes sortes. C’est un jour de joie. C’est un jour de libération. Avec les nouveaux baptisés d’hier soir à la <span style="font-style:italic">Vigile pascale</span>, avec le Christ ressuscité, recherchons les choses d’en haut comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Nous pourrons ainsi apporter dans notre monde une note d’espérance et de joie. « La résurrection du Christ, écrit le pape François dans <span style="font-style:italic">La joie de l’Évangile</span>, produit partout les germes de ce monde nouveau; et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau, car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante! » (<span style="font-style:italic">La joie de l'Évangile</span>, 278)       <br />
              <br />
       Avec nos frères et sœurs chrétiens de tradition orientale, saluons-nous en ce jour de Pâques en disant : « <span style="font-style:italic">Christos anesti. Alithos anesti!</span> » « Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
       15 avril 2025       <br />
              <br />
       <!--Reprise der l'homélie du 16 avril 2019-->       <br />
       __________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Joyeuses Pâques !</span>       <br />
              <br />
       Regarde !       <br />
       La pierre du tombeau a basculé       <br />
       Elle laisse passer le Vivant.       <br />
              <br />
       Entre ciel et terre,       <br />
       Déchirure de lumière       <br />
       Éclatée en millions d’étincelles.       <br />
              <br />
       Joyeuse nouvelle portée au monde       <br />
       Comme levain, semence et feu.       <br />
              <br />
       Dieu-passant       <br />
       Dieu-passage       <br />
       Dieu-Pâque !       <br />
              <br />
       Dieu pour toujours       <br />
       Au milieu de nous!       <br />
       Alleluia !       <br />
              <br />
              <br />
       Laurette Lepage (Québec)       <br />
       4 avril 2010       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/86284835-61402492.jpg?v=1554341325" alt="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" title="Homélie pour le dimanche de Pâques 2025 : Résurrection du Seigneur « Il vit et il cru »" />
     </div>
     <div>
       ____________________________________________       <br />
       <b>Lectures de la messe du jour de Pâques</b>       <br />
              <br />
       MESSE DU JOUR DE PÂQUES       <br />
              <br />
       Première lecture       <br />
       « Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)       <br />
              <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       quand Pierre arriva à Césarée       <br />
       chez un centurion de l’armée romaine,       <br />
           il prit la parole et dit :       <br />
           « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Là où il passait, il faisait le bien       <br />
       et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,       <br />
       car Dieu était avec lui.       <br />
           Et nous, nous sommes témoins       <br />
       de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.       <br />
       Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,       <br />
           Dieu l’a ressuscité le troisième jour.       <br />
       Il lui a donné de se manifester,       <br />
           non pas à tout le peuple,       <br />
       mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,       <br />
       à nous qui avons mangé et bu avec lui       <br />
       après sa résurrection d’entre les morts.       <br />
           Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner       <br />
       que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.       <br />
           C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :       <br />
       Quiconque croit en lui       <br />
       reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Psaume       <br />
       (Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)       <br />
              <br />
       R/ Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai,       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)       <br />
              <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       OU AU CHOIX       <br />
       Deuxième lecture       <br />
       « Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle » (1 Co 5, 6b-8)       <br />
              <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit       <br />
       pour que fermente toute la pâte ?       <br />
           Purifiez-vous donc des vieux ferments,       <br />
       et vous serez une pâte nouvelle,       <br />
       vous qui êtes le pain de la Pâque,       <br />
       celui qui n’a pas fermenté.       <br />
       Car notre agneau pascal a été immolé :       <br />
       c’est le Christ.       <br />
              <br />
           Ainsi, célébrons la Fête,       <br />
       non pas avec de vieux ferments,       <br />
       non pas avec ceux de la perversité et du vice,       <br />
       mais avec du pain non fermenté,       <br />
       celui de la droiture et de la vérité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
       Séquence       <br />
       ()       <br />
              <br />
       À la Victime pascale,       <br />
       chrétiens, offrez le sacrifice de louange.       <br />
              <br />
       L’Agneau a racheté les brebis ;       <br />
       le Christ innocent a réconcilié       <br />
       l’homme pécheur avec le Père.       <br />
              <br />
       La mort et la vie s’affrontèrent       <br />
       en un duel prodigieux.       <br />
       Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.       <br />
              <br />
       « Dis-nous, Marie Madeleine,       <br />
       qu’as-tu vu en chemin ? »       <br />
              <br />
       « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,       <br />
       j’ai vu la gloire du Ressuscité.       <br />
              <br />
       J’ai vu les anges ses témoins,       <br />
       le suaire et les vêtements.       <br />
              <br />
       Le Christ, mon espérance, est ressuscité !       <br />
       Il vous précédera en Galilée. »       <br />
              <br />
       Nous le savons : le Christ       <br />
       est vraiment ressuscité des morts.       <br />
              <br />
       Roi victorieux,       <br />
       prends-nous tous en pitié !       <br />
       Amen.       <br />
       Évangile       <br />
       « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)       <br />
              <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Pâque immolée, c’est le Christ !       <br />
       Célébrons la Fête dans le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Le premier jour de la semaine,       <br />
       Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;       <br />
       c’était encore les ténèbres.       <br />
       Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.       <br />
           Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,       <br />
       celui que Jésus aimait,       <br />
       et elle leur dit :       <br />
       « On a enlevé le Seigneur de son tombeau,       <br />
       et nous ne savons pas où on l’a déposé. »       <br />
           Pierre partit donc avec l’autre disciple       <br />
       pour se rendre au tombeau.       <br />
           Ils couraient tous les deux ensemble,       <br />
       mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre       <br />
       et arriva le premier au tombeau.       <br />
           En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;       <br />
       cependant il n’entre pas.       <br />
           Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.       <br />
       Il entre dans le tombeau ;       <br />
       il aperçoit les linges, posés à plat,       <br />
           ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,       <br />
       non pas posé avec les linges,       <br />
       mais roulé à part à sa place.       <br />
           C’est alors qu’entra l’autre disciple,       <br />
       lui qui était arrivé le premier au tombeau.       <br />
       Il vit, et il crut.       <br />
           Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris       <br />
       que, selon l’Écriture,       <br />
       il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Au lieu de cet Évangile, on peut lire celui qui a été lu à la Veillée pascale.       <br />
       Pour la messe du soir de Pâques, on peut aussi lire l’évangile  ci-dessous :       <br />
       Évangile       <br />
       « Reste avec nous car le soir approche » (Lc 24, 13-35)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Luc       <br />
              <br />
           Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),       <br />
       deux disciples faisaient route       <br />
       vers un village appelé Emmaüs,       <br />
       à deux heures de marche de Jérusalem,       <br />
           et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.       <br />
              <br />
           Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,       <br />
       Jésus lui-même s’approcha,       <br />
       et il marchait avec eux.       <br />
           Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.       <br />
           Jésus leur dit :       <br />
       « De quoi discutez-vous en marchant ? »       <br />
       Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.       <br />
           L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :       <br />
       « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem       <br />
       qui ignore les événements de ces jours-ci. »       <br />
           Il leur dit :       <br />
       « Quels événements ? »       <br />
       Ils lui répondirent :       <br />
       « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,       <br />
       cet homme qui était un prophète       <br />
       puissant par ses actes et ses paroles       <br />
       devant Dieu et devant tout le peuple :       <br />
           comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,       <br />
       ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.       <br />
           Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.       <br />
       Mais avec tout cela,       <br />
       voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.       <br />
           À vrai dire, des femmes de notre groupe       <br />
       nous ont remplis de stupeur.       <br />
       Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,       <br />
           elles n’ont pas trouvé son corps ;       <br />
       elles sont venues nous dire       <br />
       qu’elles avaient même eu une vision :       <br />
       des anges, qui disaient qu’il est vivant.       <br />
           Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,       <br />
       et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;       <br />
       mais lui, ils ne l’ont pas vu. »       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire       <br />
       tout ce que les prophètes ont dit !       <br />
           Ne fallait-il pas que le Christ       <br />
       souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »       <br />
           Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,       <br />
       il leur interpréta, dans toute l’Écriture,       <br />
       ce qui le concernait.       <br />
              <br />
           Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,       <br />
       Jésus fit semblant d’aller plus loin.       <br />
           Mais ils s’efforcèrent de le retenir :       <br />
       « Reste avec nous,       <br />
       car le soir approche et déjà le jour baisse. »       <br />
       Il entra donc pour rester avec eux.       <br />
       javascript:void(0)       <br />
           Quand il fut à table avec eux,       <br />
       ayant pris le pain,       <br />
       il prononça la bénédiction       <br />
       et, l’ayant rompu,       <br />
       il le leur donna.       <br />
           Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,       <br />
       mais il disparut à leurs regards.       <br />
           Ils se dirent l’un à l’autre :       <br />
       « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,       <br />
       tandis qu’il nous parlait sur la route       <br />
       et nous ouvrait les Écritures ? »       <br />
           À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.       <br />
       Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,       <br />
       qui leur dirent :       <br />
           « Le Seigneur est réellement ressuscité :       <br />
       il est apparu à Simon-Pierre. »       <br />
           À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,       <br />
       et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux       <br />
       à la fraction du pain.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js>       <br />
       </SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-de-Paques-2025-Resurrection-du-Seigneur-Il-vit-et-il-cru_a1247.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »</title>
   <updated>2024-02-20T03:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Celui-ci-est-mon-Fils-bien-aime-ecoutez-le_a1164.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063256-55904446.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-20T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 25 février 2024. Textes : Genèse 22,1-2.9-13.15-18, Romains 8, 31b-34 et Marc 9, 2-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063256-55904446.jpg?v=1609642126" alt="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" title="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques années j’ai eu la chance de monter sur le mont de la Transfiguration, le  mont Thabor, en Palestine. Il a été choisi bien après la mort de Jésus. Toutefois, c'est un lieu tout à fait approprié pour une telle scène. Une fois arrivé au sommet, on est encore ébloui aujourd’hui. C’est, en premier lieu, le paysage qui nous impressionne car on domine la plaine à perte de vue, mais, c’est, surtout, le souvenir du passage de l’évangile que nous venons de lire qui nous accroche. On entre dans l’église qui a été construite sur le site et on se plonge avec foi dans ce mystère des paroles qui nous sont rapportées ce matin : «  Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! ».         <br />
              <br />
       « Écoutez-le » c’est pour nous, aujourd’hui, entrer dans le mystère de la Mort-Résurrection de Jésus. Sans la Transfiguration la vie de Jésus qui se termine sur la Croix dans la Passion n’a pas de sens pour nous et pour les chrétiens auxquels saint Marc s’adressent       <br />
              <br />
       Essayons d’y voir un peu plus clair.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">La scène de la Transfiguration de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la scène elle-même de la Transfiguration de Jésus. Le mot grec pour la désigner est « métamorphose ». Jésus se métamorphose devant ses disciples. Son aspect change totalement. Il projette une nouvelle image. Il resplendit de lumière. Moïse et Élie se tiennent près de lui pour marquer le lien qu’il y a avec les promesses de Dieu faites au peuple d’Israël dans l’Ancien Testament. La voix qui se fait entendre confirme que ces promesses sont maintenant réalisées dans Jésus qui est celui que le Père appelle son Fils bien-aimé       <br />
              <br />
       Cette scène est une anticipation d’un autre moment de la vie du Christ : celui de sa « Résurrection ». Jésus le confie aux trois disciples privilégiés qui ont  été témoins de la Transfiguration en leur disant de garder pour eux ces instants vécus hors de l’ordinaire jusqu’à ce qu’ « il soit ressuscité d’entre les morts ».<!--Les disciples l’ont bien compris puisqu’à la fin de notre texte saint Marc note leur questionnement sur ce que voulait dire « ressusciter d’entre les morts ».-->       <br />
              <br />
       On touche ici le cœur du mystère de la vie de Jésus, celui de sa Mort-Résurrection, celui de la Croix et de la Gloire, celui du Vendredi-Saint et de Pâques.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le sens du mystère de la Mort-Résurrection du Christ</span>       <br />
              <br />
       Ce mystère de la Mort-Résurrection du Christ qu’on appelle mystère pascal parcourt la vie de Jésus d’un bout à l’autre. Il ne s'agit pas seulement de deux évènements, de deux volets distincts et subséquents de sa vie terrestre,  mais bien d’une seule source qui anime Jésus et le nourrit.       <br />
              <br />
       On ne comprendrait rien à la vie de Jésus si on imaginait – ce qui hélas! a été fait trop souvent – la Résurrection de Jésus comme un cadeau, une récompense pour sa persévérance dans les souffrances de la Passion et pour sa mort sur la croix. Cette vision binaire est étrangère à la vie de Jésus. S’il entre dans la Passion qui le mène à une mort effroyable c’est que celle-ci est nécessaire dans le plan de Dieu.       <br />
              <br />
       Un auteur célèbre en France,  Fabrice Hadjadj (<span style="font-style:italic">voir note à la fin</span>) observe, avec à-propos et avec un certain humour, que pour ressusciter, il faut d’abord mourir : « Pour être un bon ressuscité, il faut d'abord être un bon mort » disait-il dans une entrevue au magazine français <span style="font-style:italic">La Vie</span> en 2016. Les deux : « mort » et « résurrection » vont ensemble. Ainsi le lien entre la Mort et la Résurrection de Jésus n’est pas un lien de causalité, mais bien un lien vital. Sa vie qui semble perdue sur la Croix est transfigurée, se métamorphose en vie pour toujours avec Dieu (Romains 6, 10). Saint Paul le dit à ses baptisés en leur rappelant que, comme le Christ Ressuscité qui vit maintenant pour Dieu, ils sont entrés avec lui  par le baptême dans la même vie qu'Il leur fait partager (cf. Colossiens 2, 12).        <br />
              <br />
       Retenons bien que la scène de la Transfiguration qui trouve sa place dans les évangiles ne peut être escamotée sans conséquences car, sans elle, on ne comprend rien de la suite de la vie de Jésus.       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Le Mystère de la Mort-Résurrection de Jésus, le mystère dit mystère pascal, renferme le plus beau témoignage d’amour qu'un être humain puisse donner.  Au « Celui-ci est mon Fils bien-aimé », Jésus, sur la croix, répond « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       Sur la croix, Jésus, nouvel Isaac, s’en remet totalement à son Père. Isaac, nous raconte la première lecture, avait suivi sans retenue aucune son père Abraham vers le bucher où celui-ci voulait le sacrifier comme offrande à Dieu. Ce geste, absurde pour nous, est saisissant. Il reflète des usages qui nous sont étrangers, mais son sens rejoint celui de notre foi où Dieu le Père offre son Fils pour le salut du monde, pour notre salut.       <br />
              <br />
       La Mort du Christ est un don à l’humanité pour qu’elle puisse entrer en communion par lui avec Dieu notre Père à toutes et à tous.  Jésus devient ainsi le seul chemin pour aller à Dieu. La <span style="font-style:italic"> Lettre aux Hébreux</span> dira du Christ qu’il est le seul et l’unique médiateur pour faire le pont entre Dieu et l'humanité (Hébreux 9, 15).       <br />
              <br />
       Je me suis laissé inspirer dans cette homélie par les paroles mêmes de Jésus en descendant de la montagne de la Transfiguration. Comme les disciples, je suis resté attaché à cette parole : « avant que le Fils de l’homme soit ressuscité  des morts ». Vue dans cet éclairage, la scène de la Transfiguration porte bien son  nom. Elle nous invite à regarder au-delà de simples faits matériels de la vie de Jésus comme les racontent les évangélistes et à en découvrir le sens spirituel dans la lumière de la Résurrection.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merveilleux mystère que ce mystère de la Mort-Résurrection de Jésus, mystère pascal, qui est sans cesse présent dans toutes nos célébrations, dans toutes nos méditations et dans toutes nos actions.  En effet, le parcours de notre vie dans le temps au fil des jours, des mois et des années est illuminé par la présence du Christ, Mort et Ressuscité, qui nous rejoint déjà alors que nous attendons son Retour dans la Gloire.       <br />
              <br />
       Rappelons-nous que toutes les morts si écrasantes qu'elles nous paraissent comme la perte d’un être cher, les difficultés au travail, les harcèlements de toutes sortes, les privations et les souffrances non désirées etc., que toutes ces formes de mort de même que notre vraie mort à la fin de notre parcours terrestre sont éclairées et imprégnées de la vie du Seigneur Mort-Ressuscité qui est toujours vivant, hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Que le partage de son Corps et de son Sang dans cette Eucharistie nous garde près de lui, car, comme le dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe « chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (I Corinthiens 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       20 février 2024       <br />
       <!--reprise avec corrections de celle du 20 février 2018 et 22  février 2021-->       <br />
              <br />
       ------------------------------       <br />
       Fabrice Hadjadj, né le 15 septembre 1971 à Nanterre (Hauts-de-Seine), est un écrivain et philosophe français, juif et athée converti à la foi chrétienne. Il est l'auteur de <span style="font-style:italic">Résurrection, mode d’emploi,</span> Magnificat, Paris, 2016, 192 p. Agrégé de philosophie, essayiste et dramaturge, il dirige l’institut <span style="font-style:italic">Philanthropos</span>, à Fribourg. Il est l’auteur de nombreux essais, dont <span style="font-style:italic">Réussir sa mort</span> (Presses de la Renaissance, 2005 ; Points 2010), <span style="font-style:italic">La Profondeur des sexes</span> (Seuil, 2008) et  <span style="font-style:italic">Le Paradis à la porte</span> (Seuil, 2011) et d'une pièce de théâtre connue sur Job intitulée <span style="font-style:italic">Job ou la torture par les amis</span> écrite en 2011. Le pape François l'a nommé membre du Conseil pontifical pour les laïcs en 2014.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/03/25/31003-20160325ARTFIG00237-fabrice-hadjadj-le-mystere-de-la-resurrection-transfigure-le-drame-en-redemption.php">Entrevue dans Le Figaro</a>  (<span style="font-style:italic">lien visité le 19 février 2024</span>)       <br />
       Citation tirée de cette entrevue  : «Le mystère de la Résurrection ne prétend pas abolir le drame, mais l'accomplir et le transfigurer en rédemption, découvrant le don sous l'ordinaire et changeant la perte en offrande. » (Fabrice Hadjadj)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063256-55904447.jpg?v=1609769848" alt="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" title="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" />
     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 2e dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le sacrifice de notre père Abraham (Gn 22, 1-2.9-13.15-18)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Dieu mit Abraham à l’épreuve.       <br />
       Il lui dit :       <br />
       « Abraham ! »       <br />
       Celui-ci       <br />
       répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       Dieu dit :       <br />
       « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,       <br />
       va au pays de Moriah,       <br />
       et là tu l’offriras en holocauste       <br />
       sur la montagne que je t’indiquerai. »       <br />
       Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.       <br />
       Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;       <br />
       puis il lia son fils Isaac       <br />
       et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.       <br />
       Abraham étendit la main       <br />
       et saisit le couteau pour immoler son fils.       <br />
       Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :       <br />
       « Abraham ! Abraham ! »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       L’ange lui dit :       <br />
       « Ne porte pas la main sur le garçon !       <br />
       Ne lui fais aucun mal !       <br />
       Je sais maintenant que tu crains Dieu :       <br />
       tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »       <br />
       Abraham leva les yeux et vit un bélier       <br />
       retenu par les cornes dans un buisson.       <br />
       Il alla prendre le bélier       <br />
       et l’offrit en holocauste à la place de son fils.       <br />
              <br />
       Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :       <br />
       parce que tu as fait cela,       <br />
       parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,       <br />
       je te comblerai de bénédictions,       <br />
       je rendrai ta descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.       <br />
       Puisque tu as écouté ma voix,       <br />
       toutes les nations de la terre       <br />
       s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction       <br />
       par le nom de ta descendance. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants. (114, 9)       <br />
              <br />
       Je crois, et je parlerai,       <br />
       moi qui ai beaucoup souffert.       <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
              <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple,       <br />
       à l’entrée de la maison du Seigneur,       <br />
       au milieu de Jérusalem !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu n’a pas épargné son propre Fils » (Rm 8, 31b-34)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       si Dieu est pour nous,       <br />
       qui sera contre nous ?       <br />
       Il n’a pas épargné son propre Fils,       <br />
       mais il l’a livré pour nous tous :       <br />
       comment pourrait-il, avec lui,       <br />
       ne pas nous donner tout ?       <br />
       Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?       <br />
       Dieu est celui qui rend juste :       <br />
       alors, qui pourra condamner ?       <br />
       Le Christ Jésus est mort ;       <br />
       bien plus, il est ressuscité,       <br />
       il est à la droite de Dieu,       <br />
       il intercède pour nous.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.       <br />
       Et il fut transfiguré devant eux.       <br />
       Ses vêtements devinrent resplendissants,       <br />
       d’une blancheur telle       <br />
       que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.       <br />
       Élie leur apparut avec Moïse,       <br />
       et tous deux s’entretenaient avec Jésus.       <br />
       Pierre alors prend la parole       <br />
       et dit à Jésus :       <br />
       « Rabbi, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Dressons donc trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       De fait, Pierre ne savait que dire,       <br />
       tant leur frayeur était grande.       <br />
       Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,       <br />
       et de la nuée une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci       <br />
       est mon Fils bien-aimé :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Soudain, regardant tout autour,       <br />
       ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.       <br />
              <br />
       Ils descendirent de la montagne,       <br />
       et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,       <br />
       avant que le Fils de l’homme       <br />
       soit ressuscité d’entre les morts.       <br />
       Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,       <br />
       tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :       <br />
       « ressusciter d’entre les morts ».       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Celui-ci-est-mon-Fils-bien-aime-ecoutez-le_a1164.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »</title>
   <updated>2024-02-11T23:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-B-Les-temps-sont-accomplis_a1163.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/77063181-55904424.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-13T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H.,le 18 février 2024. Textes : Genèse 9, 8-15, 1 Pierre 3, 18-22 et Marc 1, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/77063181-55904424.jpg?v=1609295058" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" />
     </div>
     <div>
      Nous venons de lire les lignes qui suivent le récit du Baptême de Jésus qui est raconté tout au début de l’évangile selon saint Marc. Son séjour au désert suit ce premier épisode de la vie de Jésus que Marc met en tête de son évangile.  Tout son évangile se propose de scruter et de mieux connaître la vie de Jésus.        <br />
              <br />
       Les textes de la Parole de Dieu dans la liturgie du carême de l'année B nous invitent à faire la même chose cette année - scruter la vie de Jésus -  pour nous préparer à célébrer avec foi le mystère de sa Mort et de sa Résurrection.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Jésus au désert</span>       <br />
              <br />
       Pour saint Marc le séjour de Jésus au désert est un événement majeur de la vie de Jésus et pourtant il nous le présente en trois lignes seulement. Sa présentation est très différente du récit traditionnel des trois tentations de Jésus racontées par l’évangile de saint Mathieu où Satan offre à Jésus la satisfaction de tous ses désirs humains représentés pas le pain, puis le prestige et la première place dans la société et enfin le pouvoir sur tous les royaumes du monde.       <br />
              <br />
       Saint Marc n'entre pas dans les détails comme saint Mathieu. Il se contente de nous rappeler que, pendant son séjour au désert, Jésus a vécu un moment fort au départ de la mission qui sera la sienne et que Jean-Baptiste avait entrevue lorsqu’il le présentait comme l’ « Agneau de Dieu », mission confirmée par l’Esprit lors du Baptême de Jésus où il est révélé à tous et à toutes comme le « Fils bien-aimé » (Marc 1, 11).       <br />
              <br />
       Mettons-nous à la place de Jésus. Il sent peser sur ses épaules tout le poids de cette mission qu'il découvre de façon plus claire maintenant. Il s’y est préparé intérieurement  jusqu’alors, peut-on penser, mais maintenant c’est le passage à l’action. Retiré au désert il va préparer ce qui s'en vient.         <br />
              <br />
       « Parmi les bêtes sauvages » il vit en harmonie avec la nature et « les anges le servaient » précise saint Marc pour indiquer la teneur spirituelle de ce temps de rencontre intérieure et de passage. Ainsi, Jésus affermit en lui la volonté de répondre totalement au plan de Dieu. Il triomphe des peurs et des attaques sournoises de Satan que saint Marc ne précisent pas. Au terme de ces quarante jours, Jésus, après l’arrestation de Jean-Baptiste, part en Galilée pour « proclamer l’Évangile de Dieu ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La mission de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Jésus se lance donc avec confiance dans sa mission perçue avec plus de netteté au désert. Pour lui comme le souligne saint Marc « Les temps sont accomplis ». Sans hésitation, Jésus donne le signal de l'entrée dans les temps nouveaux. Il sait maintenant qu’il porte en lui depuis sa naissance une mission qui va maintenant se dévoiler tout au cours des trois prochaines années.        <br />
              <br />
       Les temps nouveaux dont il est question sont la réponse à l’attente du peuple d’Israël.  « Le Règne est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».  Dieu se fait non seulement proche mais il se fait humain avec les humains portant leurs limites, leurs espoirs et leurs désirs les plus profonds. Jésus, Fils bien-aimé du Père, est l’un de nous. Il est l’Évangile, la Bonne Nouvelle ( cf. <span style="font-style:italic">Marc </span>8, 35 et 1, 11).       <br />
              <br />
       Dans ses quarante jours de prière et de lutte au désert, Jésus porte en lui ces temps nouveaux. Ils les préparent dans son cœur. Il les  habite. Il en dessine les contours. Il en voit la richesse et la profondeur.  Son message alors prend forme. Sa prédication subséquente le présentera avec force dans ses paroles et dans ses gestes que saint Marc se plaît à nous raconter simplement sans commentaires.        <br />
              <br />
       L’évangile de saint Marc, en effet, ne se lance jamais dans de longs plaidoyers comme c’est le cas dans celui de saint Jean, par exemple. Saint Marc raconte la vie de Jésus en se contentant de rappeler les principaux faits qui nourrissent la foi des disciples de Jésus que furent les premiers chrétiens. Souhaitons que notre foi se laisse illuminer par la lumière de Dieu comme  celle des premiers chrétiens.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le carême : un chemin pascal</span>       <br />
              <br />
       Le carême de cette année qui est l'année liturgique B est un chemin qui nous fait suivre Jésus de plus près. Il est explicitement pascal, en ce sens que l’horizon du parcours quadragésimal n’est pas seulement le Vendredi Saint, c’est aussi Pâques où le Ressuscité éclaire toute la route parcourue, la sienne et la nôtre. Le défiguré du Vendredi Saint devient le transfiguré de Pâques. <!--C’est cela le mystère pascal. -->       <br />
              <br />
       Pour nous aider dans le parcours de ce chemin pascal en ce carême 2024, après l'évangile sur la Tentation de Jésus le 1er dimanche du Carême et celui de sa Transfiguration le 2e dimanche, les évangiles des dimanches suivants tirés de l’évangile de Jean portent sur le mystère de la Mort-Résurrection du Seigneur : annonce du relèvement du temple de son corps (<span style="font-style:italic">Jean </span>2, 13-25); fin de l'entretien avec Nicodème sur la vie nouvelle (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 14-21) ; démarche des Grecs qui viennent trouver Jésus qui frémit à l'idée de sa Passion (<span style="font-style:italic">Jean</span> 12, 20-31).        <br />
              <br />
       Je me suis permis de vous indiquer la tonalité de notre Carême cette année dans la liturgie de l’Église qui nous accompagnera jusqu’à Pâques pour nous aider à y entrer résolument avec cœur. À chaque année le temps du Carême nous est donné comme un moment où nous pouvons faire le point pour aller plus loin. Ce temps du Carême nous permet aussi de nous libérer de nos fardeaux et de nos péchés en rencontrant le Seigneur dans le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Est-il besoin, en terminant, de rappeler que le chemin du Carême se nourrit de la Parole de Dieu et des gestes que l’Église nous a proposés le Mercredi des cendres : la  prière, l’aumône et le jeûne ? Ces trois gestes sont à la portée de toutes et de tous. Ils prennent les formes qu’on leur donne sous l’inspiration de l’Esprit. Je vous invite à les identifier pour vous-mêmes.        <br />
              <br />
       Que ce temps du Carême, comme le disait si bien la prière d'ouverture de ce premier dimanche, nous aide à « progresser dans la connaissance de Jésus-Christ » et à « nous ouvrir à sa lumière par une vie  de plus en plus fidèle ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       13 février 2024       <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 13 février 2018  et  16 février 2021-->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       <span style="font-style:italic">Cardinal Cantalamessa la méditation de carême du 26 février 2021au Vatican</span>       <br />
              <br />
        Jésus « s’est retiré dans le désert pour jeûner, certes, mais pas seulement et pas principalement pour cela, répond le prédicateur. Il s’est retiré pour prier, pour se mettre parfaitement en harmonie, même en tant qu’homme, avec la volonté du Père et se préparer à la réaliser parfaitement dans le ministère public qu’il allait commencer ».       <br />
       -->       <br />
              <br />
       <!--       <br />
       ------------------------------------------       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait du Message du Carême 2018 du pape François sur la prière, l'aumône et le jeûne</span>       <br />
              <br />
       En consacrant plus de temps à <span style="font-style:italic">la prière</span>, nous permettons à notre cœur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes, afin de rechercher enfin la consolation en Dieu. Il est notre Père et il veut nous donner la vie.       <br />
              <br />
       La pratique de <span style="font-style:italic">l’aumône</span> libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère: ce que je possède n’est jamais seulement mien. Comme je voudrais que l’aumône puisse devenir pour tous un style de vie authentique! Comme je voudrais que nous suivions comme chrétiens l’exemple des Apôtres, et reconnaissions dans la possibilité du partage de nos biens avec les autres un témoignage concret de la communion que nous vivons dans l’Église. A cet égard, je fais mienne l’exhortation de Saint Paul quand il s’adressait aux Corinthiens pour la collecte en faveur de la communauté de Jérusalem: «C’est ce qui vous est utile, à vous» (2 Co 8, 10). Ceci vaut spécialement pour le temps de carême, au cours duquel de nombreux organismes font des collectes en faveur des Églises et des populations en difficulté. Mais comme j’aimerais que dans nos relations quotidiennes aussi, devant tout frère qui nous demande une aide, nous découvrions qu’il y a là un appel de la Providence divine: chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants ; s’il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère, comment demain ne pourvoirait-il pas également à mes nécessités, lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité?        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le jeûne</span> enfin réduit la force de notre violence, il nous désarme et devient une grande occasion de croissance. D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu. Le jeûne nous réveille, nous rend plus attentifs à Dieu et au prochain, il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui seul rassasie notre faim.       <br />
       -->       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 1er dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Alliance de Dieu avec Noé qui a échappé au déluge (Gn 9, 8-15)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Dieu dit à Noé et à ses fils :       <br />
       « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,       <br />
       avec votre descendance après vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :       <br />
       les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,       <br />
       tout ce qui est sorti de l’arche.       <br />
       Oui, j’établis mon alliance avec vous :       <br />
       aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,       <br />
       il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »       <br />
       Dieu dit encore :       <br />
       « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,       <br />
       pour les générations à jamais :       <br />
       je mets mon arc au milieu des nuages,       <br />
       pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.       <br />
       Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,       <br />
       et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,       <br />
       je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous,       <br />
       et tous les êtres vivants :       <br />
       les eaux ne se changeront plus en déluge       <br />
       pour détruire tout être de chair. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)       <br />
       R/ Tes chemins, Seigneur,       <br />
       sont amour et vérité       <br />
       pour qui garde ton alliance. (cf. 24, 10)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Dans ton amour, ne m’oublie pas,       <br />
       en raison de ta bonté, Seigneur.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Le baptême vous sauve maintenant (1 P 3, 18-22)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       le Christ, lui aussi,       <br />
       a souffert pour les péchés,       <br />
       une seule fois,       <br />
       lui, le juste, pour les injustes,       <br />
       afin de vous introduire devant Dieu ;       <br />
       il a été mis à mort dans la chair,       <br />
       mais vivifié dans l’Esprit.       <br />
       C’est en lui qu’il est parti proclamer son message       <br />
       aux esprits qui étaient en captivité.       <br />
       Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,       <br />
       au temps où se prolongeait la patience de Dieu,       <br />
       quand Noé construisit l’arche,       <br />
       dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,       <br />
       furent sauvées à travers l’eau.       <br />
       C’était une figure du baptême       <br />
       qui vous sauve maintenant :       <br />
       le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,       <br />
       mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite       <br />
       et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,       <br />
       lui qui est à la droite de Dieu,       <br />
       après s’en être allé au ciel,       <br />
       lui à qui sont soumis les anges,       <br />
       ainsi que les Souverainetés et les Puissances.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Jésus venait d’être baptisé.       <br />
       Aussitôt l’Esprit le pousse au désert       <br />
       et, dans le désert,       <br />
       il resta quarante jours,       <br />
       tenté par Satan.       <br />
       Il vivait parmi les bêtes sauvages,       <br />
       et les anges le servaient.       <br />
              <br />
       Après l’arrestation de Jean,       <br />
       Jésus partit pour la Galilée       <br />
       proclamer l’Évangile de Dieu ;       <br />
       il disait :       <br />
       « Les temps sont accomplis :       <br />
       le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous       <br />
       et croyez à l’Évangile. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-B-Les-temps-sont-accomplis_a1163.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <updated>2026-02-25T21:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Copie-de-Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1288.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/91757395-64417812.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/91757395-64417812.jpg?v=1674081028" alt="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Copie de Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Copie-de-Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1288.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert</title>
   <updated>2023-02-26T13:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1107.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/69910253-48825430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-21T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le 1er dimanche du Carême (Année A) 26 février 2023. Textes: Genèse 2, 7-9; 3,1-7a, Romains 5, 12-19 et Mathieu 4, 1-11.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/69910253-48825430.jpg?v=1674081028" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A : Jésus au désert" />
     </div>
     <div>
      Les lectures de ce premier dimanche du Carême nous présentent comme c’est l’habitude le récit de la tentation de Jésus au désert. On en a cette année le récit selon l'évangile de saint Mathieu. On y ajoute dans la première lecture celui du péché d’Adam. Ces deux récits ont comme cadre deux lieux où se joue un drame semblable.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Deux lieux de tentation</span>       <br />
              <br />
       Le premier lieu, celui dont nous parle la première lecture, est le jardin d’Éden, le  « paradis terrestre » comme on le dit couramment. Ce jardin créé par Dieu, selon le récit de la création que l’on trouve dans le livre de la Genèse, devient, dans notre récit, le jardin de la tentation. Nous y voyons Adam, l’ancêtre de l’humanité, subir la tentation où il est amené à choisir entre sa volonté propre et le respect de celle de son créateur qui lui a interdit de se substituer à lui en mangeant le fruit de l’arbre du bien et du mal. Adam va franchir les limites inscrites par Dieu lui-même en cédant au tentateur sous la forme d’un serpent.       <br />
              <br />
       La tentation de se prendre pour Dieu sera plus forte que son attachement à son créateur. Il désire se faire égal à Dieu et c’est le drame. Il en paiera les conséquences entraînant  avec lui toute sa descendance  Par lui, comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, le péché est entré dans le monde dès les origines.       <br />
              <br />
       Regardons maintenant un autre décor. C’est celui du désert où se retire Jésus. Le désert est lui aussi le lieu de la tentation. Dans l’histoire d’Israël on voit le peuple juif succomber plusieurs fois dans l’idolâtrie au cours de son séjour au désert. Le désert est ainsi un lieu où se joue le combat entre Dieu et Satan, entre Dieu et l’Adversaire.        <br />
              <br />
       En se retirant au désert, Jésus accepte d’entrer dans ce combat, d’affronter le tentateur directement. Après quarante jours, celui-ci survient et le récit nous raconte les trois approches choisies et le refus radical de Jésus de se laisser entraîner à mettre Dieu de côté comme Adam. Au contraire, il manifeste sa totale obéissance à Dieu et ainsi par l’obéissance d’un seul la multitude sera rendue juste comme le dit saint Paul. Rien ne pourra remettre en  cause ce oui de Jésus qui est vainqueur du tentateur au désert.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le choix de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Comment se manifeste la victoire de Jésus ? Le récit tout simple de saint Mathieu est très riche d’enseignement sur ce point.       <br />
              <br />
       Les trois tentations décrites nous ramènent à trois tendances de notre nature humaine, sources d’innombrables déroutes, de conflits et de misères. Ces tendances sont toujours à l’œuvre et Jésus les affronte parce qu’en lui c’est nous aussi qui sommes soumis aux avances de l’Adversaire. « Dans le Christ c’est toi qui était tenté » dit saint Augustin dans son commentaire du psaume 60.       <br />
              <br />
       La première tentation est  représentée par la faim. Se nourrir est nécessaire pour toute personne. Sans nourriture pas de vie. C'est nécessaire pour la conservation de sa vie. Et le tentateur prend appui sur cette besoin inné dans l’humain pour le replier sur lui-même et lui fermer la porte du désir de transcendance, de l’invisible.  Jésus est radical dans sa réponse «  L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».       <br />
              <br />
       La seconde tentation fait appel  à un orgueil démesuré, la vaine gloire, pour que Jésus se confronte à Dieu : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ». Et encore cette fois-ci,  Jésus  répond au tentateur en lui opposant la Parole de Dieu « Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ».       <br />
               <br />
       La troisième tentation est celle du pouvoir sous toutes ses formes représenté par les « rois de la terre ». Et pour la troisième fois, Jésus se réclame de la  Parole de Dieu pour repousser cette tentation : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte ».       <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       Que retenir de ces deux récits, celui de la première lecture et celui de l'évangile ? La réponse se trouve dans  la seconde lecture. Saint Paul y explique  aux chrétiens de Rome  que Jésus est le seul et unique Sauveur d’un monde qui hélas! à la suite du premier homme, Adam, s’est perdu dans le péché et la mort. « Ainsi la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » écrit saint Paul. Cet situation d’éloignement de Dieu ne pouvait être brisée que par quelqu’un qui, lui,  créerait de nouveaux liens et rétablirait la vie et l’amour dans le monde.        <br />
              <br />
       C’est Jésus, Fils de Dieu parmi ses frères et sœurs, qui sera le nouvel Adam et c’est par lui que toute créature sera réconciliée avec Dieu. Saint Paul l'affirme clairement lorsqu’il écrit  « De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes  à  la justification qui donne la vie ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le début d’un nouveau Carême qui est toujours une belle montée vers Pâques est l’occasion pour nous de nous laisser entraîner dans le mouvement du Mystère du Salut que nous recevons en Jésus. Le pape Francois y insiste dans son message de Carême cette année : «  Pour approfondir notre connaissance du Maître, pour comprendre et accueillir à fond le mystère du salut divin, réalisé dans le don total de soi par amour, il faut se laisser conduire par lui à l’écart et en hauteur, en se détachant des médiocrités et des vanités. Il faut se mettre en chemin, un chemin qui monte, qui exige effort, sacrifice, concentration, comme une excursion en montagne ».        <br />
              <br />
       Comme on nous l’a dit mercredi dernier, le jour du <span style="font-style:italic">Mercredi des Cendres</span>, « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Que notre Eucharistie aujourd'hui soit un moment de recueillement spécial et qu’elle nous aide à « nous laisse conduire l'écart et en hauteur » avec une ardeur renouvelée  tout au cours du Carême en union avec Jésus,  Celui qui est pour nous la Voie, la Vérité et la Vie (<span style="font-style:italic">Jean </span>14, 6).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       21 février 2023       <br />
              <br />
       <!--Reprise avec corrections de l'homélie du 25 février 2020 qui était elle un reprise de celle du 28 février 2 017 -->       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      LECTURES DE LA MESSE       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Le Seigneur Dieu modela l’homme       <br />
       avec la poussière tirée du sol ;       <br />
       il insuffla dans ses narines le souffle de vie,       <br />
       et l’homme devint un être vivant.       <br />
           Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient,       <br />
       et y plaça l’homme qu’il avait modelé.       <br />
           Le Seigneur Dieu fit pousser du sol       <br />
       toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;       <br />
       il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin,       <br />
       et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.       <br />
            Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs       <br />
       que le Seigneur Dieu avait faits.       <br />
       Il dit à la femme :       <br />
       « Alors, Dieu vous a vraiment dit :       <br />
       ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? »       <br />
           La femme répondit au serpent :       <br />
       « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.       <br />
           Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,       <br />
       Dieu a dit :       <br />
       ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,       <br />
       sinon vous mourrez.’ »       <br />
           Le serpent dit à la femme :       <br />
       « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !       <br />
           Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez,       <br />
       vos yeux s’ouvriront,       <br />
       et vous serez comme des dieux,       <br />
       connaissant le bien et le mal. »       <br />
           La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,       <br />
       qu’il était agréable à regarder       <br />
       et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.       <br />
       Elle prit de son fruit, et en mangea.       <br />
       Elle en donna aussi à son mari,       <br />
       et il en mangea.       <br />
           Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent       <br />
       et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)       <br />
       R/ Pitié, Seigneur,       <br />
       car nous avons péché ! (cf. Ps 50, 3)       <br />
              <br />
       Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,       <br />
       selon ta grande miséricorde, efface mon péché.       <br />
       Lave-moi tout entier de ma faute,       <br />
       purifie-moi de mon offense.       <br />
              <br />
       Oui, je connais mon péché,       <br />
       ma faute est toujours devant moi.       <br />
       Contre toi, et toi seul, j’ai péché,       <br />
       ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.       <br />
              <br />
       Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,       <br />
       renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.       <br />
       Ne me chasse pas loin de ta face,       <br />
       ne me reprends pas ton esprit saint.       <br />
              <br />
       Rends-moi la joie d’être sauvé ;       <br />
       que l’esprit généreux me soutienne.       <br />
       Seigneur, ouvre mes lèvres,       <br />
       et ma bouche annoncera ta louange.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
       et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
              <br />
           Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde,       <br />
       mais le péché ne peut être imputé à personne       <br />
       tant qu’il n’y a pas de loi.       <br />
           Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       même sur ceux qui n’avaient pas péché       <br />
       par une transgression semblable à celle d’Adam.       <br />
       Or, Adam préfigure celui qui devait venir.       <br />
           Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute.       <br />
       En effet, si la mort a frappé la multitude       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       combien plus la grâce de Dieu       <br />
       s’est-elle répandue en abondance sur la multitude,       <br />
       cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.       <br />
              <br />
           Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul       <br />
       n’ont pas la même mesure non plus :       <br />
       d’une part, en effet, pour la faute d’un seul,       <br />
       le jugement a conduit à la condamnation ;       <br />
       d’autre part, pour une multitude de fautes,       <br />
       le don gratuit de Dieu conduit à la justification.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12.17-19)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           nous savons que par un seul homme,       <br />
       le péché est entré dans le monde,       <br />
           et que par le péché est venue la mort ;       <br />
       et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,       <br />
       étant donné que tous ont péché.       <br />
           Si, en effet, à cause d’un seul homme,       <br />
       par la faute d’un seul,       <br />
       la mort a établi son règne,       <br />
       combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul,       <br />
       régneront-ils dans la vie,       <br />
       ceux qui reçoivent en abondance       <br />
       le don de la grâce qui les rend justes.       <br />
              <br />
           Bref, de même que la faute commise par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la condamnation,       <br />
       de même l’accomplissement de la justice par un seul       <br />
       a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.       <br />
           En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain       <br />
       la multitude a été rendue pécheresse,       <br />
       de même par l’obéissance d’un seul       <br />
       la multitude sera-t-elle rendue juste.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           En ce temps-là,       <br />
           Jésus fut conduit au désert par l’Esprit       <br />
       pour être tenté par le diable.       <br />
               Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,       <br />
       il eut faim.       <br />
           Le tentateur s’approcha et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       ordonne que ces pierres deviennent des pains. »       <br />
           Mais Jésus répondit :       <br />
       « Il est écrit :       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »       <br />
              <br />
           Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,       <br />
       le place au sommet du Temple       <br />
           et lui dit :       <br />
       « Si tu es Fils de Dieu,       <br />
       jette-toi en bas ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Il donnera pour toi des ordres à ses anges,       <br />
       et :    Ils te porteront sur leurs mains,       <br />
       de peur que ton pied ne heurte une pierre. »       <br />
           Jésus lui déclara :       <br />
       « Il est encore écrit :       <br />
       Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »       <br />
              <br />
           Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne       <br />
       et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.       <br />
           Il lui dit :       <br />
       « Tout cela, je te le donnerai,       <br />
       si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »       <br />
           Alors, Jésus lui dit :       <br />
       « Arrière, Satan !       <br />
       car il est écrit :       <br />
       C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,       <br />
       à lui seul tu rendras un culte. »       <br />
              <br />
           Alors le diable le quitte.       <br />
       Et voici que des anges s’approchèrent,       <br />
       et ils le servaient.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-A-Jesus-au-desert_a1107.html" />
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  <entry>
   <title>Homélie pour le Dimanche de Pâques 2022 : « Il vit et il cru »</title>
   <updated>2022-04-17T13:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-de-Paques-2022-Il-vit-et-il-cru_a1058.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/61813558-44966950.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-12T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H., Séminaire de Québec. Homélie pour le Dimanche de Pâques Année C le 17 avril 2022 . Textes: Actes 10, 34a.37-43, Colossiens 3, 1-4 et Jean 20, 1-9.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/61813558-44966950.jpg?v=1643466616" alt="Homélie pour le Dimanche de Pâques 2022 : « Il vit et il cru »" title="Homélie pour le Dimanche de Pâques 2022 : « Il vit et il cru »" />
     </div>
     <div>
      À chaque célébration eucharistique, après la consécration, le président proclame : « Il est grand le mystère de la foi ». L’assemblée répond : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       Cette belle réponse de l’assemblée situe la résurrection de Jésus dans l’ensemble du mystère du Salut. Elle en est le cœur, mais elle ne peut être isolée de la Passion de Jésus ni de son Retour glorieux à la fin des temps. <!--La résurrection n’est pas un prodige fantastique.--> La résurrection est un moment essentiel de notre foi en l’amour de Dieu qui se donne au monde dans son Fils Jésus. Elle nous invite comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture à « rechercher les réalités d’en haut ». C’est ce que les premiers témoins que sont Marie-Madeleine, Pierre et Jean ont été amenés à faire à la suite de leur découverte du tombeau vide. Ils ont vu et il ont cru.       <br />
              <br />
       I –<span style="font-style:italic"> Les premiers arrivés au tombeau de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Mettons-nous à leur place. D’abord Marie-Madeleine. Pleine d’amour pour Jésus, elle ne l’oublie pas et vient avec cœur lui rendre un dernier hommage. Ô surprise, elle ne trouve pas le corps dans le tombeau où on l’avait mis. Elle n’en croit pas ses yeux et s’en va prévenir Pierre.       <br />
              <br />
       Celui-ci avec l’autre disciple, probablement Jean, se rend au tombeau. Jean qui est plus jeune arrive avant lui. Il attend Pierre qui, lui, regarde à l’intérieur. Il aperçoit les linges posés à plat, le suaire (le linge qui avait enveloppé le corps de Jésus) roulé à part à sa place. Sous le choc, il laisse entrer l’autre disciple, Jean. Là se produit un événement majeur que l’évangéliste résume en deux mots qui sont la clé pour méditer ce mystère de la résurrection de Jésus : « Il vit, et il crut ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le mystère de la résurrection de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi le disciple croit-il? On pourrait penser que le tombeau vide est suffisant pour cet acte de foi. Mais est-ce bien le cas?       <br />
              <br />
       La résurrection de Jésus ne se démontre pas par des preuves tangibles. Le tombeau vide n’est pas une preuve en soi. Il est un signe. Il n’est pas la raison de l’acte de foi du disciple. S’il croit à la résurrection de son Maître mort sur la croix deux jours plus tôt, c’est qu’il comprend en cet instant que le plan de Salut de Dieu, révélé dans les Écritures, s’achève dans la résurrection de son Fils qu’il relève du tombeau et qui continue ainsi d’être toujours vivant.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous le redisons à chaque messe comme je l’ai souligné en commençant : « Nous annonçons ta mort, nous proclamons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
       « Il vit et il crut ». En ce Dimanche de Pâques nous sommes invités à aller au tombeau nous aussi, à regarder à l’intérieur avec les yeux de notre imagination. Comme Marie-Madeleine, comme Pierre et l’autre disciple, Jean, nous verrons les linges et le suaire. Nous regarderons le lieu en détail, mais notre imagination sera impuissante à nous montrer Jésus ressuscité.       <br />
              <br />
       La seule voie qui nous est accessible c’est celle de la foi. Cette foi n’est pas une fuite en avant ou une représentation ésotérique, Elle s’appuie sur la Parole de Dieu. Celui-ci nous donne son Fils qui, par son abaissement de la Croix, mérite l’exaltation de la résurrection qui fait toutes choses nouvelles.       <br />
              <br />
       « Si le Christ n’est pas ressuscité, dit saint Paul, ma foi est vaine ». (I Corinthiens 15, 17). La résurrection de Jésus ouvre toute grande la porte des réalités d’en haut à ses frères et sœurs que nous sommes. Comme Jésus ressuscité qui désormais vit totalement pour Dieu,  nous mourons à ce qui nous écrase. Nous nous relevons avec Lui de nos tombeaux et nous vivons pour Dieu.       <br />
              <br />
       « Lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » écrit saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome. (Romains 6, 9-11)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur en ce beau jour de Pâques de sortir de nos tombeaux de toutes sortes. C’est un jour de joie. C’est un jour de libération. Avec les nouveaux baptisés d’hier soir à la <span style="font-style:italic">Vigile pascale</span>, avec le Christ ressuscité, recherchons les choses d’en haut comme nous y invite saint Paul dans la deuxième lecture.       <br />
              <br />
       Nous pourrons ainsi apporter dans notre monde une note d’espérance et de joie. « La résurrection du Christ, écrit le pape François dans <span style="font-style:italic">La joie de l’Évangile</span>, produit partout les germes de ce monde nouveau; et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau, car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de ce chemin de l’espérance vivante! » (<span style="font-style:italic">La joie de l'Évangile</span>, 278)       <br />
              <br />
       Avec nos frères et sœurs chrétiens de tradition orientale, saluons-nous en ce jour de Pâques en disant : « <span style="font-style:italic">Christos anesti. Alithos anesti!</span> » « Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité ».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       12 avril 2022       <br />
              <br />
       <!--Reprise de l'homélie du 16 avril 2019-->       <br />
       __________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Joyeuses Pâques !</span>       <br />
              <br />
       Regarde !       <br />
       La pierre du tombeau a basculé       <br />
       Elle laisse passer le Vivant.       <br />
              <br />
       Entre ciel et terre,       <br />
       Déchirure de lumière       <br />
       Éclatée en millions d’étincelles.       <br />
              <br />
       Joyeuse nouvelle portée au monde       <br />
       Comme levain, semence et feu.       <br />
              <br />
       Dieu-passant       <br />
       Dieu-passage       <br />
       Dieu-Pâque !       <br />
              <br />
       Dieu pour toujours       <br />
       Au milieu de nous!       <br />
       Alleluia !       <br />
              <br />
              <br />
       Laurette Lepage (Québec)       <br />
       4 avril 2010
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      MESSE DU JOUR DE PÂQUES       <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts » (Ac 10, 34a.37-43)       <br />
       Lecture du livre des Actes des Apôtres       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       quand Pierre arriva à Césarée       <br />
       chez un centurion de l’armée romaine,       <br />
           il prit la parole et dit :       <br />
           « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs,       <br />
       depuis les commencements en Galilée,       <br />
       après le baptême proclamé par Jean :       <br />
           Jésus de Nazareth,       <br />
       Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance.       <br />
       Là où il passait, il faisait le bien       <br />
       et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,       <br />
       car Dieu était avec lui.       <br />
           Et nous, nous sommes témoins       <br />
       de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem.       <br />
       Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,       <br />
           Dieu l’a ressuscité le troisième jour.       <br />
       Il lui a donné de se manifester,       <br />
           non pas à tout le peuple,       <br />
       mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance,       <br />
       à nous qui avons mangé et bu avec lui       <br />
       après sa résurrection d’entre les morts.       <br />
           Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner       <br />
       que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.       <br />
           C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage :       <br />
       Quiconque croit en lui       <br />
       reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)       <br />
       R/ Voici le jour que fit le Seigneur,       <br />
       qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)       <br />
              <br />
       Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
       Oui, que le dise Israël :       <br />
       Éternel est son amour !       <br />
              <br />
       Le bras du Seigneur se lève,       <br />
       le bras du Seigneur est fort !       <br />
       Non, je ne mourrai pas, je vivrai,       <br />
       pour annoncer les actions du Seigneur.       <br />
              <br />
       La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs       <br />
       est devenue la pierre d’angle :       <br />
       c’est là l’œuvre du Seigneur,       <br />
       la merveille devant nos yeux.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Recherchez les réalités d’en haut, là où est le Christ » (Col 3, 1-4)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           si vous êtes ressuscités avec le Christ,       <br />
       recherchez les réalités d’en haut :       <br />
       c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.       <br />
           Pensez aux réalités d’en haut,       <br />
       non à celles de la terre.       <br />
              <br />
           En effet, vous êtes passés par la mort,       <br />
       et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.       <br />
           Quand paraîtra le Christ, votre vie,       <br />
       alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       OU AU CHOIX       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle » (1 Co 5, 6b-8)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
           ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit       <br />
       pour que fermente toute la pâte ?       <br />
           Purifiez-vous donc des vieux ferments,       <br />
       et vous serez une pâte nouvelle,       <br />
       vous qui êtes le pain de la Pâque,       <br />
       celui qui n’a pas fermenté.       <br />
       Car notre agneau pascal a été immolé :       <br />
       c’est le Christ.       <br />
              <br />
           Ainsi, célébrons la Fête,       <br />
       non pas avec de vieux ferments,       <br />
       non pas avec ceux de la perversité et du vice,       <br />
       mais avec du pain non fermenté,       <br />
       celui de la droiture et de la vérité.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       SÉQUENCE       <br />
       ()       <br />
       À la Victime pascale,       <br />
       chrétiens, offrez le sacrifice de louange.       <br />
              <br />
       L’Agneau a racheté les brebis ;       <br />
       le Christ innocent a réconcilié       <br />
       l’homme pécheur avec le Père.       <br />
              <br />
       La mort et la vie s’affrontèrent       <br />
       en un duel prodigieux.       <br />
       Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.       <br />
              <br />
       « Dis-nous, Marie Madeleine,       <br />
       qu’as-tu vu en chemin ? »       <br />
              <br />
       « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,       <br />
       j’ai vu la gloire du Ressuscité.       <br />
              <br />
       J’ai vu les anges ses témoins,       <br />
       le suaire et les vêtements.       <br />
              <br />
       Le Christ, mon espérance, est ressuscité !       <br />
       Il vous précédera en Galilée. »       <br />
              <br />
       Nous le savons : le Christ       <br />
       est vraiment ressuscité des morts.       <br />
              <br />
       Roi victorieux,       <br />
       prends-nous tous en pitié !       <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)       <br />
       Alléluia. Alléluia.       <br />
       Notre Pâque immolée, c’est le Christ !       <br />
       Célébrons la Fête dans le Seigneur !       <br />
       Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Jean       <br />
              <br />
       Le premier jour de la semaine,       <br />
       Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;       <br />
       c’était encore les ténèbres.       <br />
       Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.       <br />
           Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,       <br />
       celui que Jésus aimait,       <br />
       et elle leur dit :       <br />
       « On a enlevé le Seigneur de son tombeau,       <br />
       et nous ne savons pas où on l’a déposé. »       <br />
           Pierre partit donc avec l’autre disciple       <br />
       pour se rendre au tombeau.       <br />
           Ils couraient tous les deux ensemble,       <br />
       mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre       <br />
       et arriva le premier au tombeau.       <br />
           En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;       <br />
       cependant il n’entre pas.       <br />
           Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.       <br />
       Il entre dans le tombeau ;       <br />
       il aperçoit les linges, posés à plat,       <br />
           ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,       <br />
       non pas posé avec les linges,       <br />
       mais roulé à part à sa place.       <br />
           C’est alors qu’entra l’autre disciple,       <br />
       lui qui était arrivé le premier au tombeau.       <br />
       Il vit, et il crut.       <br />
           Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris       <br />
       que, selon l’Écriture,       <br />
       il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-Dimanche-de-Paques-2022-Il-vit-et-il-cru_a1058.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »</title>
   <updated>2021-02-23T20:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-2e-dimanche-du-Careme-Annee-B-Celui-ci-est-mon-Fils-bien-aime-ecoutez-le_a995.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52628637-40070668.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-23T20:30:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., du Séminaire de Québec le 28 février 2021. Textes : Genèse 22,1-2.9-13.15-18, Romains 8, 31b-34 et Marc 9, 2-10.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52628637-40070668.jpg?v=1609642126" alt="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" title="Homélie pour le 2e dimanche du Carême Année B  « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! »" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques années j’ai eu la chance de monter sur le mont de la Transfiguration, le  mont Thabor, en Palestine. Il a été choisi bien après la mort de Jésus. Toutefois, c'est un lieu tout à fait approprié pour une telle scène. Une fois arrivé au sommet, on est encore ébloui aujourd’hui. C’est, en premier lieu, le paysage qui nous impressionne car on domine la plaine à perte de vue, mais, c’est, surtout, le souvenir du passage de l’évangile que nous venons de lire qui nous accroche. On entre dans l’église qui a été construite sur le site et on se plonge avec foi dans ce mystère des paroles qui nous sont rapportées ce matin : «  Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le! ».         <br />
              <br />
       « Écoutez-le » c’est pour nous, aujourd’hui, entrer dans le mystère de la Mort-Résurrection de Jésus. Sans la Transfiguration la vie de Jésus qui se termine sur la Croix dans la Passion n’a pas de sens pour nous et pour les chrétiens auxquels saint Marc s’adressent       <br />
              <br />
       Essayons d’y voir un peu plus clair.       <br />
              <br />
       I –  <span style="font-style:italic">La scène de la Transfiguration de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Commençons par la scène elle-même de la Transfiguration de Jésus. Le mot grec pour la désigner est « métamorphose ». Jésus se métamorphose devant ses disciples. Son aspect change totalement. Il projette une nouvelle image. Il resplendit de lumière. Moïse et Élie se tiennent près de lui pour marquer le lien qu’il y a avec les promesses de Dieu faites au peuple d’Israël dans l’Ancien Testament. La voix qui se fait entendre confirme que ces promesses sont maintenant réalisées dans Jésus qui est celui que le Père appelle son Fils bien-aimé       <br />
              <br />
       Cette scène est une anticipation d’un autre moment de la vie du Christ : celui de sa « Résurrection ». Jésus le confie aux trois disciples privilégiés qui ont  été témoins de la Transfiguration en leur disant de garder pour eux ces instants vécus hors de l’ordinaire jusqu’à ce qu’ « il soit ressuscité d’entre les morts ».<!--Les disciples l’ont bien compris puisqu’à la fin de notre texte saint Marc note leur questionnement sur ce que voulait dire « ressusciter d’entre les morts ».-->       <br />
              <br />
       On touche ici le cœur du mystère de la vie de Jésus, celui de sa Mort-Résurrection, celui de la Croix et de la Gloire, celui du Vendredi-Saint et de Pâques.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Le sens du mystère de la Mort-Résurrection du Christ</span>       <br />
              <br />
       Ce mystère de la Mort-Résurrection du Christ qu’on appelle mystère pascal parcourt la vie de Jésus d’un bout à l’autre. Il ne s'agit pas seulement de deux évènements, de deux volets distincts et subséquents de sa vie terrestre,  mais bien d’une seule source qui anime Jésus et le nourrit.       <br />
              <br />
       On ne comprendrait rien à la vie de Jésus si on imaginait – ce qui hélas! a été fait trop souvent – la Résurrection de Jésus comme un cadeau, une récompense pour sa persévérance dans les souffrances de la Passion et pour sa mort sur la croix. Cette vision binaire est étrangère à la vie de Jésus. S’il entre dans la Passion qui le mène à une mort effroyable c’est que celle-ci est nécessaire dans le plan de Dieu.       <br />
              <br />
       Un auteur célèbre en France,  Fabrice Hadjadj (<span style="font-style:italic">voir note à la fin</span>) observe, avec à-propos et avec un certain humour, que pour ressusciter, il faut d’abord mourir : « Pour être un bon ressuscité, il faut d'abord être un bon mort » disait-il dans une entrevue au magazine français <span style="font-style:italic">La Vie</span> en 2016. Les deux : « mort » et « résurrection » vont ensemble. Ainsi le lien entre la Mort et la Résurrection de Jésus n’est pas un lien de causalité, mais bien un lien vital. Sa vie qui semble perdue sur la Croix est transfigurée, se métamorphose en vie pour toujours avec Dieu (Romains 6, 10). Saint Paul le dit à ses baptisés en leur rappelant que, comme le Christ Ressuscité qui vit maintenant pour Dieu, ils sont entrés avec lui  par le baptême dans la même vie qu'Il leur fait partager (cf. Colossiens 2, 12).        <br />
              <br />
       Retenons bien que la scène de la Transfiguration qui trouve sa place dans les évangiles ne peut être escamotée sans conséquences car, sans elle, on ne comprend rien de la suite de la vie de Jésus.       <br />
              <br />
       III-<span style="font-style:italic"> Application</span>       <br />
              <br />
       Le Mystère de la Mort-Résurrection de Jésus, le mystère dit mystère pascal, renferme le plus beau témoignage d’amour qu'un être humain puisse donner.  Au « Celui-ci est mon Fils bien-aimé », Jésus, sur la croix, répond « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23, 46).       <br />
              <br />
       Sur la croix, Jésus, nouvel Isaac, s’en remet totalement à son Père. Isaac, nous raconte la première lecture, avait suivi sans retenue aucune son père Abraham vers le bucher où celui-ci voulait le sacrifier comme offrande à Dieu. Ce geste, absurde pour nous, est saisissant. Il reflète des usages qui nous sont étrangers, mais son sens rejoint celui de notre foi où Dieu le Père offre son Fils pour le salut du monde, pour notre salut.       <br />
              <br />
       La Mort du Christ est un don à l’humanité pour qu’elle puisse entrer en communion par lui avec Dieu notre Père à toutes et à tous.  Jésus devient ainsi le seul chemin pour aller à Dieu. La <span style="font-style:italic"> Lettre aux Hébreux</span> dira du Christ qu’il est le seul et l’unique médiateur pour faire le pont entre Dieu et l'humanité (Hébreux 9, 15).       <br />
              <br />
       Je me suis laissé inspirer dans cette homélie par les paroles mêmes de Jésus en descendant de la montagne de la Transfiguration. Comme les disciples, je suis resté attaché à cette parole : « avant que le Fils de l’homme soit ressuscité  des morts ». Vue dans cet éclairage, la scène de la Transfiguration porte bien son  nom. Elle nous invite à regarder au-delà de simples faits matériels de la vie de Jésus comme les racontent les évangélistes et à en découvrir le sens spirituel dans la lumière de la Résurrection.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Merveilleux mystère que ce mystère de la Mort-Résurrection de Jésus, mystère pascal, qui est sans cesse présent dans toutes nos célébrations, dans toutes nos méditations et dans toutes nos actions.  En effet, le parcours de notre vie dans le temps au fil des jours, des mois et des années est illuminé par la présence du Christ, Mort et Ressuscité, qui nous rejoint déjà alors que nous attendons son Retour dans la Gloire.       <br />
              <br />
       Rappelons-nous que toutes les morts si écrasantes qu'elles nous paraissent comme la perte d’un être cher, les difficultés au travail, les harcèlements de toutes sortes, les privations et les souffrances non désirées etc., que toutes ces formes de mort de même que notre vraie mort à la fin de notre parcours terrestre sont éclairées et imprégnées de la vie du Seigneur Mort-Ressuscité qui est toujours vivant, hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Que le partage de son Corps et de son Sang dans cette Eucharistie nous garde près de lui, car, comme le dit saint Paul aux chrétiens de Corinthe « chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (I Corinthiens 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       22  février 2021       <br />
       <!--reprise avec corrections de celle du 20 février 2018-->       <br />
              <br />
       ------------------------------       <br />
       Fabrice Hadjadj, juif et athée converti à la foi chrétienne, est l'auteur de <span style="font-style:italic">Résurrection, mode d’emploi,</span> Magnificat, Paris, 2016, 192 p. Agrégé de philosophie, essayiste et dramaturge, il dirige l’institut <span style="font-style:italic">Philanthropos</span>, à Fribourg. Il est l’auteur de nombreux essais, dont <span style="font-style:italic">Réussir sa mort</span> (Presses de la Renaissance, 2005 ; Points 2010), <span style="font-style:italic">La Profondeur des sexes</span> (Seuil, 2008) et <span style="font-style:italic">Le Paradis à la porte</span> (Seuil, 2011) et d'une <a class="link" href="https://www.ecdq.tv/job-ou-la-torture-par-les-amis-2/">pièce de théâtre</a>  (<span style="font-style:italic">lien visité le 2 janvier 2021</span>) connue sur Job intitulée <span style="font-style:italic">Job ou la torture par les amis</span> écrite en 2011.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/03/25/31003-20160325ARTFIG00237-fabrice-hadjadj-le-mystere-de-la-resurrection-transfigure-le-drame-en-redemption.php">Entrevue dans Le Figaro</a>  (<span style="font-style:italic">lien visité le 2 janvier 2021</span>)       <br />
       Citation tirée de cette entrevue  : «Le mystère de la Résurrection ne prétend pas abolir le drame, mais l'accomplir et le transfigurer en rédemption, découvrant le don sous l'ordinaire et changeant la perte en offrande. » (Fabrice Hadjadj)       <br />
              <br />
              <br />
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     </div>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 2e dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Le sacrifice de notre père Abraham (Gn 22, 1-2.9-13.15-18)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       En ces jours-là,       <br />
       Dieu mit Abraham à l’épreuve.       <br />
       Il lui dit :       <br />
       « Abraham ! »       <br />
       Celui-ci       <br />
       répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       Dieu dit :       <br />
       « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac,       <br />
       va au pays de Moriah,       <br />
       et là tu l’offriras en holocauste       <br />
       sur la montagne que je t’indiquerai. »       <br />
       Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.       <br />
       Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ;       <br />
       puis il lia son fils Isaac       <br />
       et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.       <br />
       Abraham étendit la main       <br />
       et saisit le couteau pour immoler son fils.       <br />
       Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit :       <br />
       « Abraham ! Abraham ! »       <br />
       Il répondit :       <br />
       « Me voici ! »       <br />
       L’ange lui dit :       <br />
       « Ne porte pas la main sur le garçon !       <br />
       Ne lui fais aucun mal !       <br />
       Je sais maintenant que tu crains Dieu :       <br />
       tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »       <br />
       Abraham leva les yeux et vit un bélier       <br />
       retenu par les cornes dans un buisson.       <br />
       Il alla prendre le bélier       <br />
       et l’offrit en holocauste à la place de son fils.       <br />
              <br />
       Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.       <br />
       Il déclara :       <br />
       « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur :       <br />
       parce que tu as fait cela,       <br />
       parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,       <br />
       je te comblerai de bénédictions,       <br />
       je rendrai ta descendance aussi nombreuse       <br />
       que les étoiles du ciel       <br />
       et que le sable au bord de la mer,       <br />
       et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.       <br />
       Puisque tu as écouté ma voix,       <br />
       toutes les nations de la terre       <br />
       s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction       <br />
       par le nom de ta descendance. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (115 (116b), 10.15, 16ac-17, 18-19)       <br />
       R/ Je marcherai en présence du Seigneur       <br />
       sur la terre des vivants. (114, 9)       <br />
              <br />
       Je crois, et je parlerai,       <br />
       moi qui ai beaucoup souffert.       <br />
       Il en coûte au Seigneur       <br />
       de voir mourir les siens !       <br />
              <br />
       Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,       <br />
       moi, dont tu brisas les chaînes ?       <br />
       Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,       <br />
       j’invoquerai le nom du Seigneur.       <br />
              <br />
       Je tiendrai mes promesses au Seigneur,       <br />
       oui, devant tout son peuple,       <br />
       à l’entrée de la maison du Seigneur,       <br />
       au milieu de Jérusalem !       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Dieu n’a pas épargné son propre Fils » (Rm 8, 31b-34)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains       <br />
              <br />
       Frères,       <br />
       si Dieu est pour nous,       <br />
       qui sera contre nous ?       <br />
       Il n’a pas épargné son propre Fils,       <br />
       mais il l’a livré pour nous tous :       <br />
       comment pourrait-il, avec lui,       <br />
       ne pas nous donner tout ?       <br />
       Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?       <br />
       Dieu est celui qui rend juste :       <br />
       alors, qui pourra condamner ?       <br />
       Le Christ Jésus est mort ;       <br />
       bien plus, il est ressuscité,       <br />
       il est à la droite de Dieu,       <br />
       il intercède pour nous.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur.       <br />
       De la nuée lumineuse,       <br />
       la voix du Père a retenti :       <br />
       « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »       <br />
       Gloire au Christ,       <br />
       Parole éternelle du Dieu vivant.       <br />
       Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       En ce temps-là,       <br />
       Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,       <br />
       et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.       <br />
       Et il fut transfiguré devant eux.       <br />
       Ses vêtements devinrent resplendissants,       <br />
       d’une blancheur telle       <br />
       que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.       <br />
       Élie leur apparut avec Moïse,       <br />
       et tous deux s’entretenaient avec Jésus.       <br />
       Pierre alors prend la parole       <br />
       et dit à Jésus :       <br />
       « Rabbi, il est bon que nous soyons ici !       <br />
       Dressons donc trois tentes :       <br />
       une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »       <br />
       De fait, Pierre ne savait que dire,       <br />
       tant leur frayeur était grande.       <br />
       Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,       <br />
       et de la nuée une voix se fit entendre :       <br />
       « Celui-ci       <br />
       est mon Fils bien-aimé :       <br />
       écoutez-le ! »       <br />
       Soudain, regardant tout autour,       <br />
       ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.       <br />
              <br />
       Ils descendirent de la montagne,       <br />
       et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,       <br />
       avant que le Fils de l’homme       <br />
       soit ressuscité d’entre les morts.       <br />
       Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,       <br />
       tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :       <br />
       « ressusciter d’entre les morts ».       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »</title>
   <updated>2021-02-27T00:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-B-Les-temps-sont-accomplis_a994.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/52628634-40070663.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-16T18:00:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques. Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B par Mgr Hermann Giguère P.H., à la chapelle du Séminaire de Québec le 21 février 2021. Textes : Genèse 9, 8-15, 1 Pierre 3, 18-22 et Marc 1, 12-15.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/52628634-40070663.jpg?v=1609295058" alt="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" title="Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année B  « Les temps sont accomplis »" />
     </div>
     <div>
      Nous venons de lire les lignes qui suivent le récit du Baptême de Jésus qui est raconté tout au début de l’évangile selon saint Marc. Son séjour au désert suit ce premier épisode de la vie de Jésus que Marc met en tête de son évangile.  Tout son évangile se propose de scruter et de mieux connaître la vie de Jésus.        <br />
              <br />
       Les textes de la Parole de Dieu dans la liturgie du carême de l'année B nous invitent à faire la même chose cette année  pour nous préparer à célébrer avec foi le mystère de la Mort et de la Résurrection de Jésus.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Jésus au désert</span>       <br />
              <br />
       Pour saint Marc le séjour de Jésus au désert est un événement majeur de la vie de Jésus et pourtant il nous le présente en trois lignes seulement. Sa présentation est très différente du récit traditionnel des trois tentations de Jésus racontées par l’évangile de saint Mathieu où Satan offre à Jésus la satisfaction de tous ses désirs humains représentés pas le pain, puis le prestige et la première place dans la société et enfin le pouvoir sur tous les royaumes du monde.       <br />
              <br />
       Saint Marc n'entre pas dans les détails comme saint Mathieu. Il se contente de nous rappeler que, pendant son séjour au désert, Jésus a vécu un moment fort au départ de la mission qui sera la sienne et que Jean-Baptiste avait entrevue lorsqu’il le présentait comme l’ « Agneau de Dieu », mission confirmée par l’Esprit lors du Baptême de Jésus où il est révélé à tous et à toutes comme le « Fils bien-aimé » (Marc 1, 11).       <br />
              <br />
       Mettons-nous à la place de Jésus. Il sent peser sur ses épaules tout le poids de cette mission qu'il découvre de façon plus claire maintenant. Il s’y est préparé intérieurement  jusqu’alors, peut-on penser, mais maintenant c’est le passage à l’action. Retiré au désert il va préparer ce qui s'en vient.         <br />
              <br />
       « Parmi les bêtes sauvages » il vit en harmonie avec la nature et « les anges le servaient » précise saint Marc pour indiquer la teneur spirituelle de ce temps de rencontre intérieure et de passage. Ainsi, Jésus affermit en lui la volonté de répondre totalement au plan de Dieu. Il triomphe des peurs et des attaques sournoises de Satan que saint Marc ne précisent pas. Au terme de ces quarante jours, Jésus, après l’arrestation de Jean-Baptiste, part en Galilée pour « proclamer l’Évangile de Dieu ».       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La mission de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Jésus se lance donc avec confiance dans sa mission perçue avec plus de netteté au désert. Pour lui comme le souligne saint Marc « Les temps sont accomplis ». Sans hésitation, Jésus donne le signal de l'entrée dans les temps nouveaux. Il sait maintenant qu’il porte en lui depuis sa naissance une mission qui va maintenant se dévoiler tout au cours des trois prochaines années.        <br />
              <br />
       Les temps nouveaux dont il est question sont la réponse à l’attente du peuple d’Israël.  « Le Règne est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».  Dieu se fait non seulement proche mais il se fait humain avec les humains portant leurs limites, leurs espoirs et leurs désirs les plus profonds. Jésus, Fils bien-aimé du Père, est l’un de nous. Il est l’Évangile, la Bonne Nouvelle ( cf. <span style="font-style:italic">Marc </span>8, 35 et 1, 11).       <br />
              <br />
       Dans ses quarante jours de prière et de lutte au désert, Jésus porte en lui ces temps nouveaux. Ils les préparent dans son cœur. Il les  habite. Il en dessine les contours. Il en voit la richesse et la profondeur.  Son message alors prend forme. Sa prédication subséquente le présentera avec force dans ses paroles et dans ses gestes que saint Marc se plaît à nous raconter simplement sans commentaires.        <br />
              <br />
       L’évangile de saint Marc, en effet, ne se lance jamais dans de longs plaidoyers comme c’est le cas dans celui de saint Jean, par exemple. Saint Marc raconte la vie de Jésus en se contentant de rappeler les principaux faits qui nourrissent la foi des disciples de Jésus que furent les premiers chrétiens. Souhaitons que notre foi se laisse illuminer par la lumière de Dieu comme  celle des premiers chrétiens.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Le carême : un chemin pascal</span>       <br />
              <br />
       Le carême de cette année qui est l'année liturgique B est un chemin qui nous fait suivre Jésus de plus près. Il est explicitement pascal, en ce sens que l’horizon du parcours quadragésimal n’est pas seulement le Vendredi Saint, c’est aussi Pâques où le Ressuscité éclaire toute la route parcourue, la sienne et la nôtre. Le défiguré du Vendredi Saint devient le transfiguré de Pâques. <!--C’est cela le mystère pascal. -->       <br />
              <br />
       Pour nous aider dans le parcours de ce chemin pascal en ce carême 2021, après l'évangile sur la Tentation de Jésus le 1er dimanche du Carême et celui de sa Transfiguration le 2e dimanche, les évangiles des dimanches suivants tirés de l’évangile de Jean portent sur le mystère de la Mort-Résurrection du Seigneur : annonce du relèvement du temple de son corps (<span style="font-style:italic">Jean </span>2, 13-25); fin de l'entretien avec Nicodème sur la vie nouvelle (<span style="font-style:italic">Jean</span> 3, 14-21) ; démarche des Grecs qui viennent trouver Jésus qui frémit à l'idée de sa Passion (<span style="font-style:italic">Jean</span> 12, 20-31).        <br />
              <br />
       Je me suis permis de vous indiquer la tonalité de notre Carême cette année dans la liturgie de l’Église qui nous accompagnera jusqu’à Pâques pour nous aider à y entrer résolument avec cœur. Comme Jésus au désert, nous sommes dans un temps de passage nous aussi en ce temps de pandémie. À chaque année le temps du Carême nous est donné comme un moment où nous pouvons faire le point pour aller plus loin, ce que nous permettent les pauses dues à la <span style="font-style:italic">Coronavirus-19</span>, nous l'espérons. Ce temps du Carême nous permet aussi de nous libérer de nos poids et de nos péchés en rencontrant le Seigneur dans le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation, si cela est possible dans nos régions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Est-il besoin, en terminant, de rappeler que le chemin du Carême se nourrit de la Parole de Dieu et des gestes que l’Église nous a proposés le Mercredi des cendres : la  prière, l’aumône et le jeûne ? Ces trois gestes sont à la portée de toutes et de tous. Ils prennent les formes qu’on leur donne sous l’inspiration de l’Esprit. Je vous invite à les identifier pour vous-mêmes.        <br />
              <br />
       Que ce temps du Carême, comme le disait si bien la prière d'ouverture de ce premier dimanche, nous aide à « progresser dans la connaissance de Jésus-Christ » et à « nous ouvrir à sa lumière par une vie  de plus en plus fidèle ».       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P. H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
       de l'Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       16 février 2021       <br />
       <!--reprise avec corrections de l'homélie du 13 février 2018-->       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Cardinal Cantalamessa la méditation de carême du 26 février 2021au Vatican</span>       <br />
              <br />
        Jésus « s’est retiré dans le désert pour jeûner, certes, mais pas seulement et pas principalement pour cela, répond le prédicateur. Il s’est retiré pour prier, pour se mettre parfaitement en harmonie, même en tant qu’homme, avec la volonté du Père et se préparer à la réaliser parfaitement dans le ministère public qu’il allait commencer ».       <br />
              <br />
              <br />
       <!--       <br />
       ------------------------------------------       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait du Message du Carême 2018 du pape François sur la prière, l'aumône et le jeûne</span>       <br />
              <br />
       En consacrant plus de temps à <span style="font-style:italic">la prière</span>, nous permettons à notre cœur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes, afin de rechercher enfin la consolation en Dieu. Il est notre Père et il veut nous donner la vie.       <br />
              <br />
       La pratique de <span style="font-style:italic">l’aumône</span> libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère: ce que je possède n’est jamais seulement mien. Comme je voudrais que l’aumône puisse devenir pour tous un style de vie authentique! Comme je voudrais que nous suivions comme chrétiens l’exemple des Apôtres, et reconnaissions dans la possibilité du partage de nos biens avec les autres un témoignage concret de la communion que nous vivons dans l’Église. A cet égard, je fais mienne l’exhortation de Saint Paul quand il s’adressait aux Corinthiens pour la collecte en faveur de la communauté de Jérusalem: «C’est ce qui vous est utile, à vous» (2 Co 8, 10). Ceci vaut spécialement pour le temps de carême, au cours duquel de nombreux organismes font des collectes en faveur des Églises et des populations en difficulté. Mais comme j’aimerais que dans nos relations quotidiennes aussi, devant tout frère qui nous demande une aide, nous découvrions qu’il y a là un appel de la Providence divine: chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants ; s’il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère, comment demain ne pourvoirait-il pas également à mes nécessités, lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité?        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le jeûne</span> enfin réduit la force de notre violence, il nous désarme et devient une grande occasion de croissance. D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu. Le jeûne nous réveille, nous rend plus attentifs à Dieu et au prochain, il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui seul rassasie notre faim.       <br />
       -->       <br />
              <br />
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       </style>       <br />
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           </div>       <br />
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       </div>       <br />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE pour le 1er dimanche du Carême Année B </b>       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       Alliance de Dieu avec Noé qui a échappé au déluge (Gn 9, 8-15)       <br />
       Lecture du livre de la Genèse       <br />
              <br />
       Dieu dit à Noé et à ses fils :       <br />
       « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,       <br />
       avec votre descendance après vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :       <br />
       les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre,       <br />
       tout ce qui est sorti de l’arche.       <br />
       Oui, j’établis mon alliance avec vous :       <br />
       aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,       <br />
       il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »       <br />
       Dieu dit encore :       <br />
       « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous,       <br />
       et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,       <br />
       pour les générations à jamais :       <br />
       je mets mon arc au milieu des nuages,       <br />
       pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.       <br />
       Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre,       <br />
       et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,       <br />
       je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous,       <br />
       et tous les êtres vivants :       <br />
       les eaux ne se changeront plus en déluge       <br />
       pour détruire tout être de chair. »       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)       <br />
       R/ Tes chemins, Seigneur,       <br />
       sont amour et vérité       <br />
       pour qui garde ton alliance. (cf. 24, 10)       <br />
              <br />
       Seigneur, enseigne-moi tes voies,       <br />
       fais-moi connaître ta route.       <br />
       Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,       <br />
       car tu es le Dieu qui me sauve.       <br />
              <br />
       Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,       <br />
       ton amour qui est de toujours.       <br />
       Dans ton amour, ne m’oublie pas,       <br />
       en raison de ta bonté, Seigneur.       <br />
              <br />
       Il est droit, il est bon, le Seigneur,       <br />
       lui qui montre aux pécheurs le chemin.       <br />
       Sa justice dirige les humbles,       <br />
       il enseigne aux humbles son chemin.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       Le baptême vous sauve maintenant (1 P 3, 18-22)       <br />
       Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre       <br />
              <br />
       Bien-aimés,       <br />
       le Christ, lui aussi,       <br />
       a souffert pour les péchés,       <br />
       une seule fois,       <br />
       lui, le juste, pour les injustes,       <br />
       afin de vous introduire devant Dieu ;       <br />
       il a été mis à mort dans la chair,       <br />
       mais vivifié dans l’Esprit.       <br />
       C’est en lui qu’il est parti proclamer son message       <br />
       aux esprits qui étaient en captivité.       <br />
       Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir,       <br />
       au temps où se prolongeait la patience de Dieu,       <br />
       quand Noé construisit l’arche,       <br />
       dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes,       <br />
       furent sauvées à travers l’eau.       <br />
       C’était une figure du baptême       <br />
       qui vous sauve maintenant :       <br />
       le baptême ne purifie pas de souillures extérieures,       <br />
       mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite       <br />
       et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,       <br />
       lui qui est à la droite de Dieu,       <br />
       après s’en être allé au ciel,       <br />
       lui à qui sont soumis les anges,       <br />
       ainsi que les Souverainetés et les Puissances.       <br />
              <br />
       – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       « Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance.       <br />
       L’homme ne vit pas seulement de pain,       <br />
       mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
       Ta Parole, Seigneur, est vérité,       <br />
       et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)       <br />
              <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Marc       <br />
              <br />
       Jésus venait d’être baptisé.       <br />
       Aussitôt l’Esprit le pousse au désert       <br />
       et, dans le désert,       <br />
       il resta quarante jours,       <br />
       tenté par Satan.       <br />
       Il vivait parmi les bêtes sauvages,       <br />
       et les anges le servaient.       <br />
              <br />
       Après l’arrestation de Jean,       <br />
       Jésus partit pour la Galilée       <br />
       proclamer l’Évangile de Dieu ;       <br />
       il disait :       <br />
       « Les temps sont accomplis :       <br />
       le règne de Dieu est tout proche.       <br />
       Convertissez-vous       <br />
       et croyez à l’Évangile. »       <br />
              <br />
       – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-1er-dimanche-du-Careme-Annee-B-Les-temps-sont-accomplis_a994.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année A « Ils l’emmenèrent et le livrèrent…» </title>
   <updated>2020-04-12T01:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/Homelie-pour-le-dimanche-des-Rameaux-et-de-la-Passion-du-Seigneur-Annee-A-Ils-l-emmenerent-et-le-livrerent_a944.html</id>
   <category term="Homélies" />
   <photo:imgsrc>https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/imagette/42874491-35580143.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-31T18:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélies dominicales pour les temps liturgiques par Mgr Hermann Giguère P. H. du Séminaire de Québec. Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur Année A 5 avril 2020. Textes: Mathieu 21,1-11(Rameaux) Isaïe 50, 4-7, Philippiens 2, 6-11, lecture de la Passion selon saint Mathieu 26,14-27, 66.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.wmaker.net/carrefourkairos/photo/art/default/42874491-35580143.jpg?v=1581990449" alt="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année A « Ils l’emmenèrent et le livrèrent…» " title="Homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur  Année A « Ils l’emmenèrent et le livrèrent…» " />
     </div>
     <div>
      Je me suis demandé en commençant aujourd’hui la Grande Semaine, la Semaine Sainte, pourquoi nous nous arrêtons à revire dans le détail les derniers jours de la vie de Jésus ?       <br />
              <br />
       Est-ce simplement pour ne pas oublier ces moments ? Peut-être, car ce sont des moments inoubliables. Mais dans la prière, l’Esprit Saint m’a inspiré une autre réponse qui me guidera tout au cours de la semaine. Je vous la partage simplement en commentaire de cette lecture de la Passion selon saint Mathieu.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">Une expérience commune</span>       <br />
              <br />
       Dans mes réflexions, j’ai été amené à penser à ce qui se passe quand on accompagne une personne chère dans les derniers moments de sa vie, lorsque ceux-ci durent quelque temps. On enregistre ses mouvements, ses paroles lorsqu’il y en a, ses regards, son humeur générale, sa résistance à la souffrance etc. Autant de points qui tombent sous notre observation parmi bien d’autres.       <br />
              <br />
       Et quand la personne est partie, lors des visites de sympathies notamment, on raconte l’un ou l’autre de ces moments. On élargi même les souvenirs à toute la vie de  la personne, comme on le fait maintenant souvent au Québec avec des projections de vidéos ou de photos où la personne disparue est en évidence.       <br />
              <br />
       Tout ceci pour dire que comme il arrive pour des êtres chers, la Semaine sainte nous fait suivre de près les derniers moments de Jésus qui vont de la Cène, le dernier repas de Jésus avec les siens, jusqu’à sa mise au tombeau.       <br />
              <br />
       Mais est-il utile de se remémorer ce qui apparait parfois comme un détail ? Par exemple : Jésus qui a soif et à qui on offre du vinaigre et de l’eau, ou encore les disciples qui s’endorment au Jardin de Gethsémani alors que Jésus leur demande de prier et de veiller avec lui.       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Entrer dans l’intimité d’une personne, dans le cœur de la vie d’une personne       <br />
       </span>       <br />
       La réponse c’est que plusieurs détails ne sont pas inutiles lorsqu'on veut  entrer dans ce qu’est vraiment  telle ou telle personne. Ils sont souvent nécessaires. On peut dire, bien sûr, une telle ou  un tel, je les connais bien. Mais est-ce bien le cas ? Nous portons parfois des images qui sont loin de la réalité de ces personnes.        <br />
              <br />
       Hé bien! Je pense qu'on peut appliquer cela dans dans le cas de Jésus. On en a souvent une connaissance rationnelle ou intellectuelle. Il est le Fils de Dieu, il est présent dans l’Eucharistie., il est ressuscité, toutes des choses qu’on sait de lui comme personne baptisée qui adhère ainsi à ce qu'exprime la foi de l’Église. Mais est-ce que c'est bien une véritable connaissance personnelle de Jésus?       <br />
              <br />
       Je pense qu'il en va pour Jésus comme pour les personnes qui nous sont chères. On ne peut le connaître en profondeur si on ne s’arrête pas à connaitre les moments et les paroles qu’il nous a laissés       <br />
              <br />
       C'est vrai de toute la vie de Jésus, mais particulièrement pour la fin de sa vie. Il est encore plus important alors de se cramponner à lui, je dirais, de le suivre dans les mouvements de son cœur et dans les gestes qui ont été posés. Et ainsi on peut dire en vérité avec saint Paul : « Ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église ». (<span style="font-style:italic">Colossiens</span> 1, 24) Autrement dit : « Je complète dans mon corps ce qui manque à la Passion du Christ ».       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Application</span>       <br />
              <br />
        Durant cette Grande semaine qu’est la Semaine Sainte qui commence, rappelons-nous que ce que Jésus vit est le signe de son abandon total à la volonté de son Père qui lui fait porter les péchés du monde. C’est toi, c’est moi qu'il sauve. C’est pour toi, c’est pour moi qu’il souffre. « Je pensais à toi dans mon agonie ; j'ai versé telles gouttes de sang pour toi » lui fait dire Blaise Pascal dans ses <span style="font-style:italic">Pensées</span> (Brunschvicg 553) .       <br />
              <br />
       Si nous prenons la peine de suivre dans le détail la liturgie de la Semaine sainte proposée par l’Église, nous en sortirons transformés.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Comme vous le savez, la Semaine sainte débouche sur la lumière de Pâques car les derniers moments de la vie de Jésus ne le conduisent pas dans le néant. Son abandon à la volonté de Dieu fait que celui-ci l’exalte au matin de Pâques en le ressuscitant pour manifester sa puissance et pour entrainer avec lui ceux et celles qui le reconnaissent comme leur Seigneur et leur Sauveur.       <br />
              <br />
       Entrons dans la Semaine sainte avec foi et avec humilité en laissant, selon l'inspiration de l'Esprit, certains gestes ou moments nous inspirer plus intensément et en les recevant comme un don de l’Esprit. Le contexte de l'épidémie de la maladie du coronavirus nommée Covid-19 nous prive des célébrations et des rassemblements à l'église, mais il laisse la porte ouverte à des moments personnels de méditation et à des rassemblements virtuels comme ceux que présentera le pape François à Rome. Plusieurs initiatives seront prises par les diocèses et les paroisses, comme l'opération "Couronne de vie" à la télé diocésaine de mon diocèse, le diocèse de Québec <a class="link" href="https://www.ecdq.tv/">ecdq.tv</a>. Il est facile de trouver les liens internet en faisant une petite recherche avec Google ou un autre moteur de recherche. A nous de ne pas rester passifs, mais de nous mettre en état de vivre autrement notre Semaine sainte cette année.       <br />
              <br />
       Bonne Semaine Sainte!       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Faculté de théologie et de sciences religieuses        <br />
       de l’Université Laval       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
       31 mars 2020       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://careme.retraitedanslaville.org/meditation/184?utm_campaign=meditation_02_04_2020&utm">Tiré de Carême dans la ville</a>       <br />
              <br />
       CONFINEMENT DANS LA VILLE 😉       <br />
       Chaque jour, un conseil, un témoignage pour vous aider à vivre le confinement       <br />
              <br />
       Faire mémoire. Oui, nous n’oublierons pas ce covid19 et ce bouleversement dans nos vies. Aujourd’hui, en cette période de confinement, nous nous souvenons des bons moments passés en famille, avec les amis, au ciné ou au théâtre… Tout cela nous manque. Et l’eucharistie ? Plus question de se rassembler hormis par les écrans. Le pain de vie ne nous est plus donné. Pour faire mémoire du Christ, il nous reste sa Parole.       <br />
       S’imprime-t-elle dans nos têtes, dans nos coeurs, dans nos vies ? Quelle phrase de l’évangile me parle aujourd’hui ? Quelle espérance j’y puise ?       <br />
              <br />
       Françoise et Frédérique       <br />
       Equipe Carême dans la ville       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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           </div>       <br />
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       </div>       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>LECTURES DE LA MESSE POUR le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur — Année A</b>       <br />
              <br />
       ENTRÉE MESSIANIQUE       <br />
       (Mt 21, 1-11)       <br />
       Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
           Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,       <br />
       arrivèrent en vue de Bethphagé,       <br />
       sur les pentes du mont des Oliviers.       <br />
       Alors Jésus envoya deux disciples       <br />
                   en leur disant :       <br />
       « Allez au village qui est en face de vous ;       <br />
       vous trouverez aussitôt une ânesse attachée       <br />
       et son petit avec elle.       <br />
       Détachez-les et amenez-les moi.       <br />
           Et si l’on vous dit quelque chose,       <br />
       vous répondrez :       <br />
       ‘Le Seigneur en a besoin’.       <br />
       Et aussitôt on les laissera partir. »       <br />
           Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :       <br />
           Dites à la fille de Sion :       <br />
       Voici ton roi qui vient vers toi,       <br />
       plein de douceur,       <br />
       monté sur une ânesse et un petit âne,       <br />
       le petit d’une bête de somme.       <br />
              <br />
           Les disciples partirent       <br />
       et firent ce que Jésus leur avait ordonné.       <br />
           Ils amenèrent l’ânesse et son petit,       <br />
       disposèrent sur eux leurs manteaux,       <br />
       et Jésus s’assit dessus.       <br />
           Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;       <br />
       d’autres coupaient des branches aux arbres       <br />
       et en jonchaient la route.       <br />
           Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient       <br />
       criaient :       <br />
       « Hosanna au fils de David !       <br />
       Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !       <br />
       Hosanna au plus haut des cieux ! »       <br />
           Comme Jésus entrait à Jérusalem,       <br />
       toute la ville fut en proie à l’agitation,       <br />
       et disait :       <br />
       « Qui est cet homme ? »       <br />
           Et les foules répondaient :       <br />
       « C’est le prophète Jésus,       <br />
       de Nazareth en Galilée. »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       PREMIÈRE LECTURE       <br />
       « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)       <br />
       Lecture du livre du prophète Isaïe       <br />
              <br />
       Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples,       <br />
       pour que je puisse, d’une parole,       <br />
       soutenir celui qui est épuisé.       <br />
       Chaque matin, il éveille,       <br />
       il éveille mon oreille       <br />
       pour qu’en disciple, j’écoute.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,       <br />
       et moi, je ne me suis pas révolté,       <br />
       je ne me suis pas dérobé.       <br />
           J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,       <br />
       et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.       <br />
       Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.       <br />
           Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;       <br />
       c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,       <br />
       c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :       <br />
       je sais que je ne serai pas confondu.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       PSAUME       <br />
       (Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)       <br />
       R/ Mon Dieu, mon Dieu,       <br />
       pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a)       <br />
              <br />
       Tous ceux qui me voient me bafouent,       <br />
       ils ricanent et hochent la tête :       <br />
       « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !       <br />
       Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »       <br />
              <br />
       Oui, des chiens me cernent,       <br />
       une bande de vauriens m’entoure.       <br />
       Ils me percent les mains et les pieds ;       <br />
       je peux compter tous mes os.       <br />
              <br />
       Ils partagent entre eux mes habits       <br />
       et tirent au sort mon vêtement.       <br />
       Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :       <br />
       ô ma force, viens vite à mon aide !       <br />
              <br />
       Tu m’as répondu !       <br />
       Et je proclame ton nom devant mes frères,       <br />
       je te loue en pleine assemblée.       <br />
       Vous qui le craignez, louez le Seigneur.       <br />
              <br />
       DEUXIÈME LECTURE       <br />
       « Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)       <br />
       Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens       <br />
              <br />
       Le Christ Jésus,       <br />
           ayant la condition de Dieu,       <br />
       ne retint pas jalousement       <br />
       le rang qui l’égalait à Dieu.       <br />
              <br />
           Mais il s’est anéanti,       <br />
       prenant la condition de serviteur,       <br />
       devenant semblable aux hommes.       <br />
              <br />
       Reconnu homme à son aspect,       <br />
           il s’est abaissé,       <br />
       devenant obéissant jusqu’à la mort,       <br />
       et la mort de la croix.       <br />
              <br />
           C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom       <br />
       qui est au-dessus de tout nom,       <br />
              <br />
           afin qu’au nom de Jésus       <br />
       tout genou fléchisse       <br />
       au ciel, sur terre et aux enfers,       <br />
              <br />
           et que toute langue proclame :       <br />
       « Jésus Christ est Seigneur »       <br />
       à la gloire de Dieu le Père.       <br />
              <br />
           – Parole du Seigneur.       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14 – 27, 66)       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.       <br />
       Pour nous, le Christ est devenu obéissant,       <br />
       jusqu’à la mort, et la mort de la croix.       <br />
       C’est pourquoi Dieu l’a exalté :       <br />
       il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.       <br />
       Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Ph 2, 8-9)       <br />
              <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. En ce temps-là,       <br />
           l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,       <br />
       se rendit chez les grands prêtres       <br />
           et leur dit :       <br />
       D. « Que voulez-vous me donner,       <br />
       si je vous le livre ? »       <br />
              <br />
       L. Ils lui remirent trente pièces d’argent.       <br />
           Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable       <br />
       pour le livrer.       <br />
           Le premier jour de la fête des pains sans levain,       <br />
       les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :       <br />
       D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs       <br />
       pour manger la Pâque ? »       <br />
           L. Il leur dit :       <br />
       X.  « Allez à la ville, chez un tel,       <br />
       et dites-lui :       <br />
       ‘Le Maître te fait dire :       <br />
       Mon temps est proche ;       <br />
       c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque       <br />
       avec mes disciples.’ »       <br />
           L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit       <br />
       et ils préparèrent la Pâque.       <br />
              <br />
           Le soir venu,       <br />
       Jésus se trouvait à table avec les Douze.       <br />
           Pendant le repas, il déclara :       <br />
       X.  « Amen, je vous le dis :       <br />
       l’un de vous va me livrer. »       <br />
           L. Profondément attristés,       <br />
       ils se mirent à lui demander, chacun son tour :       <br />
       D. « Serait-ce moi, Seigneur ? »       <br />
           L. Prenant la parole, il dit :       <br />
       X.  « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,       <br />
       celui-là va me livrer.       <br />
           Le Fils de l’homme s’en va,       <br />
       comme il est écrit à son sujet ;       <br />
       mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !       <br />
       Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »       <br />
           L. Judas, celui qui le livrait,       <br />
       prit la parole :       <br />
       D. « Rabbi, serait-ce moi ? »       <br />
       L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit ! »       <br />
              <br />
           L. Pendant le repas,       <br />
       Jésus, ayant pris du pain       <br />
       et prononcé la bénédiction,       <br />
       le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :       <br />
       X.  « Prenez, mangez :       <br />
       ceci est mon corps. »       <br />
           L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce,       <br />
       il la leur donna, en disant :       <br />
       X.  « Buvez-en tous,       <br />
           car ceci est mon sang,       <br />
       le sang de l’Alliance,       <br />
       versé pour la multitude       <br />
       en rémission des péchés.       <br />
           Je vous le dis :       <br />
       désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne,       <br />
       jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous       <br />
       dans le royaume de mon Père. »       <br />
              <br />
           L. Après avoir chanté les psaumes,       <br />
       ils partirent pour le mont des Oliviers.       <br />
           Alors Jésus leur dit :       <br />
       X.  « Cette nuit,       <br />
       je serai pour vous tous une occasion de chute ;       <br />
       car il est écrit :       <br />
       Je frapperai le berger,       <br />
       et les brebis du troupeau seront dispersées.       <br />
           Mais, une fois ressuscité,       <br />
       je vous précéderai en Galilée. »       <br />
           L. Prenant la parole, Pierre lui dit :       <br />
       D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi,       <br />
       moi, je ne tomberai jamais. »       <br />
           L. Jésus lui répondit :       <br />
       X.  « Amen, je te le dis :       <br />
       cette nuit même, avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
           L. Pierre lui dit :       <br />
       D. « Même si je dois mourir avec toi,       <br />
       je ne te renierai pas. »       <br />
       L. Et tous les disciples dirent de même.       <br />
              <br />
           Alors Jésus parvient avec eux       <br />
       à un domaine appelé Gethsémani       <br />
       et leur dit :       <br />
       X.  « Asseyez-vous ici,       <br />
       pendant que je vais là-bas pour prier. »       <br />
           L. Il emmena Pierre,       <br />
       ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée,       <br />
       et il commença à ressentir tristesse et angoisse.       <br />
           Il leur dit alors :       <br />
       X.  « Mon âme est triste à en mourir.       <br />
       Restez ici et veillez avec moi. »       <br />
           L. Allant un peu plus loin,       <br />
       il tomba face contre terre en priant,       <br />
       et il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       s’il est possible,       <br />
       que cette coupe passe loin de moi !       <br />
       Cependant, non pas comme moi, je veux,       <br />
       mais comme toi, tu veux. »       <br />
           L. Puis il revient vers ses disciples       <br />
       et les trouve endormis ;       <br />
       il dit à Pierre :       <br />
       X.  « Ainsi, vous n’avez pas eu la force       <br />
       de veiller seulement une heure avec moi ?       <br />
           Veillez et priez,       <br />
       pour ne pas entrer en tentation ;       <br />
       l’esprit est ardent,       <br />
       mais la chair est faible. »       <br />
           L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :       <br />
       X.  « Mon Père,       <br />
       si cette coupe ne peut passer       <br />
       sans que je la boive,       <br />
       que ta volonté soit faite ! »       <br />
           L. Revenu près des disciples,       <br />
       de nouveau il les trouva endormis,       <br />
       car leurs yeux étaient lourds de sommeil.       <br />
           Les laissant, de nouveau il s’éloigna       <br />
       et pria pour la troisième fois,       <br />
       en répétant les mêmes paroles.       <br />
           Alors il revient vers les disciples et leur dit :       <br />
       X.  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer.       <br />
       Voici qu’elle est proche, l’heure       <br />
       où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.       <br />
           Levez-vous ! Allons !       <br />
       Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »       <br />
              <br />
           L. Jésus parlait encore,       <br />
       lorsque Judas, l’un des Douze, arriva,       <br />
       et avec lui une grande foule       <br />
       armée d’épées et de bâtons,       <br />
       envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.       <br />
           Celui qui le livrait leur avait donné un signe :       <br />
       D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui :       <br />
       arrêtez-le. »       <br />
           L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :       <br />
       D. « Salut, Rabbi ! »       <br />
       L. Et il l’embrassa.       <br />
           Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »       <br />
       L. Alors ils s’approchèrent,       <br />
       mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.       <br />
           L’un de ceux qui étaient avec Jésus,       <br />
       portant la main à son épée,       <br />
       la tira, frappa le serviteur du grand prêtre,       <br />
       et lui trancha l’oreille.       <br />
           Alors Jésus lui dit :       <br />
       X.  « Rentre ton épée,       <br />
       car tous ceux qui prennent l’épée       <br />
       périront par l’épée.       <br />
           Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ?       <br />
       Il mettrait aussitôt à ma disposition       <br />
       plus de douze légions d’anges.       <br />
           Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures       <br />
       selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »       <br />
           L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules :       <br />
       X.  « Suis-je donc un bandit,       <br />
       pour que vous soyez venus vous saisir de moi,       <br />
       avec des épées et des bâtons ?       <br />
       Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis       <br />
       en train d’enseigner,       <br />
       et vous ne m’avez pas arrêté. »       <br />
           L. Mais tout cela est arrivé       <br />
       pour que s’accomplissent les écrits des prophètes.       <br />
       Alors tous les disciples l’abandonnèrent       <br />
       et s’enfuirent.       <br />
              <br />
           Ceux qui avaient arrêté Jésus       <br />
       l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre,       <br />
       chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens.       <br />
           Quant à Pierre, il le suivait à distance,       <br />
       jusqu’au palais du grand prêtre ;       <br />
       il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs       <br />
       pour voir comment cela finirait.       <br />
           Les grands prêtres et tout le Conseil suprême       <br />
       cherchaient un faux témoignage contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Ils n’en trouvèrent pas ;       <br />
       pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés.       <br />
       Finalement il s’en présenta deux,       <br />
           qui déclarèrent :       <br />
       A. « Celui-là a dit :       <br />
       ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu       <br />
       et, en trois jours, le rebâtir.’ »       <br />
           L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit :       <br />
       A. « Tu ne réponds rien ?       <br />
       Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus gardait le silence.       <br />
       Le grand prêtre lui dit :       <br />
       A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant,       <br />
       de nous dire si c’est toi qui es le Christ,       <br />
       le Fils de Dieu. »       <br />
           L. Jésus lui répond :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui l’as dit !       <br />
       En tout cas, je vous le déclare :       <br />
       désormais vous verrez le Fils de l’homme       <br />
       siéger à la droite du Tout-Puissant       <br />
       et venir sur les nuées du ciel. »       <br />
           L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :       <br />
       A. « Il a blasphémé !       <br />
       Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?       <br />
       Vous venez d’entendre le blasphème !       <br />
           Quel est votre avis ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Il mérite la mort. »       <br />
           L. Alors ils lui crachèrent au visage       <br />
       et le giflèrent ;       <br />
       d’autres le rouèrent de coups       <br />
           en disant :       <br />
       F. « Fais-nous le prophète, ô Christ !       <br />
       Qui t’a frappé ? »       <br />
              <br />
           L. Cependant Pierre était assis       <br />
       dehors dans la cour.       <br />
       Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :       <br />
       A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »       <br />
           L. Mais il le nia devant tout le monde et dit :       <br />
       D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. »       <br />
          L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail       <br />
       et elle dit à ceux qui étaient là :       <br />
       A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »       <br />
           L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
           L. Peu après, ceux qui se tenaient là       <br />
       s’approchèrent et dirent à Pierre :       <br />
       A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux !       <br />
       D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »       <br />
           L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :       <br />
       D. « Je ne connais pas cet homme. »       <br />
       L. Et aussitôt un coq chanta.       <br />
           Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite :       <br />
       « Avant que le coq chante,       <br />
       tu m’auras renié trois fois. »       <br />
       Il sortit et, dehors, pleura amèrement.       <br />
              <br />
        Le matin venu,       <br />
       tous les grands prêtres et les anciens du peuple       <br />
       tinrent conseil contre Jésus       <br />
       pour le faire mettre à mort.       <br />
           Après l’avoir ligoté,       <br />
       ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.       <br />
              <br />
           Alors, en voyant que Jésus était condamné,       <br />
       Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ;       <br />
       il rendit les trente pièces d’argent       <br />
       aux grands prêtres et aux anciens.       <br />
           Il leur dit :       <br />
       D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »       <br />
       L. Ils répliquèrent :       <br />
       A. « Que nous importe ?       <br />
       Cela te regarde ! »       <br />
           L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple,       <br />
       il se retira et alla se pendre.       <br />
           Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :       <br />
       A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor,       <br />
       puisque c’est le prix du sang. »       <br />
           Après avoir tenu conseil,       <br />
       ils achetèrent avec cette somme le champ du potier       <br />
       pour y enterrer les étrangers.       <br />
           Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour       <br />
       le Champ-du-Sang.       <br />
           Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie :       <br />
       Ils ramassèrent les trente pièces d’argent,       <br />
       le prix de celui qui fut mis à prix,       <br />
       le prix fixé par les fils d’Israël,       <br />
           et ils les donnèrent pour le champ du potier,       <br />
       comme le Seigneur me l’avait ordonné.           <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
              <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin.       <br />
       Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.       <br />
           Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine,       <br />
       Marie, mère de Jacques et de Joseph,       <br />
       et la mère des fils de Zébédée.       <br />
              <br />
           Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie,       <br />
       qui s’appelait Joseph,       <br />
       et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus.       <br />
           Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus.       <br />
       Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette.       <br />
           Prenant le corps,       <br />
       Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé,       <br />
           et le déposa dans le tombeau neuf       <br />
       qu’il s’était fait creuser dans le roc.       <br />
       Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau       <br />
       et s’en alla.       <br />
           Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là,       <br />
       assises en face du sépulcre.       <br />
              <br />
           Le lendemain, après le jour de la Préparation,       <br />
       les grands prêtres et les pharisiens       <br />
       s’assemblèrent chez Pilate,       <br />
           en disant :       <br />
       A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé       <br />
       que cet imposteur a dit, de son vivant :       <br />
       ‘Trois jours après, je ressusciterai.’       <br />
       Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé       <br />
       jusqu’au troisième jour,       <br />
       de peur que ses disciples ne viennent voler le corps       <br />
       et ne disent au peuple :       <br />
       ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’       <br />
       Cette dernière imposture serait pire que la première. »       <br />
           L. Pilate leur déclara :       <br />
       A. « Vous avez une garde.       <br />
       Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »       <br />
              <br />
           L. Ils partirent donc       <br />
       et assurèrent la surveillance du sépulcre       <br />
       en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       OU LECTURE BREVE       <br />
              <br />
       ÉVANGILE       <br />
       Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 27, 11-54)       <br />
       La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu       <br />
              <br />
       Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :       <br />
       X. = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.       <br />
              <br />
              <br />
           L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,       <br />
       qui l’interrogea :       <br />
       A. « Es-tu le roi des Juifs ? »       <br />
       L. Jésus déclara :       <br />
       X.  « C’est toi-même qui le dis. »       <br />
           L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,       <br />
       il ne répondit rien.       <br />
           Alors Pilate lui dit :       <br />
       A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »       <br />
           L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,       <br />
       si bien que le gouverneur fut très étonné.       <br />
           Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,       <br />
       celui que la foule demandait.       <br />
           Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.       <br />
           Les foules s’étant donc rassemblées,       <br />
       Pilate leur dit :       <br />
       A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :       <br />
       Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »       <br />
           L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.       <br />
           Tandis qu’il siégeait au tribunal,       <br />
       sa femme lui fit dire :       <br />
       A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,       <br />
       car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »       <br />
           L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules       <br />
       à réclamer Barabbas       <br />
       et à faire périr Jésus.       <br />
           Le gouverneur reprit :       <br />
       A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »       <br />
       L. Ils répondirent :       <br />
       F. « Barabbas ! »       <br />
           L. Pilate leur dit :       <br />
       A. « Que ferai-je donc de Jésus       <br />
       appelé le Christ ? »       <br />
       L. Ils répondirent tous :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate demanda :       <br />
       A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »       <br />
       L. Ils criaient encore plus fort :       <br />
       F. « Qu’il soit crucifié ! »       <br />
           L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,       <br />
       sinon à augmenter le tumulte,       <br />
       prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,       <br />
       en disant :       <br />
       A. « Je suis innocent du sang de cet homme :       <br />
       cela vous regarde ! »       <br />
           L. Tout le peuple répondit :       <br />
       F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »       <br />
           L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;       <br />
       quant à Jésus, il le fit flageller,       <br />
       et il le livra pour qu’il soit crucifié.       <br />
              <br />
           Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire       <br />
       et rassemblèrent autour de lui toute la garde.       <br />
           Ils lui enlevèrent ses vêtements       <br />
       et le couvrirent d’un manteau rouge.       <br />
           Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,       <br />
       et la posèrent sur sa tête ;       <br />
       ils lui mirent un roseau dans la main droite       <br />
       et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :       <br />
       F. « Salut, roi des Juifs ! »       <br />
           L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,       <br />
       et ils le frappaient à la tête.       <br />
           Quand ils se furent bien moqués de lui,       <br />
       ils lui enlevèrent le manteau,       <br />
       lui remirent ses vêtements,       <br />
       et l’emmenèrent pour le crucifier.       <br />
              <br />
           En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,       <br />
       et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.       <br />
           Arrivés en un lieu dit Golgotha,       <br />
       c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),       <br />
           ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;       <br />
       il en goûta, mais ne voulut pas boire.       <br />
           Après l’avoir crucifié,       <br />
       ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;       <br />
           et ils restaient là, assis, à le garder.       <br />
           Au-dessus de sa tête       <br />
       ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :       <br />
       « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »       <br />
           Alors on crucifia avec lui deux bandits,       <br />
       l’un à droite et l’autre à gauche.       <br />
           Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;       <br />
           ils disaient :       <br />
       F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,       <br />
       sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,       <br />
       et descends de la croix ! »       <br />
           L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui       <br />
       avec les scribes et les anciens, en disant :       <br />
           A. « Il en a sauvé d’autres,       <br />
       et il ne peut pas se sauver lui-même !       <br />
       Il est roi d’Israël :       <br />
       qu’il descende maintenant de la croix,       <br />
       et nous croirons en lui !       <br />
           Il a mis sa confiance en Dieu.       <br />
       Que Dieu le délivre maintenant,       <br />
       s’il l’aime !       <br />
       Car il a dit :       <br />
       ‘Je suis Fils de Dieu.’ »       <br />
           L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.       <br />
              <br />
           À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),       <br />
       l’obscurité se fit sur toute la terre       <br />
       jusqu’à la neuvième heure.       <br />
           Vers la neuvième heure,       <br />
       Jésus cria d’une voix forte :       <br />
       X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,       <br />
       L. ce qui veut dire :       <br />
       X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »       <br />
           L. L’ayant entendu,       <br />
       quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :       <br />
       F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »       <br />
           L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge       <br />
       qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;       <br />
       il la mit au bout d’un roseau,       <br />
       et il lui donnait à boire.       <br />
           Les autres disaient :       <br />
       F. « Attends !       <br />
       Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »       <br />
           L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,       <br />
       rendit l’esprit.       <br />
              <br />
       (Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)       <br />
              <br />
           Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,       <br />
       depuis le haut jusqu’en bas ;       <br />
       la terre trembla et les rochers se fendirent.       <br />
           Les tombeaux s’ouvrirent ;       <br />
       les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,       <br />
           et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,       <br />
       ils entrèrent dans la Ville sainte,       <br />
       et se montrèrent à un grand nombre de gens.       <br />
           À la vue du tremblement de terre et de ces événements,       <br />
       le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,       <br />
       furent saisis d’une grande crainte et dirent :       <br />
       A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »       <br />
              <br />
           – Acclamons la Parole de Dieu.       <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.hgiguere.net/docs/javascripts/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet Carrefour Kairos, site internet  d'Hermann Giguère www.hgiguere.net</div>
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